Black Buttler est un manga de Yana Toboso appelé Kuroshitsuji en VO. 7 volumes sont parus au japon depuis Fevrier 2007, et Kana vient tout juste d’éditer le premier tome, à grand renfort de pub. J’avais lu le feuillet publicitaire avec les premières pages, et j’avais été pas mal conquise donc, quand il est sorti, je n’ai pas tardé à le lire. Il est à noter que le manga est classé en Shonen mais, nous y reviendrons plus tard, ce classement ne doit pas vous bloquer. Pour l’instant c’est autant du Shonen que God Child, donc, c’est pas du Naruto hein. Synopsis ?
- Année:2009
- Auteur:Toboso Yana
- Editeur:Kana
- Genre:Shonen
- Série:Black Buttler
- Tome:1

En Angleterre, à l’époque victorienne, le conte Ciel Phantomhive, 12 ans, est l’unique héritier d’une noble famille. Il vit dans un manoir avec des domestiques, dont son majordome Sebastian. Autour de ce dernier gravitent d’autres personnages, plutôt secondaires: un jardinier, un cuistot et une bonne. Sauf que Sebastian est un majordome un peu… particulier.
Il est difficile de vous en dire plus sans spoiler. Parce que ce premier tome est basiquement une introduction, comme c’est souvent le cas dans les mangas. Il ne regroupe que 3 ou 4 chapitres. Au cours de ceux ci, on nous présente rapidement la situation, et les personnages qui vont être amenés à agir, à travers de petites histoires one shot, c’est à dire, sans lien les unes avec les autres.
La première chose qui marque, évidemment, c’est le dessin. C’est en tout point superbe. Les noirs sont ultra-maîtrises, les visages sont beaux, les décors (et les gâteaux, miam) sont juste parfaits, vraiment il n’y a rien à redire. Les scènes sont dynamiques, l’auteur inclut de nombreux SD, quant aux phases de combat, car il y en a, elles sont dynamiques, les perspectives sont poussées, et l’action est très bien retranscrite. Bref, il n’y a rien à redire, en dessin, Black Buttler c’est du très haut niveau. Il manque peut être ce petit quelque chose qui rendra le style de l’auteur absolument impossible à confondre, mais c’est vraiment chipoter.
Au niveau des personnages, je trouve pour l’instant Ciel très effacé, mais quelque chose me dit qu’il en cache pas mal. A voir avec la suite pour savoir si on aura droit à la caricature du mec dark-torturé. Sebastian est juste génial, classe, beau, efficace, bref, je l’adore. Les personnages secondaires, les domestiques, mettent pas mal de légèreté dans les situations, moi j’aime beaucoup le cuistot. J’ai pas mal ris de leurs bêtises et des efforts de Sebastian pour tout réparer. L’humour est en effet très présent, très grotesque avec les domestiques, plus cynique avec Sebastian. Ce dernier réussi même à avoir la classe en se battent avec une petite cuiller. (note de dabYo: la classe étant très relative)
Pour ce qui est de l’histoire en elle même, je suis un peu perplexe quand même… On a un petit goût de déjà vu. Je parlais de God Child tout en haut, et c’est difficile de ne pas faire la comparaison. L’ambiance est très noire, très gothique, comme dans God Child, l’époque est la même, le pays aussi, même Sebastian a un design très proche de Cain, on assiste à une forte relation entre un conte et son majordome …. Bref, pour ce premier tome, on a un peu l’impression d’être face à un plagiat éhonté. La présence de la magie noire à la fin du tome ne fait que confirmer cette impression, mais cette fois, avec l’emprunt à d’autres mangas, Hellsing par exemple, A voir dans les prochains tomes…

La dernière page du tome montre tout juste ce qui va être le principal plot de ce manga, donc du coup il est dur de réellement juger la série. En tout cas, je lirais le tome deux sans hésiter. A noter qu’un anime est sorti en octobre 2008, qui a fait un tabac. Il ne passait pas un jour sans que sur deviantart je tombe sur un fanart. L’anime semble apparemment assez différent de l’histoire du manga à partir de quelques épisodes, donc, je compte aussi le regarder.

Le style est encore une fois assez lent, assez calme. On a l’impression de voir à travers un rêve. Sauf peut être les passages centrés sur Ariel et Russels, qui feront les seules scènes d’action du livre. Pour le reste, le coté onirique de Edgewood -le nom de la forêt où se déroulent les événements- reste le même. Alors que d’un autre côté, pour la première fois nous avons le point de vue de personnages au cœur de la Cité, qui elle est évidemment crade, l’endroit de la déchéance, etc… Le livre semble ici avoir une portée écologique que je n’aurais pas soupçonnée au premier abord.

C’est presque comme si il était logique que le mot 

Pour ma part, je suis très lent au début… Surtout quand j’aborde un nouvel auteur, un nouveau registre, une nouvelle série, par exemple… Ou bien quand tu dois enchaîner sur un ouvrage totalement différent du précédent. Imagine-toi qu’après
On pourrait en discuter des heures… Ça me laisse toujours perplexe quand je lis une critique qui vante la langue, le style de tel ou tel auteur que j’ai traduit… surtout si c’est un auteur que j’apprécie… On parle de mon texte, en définitive, puisque l’original est écrit dans une langue étrangère. J’ai notamment éprouvé ce sentiment (mâtiné de frustration, on va dire…) en lisant dans le Monde un jour une excellente critique de la série de polars historiques XVIIIe de Bruce Alexander, que j’ai traduits chez 10-18. À l’époque, j’ai même été confronté au cant, l’argot des voleurs/malfrats de Covent Garden (ndlr : un quartier de Londres), que je devais donc adapter en trouvant des équivalents XVIIIe français…
Inutile de préciser que je dois adapter à fond, en me mettant dans la peau d’une gamine de 13-14 ans, en vérifiant non-stop les références sur le Net, notamment pour la mode… en décollant au besoin carrément de la VO pour produire une VF qui tienne la route et puisse être lue par de jeunes ados françaises… C’est pas toujours évident, crois-moi. Mais, apparemment, ça marche bien… et même mieux de ce côté-ci de l’Atlantique… À tel point que l’auteure américaine Alexa Young est inondée de courrier de jeunes lectrices qui, parfois, font référence à des expressions que j’ai moi-même inventées, du coup ! Elle a d’ailleurs dû faire appel à mes services par e-mail pour que je lui traduise certains passages de courrier de lectrices, car elle n’a pas un niveau de français suffisant… et, bien entendu, les gamines lui écrivent en français !
La femme qui en savait trop (Skin and Bones), Tom Bale, France-Loisirs, 2008, à paraître aux Presses de la Cité
Série policière italienne contemporaine, Magdalen Nabb, 9 titres traduits, 2001 à 2006, éd. 10-18
Eh bien non. Malheureusement, ce huitième tome de la série ne rehausse pas réellement la qualité et il faut dire que cela s’en ressent. Mais on ne peut pas réellement blâmer l’auteur, car c’est avant tout le découpage, très mauvais, des éditeurs français qui rendent ce livre assez fade. Il n’y a pas de révélation et bien que l’histoire progresse petit à petit, le fait que l’auteur ait à placer tous ses pions rend l’avancement plutôt lent.
Après avoir tant soit peu œuvré dans le commercial, histoire de tenter le coup de la reconversion, j’ai débuté dans la trad littéraire par le plus grand des hasards, en fait… en répondant à une annonce du Figaro pour les éditions Harlequin, puis j’ai enchaîné avec des nouvelles policières américaines pour le magazine Femme Actuelle… Ensuite j’ai commencé à traduire des polars aux éditions du Masque. Pour l’anecdote, j’avais passé entre-temps le concours de Contrôleur des PTT (Eh oui, c’était déjà la « crise » dans les années 80 !) et en anglais, j’ai obtenu la meilleure note de ma vie (20/20) pour une version… que j’ai dû rédiger en une vingtaine de minutes. Je me souviens que le sujet portait sur la messe « version drive-in » aux États-Unis… (Des fidèles assistaient à l’office en bagnole, comme au ciné en plein air). En fait, j’avais vu un reportage là-dessus à la TV la semaine précédente. Quand j’ai reçu mes notes, et en particulier celle de la version anglaise (les autres n’étaient pas aussi « exceptionnelles »), je me suis dit que je devais conserver cette langue dans mon travail… en l’occurrence dans celui de traducteur.
Jusqu’à présent, je n’ai jamais refusé la signature, c’est-à-dire que mon nom ne soit pas mentionné sur la page de garde ou la 4e de couv d’un ouvrage que j’avais traduit, parce que j’étais en désaccord avec l’éditeur.
Dans l’édition, un traducteur est indépendant. À ma connaissance, il n’existe pas de traducteurs salariés, contrairement aux correcteurs qui, eux, peuvent faire partie du personnel de telle ou telle boîte d’édition.
Dès lors que le bouquin est épuisé, que ton éditeur ne souhaite plus le réimprimer, tu peux fort bien récupérer tes droits pour éventuellement proposer ta trad à une autre maison d’édition.
Malheureusement, la construction du récit rend les choses très ardues. C’est un livre qui ne peut pas se lire comme un bouquin de gare. Il fait fonctionner les méninges, et je dirais qu’il est fatiguant intellectuellement parlant. En effet, il y a de nombreux non-dits, de nombreuses choses ne sont pas du tout expliquées, et c’est au lecteur de faire les ponts pour essayer de comprendre de quoi on parle. L’auteur ne nous prend pas par la main, non, c’est à nous de reconstruire le récit. Du coup, c’est parfois un peu mêlant, et on en est réduit à faire de nombreuses suppositions, qui ne seront jamais infirmées ou confirmées. C’est un peu perdant quand même à ce niveau.

L’autre progression la plus visible c’est celle de leur chanteuse. Elle utilise beaucoup plus sa voix, la module plus. On l’entendra donc chanter assez bas, tout en alternant avec une voix lyrique de toute beauté. 



Le premier tome, 





![Photos du Sonisphere France 2013: Jour 2 [SonisReport13] Photos du Sonisphere France 2013: Jour 2 [SonisReport13]](http://ifisdead.net/wp-content/uploads/2013/06/Epica-au-Sonisphere-France-191x135.jpg)