Dernièrement sur if is Dead:

C’est Lundi, que lisez vous ? #42

Serafina dans Actualités, Livres le 23 avril 2012, avec 5 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

Serafina

La Bataille des Rois, Le Trône de Fer Tome 3, de George R.R. MartinJ’ai pu avancer dans ma lecture du Trône de Fer. J’ai terminé la première partie de l’intégrale tome 2, qui correspond à La Bataille des Roi suivant le découpage de la version française. Ce tome, surtout introductif, place les pions, et si Daenerys est quasiment absente, il y a assez de densité chez les autres personnages pour avoir plus que sa dose. Ce coté assez introductif se ressent fortement dans la série télévisée, Game Of Thrones, ce premier tome correspondant aux trois épisodes parus pour le moment qui sont très denses sans être très actifs.

J’ai commencé la lecture du tome suivant, l’Ombre Maléfique, dont j’ai lu un peu plus d’un cinquième pour le moment, et qui suit son bonhomme de chemin.

J’ai aussi terminé Le Sang du Rock de Jeri Smith-Ready. C’est définitivement un de mes coups de cœur de l’année. Le pitch était génial à la base, mais en prime les personnages sont très bien foutus et très charismatiques. Les 470 pages se lisent relativement vite (bien que j’ai mis longtemps pour le lire car je l’oubliais tout le temps au boulot). J’ai été charmée d’un bout à l’autre. J’avoue être vraiment très pressée de retrouver ces personnages dans le prochain tome bientôt prévu chez Milady.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Bien souvent le Hellfest permet de découvrir des groupes auxquels on aurait sans doute jamais jeté un oreille. C’est un peu ce qui m’est arrivé avec les Drokick Murphys qui sont à l’affiche du Hellfest 2012. Présentés il y a quelques semaines par illman sur son blog dans son honteux excellent concurrent à notre Highway to Hellfest, j’ai lancé cette vidéo complètement au hasard. Et qu’est ce que j’ai bien fait ! Ces punkrockers venus du Massachusetts fournissent en effet un mélange festif de Punk et de Folk qui a tout pour plaire, que ce soit aux amateurs de Punk ou à ceux comme moi qui aiment le Folk Metal à la Korpiklaani.

Leur musique est clairement entrainante, pleine d’instruments traditionnels au rang desquels on retrouve notamment de la cornemuse, l’accordéon ou encore la mandoline. Des instruments qui ont montré leur fort potentiel festif avec Korpiklaani et qui sont là très rondement utilisés. La bande se réclame faire du Celtic Punk Rock et il faut dire que c’est assez étonnant de voir que le groupe ne vient pas de la Grande-Bretagne. Le clip est assez barré et marrant à regarder, bien dans l’esprit.

Seconde tête d’affiche de la MainStage02 du vendredi, il y a de fortes chances qu’on aille sauter un peu devant leur prestation, à moins qu’ils ne soient programmé face à la grosse pointure qu’est Moonsorrow.


Diabolical Pitch de Grasshopper Manufacture et Suda51

C'est l'histoire de zombies hit by pitch

Serafina dans Critiques, Jeu Vidéo le 21 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

On continue cette semaine à thème Xbox Live Arcade avec le jeu Diabolical Pitch des studios Grasshopper Manufacture et Suda51. C’est un titre qui se joue à l’aide de Kinect, il est sorti début avril sur la plate-forme de téléchargement. On ne peut pas dire que son classement, ainsi que son pitch m’aurait poussé vers lui en premier lieu. En effet, ça parle de Baseball et wikipédia le classe en jeu de sport. Oui mais non.

Diabolical Pitch de Grasshopper Manufacture et Suda51

Vous incarnez un joueur de baseball qui s’est retiré suite à une blessure à l’épaule. Attiré par une pub pour un parc d’attraction, il se rend dans ce dernier, sorte de parc mi-onirique, mi-horrifique où un homme à la tête de vache lui donne un bras bionique qui permet de tirer des balles de feu (ou de foudre, ou autre comme on le verra au long du jeu). Le tout, pour dégommer des ennemis, comme des vautours zombie, des pandas lance missile, et autres délires.

Comme vous pouvez le voir, le moins qu’on puisse dire, c’est que je ne sais pas ce qu’ils ont fumé pour pondre le pitch, mais que ça devait être de la bonne. Pour mettre en scène cette idée génialissme et l’ambiance déjantée promise, on a le droit à des graphismes juste superbes. C’est très texturé, un peu grungy mais surtout très efficace. Les cinématiques ne sont pas réellement des cinématiques, on a plutôt droit à un enchainement de cases de BD, avec bulles et tout pour les dialogues, mais cela contribue grandement à rendre cet univers juste génial. Honnêtement, j’ai été totalement charmée par la patte graphique du jeu et le chara-design des monstres que l’on va affronter. Très spectacle freak. C’est très beau et très bien fait, même si les moyens sont évidemment limités par rapport à des supers productions, cela ne gène pas.

Diabolical Pitch de Grasshopper Manufacture et Suda51

Diabolical Pitch est un jeu Kinect, et le gameplay est donc assez simpliste : vous lancez des balles de baseball. Bon, certes, il y a deux ou trois actions un peu différentes aux déclencheurs particuliers. On pourra par exemple lever les deux bras pour activer la super attaque feu, faire un lancer rotatif pour l’attaque foudre, et certains ennemis seront à catcher avec ses deux mains… mais dans l’ensemble, cela reste limité. Malheureusement, sur ces actions un peu différentes, on a constaté quelques bugs de capteur quand même, et le moteur utilisant Kinect confondra parfois mon lancer à gauche avec un coup de pied par exemple…. Cela n’empêche pas le tout d’être fun et carrément défoulant, mais ça peut s’avérer frustrant quand on perd à cause de cela, ou lorsque l’on va se lancer dans la course aux points.

Le titre va vous proposer 5 mondes, plutôt bien foutus, avec chacun 5 niveaux, et vous vous doutez que la difficulté va crescendo. Les univers tournent autour des parcs d’attractions, des cimetières, des hangars, bref, des trucs darkinous et dérangés à souhait. On va y retrouver des ennemis différents aux attaques spécifiques. Il y aura ceux qui vous foncent dessus, ceux qui vous tirent dessus. Chaque monde se terminant par un boss, bien évidemment, au charisme particulier. La durée de vie est assez moyenne, il vous faudra trois petites soirées tout au plus pour faire le tour de l’univers.

Diabolical Pitch de Grasshopper Manufacture et Suda51

Cependant, la rejouabilité est là car c’est très fun et de nombreux mécanismes ont été intégrés pour vous pousser à rejouer. Vous pourrez en effet, si vous avez le temps, envoyer des balles dans des symboles apparaissant ça et là à l’effigie des sigles des machines à sous (BAR, 7, Cerise…). Le système de points pousse donc à rejouer pour battre ses propres records en faisant des combos, que ce soit avec les symboles ou avec les ennemis. Ces points permettant par la suite de débloquer des bonus, nouvelles spécialités, et d’augmenter les points obtenus lors de combos.

Diabolical Pitch de Grasshopper Manufacture et Suda51Surtout qu’en plus, l’intégralité de la campagne peut se jouer à deux en coopération ! En effet, vous pouvez tirer à deux des balles sur des zombies, mais aussi coopérer sur certaines actions, ou tout simplement vous ressusciter en effectuant une certaine figure (quand le capteur la reconnait, évidemment). Du coup, c’est encore plus fun et plus palpitant. Les jeux en coop réelle sont assez rare sur Kinect, alors, le moins qu’on puisse dire c’est que cela vaut le coup !

Au final, Diabolical Pitch est clairement un des jeux Kinect du Xbox Live Arcade qui vaut le coup. J’ai été réellement séduite par l’univers déjanté proposé et par le graphisme soigné du jeu. Si l’on a vite fait une première passe sur les cinq univers proposés, la rejouabilité est au rendez vous, très fun et très défoulant, malgré quelques imprécisions sur la reconnaissance des mouvements. Le tout et son petit prix, 800 MS Points, en font un jeu que je vous recommande chaudement !


Sine Mora de Grasshopper Manufacture et Digital Reality

La ménagerie a piqué les avions

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 20 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Sine Mora est un Shoot’em Up à scrolling horizontal disponible sur le Xbox Live Arcade, fruit de la collaboration entre les japonais de Grasshopper Manufacture et des hongrois de Digital Reality. Vous allez me dire, quoi de plus banal qu’un Shoot’em Up, et bien figurez vous que celui-ci s’est donné pour mission de renouveler l’un des plus vieux genres existants dans le monde du jeux vidéo. Et d’abord, il y a une histoire.

Sine Mora de Grasshopper Manufacture et Digital Reality

Alors bon j’avoue, je n’y ai pas compris grand chose, ça parle de vengeance, de rébellion, d’épuration ethnique et d’expériences glauques. Les personnages y sont plutôt haut en couleurs avec par exemple un bison cul-de-jatte ou encore une lapine avec un larynx artificiel, le tout humanoïde bien sûr. Chacun des personnages a le droit à une petite biographie dans les menus des modes où l’on peut choisir son pilote. Je dis pilote car ce sont des avions que l’on va diriger, chacun avec un pilote disposant d’une arme spéciale différente. La narration le long du mode histoire se fait grâce à des petites cutscenes et des écrans noirs avec texte et voix off, pas très engageant pour ce dernier.

Personnage de Sine Mora de Grasshopper Manufacture et Digital RealityLe principe de Sine Mora est de remettre au goût du jour un time attack évolué. On dispose d’un capital temps pour terminer des mini-sections, temps qui diminue à chaque coup encaissé et remonte ostensiblement à chaque ennemi défait. En parlant d’ennemis, c’est un peu le point névralgique des shoots, ils sont assez variés et les boss sont assez colossaux, souvent en plusieurs parties. Les affrontements contre ces béhémoths seront l’occasion d’observer des patterns de tirs intéressants, avec des effets de lumière sympathiques qui pourront mettre vos nerfs à rude épreuve si vous ne maitrisez pas parfaitement la hitbox de votre vaisseau. Pour info, la hitbox c’est la zone sur laquelle vous êtes vulnérable aux tirs et visibles pour chaque avion dans les menus. Certains moment d’affrontements feront cruellement penser à la difficulté des Manic Shooter en un peu plus soft si vous restez en histoire et en normal.

Pour en revenir à la difficulté, Sine Mora fait le pari de rendre le mode histoire accessibles aux novices sans lui filer des crédits infinis. Et il y réussit plutôt bien même si l’ennemi invisible, le décor, a failli me rendre fou sur certains passages. Le challenge est aussi au rendez vous via un mode difficile et cauchemar, pour en profiter on se dirigera vers les modes Arcade et Score Attack qui ne proposent d’ailleurs que ces deux difficultés, m’est avis qu’un peu d’entrainement est requis pour passer ne serait-ce que le premier niveau. On trouve un mode entrainement boss aux paramètres réglables afin de s’améliorer et ce n’est pas du luxe.

Sine Mora de Grasshopper Manufacture et Digital Reality Screenshot 2

Ajouter à cela une pelletée de bonus à débloquer, notamment des peintures d’avion et de nouveaux pilotes et vous obtenez un challenge progressif qui récompensera aussi le joueur avec des succès adapté à son réel niveau et à son investissement en temps de jeu, ils sont pour cela découpé en en sous-objectifs décrits dans le menu succès.

La patte graphique du jeu est particulière, les graphismes sont en effet en 3D, mais on ne jouera que sur un plan, les puristes crieront au scandale maugréant qu’un shoot ça doit être en 2D, point. Mais ici les graphismes sont léchés, colorés et sont vraiment agréables à l’œil. On passe dans des environnements assez variés, qui ne feront pas vraiment mentir les développeurs qui qualifient le jeu de Dieselpunk. Personnellement je regretterais un peu les mouvement de caméra qui apportent quelque confusion à l’action par moment.

Sine Mora de Grasshopper Manufacture et Digital Reality Screenshot 1

Pour le son, je crois qu’on a droit à du hongrois pour les doublages, mais j’suis pas sûr, en tout cas ça sent l’ex-bloc de l’Est, ça fait un peu cheap mais dégage un certain charme. Pendant le jeu la musique se fait discrète même lors des boss, on aurait aimé des envolées pour ces passages et l’ensemble ne restera pas dans les mémoires, dommage la bande son est essentiel pour faire d’un jeu un jeu culte. Un effort particulier a été apporté aux menus, un style épuré très design avec une musique électro-minimaliste couplée à un piano dans le ton de l’affichage. Le tout fait un petit peu tâche avec l’univers du jeu mais des beaux menus c’est quand même agréable.

Sine Mora est donc un excellent Shoot’em Up qui mérite toutes les attentions de par sa quasi-accessibilité aux novices grâce à un mode histoire bien dosé. Mais le contenu est aussi là pour les plus acharnés, avec des modes vraiment complets et une difficulté qui pourra facilement être rehaussée. Après son prix est de 1200 MS Points, à voir si vous sauterez le pas et vous lancerez dans ce Shoot beau et difficile.


Silence, ça tourne ! #24

dabYo dans Actualités, Films le 19 avril 2012, avec 7 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Battleship de Peter Berg

Fort de la bonne surprise que s’est révélée être l’adaptation de Hunger Games au cinéma, nous avons décider de retenter l’expérience de choisir un film qui a l’air pourri pour écouler nos tickets proches de la péremption. Sauf que voilà, avec Battleship, on a peut être un peu pousser notre chance.

Affiche Battleship de Peter BergQue dire de ce Battleship? Le synopsis déjà est un bon indicateur: la NASA a découvert une planète extraterrestre qui a tout pour pouvoir abriter la vie. Vous vous en doutez, les extraterrestres vont débarquer dès qu’ils vont recevoir des signaux. Mais manque de pot, ils le font en pleine opération d’entraînement de l’armée américaine, et ils vont se prendre une bonne grosse branlée patriotique.

Un film patriotique c’est sans aucun doute ce que l’on retiendra le plus pour qualifier ce Battleship, juste après celui de propagande. Car tout transpire la propagande de l’armée américaine. Non seulement tout est super cool quand on est à l’armée, vous pouvez arriver en retard sans problème tout en sortant avec l’ultra bonnasse blonde fille du général mais ce n’est pas tout ! Car grâce à l’armée, même perdre ses jambes à cause de la guerre, c’est carrément cool de la mort. Mais par contre, si vous n’êtes pas de l’armée, c’est surement parce que vous êtes un intello froussard qui ne pense qu’à sa gueule, boutonneux et qui a raté sa vie. Bref.

Au rayon des acteurs on retrouve Taylor Kitsch, qui incarnait récemment le héros de John Carter, mais aussi Alexander Skarsgård, et enfin… Rihanna. Oui, Rihanna. Oui oui, vous avez bien lu, Rihanna, la chanteuse sans voix. Et on peut désormais le dire, sans réel talent pour le cinéma non plus. Alors oui, elle joue admirablement bien le soldat féminin black stéréotypé à mort, y a pas de doute. Bon, le rôle était taillé sur mesure, j’ai envie de dire. Côté rôle stéréotypé, on retrouve dans celui de la plastique parfaite Brooklyn Decker, dont le prénom du personnage est Samantha, ça ne s’invente pas.

Couple de Battleship de Peter Berg

Engagez vous* ! (*photo non contractuelle)

C’est dommage que le film soit si patriotique, car à côté de ça on a le droit à une civilisation extraterrestre qui avait tout pour être intéressante. Plutôt reptile, avec un design et des armes carrément bien travaillé, mais le tout va se heurter à la volonté de faire un film à fort potentiel d’action. Du coup, quand on entrevoit les raisons de leur venue, et bien… Ce n’est que pour mieux ne pas en parler tout le reste du film. Pas un mot, pas un seul échange entre les extraterrestres et les humains, un côté manichéen qui n’est pas sans rappeler Cowboys vs Envahisseurs, bien que dans ce cas là, il y avait quelques explications tout de même.

L’action est cependant au rendez-vous, et si on omet que, jusqu’à l’arrivée des extra-terrestres le film se retrouve être un bon gros nanar qui passe sur M6 un samedi après midi, le tout est potable et certaines phases bien prenantes et bien filmées. Mais voilà, on est loin d’avoir suffisamment matière pour ne pas s’ennuyer pendant les 2 heures 20 que dure Battleship. A éviter.

Game Of Thrones s02e03

Cersei Lannister Game Of Thrones Saison 2 Love is WeaknessÇa y est, on est dans le vif du sujet de cette seconde saison, et on a sans doute vu les derniers personnages qu’il fallait découvrir: Brienne incarnée par Gwendoline Christie et Magaery, jouée par Nathalie Dormer que l’on a déjà pu apprécier dans un rôle similaire dans la série The Tudors.

La première incarne la femme qui voulait être un homme de la série, et je dois dire que je l’aurai imaginée bien moins jolie. Car Brienne est sensée être repoussante, pas simplement grande. Là dessus, il est évident que ça en surprendra beaucoup, d’autant que le personnage sera récurent. A côté de ça, on retrouve Nathalie Dormer dans un personnage qui s’avère être exactement le même que celui qu’elle jouait dans les Tudors. Par contre, cela vient sans doute des habits, mais elle y est bien moins jolie.

D’ailleurs, toutes les scènes faisant apparaître ces personnages sont, je trouve, relativement ratée. George R.R. Martin a décidé de lever le voile sur sur la personnalité de Magaery, et j’avoue que cela nous a surpris. Après tant de tomes où l’auteur ne se mouillait pas, c’est étonnant et à la fois complètement cohérent.

Je serai cependant curieux de savoir si les gens qui n’ont pas lu Le Trône de Fer arrivent à s’y retrouver.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


La sortie du running order du Hellfest est un moment que nous attendons avec impatience mais aussi avec anxiété. En effet, au fur et à mesure des éditions du festival clissonais, nous savons que ce jour annonce de cruels dilemmes. Et le cru de cette année 2012 ne déroge pas à la règle comme vous pourrez le voir ci-dessous.

Hellfest 2012 Running Order

Au menu, de nombreux, douloureux choix sont à venir. Personnellement, l’annonce de The Devil’s Blood jouant en même temps que Guns n’ Roses m’a totalement déprimée.  Je sais ce que je choisirais, mon coté satanique battant l’ado nostalgique que je suis, mais ce sera un crève cœur. Côté légendes, on devra malheureusement oublier Blue Öyster Cult puisqu’il n’est pas envisageable de rater Vulture Industries simplement pour assister à (Don\’t Fear) The Reaper. On notera aussi Ozzy & Friends dont le show devrait nous empêcher d’aller voir Children of Bodom et Sunn O))), qui eux même joueront en même temps.

Il va aussi falloir choisir entre la légende King Diamond et Amon Amarth. Mais ça ne sera que la deuxième fois qu’on loupe Amon au Hellfest, après tout. Et enfin, faut il finir le festival avec le Black Metal Symphonique de Dimmu Borgir, ou le Groove Metal plutôt très agressif de Lamb of God ? Hm hm.

Bref, il reste encore quelques semaines pour tirer tout cela au clair. Et vous, quels sont vos dilemmes ?


Fez de Polytron Corporation

De perspective, le changement, c'est maintenant !

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le , avec aucun commentaire
Critiques

La visibilité de la scène des jeux vidéo indépendants pour le grand public a énormément augmenté depuis l’arrivée du Xbox Live Arcade et autres services dématérialisés, les gros titres indépendants font désormais partie des arguments mis en avant par les constructeurs pour courtiser les hardcore gamers. Après Braid, Limbo et autres Super Meat Boy, c’est au tour de Fez de faire son arrivée sur le service, un vendredi 13 avril. Il s’agit d’un jeu de Plates-Formes attendu depuis de nombreuses années et développé par Polytron Corporation, un studio qui compte pas moins de deux employés. Eh oui.

Fez de Polytron Corporation sur Xbox Live Arcade

Les artworks mettent déjà le ton, et le début du titre ne fera que le confirmer, Fez joue la carte du rétro avec un style graphique très cubique où l’aspect isométrique de la 3D est très apparent, et aussi très léché. Tout le concept du jeu et du gameplay repose en effet sur la représentation d’un univers 3D par des cubes. Les cubes ne sont pas sans rappeler un des plus gros titres indépendants du moment, Minecraft, mais on est bien loin du genre Bac à Sable. Fez est un jeu où le côté 2D/3D est utilisé pour créer des puzzles et complexifier la progression du joueur.

Nous allons en effet évoluer en 2D, on saute sur la gauche, sur la droite, mais pas question d’avoir de la profondeur pour autant. Cependant, à la manière d’un Paper Mario par exemple, il est possible de modifier le champ de vision et de tourner autour de notre héros: on joue en 2D, mais le monde est en 3D. On tourne le cube de 90°, en quelque sorte, et au lieu de le regarder de face, on le regarde sur la droite, avec toujours notre héros au milieu de l’écran. C’est difficile à expliquer, et il faut le voir en vidéo pour bien comprendre, mais tourner sur les quatre faces du cube permet au joueur de modifier le chemin à parcourir.

Une plateforme trop loin à atteindre avec un saut pourra ainsi se rapprocher en pivotant sur la gauche. Deux morceaux d’échelle séparés pourront se rejoindre en pivotant sur la droite et ainsi n’en former plus qu’une. Au début, on est un peu perdu et on se retrouve à pivoter dans tous les sens, tant est si bien qu’on se demande si on ne va pas chopper le mal de mer. Heureusement, plus le temps passe et plus le pivot se fait d’une manière naturelle.

Toute la progression de Fez se base sur ce mécanisme et le joueur va devoir l’exploiter pour résoudre les énigmes qui viennent entraver sa progression. Certaines, il faut l’avouer, pourront vous bloquer un petit temps avant d’avoir le déclic et de comprendre comment il fallait jouer avec la perspective. Bien entendu, le tout se base énormément sur votre logique, dans tous les sens du terme. Nous parcourons l’univers avec Gomez, notre héros, en allant de sous ensemble en sous ensemble. Le monde est en effet divisé en mini-plateformes que l’on va retourner, et on saute de plateforme en plateforme à l’aide de portes et autres trous inter-dimensionnel.

Monde de Fez de Polytron Corporation sur Xbox Live Arcade

Une zone de Fez, vue isométrique. Cette vue n'est jamais celle dans laquelle peut évoluer le personnage.

Le moteur de cette progression se base sur un scénario assez simpliste: le monde est proche du cataclysme depuis que le cube en or a explosé, et pour sauver son univers en 2D, Gomez doit retrouver les 36 mini-cubes qui le composaient, eux même éclatés en petits morceaux et éparpillés par delà le monde. Bref, pas très complexe, mais ce minimum syndicale est largement suffisant. Car finalement, ce qui va réellement motiver le joueur n’est non pas l’histoire, mais la merveille qui va avec cette exploration.

Le monde de Fez est tout simplement superbe, avec des graphismes dans une 2D particulièrement léchée et travaillée. Certes, ce n’est pas du lisse, mais il y a un certain style, c’est indéniable et c’est très agréable pour les yeux. De même, remporter un débris de cube ou réussir une mini énigme est jouissif et ne donne qu’une envie: résoudre la suivante. Là dessus, la progression se fait naturellement et le gameplay révèle toute sa saveur. D’autant qu’à côté de ces jolis graphismes, la musique qui nous accompagne est vraiment très bonne et va créer une sorte d’atmosphère complètement féérique et envoutante, difficile de décrocher.

Cube de Fez de Polytron Corporation sur Xbox Live Arcade

En jouant à Fez j’ai eu l’impression de revivre ce que j’avais vécu enfant en jouant à mon premier jeu vidéo, Le Roi Lion. Une sorte de béatitude pas forcément justifiée, mais qui est bien là, qui rend l’expérience amusante sans pour autant que le challenge tire sur la ficelle de la frustration ou de l’intrigue. C’est difficile à expliquer, et pas forcément bien clair. Mais le monde de Fez fait rêver en quelque sorte.

Le gameplay se limite au cœur du jeu, pas d’ennemi, simplement de l’exploration, aussi il n’y a qu’un niveau de difficulté. Votre vitesse de progression va alors dépendre de votre rapidité à maîtriser les diverses actions découlant du principe, et à les assembler pour continuer votre progression. Il est donc difficile de donner une évaluation de la durée de vie, que j’ai cependant trouvée largement correcte. Il y a de très nombreux secrets à découvrir, et je suis encore loin de les avoir tous découvert. Et puis, il y a cette histoire d’alphabet étrange sur lequel je n’ai pas encore bien pu me pencher.

Au final, Fez est un titre qui m’a plus que conquis. Avec son petit prix, 800 MS Points, vous avez la possibilité de vous envoler dans le monde réellement original de Gomez, un monde onirique, envoutant, qui vaut largement le détour. Le principe de jeu est tout simplement génial et, à l’instar d’un Super Meat Boy, vaut largement le coup d’œil même lorsque vous avez l’impression d’avoir plus que retourné le genre Plates-Formes classique. Polytron signe là un grand jeu.


Anomaly Warzone Earth de 11bit Studios

Beignée d'alien au menu du Xbox Live Arcade

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 17 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

J’ai rallumé ma Xbox 360 pour jouer aujourd’hui, faut dire qu’elle commençait à prendre la poussière. Le jeu sur lequel je me suis mis est Anomaly Warzone Earth, un jeu original de 11bit Studios publié sur le Xbox Live Arcade le 6 Avril dernier, après une première sortie sur PC et téléphones. C’est la bannière d’un balbutiant genre qu’il brandit ici, le Tower Offense.

Anomaly Warzone Earth sur Xbox 360

On commençait à être habitué au terme du Tower Defense où l’on devait construire des tourelles ou tout autre moyen pour se défendre contre des hordes d’ennemis arrivant par vagues via des chemins balisés. Là on prend le concept et on retourne le tout. Vous allez prendre le contrôle d’une colonnes de véhicules blindés afin d’atteindre différents objectifs sur la carte, vos véhicules empruntant un chemin que l’on peut modifier en temps réel pour changer de route aux intersections.

Préparez vous, on est ici face à une petite révolution puisqu’il y a un scénario plus étoffé que la plupart des jeux dans le même registre. Jusque là à l’instar des DOTA et autres Tower/Bunker Defense, les titres se contentaient du minimum syndicale et restaient au niveau des mods desquels ils étaient tiré. Anomaly nous propose donc une histoire, des débris de vaisseaux spatiaux se sont écrasés sur Terre, sur deux grandes villes, Bagdad et Tokyo. Une sorte d’anomalie, comme un champ de protection, s’est déployé autour des points d’impacts. Vous faites partie de la 14ème et vous allez devoir défourailler de l’alien pour stopper ce bazar et comprendre de quoi il retourne. Bien que ce soit simpliste, il y a des idées intéressantes développées un peu plus avant dans la campagne, ça ne casse pas trois pattes à un canard mais ça a le mérite d’être là.

Anomaly Warzone Earth sur Xbox 360

On dirige un commandant à pied sur le terrain avec une combinaison qui fait de la lumière et qui devra diriger son escouade jusqu’au objectifs de la carte en cours. Pour ce faire on aura à sa disposition divers blindés comportant deux caractéristiques, différentes selon le véhicule. On trouve le blindage, les dégâts, le bouclier, etc… On peut acheter de nouveaux véhicules, les améliorer et réorganiser sa colonne dans l’ordre que l’on veut jusqu’à six véhicules. C’est d’ailleurs un élément tactique de premier plan puisque les tourelles ennemies prendront pour cible le premier véhicule de votre convoi jusqu’à ce qu’il soit hors de portée avant de changer de cible. On dispose aussi de 4 actions spéciales : réparation, écran de fumée, leurre et frappe aérienne afin d’enrichir un poil le gameplay.

Parce que vous vous en douterez avec ce qu’il y au dessus, on va vite finir par se lasser avec tout ça, ça reste bien le temps de faire la campagne et les différents modes de jeu au moins une fois, mais le taux de rejouabilité est proche du néant et ce n’est pas le misérable leaderboard online qui va changer ce fait.

Niveau graphisme, c’est plutôt beau sans pour autant être exceptionnel, les teintes de couleurs oscilleront entre le marron pour Bagdad et le bleu froid pour Tokyo, le tout étant terne et produit par une sorte de filtre qui aura aussi la mauvaise idée de changer la couleur des bonus à l’écran. Par exemple, la balise écran de fumée sera jaune à Bagdad et verte à Tokyo, assez déroutant au changement de ville. A la vue des screenshots avant de tester le jeu, je m’inquiétais un peu de la lisibilité de l’action, mais les unités sont cerclés d’un halo, bleu pour les notre et rouges pour les méchants mécaniques, ce qui permet de suivre l’action aisément.

Anomaly Warzone Earth sur Xbox 360

La bande son est l’un des meilleurs éléments du jeu. Les doublages avec de l’accent british à souhait sont un vrai régal pour les oreilles. Les musiques ne sont pas en reste même si la répétition peut les rendre soulantes. Les bruitages quant à eux reproduisent assez fidèlement l’idée qu’on se fait d’un champ de bataille.

Rayon mode de jeu, rien de bien folichon. On trouve un mode histoire ou l’on débloque des éléments de gameplay au fil des niveaux pour les autres modes aussi. Bagdad Chaos et Raid sur Tokyo sont plus dans l’esprit d’un tower defense où l’on devrait éliminer sur la même carte plusieurs vagues d’objectifs. On a enfin le mode essais tactiques aux graphismes qui rappellent les VR Training de Metal Gear Solid. Ce mode est l’occasion de mettre en pratique les différents principes et tactiques du jeu avec des items limités. Le tout est disponible en trois niveaux de difficulté. Et bien entendu, il y a 200 points de succès à débloquer, très classiques, avec par exemple finir les mode de jeu ou détruire 5000 tours.

Au final, Anomaly Warzone Earth reste un petit jeu solo à 800 MS Points qui vous occupera bien 4-5 heures sans être trop redondant. Au delà, la répétition se ferait par trop sentir si vous n’êtes pas accro au genre. Je me suis plutôt amusé avec ce Tower Offense, mais je me vois vraiment mal y rejouer plus tard. Bon, c’est quelque part le principe même de ces petits jeux.


C’est Lundi, que lisez vous ? #41

Serafina dans Actualités, Livres le 16 avril 2012, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

Serafina


Ghostopolis de Doug TenNapelMes lundis se suivent et se ressemblent. A cause du boulot, des démarches administratives diverses, je suis toujours et encore sur Le Sang du Rock de Jeri Smith-Ready, même si je suis dans la dernière ligne. Je continue aussi ma relecture de l’Intégrale Tome 2 du Trône de Fer de G.R.R Martin pour suivre la série, et j’arrive donc à la fin de la première partie de la découpe française.

Bon, j’ai quand même pu intercaler la lecture de Ghostopolis de Doug TenNapel aux éditions Milady Graphics, un comic jeunesse assez burtonnien pour son coté macabre, plutôt sympathique, malgré un dessin qui ne m’a pas palpitée.

dabYo

Après une absence de Lundi la semaine dernière, je dois à grand regret constater que je n’ai qu’à peine lu pendant la dernière quinzaine. Enfin, rien d’autre que La Loi des Mages sur lequel je piétine inexorablement, bien que cela devienne de mieux en mieux. Alors bien sur, je lis par ci par là pas mal d’articles sur l’actualité politique, et la longue critique d’un nouveau Chroniqueur, mais sinon, nada. Vivement que ça reprenne.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


HtH#8: Nordbundet de Taake

Serafina dans Actualité, Musique le 15 avril 2012, avec aucun commentaire

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Taake est un groupe de Black Metal qui n’est pas inconnu du festival puisqu’il est passé au Hellfest 2009. Mais à l’époque, je ne le connaissais pas puisque, étonnamment, c’est illman qui me l’a fait découvrir. Un jour, il est venu pour me parler d’un solo de banjo. Il venait d’entendre Myr pour la première fois. Et j’ai pas tardé à m’y mettre, et évidemment à adorer. C’est un groupe norvegien, formé en 1995 à Bergen, berceau du Black s’il en est vu qu’on doit a cette ville Burzum, Immortal ou encore Enslaved.

Et effectivement, la musique de Taake, tout comme celle de Burzum ou d’Enslaved est plutôt lente, très froide et morbide. Les paroles flirtent avec le pagan. Bref, ça parle de froid, de mort, de mythologie et de brume. A l’origine, Taake est avant tout un projet solo de Hoest, qui a aussi filmé et produit intégralement la vidéo de Nordbundet qui consiste en des paysages norvegiens, filmés en amateur, en voiture ou en train. Comme pour une grande partie des groupes de la mouvance Black, le musicien est anti-christianisme, mais c’est aussi un grand provocateur, qui fait des sorties peu recommandables, il faut l’avouer.

C’est un des groupes que j’attends avec impatience pour cette édition du Hellfest. Ils seront sous la Temple avec leurs compatriotes d’Enslaved, puis Behemoth, qu’on vous a déjà présenté.