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Premiers pas des éditions Eclipse

dabYo dans Actualités, Livres le 5 décembre 2010, avec 1 commentaire
Actualités

Vous ne l’avez peut être pas encore remarqué, et pourtant, un nouvel acteur a récemment fait ses premiers pas sur les étalages des librairies, rayon Fantasy et Science Fiction. Il s’agit des éditions Eclipse, nouveau visage du secteur sur lequel il faudra sans doute compter pour les prochaines années. C’est le deuxième lancement d’une maison depuis qu’if is Dead suit le secteur, après l’arrivée des éditions Orbit l’année dernière durant la même période, celle de la rentrée littéraire. Alors d’où viennent ces éditions Eclipse ?

Editions Eclipse

Tout comme Orbit, il s’agit en fait d’un label d’un autre éditeur, et non une maison complètement nouvelle. Cette fois, ce sont les éditions Bibliothèque Interdite qui en tirent les ficelles. Vous ne connaissez peut être pas cet éditeur, et pour cause, il est très spécialisé et ne publie quasiment que des romans sur l’univers Warhammer 40k. Autant dire que si les figurines et le jeu de rôle ne sont pas votre tasse de thé, il est très probable que vous ayez toujours fait abstraction de ces étagères lorsque vous déambuliez dans votre libraire. Et c’est plus ou moins ce que nous avons fait jusqu’à présent, sauf illman, mais bon, tout le monde ne peut pas être parfait.

Ceci étant dit, les éditions Eclipse sortent des livres dans un tout autre domaine, puisqu’il s’agit d’œuvres originales, traduites et dans des domaines bien plus diversifiés. Science Fiction, Fantasy, Horreur et Bit-Lit sont les principaux domaines, mais on retrouve aussi avec joie une catégorie Steampunk, celle qui a provoqué notre intérêt pour l’éditeur. C’est pour se démarquer de la maison mère qu’une nouvelle marque a été utilisée, car il était important que les nouveaux livres ne soient pas rangés avec ceux des univers. Les premiers ouvrages ont bien entendu fini par atterrir entre nos mains.

Livre des éditions Eclipse

Les romans des éditions Eclipse contiennent un marque page sur le rabat.

Les éditions Eclipse proposent un format très proche de celui des éditions l’Atalante, avec une couverture semi-cartonnée, des rabats de chaque côté, et un papier plutôt agréable au touché. Petite touche d’originalité, chaque livre est fourni avec un marque page à décoller du rabat de la fin. Cette petite attention est très sympathique, qu’on l’utilise pour lire, ou qu’on le garde pour la collection. Le design des bouquins est agréable, bien que déroutant notamment à cause de synopsis assez courts en quatrième de couverture. On voit qu’une attention particulière a été apportée au choix des polices de caractères, que ce soit pour la présentation externe ou pour la mise en page du texte.

Ceci dit, pour le moment, aucune piste d’un travail concernant la cohérence entre les différents livres de la collection. Les couleurs vont un peu dans tous les sens, et il n’y a pas d’élément caractéristique qui puisse rattacher chaque livre aux éditions Eclipse. Ce ne sont pas les seuls à avoir ce problème, l’Atalante le présente aussi depuis l’abandon de leur papier de couverture si particulier. C’est dommage, car côté Bragelonne ou encore Mnémos, le travail est là.

Livres des éditions Eclipse

Au programme, de gauche à droite, Boneshaker de Cherie Priest, Le Fléau des Morts de Z.A. Recht, Guerrière de Marie Brennan, Les Oprhelins de Robert Buettner et enfin, Dhampir de Barb & J.C. Hendee

La plus grosse inconnue reste cependant la qualité de la traduction. Car les livres de chez Bibliothèque Interdite avaient la fâcheuse tendance à receler de nombreuses coquilles de ce côté. L’éditeur nous promet qu’une attention toute particulière a été portée à la traduction, nous expliquant qu’il leur fallait trouver des traducteurs connaissant complètement l’univers Warhammer 40k jusqu’à présent, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui. Mais ça, de toute façon, nous vous le dirons avec nos premières chroniques.

Pour en savoir plus sur les éditions Eclipse, vous pouvez consulter la liste de leurs ouvrages, et leur blog mis régulièrement à jour avec quelques infos intéressantes. Et pour en savoir encore un peu plus, l’interview de Mathieu Saintout sur Elbakin.


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Solomon Kane, l’intégrale, de Robert E. Howard

illman dans Critiques, Livres le 3 décembre 2010, avec aucun commentaire
Critiques

Solomon Kane est un recueil sorti en France regroupant toutes les nouvelles sur le-dit personnage écrites par Robert E. Howard. Il est sorti en 2008 aux éditions Bragelonne et est traduit par Patrice Louinet, spécialiste de l’auteur chez cet éditeur. Pour ceux qui ne connaîtraient pas Howard, c’est aussi l’auteur des nouvelles basées sur le personnage de Conan le Barbare et il est considéré par beaucoup comme le père de la fantasy moderne. Ce contemporain de Lovecraft, avec lequel il entretenait d’ailleurs une correspondance, a été majoritairement publié au sein du magazine Weird Tales, qui n’est pas inconnu des amateurs de Fantastique et où l’on retrouvait aussi Moore par exemple. Auteur tragiquement disparu, il a laissé derrière lui d’innombrables textes comptant parmi ses héros Solomon Kane, le puritain. Mais qui est ce personnage ?

Solomon Kane, l'intégrale, de Robert E. Howard

« Solomon Kane était un homme grand et maigre ; son visage pâle et ténébreux, ses yeux profonds et rêveurs étaient rendus encore plus sombres par le costume foncé et austère de Puritain qu’il aimait porter. » Solomon Kane est en quelque sorte un fanatique religieux, pour lui, il se doit d’être le bras vengeur de Dieu sur Terre. Heureusement pour nous, il n’est pas non plus aveuglé par cette pensée. Il va bourlinguer sur les routes du XVIème siècle pourfendant les gredins, rencontrant de puissantes magies ancestrales et mettant fin au mal qui court dans le cœur des homme vils. Il se retrouvera aussi face à des démons, des fantômes, des cannibales, des esclavagistes, s’insinuant dans leurs âmes comme la mort vengeresse. Le genre Sword and Sorcery sous l’un de ses meilleurs jours.

Les nouvelles suivent un fil chronologique, on sent une réelle progression, on est bien loin des passages du coq à l’âne de Conan. Les aventures de Solomon Kane se déroule principalement en Afrique. On sent une certaine fascination pour ce continent dans le récit des tribulations de notre puritain. Kane est raciste, ça peut choquer dans quelques passages mais il faut se remettre dans le contexte de l’auteur, à la fin des années 20, la vision de l’homme noir qu’a l’américain du fin fond de sa cambrousse n’est franchement pas reluisante. Des sauvages, des cannibales, etc… mais ici on sent aussi un progression du personnage, là où au début il les détestera de manière unanime, surtout à cause de leur absence de foi en son dieu, par la suite, Solomon Kane se liera d’amitié avec un vieux sorcier ju-ju, mettra sa vie en péril pour tenter de sauver une tribu entière.

Solomon Kane, l'intégrale, de Robert E. Howard

Les textes sont parsemés d'illustration de Gary Gianni

De plus à l’époque où l’histoire se passe, on est en plein esclavage, Solomon Kane révolté par ces pratiques abhorrées n’hésitera jamais à se jeter dans le feu de l’action dès lors qu’il se retrouve nez à nez avec des négriers. L’Afrique tient donc une place très importante dans les nouvelles, mais l’anglais fera quelques crochets par l’Europe. Il se frottera aux pirates et aux bandits de grands chemins de toutes sortes. Le passé sombre de Kane nous parvient par infimes bribes pendant ses passages, on enrage de ne pas en savoir plus.

Le style d’Howard est aussi fluide que pour Conan, l’action est rapide, les combats sont rapides et létaux même si on a un peu de mal à suivre parfois. On ne passe pas trois plombes en descriptions inutiles, les rares exceptions concerne les architectures quasi-cyclopéennes des cités perdus au fin fond de la jungle et autres temples dédiés aux divinités impies.

Solomon Kane, l'intégrale, de Robert E. HowardL’auteur a aussi laissé derrière lui de nombreux récits non terminés et des poèmes avec pour thème Solomon Kane. N’étant pas un fan de poèmes, je ne m’aventurerai pas à donner un avis. Quant aux récits inachevés et aux versions alternatives, c’est sympa pour les archives et pour le coté ultime de l’édition. Par contre, c’est carrément frustrant sur les nouvelles qui commencent bien et qui s’arrête comme ça, c’est comme le teaser d’un film génial qui ne sortira jamais. On saluera au passage le parti pris affiché de la collection de respecter le travail de l’auteur sans arrangement déplacé, et en respectant sur l’ensemble du recueil l’ordre de parution des nouvelles. Il contient d’ailleurs une quinzaine de textes qui sont parsemés d’illustrations de Gary Gianni.

Un bon personnage que nous livre ici Robert E. Howard. Il n’arrive certes pas à la cheville de Conan mais l’auteur de par son suicide n’a pas eu le temps de le développer plus avant. Si vous avez un choix à faire, je vous conseillerais néanmoins plutôt les trois intégrales de Conan, aussi chez Bragelonne. C’est l’un de mes auteurs préféré et je trouve le fait que Bragelonne en édite des intégrales absolument génial.

ary GIANNIGar

Pacte Sanglant, Vicki Nelson Tome 4, de Tanya Huff

Serafina dans Critiques, Livres le 1 décembre 2010, avec aucun commentaire
Critiques

Quand je disais que j’allais enchainer le tome 3 et 4 de Vicki Nelson, je ne mentais pas. Ce quatrième roman, titré Pacte Sanglant, est l’avant dernier de la série de Tanya Huff et honnêtement, la bonnasse en couverture ne le sert pas vraiment. Même après avoir lu les trois cents pages que comporte le roman, je ne comprends toujours pas l’intérêt d’avoir mis une fille en mini-jupe sur la couverture. Bref, c’est parti, synopsis ?

Pacte Sanglant, Vicki Nelson Tome 4, de Tanya Huff

Vicki râle souvent à propos de sa mère, qui l’appelle trop souvent, qui s’immisce dans sa vie privée, mais est dévastée lorsqu’elle apprend le décès soudain de cette dernière. Et comme si cela n’était pas assez compliqué, sa dépouille a été dérobée ! Notre héroïne va heureusement pouvoir compter sur l’aide de Mick et Henri pour mener à bien cette enquête qui s’annonce particulièrement douloureuse.

Pacte Sanglant est loin d’être le roman le plus gai de cette courte série qu’est Vicki Nelson. Jusqu’à présent, Tanya Huff nous avait habitué à un grand réalisme, notamment avec la maladie de Vicki, mais cette fois ci c’est sur la perte d’un être cher que l’auteur va se concentrer. Et ceci de manière réaliste et sans complaisance. Vicki a beau enquêter sur des loups-garou, cela ne l’immunise pas contre l’épreuve qu’est la mort. Et pour une fois, l’enquête n’est pas surnaturelle. Comme le dit Mike à un moment, cette enquête aurait pu être gérée par un commissariat normal.

Le réel point surnaturel ici est la présence de Henri le vampire. Et malheureusement, ce que je redoutais depuis quelques temps semble se produire, soit la non-utilisation complète des passés de nos personnages. En effet, par exemple, à un moment, Henri se rappelle les femmes qu’il a aimées, et une partie de son passé. Or le tout est traité en deux pages, et n’est absolument pas détaillé. Je sais que des histoires de vampire il y en a des tonnes, et je ne demande pas un niveau similaire à un Lestat le Vampire, mais tout de même, le passé du personnage n’est pas du tout assez exploité à mon sens. Il ne manque pas de potentiel, et pourtant… Il ne reste qu’un tome, j’ai du mal à me dire que ça va se finir comme ça… Nous verrons.

Pacte Sanglant, Vicki Nelson Tome 4, de Tanya Huff

L’intrigue en elle même est assez basique, mais traite de sujets forts et là encore bien loin des préoccupations habituelles de la Bit-Lit. Les personnages évoluent assez peu. D’un coté c’est bien, car du coup l’intrigue n’est pas que centrée sur les préoccupations au jour le jour de nos héros, mais on a un peu l’impression de suivre des personnages assez figés depuis le premier tome ! Peu ou pas d’évolution, ni dans le caractère, ni dans les relations … c’est dommage.

Pacte Sanglant, Vicki Nelson Tome 4, de Tanya HuffLe réel point marquant de ce quatrième tome, c’est sa fin. En effet, le final m’a pris totalement par surprise, je ne m’y attendais pas du tout et marque un réel tournant dans la série. A voir comment cela sera géré par la suite, mais j’en suis très curieuse. Le cinquième tome, Dette de Sang, risque d’être fort différent des précédents, en plus d’être le dernier.

Au final, Pacte Sanglant est dans la droite lignée du précédent tome, et rend encore plus incompréhensible la parution dans une collection connoté Harlequin. Les aventures de Vicki Nelson est et reste une série de policier Fantastique, bien menée, mais qui aurait probablement gagné à développer plus en profondeur ses personnages. Le dernier tome est d’ores et déjà sur mes étagères et devrait très bientôt passer entre mes mains.


 

La mode est au web participatif et communautaire, on le sait tous. C’est ainsi qu’en soit l’initiative Paris maville.com n’est pas surprenante en soit. Il s’agit en effet d’un site participatif réalisé pour et par les internautes.  On peut y consulter des bons plans répartis dans 5 catégories :

  • L’actualité locale
  • L’actualité Sportive
  • Les restaurants et bars
  • Les avis cinema
  • Les concerts et spectacles

Lire la suite de l’article Paris Maville.com et ses bons plans


J’avais très agréablement terminé l’année 2009 en lisant Izaïn, né du désert, le premier tome de La Quête d’Espérance écrite par Johan Heliot et disponible aux éditions l’Atalante. Et c’est avec L’Archipel Céleste, troisième et dernier tome de la série, que j’ai décidé de terminer cette année 2010. Pour ceux qui ne savent pas de quoi je parle, je vous invite à lire ma première chronique, puisque suite oblige, il n’y aura pas de synopsis pour être sûr de ne pas vous gâcher la surprise. Alors, la série est elle excellente jusqu’au bout ? Ou bien Johan Heliot s’essouffle-t’il sur la dernière ligne droite ?

L'Archipel Céleste, La Quête d'Espérance Tome 3, de Johan Heliot

Quand j’ai terminé ma lecture du second tome, Les Pirates de Fer, c’est avec un certain étonnement que j’ai appris qu’il s’agissait d’une trilogie. Beaucoup de questions étaient posées, beaucoup de destins étaient suivis, bref, je voyais mal comment l’auteur pouvait s’en sortir en moins de deux cents pages. Dénouer toutes les intrigues me semblait bien trop fastidieux. Et pourtant, L’Archipel Céleste arrive à y répondre, beaucoup plus rapidement que prévu. Et d’une plutôt très bonne façon même.

Le style d’écriture de Johan Heliot y est toujours aussi agréable à lire. Roman de jeunesse oblige, il est plutôt facile d’accès et simple, mais il n’en reste pas moins efficace, dans l’exact lignée des tomes précédents. La narration est rapide, passant de personnage en personnage sans qu’on ne soit jamais perdu. J’ai aussi apprécié les différents rappels de l’histoire de chacun d’entre eux, et de ce qu’ils ont vécu, en quelques lignes, des lignes toujours insérées intelligemment dans le texte pour ne pas se transformer en lourdeur. Car comme je le disais, il y a de nombreux protagonistes dans La Quête d’Espérance, et bien que l’auteur n’hésite pas à en tuer, ils restent trop nombreux pour qu’on n’oublie aucun détail. Grâce à ces petits passages savamment dosés, non seulement on se rappelle de tout, mais l’auteur en profite parfois pour creuser un peu plus ses personnages, et nous faire découvrir un autre pan de leur histoire. Vraiment agréable.

Le vrai point fort de la série, outre ses personnages attachant, c’était son univers très original, et très fouillé et développé pour un roman jeunesse. Ce troisième tome confirme la tendance, et nous amène les réponses à toutes les questions qu’il pouvait susciter. D’où vient le fluide, d’où viennent ces mystérieux vaisseaux vivants, que veulent les pirates de fer… Tout trouve réponse, et de façon plutôt étonnante. On a même droit à quelques excursions dans les régions inconnues, qui nous permettent de visualiser encore un peu plus le Territoire. J’ai été surpris et complètement absorbé par la fin de ce roman qui nous nous fait passer du roman de jeunesse dit de Fantasy pour aller carrément dans le domaine de la Science-Fiction ! Assez étonnant, déroutant, mais à des années lumières d’être mauvais. Ce n’était pas le premier roman à utiliser ce genre de narration que je lisais cette année, avec par exemple Les Fables de l’Humpur de Pierre Bordage, mais c’était une découverte très agréable.

Ce retournement, que je n’attendais pas réellement, bien que certains indices auraient du m’y faire penser, est vraiment bien retranscrit. Le ton de la série était déjà très adulte, avec des thématiques assez lourdes (esclavagisme notamment), mais cette fin l’est encore plus, tout en donnant un espoir bienvenue. A vrai dire, je n’y verrai qu’un seul point négatif: peut être un peu trop rapide. J’aurai apprécié que l’auteur prenne un peu plus de temps pour tout nous expliquer, car j’avoue que j’ai parfois été pris de court, ayant à relire quelques paragraphes pour bien comprendre. Peut être qu’un jeune lectorat sera plus habile, mais j’ai peur qu’ils ne comprennent pas tout les détails du dénouement, trébuchants sur certains. En effet, de nombreux mots de vocabulaires sont insérés d’un coup, et je n’ai pas su réellement les relier à leurs définitions. Un jeune y arrivera-t’il avec aisance ? Je n’en sais rien.

L'Archipel Céleste, La Quête d'Espérance Tome 3, de Johan HeliotDu coup, même si j’ai beaucoup apprécié ce retournement, j’en ai eu un petit arrière goût amère. Dommage qu’il n’y ait pas eu un peu plus de pages pour prendre le temps de raconter avec plus de détails. D’un autre côté, Johan Heliot voulait peut être gardé son rythme survolté tout au long de l’aventure, et c’est grosso-modo l’impression que donne cette fin. Cela se couple peut être un peu mal avec le côté tout est bien qui fini bien que l’on peut retrouver.

Et c’est bien là le seul défaut que l’on peut reprocher à cette série. La Quête d’Espérance est pour moi une série jeunesse à conseiller absolument. Facile à lire, envoutante, elle ne peut que donner à un jeune le goût de la lecture. De la très bonne lecture jeunesse en somme. Dommage que ce soit déjà fini, j’aimerai bien y retourner… Si vous cherchez un cadeau pour votre petit neveu/cousin, vous l’avez sous les yeux !


Me voici avec la lourde tache de vous chroniquer Harry Potter et les Reliques de la Mort Partie 1, de David Yates, qui vient tout juste de sortir au cinéma. Je suis une fane du petit sorcier depuis mes 11 ans, donc, forcément j’attendais le film avec une certaine impatience. Pas autant que j’avais attendu la sortie du livre qui allait clore la saga, mais tout de même. Sachez que j’ai relu le livre avant de voir le film. Toujours est-il que ce dernier roman est découpé en deux parties, sans doute pour des raisons bassement pécuniaires mais c’est aussi la promesse pour le fan de voir enfin un roman de Harry Potter qui ne soit pas tronqué à la scie sauteuse. Après un très bon Harry Potter et le Prince de Sang-Melé, David Yates a t’il réussi à réitérer la performance ? Synopsis.

Harry Potter et les Reliques de la Mort, Partie 1, de David Yates

La guerre a commencé, Harry, Ron et Hermione ne retourneront pas à Poudlard. Une dernière mission leur a été confiée par feu Albus Dumbledore : retrouver les Horcruxes (morceaux d’âmes pour faire simple) de Voldemort et les détruire afin d’avoir ensuite une chance d’éliminer à jamais le seigneur des ténèbres. Pour cela, ils ne pourront compter que sur eux même, le ministère est corrompu et ils sont pourchassés.

Le synopsis annonce bien ce que le film (et le livre) est, et rappelle qu’il sera difficile pour ceux qui n’ont pas vu tous les films de tout saisir. Une fuite en avant, nos héros seuls contre tous, face à une tache de grande ampleur dont ils n’ont qu’une vague idée. L’ambiance de guerre est vraiment bien rendue. Le ministère corrompu, clamant « Magic is Might« , l’atmosphère de suspicion et du danger qui peut arriver à tout moment. Yates a continué dans la ligne de l’Ordre du Phoenix avec le design très nazi  des pamphlets anti-moldus. Cette similarité entre le régime Voldemort et le régime Hitlérien était déjà présent dans le livre, via les statuts du sang, etc, mais c’est bien mis en scène et bien retranscrit.

Le film se centre sur le trio de héros composé d’Harry, Ron et Hermione. Si la première partie du film fait apparaitre d’autres personnages, la plupart du film ne tient que sur leurs frêles épaules. Et je m’attendais un peu au pire. Pourtant, et contrairement à ce qu’on avait pu jouer de leur jeu d’acteur au cours des précédents épisodes, et bien, c’est un non. J’ai trouvé les acteurs bien moins insupportables que précédemment. En effet, même les passages têtes à claques de Ron qui m’avaient un peu agacée dans le livre passent bien, et Hermione joue sacrément bien, alors qu’elle n’a pas un rôle facile.

Harry Potter et les Reliques de la Mort, Partie 1, de David Yates

Les mangemorts réunis pour l'attribution de l'award du méchant le plus ridicule de l'année... Pas de chance, c'est Voldemort qui raffle le prix cette année !

Évidemment, des scènes ou des informations importantes sont oubliées. En effet, quand le livre accordait une grande place au passé très trouble de Dumbledore, le film l’évoque à peine, et on est très loin de casser l’image de saint de Dumbledore. Je doute que cela soit évoqué dans la prochaine partie. J’ai trouvé ça fort dommage, cela apportait un peu de nuances dans le livre. De même, pour rester dans le trip reproches de détails de fans bidon, j’ai trouvé la scène de Godric’s Hollow assez foirée. La scène est émotionnellement très forte dans le roman, et m’a encore fait pleurer il y a deux jours, alors que le film l’expédie et nous pond quelque chose à l’émotionnalité d’une petite cuillère. Dommage, vraiment car j’attendais énormément de cette scène. Dans le même registre le discours de Dobby avant la fin est absolument risible. Je ne sais pas si c’est la VF ou quoi mais …

Mais ce sont là les seuls reproches que je ferais au film, c’est bien joué, et si on perd l’ambiance huis-clos du roman, on y gagne des paysages grandioses. En effet, les décors étant majoritairement dans la nature, Harry étant en fuite, on a droit a des scènes magnifiques, que cela soit montagne, lacs ou foret.  J’admire aussi les scènes chez les Mangemorts dans la demeure des Malfoy, c’est superbe, que ce soient les couleurs ou l’ambiance. Et bien sur Lucius est absolument superbe, le mangemort en disgrâce a oublié de se raser pour mon plus grand plaisir. Bon il n’est pas le seul, le rafleur joué par Chase Ermitage ou Gellert Grindelwald joué par James Campbell Bower sont très agréables à regarder. Je dirais qu’en général, le film est rempli de bishis en tout genre. Mais que Lucius a ma préférence pour toujours ! Un petit mot enfin sur Bellatrix, la mangemort timbrée, qui est à l’honneur dans la dernière partie. Elle est toujours parfaitement interprétée par Helena Bonham Carter qui joue à merveille son rôle.

Harry Potter et les Reliques de la Mort, Partie 1, de David Yates

En plus d'avoir un chara-design archi moche, Voldemort se tappe une voix nasillarde en français. Pas étonnant qu'il ait envie de tuer tout le monde après ça...

Bien que toutes les scènes du livre ne soient pas conservé, il est très agréable de voir que l’on a droit à un découpage très intelligent. On perd certes le passé tendancieux de Dumbledore, mais on gagne en compréhension et en rythme. Là où le livre avait peut être un peu tendance à trainer, le film donne l’impression d’une vraie cavale. Il n’y a pas de l’action en continu, mais le choix des passages retenus a été fait de sorte à ce qu’on se sent proches des héros. Les évènements s’enchainent, et on est vraiment la proie des mangemorts. La scène se déroulant à l’intérieur du ministère de la magie étant tout simplement excellente: à la fois cocasse, et très pesante.

Le film se termine à la cabane aux coquillages et laisse présager du meilleur pour la suite. J’ai très très hâte de voir la deuxième partie de cet épisode final. On sent que David Yates est parvenu à maîtriser l’œuvre et sa patte ne se ressent que pour le meilleur. L’avoir placé à la réalisation est sans doute la meilleure chose qu’il soit arrivé à la saga cinématographique. Les trois derniers épisodes sont cohérents, plus adultes aussi. Vivement l’année prochaine !


Juliette de Anne Fortier

Serafina dans Critiques, Livres le 25 novembre 2010, avec 1 commentaire
Critiques

Juliette de Anne Fortier est un roman publié en 2008 en langue anglaise, puis traduit le mois dernier chez nous aux éditions Michel Lafon par Cécile Dutheil de la Rochère. Le roman fait dans les 400 pages et se classerait plutôt dans le domaine du Thriller, mais comme nous allons le voir, pas totalement. Avec sa couverture absolument magnifique j’avais très envie de le lire, tandis que son genre, en général très stéréotypé, me rebutait quelque peu. Synopsis ?

Juliette de Anne Fortier

Julie est une américaine comme une autre, qui vit un peu dans l’ombre de sa sœur jumelle. Le jour où sa tante décède, elle ne reçoit pour héritage qu’une clé et quelques indications qui l’emmènent à Sienne pour ouvrir les affaires personnelles de sa mère décédée quand elle était toute petite dans un accident de voiture. Sauf que, évidemment, les apparences sont bien trompeuses, et il semblerait que le mystère soit plus dense que prévu et touche de près aux origines de Roméo et Juliette, la pièce préférée de Julie.

Nous sommes là en présence d’un roman à la construction assez particulière. En effet, la majorité du temps, les chapitres sont une alternance entre passé et présent, XIVe et XXIe siècle pour être exacte. On suit l’histoire de Julie, à la quête de ses origines, et celles de Roméo et Guilietta, non pas la voiture mais le prénom originel de Juliette. Cette manière de procéder a un avantage, c’est qu’elle permet de ne pas trop s’ennuyer.

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Anne Fortier

En effet, la première partie de l’aventure de Julie est vraiment longuette. Évidemment, on place les personnage, on nous présente Sienne, mais honnêtement, il ne se passe pas grand choses et les chapitres n’avancent pas. Heureusement qu’en parallèle Roméo et Juliette eux avancent. Cela nous permet aussi de découvrir une version, probablement plus proche de la vérité, de la pièce de Shakespeare qui fut réellement inspirée d’un fait divers Siennois. J’aime énormément la pièce de l’auteur britannique, donc je ne peux qu’apprécier cette révision, somme toute menée de manière bien habile. Les personnages y sont intéressants et bien développés.

Heureusement, l’histoire de Julie s’accélère un peu sur la fin, et on s’en doute, les histoires vont se rejoindre d’une manière où d’une autre. Nous sommes dans un Thriller historico-romantique, genre qui peut faire peur, mais il n’en est rien. L’auteur a su éviter les stéréotypes inhérents au genre, ce n’est pas une bête application des codes. Évidemment, il y a complot, secrets et trahisons, mais cela passe vachement bien. De plus le roman est accessible à une large tranche d’age, aucune scène douteuse, donc il est facile à faire lire à une adolescente sans que cela puisse poser de problèmes.

Le style est agréable sans être mémorable, cela se lit bien et c’est tout. On regrettera peut être des personnages un peu trop grossiers par moments, ou manquant de relief. On ne peut cependant que saluer le travail documentaire de Anne Fortier, notamment au niveau de la ville de Sienne. Les mœurs et les particularités de la ville sont bien expliquées, rendant le roman facilement accessible aux néophytes comme moi. Évidemment, je pense qu’il est par contre mieux de connaître un minimum la pièce qui est à l’origine du livre pour en apprécier les subtilités, aucun doute que vous passerez à coté de la majorité sinon.

Juliette de Anne FortierUn petit point enfin sur l’aspect extérieur du roman. Comme toujours, Michel Lafon propose un livre facile à lire, à la mise en page agréable et avec une couverture de toute beauté. Le parchemin et la rose rendent très bien, la couverture est alléchante et donne envie. Bref, un très bel objet, comme d’habitude. Seul petit bémol, le plastique protégeant la couverture a commencé à se décoller au cours de ma lecture…

Pour ma part, j’ai vraiment apprécié le livre, je vous le conseille donc, à condition que vous connaissiez et aimiez la pièce en question.  Le roman se lit bien et est accessible à toutes les tranches d’âges. Il n’est pas trop typé, donc je pense qu’il pourra aussi convenir aux deux sexes.


Therion, c’est le groupe pour lequel il m’est absolument impensable de louper une tournée. C’est ainsi que, puisqu’ils passaient en France pour la tournée Sitra Ahra, nous avons prévu d’aller les voir. Usuellement, nous allions a celui de Paris, à l’Elysée Montmartre. Sauf qu’ils passaient aussi à Limoges. Limoges qui est certes plus loin en kilomètres, mais nous évite de nous farcir la conduite dans Paris. Et puis la promesse rêvée d’une petite salle intimiste.

Tournée de Sitra Ahra de Therion au CCM John Lennon (Limoges)

Nous avons assez peiné pour trouver la salle. Si un jour vous allez au CCM John Lennon, ne croyez pas votre GPS, il vous emmènera dans un stade désert. Il pleut, et la salle ouvre avec un petit quart d’heure de retard. Elle est effectivement petite (capacité : 600 personnes) mais bien aménagée, et je la trouve mieux foutue que l’Elysée Montmartre, il y a possibilité de s’asseoir sur les cotés (entre les show, ou si la première partie nous intéresse peu) et des rambardes en hauteur. Bref, je suis conquise par la salle et par sa disposition.

Deux premières parties sont présentes : Loch Volstok et Leprous.  Je n’ai strictement rien à dire sur les premiers qui m’ont laissée de marbre. Par contre, les musiciens de Leprous m’ont assez surprise. On est face à du Metal Progressif, un mélange entre du Pain of Salvation et du Anathema des débuts (oui je trouve). Le look est assez spécial, entre dreads et jeans ultra moulants. Et malgré un gros scepticisme, j’ai été absolument conquise dès les premiers morceaux. Le clavieriste chanteur est très versatile et énergique. Les influences diverses, jazzy, black, se mêlent plutôt bien, alternant entre du chant clair et hurlé.  Je n’ai pas vu le temps passer. J’ai trouvé les morceaux maitrisés, au contraire de dabYo qui n’a pas du tout apprécié et s’est royalement ennuyé. Un groupe dont je vais tout de suite aller écouter le CD.

Lori Lewis, Tournée de Sitra Ahra de Therion au CCM John Lennon (Limoges)

Mais ensuite arrive réellement le groupe pour lequel nous sommes tous là. Il s’agit de Therion, qui prennent place après l’installation de la scène. La scène est relativement petite, donc, la batterie est surélevée et il y a une sorte d’installation arrondie au milieu où se placent les chanteurs. Comme précédemment, Therion entre en scène avec l’introduction de leur nouvel album. Les premiers hurlements de Sitra Ahra retentissent et les musiciens arrivent. Depuis la tournée précédente, le groupe a connu un remaniement de line-up important : le guitariste solo, le bassiste et le batteur sont partis. Ils ont été remplacés par Christian Vidal, Nalle « Grizzly » Påhlsson et Johan Koleberg. Sauf que Påhlsson n’arrivant pas à se sortir de ses problèmes personnels, il est remplacé sur la tournée par Waldemar Sorychta qui avait précédemment collaboré avec le groupe à l’époque Vovin. Ça et le départ, puis retour, de Snowy Shaw, autant dire que le line-up a subit quelques épreuves.

Et en toute honnêteté, cela se voit. Si Vidal arrive plutôt bien à prendre sa place sur scène, il n’arrive pas à égaler le jeu de son prédécesseur, qui était peut être moins proche du public mais avait un style assez particulier avec son vibrato. Le bassiste est clairement en retrait, et le batteur ultra-discret. On est loin de Peter Karlsson (maintenant chez DSO) qui avait son solo de batterie au milieu du concert ! Heureusement, Christofer, mais surtout les quatre chanteurs sont là pour occuper le devant de la scène et de quelle manière !

Tournée de Sitra Ahra de Therion au CCM John Lennon (Limoges)

Therion, aujourd’hui, ce n’est plus seulement des gars en t-shirt avec des chroristes dans la fond. Nous sommes face limite à de l’opéra. C’est très théâtralisé, tout semble être parfaitement réglé et « joué ». Le pire c’est que cela passe plutôt fluidement, et qu’on n’a pas l’impression d’avoir un show froid. Au contraire. La progression la plus importante est sans doute la prestation scénique de Lori Lewis. La soprano, dotée d’une des plus belles voix que j’ai pu entendre, est la présente, et s’avère être presque une frontwoman. Simone n’a plus qu’à bien se tenir. Evidemment, Snowy Shaw reste un grand shawman (…) avec une energie et un charisme de fou.

Oui je ne suis absolument pas objective, on le sait. La set-list par contre est assez étonnante. Bien que l’on soit sur la tournée Sitra Ahra, seuls quatre morceaux de l’album seront joués : Sitra Ahra, Hellequin, Kali Yuga 3 et Unguentum Sabaati. Le reste fera la part belle à Lemuria/Sirius B et à Secret of the Runes, notamment avec l’étonnant Nifelheim, chanté en canon, et absolument épatant en live.

La set-list souffrira malheureusement à mon avis d’un net ralentissement vers le milieu : trop de ballades en trop peu de temps : notamment Siren of the Woods, Clavicula Nox et Lemuria. Si j’adore chacune de ses morceaux individuellement, je pense sincèrement que l’un d’entre eux était de trop. Siren of the woods est certes poignante, certes Clavicula Nox est le seul « solo » de la très jolie Katarina Lilja, certes Lemuria est de toute beauté, mais il y’en a une de trop. De même à mon avis, Blood of Kingu ne devrait pas être jouée. Vikstrom, le deuxième chanteur masculin, force trop pour la chanter, cela s’entend et ce n’est pas agréable. C’est une chanson très typée du chanteur précédent, et le type de voix diffère beaucoup.

Snowy Shaw, Tournée de Sitra Ahra de Therion au CCM John Lennon (Limoges)

Mais ces points négatifs ne sont rien devant la qualité de ce que nous propose Therion, des chanteurs polyvalents (Lori Lewis jouera du piano et Thomas Vikstrom de la flute), un vrai show, des morceaux absolument géniaux en live (notamment Typhon, qu’on n’avait jamais entendu en live, mené magistralement par Snowy)  et un final de toute merveille sur les deux « tubes » du groupe : Rise of Sodom and Gommorha et To MegaTherion.

Therion propose là un line-up de qualité et une prestation scénique difficilement égalable. Le groupe m’a reconquise (bien que j’étais déjà acquise) et je n’ai plus qu’une envie, les revoir. Rendez vous pris en Juin 2011 à Clisson, pour le Hellfest 2011. Sans la boue cette fois on espère.


Cela faisait un peu plus d’un an que je n’avais pas pu lire la suite d’une des séries de Fantasy que je suis, La Couronne des Sept Royaumes de David B. Coe. Le huitième tome, La Guerre des Clans, m’avait laissé un peu sur ma faim. L’histoire n’avançait pas vraiment, les passages étaient quelques peu longuets, avec quelques répétitions en trop. Bref, en général, quand on arrive aussi loin dans une série, et lorsqu’il ne reste plus que deux tomes à lire, on termine, histoire de ne pas rater une fin qui soit à la hauteur de nos attentes. C’est donc ainsi que je me suis replongé dans l’univers de l’écrivain avec L’alliance Sacrée, neuvième et avant dernier tome. Ai-je bien fait ?

L’alliance Sacrée, la Couronne des Sept Royaumes Tome 9, de David B Coe

Pour ceux qui n’ont pas lu les précédentes critiques, ni ma présentation de La Couronne des Sept Royaumes, il s’agit là d’une série de Dark Fantasy qui est plus ou moins dans la lignée de ce que peut offrir Le Trône de Fer de George R.R. Martin: de nombreux personnages, des points de vue alternant, des nombreuses intrigues de cours et un complot pour lier le tout. Bref, exactement ce que j’aime, et ce qui m’a permis de dévorer les six premiers tomes, avant d’être un poil déçu du septième et huitième.

On reprend notre histoire là où on l’avait laissé, étant donné que j’avais lu le précédent tome il y a près d’un an, j’avais au début un peu peur de ne pas me rappeler de tous les protagonistes. Heureusement, les rappels de l’auteur sont bien faits et m’ont vite permis de me remémorer de tous les petits détails, des personnages que l’on suivait et ce qui leur était arrivé. Pour le coup, c’est assez pratique qu’il nous fasse des petits rappels à chaque fois. C’est avec un réel plaisir que j’ai retrouvé les personnages, que j’ai pu me replonger dans cet univers et sa magie qirsi.

Alors que je regrettai le manque d’action et le report constant du dénouement de l’histoire dans les tomes précédents, on voit que David B. Coe a compris qu’il était dans la dernière ligne droite de son histoire, et les choses commencent réellement à bouger. Toutes les petites intrigues qui ont servi auparavant d’histoire prennent leur importante, et le plan du Tisserand se dévoile peu à peu. J’avoue qu’après avoir suivi l’histoire aussi longtemps, les passages que nous offre L’alliance Sacrée sont assez jouissif. On est content de les lire, et l’action est bien là, prenante, passionnante même. On se retrouve donc avec un roman bien plus haletant que le reste de la série, avec une constance dans l’action et dans les dénouement d’intrigues vraiment intéressant.

L’alliance Sacrée, la Couronne des Sept Royaumes Tome 9, de David B Coe

Si j’ai rechigné au début à me replonger dans l’univers, une fois que ce fut fait, je n’ai plus pu en décrocher. J’ai ainsi dévorer les quatre cents pages du tome en deux jours, comme au tout début de la série. A peine le livre reposé qu’on a l’envie de reprendre notre lecture. Il faut dire qu’en plus de nous fournir un scénario et une histoire prenants, le style de l’auteur est toujours aussi bond: clair, il ne nous laisse jamais dans le doute, et ce même dans les scènes d’action ou de guerre. Et dieu sait qu’il y en a dans ce tome, puisque la guerre entre les magiciens et les eandis commence enfin. Les combats sont prenants et bien décrits, et j’ai particulièrement apprécié l’utilisation de la magie, les explications qui sont fournies, etc. C’était certes déjà complet auparavant, mais on comprend enfin où l’auteur voulait aller.

L’alliance Sacrée, la Couronne des Sept Royaumes Tome 9, de David B CoeCeci étant dit, le roman ne gomme pas les défauts que les autres tomes possédaient, et j’ai tout de même retrouvé plusieurs répétitions. David B. Coe aime nous rappeler ce qu’il s’est passé dans les précédents tomes, et bien que cela m’ait servi pour me re-situer, le relire plusieurs fois aurait pu m’agacer. Mais ce n’est pas le cas cette fois grâce à l’histoire qui a réellement pris un nouvel intérêt. Du coup, ça passe sans trop de problèmes. C’est dommage bien sûr, car ces lignes inutiles auraient peut être permis autre chose.

Au final, L’alliance Sacrée est un très bon tome et replace La Couronne des Sept Royaumes dans mes petits papiers. Il ne reste plus qu’au dernier tome, Le Pacte des Justes de confirmer l’essaie et de faire de la série de David B. Coe une série de Dark Fantasy à avoir lu.

Vu qu’il est déjà sorti, je m’en vais de suite le lire.


Le Coup du Cavalier de Walter Jon Williams

illman dans Critiques, Livres le 19 novembre 2010, avec 1 commentaire
Critiques

Le Coup du Cavalier est un roman de Science Fiction de Walter Jon Williams paru en langue originale en 1985. C’est en 2010 que le roman atteint nos contrées sous l’égide des éditions l’Atalante. On apprécie que l’auteur n’ait pas succombé aux sirènes des séries et qu’il nous gratifie ici d’un ouvrage du genre ma foi fort intéressant. Avant de commencer ma lecture, je flippais un peu après avoir lu la critique de Ceci n’est pas un jeu de Seraf’, roman du même auteur. Partons sur de bonnes bases et venons en à l’histoire de ce morceau de futur. Synopsis.

Le coup du cavalier de Walter Jon Williams

L’humanité a réalisé deux de ses rêves, l’énergie illimitée par le biais de réacteurs spéciaux, les Falkners, du nom de leur inventeur et l’immortalité.  Le nouvel objectif à atteindre maintenant que les étoiles sont peuplées, c’est de les rendre accessibles rapidement pour le commerce, les déplacements, etc… Et quoi de mieux pour y parvenir que la téléportation. Alors lorsque des bestioles sur une planète lointaine font mine de pouvoir se mouvoir de manière instantanée entre des points éloignés, une expédition scientifique, nommée le coup du cavalier, est montée. Elle regroupe les plus grands scientifiques de ce temps.

Vous vous en doutez, ce sont ces scientifiques que l’on va suivre et plus particulièrement, les physiciens. Mais le moteur du roman, ce n’est pas cette épopée de chercheurs, c’est la romance qui existe entre deux de ses protagonistes. Je sais qu’au travers de mes précédentes chroniques j’ai donné l’impression d’exécrer ce genre de relation entre les personnages, mais c’est surtout la mièvrerie et le neuneu-isme que je ne supporte pas. Ici, ce n’est pas niais, la question qui anime cette relation repose sur la notion d’immortalité. L’un a subi le traitement pour vivre éternellement et l’autre est une Irréductible qui l’a refusé. Dans ce cas là, refuser le traitement est il un suicide ? Peut on regarder l’autre mourir alors qu’une solution existe ?

Frank Kafka écrivait « L’éternité, c’est long… Surtout sur la fin« , car oui, l’éternité c’est long, les deux camps ont leurs points de vue et les personnes traitées doivent commencer à être un peu maboul de tout ce temps d’ennui qu’ils ont à occuper. Parce l’ennui est bien présent, le héros, Doran, trompe son ennui dès le début du roman en surveillant une expérience qui court depuis un paquet de temps.

Knight Mooves of Walter Jon Williams

La couverture originale

Rayon personnage, Doran Falkner est un scientifique misanthrope, qui a déclenché les révolutions scientifiques dont l’humanité a bénéficié. L’ennui est palpable chez lui et du haut de ses quelques 800 ans, il me fait penser au Francis Sandow de Roger Zelazny dans L’île des morts. Ses découvertes lui ont été soufflées à l’oreille par un extra terrestre qui a l’obsession des fouilles archéologiques, il est très vieux et on sent comme une tentative d’illustration de ce que pourrait devenir les humains avec l’immortalité. Mary est une Irréductible, personnellement je trouve que c’est une cheateuse, puisqu’elle a passé un sacré bout de temps en hibernation. Doran et elle étaient amants dans le passé, c’est la réunion de ce couple qui va faire avancer l’histoire. Autour d’eux graviteront des protagonistes qui ont plutôt tendance à courir après Mary, le panel allant du scientifique fou en passant par l’administrateur froid. Je ne pouvais pas passer à coté des Lugs, ces fameuses bêtes herbivores qui se téléportent, ça donne un peu dans le documentaire animalier à un moment, ça apporte un petit coté frais.

Le style de l’auteur est assez fluide, il nous épargne les explications scientifiques compliquées et ne part jamais dans des phrases alambiquées. Par contre, ça sent le vieux, je ne veux pas dire que ça accuse son âge mais même sans connaitre la date de parution du roman, je me doutais qu’il datait quand même de quelques années déjà. C’est peut être mon imagination ou le fait que le thème semble passé de mode aujourd’hui. D’un autre coté, c’est une remarque, pas une critique, il demeure bien écrit et agréable à la lecture dans la traduction de Patrick Dusoulier.

Le coup du cavalier de Walter Jon WilliamsChez les éditions l’Atalante, on fait parfois dans le binaire. Soit les couvertures sont superbes soit elles sont bizarres. Celle de Genkis pour ce roman tombe malheureusement dans la seconde catégorie. Ça rebutera les personnes qui jugeront bêtement les romans à leur couverture, dommage.

Avec Le Coup du Cavalier, on s’engage sur de la bonne Science Fiction, pas de doute là-dessus. A lire pour les fans du genre, lorsque ce dernier sent bon l’inconnu et la réflexion sur l’immortalité. Dans la même veine, je vous conseille L’îles des morts de Roger Zelazny.