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Gears of Wars 3 sur Xbox 360

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 9 novembre 2011, avec 1 commentaire
Critiques

Pour la plus grande joie de la rédac, cet automne marque le retour de la franchise Gears of War du studio Epic sur Xbox 360. Après un deuxième épisode des plus réussis, sur la quasi totalité des points, scénario, coopération au poil, et mode multi de dingue, nous étions tous très pressés de pouvoir retrouver Marcus, Dom et les autres pour clore la trilogie et aller défourailler quelques locustes de plus. Mettez vos ceintures, tenez vous bien, car ça va tronçonner sec. Synopsis.

Gears of Wars 3 sur Xbox 360

Le mode histoire de ce troisième épisode se déroule plusieurs mois après que nous les ayons quitté dans l’épisode précédent. On suit les mêmes personnages donc, mais des évènements que nous ignorons ont eu lieu et c’est donc dans un contexte géopolitique quasiment complètement différent que nous allons les retrouver. La découverte des évènements ratés au fil des dialogues entre les protagonistes est un réel plaisir, sans parler de celui de retrouver notre bande de braves gars. Les dialogues volent toujours aussi haut, mais c’est aussi là la patte si particulière de Gears of War. On est dans un bon nanar. Un putain de bon nanar.

Le scénario est d’ailleurs à la hauteur du nanar, et se résume comme pour les autres épisodes à une fuite en avant de notre équipée, qui va de mauvaise découverte en mauvaise découverte, prenant juste le temps de découper quelques locustes sur le chemin. Cette fois encore, on va traverser cinq environnements plutôt variés, avec entre autre une exploration urbaine, puis une très sympathique base locustes aux allures arabisantes, et enfin, une ville cachée qui n’a rien à envier à Rapture de Bioshock. Le titre culte de 2K Games semble d’ailleurs avoir grandement influencé le design du dernier monde de cette histoire. Mais je n’en dirai plus.

Lambent dans Gears of Wars 3 sur Xbox 360

Les ennemis de nos ennemis ne sont pas nos amis, dans Gears

Déjà bien varié dans l’épisode précédent, des petites nouveauté de gameplay amènent cette fois encore quelques petites bouffées d’air frais dans notre histoire. Cette fois ci, il est d’ailleurs à noter et apprécier que ces changements n’amènent pas de déséquilibre concernant la difficulté du tout. D’une manière générale, la difficulté est aussi bien mieux dosée, bien que certains passages mettront vos nerfs à rude épreuve. Si la plupart deviennent par la suite de bons souvenirs, il faut avouer que le boss final, très répétitif, est plutôt décevant.

Gears of War 3 fait encore plus la part belle au multi, puisque cette fois la campagne coopérative est prévue pour être jouée à quatre. Nous avons testé la chose avec illman et il faut avouer que c’est fluide, jouable, un vrai régal en somme. Seul bémol, on ne peut toujours pas choisir le personnage que l’on souhaite incarner. Un détail, mais qui a son importance quand on sait que les personnages féminins ont enfin fait leur tant attendue arrivée dans le jeu.

A côté d’un mode histoire plus que réussi, on retrouve les modes multi-joueurs en ligne qui font de la durée de vie du jeu ce qu’elle est. Avec un joli lifting côté horde, avec l’ajout de la gestion d’une base et d’améliorations à faire sur les défenses, il est surtout à noter l’arrivée de boss. En effet, tous les 10 niveaux débarque un des plus gros bestiaux que l’on a pu rencontrer dans l’aventure, et qui se révèle être plus que coriace. Autre grosse nouveauté, le mode Bestial, où incarner un ticker s’avère être sans aucun doute la chose la plus jouissante que le titre puisse nous offrir.

Lambent dans Gears of Wars 3 sur Xbox 360

Au final, on ne peut pas reprocher grand chose à ce Gears of War 3, si ce n’est de n’être qu’un nouvel épisode de la série. Le gameplay du TPS est tellement bien rodé qu’il est difficile de lui reprocher de ne pas avoir évolué. Si vous n’avez pas aimé les précédents épisodes, ou qu’ils ne font pas parti de vos meilleurs souvenirs, passez votre chemin. Si vous n’avez jamais goûté à l’univers, optez pour le second opus. Mais si vous avez aimé les précédents ou que vous cherchez de la coop sur Xbox 360, il est évident que ce troisième épisode est un must-have.


J’avais lu lors du précédent read-a-thon la novella qui sert de tome 0 à la série Alpha & Omega de Patricia Briggs. Je l’avais adorée, et du coup pour partir en Hollande j’ai emmené le premier tome dans mes bagages. Ouvrant officiellement cette seconde série de Bit-Lit se déroulant dans l’univers de Mercy Thompson, il a été publié en 2008 aux États-Unis, et cette année chez Milady, servi par une sublime couverture de Daniel Dos Santos et est traduit par Eléonore Kempler. Synopsis ?

Le Cri du Loup, Alpha & Omega Tome 1, de Patricia Briggs

Suite aux événements du tome précédent, Anne, louve depuis 3 ans part en direction de la meute du Marrok, l’alpha le plus puissant des États-Unis. En effet, son compagnon Charles doit mener à bien une mission pour son père et les talents particuliers d’Anne pourraient bien être utiles. Il semblerait qu’un loup solitaire soit à l’œuvre dans une foret voisine, tuant sans pitié.

Ce premier tome prend directement place après la novella, rendant le début du récit totalement incompréhensible si on n’a pas lu le précédent, qui a été publié par Milady… après. Cependant, l’histoire prend réellement son essor lorsque Anna se rend dans la meute du Marrok, lequel n’est autre que le père de son compagnon. C’est évidemment l’occasion de découvrir les personnages qui forment cette meute et dont on entendra sans doute parler dans les prochains tomes, bref, une introduction à l’univers. Les personnes ayant lu l’autre série de Patricia Briggs, Mercy Thompson, comprendront sans mal les clins d’œils à cette dernière, le personnage de Mercy étant évoqué plusieurs fois, mais dans l’absolu je ne pense pas qu’avoir lu l’histoire de la coyote soit une nécessité pour lire Le Cri du Loup, voire la série en elle même.

Le Cri du Loup, Alpha & Omega Tome 1, de Patricia Briggs

Tout comme Mercy Thompson, la série est en passe d'adaptation en comic.

Pour le reste, disons le tout de suite, cette série est sans aucun doute ma meilleure de Bit-Lit de l’année. Tout y est bien amené, les personnages ou bien la psychologie des héros. Je suis notamment tombée totalement fane de Asil et de son histoire, qui est profondément torturée mais tellement passionnante. C’est clairement un de mes personnages préférés de tout l’univers. Pour ce qui est des héros, si Charles et Anna sont « compagnons », ils doivent pour autant s’apprivoiser, ce qui change quand même pas mal des autres univers Bit-Lit ou l’héroïne a souvent le feu aux fesses. Ici, non, Anna blessée par son passé est loin d’être une fille accessible, et cela la rend bien plus « vraie » et plus touchante. Pour le moment, Anna est un personnage agréable, pas trop forte, pas trop faible, bref, une bonne héroïne mais qui n’a pas encore le charisme d’une Mercy.

Le Cri du Loup, Alpha & Omega Tome 1, de Patricia BriggsL’histoire permet d’en apprendre plus sur les loups-garou et notamment leurs travers, leurs accès de folie. L’histoire se centre rapidement autour de l’enquête pour trouver le loup solitaire. Et l’enquête, c’est souvent le point faible des romans de Bit-Lit car généralement très mal exploité. Ici ce n’est pas le cas, elle n’est ni trop évidente ni trop compliquée et le suspens se fait rapidement sentir. Pour tout dire j’ai totalement dévoré le roman en moins de trois jours tellement j’avais envie de connaitre la suite.

Après une introduction sympathique, Patricia Briggs entame avec ce premier tome de Alpha & Omega une série qui parait plus que prometteuse. L’univers autour des loups-garou est toujours aussi promettant et a pour avantage de ne pas être parasité par des histoires de triangles amoureux. Les personnages sont très attachants, Anna et Asil en tête. J’espère d’ailleurs vraiment qu’on reverra ce dernier dans la suite, Terrain de Chasse.


Absinthes & Démons de Ambre Dubois

dabYo dans Critiques, Livres le 5 novembre 2011, avec aucun commentaire
Critiques

Après plusieurs romans vampiriques aux éditions du Petit Caveau qui ont su séduire Serafina, Ambre Dubois nous propose en cette rentrée un roman Fantastique un peu particulier, Absinthes & Démons aux éditions du Riez. Particulier car ce roman est en fait ce que l’on pourrait appeler un recueil de très courtes nouvelles, toutes centrées autour d’un même thème et du même personnage. Avec sa superbe couverture signée Anne-Claire Payet, c’est avec curiosité que j’ai ouvert le livre pour en lire les premières pages. Synopsis.

Absinthes & Démons de Ambre Dubois

Lord Nermeryl est un dandy excentrique sur lequel courent de nombreuses rumeurs. Mais malgré son allure particulièrement sinistre, il n’en reste pas moins un être particulièrement charmant, énigmatique et surtout captivant. Si vous êtes en possession de sa carte de visite et que des choses bizarres se passent près de vous, alors n’hésitez pas et faites appel à ses services. Il viendra au plus vite pour mener à bien votre requête, quel qu’en soit le prix. Et parfois plus, si affinités.

La première chose que l’on remarque en lisant ce roman d’Ambre Dubois, c’est à quel point l’atmosphère est fort bien retranscrit. On se retrouve tout de suite dans l’Angleterre du XIXème, dans ses châteaux particuliers où les nobles apprécient le bon thé et les bonnes manières, tandis que les bordels de la ville s’animent dès l’arrivée de la nuit et que les apparences souvent trompeuses disparaissent avec les derniers rayons du soleil. On a réellement l’impression d’être assis dans le cab aux côtés de Lord Nermeryl pour nous rendre loin de l’agitation de Londres afin d’enquêter sur de curieux évènements.

L’écriture de l’auteur est vraiment très agréable à lire. Plutôt léger, le style nous plonge bien dans l’ambiance et a une certaine fraicheur. Les phrases s’enchaînent sans que l’on ait aucun problème, j’ai beaucoup apprécié ce côté-là. Bien entendu, la découpe générale du roman, en plusieurs petites histoires renforce cette impression mais l’ensemble reste très réussi. Les ellipses au sein même d’une nouvelle sont très fréquentes, mais permettent de mettre le doute dans le cœur du lecteur, de lui laisser imaginer à sa guise ce qu’il a bien pu se passer entre deux courtes scènes. C’est aussi une manière de renforcer le caractère énigmatique de Lord Nermeryl.

Absinthes & Démons de Ambre DuboisEn effet, ce dernier dont les épaules soutiennent la totalité du roman est à la fois familier et à la fois complètement inconnu. Ambre Dubois se serre souvent des coupures dont je parlais dans la narration pour éviter de nous en dire trop de sa personne, ou de nous permettre de savoir ce qu’il va bien pouvoir penser. Bien sur, on fini par découvrir ce qu’il nous importe avant la fin du tout. C’est un point agréable, on se laisser diriger par l’auteur et on se contente d’apprécier les courtes scènes. Je dis souvent que le tout est frais et léger, et pourtant, les scènes restent tout de même très sombres, l’ensemble des sujets traités ayant souvent rapport à la mort, ou au diable.

Au final, Absinthes & Démons d’Ambre Dubois a su me séduire et me faire passer un très agréable moment en la compagnie de Lord Nermeryl. J’ai presque été frustré de le quitter « si tôt », sans savoir si je pourrais enquêter à nouveau à ses côtés dans cette Angleterre qui semble presque hors du temps. Une très bonne surprise.


Il y a des nouvelles qu’on a du mal à croire. Quand on m’a dit que la Chibi Japan Expo était morte et remplacée par une Japan Expo à Orléans, je vous laisse imaginer la tête que j’ai fait. Car Orléans, c’est un peu chez nous, et pas vraiment un coin ou nous pensions un jour voir une Japan Expo. C’est au Parc des Expos de la ville que cette première édition s’est déroulée.

Japan Expo Centre, première édition

Au programme, comme pour chaque édition : cosplay, dédicaces, karaokés, concours de dessins et stands de goodies. Mais en plus petit. Beaucoup plus petit. Située dans un des halls, avec une mezzanine pour certaines activités et une salle de conférence pour les défilés/concerts/etc, la Japan Expo Centre a attiré 10 000 visiteurs soit 3 fois moins que pour la Chibi ou la JE Sud. Or évidemment, ce coté « petit » a eu des répercussions directes, notamment au niveau des invités : deux mangakas, deux groupes japonais et quelques auteurs français. Pas énorme. Mais le bon coté, c’est qu’au vu de la taille tout à fait raisonnable de la convention, il était bien moins dur d’obtenir des dédicaces. J’ai donc pu faire dédicacer mon tome 1 d’Elinor Jones par Aurore et mon tome 2 de Lost Souls par Liaze et Moemai.

Les stands pour acheter des goodies étaient présents comme pour toutes les conventions du genre. Rien d’original sous les néons, mais j’ai quand même ramené deux mangas et un panda, on ne se refait pas. Le choix n’est pas aussi grand qu’à Paris, mais relativement suffisant. Les cosplays étaient assez nombreux et il y en avait pas mal de réussis. Dans l’ensemble les cosplayers étaient venus de toute la France. Les fanzines et créateurs étaient aussi présents. Il y avait assez peu de stands amateurs, une vingtaine tout au plus et dans le fond du salon, mais je les ai tout de même trouvé mieux placés qu’à Paris. On fait très rapidement le tour de la convention et après il reste les activités. Si on aime les karaokés et autres défilés, on trouvera de quoi faire, sinon, je ne sais pas.

Cosplay Black Buttler à Japan Expo Centre

Outre la taille relativement petite, le majeur problème de cette convention sont les stands de nourriture. Comme toute sortie était définitive pour les visiteurs, il fallait manger sur place où étaient proposés des Okonomiyaki qui semblaient absolument délicieux. Mais dès midi la queue était énorme et totalement disproportionnée, dépassant l’heure. Étant donné que nous avions des badges presse, nous sommes sortis manger à Quick mais pour les visiteurs, ça devait réellement être ennuyeux.  Pour la prochaine édition, je pense qu’il faut absolument plus de stands de nourriture.

Au final, cette Japan Expo Centre s’en est sortie honorablement pour sa première édition, malgré des problèmes logistiques évidents (au niveau des stand de nourriture surtout). La « taille réduite » de la convention avait ses inconvénients, mais aussi ses avantages rendant plus abordables les auteurs en dédicace.


Silence, ça tourne ! #13

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 3 novembre 2011, avec 1 commentaire
Actualités

Décidément, Silence ça tourne a la fâcheuse habitude de sauter en ce moment, pour cause d’emploi du temps trop chargé. Mais on est reparti, comme en 40, pour vous parler des films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Indiana Jones et la Dernière Croisade

Indiana Jones et la Dernière CroisadeTroisième Indiana Jones, La dernière croisade est aussi sans aucun doute le plus réussi des premiers épisodes, sinon de la série entière.

Après un deuxième très décevant, il faut dire que Spielberg a cette fois compris ce qui faisait les forces de sa série, et a réussi à nous pondre un cocktail où tout est bien dosé. Énigmes, enquête qui oscille entre archéologie, histoire et superstition, le tout avec une action qui était pour l’époque à couper le souffle et un brin d’humour très bien dosé. Bref, juste génial.

Le duo des personnages principaux incarnés par Harrison Ford et Sean Connery est vraiment réussi, oscillant du drôle au dramatique sans jamais aller trop loin et tâcher à l’image blockbuster du film. Une pensée toute particulière à la scène de la dédikasse, juste ultime.

The Rocky Horror Picture Show

Il fallait bien qu’un jour nous voyons ce film devenu culte par son côté moderne, parodique et il faut l’avouer, nanaresque. Et quoi de mieux que voir cette comédie musicale qui parodie les films d’horreur, de fantastique et de science-fiction que pour Halloween ? Bon, nous l’avons vu avant, mais l’envie y était.

Que dire, si ce n’est que c’est génialement idiot, loufoque, et génial. J’ai dit que c’était génial ? Bon, il ne faut clairement pas le voir pour voir un film, ou en tout cas, ce n’est pas comme ça que je le regarderai. Mais c’est un film à voir pour sa culture, comme un Plan 9 from Outer Space, bien qu’ici, le tout soit beaucoup plus réussi.

The Nightmare Before Christmas

The Nightmare Before Christmas de Tim BurtonHalloween, c’est aussi l’occasion de re-regarder le film de Tim Burton distribué par Disney et mis en musique par Danny Elfman, un classique des classiques qui nous a d’ores et déjà tout acquis à sa cause.

Il faut dire qu’année après année, il est toujours aussi agréable de repartir dans le monde de Jack et de regarder cette comédie musicale aux sonorités et à l’ambiance si particulière. Un vrai régal.

Je ne l’avais vu qu’une fois, aussi ai-je pu apprécier quelques jeux de mots qui m’avaient jusqu’alors échappé, et remarquer que la traduction a tout de même été bien travaillée. De même, il est toujours agréable d’avoir un film si bien fini, dont la lecture se fait sur plusieurs niveaux, pour adultes et enfants.

Et puis Jack quoi.

Sinon, The Big Bang Theory a atteint le fond avec le cinquième épisode de sa cinquième saison, tandis que Gossip Girl est égale à elle même: excellente. Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Jeux d’Ombres est le premier tome de GhostWalkers, une des dernières nouvelles séries publiées par Milady. Si je suis généralement méfiante sur les sorties Bit-Lit, très nombreuses ces dernières années, cette série de Christine Feehan m’a tout de suite intéressée. Alors certes la couverture d’Anne-Claire Payet est plutôt classique, un portrait et une ville, ce qui change réellement la donne se situe le synopsis. C’est parti.

Jeux d’Ombres, Ghostwalkers Tome 1, de Christine Feehan

Peter Whitney est un scientifique qui travaille sur des sujets classés secret défense. Il mène notamment une expérience sur des soldats d’élite, sélectionnés sur le volet, afin de renforcer leurs capacités psychique. Sauf que tout ne se passe pas comme prévu. Des soldats meurent et finalement Peter est assassiné. Lily sa fille est parachutée sur l’expérience pour prendre la relève et identifier le problème. Ce qu’elle va découvrir pourrait bien bouleverser sa vie et celle des soldats-cobaye.

Comme vous pouvez le ressentir, le résumé fait plus penser à un Thriller technologique qu’à de la Bit-Lit comme on en a l’habitude. Une sorte de croisement entre Tom Clancy et Anita Blake en somme. Cette originalité m’a séduite et il faut le dire permet à l’ouvrage de se démarquer. En effet, on est dans un univers très scientifique, très technologique et surtout très crédible. Pas de créatures fantastiques comme des loups garou ou des vampires, non, juste des pouvoirs psychiques. Malgré tout ce n’est pas non plus d’une originalité extrême car les histoires de soldats surentrainés aux pouvoirs psychiques, depuis la Trilogie du Samedi avec entre autres The Sentinel ou Dark Angel, tout le monde y est passé. N’empêche que c’est agréable à lire et les pages s’enfilent très vite. Je n’ai pas mis une semaine à le lire malgré la taille relativement longue de ce premier tome.

Jeux d’Ombres, Ghostwalkers Tome 1, de Christine Feehan

La couverture initialement prévue

Jeux d’Ombres sert surtout à mettre en place l’univers et ce qui va être normalement la trame des prochains tomes de la série. Du coup, la première moitié du roman commence très très fort, et la deuxième moitié, elle, est beaucoup plus posée afin de préparer la suite. Pour le moment, la trame semble être assez classique, mais pas mauvaise pour autant. Le problème, car il y en a un malheureusement, ce sont les personnages. Je pense notamment à Lily et Ryland le chef des soldats. Elle est l’archétype des femmes à fortes réparties stricte mais bonnasse, et il est fort et viril. Il faut évidemment s’en douter, une romance va naître entre les deux. Et cette dernière est un peu trop prépondérante dans la deuxième partie du livre. Et comme tout va très très vite, on n’a pas le temps d’entrer dans leur histoire. On passera évidemment les scènes de sexe inutiles et trop nombreuses, bien que moins importantes que dans un Merry Gentry.

Jeux d’Ombres, Ghostwalkers Tome 1, de Christine FeehanLe style d’écriture de Christine Feehan, ici traduit par Frédéric Grut, est correct sans être transcendant. Je n’ai pas été gênée par des erreurs de vocabulaires ou quoique ce soit, mais il faut bien dire que ce n’est pas forcément un style qui marque.

Au final, il est vraiment dommage que la romance vienne gâcher le coté action et technologie du roman, car il y avait là pas mal de bons éléments pour faire de GhostWalkers une série de Bit-Lit bonne en plus d’être originale. Cependant, il est un peu tôt pour avoir un avis définitif et on sent bien que ce premier tome est là pour placer l’univers et la trame des prochains. Je pense que la série mérite d’être suivie, pour voir dans quelle direction elle s’oriente.


Nous avions chroniqué le manuel des joueurs du jeu de rôles Metal Adventures sur if is Dead il y a quelque temps. Il était temps de mettre tout ça en pratique autour de la table de jeu. J’ai donc préparé le scénario officiel disponible sur le site de l’éditeur, Il faut sauver Rosa Maria. La séance s’est déroulée en trois étapes, la création de personnages, l’explication des grands mécanismes de jeu et enfin le déroulement du scénario.

Metal Adventures

Le point de vue du Maître de Jeu - illman

Nous étions cinq autour de la table pour notre partie test de Metal Adventures. Voulant démontrer que la création des personnages était simple et rapide, je n’ai pas utilisé les personnages pré-tirés et force est de constater qu’en trois quart d’heure les quatre avatars de mes joueurs étaient prêt à s’aventurer dans l’espace.

Metal Adventures - Guide des JoueursJ’ai donc pu mettre en pratique ce que j’avais compris des règles, le début de partie a été un peu laborieux, j’étais complètement passé à coté du jet d’initiative. Après quelques soubresauts j’ai pu me lancer sans trop me soucier des règles, suffisamment souple d’utilisation pour n’étouffer ni maître de jeu, ni joueurs.

Concernant le Metal Faktor, un pot de cinquante dés permet de fluidifier les phases d’actions, je me voyais mal gérer les échanges de dés sur un papier. Dans le feu de l’action ce système permet bien de rajouter de la tension et du suspens, je penses que c’est un vrai plus à exploiter dans de futures parties.

Au final je regrette de ne pas avoir assez approfondi les règles de combat spatial, qui représentent une belle part du bouquin. Je ne m’en étais pas soucié outre mesure, le scénario ne proposant que vers sa fin de nous plonger dans de telles situations. Manque de bol, mes joueurs ont étaient ultra rapides (et chanceux), du coup j’ai un peu (beaucoup) improvisé. Expérience à retenter juste pour tâter des batailles spatiales.

Le point de vue des joueurs

Whysy - Heavy Law – Point de vue rapide côté joueur après une petite soirée test de Metal Adventures, jeu de rôle mélangeant espace et piraterie !

La création des personnages se fait assez vite et de façon relativement simple par rapport à d’autres JDR bien connus. Le système de jeu est aussi assez simple et permet de jouer assez rapidement sans trop se compliquer la vie avec des points de règles obscurs.

Les batailles spatiales ont l’air assez complètes au niveau des règles. On a pas pu trop approfondir ce point, à voir sur un autre scénario. Du positif au final en tant que joueur, l’univers est sympa et les règles laissent suffisamment de liberté pour s’amuser rapidement.

Serafina - Comme tout le monde, j’ai vraiment apprécié le fait que la création de personnages soit aussi rapide et facile. De même les règles sont assez faciles à assimiler, de ce fait, même pour un joueur très occasionnel comme moi il est très aisé de rentrer dans le jeu.

L’univers est très sympathique et on arrive très facilement à se l’approprier. Donc en gros, mon avis est positif, on rentre bien dedans, le scénario proposé sur le site a été terminé en une soirée, car nous sommes chanceux, mais c’est pas plus mal dans le sens où on ne se voit pas tous régulièrement.

Metal Adventures sur if is Dead

dabYo - Je ne reviendrais pas à mon tour sur la création des personnages, mais surtout ce qui m’a carrément plu: le Metal Faktor. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, les 50 dés ne sont finalement pas un si gros problème. Il suffit de se retrouver avec deux joueurs de trucs pas très catholiques (illman et Whysy dans notre cas) pour vite arriver au compte. Et qu’est ce que ces lancés de dés sont jouissifs.

La gestion du Metal Faktor, que ce soit côté Joueurs ou Maître de Jeu est vraiment intéressante, et j’imagine déjà les possibilités que cela peut amener, que ce soit en lutte avec le Maître du Jeu, ou simplement lors de différends au sein de l’équipe. Mon seul regret, ce serait de n’avoir pas pu entrevoir les batailles spatiales.

En tout cas, on rentre très vite dans cet univers qui il faut l’avouer, est plus qu’attirant.

LuxtExMachina - J’ai trouvé le jeu assez intéressant. L’univers bien que classique à mon goût apporte assez de différences au niveau des races pour rendre l’équipe diversifiée. La création des personnages est vraiment simple et rapide permettant de jouer rapidement lors de la première partie, même si je trouve dommage qu’on ne puisse pas choisir son équipement.

Au niveau du jeu, ayant créé un bourrin de base, la sensation de bourrinage est bien présente et je dois dire que c’est toujours aussi jouissif de tuer un ennemi en un coup. Je trouve le système du Metal Faktor bien pensé, permettant de nous sortir de situations délicates pour ensuite se retrouver dans le pétrin. Cela amène un peu de stratégie supplémentaire même s’il y est possible de ne pas s’en servir.

J’ai apprécié la partie et le jeu semble bon sur le peu que nous avons pu tester, malgré quelques manques de règles au niveau des actions réalisables.


C’est Lundi, que lisez vous ? #23

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 31 octobre 2011, avec 4 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

J’ai donc continué ma lecture du nouveau roman de Mathieu Gaborit, Chronique du Soupir. J’ai fini par découvrir les trois différents points de vue de l’histoire, qui vont sans doute finir par se rejoindre. Et c’est bien là tout le problème.

On a trois destins qui semblent aussi être trois personnages de races différentes, et j’ai peur de me retrouver face à une sorte de troupe, cliché de la Fantasy. D’autant que les héros nains, bien qu’il s’agisse ici d’une femme, ne m’ont jamais bien passionné.

Serafina

Frissons d’Outre-Tombe, le tome 2 des Mystères de Harper Connelly par Charlaine HarrisCette semaine, comme prévu j’ai terminé Frissons d’Outre-Tombe, le tome 2 des Mystères de Harper Connelly par Charlaine Harris. Le tome est bon jusqu’au bout et j’ai vraiment hâte de lire la suite.

J’ai aussi avancé la lecture des Larmes Rouges de Georgia Caldera, qui pour le moment confirme ma très bonne impression.

Ayant besoin d’un poche à lire dans les transports, j’ai opté pour le deuxième tome de Alpha et Omega, la série de Patricia Briggs dont je vous dirai bientôt tout le bien que j’en pense. J’en suis à plus de la moitié et j’y retrouve toutes les qualité du premier tome : des personnages fins, des histoires intéressantes et qui ne sont pas parasitées par de la romance à deux balles. A suivre !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


MdM#34: Sabotage, Beastie Boys cover, de Cancer Bats

Actualité ou Coup de coeur, c'est le morceau du moment

illman dans Coup de Coeur, Musique le 30 octobre 2011, avec aucun commentaire

Pour mon premier MdM que c’est le mien à moi, j’ai choisi un morceau des Beastie Boys qui a été repris par le groupe de Hardcore Cancer Bats. Les deux clips sont des petites histoires.

Celui des Beasties fait policier des années 70, une ambiance moustachue en perspective. Le tout mettant en scène des filatures bidons et des course poursuite bien kitsch. On commence avec l’original donc, sortez les moustaches et les gyrophares.

L’histoire du clip de Cancer Bats est franchement marrante : les coreux veulent faire un clip pour sa reprise de Sabotage, et pour ça ils voudraient avoir les fameux beastie boys en guest-star. Les membres du groupe se lancent alors dans une sorte de chasse à l’homme débile dans la ville, j’ai adoré.

Je pense que les deux sont à voir au moins une fois dans sa vie, rien que pour l’ambiance décalé.


Vampireville est le troisième tome de Vampire Kisses, une série de Bit-Lit à destination jeunesse que je vous ai déjà présenté à plusieurs reprises. Après un excellent premier tome, le deuxième m’avait un peu plus déçu, tout en restant cependant une lecture très agréable. J’ai donc enchainé sur la suite, toujours éditée par Castelmore et servi par une très jolie couverture très vampirique. Synopsis ?

Vampireville, Vampire Kisses Tome 3, de Ellen Schreiber

Raven et Alexander fileraient le parfait amour… Si seulement Luna, l’ancienne promise d’Alexander n’était pas arrivée entre temps en ville. Celle ci, accompagnée de Jagger son frère jumeau vampirique risquerait bien de transformer en vampire des humains innocents pour s’amuser. Raven doit agir, avant que Dullsville ne se transforme peu à peu en Vampireville.

Le roman est encore une fois assez court, 200 pages à tout casser, et on retrouve à nouveau les caractéristiques des aventures de Raven : des romans rapides à lire, sans temps mort, sans trop de prétention, mais agréable à lire. En effet, comme toujours l’aventure bénéficie d’un certain nombre de « facilités », les intuitions de Raven sont souvent les bonnes. Mais le bon coté c’est que cela s’enchaine très bien sans que l’on ne s’ennuie à un seul moment.

Depuis le début, Vampire Kisses repose surtout sur ses personnages principaux : Raven et Alexander. Le problème c’est qu’ils n’évoluent pas énormément, voir pire, qu’ils perdent de leur fraicheur. En effet, les références à la culture sombre, l’une des originalités et des fraicheurs de la série, se faisaient déjà rares dans Cercueil Blues et sont quasiment introuvable dans ce troisième opus. Dommage. Raven reste cependant très attachante, avec ses rêves, ses illusions et sa bonne humeur d’adolescente.

Vampireville, Vampire Kisses Tome 3, de Ellen Schreiber

L’ajout de deux nouveaux personnages, vampires, permet de creuser un peu plus la version du vampire d’Ellen Schreiber, toujours avec beaucoup d’humour. On reste dans le cliché, ça dort dans des cercueils, mais c’est très plaisant. Les personnages sont tous très attachants, l’auteur réussit à les rendre très caractéristiques et très marqués en très peu de pages, ce qui est à saluer. C’est très visuel et du coup, cela m’étonne de moins en moins que la série ait été adaptée en manga, car cela s’y prête tout à fait : des héros avec de fortes différences, des personnalités nuancées et beaucoup de fraîcheur.

Vampireville, Vampire Kisses Tome 3, de Ellen SchreiberJ’ai lu la moitié du roman en version originale avant de le recommencer avec la sortie Castelmore, et cette fois ci, je dois dire que j’ai trouvé la traduction de Nenad Savic bien meilleure que pour le deuxième tome, avec moins de répétitions notamment. Cela augure donc du meilleur pour la suite. La traduction est fluide, cela se lit très bien, et je n’ai pas noté d’erreurs ou de maladresses.

Au final, Vampireville reste exactement dans le même type d’histoire que les deux tomes précédents. Cela se lit très vite, on ne s’ennuie pas. C’est une lecture qui repose, qui vous transporte dans le monde darkinou de Raven, et moi, j’aime. Si vous avez aimé les deux précédents, ruez vous sur ce troisième tome, vous ne serez absolument pas déçus.