Dernièrement sur if is Dead:

Dreamsongs: A RRetrospective est une anthologie des différents travaux qui ont été écrits par George R.R. Martin tout au long de sa longue carrière d’écrivain de l’Imaginaire. Pavé de près de 1200 pages, il n’est actuellement pas encore disponible en langue française, ce qui est bien dommage. Je n’ai cependant pas pu y résister lorsque j’ai vu l’ouvrage sur les étagères de The English Bookshop à Amsterdam, et me suis tout de suite lancé dans sa lecture. L’ouvrage contenant plus d’une trentaine de nouvelles, divisées en sous-catégorie et commentée par Martin himself, j’ai décidé de toute vous les chroniquer au fur et à mesure de ma lecture, qui prendra surement plusieurs mois.

Dreamsongs: A RRetrospective de George R.R. Martin

A Four-Color Fanboy est la première partie de cette anthologie, sans aucun doute celle qui est objectivement la moins bonne, mais subjectivement une des plus intéressantes. Et pour cause, il s’agit là des toutes premières nouvelles que va écrire George R.R. Martin, alors jeune adolescent fan de Super Héros et de fanzines du genre. Car oui, l’auteur a tout d’abord commencé par écrire ce qui s’appelait des « histoires écrites », en contradiction avec les histoires de comic, qui étaient elles dessinés.

Lire Martin nous raconter les dessous de cette époque que nous ne connaissons pas est vraiment passionnant. Pour cette partie, c’est même de loin son texte explicatif qui est le plus intéressant, nous introduisant son parcours à travers les divers fanzines papiers de l’époque, les rencontres lors de conventions, etc. Des éléments qui n’existent quasiment plus aujourd’hui, et que l’on a même du mal à imaginer tant Marvel, qui n’existait pas à l’époque, et autres DC Comics sont devenus des institutions. Passons donc aux nouvelles.

Only Kids Are Afraid of the Dark

Première nouvelle de ce recueil, et sans doute celle qui m’a pour le moment le moins plu, c’est une histoire de super-héros. Pour être exact, il s’agit d’une aventure de Doctor Weird, un personnage qui n’a pas été inventé par Martin, mais qui faisait parti d’un des groupes de super-héros d’un fanzine auquel il souhaitait participer.

L’histoire est simple, mais on note très clairement les influences de l’auteur et les récits de l’époque. La bataille contre Saagael the Demon Price est en effet très imprégnés du Fantastique à la Howard, bien que les caractéristiques du personnage n’étant pas de son fait, il y a forcément des éléments bizarres.

The Fortress

Cette nouvelle est sans doute la plus particulière de l’auteur que j’ai pu lire, et pour cause, puisqu’elle se base sur des faits réels. En effet, ces quelques pages vont nous parler d’une des batailles clef de l’indépendantisme finlandais, le siège de Sveaborg.

Suomenlinna Fortress (Sveaborg)

Située sur une île, la forteresse était connue jusqu'alors pour n'avoir jamais été conquise. Il faut dire qu'elle ne pouvait être réellement attaquée qu'en hiver, alors que la mer était gelée.

Si vous faites les gros yeux, c’est que comme moi, vous devez ignorer une bonne partie de l’histoire des pays nordiques, notamment sur les destinées commune de la Suède et de la Finlande aux armes avec la Russie. Cette nouvelle, superbement écrite, va vous mettre dans la peau d’un commandant de l’armée suédo-finlandaise, et nous faire regretter que George R.R. Martin ne s’attèle pas à l’écriture d’une novélisation de la révolution française.

And Death His Legacy

Tout comme pour The Fortress, cette nouvelle montre que très tôt, Martin travaillait déjà énormément ses chutes de nouvelles, et ce quelque soit le thème. Ici, c’est à la vie réelle et plus précisément, au populisme, que l’auteur s’attaque. The Prophet est un sénateur qui monte en puissance dans les sondages en jouant sur les vieux démons de la société américaine de l’époque, l’aide sociale, tandis que Maximilian de Laurier, riche homme d’affaire, vient d’apprendre qu’il a le cancer et plus grand chose à perdre.

Cette nouvelle est la première à amener une alternance des points de vue, effet très cher à Martin qu’il utilisera à de nombreuses reprises dans ses romans. C’est aussi une des seules que j’ai pu lire jusqu’alors qui est ancré dans l’époque contemporaine de l’auteur, et dans la politique.

C’est là l’ensemble des nouvelles, plutôt courtes, de cette première partie. Je dois avouer que ce début est vraiment surprenant de part sa qualité, car si Only Kids Are Afraid of the Dark est une nouvelle assez faible, les deux suivantes m’ont vraiment plu.


Silence, ça tourne ! #15

dabYo dans Actualités, Films le 17 novembre 2011, avec aucun commentaire
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque chaque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Conan de Marcus Nispel

Conan - Momoa JasonIl y a quelques mois à peine sortait une nouvelle adaptation du grand personnage de Robert Howard, Conan le Barbare. Sobrement nommé Conan, cette fois le personnage est incarné Jason Momoa, que l’on a pu apprécier (ou pas) dans la première saison de Game Of Thrones. Si nous souhaitions allé le voir au cinéma, enfin, surtout Seraf’, le film n’y est resté que deux petites semaines.

Cela aurait du nous mettre la puce à l’oreille, mais nous, on est pas comme ça, et on accepte de prendre des risques (en l’occurrence le regarder) pour vous, chers lecteurs. D’une durée de deux heures, il faut tout d’abord avouer que le tout est plutôt bien réalisés, les effets spéciaux sont bons, les décors aussi, les scènes de combats corrects.

Sauf que voilà, c’est bien là les seuls trucs qu’il y a de bien. L’histoire est d’un ennuie mortel, les différentes scènes sont caricaturales à souhait, et les personnages de vraies têtes à claques. On admirera notamment l’inutilité la plus totale de la toute première partie du film, lorsque le petit Conan avait un papa, qui était surement là pour donner de la profondeur au personnage. Mais voilà, le personnage ne disant rarement autre chose que « tuer » et « vengeance », il faut avouer que l’intérêt de son caractère et son potentiel émotif sont inversement proportionnels à sa masse musculaire.

Ce nouveau Conan rempli ceci dit parfaitement son rôle de nanar, avec une mention spéciale pour ces superbes tentatives d’introduire un univers en nous présentant le nom des villes (qui n’ont aucun intérêt ni impact) lorsque nos héros se déplacent, et le grand méchant, juste succulent. Je pourrais aussi évoquer ce remake moderne de l’amour Tarzan-Jane que vont partager Jason et Rachel Nichols, mais bon, à quoi bon taper sur un film qui est déjà à terre.

Au final, un film de Fantasy aussi mauvais ne nous était pas parvenu depuis… Ah bah oui, l’adaptation de Solomon Kane, un autre chef-d’oeuvre d’Howard.

The Good Wife Saison 2

Cette semaine encore, c’est la seconde saison de The Good Wife qui nous a accaparé notre temps de visionnage. Car il faut avouer que les épisodes s’enchaînent, la structure reste identique, mais l’intérêt ne décroit pas encore. Les scénaristes trouvent vraiment de très belles façon de nous conter ces proccès, très souvent là encore inspirés des faits réels et qui ponctuent ou ont ponctué notre actualité de ces derniers mois.

Cela passe par la peine de mort, la lute de pouvoir, etc, mais toujours très bien retranscrit de façon intéressante. Les histoires de nos héros se déroulant et évoluant au fil des affaires sont, il faut le dire, très prenante et la balance entre l’affaire en cours et leur évolution est vraiment bien dosée. Assurément une très grande saison pour le moment.

C’est en cours de diffusion sur M6, d’ailleurs.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Puisque je suis dans ma période Camion Noir, dabYo m’a offert Ian Curtis et Joy Division: L’histoire d’une vie, la biographie de Ian Curtis écrite par sa femme, Deborah Curtis traduite en français aux éditions Camion Blanc. Pour les incultes, c’était le charismatique leader de Joy Division, initiateur de la Cold Wave et donc influence importante de la culture goth. Ian Curtis s’est suicidé, à 23 ans, à la veille de leur première tournée américaine. Cette mort en pleine gloire l’a forcément érigé en légende.

Ian Curtis et Joy Division: Histoire d'une Vie de Deborah Curtis

Si je connaissais la légende ainsi que la musique de Joy Division, à vrai dire je n’en savais pas grand chose sur l’homme. La biographie qu’a écrit sa femme s’intéresse surtout à ce dernier, à celui qui fut son mari, même si bien évidemment son histoire est indissociable de celle de son groupe. La biographie évolue chronologiquement, bien qu’on connaisse déjà la fin évidemment et est illustrée de photos d’archives en noir et blanc.

La bio évoque bien sur la scène post-punk de Manchester, mais sans entrer dans le détail, le but n’étant pas de documenter cette scène. Personnellement je ne la connais que peu, via un ou deux groupes emblématiques dont Joy Division, mais je pense que c’est un sujet sur lequel je me documenterais dans le futur.

Le roman est facile à lire , les photos bien intégrées, et on le termine très vite. En effet, les 150 dernières  pages sont exclusivement consacrées aux paroles des chansons du groupe, ainsi qu’aux paroles inutilisées laissées par Ian Curtis après sa mort, et à la discographie du groupe. Si cela est sans doute très intéressant pour les fans, bien qu’avec un accès au net trouver les paroles ne soit pas bien dur, je dois avouer que je ne les ai pas lues.

Ian Curtis et Joy Division: Histoire d'une Vie de Deborah Curtis

Image tiré de Control, l'adaptation du roman en livre par Anton Corbijn

Du coup, le récit en lui même se lit très vite. Deborah Curtis est je trouve assez objective et plusieurs années après les faits, elle a pu gagner pas mal de recul pour son écrit. Elle ne montre pas que les bons cotés du chanteur, mais pas non plus que les mauvais, ce n’est clairement pas du règlement de compte contrairement à ce qu’on aurait pu penser au vu de leur relation. La culpabilité ressentie par l’auteur est cependant assez palpable plus on s’approche de la fin.

On suit d’abord avec passion Joy Division récolter la reconnaissance et finalement des contrats, souvent grâce au culot de Ian Curtis. Et puis c’est totalement impuissant qu’on assiste peu à peu à la spirale auto-destructrice dans laquelle il va être entrainé, ses tendances suicidaires ayant toujours été présentes mais exacerbées suite à la déclaration de son épilepsie. En effet, Ian Curtis était épileptique et la fin de sa vie aura été fortement marquée par ses crises qui affecteront notamment sa présence scénique.

Ian Curtis et Joy Division: Histoire d'une Vie de Deborah CurtisJe suppose que le récit ici présent n’intéressera guère que les fans du groupe culte, mais je ne peux quand même que vous le conseiller même si ce n’est pas votre cas. Ian Curtis fait, et pas seulement pour moi, partie des légendes du rock et a été une inspiration importante pour de nombreux autres groupes par la suite. Son histoire est touchante et mérite d’être connue.

Il est à noter que ce livre a servi de base à Control, un film biographique qui retrace une bonne partie de ce qu’on peut lire dans le récit de Deborah et que je compte bientôt voir. Nous reparlerons sans doute dans un prochain article.


Erzsebeth Bathory de Jacques Sirgent

Serafina dans Critiques, Livres le 15 novembre 2011, avec 4 commentaires
Critiques

Dans la liste des ouvrages de Camion Noir qui m’attirent, il y avait ce Erzsebeth Bathory de Jacques Sirgent, qui comme son nom l’indique traite de la Comtesse Bathory. Cette dernière est quasiment devenue une figure légendaire au sujet de laquelle on raconte un peu tout et, surtout, n’importe quoi. Il n’y a pas énormément de livres à son sujet qui ne soient pas soit énormément romancés, soit complètement fantasmés. Cet essai désire donc apporter un éclairage moins romancé et plus réaliste à celle qui fut appelée par tous les noms et qui, au final, n’est peut être même pas coupable.

Erzsebeth Bathory de Jacques Sirgent

Avant d’avancer dans la critique, je tiens tout de même à rappeler quelques informations sur le personnage historique qu’était Erzebeth Bathory. Femme du conte, à sa mort elle hérite de son domaine et de ses nombreuses terres. Quelques temps après son veuvage, elle est accusée avec quatre autres personnes de torture et des meurtres de jeunes filles. Elle sera jugée coupable et assignée à résidence dans une seule pièce de son château, jusqu’à sa mort.

Si le livre s’attarde notamment sur son enfance et son mariage, il n’y aura ni rappel de cette affaire pour éclairer les novices, ni réellement d’informations sur le procès en lui même. Contrairement à ce que l’on pouvait penser, le procès n’est que rapidement évoqué et très peu de documents du-dit procès ne sont dévoilés. Ce qui rend le livre un peu incomplet pour un lecteur lambda qui chercherait ici à découvrir Erzebeth Bathory. Pour l’initié, universitaire de surcroit, cette remarque n’est pas à prendre en compte.

Jacques Sirgent s’intéresse au procès, mais plus sur ce qui tourne autour, et ne va pas clairement statuer sur la culpabilité ou non de Erzsebeth. Ce n’est pas possible compte tenu des éléments. Par contre, il va amener de nombreux faits et aussi des hypothèses qui lui semblent crédibles. De même les hypothèses fréquemment reprises dans l’imaginaire populaire sont analysées, et parfois réfutées. J’ai énormément aimé cette approche, qui permet à chacun de se faire sa propre idée sur ce personnage historique. On sent par moment la conviction personnelle de l’auteur mais il ne l’impose pas comme du roc.

Si j’ai apprécié l’approche et les nombreuses analyses très intéressantes, j’ai cependant été déçue par le contenu et par le style. Parlons de ce dernier tout d’abord, il faut l’avouer, ce n’est que rarement la panacée dans les essais. Ici, j’ai trouvé l’écriture assez confuse, avec beaucoup de répétitions. En soit, cela ne me gêne pas réellement, le vrai problème c’est que le contenu ne semble pas réellement rattraper les choses.

En effet, sur un livre de 300 à 400 pages, les 100 premières pages sont en réalité consacrées à un historique du sexisme et des violences faites au femmes. Si ce sujet est évidemment intéressant, et permet d’expliquer en partie le procès d’Erzsebeth (qui était une veuve , donc libre d’elle même et possédait de nombreuses terres), il prend une place un peu trop importante : plus du quart du livre.

Erzsebeth Bathory de Jacques SirgentLes pages suivantes vont réellement s’intéresser à Bathory, et sont parsemées de citations ou de références d’époque. Jacques Sirgent s’attarde surtout à démontrer les contradictions entre les croyances populaires qu’on attribue au personnage et ce que l’on sait de sa vie. Il semble assez évident à la lecture du livre que bon nombre de faits ont été exagérés. Cependant, pour quelqu’un qui ne connait pas bien la légende, on est parfois perdu, par exemple plusieurs paragraphes démontrent le fait que Bathory n’était probablement pas épileptique alors que j’ignorais totalement qu’on le disait d’elle. Je pense qu’un résumé de ce que la légende en a fait aurait été profitable même pour ceux qui cernent de loin le personnage.

Au final, Erzebeth Bathory de Jacques Sirgent est une lecture sympathique, assez honnête , mais qui ne traite pas assez la totalité du personnage à mon goût pour satisfaire le lecteur lambda. Pour lui, je pense qu’il aurait été intéressant de creuser plus sur le pourtour de certains détails, notamment du procès et récapituler ce qui se dit autour du personnage.


J’avais énormément aimé les deux premiers tomes des Mystères de Harper Connelly, la nouvelle série de Charlaine Harris actuellement en cours de publication en France et qui mêle des genres que j’apprécie, Bit-Lit, Fantastique et Policier. Ayant été charmée par les histoire et les personnages, je n’ai pas attendu bien longtemps avant d’entamé Frissons d’Outre-Tombe, troisième tome paru récemment chez J’ai Lu. Synopsis.

Frissons d’Outre Tombe, Harper Connelly Tome 3, de Charlaine Harris

Harper Connelly sent les morts. Après avoir été appelée par les familles de garçons récemment disparus, tout porte à penser que ces derniers ont été tués par un serial-killer. Harper se voit donc confier la mission de retrouver les corps. Sauf que le tueur en question est peut-être encore en exercice, et qu’il pourrait bien s’en prendre à elle afin de couvrir ses traces…

Pour cette troisième aventure, on plonge dans l’univers sordide des tueurs en série. Harper a l’habitude de travailler avec des morts dont les dernières minutes ne se sont pas toujours passées dans de bonnes conditions, mais ce qu’elle va découvrir est au comble de l’horreur. Du coup l’atmosphère est bien plus lourde que lors des précédents tomes. On ne tombe pas forcément dans les longues descriptions, mais c’est suffisamment présent pour le ressentir. L’atmosphère de la petite ville où elle a été appelée est dense, pesant.

L’intrigue qu’a imaginé Charlaine Harris est une fois de plus bien menée, on est vraiment très proche d’une enquête policière, et du coup Harper Connelly me fait de plus en plus penser à une autre série du genre, Vicky Nelson de Tanya Huff, qui était d’ailleurs parue dans la même collection J’ai Lu, Darklight, et avait été un de mes coups de cœur de l’an dernier. C’est un roman qu’on classerait bien dans Bit-Lit mais qui est bien plus large que cela, se concentrant plus sur son coté Policier-Fantastique qu’autre chose. Et c’est tant mieux car c’est bien plus passionnant. Les 300 pages ont été dévorées en moins de trois jours.

An Ice Cold Grave, Harper Connelly, Charlaine Harris

Alors effectivement, les relations entre les protagonistes, Harper et son « frère » Tolliver évoluent dans ce tome, exactement comme on pourrait s’y attendre, mais pour le moment cela ne prend absolument pas le pas sur l’histoire et l’intrigue du tome, qui restent au centre des préoccupations. Il n’y a pas de satané triangle amoureux et les héros ne passent pas leur temps a ressasser leurs histoires de cœur.

Frissons d’Outre Tombe, Harper Connelly Tome 3, de Charlaine HarrisComme pour la plupart des romans de Charlaine Harris que j’ai pu lire jusqu’à présent, le style est assez simpliste et très direct. L’auteur, ou sa traductrice Sophie Dalle, utilise un vocabulaire courant, et adapté au plus grand nombre. Cela ne porte pas préjudice à l’histoire mais clairement, le style n’est pas quelque chose qui me marquera.

Les Mystères de Harper Connelly continue donc, égale à elle même. C’est une lecture très distrayante, qui se révèle agréable, à l’intrigue bien menée et aux personnages attachants. Cette série est bien partie pour entrer dans mon top de l’année au vu de sa qualité générale. On évite tous les pièges de la majorité de la production actuelle et le coté Policier-Fantastique est rondement mené. Si vous n’avez pas encore fait connaissance avec Harper, n’attendez plus.


Silence, ça tourne ! #14

dabYo dans Actualités, Films le 10 novembre 2011, avec 4 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque chaque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Indiana Jones et le Royaume du Crâne de Cristal

Indiana Jones et le Royaume du Crane de CrystalIndiana Jones n’est plus le seul à réveiller les morts et fouiller leur sépulture depuis que George Lucas et Steven Spielberg se sont mis dans la tête de réveiller la série d’un long sommeil profond. Et c’est donc avec une nouvelle aventure et vingt années de plus qu’Indiana Jones, toujours incarné par Harrison Ford est arrivé sur les grands écrans il y a quelques années maintenant. Nous étions bien entendu allé le voir, mais ce nouvel épisode ne m’avait pas laissé un grand souvenir. Il était donc temps de le revoir.

Et bizarrement, je ne sais pas si c’est parce que nous avons vu les quatre à la suite, j’ai été plutôt surpris de la qualité générale du titre. On ne fait pas dans l’originalité, mais cela colle plutôt bien à Indiana Jones. Alors certes, je ne peux qu’être déçu des choix finaux concernant l’histoire, que l’on semble devoir à George Lucas (…), mais d’une manière générale, c’est plutôt bon.

Certains détails du film sont tout bonnement géniaux, notamment par son ancrage dans l’époque de l’histoire, les années soixante. Que ce soit avec les voitures utilisées, le thème de la zone 51, et surtout, des petits clins d’œil comme le peigne du fils d’Indiana ou encore, la superbe bagarre entre les joueurs de football et les blousons noirs. Bref, un film sympathique.

The Good Wife Saison 2

Julianna Margulies dans The Good Wife Saison 2Il y a près d’un an, nous avions tenté de regarder la première saison de The Good Wife sur M6, sans pour autant réussir à y accrocher. C’est par un total hasard que nous avons mis la chaîne française jeudi dernier et sommes tombés sur les débuts de la seconde saison.

Pour ceux qui ne connaissent pas The Good Wife, il s’agit de suivre Alicia Florrick, avocate et femme de l’ancien procureur de Chicago, déchu pour une affaire de mœurs. Incarnée par une très convaincante Julianna Margulies (Urgences), il s’agit donc d’une nouvelle série autour de la justice américaine.

A ceci près que pour cette seconde saison, les épisodes sont beaucoup mieux réalisés, bien plus prenants et étrangement réalistes. Le scénario et les affaires abordées traitent de sujets qui sont très proches de notre réalité, passant du Médiator à l’affaire D.S.K. d’une façon plutôt réaliste. A noter d’ailleurs que les épisodes concernant ces passages réels ont été réalisés… avant.

Il faut noter que la participation de Ridley Scott et son frère ne doit pas être totalement étrangère à la qualité générale de la série.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Gears of Wars 3 sur Xbox 360

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 9 novembre 2011, avec 1 commentaire
Critiques

Pour la plus grande joie de la rédac, cet automne marque le retour de la franchise Gears of War du studio Epic sur Xbox 360. Après un deuxième épisode des plus réussis, sur la quasi totalité des points, scénario, coopération au poil, et mode multi de dingue, nous étions tous très pressés de pouvoir retrouver Marcus, Dom et les autres pour clore la trilogie et aller défourailler quelques locustes de plus. Mettez vos ceintures, tenez vous bien, car ça va tronçonner sec. Synopsis.

Gears of Wars 3 sur Xbox 360

Le mode histoire de ce troisième épisode se déroule plusieurs mois après que nous les ayons quitté dans l’épisode précédent. On suit les mêmes personnages donc, mais des évènements que nous ignorons ont eu lieu et c’est donc dans un contexte géopolitique quasiment complètement différent que nous allons les retrouver. La découverte des évènements ratés au fil des dialogues entre les protagonistes est un réel plaisir, sans parler de celui de retrouver notre bande de braves gars. Les dialogues volent toujours aussi haut, mais c’est aussi là la patte si particulière de Gears of War. On est dans un bon nanar. Un putain de bon nanar.

Le scénario est d’ailleurs à la hauteur du nanar, et se résume comme pour les autres épisodes à une fuite en avant de notre équipée, qui va de mauvaise découverte en mauvaise découverte, prenant juste le temps de découper quelques locustes sur le chemin. Cette fois encore, on va traverser cinq environnements plutôt variés, avec entre autre une exploration urbaine, puis une très sympathique base locustes aux allures arabisantes, et enfin, une ville cachée qui n’a rien à envier à Rapture de Bioshock. Le titre culte de 2K Games semble d’ailleurs avoir grandement influencé le design du dernier monde de cette histoire. Mais je n’en dirai plus.

Lambent dans Gears of Wars 3 sur Xbox 360

Les ennemis de nos ennemis ne sont pas nos amis, dans Gears

Déjà bien varié dans l’épisode précédent, des petites nouveauté de gameplay amènent cette fois encore quelques petites bouffées d’air frais dans notre histoire. Cette fois ci, il est d’ailleurs à noter et apprécier que ces changements n’amènent pas de déséquilibre concernant la difficulté du tout. D’une manière générale, la difficulté est aussi bien mieux dosée, bien que certains passages mettront vos nerfs à rude épreuve. Si la plupart deviennent par la suite de bons souvenirs, il faut avouer que le boss final, très répétitif, est plutôt décevant.

Gears of War 3 fait encore plus la part belle au multi, puisque cette fois la campagne coopérative est prévue pour être jouée à quatre. Nous avons testé la chose avec illman et il faut avouer que c’est fluide, jouable, un vrai régal en somme. Seul bémol, on ne peut toujours pas choisir le personnage que l’on souhaite incarner. Un détail, mais qui a son importance quand on sait que les personnages féminins ont enfin fait leur tant attendue arrivée dans le jeu.

A côté d’un mode histoire plus que réussi, on retrouve les modes multi-joueurs en ligne qui font de la durée de vie du jeu ce qu’elle est. Avec un joli lifting côté horde, avec l’ajout de la gestion d’une base et d’améliorations à faire sur les défenses, il est surtout à noter l’arrivée de boss. En effet, tous les 10 niveaux débarque un des plus gros bestiaux que l’on a pu rencontrer dans l’aventure, et qui se révèle être plus que coriace. Autre grosse nouveauté, le mode Bestial, où incarner un ticker s’avère être sans aucun doute la chose la plus jouissante que le titre puisse nous offrir.

Lambent dans Gears of Wars 3 sur Xbox 360

Au final, on ne peut pas reprocher grand chose à ce Gears of War 3, si ce n’est de n’être qu’un nouvel épisode de la série. Le gameplay du TPS est tellement bien rodé qu’il est difficile de lui reprocher de ne pas avoir évolué. Si vous n’avez pas aimé les précédents épisodes, ou qu’ils ne font pas parti de vos meilleurs souvenirs, passez votre chemin. Si vous n’avez jamais goûté à l’univers, optez pour le second opus. Mais si vous avez aimé les précédents ou que vous cherchez de la coop sur Xbox 360, il est évident que ce troisième épisode est un must-have.


J’avais lu lors du précédent read-a-thon la novella qui sert de tome 0 à la série Alpha & Omega de Patricia Briggs. Je l’avais adorée, et du coup pour partir en Hollande j’ai emmené le premier tome dans mes bagages. Ouvrant officiellement cette seconde série de Bit-Lit se déroulant dans l’univers de Mercy Thompson, il a été publié en 2008 aux États-Unis, et cette année chez Milady, servi par une sublime couverture de Daniel Dos Santos et est traduit par Eléonore Kempler. Synopsis ?

Le Cri du Loup, Alpha & Omega Tome 1, de Patricia Briggs

Suite aux événements du tome précédent, Anne, louve depuis 3 ans part en direction de la meute du Marrok, l’alpha le plus puissant des États-Unis. En effet, son compagnon Charles doit mener à bien une mission pour son père et les talents particuliers d’Anne pourraient bien être utiles. Il semblerait qu’un loup solitaire soit à l’œuvre dans une foret voisine, tuant sans pitié.

Ce premier tome prend directement place après la novella, rendant le début du récit totalement incompréhensible si on n’a pas lu le précédent, qui a été publié par Milady… après. Cependant, l’histoire prend réellement son essor lorsque Anna se rend dans la meute du Marrok, lequel n’est autre que le père de son compagnon. C’est évidemment l’occasion de découvrir les personnages qui forment cette meute et dont on entendra sans doute parler dans les prochains tomes, bref, une introduction à l’univers. Les personnes ayant lu l’autre série de Patricia Briggs, Mercy Thompson, comprendront sans mal les clins d’œils à cette dernière, le personnage de Mercy étant évoqué plusieurs fois, mais dans l’absolu je ne pense pas qu’avoir lu l’histoire de la coyote soit une nécessité pour lire Le Cri du Loup, voire la série en elle même.

Le Cri du Loup, Alpha & Omega Tome 1, de Patricia Briggs

Tout comme Mercy Thompson, la série est en passe d'adaptation en comic.

Pour le reste, disons le tout de suite, cette série est sans aucun doute ma meilleure de Bit-Lit de l’année. Tout y est bien amené, les personnages ou bien la psychologie des héros. Je suis notamment tombée totalement fane de Asil et de son histoire, qui est profondément torturée mais tellement passionnante. C’est clairement un de mes personnages préférés de tout l’univers. Pour ce qui est des héros, si Charles et Anna sont « compagnons », ils doivent pour autant s’apprivoiser, ce qui change quand même pas mal des autres univers Bit-Lit ou l’héroïne a souvent le feu aux fesses. Ici, non, Anna blessée par son passé est loin d’être une fille accessible, et cela la rend bien plus « vraie » et plus touchante. Pour le moment, Anna est un personnage agréable, pas trop forte, pas trop faible, bref, une bonne héroïne mais qui n’a pas encore le charisme d’une Mercy.

Le Cri du Loup, Alpha & Omega Tome 1, de Patricia BriggsL’histoire permet d’en apprendre plus sur les loups-garou et notamment leurs travers, leurs accès de folie. L’histoire se centre rapidement autour de l’enquête pour trouver le loup solitaire. Et l’enquête, c’est souvent le point faible des romans de Bit-Lit car généralement très mal exploité. Ici ce n’est pas le cas, elle n’est ni trop évidente ni trop compliquée et le suspens se fait rapidement sentir. Pour tout dire j’ai totalement dévoré le roman en moins de trois jours tellement j’avais envie de connaitre la suite.

Après une introduction sympathique, Patricia Briggs entame avec ce premier tome de Alpha & Omega une série qui parait plus que prometteuse. L’univers autour des loups-garou est toujours aussi promettant et a pour avantage de ne pas être parasité par des histoires de triangles amoureux. Les personnages sont très attachants, Anna et Asil en tête. J’espère d’ailleurs vraiment qu’on reverra ce dernier dans la suite, Terrain de Chasse.


Absinthes & Démons de Ambre Dubois

dabYo dans Critiques, Livres le 5 novembre 2011, avec aucun commentaire
Critiques

Après plusieurs romans vampiriques aux éditions du Petit Caveau qui ont su séduire Serafina, Ambre Dubois nous propose en cette rentrée un roman Fantastique un peu particulier, Absinthes & Démons aux éditions du Riez. Particulier car ce roman est en fait ce que l’on pourrait appeler un recueil de très courtes nouvelles, toutes centrées autour d’un même thème et du même personnage. Avec sa superbe couverture signée Anne-Claire Payet, c’est avec curiosité que j’ai ouvert le livre pour en lire les premières pages. Synopsis.

Absinthes & Démons de Ambre Dubois

Lord Nermeryl est un dandy excentrique sur lequel courent de nombreuses rumeurs. Mais malgré son allure particulièrement sinistre, il n’en reste pas moins un être particulièrement charmant, énigmatique et surtout captivant. Si vous êtes en possession de sa carte de visite et que des choses bizarres se passent près de vous, alors n’hésitez pas et faites appel à ses services. Il viendra au plus vite pour mener à bien votre requête, quel qu’en soit le prix. Et parfois plus, si affinités.

La première chose que l’on remarque en lisant ce roman d’Ambre Dubois, c’est à quel point l’atmosphère est fort bien retranscrit. On se retrouve tout de suite dans l’Angleterre du XIXème, dans ses châteaux particuliers où les nobles apprécient le bon thé et les bonnes manières, tandis que les bordels de la ville s’animent dès l’arrivée de la nuit et que les apparences souvent trompeuses disparaissent avec les derniers rayons du soleil. On a réellement l’impression d’être assis dans le cab aux côtés de Lord Nermeryl pour nous rendre loin de l’agitation de Londres afin d’enquêter sur de curieux évènements.

L’écriture de l’auteur est vraiment très agréable à lire. Plutôt léger, le style nous plonge bien dans l’ambiance et a une certaine fraicheur. Les phrases s’enchaînent sans que l’on ait aucun problème, j’ai beaucoup apprécié ce côté-là. Bien entendu, la découpe générale du roman, en plusieurs petites histoires renforce cette impression mais l’ensemble reste très réussi. Les ellipses au sein même d’une nouvelle sont très fréquentes, mais permettent de mettre le doute dans le cœur du lecteur, de lui laisser imaginer à sa guise ce qu’il a bien pu se passer entre deux courtes scènes. C’est aussi une manière de renforcer le caractère énigmatique de Lord Nermeryl.

Absinthes & Démons de Ambre DuboisEn effet, ce dernier dont les épaules soutiennent la totalité du roman est à la fois familier et à la fois complètement inconnu. Ambre Dubois se serre souvent des coupures dont je parlais dans la narration pour éviter de nous en dire trop de sa personne, ou de nous permettre de savoir ce qu’il va bien pouvoir penser. Bien sur, on fini par découvrir ce qu’il nous importe avant la fin du tout. C’est un point agréable, on se laisser diriger par l’auteur et on se contente d’apprécier les courtes scènes. Je dis souvent que le tout est frais et léger, et pourtant, les scènes restent tout de même très sombres, l’ensemble des sujets traités ayant souvent rapport à la mort, ou au diable.

Au final, Absinthes & Démons d’Ambre Dubois a su me séduire et me faire passer un très agréable moment en la compagnie de Lord Nermeryl. J’ai presque été frustré de le quitter « si tôt », sans savoir si je pourrais enquêter à nouveau à ses côtés dans cette Angleterre qui semble presque hors du temps. Une très bonne surprise.


Il y a des nouvelles qu’on a du mal à croire. Quand on m’a dit que la Chibi Japan Expo était morte et remplacée par une Japan Expo à Orléans, je vous laisse imaginer la tête que j’ai fait. Car Orléans, c’est un peu chez nous, et pas vraiment un coin ou nous pensions un jour voir une Japan Expo. C’est au Parc des Expos de la ville que cette première édition s’est déroulée.

Japan Expo Centre, première édition

Au programme, comme pour chaque édition : cosplay, dédicaces, karaokés, concours de dessins et stands de goodies. Mais en plus petit. Beaucoup plus petit. Située dans un des halls, avec une mezzanine pour certaines activités et une salle de conférence pour les défilés/concerts/etc, la Japan Expo Centre a attiré 10 000 visiteurs soit 3 fois moins que pour la Chibi ou la JE Sud. Or évidemment, ce coté « petit » a eu des répercussions directes, notamment au niveau des invités : deux mangakas, deux groupes japonais et quelques auteurs français. Pas énorme. Mais le bon coté, c’est qu’au vu de la taille tout à fait raisonnable de la convention, il était bien moins dur d’obtenir des dédicaces. J’ai donc pu faire dédicacer mon tome 1 d’Elinor Jones par Aurore et mon tome 2 de Lost Souls par Liaze et Moemai.

Les stands pour acheter des goodies étaient présents comme pour toutes les conventions du genre. Rien d’original sous les néons, mais j’ai quand même ramené deux mangas et un panda, on ne se refait pas. Le choix n’est pas aussi grand qu’à Paris, mais relativement suffisant. Les cosplays étaient assez nombreux et il y en avait pas mal de réussis. Dans l’ensemble les cosplayers étaient venus de toute la France. Les fanzines et créateurs étaient aussi présents. Il y avait assez peu de stands amateurs, une vingtaine tout au plus et dans le fond du salon, mais je les ai tout de même trouvé mieux placés qu’à Paris. On fait très rapidement le tour de la convention et après il reste les activités. Si on aime les karaokés et autres défilés, on trouvera de quoi faire, sinon, je ne sais pas.

Cosplay Black Buttler à Japan Expo Centre

Outre la taille relativement petite, le majeur problème de cette convention sont les stands de nourriture. Comme toute sortie était définitive pour les visiteurs, il fallait manger sur place où étaient proposés des Okonomiyaki qui semblaient absolument délicieux. Mais dès midi la queue était énorme et totalement disproportionnée, dépassant l’heure. Étant donné que nous avions des badges presse, nous sommes sortis manger à Quick mais pour les visiteurs, ça devait réellement être ennuyeux.  Pour la prochaine édition, je pense qu’il faut absolument plus de stands de nourriture.

Au final, cette Japan Expo Centre s’en est sortie honorablement pour sa première édition, malgré des problèmes logistiques évidents (au niveau des stand de nourriture surtout). La « taille réduite » de la convention avait ses inconvénients, mais aussi ses avantages rendant plus abordables les auteurs en dédicace.