Dernièrement sur if is Dead:

C’est Lundi, que lisez-vous ? #1

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 23 mai 2011, avec 6 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Comme on est presque aussi asociaux sur le net que dans la vrai vie, on n’avait jamais participé à l’expérience jusqu’à présent. Mais bon, on est aussi des oufs dans nos têtes. Donc on a décidé de faire des efforts et de participer nous aussi à cette mouvance. Donc, c’est lundi, que lisons-nous ?

dabYo

J’ai fini hier ma lecture d’un roman des éditions J’ai Lu, Le Shogun de l’Ombre de Jérôme Noirez. C’était une lecture tout aussi bonne que ma première rencontre avec l’auteur, Le Chemin des Ombres. Mais cette fois, le Fantastique se mêle à des intrigues plus policières, dans le Japon Féodale.

Elric: Les buveurs d'âmes de Moorcock et ColinDu coup, j’ai entamé la lecture d’un second livre, un nouveau tome de la saga Elric. Son éditeur tente actuellement de le placer au sein d’une sorte de buzz, à renfort de service presse et de concours. Vous pourrez d’ailleurs en remporter un exemplaire dès demain sur if is Dead, si tout se passe bien. Les buveurs d’âmes est un roman conjointement écrit par Michael Moorcock et Fabrice Colin, qui se situe en plein dans l’épopée du prince dragon, mais qui ne nécessite pas d’avoir lu les tomes précédents. Ça tombe bien puisque ce n’est pas mon cas. Pour le moment, vu que je n’ai lu qu’une vingtaine de pages, rien à signaler. Le style se lit bien, à voir pour la suite.

Serafina

Le Donjon Rouge, Trône de Fer Tome 2, George R.R. MartinPuisque je suis connue pour avoir diverses personnalités, je n’ai rien trouvé de mieux que de lire deux livres en parallèles. Tout d’abord, je lis le deuxième tome du Trône de Fer, Le Donjon Rouge.C’est en fait la deuxième partie du tome 1 en VO. Je le lis histoire de ne pas voir la série sans avoir préalablement relu le livre. J’en suis à la page 200 sur 500 et j’aurais sans doute terminé à la fin de la semaine. Il n’y a rien à dire, Le Trône de Fer de George R.R. Martin, c’est juste génial.

En parallèle je lis La Tour des Illusions de Anthelme Hauchecorne aux éditions Lokomodo, roman que j’ai choisi car l’auteur avait l’air sympa sur les photos promos (…). Le roman s’avère être du Fantastique très mordant sur notre société, avec de belles touches Pratchettiennes. J’en suis à la page 140 sur 250, et là encore je prévois de le finir dans la semaine.

illman

L'Ennemi dans l'Ombre Tome 2, de David WeberJe suis en ce moment sur le Tome 2 de L’Ennemi dans l’Ombre de David Weber. A l’ouest rien de nouveau, c’est toujours de la Hard SF, aussi douloureux pour moi que pour le premier tome.

Autant vous dire que je ne suis pas prêt de l’avoir fini celui-là étant donné que je n’en suis qu’à un cinquième du bouquin au bout de deux semaines. Je ne dis pas que c’est mauvais, ça me rase et j’ai peu d’espoir de sortir de cet état de fait…

Hop hop, et vous, que lisez-vous ? Bon ok, il y a de fortes chances que nous ne retentions jamais l’expérience, mais, on sait jamais !


MdM#20: Rasputin de Turisas

Actualité ou Coup de coeur, c'est le morceau du moment

dabYo dans Coup de Coeur, Musique le 22 mai 2011, avec 2 commentaires

Comme le Hellfest 2011 approche à grands pas, on se motive pour ressortir la série Morceau du Moment avec une sélection de groupes que nous ne raterions sous aucun prétexte lors du fest ! Le premier d’entre eux est un groupe de Folk Metal répondant au doux nom de Turisas. Ce groupe finlandais est relativement jeune, trois albums au compteur, et plutôt obscur et peu connu. Du coup c’est le dimanche matin que le groupe va faire son show. Mais soit, nous y serons. Il s’agit pour cette fois du morceau Rasputin sans aucun doute un de leurs meilleurs morceaux. Les connaisseurs reconnaitront évidemment là une reprise de Boney M.

Mêlant sonorités modernes, notamment sur l’introduction, avec vielle mélodie, vieux instruments et Metal, le morceau est vraiment très entraînant. Une bonne chanson à danser et boire à mon avis, un peu dans le même genre que Vodka de Korpiklaani. Du coup, le groupe a eu la merveilleuse idée de reprendre tous ces éléments dans sa vidéo, et de nous sortir un clip de Metal se déroulant dans… une sorte de club / boite de nuit. Oui, ça fait bizarre pour le genre.

Exit donc les forêts de Korpiklaani, et bienvenue aux bimbos qui se déhanchent sur le dancefloor, avec une sorte de mafieux qui va faire les voix-off. Bref, vraiment original pour le genre, et plutôt déroutant. On voit tout de même vite le manque de budget, puisqu’on a le droit à plus ou moins quatre reprises les mêmes scènes supposément hot. Bref, on leur en veut pas, vu leur apparence, le concert risque d’être à la hauteur d’un dimanche matin à 11h30 ! Par contre, le clip…


Thor de Kenneth Branagh

Serafina dans Critiques, Films le 20 mai 2011, avec 2 commentaires
Critiques

Thor est la dernière adaptation au grand écran d’une de ses franchises de Marvel. Cette fois, c’est son comic The Mighty Thor qui y passe, avec une réalisation par Kenneth Branagh, plus connu pour ses rôles d’acteur shakespearien et son interprétation du Pr Lockheart dans Harry Potter. Pas franchement emballés par les diverses bandes annonces, nous avions des tickets cinéma à écouler et nous nous sommes donc rendus dans les salles obscur pour aller voir Thor, sans grand enthousiasme, ni espoir. Synopsis ?

Thor

Seulement deux personnages ont un quelconque intérêt sur cette affiche: saurez vous les trouver ? Ok je déconne, y en a aucun.

Thor, fils d’Odin, vit au royaume d’Asgard, entouré de ses amis et de son frère Loki. Il est très puissant, mais aussi fort arrogant. Et quand il manque de déclarer une guerre à cause de son impétuosité, papa Odin décide de le bannir du royaume et de l’envoyer sur Terre. Thor, privé de ses pouvoirs, atterri donc sur terre, et plus précisément contre la vitre de la voiture de Jane Foster, physicienne spécialiste de la cosmologie.

Thor est le premier héros non-terrestre de Marvel à être mis en scène. Là où Iron Man, X-Men et autres Hulk se passaient relativement dans notre monde, Thor amène le concept d’autres planètes et d’autres mondes. Le monde d’Asgard est relativement bien réalisé , et m’a beaucoup fait penser à Coruscant de Star Wars. Les graphistes ont fait un bon travail, et la réalisation est gorgée de beaux effets de plongée, de rotations et autres pour nous présenter Asgard comme majestueux et imposant. Bon, outre la réalisation graphique impeccable, je reste perplexe sur les choix graphiques eux même, le Bifrost fait un peu cheap et la ville un peu trop moderne pour une Asgard, mais soit. Malheureusement, je suis aussi perplexe sur les choix graphiques des méchants, les Géants de Glace, les méchants de l’histoire sont assez moches, et font, eux aussi, très cheap.

Thor

Mec, ma Xbox a freezé, j'ai la haine, tavu

La réalisation du film est très classique, malgré de nombreux cadrages « penchés », chose qui m’a fait tiquer un peu, mais que les personnes qui m’ont accompagnée n’ont pas noté. Il n’y a pas réellement grand chose à dire, avec pas mal de travelling, c’est fluide, les scènes sont compréhensibles, bagarres omises, avec quelques angles de vues originaux. D’un autre côté, on attend pas forcement d’un blockbuster de prendre des risques, l’intérêt s’il existe est ailleurs. Bref, la réalisation de Thor est tout à fait honorable. Les effets spéciaux ne sont pas trop gros, bien qu’il y ait une réelle surenchère à certains moments qui flirte avec le ridicule, tant ces derniers seraient tout à fait dispensable.

Le premier problème de Thor, et comme on pouvait l’attendre, c’est bien le scénario. Ce dernier flirte entre la facilité et l’inexistence, ne se donne même pas la peine d’être consistant. Le traitre de l’histoire se repère dès ses premières secondes d’apparition, ne laissant aucun suspens. On a aussi un peu l’impression qu’il n’y a pas réellement de scénario, on est baladé, sans trop connaître le but de l’histoire, si tant est qu’il y en est un. Bien sûr, là encore, on n’attend pas de grande complexité dans le scénario dans un blockbuster, Iron Man 2 en est la preuve par exemple. Mais il faut une ligne directrice, bref, quelque chose. Alors certes, il fini par y avoir une intrigue, mais gravite autour tellement de scènes sans rapport et sans intérêt que ça en devient ridicule.

Thor tout nu

Cette fois, saurez vous trouver la tête de l'acteur ?!

Aucun personnage n’est réellement fouillés, et à part Thor et Odin, et encore. Certes, Chris Hemsworth qui joue Thor fait très bien le benêt musclé, mais ses performances s’arrêtent là. On s’interroge d’ailleurs sur l’utilité des plans le montrant dénudé, à part pour jouer sur la corde de la fane de Twilight qui bave sur les pecs de Jacob. Outre ces deux personnages, quasiment tous ne font que de la figuration, même Natalie Portman qui joue Jane Foster ne sert finalement à rien pas grand chose. Mention spéciale aux compagnons de Thor dont je n’ai pas retenu le nom qui n’ont aucun relief malgré leurs jolies armures et leurs quelques apparitions. En fait, on se demande même ce qu’ils foutaient dans le film. On passera sur les personnages du Shield, qui ne sont là que pour faire des références à d’autres Marvel, et à brouiller la trame principale en rajoutant à notre héros quelques difficultés complètement hors de propos.

En dehors du comique de répétition autour de l’arrivée de Thor sur Terre, l’humour n’est pas vraiment présent contrairement à un Iron Man qui fait quand même beaucoup sourire. Il y ‘a seulement Darcy, la fille qui accompagne Jane et jouée par Kat Dennings, qui fait des remarques un peu bébêtes. L’humour se résume à faire passer les personnages (Thor ou Darcy en l’occurrence) pour des benêts stupides. Dommage.

Shield dans Thor

Afin de respecter le quota de scènes sans intérêt du film, nous insérons une image sans intérêt. On aurait pu rajouter une image Hors Sujet, aussi.

Finalement, ces défauts sont juste un poil plus présents que dans les blockbusters habituels, mais ça n’en ferait pas forcément un film long et ennuyant s’il n’y avait pas un dernier point négatif. Le point négatif pour être exact. Alors qu’on nous promet de l’action, on se retrouve finalement avec un titre mou du genou. Oui, il y a quelques bagarres, plus ou moins bien réalisées, mais elles n’ont rien d’épique. Pour qu’un combat ait un intérêt, il faut au moins que le film fasse semblant que son issue soit inconnue. Thor ne s’en donne jamais la peine. Rendues fouillis par la surenchère d’effet spéciaux, elles n’ont aucun intérêt et ne sont pas spectaculaires pour un sous. Une passe d’arme d’un Pirate des Caraïbes vaut l’ensemble des scènes d’action mises bout à bout. Dommage.

Au final, malgré de très nombreuses longueurs, ça se regarde. A chaque instant, on se demande si on ira encore plus bas. Les personnages sont creux, le suspens est inexistant. Thor prépare beaucoup Avengers, mais dans l’absolu je pense qu’il est totalement dispensable, et je ne vous le conseille pas au cinéma, ni même en DVD. Un film qu’on oubliera, vite.


Minecraft de Mojang

LuxtExMachina dans Critiques, Jeu Vidéo le 18 mai 2011, avec 2 commentaires
Critiques

Minecraft est un jeu PC développé par un nouveau studio indépendant, Mojang. Il fait partie de ces ovnis vidéo-ludiques dont on aurait jamais prédit leur réussite. Le jeu a tout d’abord été lancé en version alpha en mai 2010, où il était possible de l’acheter pour une modique somme tout en ayant la garantie de pouvoir télécharger la version définitive par la suite. La beta est sorti en fin d’année 2010 et la version finale sera commercialisée le 11 novembre 2011, histoire de faire comme une grosse partie des productions de cette année. Minecraft s’est déjà vendu à plus de 2 millions d’exemplaires, uniquement par le bouche à oreille. Synopsis.

Minecraft Logo

Vous incarnez Steeve, un mec ressemblant à un mexicain qui se réveille sur une sorte d’île-continent et… c’est tout. En fait il n’y a aucune histoire dans Minecraft. Pas de monde à sauver ou d’enquête ou de n’importe quoi d’autre. Car il faut avant tout savoir que le titre est un jeu de type Sandbox dans lequel vous allez évoluer plus ou moins librement pour crafter.

A chaque fois que vous créez une partie, un nouveau monde aléatoire est entièrement généré. Ce monde est presque infini. Presque parce que l’algorithme créant le monde a besoin de plus en plus de mémoire au fil de l’exploration, ce qui finira par planter le jeu si vous allez trop loin. Mais pour arriver à ce point le créateur du jeu, Notch, explique qu’il faudrait marcher pendant plusieurs jours réels. Le monde passe d’un cycle jour / nuit en 10 minutes environ, soit 20 minutes pour une journée complète.

Les mondes générés sont cohérents, vous ne trouverez jamais d’eau flottant toute seule dans les airs, même si sur certaines parties des îles flottantes existent. Mais cela n’est au contraire pas gênant et l’immersion dans la partie est d’autant plus grande que les paysages semblent naturels. Bien sûr, on pourrait dire que la tâche était aisée au vue de la qualité des graphismes produite par le moteur, car il faut savoir que le monde construit sur des cubes qui sont bien plus visibles que d’habitude. Nous y reviendrons.

Minecraft

Mais alors que fait-on dans ce jeu si il n’y a pas d’histoire me direz vous ? Et bien comme le dit le nom du jeu, on mine, ce qui nous permet de récolter des ressource, et on crafte de nouveaux objets. Comme je le disais, le monde est composé de blocs, le joueur peut les détruire et les récupérer pour ensuite s’en servir de matière première. Soit comme élément d’une recette pour créer un nouvel objet, ce nouvel sera alors à son tour considéré comme de la matière première, soit pour servir comme bloc de construction. Car c’est ça Minecraft: creuser et construire… Que ce soit son abri dans une montagne, une maison, voir carrément un building, ou n’importe quoi. Les possibilités sont énormes.

Il existe à l’heure actuelle une bonne centaine de blocs et d’objets réunis. Cela va du cube de terre, à la pierre et au sable, sans compter les objets utiles à l’exploration, à la récolte et aux constructions telle la torche, la pioche et bien d’autres encore. Il serait trop long de faire toute la liste des matériaux, mais si cela vous intéresse de les connaitre, sachez qu’il y a de nombreux wiki sur le sujet. Deux types de blocs sont pour l’instant soumis à la gravité. C’est-à-dire que si vous les posez, ils tomberont jusqu’à arriver sur un autre bloc. Les autres peuvent quand à eux voler dans les airs. Vous ne pourrez pas toutefois les poser comme ça, en hauteur, il faudra d’abord partir du sol, puis une fois votre bloc à la bonne hauteur, supprimer le reste et ne garder que ceux qui volent. Voila vous venez de créer une base pour une île flottante.

Quand au craft, il nécessite que  vous ayez des les ressources nécessaires pour créer de nouveaux objets. Chaque objet que vous pouvez créer nécessite la combinaisons de certaines matières premières. Vous êtes initialement limité dans le nombre de matières que vous pouvez utiliser, mais en créant un établit par exemple, vous pouvez alors mélanger plus de matières et accéder à de nouveaux objets et recettes. Ces dernières sont assez intuitives. Il suffit de représenter simplement ce que vous voulez, pour obtenir l’objet que vous désirez. Par exemple, pour fabriquer une pelle, il suffit de poser sur un établi 2 bâtons de bois l’un au dessus de l’autre, et de rajouter, un bloc de planche, de pierre ou de fer, selon le type de pelle que vous voulez, au dessus de des bâtons. Les outils possèdent une barre d’usure. Il vous faudra donc en faire plusieurs pour partir à l’aventure, ou miner dans des grottes. Sachant que plus le minerai que vous utilisez est rare, plus votre équipement devient résistant. Ainsi, vous serez obligé de commencer par des outils en bois, puis passer à des outils en pierre pour arriver à la fin à des outils en diamant, l’une des ressource les plus rares.

Minastirith Minecraft

Mais le jeu ne serait pas aussi intéressant s’il n’y avait que ça. C’est pour cela que le studio a intégré une partie survie en ajoutant des monstres qui sortent la nuit. Leur seul but est de vous faire mourir dans d’atroces souffrances, vous faisant perdre ainsi les précieux minerais que vous aviez fini par récupérer. Il vous faudra alors vous défendre avant qu’ils n’arrivent, en craftant quelques objets: armures, épées, ou encore flèches. A moins d’aller se réfugier dans sa cabane du départ. Tout dépend alors de votre position et de vos ressources au moment donné.

Squelette Araignée dans Minecraft

Les monstres ne réhaussent pas le niveua graphique du titre

Les monstres apparaissent principalement lorsque le nuit tombe ou dans les grottes, bref dans n’importe quel endroit mal éclairé. On retrouve cinq types différents, chacun ayant des caractéristiques propres: apparition uniquement de nuit ou non, rapidité, combativité, etc. On retrouve alors zombies, araignées, creepers (véritables ninjas), squelette et pour finir, cauchemar de joueurs de Minecraft même s’il n’a qu’1% de chance d’apparaitre, l’archer squelette chevauchant une araignée. Alliant la rapidité de l’araignée et la précision du squelette, vous devrez déployer tous vos talents pour les tuer.

Bien qu’il ne soit encore qu’au stade de la bêta, Minecraft est régulièrement mis à jour. De même de nouvelles améliorations devraient faire leur apparition une fois la version finale sortie. Ces mise à jour permettent souvent, outre de corriger des bugs, de rajouter de nouveaux éléments, augmentant ainsi les possibilités de création. De nombreux modes de jeu existent aussi. Vous pouvez jouer gratuitement au mode Classic à partir de votre navigateur internet, ou acheter le jeu pour moins de 15€ pour l’instant. Le mode Classic consiste seulement à de l’exploration et de la construction, vos blocs étant infinis, tandis que la beta vous immerge plus dans un mode de survie. De plus un mode multi-joueurs existe aussi pour ceux qui voudraient partager leur expérience ou tout simplement jouer à plusieurs.

Le dernier point que je citerais est la communauté lié à Minecraft. Celle ci est assez énorme, aussi bien française qu’internationale. De nombreux serveurs existent, tous plus impressionnant les uns que les autres, permettant de jouer à plusieurs. De nombreuses vidéos existent afin de faire connaitre le jeu, d’apprendre ses mécaniques ou encore de montrer ses réalisations. Enfin, de nombreux mods créés par les fans sont déjà disponibles, notamment des packs de textures, mais aussi d’autres améliorations qui peuvent apporter de nouveaux éléments au jeu.

Minecraft Creeper

Il y en a pour tous les goûts dans Minecraft, que vous préfériez explorer, construire ou combattre, chaque personne peut y trouver une raison. Le seul point négatif que je trouve au jeu, est qu’il est extrêmement addictif. Ne vous inquiétez pas si jamais après avoir commencé à jouer, tous vos rêves sont composés de blocs et que votre seule préoccupation soit de tout empilez, ou les personnes de votre entourage vous entende marmonner à longueur de journée : « Encore un dernier bloc, encore un dernier bloc, encore un dernier », telle une prière faite au grand dieu qu’est Minecraft. D’ailleurs il est temps que j’y aille, je l’entends m’appeler du fin fond de mon pc.

Mais le jeu ne serait pas aussi intéressant s’il n’y avait que ça. C’est pour cela que le studio a intégré une partie survie en ajoutant des monstres qui sortent la nuit. Leur seul but est de vous faire mourir dans d’atroces souffrances, vous faisant perdre ainsi les précieux minerais que vous aviez fini par récupérer.

Neverwhere de Neil Gaiman

Serafina dans Critiques, Livres le 16 mai 2011, avec 4 commentaires
Critiques

Neverwhere est un roman de Neil Gaiman écrit en 1996, qui est en fait l’adaptation en livre d’une mini-série de 6 épisodes diffusée sur la BBC et scénarisée par… Neil lui même. Le roman se situe dans la catégorie Urban Fantasy et a acquis une sorte de statut culte. En effet, initialement traduit par Au Diable Vauvert, puis édité en poche par J’ai Lu, il a été pendant quelques années introuvables, en faisant une sorte de St Graal de l’amateur de Fantasy… Il a récemment était réédité en grand format par son traducteur, puis de nouveau en poche par J’ai Lu au début de cette année 2011. Du coup, l’attente était forte quand j’ai entamé ce bouquin, et j’avais extrêmement peur d’être déçue. Synopsis ?

Neverwhere de Neil Gaiman

Richard Mayhew vit à Londres, une petite vie sans histoire, une jolie fiancée, bref, la vie d’un londonien lambda. Mais un jour, il sauve la vie d’une jeune fille : Porte.  Sans le savoir, Richard vient de faire basculer sa vie, il va tout perdre, et découvrir le Londres d’En Bas.

Je ne vous en dirais pas plus, mais je vais vous dire une chose : Neverwhere est à la hauteur de son aura et bien plus encore. Tellement qu’il est très difficile de commencer cette chronique. Neil Gaiman nous propose ici une histoire dans le plus pur style d’Urban Fantasy avec un monde qui cohabite avec le notre, se croisant parfois, mais que nous ignorons : bref, comme le monde des sorciers dans Harry Potter. Nous suivons Richard, totalement novice, qui découvre peu à peu le monde dans lequel il est tombé, et c’est l’occase pour nous de le découvrir aussi. En toute honnêteté, le personnage principal, donc Richard, est assez transparent, ce n’est pas forcément un personnage auquel on s’attache au contraire des personnages secondaires. Richard est juste là pour nous permettre de rentrer dans le monde via ses yeux.

Et quel monde fascinant. On retrouve le Neil Gaiman à l’humour corrosif et si souvent absurde qu’on avait pu apprécier dans De Bons Présages par exemple. Le roman est rempli de perles d’humour et de jeux de mots. Cependant, comme pour Stardust que j’ai lu il y a plusieurs années, le livre est très très fortement ancré dans la culture anglaise, et il est clair que si vous n’avez jamais été à Londres vous passerez à coté d’un certain nombre de références. Pour ma part je l’ai commencé dans l’Eurostar, car je trouvais que c’était l’occasion et j’avais bien raison. Certains jeux de mots sont carrément intraduisibles et expliqués avec des notes du traducteur, Patrick Marcel, en bas de page.

Neverwhere de Neil Gaiman

Couverture de la réédition du Diable Vauvert

Malgré cela, le roman est un vrai plaisir. Il développe un certain nombre de concepts absolument géniaux et qui ne donnent qu’une envie, descendre dans le Londres d’En Bas. Les personnages secondaires sont pour la plupart assez loufoques, et certains sont très attachants notamment une petite Parle Au Rat ou même Porte. L’histoire est assez proche d’un récit initiatique, et Richard se fait balader à la suite des personnages du Londres d’En Bas, mêlé à une sombre affaire de meurtre.

Neverwhere de Neil Gaiman Cependant, le récit atteint une certaine intensité, et au final, il est très dur de s’en décoller, jusqu’à la fin, qui vous laisse un poil abasourdi. Et triste aussi, de quitter ce monde merveilleux.

Neverwhere me faisait un peu peur, mais au final, c’est un livre qui vaut sa réputation, et qui m’a marquée comme peu de livres ont pu le faire. On ne s’ennuie pas une seconde et on alterne entre humour et passages très tristes, voir sombre. La mythologie mise en œuvre est tellement dense qu’on ne peut que regretter qu’il n’y ai pas de suite. Je ne serais pas loin de le placer au niveau d’un A La Croisée des Mondes, ce qui pour moi n’est pas rien. Il est à nouveau assez facile à trouver, vous n’avez donc aucune excuse pour ne pas lire ce bijou.


Pokémon est une série de jeux vidéo éditée par Nintendo sur consoles portables, une série qui est un véritable phénomène chez les enfants, et ce depuis plus d’une dizaine d’année. Notre génération, celle des rédacteurs d’if is Dead, a vécu l’arrivée des petites bestioles dans les cours de récré. Nous avons vu les gameboys fleurir. Nous y avons tous goûté. Difficile de trouver des gens de notre âge qui n’ont pas joué au minimum à une des deux premières générations de la série, Bleu/Rouge ou Or/Argent. Avec la sortie d’une nouvelle génération de Pokémon sur Nintendo DS, Pokémon Version Noire et Blanche, je me suis retrouvé dix ans en arrière, avec mon premier Pokémon en poche et prêt pour une longue aventure. Retour gagnant ?

Pokémon Version Noire et Blanche de Nintendo

Inutile de rentrer dans les détails que tout le monde connaît, car ces deux nouvelles version de Pokémon ne font pas table rase des principes de la série: vous pouvez capturer des petits bestioles, les Pokémons, et vous pouvez les faire combattre face aux Pokémons de vos adversaires, ces combats leur faisant gagner de l’expérience et évoluer. Oui, c’est un peu comme les combats de chiens, illégaux eux, à la différence prêt que vos bestioles tombent K.O., ne sont jamais vraiment blessées, et que vous lez aimez de tout votre cœur. Je ne suis pas le seul à y avoir réfléchit, puisque c’est là la trame principale de l’histoire de ces deux versions. Utiliser les Pokémons est il bon ou mauvais ? Les dresseurs aiment-t’ils leur Pokémons ou s’en servent-ils simplement ? Faut ils les séparer ?

Si dans les anciennes versions, les méchants du jeu avaient toujours des desseins moralement mauvais, voler les Pokémons de tous les dresseurs par exemple, cette fois c’est sur la corde sensible que vont jouer la Plasma Team. Leur objectif est de libérer les Pokémons de l’emprise, foncièrement mauvaise, des humains. A vous de leur montrer qu’ils ont tord, et que humains et Pokémons sont faits pour vivre ensemble, en harmonie. Leur montrer par le combat entre Pokémons, bien entendu. Si vous les battez, c’est que vos compagnons vous aiment et qu’ils croient votre combat juste. Bref, en soit on ne joue pas à Pokémon pour son scénario, sans quoi la série n’aurait pas fait long feu, mais il est tout de même à signaler que cette fois il est beaucoup plus mature.

N dans Pokémon Version Noire et Blanche de Nintendo

Voici N, vous devez en avoir entendu si vous avez eu le privilège de voir la pub... A noter tout de même qu'il y a des cinématiques animées, assez sympathiques.

Il n’y a d’ailleurs pas que le scénario qui soit mature, car contrairement à ce que l’on pense généralement, l’aventure que propose Pokémon n’est pas uniquement réservée aux enfants. Bien sûr, les personnages sont en général tous gentil, cela n’empêche pas aux dialogues d’avoir très souvent plusieurs niveaux de lecture. Et je dois avouer que certains passages, voir mises en scène, m’ont carrément fait rire. Ce sont des petits détails, auquel on échappe souvent lorsqu’on y fait pas attention, mais qui montrent que l’équipe derrière le jeu les a placé exprès pour vous.

Couverdure

Le Pokémon préféré de Serafina

Si les versions Noire et Blanche garde les mêmes mécanismes de jeu, il n’en est rien côté Pokédex et donc bestiaire. Les quelques 450 bestioles des dernières versions sont ainsi dans un premier temps mises sur le côté, et c’est 150 nouveaux Pokémons que nous allons pouvoir découvrir. Que j’ai pu découvrir. Et quel bonheur ! Comme d’habitude, un énorme travail a été fait sur le Pokédex. Bien sûr, la nostalgie est là, on se sent perdu et on rage de ne pas avoir de repère. Merde, il est de quel type lui déjà ?. Connaître toutes les bestioles était un vrai plus, on connaissait généralement son élément, et pouvait faire en fonction. Il s’agit ici de réapprendre, et mine de rien, ça fait un bien fou. Les nouveaux Pokémons sont plutôt réussis, rigolos, on apprécie toujours autant les jeux de mots qu’ils contiennent. Que ce soit Couverdure, Mastouffe, ou encore Tutankafer, faire le lien entre les éléments du nom et la petite bestiole est toujours agréable, quand ce n’est pas carrément drôle. Bien sûr, difficile de réinventer complètement la roue. Ratentif vous fera forcement penser à Ratata, Poichigeon à un Roucoul. Mais c’est tout de même fortement dépaysant.

Je ne suis pas un expert technique, je ne parle donc pas de l’intérêt du bestiaire de cette nouvelle génération de Pokémon pour les tournois ou autre, juste en tant que fan de la première génération. De même, les améliorations apportées au système au fil des cinq générations de la série sont vraiment sympathiques et donnent un courant d’air frais qui pourra vous faire retomber dans l’engrenage. Le mécanisme de jeu n’a pas changé, certes, mais la difficulté a quant à elle était un peu remontée. Rien d’insurmontable, bien entendu, mais l’exploration de la carte n’en devient que plus intéressante. Alors qu’en général, passer d’une ville à une autre était une affaire triviale, il faudra parfois faire plus attention qu’à l’accoutumée. De même, l’aventure en elle même me semble un poil plus longue et variée qu’avant, sans pour autant atteindre l’orgie qu’était Or et Argent avec son double univers.

Héros de Pokémon Version Noire et Blanche de Nintendo

Il est possible d'incarner une fille, contrairement aux premières générations. Oui ça fait un peu feature Apple dit comme ça. En fait ça l'est totalement, c'est révolutionnaire.

La durée de vie est d’ailleurs au rendez vous, l’aventure se divisant d’ailleurs en deux phases très distinctes. La première concerne l’exploration d’une grande partie de la carte, mais certaines zones resteront inaccessibles jusqu’à ce que le joueur ait fini le jeu une première fois. Se débloque alors non seulement les zones jusqu’alors inaccessibles, mais aussi un surplus de scénario et un gros défis pour tout collectionneur de Pokémons: les anciennes bestioles sont désormais accessibles. Toutes. Près de 500. Autant dire qu’à ce niveau là, le challenge et la rejouabilité est au rendez vous, permettant à tout hardcore gamer d’épuiser la cartouche jusqu’à la moelle.

Une déception cependant concerne les graphismes. Bien que ces derniers soient enfin proche d’une troisième dimension, la touche graphique n’est pas vraiment celle à laquelle je m’attendais. Quand les artworks de la série sont très propres, proche d’un cell-shadding maîtrisé, les graphismes du jeu restent eux en 3D brouillonne.  Ce choix me surprendra toujours, quand on voit la qualité de production qu’atteignait par exemple Golden Sun sur Game Boy Advance et qui, je trouve, collerai parfaitement à l’ambiance de Pokémon. Par contre, il est à noter que si les graphismes ne sont pas au rendez vous, le level design lui l’est. Complètement. Qui aurait cru que la série soit un jour dotée de passages complètement démesurés ? Les designers s’y sont donnés à cœur joie, toute traversé de pont surélevé donne presque le vertige, et je ne parle pas des animations que l’on retrouve dans les Arènes du titre, de vraies bijoux.

Pont dans Pokémon Version Noire et Blanche de Nintendo

En taille timbre poste ça le fait pas du tout, et pourtant, c'est juste génial.

En me gardant scotché à ma Nintendo DS pendant plus de quarante heures, et pourtant je n’ai terminé que la première partie, Pokémon Version Noire et Blanche a réussi l’exploit de me faire revenir vers la série. Certes, je ne me relancerai sans doute pas dans la future génération, mais dans dix ans, qui sait, pourquoi pas ? Quant à vous, si vous n’avez pas touché à Pokémon depuis une dizaine d’années comme moi, ou pire, si vous avez rangé la série dans le placard des choses dont vous n’êtes pas forcément très fier, il est alors peut être temps de l’en sortir. Vous verrez, on s’attache toujours aussi vite à ces petits Pokémons.


Ici et maintenant est le premier tome de la nouvelle série de Alyson Noël, Radiance. Il s’agit en fait d’un spin off de sa série Eternels, déjà chroniquée par Serafina, qui reprend le personnage de Riley Bloom. Ne connaissant pas la série principale, ce fut pour moi l’occasion de découvrir le style de l’auteur et de me replonger dans l’univers d’un roman jeunesse. Synopsis ?

Ici et maintenant, Radiance Tome 1, de Alyson Noël

Suite à un accident de voiture, Riley Bloom, jeune fille de 12 ans, se retrouve dans « l’ici et maintenant ». Un lieu où le temps ne compte pas et est juste une succession de moments présents.  N’ayant pu suivre sa sœur dans le monde des vivants, ni ses parents dans celui des morts, elle se retrouve coincée dans l’entre-deux mondes auquel elle a bien du mal à se faire.  Après avoir retrouvé une routine familière, avec ses parents et son chien dans un quartier imaginaire ressemblant au sien, elle doit faire sa rentrée des classes. Elle y est soumise à un examen de conscience par des anges et se voit alors assignée la fonction de passeur d’âme. Elle démarre sa nouvelle carrière assistée de Bodhi, son guide, et accompagnée par son fidèle golden retriever Caramel.

En relisant mon synopsis je m’aperçois de son manque de clarté, mais je vous rassure c’est tout aussi incohérent dans le roman. On ne sait pas vraiment comment fonctionne ce monde de « l’ici et maintenant » ni qui en est l’autorité, pas plus que la raison pour laquelle Riley se trouve avec ses parents et son chien qui sont sensés, eux, être bel et bien morts et dans un autre monde. De la même manière, d’autres incohérences viennent s’ajouter tandis que la jeune fille débute son apprentissage ; ne serait-ce que cette histoire d’école qui reste très brumeuse et dont le but n’est pas franchement clair. Cependant un personnage nous promet, via Riley, que l’on comprendra en temps voulu… Espérons que ce soit dans le prochain tome parce que pour le moment, ce n’est pas encore le cas.

Ici et maintenant, Radiance Tome 1, de Alyson Noël

Couverture de la version originale, très proche mais aussi plus pertinante

L’histoire est donc simple et n’est pas sans rappeler d’autres histoires de passeurs, notamment la série télévisée Ghost Whisperer. Les caractères sont imprimés assez gros, ce qui est courant pour un livre jeunesse et les lignes sont bien aérées. Le style de Alyson Noël est léger et se lit facilement, avec une petite touche d’humour toujours présente. Tout cela rend la lecture de ce roman très rapide, peut-être même trop. Difficile de ne pas regretter un approfondissement des règles de ce monde surnaturel qui aurait pu nous éclairer un peu. L’histoire est avant tout destinée à un public jeune de pré-adolescents. En effet il sera plus facile pour de jeunes lecteurs et surtout lectrices d’apprécier le personnage de Riley. Petite peste de 12 ans, elle en présente tous les traits qui la rendront attachante : fragile sous des airs bravaches, maline, dynamique et surtout perdue dans ce nouveau monde et ses nouvelles règles. De la même manière, le sujet de la mort et de son acceptation est relativement bien abordé tout en restant drôle grâce aux réflexions de la jeune fille.

Ici et maintenant, Radiance Tome 1, de Alyson NoëlMalheureusement n’étant plus vraiment une pré adolescente, je n’ai pas pu réellement apprécier ce roman.  Beaucoup de choses m’ont paru incohérentes, les personnages m’ont semblé fades et stéréotypés, ainsi que les péripéties du trio très convenues. La couverture aux jolies couleurs bleutées ne correspond pas franchement au contenu malgré l’image d’un pont en arrière plan. Je trouve cela dommage car j’ai pourtant apprécié d’autres livres jeunesse et je pense que le potentiel de celui-ci, bien que ne traitant pas d’un sujet très original, aurait pu être bien mieux exploité.

Au final, Ici et maintenant s’avère être une lecture rapide et agréable, que je conseillerai uniquement aux fans du style de l’auteur ainsi qu’aux très jeunes lectrices.


Malédiction du Sang de Celia Rees

Serafina dans Critiques, Livres le 9 mai 2011, avec aucun commentaire
Critiques

Malédiction du Sang est un roman jeunesse de Celia Rees édité aux éditions du Seuil au début de cette année avec une traduction de Anne-Judith Descombey. Celia Rees a écrit beaucoup de romans jeunesse du genre Fantastique, mais je n’en avais lu aucun avant celui-ci. Bien que servi par un titre un peu cliché et une couverture assez moyenne, voir mauvaise avec son montage assez grossier et mal fini, cela a été ma première lecture du Read-a-Thon d’Avril 2011. Synopsis ?

Malédiction du Sang de Celia Rees

Ellen est gravement malade. Une maladie du sang assez obscure qui laisse les médecins perplexes. Elle séjourne chez sa grand-mère qui habite à Londres près de l’hôpital. En convalescence, la jeune fille explore la maison et notamment le grenier où elle découvre les journaux intimes d’une aïeule, fille d’un médecin en pleine époque Victorienne.

Le roman va donc alterner entre présent et passé, et les destins parallèles des deux héroïnes. C’est un procédé assez intéressant, qui a l’avantage d’être bien mené. Les passage dans le présent sont bien écrits, Ellen est une héroïne touchante. Mais j’ai préféré les passages dans le Londres Victorien , cela ne vous étonne probablement pas, l’aïeule est une fille forte, élevée dans l’ambiance des hôpitaux populaires et entourée de superstitions. Ce découpage a évidemment un effet simple, on a tellement envie de savoir la suite que cela se lit super vite.

Le style d’écriture de Celia Rees est fluide et simple, assez quelconque. Je l’ai trouvé neutre, et agréable, cela se lit bien, pas de problèmes à signaler, mais c’est pas franchement un style marquant. L’intrigue quant à elle est assez simple, je ne vous étonnerais pas en vous disant qu’il y vampire sous coussin. En même temps avec une telle couverture difficile de vous surprendre. J’ai rapidement deviné la résolution de l’intrigue, mais pour un livre jeunesse, ça ne me gène pas, cela ravira sans doute une personne plus jeune, et ce n’est pas trop niais pour que l’adulte soit agacée. Bref, un bon équilibre.

Malédiction du Sang de Celia Rees

Bien que parlant de vampires, nous sommes plus proches de ceux à la Carmilla ou Dracula que d’un Edward de Twilight. La partie Victorienne du roman parle notamment des avancées scientifiques (et des inconnues) autour du sang humain, et des épidémies de fièvres roumaines qui ont en partie forgé le mythe. Ce retour aux origines est grandement appréciable. Par contre, je reste assez perplexe sur la dimension scientifique qui est peut être difficilement compréhensible pour le public jeune. Je pense notamment aux incompatibilités de groupes sanguin, ou de rhésus qu’une jeune lectrice de 12 ans ne comprendra peut être pas. Ceci dit, cela peut être l’occasion de l’apprendre en en parlant avec un adulte.

Malédiction du Sang de Celia ReesLe roman est fortement imprégné par la ville de Londres, comme j’y suis allée il y a peu, cela m’a fortement aidée pour m’immerger. Cependant, il y ‘a de nombreux points discutables géographiquement parlant : la grand-mère habite apparemment vers Hyde Park (et plus précisément Nothing Hill), mais en même temps en face de Highgate Cemetery… Bon les quartiers ne sont pas explicitement cités, laissant un flou, mais cela gène un peu au niveau de l’exactitude.

Au final, Malédiction du Sang de Celia Rees est une excellente surprise. Que cela soit pour les deux histoires en parallèle, ou les vampires plus « fidèles » au mythe. Évidemment, l’ambiance Victorienne est un gros plus. Je recommande ce livre, peut être plus pour un public adolescent, mais un adulte aimant les vampires saurait y trouver son compte.


Castlevania: Lords Of Shadow de Konami

LuxtExMachina dans Critiques, Jeu Vidéo le 7 mai 2011, avec 2 commentaires
Critiques

La série Castlevania est une licence phare de Konami. Avec plus de 20 titre sur de nombreux supports, principalement en 2D, la série a réussi à se faire une place et chaque opus est très attendu par les fans. Bien que n’étant pas le premier, Castlevania : Lords Of Shadow est une nouvelle tentative de transposer la série en 3D. Cette fois, Konami ne s’est pas chargé directement de ce nouvel épisode, mais a confié son développement à un studio espagnol, Mercury Steam Entertainment ainsi qu’à un autre poids lourd, Kojima Productions, studio qui est derrière la série Metal Gear Solid. Passons au synopsis.

Castlevania: Lords Of Shadow de Konami

Les ténèbres se répandent depuis qu’un sort a isolé la terre des cieux. L’Ordre de la Lumière, un ordre de paladins combattant le mal, décide d’envoyer Gabriel Belmont, qui selon une ancienne prophétie libérera la terre du mal. Ce qui l’arrange plutôt bien, car il vient de perdre sa femme, Marie, tuée par des adorateurs des Ténèbres.

Dis comme ça, le scénario ressemble un peu à n’importe quel scénario de jeu mettant en jeu le bien contre le mal. Mais les révélations au cours du jeu la rendent bien plus intéressante qu’au premier abord. Ne vous attendez cependant pas à être émerveillé par le scénario, il reste basique et avance surtout entre chaque chapitre, voir entre chaque boss. L’aventure suit donc Gabriel Belmont, le premier de la lignée des Belmont, lignée qui se chargera de tuer Dracula à chaque fois qu’il apparaitra. Il doit tuer les trois Seigneurs Noirs, qui sont les maîtres de la corruption du monde. Chaque Seigneur est le maître sur son territoire et chacun dirige ses disciples. On se retrouve donc avec des niveaux dont ambiance est adaptée à chaque Seigneur. La forêt pour le maître Lycan, le château enneigé pour le maître Vampire, et les marais pour le maître Nécroman.

Lord Of Shadow est donc découpé en chapitres, qu’il est possible de rejouer après les avoir terminés afin de récupérer de nouveaux objets ou de remplir des défis. Cela permet une rejouabilité non négligeable pour les hardcore gamers désirant finir le jeu à 110%. Pourquoi 110% ? Car une fois que vous aurez fini le jeu, un nouveau mode de difficulté se débloque et qui rajoute 10% de progression dans les niveaux. Pour ma part je pense surtout que c’est une référence à un autre épisode de la série, Symphony of the Night où l’on pouvait découvrir sur la carte du château 110% grâce à un bug.

Castlevania: Lords Of Shadow de Konami

La plupart des combats sont face à plusieurs ennemis en même temps, assez inspiré de Devil May Cry

Mais cela n’est pas la seule référence que l’on retrouve dans le jeu. En effet, plusieurs éléments se retrouvent dans d’autres épisodes de la série ce qui permet de garder une certaine cohérence, et qui ravira les plus grands fans. Les références étant quand même subtiles, les novices de la série ne seront pas perdus si jamais ils ne les voient pas, rendant ainsi le jeu accessible à tous.

Le gameplay du jeu est bien équilibré entre les phases de plateformes et de combats. Des énigmes assez faciles trainent dans certains niveaux, mais vous aurez la possibilité d’acheter la solution en renonçant à la récompense. Les combats sont rapides et spectaculaires, surtout pour certains boss. Pour se battre Gabriel dispose d’un fouet qui lui permet de faire des attaques ciblées et de zones. Les enchaînements se débloquent grâce à l’expérience accumulée dans les combats ou grâce aux énigmes. Les coups sont assez simples à retenir et assez variés à la fin du jeu. Ajouté à cela, quatre armes secondaires se débloquant au fil du jeu, ainsi que de la magie (Ombre et Lumière), qui lui permet respectivement de faire plus de dégâts ou de se soigner. Activable à volonté du moment que vous avez assez d’énergie pour les déclencher. Cette énergie se récupère grâce à des orbes données par des statues ou par des ennemis qui les lâchent quand ils meurent ou quand vous entrez en mode concentration. Ce mode s’enclenche par une barre qui une fois rempli vous permet des récupérer plus facilement les orbes de magie. L’inconvénient est qu’à chaque fois que vous vous faîtes touché, la barre de concentration se vide complètement. Il faudra alors parer ou diversifier vos coups pour la remplir le plus vite possible.

Castlevania: Lords Of Shadow de Konami

S’il n’y a que quatre ambiances différentes, les décors sont de toute beauté, souvent très sombres. Malheureusement, les niveaux restent très linéaires, bien que plusieurs chemins vous seront parfois proposés. Ma préférence va pour les niveaux vampiriques tout en blanc sous la neige, qui donne une aura morne et une impression de mort constante autour du héros. De plus, une sensation de grandiloquence ressort tout de même du titre, dans la veine d’un Shadow of the Colossus, avec trois énormes boss à abattre et un niveau avec un château assez vertigineux.

La difficulté est au rendez vous, du moins sur les premiers niveaux, jusqu’au premier Seigneur Noir. Les ennemis peuvent vous tuer assez rapidement si vous ne faites attention. Malheureusement la difficulté ne croit pas avec l’histoire. Si bien qu’une fois que vous avez atteint un niveau de vie et de magie raisonnable, les ennemis vous tuent moins souvent et deviennent moins menaçants, du moins si vous avez ramassé toutes les améliorations. Je ne parle même pas du boss de fin qui est, tout du moins en mode normal, d’une facilité déconcertante. Alors qu’il fallait avoir une certaine prudence sur les premiers chapitres, la sensation de risque diminue au fil du temps.

Boss de Castlevania: Lords Of Shadow de Konami

Lords Of Shadow est un excellent jeu. Bien que l’histoire soit quand même un peu moyenne la plupart du temps, elle reste agréable à suivre. Les graphismes et le gameplay sont excellents, et la difficulté paramétrable ravira aussi bien les hardcore gamers que les novices. Le seul vrai défaut que je pourrai lui attribuer est sa fin, qui amène des incohérences par rapport aux autres jeux de la série. Des explications supplémentaires doivent apparaître dans des DLC. Pour ma part je pense que Mercury Steam et Kojima Productions ont plus essayé de faire un reboot de la série pour une adaptation en 3D réussie, plutôt qu’un autre épisode relié aux autres par l’histoire et le gameplay. Pari réussi.


L’heure de l’ange d’Anne Rice est un roman de Fantastique qui vient tout juste d’être édité en poche par J’ai Lu dans sa collection Darklight. Serafina avait déjà publié son avis l’année dernière, lors de sa sortie en grand format chez Michel Lafon. Pour une présentation complète de l’œuvre, je vous invite à vous référer à son article car je vais aller à l’essentiel : mon propre avis sur ce livre.

L'heure de l'ange de Anne Rice

Tout d’abord, grosse déception concernant l’aspect du livre. Il y avait pourtant l’essentiel, une belle image aux couleurs sombres, une belle présentation de la quatrième de couverture mais qui sont malheureusement gâchées par ce bandeau rouge affichant « par l’auteur de Entretien avec un vampire », bandeau qui ne peut être retiré. De la même manière et bien que je conçoive l’argument commercial, je trouve dommage de mettre le nom de l’auteur aussi en avant au détriment du titre de l’ouvrage.

Enfin passons, j’étais surtout intriguée par son contenu car, bien qu’ayant lu beaucoup de romans d’Anne Rice, je reste très mitigée sur son style. J’ai un peu peiné à entrer dans l’histoire, les 40 premières pages me semblant s’étirer de manière interminable. Mais je me suis accrochée (sans doute par habitude du style de l’auteur) et je ne le regrette absolument pas. Car si la première vision que l’on a de Toby peut nous sembler totalement plate, malgré son métier d’assassin, sa rencontre avec Malchiah lance réellement le début de l’histoire. Je pense personnellement qu’on aurait pu se passer de ces pages d’autant que le passé de Toby n’est expliqué qu’ensuite et qu’elles risquent de rebuter les lecteurs peu acharnés.

Une fois cette première partie passée, l’immersion a été totale dans l’univers descriptif de l’auteur. On y retrouve la Louisiane qu’elle affectionne tant et j’ai apprécié le changement d’époque et le voyage en Angleterre du moyen-âge. Comme le soulignait Serafina, on ne peut que saluer le travail de recherche et de documentation qu’a effectué l’auteur. Ne connaissant rien avant cela de cette période sombre de l’histoire anglaise, j’ai trouvé sa représentation très réaliste. Sans être engagé, les persécutions des juifs sont bien traduites et la religion prend toute son importance sur le jugement des situations à cette époque.

L'heure de l'ange de Anne Rice

Couverture de la version grande chez Michel Lafon

En lisant la deuxième partie du roman je n’ai pu m’empêcher de songer à l’atmosphère du film Le nom de la roseSean Connery campe un moine détective au moyen-âge. Alors que je trouvais le personnage principal inintéressant au début, il prend toute son importance dès l’apparition des personnages secondaires et ses interactions avec eux. On suit dès lors avec plaisir ses questionnements et ses réflexions tout en s’attachant aux mêmes choses que lui.

Étant considérée par mes confrères d’if is Dead comme « anti religion », j’avais de gros a priori sur sa place dans le roman. Les anges oui, mais selon la façon dont ils sont traités. Ici, je n’ai eu aucun problème, bien que certains passages m’aient paru longuets. Le personnage de l’ange pourrait aussi bien être un extra terrestre puisqu’on le décrit au final assez peu et on ne ressent pas l’engagement de l’auteur concernant la foi. Les croyances de chacun sont décrites avec justesse et les personnages sont intelligemment traités.

L'heure de l'ange de Anne RiceMon seul regret au final sera sans doute la fin du livre que j’ai trouvé très raccourcie et sombrant quelque peu dans la facilité. Cependant le livre se suffit à lui-même et peut se lire seul, je n’ai d’ailleurs pas l’intention d’en lire la suite au vu de la critique faite par Serafina.

En conclusion, L’heure de l’ange est une excellente lecture qui va sans doute plaire aux fans d’Anne Rice malgré la quasi absence de créatures surnaturelles auxquelles elle nous avait habitués. Une fois passé le cap des 40 pages pour les non initiés, il sera facile d’apprécier cette immersion dans le monde de Toby.