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L’importance de ton regard de Lionel Davoust

LuxtExMachina dans Critiques, Livres le 10 janvier 2011, avec aucun commentaire
Critiques

L’importance de ton regard est un recueil de nouvelles écrites par Lionel Davoust aux éditions Rivière Blanche. Il regroupe ici pas moins de dix-huit nouvelles, principalement de Science-Fiction, mais aussi avec des incursions dans le Cyberpunk et la Fantasy en passant par le Polar. J’avais envie de m’y plonger depuis la publication de son interview sur if is Dead. C’est donc avec un grand plaisir que j’ai lu ce livre et que je vous en fais la critique. Vu le nombre de nouvelles présentes, il m’est impossible de vous parler de chacune d’entre elles individuellement, je me contenterais donc de faire un bilan général et de vous présenter celles qui m’ont le plus marqué.

L’importance de ton regard de Lionel Davoust

Le livre nous offre une préface et une postface signées par deux personnalités du genre, Stéphane Manfrédo, directeur de la collection jeunesse des éditions l’Atalante, et Bruce Holland Rogers que, je dois l’admettre, je ne connais pas. Stéphane Manfrédo retrace la carrière de Lionel Davoust depuis son tout début, où l’on apprend notamment qu’il était le traducteur de certaines publications de Bruce Holland Rogers, qui signe la postface donc. Postface un peu déjantée qui rend hommage à l’auteur. Chaque nouvelle est précédée d’une petite introduction de l’auteur, qui explique comment il est arrivé à l’écrire, ses inspirations, ses difficultés.

Lionel Davoust

Lionel Davoust

Au cours de la lecture, on passe parfois d’une nouvelle de quatre pages sur un inventaire à une nouvelle de Fantasy de vingt pages. Chacune possède un univers, un format différent. Cette diversité vient du fait que l’auteur a regroupé ici dix ans de travail. Il arrive à se renouveler à chaque fois, on ne s’ennuie donc presque jamais. On retrouve souvent dans les thèmes le désespoir, la lutte pour survivre, ainsi que la mort, qui est celui qui revient le plus souvent, que se soit pour y échapper, la rechercher ou même quand il est trop tard pour s’en préoccuper. On sentira aussi au cours de la lecture que Lionel Davoust se préoccupe de l’exploitation des ressources naturelles, notamment celles de la mer, car il nous offre deux nouvelles sur ce sujet.

Le style est ici agréable à lire, fluide, et se renouvelle lui aussi sans cesse. Bien qu’une ou deux nouvelles m’ont paru un peu lourdes, et moins intéressantes que les autres. La plupart sont racontées à la première personne, mais on retrouve aussi des histoires à la troisième, et même une racontée à la manière d’un conte. On suit les protagonistes dans leur vie, on ressent leurs émotions, leurs joies, leurs peines. Une fois que l’on a commencé à lire, il devient difficile de s’arrêter tellement on est pris par les aventures décrites.

Je m’arrête là pour la critique générale du livre. Il est temps que je vous parle plus en détails des nouvelles les plus marquantes. Sur les dix-huit proposées, aucune ne m’a vraiment déplu.

L’Impassible armada

Le premier texte est aussi celui que je préfère. L’auteur utilise un univers assez inhabituel en imaginaire: la piraterie. Il y mêle du Fantastique, rendant cette nouvelle unique et originale. Nous suivons donc un équipage de la marine anglaise, lancés à la poursuite de pirates, ils se retrouveront coincés, à se battre continuellement toutes les pleines lunes et à attendre bien sagement le reste du temps. On suit principalement les scènes d’action, les phases de repos étant occultées. La fin, de toute beauté, est vraiment surprenante et nous montre qu’une personne est prête à tout pour survivre.

Bataille pour un souvenir

Cette nouvelle est de la Fantasy pure. On y retrouve tous les codes du genre, une bataille sans l’ombre d’un espoir, des héros prêt à tout sacrifier. Et pourtant, ce n’est pas que leur vie qu’ils s’apprêtent à sacrifier, mais aussi leur mémoire, si bien que même si ils y survivent, ils auront tout perdu. Le sacrifice est une part importante de cette histoire, et on ne peut s’empêcher de ressentir de la tristesse pour ces combattants, si bien qu’à la fin la victoire ou la défaite n’est plus importante.

L’importance de ton regard

Je ne pouvais pas passer sur la nouvelle qui donne son titre au livre. On suit ici le déclin de la société, sa destruction lente et pourtant inévitable, par un ennemi fourbe et sans conscience qu’est le jeu en ligne. Ce court roman est un hommage aux geeks ou au contraire, une dénonciation. Je n’ai pas réussi à me décider, peut être est-ce les deux en même temps ou aucun.

L’auteur nous fait suivre plusieurs personnes, du joueur chevronné au novice qui n’y connait rien. Chaque personne va petit à petit sombrer dans la dépendance du jeu, oubliant le reste pour s’y concentrer uniquement. Si bien qu’à la fin même les plus réticents se retrouvent piégés par le jeu.

L’importance de ton regard de Lionel DavoustChacun peut trouver dans ce livre de quoi lui plaire tellement les histoires sont variées. Comme je l’ai déjà dit, j’ai seulement moins apprécié une ou deux nouvelles, ce qui est assez rare pour être souligné, vu le nombre de nouvelles. C’est aussi rare qu’un livre me fasse ressentir tant d’émotions contradictoires, car on passe de la joie à la tristesse en un instant.

Lionel Davoust nous livre ici un excellent recueil qui serait dommage de rater. On se sent transporté dans ses histoires, on s’inquiète pour ses personnages. On a plus qu’une hâte, c’est de lire le reste de ses œuvres.

Et pour en apprendre plus sur l’auteur, vous pouvez lire notre interview de Lionel Davoust, ou bien vous rendre sur son excellent blog.


Et vous, votre avis ?

MdM#19: Tequila de Korpiklaani

Actualité ou Coup de coeur, c'est le morceau du moment

dabYo dans Coup de Coeur, Musique le 9 janvier 2011, avec aucun commentaire

Qui dit nouvelle année dit résolutions, et pour 2011 nous allons prendre la résolution d’être régulier dans nos morceaux du moment !  Du coup on commence cette année avec le dernier single du parent pauvre du Folk Metal, Korpiklaani ! Le groupe s’apprête en effet à sortir un nouvel album, prévu pour le 4 Février 2011 et nommé Ukon Wacka. D’après les dires du groupe, l’album serait beaucoup moins Metal et beaucoup plus Folk que les précédents, et on l’attend bien entendu de pied ferme.

Le single, Tequila, n’est pas sans rappeler celui tiré de l’album précédent, sobrement appelé Vodka. La ressemblance ne s’arrête pas là, on retrouve en effet une chanson entrainante, qui serait idéalement accompagnée d’une bière et de quelques pas de danse. On comprend aussi pourquoi le groupe considère le tout un peu plus folk que d’habitude, entre les percussions qu’on retrouve un peu tout au long du morceau et un air bien plus léger que d’habitude.

Mais ce qui choque le plus finalement avec ce clip, c’est qu’il est potable. On est bien loin de la vaste blague qu’était le clip de Vodka avec des incrustations Photoshop ratées. Non là on rigole plus, avec un semblant de scénario et des scènes qui se passent en dehors du jeu du groupe. Bon ok, ils continuent de jouer dans la forêt et on se demande pourquoi, peut être parce que c’est plus agréable d’être fouetté par le vent enneigé ?

En tout cas, on a déjà hâte d’écouter leur album. Rendez vous le 4 Février !


Après avoir vu Therion le mois précédent, nous sommes revenus vers la salle CCM John Lennon de Limoges pour un nouveau concert de Metal. Il s’agissait ici du Festival de Noël, sorte de tradition limougeoise, qui pour cette année 2010 regroupait trois gros noms du genre: Finntroll, Samael, Rotting Christ, ainsi que deux groupes moins connus : Metsatöll et Nothnegal.

Nothnegal en concert à Limoges

Le bassiste de Nothnegal

Nothnegal

Le premier groupe à assurer le show est Nothnegal.  Il est a signaler que ce groupe vient des Maldives, ce qui est quand même suffisamment rare pour être noté.  Le groupe n’a pour le moment sorti d’un EP, leur premier album étant prévu pour 2011.

Ils servent un Death Metal assez sympathique, bien que non transcendant. Ils sont six sur scène, et sont malheureusement un peu trop statiques. C’est une brave première partie, mais à revoir peut être avec plus d’expérience, l’accueil du public n’était pas vraiment au rendez-vous. On avait un peu de peine en voyant le chanteur qui essayait désespérément de faire participer le public.

En vain.

Metsatöll

Longs cheveux blonds, habits en peau de bête, aucun doute Metsatöll font du Folk.  Du Folk Estonien parlant d’obscurs événements datant du XIIIème siècle pour être exacte. Autant dire que de toute manière on n’y comprendra rien. Contrairement à Finntroll, les éléments folks ne sont pas limités aux claviers, et un de leur membres, Lauri Varulven Õunapuu, s’occupe exclusivement de manier la cornemuse, la flute, la cithare et autres instruments folkloriques. Le groupe intègre une dimension assez shamanique, avec des chants à capella, en canon, etc, bref du chant de guerrier viril dans les froides plaines estoniennes. On retiendra surtout le dernier morceau qui était excellent, à la fois très traditionnel et très métal. Un groupe découverte donc, dont nous avons acheté un CD à la sortie, et qu’on vous conseille.

Metsatöll en concert à Limoges

Rotting Christ

Les choses sérieuses commencent. Rotting Christ, un des rares groupes de Metal grecs, arrive sur scène. Bien que classés dans du melodic black metal, leur musique est assez universelle pour plaire à une grande partie des metaleux. Et ça commence très fort. Le groupe est très énergique, et sert une platée de titres très incisifs qui vous remuent les cervicales. J’avoue que je n’avais jeté qu’une oreille évasive au groupe avant ce concert… Et honte sur moi.

Les différentes compositions sont efficaces, avec des passages mélodiques très bien gérés. Une fougue certaine, des changements de rythme fort sympathiques, et des morceaux avec un vrai développement, notamment quelques passages assez atmosphériques. Le groupe dégage une vraie ambiance, limite malsaine. Évidemment, dans la foule cela s’échauffe, et on sera vite reflué vers l’arrière au vu du déchainement de la fosse. Un set très énergique nous est servi là, bien qu’un peu trop court. A revoir dans tous les cas, et à réécouter attentivement !

Rotting Christ en concert à Limoges

Samael

C’était la deuxième fois que nous voyions le groupe Suisse, le baptême s’étant déroulé au Hellfest 2009. Leur prestation au Hellfest nous avait d’ailleurs plutôt bien convaincu. Bien qu’ayant des origines Black, Samael, aujourd’hui c’est surtout de l’electro-indus, et il faut dire que malgré tout l’amour qu’on a pour leur musique, ils faisaient un peu hors sujet.

Pendant leur set, le public s’est nettement calmé. Cependant, leur prestation est l’une des plus énergiques de la soirée. Vorph, avec ses gestuelles très martiales emmène très bien le groupe, mais le bassiste, guitariste et batteur ne sont pas en reste.  La musique est servie par des vidéos projetée sur la toile de fond. Ça donne envie de danser, et cela nous confirme l’impression du Hellfest. La setlist est assez éclectique et couvre pas mal d’albums. Évidemment, Slavocracy et Into the Pentagramm seront jouées, pour notre plus grand plaisir. On notera aussi Sol Invictus, un morceau de leur prochain album.

Samael en concert à Limoges

Un excellent concert, malgré des lumières un poil épileptiques. Enfin, instant chauvin, ca fait plaisir d’avoir un groupe francophone !

Finntroll

Les troll finlandais sont donc le clou du spectacle. Nous les avons vus il y a moins de 6 mois, au Hellfest 2010, et évidemment, c’est la même tournée, donc mêmes tenues, même intro, etc. Cependant, le son du Hellfest avait rendu inaudible les claviers, choses réparée ici. C’est sacrément autre chose, surtout quand on sait que tout le Folk dans Finntroll est assuré aux claviers ! Les lumières sont moins changeantes que pour Samael, et la toile de fond affiche seulement l’artwork Nivelfind, leur dernier album.

Le chanteur est toujours très énergique, ce qui ne lui fait toujours pas perdre ses abdos kro.  Au niveau de la setlist, la plupart des titres viennent du dernier album Nivelfind, qu’on aime beaucoup ici. Cependant les classiques, dont Trollhammaren, ne seront pas oubliés. Le public est très présent, même si c’est moins intense qu’au Hellfest, ça pogote, ca fait du wall of death, y’a du mec bourré, bref, un concert de Metal quoi. Leur pèche est communicative, et les morceaux dansants côtoient les morceaux plus brutaux.

Bref c’était un concert de Finntroll, un joyeux déchainement dont on ressort tout content.

Finntroll en concert à Limoges

Au final, une très belle affiche pour cette petite salle de Limoges. Nul doute qu’on y retournera avec plaisir, probablement pour les concerts qui sont déjà programmés pour mars-avril !


Et voilà, nous y sommes ! Après vous avoir présenté ce que l’on a aimé, et ce que l’on a pas aimé, lire, voici notre œuvre préférée. Celle qu’on retiendra comme la lecture de 2010. Le meilleur du meilleur en somme, le sommet du coup de cœur ultime ! Bref, vous l’aurez compris, j’essaye de faire du blabla pour faire monter le suspens, même s’il suffit de baisser un peu les yeux pour voir de quoi il en retourne…

Rétrospective if is Dead 2010
Le top littéraire de 2010
Le flop littéraire de 2010
S’il ne fallait retenir qu’un livre en 2010

dabYo: Les Magiciens de Lev Grossman

Et voilà, vient la partie la plus difficile de la rétrospective de l’année, celle d’élire son livre préféré… Le problème, c’est que comme je l’ai dit, ils étaient très nombreux cette année à pouvoir obtenir le sacre. Trop nombreux, et j’ai un pincement lorsque je constate que je n’ai pas retenu l’un des deux romans de Maïa Mazaurette, que j’ai vraiment adorés.

Les Magiciens de Lev GrossmanMais mon choix s’est finalement arrêté sur Les Magiciens de Lev Grossman aux éditions l’Atalante. Ce roman m’a touché comme rarement, si on peut dire cela. L’histoire de Quentin, je ne saurai exactement dire pourquoi, m’a remué. Cette absence d’espoir et cette descente aux enfers dans le monde des merveilles est une expérience littéraire des plus prenantes. On a envie de se réveiller, de ce dire que la vie n’est pas juste ça. Et pourtant, si. Étiqueté à tord par la presse d’outre-Atlantique comme un « Harry Potter pour adultes » ou encore un « merveilleux contes de fées », c’est un livre qui marque pour bien des raisons.

J’avais lu le roman d’une traite et je ne le regrette pas. Il a certes un défaut, son début assez lent et déjà vu, mais qu’est ce que sa fin vaut le coup. C’est sans aucun doute celui dont je me rappellerai le plus, quand je regarderai 2010 dans quelques années. Une expérience à avoir, car vous ne le regretterai pas.

illman: Metro 2033 de Dmitry Glukhovsky

Si je ne devais retenir qu’un bouquin pour 2010, c’est bien Metro 2033 de Dmitry Glukhovsky publié par les éditions l’Atalante au début de cette année.

Metro 2033 de Dmitry GlukhovskyJe ne m’attendais pas du tout à ça en ouvrant ce roman, j’ai été happé par son univers sombre et sans espoir. Doté d’un scénario haletant, de personnages énigmatiques, attachants, violents, humains, c’est sans conteste le meilleur bouquin de Science-Fiction de l’année pour moi, l’un des seuls avec World War Z que j’ai recommandé à mes amis.

La traduction de Denis E. Savine est de plus délectable et l’on attend plus qu’une seule chose: que Metro 2034 sorte sur nos étalages. Laissez vous happer par le métro moscovite, vous n’en ressortirez plus.

Serafina: Sorcières et Sortilèges par Les Enfants de Walpurgis

Cette année, mon top du top n’est pas un roman. Ce n’est même pas chez un grand éditeur. C’est un recueil de nouvelles édité par le collectif Les Enfants de Walpurgis. Si vous suivez le blog, vous savez qu’il s’agit là de Sorcières et Sortilèges que j’ai dévoré peu avant l’été.

Sorcières et Sortilèges par Les Enfants de WalpurgisPour un recueil multi-auteur, il a réussi à relever le pari fou d’offrir une qualité égale, et quelle qualité. Nous avons là des nouvelles absolument géniales pour la plupart, et surtout très variées. J’aime la sorcellerie , vous le savez peut être, et là toutes les formes y sont abordées, du vaudou à la wicca en passant par des thèmes plus habituels (moyen-âge, etc). Les auteurs, tous francophones, ont tous un style très agréable et l’ensemble est cohérent. On citera quand même ce qui pour moi est la perle du recueil, Le Miroir au Fond du Puit de Vanessa Terral mettant en scène du vaudou. Les 230 pages se dévorent.

Que ceux qui disent que les frenchies ne savent pas faire de bons écrits Fantastiques tournent leur langue dans leur bouche. Pour les autres vous pouvez acheter ce recueil seulement en ligne, via ThebookEdition, mais vraiment ne vous en privez pas. C’est la meilleure surprise de l’année.

Et vous ? Votre livre préféré de l’année 2010 ?

Bon et bien, du coup, je reviens avec mes questions à la con, mais c’était quoi pour vous, votre meilleure lecture de l’année 2010 ?


Nous voici réunis pour la deuxième partie de ce compte rendu et bilan de l’année 2010. Après vous avoir présenté les bonnes expériences niveau lecture, on va s’intéresser au sujet qui fait grincer des dents, qui déchaîne les polémiques et qui pourtant représente une part non négligeable du blog. Ce que l’on n’a pas aimé lire. On n’a pas toujours de la chance, et parfois, attirés par une belle couverture, ou maudits par un présent empoisonné, on tombe face à des livres qu’on aurait préféré ne pas lire. Si on l’avait su avant, bien entendu…

Rétrospective if is Dead 2010
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Le flop littéraire de 2010
S’il ne fallait retenir qu’un livre en 2010

dabYo: Trône de Fer, Jirel de Joiry et Idhun

Contrairement à l’année dernière, cette année a été assez pauvre en mauvais titres et déceptions. Et pourtant, j’ai essayer de nombreux nouveaux auteurs et ne me suis pas limité aux valeurs sûres. Ai-je été changé ? Suis-je plus gentil ? Mon exigence m’a-t’elle lâché ? Aucune idée. Mais au final, voici ici plus une liste de déceptions que de mauvais romans.

Le Trône de Fer Tome 13 de George R.R. MartinMa plus grande déception n’est pas un roman, mais son absence. Le Tome 13 du Trône de Fer se fait toujours attendre et j’aurai bien aimé le lire en 2010. Les attentes portées sur ce roman augmentent chaque année et j’ai bien peur que la suite de la saga de George R.R. Martin ne soit pas à la hauteur. Non pas qu’il soit mauvais, mais que l’on ait trop attendu. Bref, espérons que le temps qu’il prend sera salutaire. Oui, je sais, je suis relou avec mon Trône de Fer, je sais.

Passons à une réelle déception, qu’est Jirel de Joiry de Catherine L. Moore. Même si je n’attendais pas spécialement quoi que ce soit de ce roman « préhistorique », j’espérais quelque chose de mieux qu’une sorte de copycat raté des héros d’Howard. Je suis en fait surtout déçu de l’image qui en ressort de la femme, alors même que le livre est écrit par une femme. Une héroïne forte, qui au final passe son temps à être victime de ce qu’on pourrait appeler des « love-hate »… Mouais, après coup, je ne suis vraiment pas convaincu. Ça reste un livre qui se lit surtout pour se situer dans l’époque.

Idhun de Laura Gallego GarciaEt pour finir un livre que j’avais oublié et que seule la liste de mes articles a pu me remémorer, je parle bien sûr d’Idhun de Laura Gallego Garcia. Le battage médiatique autour du bouquin n’aura pas su me faire oublier les nombreuses lacunes du récit, avec un scénario inintéressant au possible, des héros qui frôlent tous la Mary-sue et une lenteur insoutenable. Bref, sans aucun doute ma plus mauvaise expérience, bien loin devant Ellana ou un Chevaliers d’Emeuraude qui passeraient presque pour réussis à côté… Et pourtant, ils sont loin d’être sans défauts, bien que la série de Pierre Bottero s’améliore avec le second tome, L’Envol.

illman: Les manuscrits de Kinnereth, Terra ! et L’île de sang

Niveau bouquin pas terrible j’ai aussi donné pour cette année 2010, on peut pas avoir bon à tous les coups.

Les Manuscrits de Kinnereth de Frederic DelmeulleD’un autre coté, j’ai l’impression d’être maudit, plus particulièrement avec l’éditeur Mnémos. Alors que Seraf et dabYo ont l’air de se retrouver avec de bons livre chez eux, les deux fois où j’ai tenté l’expérience ont été plutôt désastreuses. D’abord avec Les manuscrits de Kinnereth de Frédéric Delmeulle et son scenario sympa desservi par un in-intérêt de lecture provoqué par le style de l’auteur. Puis Terra ! de Stefano Benni avec son scénario totalement décousu, voire incompréhensible par moment. Entre les deux, mon cœur balance pour désigner ma plus mauvaise lecture de l’année.

Heureusement sur le fil est venu L’île de sang de Darius Hinks pour les détrôner et remporter la palme. Une mauvaise blague qui fleure bon la fanfiction Warhammer vendu 4€ de trop. Son éditeur, la Bibliothèque Interdite aurait du le laisser chez nos amis d’outre-manche.

Ceux qui sauront de Pierre BordageJe finirai sur une déception plutôt que sur un mauvais, je m’attendais à beaucoup mieux de mon premier Pierre Bordage avec Ceux qui sauront. Mon destin était de trouver mon respect pour l’auteur dans un autre de ses ouvrages, Dernières nouvelles de la Terre qui fait partie de mes préférés. J’aurai pu citer aussi Le Huit de Katherine Neville, 1000 pages de rien, qui m’a bouffé un mois de ma vie.

Quatre romans moisis sur les 28 que j’ai lu en 2010, c’est un bon score, keep it going like that, même si j’ai des doutes vu certains bouquins de ma PAL.

Serafina: Merry Gentry, Le Ballet des Âmes et Ceci n’est pas un jeu

Eclat envoutant de la Lune, Merry Gentry Tome 3 de Laurell K HamiltonMalheureusement pour moi cette année j’ai surtout lu des livres assez moyens, voir parfois très mauvais. Autant vous dire que trouver des éléments à mettre dans cet article ne fut pas bien compliqué. Pour moi, y a deux types de flop : les livres sur lesquels j’avais des attentes et qui au final étaient mauvais, et ceux où je partais neutre et qui au final étaient mauvais, quand même.

Au top du flop, il y a évidemment Merry Gentry, la seconde saga de Laurell K. Hamilton qui traine en longueur et se perd en intrigues lentes, décousues et sous la ceinture. Quelques éléments m’ont bien fait rire, mais cela s’arrête là. Quel dommage, alors que j’ai adoré les premiers Anita Blake. Dans le même genre, La Vampire de Christopher Pike n’est pas mal non plus, avec son style fanfiction lycéenne, malgré de très bonnes idées.

Le Ballet des Âmes de Cécille GuillaumeAu niveau des romans pour lesquels je partais neutre, il y a bien sûr Le Ballet des Âmes de Céline Guillaume, qui malgré une jolie plume, signe là un roman douloureux, où il ne se passe pas grand chose, extrêmement prévisible, et à la moralité douteuse. Les fils scénaristiques sont très gros, et les personnages plats. Dommage encore. Les Portes de Doregon de Carina Rozenfeld, bien que moins ambitieux, mérite sa place ici, de part son intrigue déjà vue, ses personnages plats et son style oubliable.

La palme du ridicule va quant à elle à Ceci n’est pas un jeu de Walter Jon Williams, à cause de son incohérence technique dans le domaine de l’informatique, et ses boulettes monstrueuses comme « Le HTML sensible à la casse« . Heureusement qu’à coté l’intrigue est plutôt pas mal, mais cela m’a totalement empêché d’apprécier le roman.

Et vous ? Qu’est ce qui vous a déçu en 2010 ?

Du coup, encore une fois, on fait appelle à votre témoignage. Vous avez bien dû avoir votre lot de déception non ? Cette année a surement dû être meilleure ceci dit, puisque tout le monde avait lu Twilight en 2009…


Comme l’année dernière, on commence cette rétrospective de l’année 2010 par un petit florilège de livres que nous avons lus pendant l’année, qui n’y sont pas forcement sortis, mais que nous avons beaucoup appréciés. Des petits, des longs, des trop longs, des trop courts. Quelques trop bien, beaucoup de moyen, et beaucoup trop de mauvais. Mais ici nous allons essayer de nous remémorer des bons, ceux que l’on a apprécié lire. Pas forcement ceux dont on se souviendra de façon impérissable, mais assurément les meilleurs de cette année. Et l’année fut tout de même très riche en bonnes lectures !

Rétrospective if is Dead 2010
Le top littéraire de 2010
Le flop littéraire de 2010
S’il ne fallait retenir qu’un livre en 2010

dabYo: Les Fables de l’Humpur, Maïa Mazaurette et Cytheriae

Bien que j’ai lu moins de livres que l’année dernière, cette année 2010 a été marquée par de nombreux titres bons, et assez souvent très bons. Tellement que j’aurai presque du mal à me limiter pour en choisir qu’une poignée que j’ai aimé, alors ne parlons même pas de choisir celui que j’ai préféré…

Les Fables de l'Humpur de Pierre BordageL’année a tout d’abord été marquée par un auteur français que j’avais découvert en 2009, il s’agit de Pierre Bordage avec Les Fables de l’Humpur récemment réédité par Au Diable Vauvert. Récit de Fantasy pur et dur se transformant peu à peu en Science-Fiction, ce fut une très agréable découverte, une de ces claques dont on ne se remet que difficilement… Il aurait très bien pu être mon livre préféré de cette année.

Autre candidat à la marche suprême, candidate même et française qui plus est, Maïa Mazaurette et ses deux premiers romans d’Imaginaire. J’avais commencé l’année avec Rien ne nous survira, Le pire est avenir et j’ai terminé avec Dehors les chiens, les infidèles. Les deux m’ont autant ravi, les deux m’ont pris et ne m’ont plus relâché avant que je ne les aies fini. J’ai vraiment hâte de lire ses prochaines publication du genre.

Cytheriae de Charlotte BousquetAutre registre, mais toujours avec une jeune auteur française que j’ai découverte cette année, Cytheriae de Charlotte Bousquet aux éditions Mnémos. Je n’attendais rien de ce roman puisque je ne connaissais pas l’auteur, et j’ai été vraiment surpris. Entre une intrigue rondement menée et un côté « romantique » et « sombre » rafraichissant, cette lecture s’est avérée passionnante. L’ambiance était vraiment prenante et j’aimerai bien retourner dans son univers.

Comme l’année dernière, j’aurai aussi pu citer Johan Heliot et sa série La Quête d’Espérance qui se termine avec un univers plus intéressant que jamais. Ou encore L’ombre de Saganami de David Weber, qui était ma première incursion dans le monde de la Hard SF.

Au final, 2010 aura été une excellente année. De très bons livres dans mon top, ce qui a même relégué certaines œuvres plutôt bonnes au rang de grands oubliés. Espérons que cela continue en 2011.

illman: World War Z, l’empire ultime, Ender, l’exil

J’ai lu un peu de tout en 2010, en général, j’aime un minimum tout ce que je lis. Et dans les 28 bouquins que je me suis coltiné, j’en ai sélectionné quelque uns que j’ai vraiment apprécié et il m’en reste sous la main à descendre pour plus tard. Même si j’ai fait des petits écarts, c’était une année plutôt Science Fiction et Fantastique.

Guide de Survie en Territoire Zombie de Max BrooksWorld War Z de Max Brooks en est le parfait exemple, je ne l’ai encore chroniqué nulle part mais c’est le meilleur bouquin de Zombies qu’il m’ait été donné de lire. Le style du roman est assez particulier et l’auteur nous happe jusqu’à ce que l’on tourne la dernière page. Dans le même univers, l’auteur nous gratifiait d’un très sérieux Guide de survie en territoire Zombie, indispensable pour se préparer à l’apocalypse. Toujours cette année, et toujours dans la même veine, je noterais aussi Zombies, un horizon de cendres de Jean Pierre Andrevon que j’ai pu découvrir grâce à la plate forme e-Bélial’ et que j’ai trouvé divertissant. Vous avez les bases pour vous faire un trip à base de zombies avec ça.

L’empire Ultime de Brandon Sanderson chez Orbit a été la révélation Fantasy de l’année de mon point de vue, alliant un univers original et des personnages attachants.

Dernières Nouvelles de la Terre de Pierre BordageCôté Science Fiction, je retiendrai Ender l’exil, mon premier bouquin de Orson Scott Card, j’ai été plutôt bluffé par la qualité d’ensemble, comme si l’auteur nous dessinait un grand tableau cosmique. Dans le même genre, le recueil de nouvelles Dernières nouvelles de la Terre de Pierre Bordage valait largement le détour.

Pêle-mêle, j’aurai pu citer Le coup du cavalier de Walter Jon Williams, avec sa couverture immonde ou encore L’île des Morts de Roger Zelazny et puis aussi un Jules Verne que je n’avais pas encore lu, Le château des Carpathes.

Espérons que 2011 soit aussi rempli de bons ouvrages, pour l’instant c’est le cas, on est le 2 janvier et j’ai déjà dévoré deux romans de chez Eclipse.

Serafina: Robert Ludlum, La Laiteuse et son Chat et le Mal en la Demeure

Cette année fut beaucoup moins chargée en lecture que la précédente, vu que je n’ai lu qu’une petite cinquantaine de livres. Et malheureusement, beaucoup de très moyens, voir de mauvais. De ce fait il ne fut pas si facile de vous choisir mes pépites de l’année. Tout de même certains romans se démarquaient.

La Mémoire dans la Peau de Robert LudlumC’est le cas de la Mémoire dans la Peau de Robert Ludlum que j’ai dévoré en début d’année. Une intrigue extrêmement prenante, des retournements de situation maniés d’une main de maître… Le grand manitou de l’espionnage qu’est Ludlum signait la ma première incursion dans le roman du genre, et quelle entrée ! Je vous le conseille chaudement.

Ce fut aussi une année riche en lectures de petits éditeurs indépendants, je pense notamment aux éditions du Chat Rouge, avec La Laiteuse et son chat de Gerald Duchemin, une novella de toute beauté, d’une très grande douceur et pleine de grâce. A lire absolument. L’autre bonne surprise, c’est Stéphane Soutoul et sa novella Le mal en la demeure, une petite pépite très romanthique et très « gothique ». Un auteur à suivre de très près.

Le Mal en la Demeure de Stéphane SoutoulSi j’ai lu beaucoup de Bit-Lit cette année, une seule série mérite de figurer ici, c’est bien sur Vicki Nelson, la detective de Tanya Huff. Une série loin des clichés du genre, loin du cul-cul de certains titres.

On aurait aussi pu citer La Marque d’Alain le Bussy, L’étrange vie de Nobody Owens de Neil Gaiman ou Fils de l’ombre de Juliet Marillier.

Au final, une sélection surtout Fantastique, avec un poil de Thriller. Pas de SF, peu de Fantasy, cette année ne m’ayant donné presque que de mauvais livres à lire dans ces genre… C’est dabYo et illman qui ont eu les meilleurs. Dommage.

Et vous ? Qu’avez vous aimé en 2010 ?

Du coup, on parle beaucoup de nous, blabla, mais bon, si on parlait un peu de vous ? Qu’avec vous aimé cette année ? Avez vous suivi certaines de nos recommandations ? Étaient-t’elles justes ?


Rétrospective 2010 d’if is Dead

dabYo dans if is Dead le 2 janvier 2011, avec 6 commentaires
if is Dead

Et voilà, l’année 2010 s’est terminée il y a un peu plus de 24 heures et il est temps de lui dire au revoir. Comme l’année dernière, nous allons essayer de vous proposer une petite rétrospective de ce qui aura marqué cette année et de ce que l’on retiendra. 2010, c’était aussi la deuxième année de publication pour if is Dead, sur une deuxième version vieillissante qui mérite un petit rafraîchissement du design et des fonctionnalités serait bienvenu. Cette année, et contrairement à l’année dernière, on se contentera d’une rétrospective sur ce que nous avons lu. Mais en attendant que ces articles soient publiés, quelques petites thématiques sur l’année.

2010, l’année du Trône de Fer ?

Intégrale du Trône de Fer par Marc Simonetti

Et finalement non, 2010 n’aura pas été l’année du Trône de Fer de George R.R. Martin, et ce n’est pourtant pas le public qui manque. Dans les articles les plus lus cette année on peut retrouver en première position celui sur la date de sortie du Trône de Fer Tome 13, signe qu’il est très attendu chez nous, et sans doute encore plus aux États-Unis. Cette recherche est très fréquente sur Google, et nombreux doivent être les déçus à constater qu’il n’y a pour l’instant aucune date arrêtée.

Repoussé d’année en année, on nous avait promis A Dance With Dragons pour 2008, puis pour 2010, et il faut croire qu’on n’y est toujours pas. En attendant, la popularité et l’attente autour de la série ont sans aucun doute été boostées par la sortie imminente de son adaptation en série par HBO. Nous n’en avons pas encore parlé sur nos colonnes, mais vous devez sans doute en avoir déjà vu de nombreuses images. Avec une première diffusion prévue pour Avril 2011 sur la chaîne américaine, il est certain que ceux qui n’ont pas encore lu le livre vont essayer de s’y mettre d’ici là. Les chanceux.

En attendant, J’ai Lu et Pygmalion, les détenteurs des traductions françaises occupent le terrain comme ils peuvent, en rééditant les livres en version intégrale. Si celles de la maison initiale, Pygmalion, sont affreusement sobres (et moches ?), on ne peut qu’être en extase devant l’édition de J’ai Lu illustrée par Marc Simonetti.

Aller, gageons qu’avec une série et la publication de la suite en livre, 2011 sera l’année du Trône de Fer. Ou pas.

2010, l’année des e-Books et des e-Readers ?

e-ReaderBien que vivants avec l’informatique depuis tout petits, et informaticiens dans la vraie vie, nous n’avons pas profité de 2010 pour sauter le cap de la lecture électronique. Pire, nous y sommes réfractaires. Aujourd’hui encore, le matraquage des différents comptes Twitters des éditeurs dits « pur player » et le sex-appeal de l’iPad n’auront pas eu raison de notre amour pour le livre en tant qu’objet.

Sommes nous dans l’erreur ? Les lecteurs d’e-books se multiplient peu à peu autour de nous, sans que cela n’en devienne pour autant quelque chose que l’on considérerait comme un mouvement massif. Ici, seul illman a pour le moment sauté le cap de la lecture numérique et s’est offert Zombies, un horizon de cendres de Jean-Pierre Andrevon sur la plate-forme e-Bélial’. Le pire, c’est qu’il ne le lit même pas sur un reader, non, il le lit sur son téléphone portable doté d’un superbe écran… de la taille d’un timbre Poste.

Mais il est vain de nier qu’un réel mouvement a déjà commencé. Tout du moins, du côté des éditeurs de l’Imaginaire qui se mettent peu à peu au numérique. Il y a d’abord eu le lancement de la plate-forme e-Bélial’ des éditions Le Bélial’, plus récemment c’était Bragelonne et Milady qui se jetaient à l’eau et les autres éditeurs ne devraient pas tarder, on sait grâce à leur compte Twitter que les éditions l’Atalante y planchent déjà. D’un autre côté, c’est plus que logique.

En attendant, reste la question du prix. Pour le moment, les deux exemples sont plutôt attractif, avec une remise de près de 50% sur la quasi totalité des ouvrages. Ici, ça ne nous convaincra pas d’abandonner le format papier, mais ça doit en aider certains. Qui sait, peut être que 2011 sera l’année des e-readers.

2010, une année de plus pour if is Dead

if is Dead

Et voilà, le blog vient de terminer sa deuxième année complète. Cette année, c’est 183 articles que nous avons ajouté à vos lecteurs de flux RSS, soit une moyenne de 15 articles par mois. On reste donc dans la même moyenne que l’année dernière, avec un article tous les deux jours.

Une année très littéraire pour nous, qui nous a permis de consolider nos partenariats avec les différentes maisons d’édition. On remercie par là même celles qui continuent de nous faire confiance, parfois depuis plus d’une année révolue, malgré nos régulières critiques négatives sur certains de leur bouquin, et notamment Eva chez l’Atalante, Claire pour Mnémos, Ambre du Petit Caveau. Woot, ça fait un peu showbiz tout ça.

Tant qu’on y est, remercions aussi nos rédacteurs ponctuels que sont illman, aka oni, Aya, LuxtExMachina et Kao qui nous ont permis de tenir le rythme et d’agrémenter nos pages de points de vue parfois très différents des notres. On les félicite surtout pour avoir supporté ma tyrannie de la réécriture de phrase, mon intolérance envers les parenthèses et ma propension à rajouter des fautes d’orthographe là où il n’y en avait pas. On les félicite aussi d’avoir supporté l’affront psychologique qu’est l’article voué à rester vierge de commentaire après une publication attendue pendant parfois plusieurs semaines. illman quant à lui devrait rejoindre les rédacteurs permanents avec la prochaine version.

Et enfin, histoire de finir pour la partie niaise avant de frapper dans le lard avec ce qui nous a déçu l’année dernière, on en profite pour vous remercier pour votre fidélité, votre lecture silencieuse mais souvent approbatrice, bref, vous quoi. Bonne année 2011.


Nous vous avions parlé de Kaze TV, mais si il y a bien une chaîne qui diffuse du manga et ce depuis un bon moment, c'est bien la chaîne Game One. Elle est disponible dans la plupart des bouquets TV français et notamment avec la Freebox. Chaque année, la chaîne diffuse des séries japonaises, généralement de qualité. S'orientant vers un public jeune, la chaîne a notamment permis de revoir des monuments de nos enfances. Certains ayant plus ou moins bien vieillis.

Lire la suite de l’article Dragon Ball Z sur Game One


Difficile d’être passé à côté d’Ultimo si vous étiez sur Paris cet automne, puisque Kaze a mis les moyens pour promouvoir l’arrivée de la série de Stan Lee en France: magazines, publicités dans le métro, tout y passait. Mais… Stan Lee vous dites ? En manga ? Mais c’est pas plutôt les comics lui ? Et bien si, mais pour d’obscures raisons une collaboration a pu avoir lieu entre le créatif de renom de Marvel et le japonais Hiroyuki Takei, notamment à l’origine de Shaman King. De ce travail commun est né Krakuri Dôji Ultimo, dit « Ultimo », une série Shonen débutée en 2009 au Japon et encore en cours de publication. Alors, que vaut cette collaboration ? Stan Lee peut il passer avec succès de la bd américaine à la japonaise ? Synopsis.

Karakuridôji Ultimo, Tome 1, de Stan Lee et Hiroyuki Takei

Au XIIème siècle, sur les terres japonaises, ont été créées deux Karakuridôji particulières. La première, incarnation du bien, et la seconde, incarnation du mal. C’est un fabriquant assez mégalo qui les a créé dans le seul but de savoir qui du Mal ou du Bien vaincra. Mais c’est à notre époque que l’histoire va réellement débuter, puisque le corps d’un des deux pantins a été découvert et réveillé par Yamato, un lycéen courageux mais pas des plus doués pour l’assiduité en cours.

Si vous connaissez Shaman King, vous devez déjà vous douter que l’on va retrouver des similitudes entre les deux œuvres. Et c’est bien le cas, puisqu’on découvre rapidement que notre héros va pouvoir se battre avec son Karakuridôji, et qu’il n’est pas le seul à le faire à notre époque. Ces marionnettes n’en sont pas vraiment, elles sont vivantes et ont leur propre personnalité, elles collaborent avec leur maître et un lien pour l’instant inconnu les lie. Difficile de ne pas penser aux fantômes qui combattent avec leur maître dans le célèbre manga de l’auteur.

Quoi qu’il en soit, c’est cet univers que le premier tome va tenter de mettre en place, en créant aussi un lien avec le passé puisque l’histoire semble se dérouler sur plusieurs époques. En effet, on retrouvera au fil de la lecture des flashbacks où les personnages du passé arborent des chara-design et des personnalités identiques. Le principe de la réincarnation des âmes est sans doute à considérer, puisque plus ou moins évoqué au long de la lecture. C’est en tout cas un univers riche que nous proposent ici Hiroyuki Takei et Stan Lee, assez loin de ce que l’on connaît habituellement de la part de l’américain, mais très proche de celui du japonais.

Karakuridôji Ultimo de Stan Lee et Hiroyuki Takei

C’est cependant là le plus gros point fort d’Ultimo, et je dirai presque, son seul. Le style des dessins est quasi identique à celui qu’on a pu voir dans Shaman King, on aime ou on aime pas. Sa finition reste cependant de très bonne facture, quoi qu’un peu simple et très typée. Il est plus ou moins reconnaissable mais loin d’être inoubliable, tant il est proche d’autres œuvres du même genre. La découpe générale est assez dynamique et l’action prenante, mais c’est plus par la narration et les dialogues que l’œuvre pêche. En effet, la plupart des dialogues sonnent plutôt creux et ne donnent pas envie d’en savoir plus, niais à souhait la plupart du temps, quand il n’est pas tout simplement ultra caricatural.

Un problème d’autant plus gênant que l’univers n’est pas très engageant à première vue. Une histoire de marionnettes avec des pouvoirs, ça fait très déjà vu. Les révélations successives que l’on nous fait, que ce soit sur les Karakuridôji ou bien sur la réincarnation des âmes font beaucoup pour un premier tome, un peu comme un Thriller qui, n’arrivant pas à démarrer grâce à sa mise en scène et ses personnages, joue la carte des révélations mystères. Comme on dit souvent, trop de mystère tue le mystère, et le manque de réponse est parfois trop frustrant pour continuer. Mais il ne s’agit que d’un premier tome, ne l’oublions pas.

Karakuridôji Ultimo, Tome 1, de Stan Lee et Hiroyuki TakeiAu final, j’ai été surpris du thème du manga, qui ne colle pas vraiment à ce que je pouvais imaginer d’un Stan Lee. C’est quelque part agréable de le voir dans un univers un peu différent des super-héros, bien que je sois loin de connaître l’ensemble de ses œuvres. Surprenant de par son univers qui pourrait s’avérer intéressant et prenant, Karakuridôji Ultimo manque pour le moment de charisme pour convaincre et les trop nombreuses erreurs font de ce premier tome quelque chose d’assez décevant. Quand les dialogues sont plats et les personnalités des différents personnages fades, seul le scénario est là pour sauver un manga. A peine dévoilé lors de ce premier tome, espérons qu’il révèle quelques surprises par la suite sans quoi l’incursion de Stan Lee dans le monde du manga risque d’être vite oubliée.

Stan Lee

Fils de l’Ombre, Tome 2, de Juliet Marillier

Serafina dans Critiques, Livres le 26 décembre 2010, avec aucun commentaire
Critiques

Ce deuxième tome de Fils de l’Ombre clos le deuxième volume de la Trilogie de Septenaigue, la trilogie de Juliet Marillier commencée avec Sœur des Cygnes, qui fut lui aussi coupé en deux en France. La couverture de Benjamin Carré est, à mon avis, la moins jolie de la saga, à cause de l’incrustation douteuse des tatouages. Cependant, comme j’ai adoré les trois autres tomes et qu’on ne juge pas un bouquin à sa couverture, je ne pouvais pas résister bien longtemps et j’ai rapidement commencé ce tome. Étant donné qu’il s’agit de la deuxième partie d’un même roman, je ne ferais pas de synopsis, et vous renvoie à ma chronique du premier tome.

Fils de l’Ombre, Tome 1, de Juliet Marillier

Le premier tome finissait de manière assez abrupte et pour cause, c’est une coupe arbitraire, au milieu d’un tome. Je ne suis pas fane de cette pratique, mais heureusement les éditions l’Atalante sortent les deux parties de manières rapprochée qui nous permet ainsi d’enchainer. Je vous déconseille de trop attendre entre les deux livres, c’est dommage, car on reprend exactement là où l’on s’était arrêté.

L’intrigue évolue doucement, et l’on retrouve les personnages de la première partie. Personnellement j’ai beaucoup apprécié Liadan, bien qu’elle soit fort différente de Sorcha. En effet, Liadan est un peu trop parfaite, et très intérieure. Elle pense beaucoup, agit peu ou prudemment. Cela pourrait être une Mary Sue, mais Juliet Marillier évite cet écueil en grande partie grâce à son style très agréable. Les personnages secondaires sont loin d’être laissés en rade et on a un panel assez attachant et émouvant.

Marillier semble cependant prendre le même chemin qu’avait emprunté Marion Zimmer Bradley, avec une Fantasy très féminine, voire féministe. Les hommes n’ont pas vraiment le beau rôle dans ce roman. On est encore assez éloigné de la caricature de Bradley, mais le roman est assez nettement engagé. Ce qui en ferait une littérature plutôt dédiée aux femmes, bien que les hommes pourront apprécier et trouver à la fois bien injuste leur image.

Son Of The Shadows Juliet Marillier

Une des multiples couvertures en V.O.

Nous sommes toujours dans une sorte de fantasy celtique, même si ce tome est bien moins riche en éléments fantastiques. On est très proche d’une histoire « plausible », et ce n’en est que mieux.  Le côté conte de fées est totalement absent de l’histoire. Si le premier Sœur des Cygnes était une réécriture d’un conte de Grimm, ici on est sur une histoire, apparemment, bâtie de zéro. Et je trouve que Marillier ne s’en sort pas mal du tout, son histoire est intéressante, et elle n’a pas besoin de background typé Fantasy pour être convaincante.

Fils de l’Ombre, Tome 1, de Juliet MarillierCependant, le rythme long, les nombreux passages de réflexion, les résolutions parfois convenues pourront rebuter certains lecteurs exigeants. Dont je n’ai pas fait partie. Je me suis peut être moins attachée à Liadan, il faut dire qu’elle ne vit pas les mêmes épreuves que sa mère, mais le livre reste d’un très bon niveau.

Ce tome clôt donc la deuxième partie de la Trilogie de Septenaigue. La dernière partie, elle aussi coupée en deux, sortira logiquement l’année prochaine aux éditions l’Atalante, et aucun doute que je me jetterais dessus. Pour le moment la série semble être de bonne facture, et je ne saurais que vous la conseiller. A coup sur dans les meilleurs romans que j’ai pu lire cette année.