Dernièrement sur if is Dead:

C’est Lundi, que lisez vous ? #22

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 24 octobre 2011, avec 5 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Chronique du Soupir de Mathieu GaboritJ’ai donc fini le dernier roman d’Ambre Dubois, Absinthes et Démons aux éditions du Riez. La lecture était vraiment rafraichissante, plaisante, avec une ambiance très particulière. Aussi lourds soient les évènements racontés dans ce roman de Fantastique aux allures très gothiques, j’ai trouvé le tout frais. Le personnage de Lord Nermeryl est très particulier et agréable à suivre. La façon de narrer les petites histoires qui se suivent réussies. Si certaines se ressemblent, cela reste un très bon moment de lecture.

J’ai ensuite enchaîné avec Chronique du Soupir de Mathieu Gaborit. L’auteur français nous livre un nouveau roman aux éditions du Pré aux Clercs après plusieurs années d’absence. Je dois avouer que je ne le connaissais que de nom, et que le synopsis ne m’emballais guère. Mais force est de constater que ces premières pages de lecture sont plutôt très bonnes.

Serafina

Cette semaine j’ai commencé Les Larmes Rouges, un roman de Georgia Caldera aux éditions du Chat Noir. Je n’en suis qu’à la première centaine de pages, mais pour le moment, cela augure du bon et le roman semble être un Thriller Fantastique dans la lignée d’un Sire Cédric, la tension monte peu a peu et les mystères sont nombreux. A suivre.

Le roman étant volumineux, je ne l’ai pas emmené dans mon sac, prenant à la place Frissons d’Outre-Tombe, le tome 3 des Mystères de Harper Connely par Charlaine Harris . Ce troisième opus est tout aussi bon que les précédents, toujours frais bien qu’un peu moins léger au niveau des thèmes abordés (serial-killer notamment). Il ne me reste qu’une cinquantaine de pages mais je peux sans risque dire que la série reste sur sa très bonne lancée.

Les enquêteurs de l'étrange : les maisons hantées de Stéphanie et Edouard BraseyJ’ai aussi lu Histoire Vraies de maison hantées par  Edouard et Stéphanie Brasey. J’adore les histoires de fantômes, depuis toujours. J’attendais donc beaucoup de ce livre et, malheureusement, j’ai été assez déçue. Chaque « cas » raconté est suivi d’une analyse par les enquêteurs de l’étrange, concept à la limite du ridicule, qui n’aurait pas choqué dans le rayon jeunesse mais on est ici face à un roman potentiellement à cible adulte.

Et les analyses ne sont pas du tout poussées, j’aurais préféré qu’il n’y en ait pas. Les cas racontés sont par contre très interessants et sympathiques si on aime le genre histoire de fantômes.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


 

 

Aujourd'hui, connaitre l'anglais est indispensable. Dans le milieu professionnel souvent, mais aussi, on y pense moins, pour ce qui est des loisirs. En effet, vous rendez vous compte qu'il va falloir au moins 2 ans pour voir complétement la traduction de A Dance with Dragons , le tome 5 du trone de fer ? Comment tenir ? En réalité, je ne sais pas, on s'est déja jettés sur la VO, ici.

Lire la suite de l’article ESL- Apprendre l’anglais en Inde


Nous sommes partis aux Pays-Bas en fin de Septembre, date choisie plus ou moins au pif. Nous résidions à Amsterdam et pendant cette période, coïncidence fortuite ou non, Within Temptation faisait deux concerts au Paradiso, salle de concert de la ville. Il restait des places, alors on s’est décidé à y aller. Il faut dire que le groupe hollandais qui joue donc à la maison est un groupe que j’aime depuis des années maintenant, et si les derniers albums ne m’ont pas autant enchanté que Mother Earth et Silent Force, je désirais les voir en live au moins une fois.

Within Temptation, The Unforgiving, Paradiso 28/09/2011

La salle du Paradiso est une salle « réputée » pour son acoustique, dans le sens où bon nombre d’artistes y sont passés et y ont enregistré leur concert pour un DVD. Il s’agit d’une ancienne église, la hauteur de plafond est donc impressionnante, et il y a deux rangées de balcons au dessus de la fosse. Je ne connais pas la capacité exacte mais on doit être dans l’ordre d’une Elysée Montmartre à Paris. Je dois avouer que je la pensais plus grande.

La première partie, Guild of Stag, est un groupe de Rock « Old School » qui est plutôt sympathique et bouge bien. Le groupe est très accessible, ce n’est clairement pas du Metal, malgré un ou deux morceaux qui nous évoqueront du Power. Si la plupart des membres sont très statiques, le chanteur est charismatique et a de beaux cheveux. A vrai dire, je n’en garde pas grand souvenir, nous avons suivi la prestation depuis le premier balcon.

Car enfin, ce qu’on est venu voir, c’est Within Temptation. Le public est à l’image de l’évolution du groupe. Fini les metalleux et les golgothes, la plupart du public est un public lambda comme pour n’importe quel groupe de Pop-Rock, ils ne font pas de cornes (ne savent peut être même pas ce que c’est) et, pire que tout, ils ne sont même pas habillés en noir ! D’une manière générale, le public ignore tout des vieux morceaux qui seront joués. Heureusement pour eux et malheureusement pour moi, il n’y aura que trois morceaux de Mother Earth.

Le groupe est là pour promouvoir son dernier né The Unforgiving. Le concept album a été chroniqué précédemment ici et j’avais l’impression d’être passée un peu à coté du concept. Pour leur tournée, Within Temptation se dote d’un écran géant derrière le groupe où seront notamment diffusés certains des courts métrages réalisés pour l’album et expliquant le concept, avec Mother Maiden en intro et Sinead en milieu de set.

Les morceaux sont bien menés en live et je dois dire que j’ai été assez impressionnée par la justesse de Sharon, leur chanteuse, qui passe sans problème du chant très Pop-Rock du dernier opus aux chants suraigus des anciens. Je m’attendais un peu au pire, mais au final non c’est très bien géré. J’aurais même tendance à dire que c’est trop bien géré. Je sais que c’est un peu étrange à dire, mais le show est sans le moindre accroc, calibré au millimètre près qui donne une impression assez froide. Alors oui, je râle contre Epica car leur chanteuse chante mal, mais au moins, ils sont chaleureux et font vraiment participer le public. Je suppose que le public Hollandais est peut être en cause aussi, je ne sais pas comment c’est en France.

La setlist comme je le disait fera la part belle au dernier album, sept titres de ce dernier, et trois pour chacun des albums que sont The Heart of Everything, Silent Force et Mother Earth. J’avoue regretter un peu, mais il faut s’y faire le vieux Within est bel et bien passé.

Au final, un concert bien sympathique, mais je ne retournerais probablement pas revoir Within Temptation en concert à moins qu’ils passent dans ma ville ou qu’ils fassent une tournée spéciale Mother Earth. Leur technique et la manière dont le show est rodé est à saluer, mais manque clairement de chaleur humaine. Les bouquets de fleurs balancés sur la scène par le public sont aussi assez dérangeants, il faut l’avouer.


L’Empire Invisible de Jérôme Noirez

dabYo dans Critiques, Livres le 21 octobre 2011, avec aucun commentaire
Critiques

L’Empire Invisible est un roman de l’écrivain français Jérôme Noirez, publié tout d’abord par Gulf Stream, et récemment sorti en poche aux éditions J’ai Lu. C’est tout d’abord grâce à sa superbe illustration de Marc Simonetti que le roman a attiré mon œil. Et puis ensuite, la quatrième de couverture a fini par me convaincre. Synopsis de cette petite incursion dans le triste monde de Clara Walker.

L'Empire Invisible de Jérôme Noirez

Clara Walker est est la fille unique de son père, Nat Walker, qui représente ce qu’elle a de plus important dans ce monde difficile. Car Clara a eu le malheur, tout comme son père, de naître avec une peau noire dans les états du Sud des États-Unis. A ce qu’il paraît, les noirs sont libres dans ceux du Nord, mais Clara a bien du mal à y croire. Son monde se limite à la plantation de coton, où elle s’abime tantôt les mains pour ramasser le coton, tantôt pour des taches toutes aussi épuisantes.

Le roman prend donc place dans une plantation de coton au sein d’un des derniers états esclavagistes des années 1800 outre-Atlantique. La production de coton est alors en pleine mutation, et grâce à des inventions récentes, les nouvelles techniques permettent de rendre l’activité très rentable. Surtout lorsque la main d’œuvre y est « gratuite », basée sur l’esclavagisme. L’Empire Invisible se situe donc dans l’histoire, bien que celle qu’il raconte soit purement fictive, et malheureusement bien proche de ce que des humains ont dû vivre.

Je dois avouer que je ne sais que trop peu comment parler de ce livre, qui touche et dont on ne ressort pas. Nous suivons Clara, jeune fille de 14 ans, esclave depuis toujours et qui se demande bien souvent comment Dieu a pu la laisser là. Les esclaves étaient très croyants, et son père, Walker, est le plus pieu de sa plantation. La nuit, chaque semaine, il anime des messes où les esclaves se retrouvent en cachette, chantent et dansent leur amour. Malgré le désespoir de sa vie, malgré les souffrances que lui imposent les blancs, Walker arrive à leur pardonner. La haine se transforme en amour et en pardon.

L'Empire Invisible de Jérôme NoirezLe court roman de Jérôme Noirez est vraiment bien écrit. Il nous prend aux tripes et se lit très vite. Le sujet est fort, et fort bien traité. La narration est très bien retranscrites et les personnes sont entiers. Que ce soit Clara et son père, ou bien les esclavagistes, chacun a sa personnalité. Bien sûr, le roman étant court, on pourrait dire que l’auteur joue des stéréotypes. Mais qu’à cela ne tienne, on s’attache très vite, et c’est un moyen très pédagogique pour donner une idée aux jeunes de ce que l’esclavage pouvait être.

Au final, difficile de ne pas vous conseiller de lire L’Empire Invisible. Je n’arriverai pas à en dire plus, tant c’est une œuvre qui se suffit à elle même. Entre réalité historique, histoire prenante et fantastique qui n’est jamais bien loin, il n’y a aucune raison de ne pas s’y jeter les yeux fermés.


Silence, ça tourne ! #12

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 20 octobre 2011, avec 5 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque chaque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Pirates des Caraïbes: La Fontaine de jouvence

Pirates des Caraïbes: La Fontaine de jouvencePirates des Caraïbes est une série de blockbusters dont l’univers était rafraichissant, mais qui a été trop vite essoré jusqu’à la moelle pour en récupérer le plus de dollars. Du coup, après l’horreur qu’était Jusqu’au bout du monde, nous avions décidé de bouder volontairement La Fontaine de jouvence, qui donnait sacrément l’impression d’être la goute de trop.

Mais bien que les premières minutes nous confortent dans cette impression, peu à peu, l’essence de la série reprend le pas et Rob Marshall arrive le tour de force à nous faire changer d’avis. Ce n’est pas le film du siècle, le scénario reste stéréotypés, mais c’est un bon blockbuster, avec des scènes impressionnantes, des retournements assez sympathiques, et surtout, le retour de la piraterie comme on les aime.

S’il n’y avait que peu à craindre de la prestation de Johnny Depp, il faut avouer qu’on pouvait craindre celle de Penélope Cruz, ce genre de participation sentant la gueststar a plein nez. Mais il n’en est rien, contrairement à Keira Knightley, l’actrice hispanique est totalement crédible dans son rôle de femme-pirate. Et franchement, ne pas avoir à se taper Orlando Bloom est le meilleur des arguments qu’une suite puisse avoir.

Du coup, si vous aviez aimé le premier mais étiez déçus des suivants, vous pouvez y aller, c’est un vrai Pirates des Caraïbes.

The Big Bang Theory s05e03

Que dire de The Big Bang Theory si ce n’est que l’on se désole à chaque fois de la tournure qu’a pris la série, passant de la scientifico-geek sitcom à la sitcom scientifico-geek.Cela en devient lassant, tant les évènements abordés l’ont déjà été par le passé.

Alors oui, ça fait parfois sourire. Mais un sourire franchement léger. J’ai quand même l’impression de dire ça chaque semaine et de continuer à suivre la série, en fait.

Indiana Jones et le temple maudit

Indiana Jones et le Temple MauditS’il y a bien une licence que les chaines de télévision n’hésitent pas à passer et repasser au fil des années, c’est Indiana Jones. Pour la première diffusion à la télévision publique du dernier film sorti en 2008, M6 nous propose chaque semaine la diffusion d’un des films de la trilogie initiale. On avait zappé de vous en parler la semaine dernière, mais pas celle ci.

Il faut dire que Serafina est une grande fane de ces titres portés par Harrison Ford, enthousiasme que je partage un peu plus modérément. Car certains aspects des films ont plutôt vieilli, et je dois dire que si L’Arche Perdue m’a conquis la semaine dernière, ce deuxième titre est bien moins bon.

On frôle tout de même très souvent avec le nanar, les clichés étant encore plus présents. Toute cette surenchères de trucs dark, les arrachages de cœurs et autres mange-ages de cervelle de singe ont eu du mal à passer. Cela reste divertissant, mais c’est assurément le moins bon des trois. D’autant plus que le personnage, Indiana, est loin d’y être aussi charismatique que d’habitude.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Eternity Incorporated de Raphaël Granier de Cassagnac a été pour moi comme le messie, celui que j’attendais pour changer d’avis sur la ligne éditoriale de Mnémos car jusqu’à maintenant j’avais été plutôt déçu de ce que l’on me mettait sous les yeux. Eternity Incorporated fait plus que remonter la barre. Mais trêve d’encensement anticipé, voyons ce que ce roman a dans le ventre en commençant par un synopsis.

Eternity Incorporated de Raphaël Granier de Cassagnac

Un virus mortel s’est répandu sur la Terre, décimant les populations. Un dernier bastion de l’humanité vit désormais dans une cité sous une bulle protectrice. La bulle est dirigé par le Processeur, ou plutôt était car en ce fatidique matin, le Processeur ne répond plus. Trois personnes que rien ne semble lier vont chacune cheminer dans cette période post-Processeur, à la recherche de la vérité ou tout simplement d’eux-même.

Je n’irai pas jusqu’à dire que c’est original mais l’univers de l’auteur a le mérite d’amener des éléments atypiques, notamment le gouvernement qui est une stochocratie, c’est à dire un gouvernement dont les membres sont nommés aléatoirement parmi la population.  Une forme de gouvernement amplement suffisante pour faire l’interface entre Lui et les habitants de la bulle. L’extinction du Processeur sera l’occasion de troubles politiques et sociaux, terreau fertile d’une histoire intéressante. J’ai particulièrement apprécié que l’auteur ne nous mâche pas le travail de compréhension de son monde, mauvaise habitude prise par bon nombre d’auteurs. Les révélations qui émaillent le livre peuvent du coup pour certaines être déduites de nos réflexions. Ce n’est pas la vérité qui compte, c’est le chemin parcouru pour l’atteindre, et l’auteur se débouille très bien pour ça.

L’action est centrée autour de trois personnages, chacun ayant droit à des chapitres en alternance narré à la première personne. Chacun prend une part importante dans les changements qui viennent s’opérer dans la bulle. Sean Factory est un grounder, il est proche des milieux des déconnectés, sorte d’anti-Processeur et anime des soirées avec sa musique électro. C’est le personnage le plus sympathique du trio et surement celui qui paraitra le plus proche du lecteur. Gina Courage est responsable de la connectique et entretenait une relation privilégiée avec le Processeur, obsédée par l’ambition qui l’amènerait à une position proche de lui. Un personnage qui s’improvisera détective et qui est plutôt froide dans ses relations humaines. On retrouve enfin des chapitres mettant en avant Ange Barnett, un brigadier externe qui arpente l’extérieur en combinaison. Ce personnage n’amène pas autant d’action que ce que l’on pourrait croire mais ses aventures en dehors de la bulle sont tout de même captivantes, à la redécouverte d’un monde qui leur est interdit.

Eternity Incorporated de Raphaël Granier de Cassagnac

Photo de BilledeClown

L’ensemble d’Eternity Incorporated est fluide à la lecture, l’alternance des personnage permettant d’avancer sur plusieurs fronts sans lasser le lecteur. J’ai toutefois eu un peu de mal à démarrer mais je le mets sur le compte de mon incroyable défaillance de concentration de début de mois, théorie confirmé par le fait que j’ai dévoré la seconde moitié du bouquin en deux soirs et demi. Ça devient presque traditionnel dans mes articles mais je vais encore poser la question, à quoi servent les scène de sexe si ça ne fait pas avancer l’histoire ? Je me suis encore posé la question dans ce roman, parce que ici non plus ça ne fait pas avancer le schmilblick. Je m’arrête là, c’est un détail qui ne doit pas obscurcir le reste.

L’ambiance quant à elle, ou plutôt le changement d’ambiance au cours du roman est palpable. On démarre dans une bulle qui sent l’aseptisé juste après l’arrêt du Processeur pour au fur et à mesure laisser la place à de la noirceur, de la salissure. Le Processeur représentait littéralement un deus ex machina et agissait comme un liant dans cette société qui maintenant se délite.

Eternity Incorporated de Raphaël Granier de Cassagnac

Concernant l’édition, l’illustration de couverture de Justin Van Genderen, toute en contraste , donne le ton pour cette aventure post-apocalyptique. A noter l’adresse suivante eternity-incorporated.com qui étoffe encore l’univers avec des photos, des articles et des morceaux de musique électro. Une excellente initiative qui aurait sans doute gagnée à être mise en avant.

Une excellente  surprise que ce roman de Raphaël Granier de Cassagnac que je recommande chaudement aux amateurs de post-apocalyptique. Auteur à suivre, il démontre encore une fois que les auteurs français savent écrire de l’anticipation, je lirai surement ses prochains ouvrages. Eternity Incorporated est l’un des meilleurs romans post-apo de l’année avec Enfin la Nuit de Camille Leboulanger et devant Metro 2034 de Dmitry Glukhovsky.


Tuer le Père de Amélie Nothomb

dabYo dans Critiques, Livres le 18 octobre 2011, avec 6 commentaires
Critiques

La rentrée littéraire est un évènement dont nous autres fans de littérature de genre sommes relativement peu la cible. Si cela touche le Policier/Thriller avec la sortie des romans des grosses pointures du genre, la Fantasy et la Science Fiction en sont épargnés. Et pourtant, cette année j’ai participé au jeu en lisant « le dernier Nothomb », euh, Tuer le Père d’Amélie Nothomb, plutôt. L’auteur belge, et non française, sort chaque année un roman à cette époque depuis Mathusalem quelques années et je dois avouer que c’était la première fois que je lisais un de ses écrits. Synopsis.

Tuer le Père de Amélie Nothomb

Lors d’une soirée entre magiciens, à laquelle elle assiste déguisée en Amélie Nothomb, Amélie Nothomb observe une table de magiciens qui jouent au poker. Le plus doué d’entre eux, Joe, semble être très concentré tandis qu’une personne un peu plus loin au bar l’observe sans le quitter des yeux. C’est alors qu’un autre invité ayant vu qu’elle avait remarqué leur manège commence à lui expliquer pour quelle raison ces deux là se suivent à la trace.

Tuer le Père est un roman qui commence au présent et va par la suite nous raconter la vie de magicien de Joe, ou plutôt son adolescence. On suit le personnage depuis son départ soudain et forcé du foyer familial jusqu’à son avènement, son premier « gros coup », en tant que magicien. Mais avant de nous étendre sur le scénario, parlons tout d’abord du style d’écriture d’Amélie Nothomb. Ce roman se lit en effet très vite. Tout d’abord parce que c’est une longue novella qui a été sortie packagée en roman par Albin Michel, un total de 151 pages auquel on arrive poussivement en écrivant le plus gros possible et en laissant des marges sur les côtés. Mais aussi parce que le style de Nothomb est du genre très direct, très simple, voir simpliste.

C’est peut être ce qu’on appelle un style particulier, je n’en sais rien, mais j’ai plutôt eu l’impression d’avoir affaire à des phrases écrites par des élèves de primaire. Sérieusement. C’est un peu grossier comme description, et pourtant, j’ai eu du mal à m’en défaire. Les phrases sont parfois construites bizarrement, brutes, les liaisons sont grossières, bref, je suis perplexe. Est ce là son talent ? Je suppose que non, ou que j’y suis complètement imperméable. L’auteur fait aussi des digressions vraiment bizarres, nous faisant part de réflexions sans intérêt sur les différence entre l’anglais et le français.

Amélie Nothomb

Je ne sais pas si c’est à cause de ce style « simpliste » ou simplement de son contenu, mais cette œuvre d’Amélie Nothomb ne m’a pas donné l’impression d’être face à une histoire franchement passionnante. Elle est correcte, mais sa façon de nous la conter n’est pas exceptionnelle. Dans ses interviews, l’auteur dit plus ou moins qu’elle nous livre ici « le bluff parfait ». En d’autres termes, non seulement le livre va parler de poker, mais en plus, notre lecture va se dérouler comme une partie de poker. Sous entendu final: on va être super surpris par la révélation finale, on y aura vu que du feu, etc. Bref, la plus grande supercherie version littérature. Et je crois bien que c’est là le fin mot de l’histoire: supercherie. Car quelle déception de découvrir le « bouquet final ». On est loin d’une fin à la George R.R. Martin, ou même, pour taper dans du français qui débute, du Lionel Davoust.

Tuer le Père de Amélie NothombSeulement, finalement, ce n’est pas là ce qui m’a le plus déçu. Ce n’est peut être pas l’histoire du siècle, mais ça se lit et on a tout de même envie d’en savoir plus. Non, le plus décevant, c’est la couche dégoulinante de psychologie/philosophie de comptoir qui nous est servi. On s’en doute dès la lecture du titre, Tuer le père, l’auteur va surement nous parler philosophie et se baser dessus pour son histoire. Elle ne va pas s’en gêner, nous faisant du Freud stéréotypé, le tout en plaçant quelques mots clefs et références dites « savantes » (Nietzsche, Œdipe…), sans que cela n’apporte rien au contenu. Non, c’est juste pour avoir l’impression de lire un truc de vrais quoi. Du true. Et pour être sur que la similarité n’échappe pas à son lecteur, un de ses personnages va faire preuve d’autocritique en disant que ça correspond au complexe d’œdipe. Au cas où.

Bref au final, Tuer le Père d’Amélie Nothomb ne serait pas un livre aussi désagréable si son auteur n’était pas aussi huppée, et si on avait pas l’impression d’être face à une imposture plus que désagréable. 150 pages à tout casser, écrites en gros, avec des références placées pour placer des références, bref, juste ce qu’il vous faut pour briller en société, dire que vous « avez lu le dernier Nothomb » et que « Non mais Nietzsche l’avait dit » et autres « c’est son complexe d’œdipe ». Vivement celui de l’année prochaine.


C’est Lundi, que lisez vous ? #21

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 17 octobre 2011, avec 8 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Absinthes et Démons d’Ambre DuboisPeu de lecture pour moi, pour une raison que j’ignore, rien ne me faisait directement envie après ma lecture de Tuer le Père d’Amélie Nothomb, dont vous retrouverez la chronique demain il me semble.

Enfin, rien jusqu’à ce que nous recevions Absinthes et Démons d‘Ambre Dubois aux éditions du Riez. Il s’agit d’un recueil de nouvelles Fantastique où nous suivons un même personnage, Lord Nermeryl. Personnage sombre et énigmatique, il est accompagné par la Corneille et s’adonne aux enquêtes surnaturelles. Une sorte de mélange de divers influences que je ne saurai pas identifier pour le moment, même si cela m’a grandement fait penser à God Child de Kaori Yuki.

Serafina

A cause d’une semaine très chargée au niveau pro je n’ai pas beaucoup lu non plus. J’ai seulement avancé dans La Vestale du Calix de Anne Larue, qui me laisse petit à petit de plus en plus perplexe. Il ne me reste que 30 pages, mais on est passé du délire fun et pop au délire sous acide pas bien loin d’un Philip K. Dick. Je ne sais pas trop quoi en penser du coup.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Il y a plus de deux ans, je vous confiais mon amour pour Le Château Noir, deuxième tome des Annales de la Compagnie Noire de Glen Cook. Cette excellente série de Dark Fantasy est en cours de publication chez l’Atalante depuis 1998, et disponible en poche à partir de 2005 chez les éditions J’ai Lu. La Rose Blanche en est le troisième tome, et je dois avouer que si les plannings de lecture d’if is Dead n’étaient pas aussi chargés, c’est bien avant que je l’aurai entamé. Et pour cause, les péripéties de Toubib et ses frères d’armes sont addictives. Synopsis.

The White Rose, Black Compagny, Glen Cook

La Compagnie a payé un lourd tribut sous les ordres de la Dame, si grand qu’elle a bien fini y rester. Ils ne sont plus qu’une centaine sous les ordres du commandant, et Toubib, Elmo et les trois sorciers en sont encore, bien entendu. On ne quitte pas la Compagnie quand elle nous a adopté. Même quand cela fait presque deux ans que l’on vit comme des rats dans les grottes de la Plaine de la Peur en attendant, patiemment, le retour de la comète. Mais cette dernière n’est pas près d’arriver, et il va falloir tenir le siège que les troupes impériales sont entrain de mettre en place, peu à peu.

Comme vous vous en doutez, je suis déjà tout acquis à la cause du roman de Glen Cook et cette chronique va fortement le faire ressortir. J’ai profité d’une excursion en Hollande pour le lire. Je pensais le lire sur tout le séjour, et manque de pot, je l’avais fini dès le deuxième. Il faut dire que La Rose Blanche est tout simplement un roman ultra-addictif, et cela grâce à plusieurs éléments: un univers, des personnages, et un style d’écriture bien à lui.

L’une des choses qui m’a le plus surpris, c’est à quel point l’univers est réussi et facile à revenir en mémoire. J’en avais déjà parlé, ce dernier est très dense: la magie en fait partie, mais il y a aussi toute une mythologie autour du monde dans lequel vit Toubib . Logique me direz vous, c’est le cas de la majorité des livres, et notamment dans la Dark Fantasy. Mais l’auteur a réussi à développer tout cet ensemble d’une manière exceptionnelle. De plus, grâce à la narration réussie, les lieux, les personnages, les évènements que l’on a vécu avec les personnages il y a des mois reviennent très rapidement. J’ai été surpris de tout me rappeler sans même avoir à me creuser la tête: les éléments revenaient d’eux même.

J’avais émis des critiques sur les débuts de La Compagnie Noire et du Château Noir, force est de constater que cette fois, on arrive tout de suite à rentrer dans l’histoire. C’est mieux construit, moins perdant, et ce malgré l’énorme ellipse entre ce tome et le précédent.

La Rose Blanche, La Compagnie Noire Tome 3, de Glen Cook

Illustration de la version des éditions l'Atalante de Dider Graffet. Je lui préfère celle de Johan Camou, mais je n'ai pas réussi à la trouver en assez bonne qualité...

Contrairement à de nombreux auteurs, Glen Cook ne prend pas la peine d’inventer une langue « étrangère » pour ses personnages. Ils ont souvent un nom correspondant à leur caractéristique, notamment les sorciers, réelles fondations du roman. On suit alors les « prouesses » de la Dame, du Boiteux, ou encore de Murmures. Cette façon d’appeler les sorciers, à l’opposée de la plupart des autres séries est une bouffée d’air frais. Il en va de même pour les lieux, on aimerait bien découvrir Charme ou encore Les Tumulus. J’avais reproché au Château Noir l’absence de carte. Ici encore, il y a de nombreux voyages, mais j’avoue que finalement, carte ou pas, c’était tout aussi addictif.

Cet univers ne serait sans doute pas aussi bien s’il n’était pas aussi bien retranscrit. Outre le fait que Glen Cook écrit surement très bien dans sa langue, je dois avouer que la traduction est elle aussi excellente. Cela se lit très facilement, le style à la première personne de Toubib aidant. Aussi, Patrick Couton, connu pour ses excellentes traductions pour Les Annales du Disque-Monde, s’était occupé de mettre en place les traductions des noms du premier tome, et le traducteur ayant repris le travail, Alain Robert, fait lui aussi un très bon travail.

La Rose Blanche, La Compagnie Noire Tome 3, de Glen CookLa Rose Blanche clôt le premier arc des Annales de la Compagnie Noire, nommé Livres du Nord. Et je dois avouer que le scénario est très bien taillé. La particularité de cette série, c’est que l’histoire de chaque tome peut se suffire à elle même, tout en formant un arc complet. C’est vraiment agréable et j’ai été surpris du dénouement de notre histoire, j’aurai presque un pincement au cœur de savoir que je ne foulerai peut être plus les terres du Nord avec Toubib.

Au final, que dire sinon que vous vous devez de vous plonger dans Les Annales de la Compagnie Noire ? Avec un troisième tome réussi, c’est au moins sur un premier excellent arc que vous pouvez vous lancer. Au pire, une excellente série. Mais ça, je vous le dirai dans quelques mois, voire année, quand j’aurai pu me lancer dans le quatrième tome. La série de Glen Cook est assurément un pilier de Dark Fantasy.


Silence, ça tourne ! #11

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 13 octobre 2011, avec aucun commentaire
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque chaque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Control de Anton Corbijn

Control de Anton CorbijnSerafina ayant fini sa lecture de la biographie de Ian Curtis par Deborah Curtis, défunt leader des Joy Division, il nous fallait absolument voir l’adaptation cinématographique qu’en avait fait Anton Corbijn. Biopic en noir et blanc d’une durée de deux heures, je dois avouer que pour le profane que j’étais, ce film a été une excellente expérience. La façon de filmer et de suivre les évènements que va traverser Ian Curtis est vraiment très bien rendue, et on est plongé dans son désespoir.

N’ayant pas lu le livre que sa femme a écrit, je ne saurai dire si cela colle à sa vie, ou si ça en est une reproduction fidèle et complète. Mais en tant que film, il vaut bien le coup d’œil, et ce même sans connaître la scène Cold Wave de l’époque.

The Big Bang Theory s05e01 et s05e02

Le retour de la série The Big Bang Theory nous avait échappé la semaine dernière, mais nous y voilà. On retrouve avec un certain plaisir les quatre scientifiques et leur vie tumultueuse. Je dois avouer que la saison précédente m’avait plutôt déçu, le côté scientifique ayant été un peu trop à mon goût mis de côté pour flatter les joueurs de WoW et autres utilisateurs de Twitter. Bref.

La série semble continuer sur cette voie, en continuant de centrer toutes les intrigues autour des amourettes de nos héros. Alors certes, cela fait énormément de plaisir de les revoir, certes, cela nous a tiré quelques fous rires, mais c’est tout.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?