Dernièrement sur if is Dead:

Guerrière de l’américaine Marie Brennan est le premier tome du diptyque Les Deux Sœurs, une histoire de Fantasy traduite en 2010 par Thierry Arson pour les éditions Eclipse. J’ai vraiment accroché sur l’apparence du livre. Un beau format, une belle illustration de Larry Rostant et une quatrième de couverture très attractive, bref de quoi me donner envie de me plonger dedans mais qu’en est-il du contenu ? Synopsis.

Guerrière, Les Deux Sœurs Tome 1, de Marie Brennan

Mirage est une chasseuse, une guerrière issue de l’école du Feu d’Argent qui s’ennuie, enchaînant des missions inintéressantes et trop peu dangereuse à son goût. Elle finit alors par accepter un type de mission qu’elle a toujours refusé jusqu’ici, un contrat avec des sorcières. Elle doit retrouver l’assassin de l’une d’entre elles. Miryo est une jeune sorcière qui termine son apprentissage de la magie et ne connaît rien du monde extérieur. A la fin de son épreuve d’initiation, elle apprend qu’elle ne deviendra une sorcière à part entière que lorsqu’elle aura retrouvé et éliminer son double. Pour les deux jeunes femmes, la traque commence.

Une traque, de la magie, du combat, des ingrédients simples mais efficaces  qui peuvent donner d’excellentes intrigues. Ce livre s’est lu très rapidement, je suis facilement entrée dans l’histoire une fois l’action lancée et j’avais ensuite envie d’en connaître le déroulement, mais le début ne me donnait pas vraiment envie. En effet l’intrigue nous fait suivre les deux héroïnes en parallèle, bien que l’on voit beaucoup plus Mirage malgré tout, raison pour laquelle j’ai eu du mal à accrocher, le personnage étant profondément antipathique. Elle est en effet parfaite, forte, courageuse, indépendante, capable de réussir tous types de missions et madame s’ennuie car aucune de celle proposées avant n’est à sa hauteur.

Marie Brennan

Marie Brennan

J’ai souvent vu ce genre de dérive avec les personnages féminins guerriers de Fantasy qui, pour pallier à leur sexe, sont du coup totalement caricaturaux tellement leurs capacités sont sur-développées. Cependant l’arrivée dans un premier temps du personnage secondaire d’Eclipse, un autre chasseur du Feu d’Argent, et surtout la rencontre avec Miryo permettent d’oublier un peu ces traits trop appuyés. Le personnage de Miryo est lui plus nuancé ce qui la rend plus sympathique au lecteur. Quant à Eclipse, c’est le personnage masculin inintéressant et surtout inexploité dans toute sa splendeur. Il est tellement en retrait et tellement plat qu’on en vient à se demander à quoi il sert. Je suis déçue que l’auteur n’ait pas su utiliser le potentiel de ce personnage masculin qui aurait pu apporter un contrepoids non négligeable et une profondeur dans les interactions entre les deux femmes.

L’univers de cette diptyque Les Deux Sœurs, en revanche, m’a beaucoup plu. Teinté de culture asiatique avec l’utilisation de suffixes honorifiques, il est fouillé et vraiment bien construit. La hiérarchie des sorcières est tout à fait sensée dans son articulation autours des cinq éléments (terre, air, eau, feu et néant) et la différenciation en écoles des différents guerriers est elle aussi très bien amenée. Seul bémol, le glossaire des termes qui fait quand même huit pages. On peut suivre l’intrigue sans mais on perd du coup pas mal en compréhension de l’organisation de cet univers.

Guerrière, Les Deux Sœurs Tome 1, de Marie BrennanEnfin la différence de rythme de l’intrigue m’a aussi un peu déplu. Alors que la première partie (avant la rencontre des deux femmes) est relativement lente et descriptive, la suite enchaîne action et combat très vite, bien trop vite. On a presque l’impression de sauter des passages tant les choses ne sont plus expliquées, ou trop succinctement. De la même manière, et alors qu’on avait des descriptions sans intérêt notable au début, on aimerait ici avoir des détails sur certains endroits, personnages ou rites au lieu de juste les survoler. Malgré cela j’avoue avoir été surprise par le dénouement, pas tant par son originalité mais par son explication très logique. Marie Brennan n’a pas choisi la facilité et a su amener les choses sans ce côté « c’est comme ça parce que ça doit l’être » que l’on voit parfois. Je me pose désormais question sur ce que pourra contenir le tome deux, Guerrière étant un roman qui peut se suffire à lui-même.

Au final une lecture en deux teintes mais qui reste sur un versant positif, la déception venant surtout d’un sentiment de trop peu. Reste à saluer le travail des éditions Eclipse qui proposent un très beau roman dont la couverture cartonnée contient même un marque page assorti. Rien que pour ça il mériterait de figurer sur mes étagères.


2 avis, donnez le votre !

Emily The Strange est un personnage bien connu des (go)goths et autres assimilés. Et pour cause, la petite fille maussade, à la base née sur un sticker, a depuis une BD et bon nombre de produits dérivés à son effigie. Ici c’est d’un livre dont nous allons parler, le premier d’une série de quatre, titré Les Jours Perdus et écrit par Rob Reger. Sorti en été 2009 aux États-Unis il est sorti il n’y a pas très longtemps ici et évidemment je l’ai lu. Synopsis ?

Les jours perdus, Emily The Strange Tome 1, de Rob Reger

Une jeune fille se réveille sur un banc à Blackrock, amnésique. Ses seules possessions sont de quoi écrire et un lance-pierre. Fort étrange. Dans son exploration de la ville, elle va découvrir pas mal de choses étranges, tout en essayant de retrouver la mémoire, entre deux réparations de machine à café.

Je suis généralement perplexe sur ce genre de livres, typés produits dérivés, des livres autour d’un personnage déjà bien installé… Mauvais apriori qui heureusement n’a pas duré bien longtemps. Il faut reconnaitre qu’ils n’y sont pas allés avec le dos de la cuiller côté édition chez Michel Lafon. Intégralement en noir et rouge, le livre est copieusement annoté et illustré par Emily qui tient au jour le jour (parfois même heure par heure) son journal, de peur de tout oublier. C’est un très bel objet et du coup c’est très agréable à lire. Les 250 pages se lisent bien plus vite qu’on ne le croirait.

Il faut cependant avouer que l’histoire n’est pas le point fort. Le scénario est totalement tarabiscoté, on saute du coq à l’âne, les idées saugrenues d’Emily sont toujours bonnes, etc. Et pourtant, on accroche quand même. Tout simplement car ce scénario colle totalement à l’univers de la petite fille décalée. C’est sombre, c’est un peu fou.

Les jours perdus, Emily The Strange Tome 1, de Rob Reger

On est dans un monde à la Burton, doucement onirique, ce qui excuse un certain nombre de grosses ficelles. Je pense qu’il faut le lire pour l’ambiance, pour le monde autour et pour l’objet plutôt que pour y rechercher une histoire. Les plus jeunes pourront à la limite être intéressés par le scénario, mais je pense que pour les adultes, c’est même pas la peine d’essayer. Les adultes du coté sombre trouveront la aussi un certain nombre de références à la culture gothique.

Les jours perdus, Emily The Strange Tome 1, de Rob RegerEn réalité le livre doit tout à l’univers et à son coté loufoque. C’est un journal intime écrit par Emily, et à travers la plus de Rob Reger, elle a énormément d’humour. De plus elle aime beaucoup les listes, qui sont généralement hilarantes à chaque fois. J’ai été très surprise par le style, certes très simple mais bourré d’humour et de fraicheur. C’est typiquement ce qui colle au personnage. Les illustrations ne sont pas forcément superbes, mais c’est là encore dans la lignée d’Emily, un peu SD, un peu Burton aussi. Tous les éléments sont là de sa satanée robe à son amour pour les chats.

Si vous aimez le personnage vous aimerez le roman, et si vous ne le connaissez pas encore c’est le moment de le découvrir. C’est un roman comme j’aimerai en lire plus souvent, c’est frais, c’est mignon, tout en étant ce qu’il faut de sombre pour ne jamais tomber dans le niais. Il y a un réel potentiel, et je vous le conseille fortement. Nul doute que je lirais la suite.


Des choses fragiles de Neil Gaiman

dabYo dans Critiques, Livres le 23 janvier 2011, avec 3 commentaires
Critiques

Des choses fragiles est un recueil de nouvelles de Neil Gaiman récemment édité en version poche par J’ai Lu. J’avais découvert l’auteur américain avec De bons présages, un roman mêlant Fantastique et Humour avec brio, co-écrit avec l’éminent Terry Pratchett. C’est donc le second roman de l’auteur que je peux lire, toujours dans le même genre mais un brin plus sérieux cette fois. Difficile de rester de marbre face aux nombreuses récompenses prestigieuses qu’ont obtenu les différentes nouvelles du recueil. On n’y compte plus le nombre de prix Hugo de la nouvelle et autres prix Locus. Mais bon, est ce si bien que ça ?

Des choses fragiles de Neil Gaiman

Ce recueil démarre avec une petite introduction de l’auteur, le pourquoi du comment de ce recueil, et du choix du titre. S’enchaîne ensuite une liste d’explications qui vont nous révéler les détails qui entourent la rédaction de chacune des nouvelles du recueil, ainsi que les éventuels prix qu’elle a obtenu, ou ce qui a amené l’auteur à l’écrire. L’idée est vraiment sympathique et donne matière à mieux comprendre certains nouvelles qui ne dépassent pas les trois pages, c’est juste dommage que cela soit placé en bloc au début du roman et non devant (ou après) chacune des nouvelles, ce qui aurait évité d’avoir à faire les allers-retours.

Qu’à cela ne tienne, commence ensuite une lecture de plus de trente nouvelles, 32 pour être exacte, pour près de 450 pages, ce qui en fait un recueil somme toute très complet. On retrouve des nouvelles écrites à plusieurs périodes de la vie de Neil Gaiman, bien que ça n’en soit pas pour autant l’intégrale de son travail. Quand certaines nouvelles font près de 30 pages, d’autres n’en font qu’une moitié de page, sous forme de vers la plupart du temps. Il faut dire que le style des nouvelles est assez varié, voir parfois déroutant, avec certaines qu’il faudra lire plusieurs fois pour en comprendre l’intégralité. Et pourtant, ce sont généralement les plus courtes qui sont les plus déroutantes.

Des choses fragiles de Neil GaimanLes thèmes, s’ils restent tous autour du Fantastique, sont assez variés, mais c’est surtout l’approche de la narration qui diffère. De cet ensemble très hétérogène se dégage tout de même un certain sentiment de désespoir, de mélancolie, et ce même lorsque la nouvelle n’a pas d’émotion affichée. Bien entendu, il y a dans ce grand nombre de nouvelles certaines en dessous du niveau général, ou qui m’ont laissé assez indifférent et plus que perplexe. Le côté observateur de la misère humaine qu’ont certaines nouvelles ne m’a pas convaincu non plus, bien que pas forcément désagréable pour autant. L’enchaînement des nouvelles est assez dur, les thèmes étant très disparates, le fait de lire les explications de l’auteur entre deux nouvelles aidant à « faire le vide ».

Heureusement, le recueil peut compter sur un assez grand nombre de petites pépites, qui valent le coup d’être lues. Je vais revenir sur quelques unes.

Une étude en vert

Narrée à la première personne par un vétéran de la guerre que mène l’empire Anglais en Afghanistan, la première nouvelle du recueil pose très vite ses bases et nous met face à un personnage qui ne sera pas sans nous évoquer les grands détectives de la littérature, et pourquoi pas, un certain Sherlock Holmes.

Et pour cause puisqu’il s’agissait là pour l’auteur de mêler l’univers du détective à un autre tout aussi populaire, celui de Lovecraft. Rodolfo Martinez n’est donc pas le seul à avoir répondu à ce fantasme, et si je n’ai pas lu le roman de l’espagnol, je dois avouer que Neil Gaiman y est très bien arrivé. On mène donc l’enquête aux côtés de ce mystérieux personnage, allant d’élément en élément pour résoudre une courte enquête. Finalement, après une trente pages en sa compagnie, on est surtout déçu de ne pas continuer l’aventure à ses côtés…

La présidence d’Octobre

Cette nouvelle m’a tout de suite fait penser à ce que j’avais retenu de la critique de L’étrange vie de Nobody Owens, un autre roman de Neil Gaiman que Serafina lisait en parallèle… Et pour cause puisqu’il s’agit là de ce qui a servi, en quelque sorte, de brouillon à l’élaboration de ce roman.

On retrouve, dans une ambiance assez lourde, deux petits garçons dont les chemins vont se croiser. Le premier, vivant et fuyant sa famille, va finir par se retrouver à jouer avec le second, un petit garçon mort. Le flou artistique autour des deux personnages est savoureux, et assez onirique. La nouvelle m’a beaucoup touché, et convaincue de lire le roman qui en est issue, du coup.

Amères Moutures

Cette nouvelle que j’ai trouvée sans queue ni tête m’a beaucoup plu. Et pourtant, c’est exactement ce que je mettrais dans la case observateur de la misère humaine. Sans réel but, avec des péripéties somme toute banales, c’est de loin ma préférée. Et c’est aussi celle de Neil Gaiman, et pourtant, je ne l’ai vu citée dans aucune critique du recueil, bizarre.

La Saint Valentin d’Arlequin

Encore une nouvelle à la première personne, et encore un flou artistique autour du personnage principal de cette nouvelle. Encore une qui m’a particulièrement touché pour son côté sombre et à la fois touchant. On suit ici un Arlequin le jour de la St Valentin, qui follement amoureux n’a qu’une envie, dérober le cœur de sa bien aimée. Au sens propre du terme. Expliquer la nouvelle serait pure folie, de toute façon.

Au final je garde de ce recueil un bon souvenir. Ce n’est pas le genre de recueil que je vous conseillerai de lire d’une traite. C’est plutôt celui dont on lit quelques nouvelles de temps en temps, parce qu’on sait qu’on pourra être agréablement surpris et y passer un bon moment. Neil Gaiman m’a une fois de plus convaincu et signe avec Des choses fragiles un recueil certes inégal, mais très riche.


Mode Coop de Plants vs Zombies sur Xbox 360

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 21 janvier 2011, avec 4 commentaires
Critiques

Parmi les titres disponible en coop sur Xbox 360 se trouvait Plants vs Zombies, un jeu Xbox Live Arcade d’un genre assez inhabituel dans la coopération puisqu’il s’agit là d’un Tower Defense. Pour ceux qui ne connaissent pas le genre, en général réservé au monde PC, il s’agit de défendre une position en construisant des éléments défensif qui vont combattre des hordes d’ennemis. Vous l’aurez donc compris, nous construirons ici des plantes pour combattre des zombies. Oui oui, dans le monde loufoque imaginé par PopCap Games, tout est possible. Bref, le genre du titre nous avait pendant longtemps retenu de passer à l’acte, mais après l’avoir essayé en démo à la Fnac sur iPad, il était clair que nous aussi, nous voulions taper sur du zombie.

Plants vs Zombies sur Xbox 360

Alors il est certain que cela fera sourire de mépris plus d’un joueur PC de voir que l’on a joué à ce genre qui leur est habituellement réservé sur une « console », et pourtant, le gameplay de Plants vs Zombies est très bien retranscrit à la manette. Avec son éventail limité de plantes navigable par les gâchettes de la manette, et le joystick pour naviguer au sein d’un environnement assez restreint lui aussi, on s’en sort presque aussi bien qu’avec une souris. Alors bien entendu, on perd en rapidité et efficacité, mais certain mécanismes sont améliorés pour que cela ne gène pas trop le joueur console. C’est à ce niveau aussi que la coopération est présente, puisqu’il s’agit au final que d’un deuxième joueur sur la même partie. Cela permet donc de défendre à deux notre petite maison, mais pose aussi de nombreux problèmes de communication. Les deux joueurs partageant les mêmes plantes, et les mêmes ressources, à un niveau de difficulté supérieur il devient très compliqué de ne pas se marcher sur les pieds, ou de ne pas prendre les ressources qui seraient nécessaires à l’autre joueur pour exécuter ce qu’il avait préparé.

Plants vs Zombie c’est donc avant tout un Tower Defense à l’esprit assez déjanté, avec des graphismes très SD et léchés à souhait. Le joueur a à sa disposition des types de plantes aux pouvoirs assez variés, allant du tournesol qui vont créer les ressources pour planter d’autres plantes, on parle ici de « soleil », au piment explosif qui zigouillera tous les zombies présents sur une même ligne. Chaque plante est très travaillée et possède une animation assez marante, avec des descriptions soignées qui participent à cette ambiance assez fun et loufoque. Il en va de même pour les adversaires, ces zombies aux mimiques hilarante. Il y a bien sûr le zombie de base, qui va perdre bras puis tête en avançant lentement et inexorablement vers nos lignes de défense, mais d’autres plus cocasse, comme ce zombie lecteur de journaux, ou celui fan de Disco Queen.

Plants vs Zombies sur Xbox 360

Les graphismes sont donc très SD, mais aussi très léchés et passent parfaitement sur un écran HD. L’animation est fluide, et ce quelque soit le nombre de plantes et de projectiles affichés à l’écran. La taille du terrain de jeu étant assez limitée, 5 lignes et une dizaine de cases par lignes, l’action est généralement très lisible. Bien sûr, plus la difficulté monte et plus l’action devient confuse, mais c’est aussi ça l’intérêt. Plants vs Zombie propose avant tout un mode histoire, enfin, « histoire ». Il s’agit de défendre notre maison d’une attaque de zombies, le décor pouvant varier, on commence par le plus simple jardin pour finir par défendre l’accès à la cheminée sur le toit de la maison.

Ce changement de décor permet donc la variation du gameplay, si le jardin nous laisse planter nos plantes comme on le désire, le fait qu’il fasse jour nous empêche d’utiliser les plantes nocturnes. Inversement, de nuit, des tombes apparaissent et nous empêchent de planter des éléments à certains endroit, à nous de nous priver d’un choix supplémentaire de plante pour en prendre une qui « mangera » ces tombes. Vient se greffer un milieu aquatique, ou le toit, dans lequel il faut d’abord créer des pots de fleur pour ensuite y planter quelque chose. Si ces modifications ne révolutionnent pas le gameplay, elle le diversifie assez pour relancer l’intérêt.

Plants vs Zombies sur Xbox 360

A côté de ce mode aventure, on retrouve une tonne de mini jeux, cela va du jardinage qui permet de gagner des pièces et ainsi débloquer de nouvelles plantes, aux petits jeux plus fun, tel le bowling de zombies. Ces à côtés, s’ils ne sont pas très poussés, permettent d’allonger quelque peu la durée de vie. On ne passera bien entendu pas à côté des modes survies, où la difficulté est renforcée et le défi bel et bien présent. Car il faut bien avouer que le mode histoire, bien que très fun et varié, reste très facile pour les habitués du genre.

Bref, si le titre ne vous intéresse que pour son côté coopératif, il est possible que vous soyez déçu. Cette difficulté supplémentaire pour organiser l’action des deux joueurs peut devenir très handicapante aux niveaux supérieurs. Bien qu’à un prix assez haut pour le Xbox Live Arcade, 1200 points, Plants vs Zombies reste un titre que je conseille fortement. Rien que pour son ambiance, juste excellente, ou encore pour voir son sublime générique de fin.


Terra ! de Stefano Benni

illman dans Critiques, Livres le 19 janvier 2011, avec aucun commentaire
Critiques

Terra ! de Stefano Benni est un bouquin de Science-Fiction picaresque à l’italienne réédité fin 2010 en France aux éditions Mnémos. L’édition originale datant elle de 1983, avec une première parution française en 1985. Je n’étais pas très rassuré à la vue de la couverture, mais bon, je ne juge pas les bouquins à la couverture et me suis donc lancé. Peut être aurais-je dû. Synopsis.

Terra ! de Stefano Benni

Et bien, niveau synopsis, j’ai pas tout bien compris mais je vais tenter de vous expliquer. Une souris est responsable d’une guerre nucléaire, suivi d’autres qui laissèrent la Terre comme un glaçon, inhospitalière pour l’homme. Un mystérieux message d’un explorateur de l’espace fait part à l’un des gouvernements de la découverte d’une planète habitable semblable à la Terre, sans filer les coordonnées. Du coup une expédition est balancée un peu au pif dans l’espace. Dans le même temps, des ruines incas sont explorés pour sortir la Terre de sa crise énergétique.

Et encore là, je vous ai fait la version compréhensible, parce qu’il y a aussi des souris avec des noms de touches de clavier, un vaisseau spatial en forme de tête de Mickey et plein d’autres trucs placés là pour paumer le lecteur. J’ai presque rien compris à la première moitié du bouquin, et ça vient principalement du découpage de l’histoire et d’apartés disséminés au cours de la lecture. On passe d’un groupe de protagonistes à l’autre très régulièrement, protagonistes qui au passage sont super nombreux et ajoutent ainsi à la confusion. Je n’arrivais plus à savoir qui est avec qui, et les changements ne sont pas marqués suffisamment à mon goût. C’est dommage, certains personnages avaient l’air intéressants de loin.

Un autre élément du style que j’ai évoqué plus haut et que je trouve désagréable, ce sont des apartés scénaristiques qui se promènent par ci par là. Par exemple, pendant un dialogue, un des personnages va évoquer une légende, ou un autre truc du genre, et pouf, on part dessus. Une petite histoire comme ça de temps en temps, ça peut être sympa mais là c’est tout le temps. J’ai presque envie de citer Seraf sur sa chronique de Tout est sous contrôle, le bouquin de Hugh Laurie.

Terra ! de Stefano BenniJ’ai l’impression d’avoir dit beaucoup de mal mais comprenez moi, à la fin du premier chapitre j’avais la foi, il y a plein de bonnes idées qui se baladent et qui sont gâchées par la narration bazardélique. La déception a fini par laisser la place à l’agacement pendant la lecture rendant ma progression calamiteuse. Heureusement pour les pauvres lecteurs que nous sommes, l’auteur redresse la barre sur la fin pour nous offrir un final qu’on ne sentait pas venir et qui, contrairement au reste du bouquin, est extrêmement bien amené. Les seuls passages valant vraiment le coup selon moi sont ceux qui se déroulent dans les ruines incas qui sur la fin deviennent géniales.

Je pense que la narration telle qu’elle est amenée aurait plus convenu au format vidéo qu’au format papier, j’en suis même venu à penser que ça aurait pu faire un film terrible, mais bon cela m’étonnerait sévèrement. Niveau édition, la couverture est pas mal bien que clownesque et le papier est de bonne qualité. Je reste perplexe sur la 4ème de couverture, « un des plus grands écrivains contemporains italiens », qui ne donne pas envie de lire autre chose venant d’Italie si Terra ! est parmi ce qui se fait de mieux là bas.

Vous l’aurez compris, je ne conseille pas ce roman, ce n’est pas pour rien s’il était sur mon top flop 2010. J’espère que ma prochaine incursion chez Mnémos ou chez un auteur italien sera de meilleure qualité.


Il est difficile de ne pas remarquer sur une table La Grande Bible des Fées d’Edouard Brasey tant sa couverture vous saute aux yeux. D’un doré clinquant, presque aveuglant, le côté criard de cette ouvrage aux éditions Le Pré aux Clercs aurait de quoi en rebuter plus d’un. Cependant ce serait une erreur de s’arrêter à cette première impression tant le contenu est lui bien plus beau.

La Grande Bible des Fées d'Edouard Brasey

La Grande Bible des Fées se veut être une présentation complète de ces créatures mystérieuses que sont les fées et y réussit bien. Les textes se divisent en plusieurs parties appelées « livre ». On retrouve ainsi les livres des origines, les livres historiques (chroniques et légendes), les livres poétiques, le livre des prophétesses, le nouveau testament des fées, l’apocalypse des fées et enfin l’épilogue. De la naissance des fées, leurs origines étymologiques jusqu’à leur système monarchique et les différents types de fées existantes, tout est répertorié. Les références à d’autres ouvrages sont nombreuses et l’ensemble est donc très complet.

Ayant déjà lu pas mal de livres à propos des fées, tous traitant le sujet de manières très différentes, j’ai apprécié de lire ce qui est ici, au final, un condensé d’autres ouvrages sur la féérie. Cependant et bien que cet ouvrage ne soit pas le seul à le faire (pour exemple La Bible des Fées de Teresa Moorey), je peine grandement avec l’association « bible » et « fée ». A ma connaissance les fées ne sont pas supposées être chrétiennes ce qui a un peu gâché ma lecture de la deuxième partie de l’ouvrage.

Fée et Animaux d'Amandine Labarre pour La Grande Bible des Fées d'Edouard Brasey

Fée et Animaux d'Amandine Labarre

Les livres poétiques, assez ésotériques, marquent la fin de la partie encyclopédique des fées. Ils présentent un calendrier magique, une association des fées et des signes du zodiaque, ainsi qu’une série d’invocations dont l’ésotérisme fait gentiment sourire. En revanche la suite devient beaucoup plus chrétienne avec les termes de « prophétesses », « testament », « genèse » et « apocalypse ». Il ne manque pour ainsi dire que les apôtres. Il est difficile lorsqu’on est un peu documenté sur le sujet de ne pas s’agacer devant cette évangélisation massive de croyances païennes.

Ce n’est pas l’habitude de parler du fond avant de la forme mais je vais maintenant revenir sur l’aspect du livre. Comme dit précédemment la couverture dorée criarde n’est en rien représentative de la beauté du contenu. Illustrés par cinq dessinateurs de talent, les textes sont enluminés avec soin donnant à l’ensemble un cachet très particulier. A raison de presque une page d’illustration pour chaque page de texte, sans compter celles plus petites qui parsèment les chapitres, il est difficile de ne pas rester admirer ces œuvres en oubliant de lire.

La Grande Bible des Fées d'Edouard BraseyCependant il est regrettable que l’ensemble de l’ouvrage n’est pas été visuellement traité de la même manière. En effet, jusqu’à la fin des livres poétiques, les pages ont une belle couleur parchemin beige foncé et l’ensemble des illustrations restent dans des dominantes automnales rendant l’ensemble très apaisant.

Arrivé là, les pages sont bien plus claires et les couleurs deviennent bien plus vives créant une vraie démarcation et rendant l’ensemble bien moins agréable à regarder.

Au final La Grande Bible des Fées reste un magnifique livre aux illustrations superbes qu’il convient de lire avec un certain pragmatisme et dont la deuxième partie doit plutôt être lue comme une série de fictions fantaisistes. Un beau cadeau pour tout amateur de féérie.


Après un très bon neuvième tome pour la Couronne des Sept Royaumes, j’avais très hâte de commencer Le Pacte des Justes. Le dernier tome de la série de David B. Coe promettait en effet un moment de lecture très jouissif avec le dénouement des complots que l’on suivait depuis neuf tomes déjà. Le tome précédant avait déjà mis la barre haute, l’auteur a-t’il maintenu le niveau jusqu’à la dernière ligne ? Ou cette saga retombe-t’elle comme un soufflet ?

Le Pacte des Justes, la Couronne des Sept Royaumes Tome 10, de David B. Coe

Suite oblige je ne vous ferai pas de synopsis, si vous ne connaissez toujours pas la série je vous invite à consulter ma présentation de la Couronne des Sept Royaumes de David B. Coe. Il s’agissait donc là du dernier tome et donc de la fin de ma lecture de cette série que j’avais commencé il y a plus de deux ans maintenant, par un hasard des plus complets. S’il est certain que ça fait plaisir de finir, c’est aussi un peu déroutant de quitter ces personnages que l’on avait suivi tout ce temps. Mais nous n’y sommes pas encore.

Le style de l’auteur reste égal à lui même, clair, agréable à lire, il continue de nous donner les éléments que l’on pourrait avoir oublié entre deux tomes. Comme d’habitude, je reste perplexe sur cette présence parfois un peu trop importante des rappels quand on considère qu’en langue original, les tomes 9 & 10 n’en forment qu’un. Mais soit, action oblige, il ne se perd pas dans les rappels comme j’avais pu le reprocher et l’histoire avance relativement vite. De ce côté pas grand chose à reprocher d’autant que les détails de l’action sont très bien retranscrits.

De même, le scénario et les dénouements se ficèlent bien, l’auteur arrive même à utiliser la quasi totalité de ses personnages, et vu leur nombre, c’était pas aisé. Alors bien sûr, on a parfois l’impression de vivre le petit moment de machin, comme s’il s’était senti obliger de le faire réapparaître avant la fin. Mais rien qui ne soit choquant pour autant. De même, c’est avec un certain plaisir qu’on découvre encore plus en détails la magie des Qirsis, son utilisation, ses règles et ses limites. Le combat final est d’ailleurs assez surprenant et original. C’est donc du tout bon, tout du moins, pour la première partie du livre, celle du combat des deux Tisserands.

Le Pacte des Justes, la Couronne des Sept Royaumes Tome 10, de David B. Coe

Car si le début du bouquin, plus de la moitié, est quasiment sans faille, on est loin de ce constat pour la fin du livre. David B. Coe a en effet décidé de pondre un épilogue un peu plus long que ce que l’on peut avoir d’habitude, et qui n’en est pas réellement un. Il s’agit là plutôt d’une non histoire. Soyons clair, au lieu de se conclure après la fin du combat final, le roman va continuer, sans nouvelle intrigue pour autant. On va donc pouvoir voir les personnages en parler, les voir rentrer chez eux et vivre ce qu’ils y verront.

Malheureusement, cela fait un peu office de cheveux sur la soupe. Les personnages vont enfoncer des portes ouvertes et on pourra suivre des dialogues stéréotypés des plus intéressants. C’est d’autant plus dommage que le livre va obtenir une image de tout il est bien dans le meilleur des mondes si on y met chacun du sien, image à laquelle toute la série n’avait jamais collé jusqu’à maintenant. Alors certes, il restera toujours des personnages dissidents, mais ils ont été si nombreux à retourner leur veste qu’on a plus l’impression qu’ils sont là pour ne pas faire penser au pays des bisounours.

Le Pacte des Justes, la Couronne des Sept Royaumes Tome 10, de David B. CoeDu coup, c’est un final en demi teinte qu’offre David B. Coe à sa série. Excellent jusqu’à la fin du dénouement, l’auteur aurait dû s’arrêter aussitôt au lieu de nous servir un épilogue bien trop long, et très dispensable. C’est dommage et cela aurait permis de faire un final bien plus grandiloquent, qui aurait laissé au lecteur le soin d’imaginer la suite.  Cela dit, je ne regrette pas du tout d’avoir entamé la Couronne des Sept Royaumes et d’être allé jusqu’à sa fin.

Avec un scénario plutôt bien fait, des intrigues vraiment prenantes et des retournements de situation inattendu, la série est sans aucun doute à lire pour tout fan d’intrigues de cours. Idéal en attendant le tome 13 du Trône de Fer par exemple !


L’importance de ton regard de Lionel Davoust

LuxtExMachina dans Critiques, Livres le 10 janvier 2011, avec aucun commentaire
Critiques

L’importance de ton regard est un recueil de nouvelles écrites par Lionel Davoust aux éditions Rivière Blanche. Il regroupe ici pas moins de dix-huit nouvelles, principalement de Science-Fiction, mais aussi avec des incursions dans le Cyberpunk et la Fantasy en passant par le Polar. J’avais envie de m’y plonger depuis la publication de son interview sur if is Dead. C’est donc avec un grand plaisir que j’ai lu ce livre et que je vous en fais la critique. Vu le nombre de nouvelles présentes, il m’est impossible de vous parler de chacune d’entre elles individuellement, je me contenterais donc de faire un bilan général et de vous présenter celles qui m’ont le plus marqué.

L’importance de ton regard de Lionel Davoust

Le livre nous offre une préface et une postface signées par deux personnalités du genre, Stéphane Manfrédo, directeur de la collection jeunesse des éditions l’Atalante, et Bruce Holland Rogers que, je dois l’admettre, je ne connais pas. Stéphane Manfrédo retrace la carrière de Lionel Davoust depuis son tout début, où l’on apprend notamment qu’il était le traducteur de certaines publications de Bruce Holland Rogers, qui signe la postface donc. Postface un peu déjantée qui rend hommage à l’auteur. Chaque nouvelle est précédée d’une petite introduction de l’auteur, qui explique comment il est arrivé à l’écrire, ses inspirations, ses difficultés.

Lionel Davoust

Lionel Davoust

Au cours de la lecture, on passe parfois d’une nouvelle de quatre pages sur un inventaire à une nouvelle de Fantasy de vingt pages. Chacune possède un univers, un format différent. Cette diversité vient du fait que l’auteur a regroupé ici dix ans de travail. Il arrive à se renouveler à chaque fois, on ne s’ennuie donc presque jamais. On retrouve souvent dans les thèmes le désespoir, la lutte pour survivre, ainsi que la mort, qui est celui qui revient le plus souvent, que se soit pour y échapper, la rechercher ou même quand il est trop tard pour s’en préoccuper. On sentira aussi au cours de la lecture que Lionel Davoust se préoccupe de l’exploitation des ressources naturelles, notamment celles de la mer, car il nous offre deux nouvelles sur ce sujet.

Le style est ici agréable à lire, fluide, et se renouvelle lui aussi sans cesse. Bien qu’une ou deux nouvelles m’ont paru un peu lourdes, et moins intéressantes que les autres. La plupart sont racontées à la première personne, mais on retrouve aussi des histoires à la troisième, et même une racontée à la manière d’un conte. On suit les protagonistes dans leur vie, on ressent leurs émotions, leurs joies, leurs peines. Une fois que l’on a commencé à lire, il devient difficile de s’arrêter tellement on est pris par les aventures décrites.

Je m’arrête là pour la critique générale du livre. Il est temps que je vous parle plus en détails des nouvelles les plus marquantes. Sur les dix-huit proposées, aucune ne m’a vraiment déplu.

L’Impassible armada

Le premier texte est aussi celui que je préfère. L’auteur utilise un univers assez inhabituel en imaginaire: la piraterie. Il y mêle du Fantastique, rendant cette nouvelle unique et originale. Nous suivons donc un équipage de la marine anglaise, lancés à la poursuite de pirates, ils se retrouveront coincés, à se battre continuellement toutes les pleines lunes et à attendre bien sagement le reste du temps. On suit principalement les scènes d’action, les phases de repos étant occultées. La fin, de toute beauté, est vraiment surprenante et nous montre qu’une personne est prête à tout pour survivre.

Bataille pour un souvenir

Cette nouvelle est de la Fantasy pure. On y retrouve tous les codes du genre, une bataille sans l’ombre d’un espoir, des héros prêt à tout sacrifier. Et pourtant, ce n’est pas que leur vie qu’ils s’apprêtent à sacrifier, mais aussi leur mémoire, si bien que même si ils y survivent, ils auront tout perdu. Le sacrifice est une part importante de cette histoire, et on ne peut s’empêcher de ressentir de la tristesse pour ces combattants, si bien qu’à la fin la victoire ou la défaite n’est plus importante.

L’importance de ton regard

Je ne pouvais pas passer sur la nouvelle qui donne son titre au livre. On suit ici le déclin de la société, sa destruction lente et pourtant inévitable, par un ennemi fourbe et sans conscience qu’est le jeu en ligne. Ce court roman est un hommage aux geeks ou au contraire, une dénonciation. Je n’ai pas réussi à me décider, peut être est-ce les deux en même temps ou aucun.

L’auteur nous fait suivre plusieurs personnes, du joueur chevronné au novice qui n’y connait rien. Chaque personne va petit à petit sombrer dans la dépendance du jeu, oubliant le reste pour s’y concentrer uniquement. Si bien qu’à la fin même les plus réticents se retrouvent piégés par le jeu.

L’importance de ton regard de Lionel DavoustChacun peut trouver dans ce livre de quoi lui plaire tellement les histoires sont variées. Comme je l’ai déjà dit, j’ai seulement moins apprécié une ou deux nouvelles, ce qui est assez rare pour être souligné, vu le nombre de nouvelles. C’est aussi rare qu’un livre me fasse ressentir tant d’émotions contradictoires, car on passe de la joie à la tristesse en un instant.

Lionel Davoust nous livre ici un excellent recueil qui serait dommage de rater. On se sent transporté dans ses histoires, on s’inquiète pour ses personnages. On a plus qu’une hâte, c’est de lire le reste de ses œuvres.

Et pour en apprendre plus sur l’auteur, vous pouvez lire notre interview de Lionel Davoust, ou bien vous rendre sur son excellent blog.


MdM#19: Tequila de Korpiklaani

Actualité ou Coup de coeur, c'est le morceau du moment

dabYo dans Coup de Coeur, Musique le 9 janvier 2011, avec aucun commentaire

Qui dit nouvelle année dit résolutions, et pour 2011 nous allons prendre la résolution d’être régulier dans nos morceaux du moment !  Du coup on commence cette année avec le dernier single du parent pauvre du Folk Metal, Korpiklaani ! Le groupe s’apprête en effet à sortir un nouvel album, prévu pour le 4 Février 2011 et nommé Ukon Wacka. D’après les dires du groupe, l’album serait beaucoup moins Metal et beaucoup plus Folk que les précédents, et on l’attend bien entendu de pied ferme.

Le single, Tequila, n’est pas sans rappeler celui tiré de l’album précédent, sobrement appelé Vodka. La ressemblance ne s’arrête pas là, on retrouve en effet une chanson entrainante, qui serait idéalement accompagnée d’une bière et de quelques pas de danse. On comprend aussi pourquoi le groupe considère le tout un peu plus folk que d’habitude, entre les percussions qu’on retrouve un peu tout au long du morceau et un air bien plus léger que d’habitude.

Mais ce qui choque le plus finalement avec ce clip, c’est qu’il est potable. On est bien loin de la vaste blague qu’était le clip de Vodka avec des incrustations Photoshop ratées. Non là on rigole plus, avec un semblant de scénario et des scènes qui se passent en dehors du jeu du groupe. Bon ok, ils continuent de jouer dans la forêt et on se demande pourquoi, peut être parce que c’est plus agréable d’être fouetté par le vent enneigé ?

En tout cas, on a déjà hâte d’écouter leur album. Rendez vous le 4 Février !


Après avoir vu Therion le mois précédent, nous sommes revenus vers la salle CCM John Lennon de Limoges pour un nouveau concert de Metal. Il s’agissait ici du Festival de Noël, sorte de tradition limougeoise, qui pour cette année 2010 regroupait trois gros noms du genre: Finntroll, Samael, Rotting Christ, ainsi que deux groupes moins connus : Metsatöll et Nothnegal.

Nothnegal en concert à Limoges

Le bassiste de Nothnegal

Nothnegal

Le premier groupe à assurer le show est Nothnegal.  Il est a signaler que ce groupe vient des Maldives, ce qui est quand même suffisamment rare pour être noté.  Le groupe n’a pour le moment sorti d’un EP, leur premier album étant prévu pour 2011.

Ils servent un Death Metal assez sympathique, bien que non transcendant. Ils sont six sur scène, et sont malheureusement un peu trop statiques. C’est une brave première partie, mais à revoir peut être avec plus d’expérience, l’accueil du public n’était pas vraiment au rendez-vous. On avait un peu de peine en voyant le chanteur qui essayait désespérément de faire participer le public.

En vain.

Metsatöll

Longs cheveux blonds, habits en peau de bête, aucun doute Metsatöll font du Folk.  Du Folk Estonien parlant d’obscurs événements datant du XIIIème siècle pour être exacte. Autant dire que de toute manière on n’y comprendra rien. Contrairement à Finntroll, les éléments folks ne sont pas limités aux claviers, et un de leur membres, Lauri Varulven Õunapuu, s’occupe exclusivement de manier la cornemuse, la flute, la cithare et autres instruments folkloriques. Le groupe intègre une dimension assez shamanique, avec des chants à capella, en canon, etc, bref du chant de guerrier viril dans les froides plaines estoniennes. On retiendra surtout le dernier morceau qui était excellent, à la fois très traditionnel et très métal. Un groupe découverte donc, dont nous avons acheté un CD à la sortie, et qu’on vous conseille.

Metsatöll en concert à Limoges

Rotting Christ

Les choses sérieuses commencent. Rotting Christ, un des rares groupes de Metal grecs, arrive sur scène. Bien que classés dans du melodic black metal, leur musique est assez universelle pour plaire à une grande partie des metaleux. Et ça commence très fort. Le groupe est très énergique, et sert une platée de titres très incisifs qui vous remuent les cervicales. J’avoue que je n’avais jeté qu’une oreille évasive au groupe avant ce concert… Et honte sur moi.

Les différentes compositions sont efficaces, avec des passages mélodiques très bien gérés. Une fougue certaine, des changements de rythme fort sympathiques, et des morceaux avec un vrai développement, notamment quelques passages assez atmosphériques. Le groupe dégage une vraie ambiance, limite malsaine. Évidemment, dans la foule cela s’échauffe, et on sera vite reflué vers l’arrière au vu du déchainement de la fosse. Un set très énergique nous est servi là, bien qu’un peu trop court. A revoir dans tous les cas, et à réécouter attentivement !

Rotting Christ en concert à Limoges

Samael

C’était la deuxième fois que nous voyions le groupe Suisse, le baptême s’étant déroulé au Hellfest 2009. Leur prestation au Hellfest nous avait d’ailleurs plutôt bien convaincu. Bien qu’ayant des origines Black, Samael, aujourd’hui c’est surtout de l’electro-indus, et il faut dire que malgré tout l’amour qu’on a pour leur musique, ils faisaient un peu hors sujet.

Pendant leur set, le public s’est nettement calmé. Cependant, leur prestation est l’une des plus énergiques de la soirée. Vorph, avec ses gestuelles très martiales emmène très bien le groupe, mais le bassiste, guitariste et batteur ne sont pas en reste.  La musique est servie par des vidéos projetée sur la toile de fond. Ça donne envie de danser, et cela nous confirme l’impression du Hellfest. La setlist est assez éclectique et couvre pas mal d’albums. Évidemment, Slavocracy et Into the Pentagramm seront jouées, pour notre plus grand plaisir. On notera aussi Sol Invictus, un morceau de leur prochain album.

Samael en concert à Limoges

Un excellent concert, malgré des lumières un poil épileptiques. Enfin, instant chauvin, ca fait plaisir d’avoir un groupe francophone !

Finntroll

Les troll finlandais sont donc le clou du spectacle. Nous les avons vus il y a moins de 6 mois, au Hellfest 2010, et évidemment, c’est la même tournée, donc mêmes tenues, même intro, etc. Cependant, le son du Hellfest avait rendu inaudible les claviers, choses réparée ici. C’est sacrément autre chose, surtout quand on sait que tout le Folk dans Finntroll est assuré aux claviers ! Les lumières sont moins changeantes que pour Samael, et la toile de fond affiche seulement l’artwork Nivelfind, leur dernier album.

Le chanteur est toujours très énergique, ce qui ne lui fait toujours pas perdre ses abdos kro.  Au niveau de la setlist, la plupart des titres viennent du dernier album Nivelfind, qu’on aime beaucoup ici. Cependant les classiques, dont Trollhammaren, ne seront pas oubliés. Le public est très présent, même si c’est moins intense qu’au Hellfest, ça pogote, ca fait du wall of death, y’a du mec bourré, bref, un concert de Metal quoi. Leur pèche est communicative, et les morceaux dansants côtoient les morceaux plus brutaux.

Bref c’était un concert de Finntroll, un joyeux déchainement dont on ressort tout content.

Finntroll en concert à Limoges

Au final, une très belle affiche pour cette petite salle de Limoges. Nul doute qu’on y retournera avec plaisir, probablement pour les concerts qui sont déjà programmés pour mars-avril !