Dernièrement sur if is Dead:

HtH#8: Nordbundet de Taake

Serafina dans Actualité, Musique le 15 avril 2012, avec aucun commentaire

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Taake est un groupe de Black Metal qui n’est pas inconnu du festival puisqu’il est passé au Hellfest 2009. Mais à l’époque, je ne le connaissais pas puisque, étonnamment, c’est illman qui me l’a fait découvrir. Un jour, il est venu pour me parler d’un solo de banjo. Il venait d’entendre Myr pour la première fois. Et j’ai pas tardé à m’y mettre, et évidemment à adorer. C’est un groupe norvegien, formé en 1995 à Bergen, berceau du Black s’il en est vu qu’on doit a cette ville Burzum, Immortal ou encore Enslaved.

Et effectivement, la musique de Taake, tout comme celle de Burzum ou d’Enslaved est plutôt lente, très froide et morbide. Les paroles flirtent avec le pagan. Bref, ça parle de froid, de mort, de mythologie et de brume. A l’origine, Taake est avant tout un projet solo de Hoest, qui a aussi filmé et produit intégralement la vidéo de Nordbundet qui consiste en des paysages norvegiens, filmés en amateur, en voiture ou en train. Comme pour une grande partie des groupes de la mouvance Black, le musicien est anti-christianisme, mais c’est aussi un grand provocateur, qui fait des sorties peu recommandables, il faut l’avouer.

C’est un des groupes que j’attends avec impatience pour cette édition du Hellfest. Ils seront sous la Temple avec leurs compatriotes d’Enslaved, puis Behemoth, qu’on vous a déjà présenté.


Hunger Games de Gary Ross

Le premier tome de The Hunger Games au cinéma est il le nouveau Twilight ?

dabYo dans Critiques, Films le 13 avril 2012, avec 6 commentaires
Critiques

Ce qui est bien avec les comité d’entreprise, c’est que l’on peut avoir des places moins chères. Mais voilà, elles ont une date de péremption, et c’est ainsi qu’on s’est retrouvés à devoir aller au cinéma assez vite pour ne pas perdre 10€. Après un rapide coup d’œil sur l’énormité du choix de notre cinéma de campagne, nous nous sommes résignés: c’est Hunger Games qui va nous sauver la mise. Alors, bon, entre l’adaptation qui sent les Twilight et les mauvaises impressions de Serafina sur le premier tome, The Hunger Games, je dois dire que j’étais plus que perplexe. Synopsis voulez-vous.

Hunger Games de Gary Ross

Katniss, jeune fille de 16 ans, est une ressortissante de la douzième District de Panem. Son district et les onze autres se sont il y a bien longtemps rebellés contre la capitale, Capitole, et en souvenir de cette affreuse guerre civile, chacun des districts se doit d’envoyer deux émissaires chaque année pour participer aux Hunger Games. Mais personne ne serait assez fou pour y aller de son plein gré et devenir un tribut, car les Hunger Games ne sont rien d’autre qu’une émission de télé-réalité où 24 adolescents sont enfermés dans une arène pour s’entretuer. Seulement, quand sa petite sœur est tirée au sort, Katniss n’hésite pas un instant et se porte volontaire.

Même sans avoir lu la chronique de Serafina, vous l’avez bien compris, on est la dans un film qui mélange anticipation, jeunesse, problème de société et Battle Royale. Difficile à ce niveau là de ne pas penser directement au pitch de l’œuvre asiatique, bien que je ne l’ai lu qu’en manga et n’ai jamais vu le film. Mais passons, faire un procès du possible repompage par Suzanne Collins, l’auteur des romans, n’a pas vraiment d’intérêt.

Haymitch Abernathy dans Hunger Games Adaptation Cinema

Il y a dans cette image un personnage qui a énormément plu à Serafina, mais lequel ?

La premier chose qui m’a choqué c’est à quel point le début d’Hunger Games est pénible à regarder. On a le doit à des plans de caméra rapprochés, qui il faut le dire semblent avoir été tournés par un alcoolique. Difficile de ne pas avoir envie de vomir tant ça bouge dans tous les sens, à tout moment. Alors on pourrait penser que c’est pour souligner l’intensité de l’action, mais je ne vois pas ce qu’il y a de très prenant à regarder deux adolescents nous expliquer que la life suxx et que les Hunger Games sont une grosse connerie. Sur ce côté, le background de la chose est plutôt bien amené, on comprend vite que les Hunger Games sont effectivement une grosse connerie et que le contexte social est plus que bouillant. Mais le tout est affreusement chiant parce qu’accompagné de moments mièvres et mal tourné, mal mis en scène. Les deux adolescents ont beau parler de quelque chose de grave, ils nous donnent l’impression d’être entrain de parler de leur problème d’acné.

Mais ce n’est pas tout, car le scénario joue sur l’aspect dramatique de la nomination de la petite sœur, alors que tout le monde l’attend et qu’il n’y a pas un seul synopsis officiel qui n’y fasse pas référence. Du coup notre héroïne se retrouve à jouer dans des situations mièvres au possible, où elle nous assène des phrases bateaux et stéréotypées en veux-tu en voilà, alors que l’on sait très bien que tout est bidon. Un affreux surplus de bon sentiment. Le tout dans un univers qui se veut être pauvre et miséreux, mais avec une réalisation hollywoodienne qui rend le tout incohérent. Bref, ça a beau être poussiéreux, ça n’attire en rien la sympathie ou la compassion, et ne sert qu’à ennuyer le spectateur.

Soldats dans Hunger Games Adaptation Cinema

Coucou, tu veux voir mon uniforme ?

Et après avoir eu soit l’envie d’étriper notre héroïne pendant près d’une heure, là, comme ça, Hunger Games prend du galon. On se retrouve enfin dans ces satanés Hunger Games et le rythme du film prend là son envol. Attention, on n’est pas face au film du siècle, on parle bien d’une franchise jeunesse, mais il est clair que petit à petit, le film devient intéressant. Les personnages d’abord se retrouvent être un peu moins stéréotypés, Peeta n’est pas réellement le personnage auquel on s’attend, Katniss devient un peu plus supportable, parfois même attachante. Si les pièces ne sont pas réellement originales, elles sont de mieux en mieux amenées et filmées.

Surtout, le film contrairement au roman, n’est pas limité au point de vue de Katniss, mais est omniscient. Cela va permettre d’avoir une plus grande profondeur, d’amener les éléments sociaux qui tourbillonnent autour des jeux, de mieux voir la situation du pays et à quel point tout est réuni pour que cela explose. C’est assez intéressant à ce niveau, l’univers donne envie d’être découvert et ça rattrape plus ou moins bien les débuts, on y entre. D’autant qu’à côté des éléments d’intrigue, on retrouve des scènes d’actions qui sont loin du pathétique qu’a pu nous proposer un Twilight par exemple. On assiste à de nombreux combats entre les différents prétendants et ils sont bien scénarisés, haletants.

Katniss Everdeen dans Hunger Games Adaptation Cinema

Là dessus, il faut avouer que la réalisation est des plus hollywoodienne. Le Capitole est relativement grandiloquent, à la limite de la surenchère et du kitch. Ça ne plaira pas à tout le monde, mais il faut avouer que ça a le mérite de bien mettre en scène l’univers général. On sent qu’il y a du budget. Les acteurs ne sont eux non plus pas spécialement bon, mais font le job comme on dit. Ainsi, notre héroïne Katniss, jouée par Jennifer Lawrence remplie parfaitement son rôle de personnage transparent auquel les spectateurs pourront s’identifier. On peut faire la même remarque pour Peeta, Josh Hutcherson.

The Hunger GamesAu final, après avoir été ennuyé pendant près d’une heure, on finit frustré que cela se termine si vite. Malgré ses 2 heures et 22 minutes, Hunger Games s’avère être un film trop court: en suivant la trame amenée par Suzanne Collins, la réalisation s’est retrouvée obligée d’utiliser une moitié de film pour des scènes sans intérêt, qui auraient pu être bien mieux amenées à l’aide de flashback. L’épreuve de survie et les intrigues qui se trament autour, réels enjeux de ce premier épisode n’est en fait qu’une petite parenthèse dans notre épopée.

Et c’est bien dommage car elle est bien amenée, assez intéressante et prenante, et elle permet enfin de voir les relations entre les différents personnages et donner du charisme à notre héroïne. On est donc bien loin d’un film à la Twilight, avec un univers plus vaste et intéressant, qui aurait mérité d’avoir été mieux traité.


Silence, ça tourne ! #23

dabYo dans Actualités, Films le 12 avril 2012, avec 3 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Game Of Thrones s02e02

Game Of Thrones I Understand The Way This Game Is PlayedC’était cette semaine la diffusion du deuxième épisode de la deuxième saison de Game Of Thrones sur HBO. Du moins, si on omet que la chaine américaine a mis par inadvertance l’épisode sur leur site internet une semaine à l’avance, rendant la diffusion caduque. Qu’à cela tienne, nous sommes du genre patient. On en profitera aussi pour regretter qu’il soit impossible d’acheter les épisodes en VOD Orange sans y être abonné…

Revenons à nos moutons, l’histoire continue son bonhomme de chemin à très grand pas, et attaque déjà pour certains personnage une partie de la trame du quatrième tome, l’Ombre maléfique. Du coup, il est fort à parier que la série devrait réussir à maintenir un rythme assez fort contrairement aux romans.

On découvre cette fois une nouvelle partie des terres de Westeros, les îles des fer-nés. Si l’on en voit que quelques morceaux, on est dans un univers bien plus proche du livre que pour Peyredragon, ce qui est un bon point. On retrouve deux nouveaux personnages, des Greyjoys, et il faut avouer qu’ils sont plutôt fidèles. Mais bon, je l’imaginais brune.

Au final, l’épisode est un bon épisode, qui se suit bien, bien que je n’en ai pas gardé un souvenir impérissable.

Hunger Games de Gary Ross

On avait des places de cinéma qui allaient périmer, du coup, on est allé voir l’adaptation cinéma de Hunger Games de Suzanne Collins. Manque de pot, la critique ne sera publiée que demain, et je vais pas vous donner notre avis en avance hein ?

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Napalm Death, tournée Utilitarian, au Chato’do de Blois

Concert Napalm Death + KadavriK le 4 avril 2012

Serafina dans Concert, Musique le 11 avril 2012, avec 1 commentaire

Napalm Death ce n’est pas une tête d’affiche qui m’aurait fait me déplacer à un concert normalement. Mais voilà, ils passaient à Blois, et les concerts de Metal dans ma ville sont si rares que je n’en loupe aucun, par curiosité et aussi pour encourager les associations qui se démènent pour nous en proposer en Loir et Cher. En l’occurrence, l’asso Mars qui organise régulièrement des concerts au Chato’do, petite salle sympathique où l’on alterne musique extrême et pop. Au programme donc, KadavriK pour la première partie puis les coreux de Napalm Death.

Napalm Death + KadavriK au Chatodo de Blois

KadavriK a donc le dur rôle d’ouvrir pour Napalm Death, et malheureusement pour les allemands, ils joueront devant une salle quasiment vide. Il faut dire qu’en plus de n’être pas connus, leur style ne colle pas réellement au groupe de Grindcore, malgré leur récent retournement Death. KadavriK évolue dans un univers qu’on qualifiera de Blackened Death Metal Melodic. Oui, rien que ça. Un tempo assez lent, des grunts et quelques shrieks, un clavier. Autant dire que pour un public venu voir majoritairement du Grindcore, c’est pas l’extase.

KadavriK au Chatodo de Blois

KadavriK

Moi par contre, j’aime bien. Leur chanteur est plutôt sympathique, et parle bien avec le public, les bassistes et guitaristes bougent bien et sont dynamiques, le claviériste et le batteur eux resteront en retrait. Leurs morceaux sont plutôt bons, efficaces, sans être transcendants, mais c’est un bon groupe. J’ai particulièrement apprécié les claviers bien amenés, et bien utilisés, sans tomber dans le too much.

Mais enfin, c’est Napalm Death que le public est venu voir, et la salle ne se remplit réellement qu’à l’arrivée du groupe anglais sur la scène. Et on comprend rapidement pourquoi le terme Grindcore a été inventé pour eux. Car c’est du pur grindcore qui s’avance : tempo ultra rapide, morceaux brutaux et directs, aux vocaux gruntés et agrémentés de cris du guitariste, dissonances nombreuses et rage sous-jacente.

En CD ce n’est pas du tout un genre que j’apprécie, mais sur scène c’est autre chose car la rage et l’énergie dégagée par les morceaux est plus que communicative et ultra efficace. Napalm Death tabasse littéralement tout sur son passage et ce n’est pas le public particulièrement énervé qui me contredira : moshpits et walls of death seront au programme, sans que le chanteur ou l’un des musiciens ait même à le demander. Une première je pense pour la petite salle du Chato’do.

Dès le départ, le jeu de scène si particulier de Mark « Barney » Greenway surprend, il est totalement habité, ne tenant pas en place une seule seconde, tournant sur lui même, haranguant le public captivé. Bref, ça c’est du frontman, et ces gestuelles saccadées ne sont pas sans rappeler d’autres frontmans, Ian Curtis en tête. Et lorsqu’il s’arrête, entre deux morceaux, c’est pour nous parler calmement des significations des morceaux, avec son accent anglais très élégant, le pourquoi du comment, leur histoire parfois. Que de contraste.

Napalm Death au Chatodo de Blois

Évidemment, c’est du Grindcore, la setlist comprend donc un bon paquet de morceaux, ne dépassant que rarement les 2 minutes, généralement pour des morceaux issus de leurs derniers albums plus Death. Le tout est sans le moindre repos, sans ballade ou autre truc niais. Non, Napalm Death, c’est 100% d’énergie et de déchainement. Et pour un groupe qui accuse près de 30 ans d’existence, c’est encore plus admirable.

Je sais que des trois rédacteurs à avoir assisté à ce concert, dabYo et illman étaient aussi de la partie, je suis la seule à avoir apprécié. Ce n’est donc pas quelque chose de facile d’accès, mais c’est un style de musique que je vous conseille de voir en live au moins une fois. Il faut croire que bien que je sois du coté Black du Metal, le Grindcore ne soit pas si loin de moi.

 


Obscura, tournée Omnivium, au Glaz’art, Paris

Soirée Death Metal avec Obscura + Gorod + Spawn of Possession + Exivious

illman dans Concert, Musique le 10 avril 2012, avec aucun commentaire

Parti conquérir le joyeux monde du Javascript à Paris pour le travail, j’en ai profité pour aller aérer ma crinière de métaleux du coté de la porte de la Villette. Plus précisément au Glaz’Art, qui avait programmé une bonne grosse affiche bien Death Metal avec seulement des groupes que je ne connaissais pas: Gorod, Spawn of Possession, Exivious, et enfin, Obscura. Que voulez vous, je suis inculte. Le tout était chapeauté pour la tournée européenne d’Obscura pour son nouvel album, sortie le mois dernier, Omnivium.

Obscura + Gorod + Spawn of Possession + Exivious au Glazart, Paris

Comme je ne suis pas familier avec Paris je suis arrivé super en avance et j’ai pu voir un peu le quartier autour du Glaz’art. Eh ben Porte de la Vilette, c’est craignos. La salle en elle même est un peu mal foutue avec deux piliers quasiment dans l’axe des scènes. Étonnamment vu la salle plutôt basse de plafond et le nombre conséquent de personnes qui assistaient à la soirée, il ne faisait pas une chaleur à mourir dans la salle, ce qui est un point non négligeable pour des concerts où ça bouge pas mal. Alors que le public commence à bien garnir le bar et le devant de la scène, le premier groupe entre en piste sur une scène somme toute pas très grande et assez basse.

Exivious

Les hollandais d’Exivious ont la lourde charge de lancer la machine de guerre. Ce groupe va s’y atteler avec son mélange de Death Instrumental et de Jazz Fusion. Tout instrumental, si tu n’aimes pas les ruptures de rythme, passe ton chemin. Ils sont plutôt statiques et leur leader, enfin je suppose, prendra la parole pour les présenter. Leur musique est vraiment sympa même si elle ne semble pas accessible au novice de prime abord. En tout cas, passé le premier choc j’ai adoré.

Leur set sera finalement assez court et j’aurai passé le plus clair de mon temps devant un vidéo-projecteur qui diffusait la pub de la salle, j’ai pas de bol d’être grand sur ce coup là, heureusement qu’il les couperont par la suite.

L’heure de la binouze a sonné et j’en profites pour tailler le bout de gras avec des mecs super sympas qui resteront étonnés que je sois venu sans connaitre aucun groupe et qui trinqueront avec moi le reste de la soirée.

 Spawn of Possession

S’avance alors sur la scène Spawn of Possession, des suédois qui vont pondre un Death pur et dur bien calibré, mais que je trouverais plutôt commun. Les mosh commencent à partir de là, et ça headbange de plus en plus sévère. Le chanteur de la bande exhorte la foule à plus de bruit avant d’enchaîner sur une machine à laver suivi de son growl bestial.

Je ne retiens pas grand chose de ce live sinon que c’est brutal, et que la scène parait un peu petite pour leur chanteur. On notera que le chanteur de Gorod, le groupe suivant, montera sur scène pour les suppléer sur leur dernière chanson. Et à deux sur scène, ils envoyaient du gras.

Gorod

L’ambiance, déjà bien chaude, montent encore d’un cran avec les français de Gorod. A peine ont-ils enjambé la scène que c’est déjà des clameurs surexcitées qui s’élèvent. Dès le premier growl, c’est le mouvement qui remplace le statique avec des intensités diverses, et tout le panel de pit disponibles (à petite échelle bien sur).

Le chanteur du groupe de Bordeaux est un frontman accompli, son growl a un certain charme, comme s’il avait un petit accent du sud. Les français enchaînent les titres brutaux, avec un chanteur qui interagit régulièrement avec le public, sans doute la meilleure performance de la soirée.

Je garde un bon souvenir de la prestation de ce groupe, si j’ai l’occasion j’irai les revoir. Deux bières plus tard, le dernier groupe entre en action.

Obscura

Œuvrant dans un Technical Death Metal se rapprochant du Gothenburg Metal à mes oreilles, les allemands de cette formation vont entrer en scène dans une ambiance de lumière verte, le tout accompagné d’un ventilateur, faisant voler les cheveux du guitariste-chanteur. Ils serviront un set super carré et plutôt immobile. On reste sur du Technical assez classique mais d’excellente qualité, de celle qui font headbanger. Je reste quand même un peu sur ma faim, pour un headliner, j’ai trouvé que ça manquait un peu d’âme.

Détail un peu moche, la foule était plus éparse lors de leur concert, j’avais même l’impression qu’il y avait moins de monde que pour Gorod, à croire que le public n’était venu que pour voir le groupe français. Je profite du solo de batterie interminable pour m’éclipser et rentrer à mon hôtel avec les oreilles qui bourdonnent, faute d’avoir oublier mes bouchons d’oreilles. Pour conclure, une bonne petite soirée aux portes de Paris et de la mort.


Voodoo Mon Amour de Diablo Swing Orchestra

It's voooodoooo, mon amour !

dabYo dans Actualité, Musique le 9 avril 2012, avec 5 commentaires

Si Lundi rime habituellement avec lecture, ce lundi est un peu particulier puisqu’il est férié. Aussi, nous n’allons pas parler de nos dernières lectures, c’est bien dommage, mais du premier extrait du prochain album des Diablo Swing Orchestra, Pandora’s Piñata. Pour ceux qui ne connaissent pas encore le groupe suédois, la formation nous pond là son troisième album d’Avant-Garde Metal, aux influences très diverses, du Metal pour la batterie et quelques solos de guitare, au Jazz, avec du swing et de la voix de Soprano par ci par là. Ici, on a carrément été conquis par leurs deux premiers albums, vous pouvez d’ailleurs jeter un œil à ma chronique du deuxième, Sing Along Songs for Damned & Delirious, ou aller écouter gratuitement le premier sur Jamendo.

Voodoo Mon Amour, premier extrait de la future galette comme je le disais, est résolument plus Jazzy que les autres. Le titre annonce la couleur et on le sent tout de suite: c’est sur les rives de la Nouvelle-Orléans que le groupe suédois va nous emmener. Difficile d’ailleurs d’imaginer que dans un pays si froid on puisse jouer une musique qui évoque tant le Sud. La voix masculine est clairement plus en retrait sur ce morceau, se contentant de quelques mots et d’une partie du refrain, en français s’il vous plait. On est bien entendu dans du Diablo Swing Orchestra pure souche, du saxo par ci par là, une orchestration léchée et entrainante, et bien sûr, ces petits solos à la contre-basse qui ne donnent qu’une envie: danser.

Rha, vivement le 22 Mai !


Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

DevilDriver fait partie des ces groupes que nous avons découvert sur le tas grâce au Hellfest. En gros, on ne les avait jamais écouté avant d’aller se pointer par hasard à leur prestation du Hellfest 2009, pour leur tournée Pray For Villains. Et je dois avouer que je suis loin de le regretter, tant j’ai pu écouter l’album par la suite. Le groupe de Death Metal aux tendances Melodic et Groove est de retour avec un nouvel enregistrement, Beast, dans lequel le rythme est toujours aussi soutenu et la double-pédale du batteur bien présente.

Dead To Rights est plus ou moins représentatif de leur dernier album, bien que la batterie soit somme toute assez lente et en retrait, tandis que le groupe appuie bien sur son côté mélodique. Le clip est cependant à voir tant il regroupe les clichés du genre, avec des musiciens jouant dans la forêt, une messe satanique et des vierges effarouchées. Le summum étant la fin, aux effets spéciaux… Eh bien, assez spéciaux.

On a en tout cas hâte de voir leur Metal énergique sur le MainStage02, en espérant que cette fois le sol soit assez humide pour que les nombreux circle-pits ne transforment pas le festival en tempête de sable.


Gears of War 3: Forces de la Nature sur Xbox 360

Un DLC de cartes multi-joueurs avec nouveaux skins et mode Guardian

Serafina dans Critiques, Jeu Vidéo le 7 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

On vous le disait il y a quelques mois, le troisième épisode de la série Gears of War nous a plus que conquis de par son solo exceptionnel, avec de la coop qu’on l’apprécie énormément. Le mode coop du jeu fait largement partie des meilleurs que l’on peut retrouver sur cette génération de consoles. Prenant et passionnant, c’est un réel plus. Mais Gears c’est aussi un mode multi-joueurs en ligne qui a plus que démontrer son efficacité sur les précédents épisodes, et qui nous a conquis notamment grâce au mode Hordes. On doit avouer que l’on n’avait pas énormément joué à ce mode sur le dernier épisode, qui nous avait pourtant bien occupé sur le deux. On a profité de la sortie du DLC Forces de la Nature pour corriger ce grave manquement.

Gears of War 3: Forces de la Nature sur Xbox 360

C’est un pack assez fourni côté multi-joueurs: cinq nouvelles cartes pour les différents modes, nouveaux personnages, de nouvelles armes dans le mode Hordes notamment, et le retour du mode Guardian. Comme son nom le sous-entend aisément, chacune des 5 cartes propose de nous en faire voir de toutes les couleurs climatiques. En effet, non content de proposer de nouveau terrains de jeu, nous aurons droit à des tempêtes ou des tsunamis pour pimenter la partie, des aléas externes qui ne sont pas sans faire penser à la map Avalanche de Gears 2 par exemple.

Et je dois dire que j’ai particulièrement apprécié cette intervention des conditions climatiques, qui viennent mettre un petit piment. En effet, les tremblements de terre sur Aftermath ainsi que l’eau jouent sur les déplacements, alors que le brouillard sur Cove rajoute sa dose d’adrénaline. Ce ne sont pas de simples nouvelles maps, et les conditions climatiques sont bien rendues. Bon alors certes, il ne s’agit pas réellement de cinq nouvelles maps, puisqu’on en retrouve deux anciennes. Mais quand on est fan des précédents épisodes, c’est évidemment un plaisir de retrouver Raven Down, map minuscule du premier opus mais particulièrement jouissive, et Jacinto emblématique du deuxième sur laquelle on a fait des centaines de vagues de Hordes.

Artillery DLC Gears Of War 3 Forces de la Nature

Le DLC propose aussi le retour du mode Guardian, déjà présent dans le deuxième opus. Il s’agit d’un mode de jeu où les deux équipes s’affrontent tant que les chefs respectifs des équipes ne sont pas morts. Ça n’a jamais été mon mode de jeu préféré, mais c’est agréable, surtout lorsque c’est illman le chef de notre équipe et non dabYo. Maintenant, on peut quand même se poser la question du pourquoi ne pas l’avoir proposé dès le début… Comme je le disais, on retrouve aussi des nouveaux skins de personnages et d’armes, mais à vrai dire je n’ai pas exploré cette partie du tout plus que cela. Bon, ok j’avoue, le Savage Hunter qui est désormais jouable, ce locuste peu ragoûtant en couverture, est assez jouissif, mais les autres ne m’ont pas emballée plus que cela.

Gears of War 3: Forces de la Nature sur Xbox 360Dans l’absolu, ce quatrième DLC propose des ajouts qui sauront satisfaire les férus du mode multijoueur ainsi que les nostalgiques des précédents opus, mais on peut cependant s’interroger sur l’intérêt de ce DLC acheté séparément. Si vous n’avez pas pris le Season Pass qui permet d’avoir tous les DLC pour moins cher, celui ci vous coutera pas moins de 800 points…

Pour cinq cartes et des skins de personnages et armes, on est certes en dessous des prix pratiqués pour les Modern Warfare, mais ça reste un peu cher payé. Reste que dans le Season Pass, l’opération est tout de suite plus intéressante, et Forces de la Nature est le parfait complément au DLC solo L’ombre de RAAM.


Après une conclusion aux trois premiers tomes des Annales de la Compagnie Noire des plus réussies, j’ai décidé de profiter de notre voyage à Londres pour lire le quatrième tome, Jeux d’Ombres. Je donne donc une chance à Glen Cook pour un travail des plus difficiles: essayer de recréer une campagne épique pour la compagnie à partir des mêmes personnages, du même univers, et alors qu’il a mis terme à une trilogie et répondu à toutes nos interrogations. On quitte donc ce que l’on appelle les Livres du Nord pour commencer ceux du Sud. En général, je ne donne pas ce genre de chances, mais Glen Cook a réussi quelque chose d’exceptionnel avec les trois premiers tomes. Va-t-il arriver à nous offrir une suite de la même qualité ? Synopsis.

Jeux d'Ombres, Les Annales de la Compagnie Noire Tome 4, de Glen Cook

Toubib s’est au gré des événements fourré dans une bien mauvaise posture, le voilà annaliste pour la compagnie, médecin, et… commandant. Alors certes, la grande compagnie noire, dernière des compagnies franches de Khatovar, ne compte plus qu’une poignée d’hommes, au point qu’ils peuvent être comptés sur moins de 10 doigts. Mais voilà, pour ces quelques derniers joyeux lurons, la compagnie est leur seule famille, alors ils ont décidé de suivre Toubib dans son projet fou: revenir à Khatovar pour y ramener les annales.

Je dois dire que j’étais vraiment peu enclin à commencer cette lecture de Jeux d’Ombres. Comme je le disais, le dernier tomes de l’arc des Livres du Nord, La Rose Blanche, clôt très bien l’histoire et pourrait tout à fait convenir à une fin définitive. Mais voilà, ces trois premiers tomes ont montré à quel point Glen Cook savait nous surprendre, à quel point il pouvait révolutionner le genre et offrir un récit atypique et passionnant. J’ai donc eu envie d’y croire, de penser que l’on peut réellement relancer une histoire passionnante alors que tout s’est terminé.

Jeux d'Ombres, Les Annales de la Compagnie Noire Tome 4, de Glen Cook

Et je dois dire que, malheureusement, j’ai eu tort. Enfin, tort est peut être un grand mot. Cette première partie des Livres du Sud n’est pas une catastrophe. Tout d’abord, on y retrouve bien entendu le style atypique de narration de Glen Cook, à la première personne qu’est Toubib, qui se parle à la fois tout seul et à nous autres à travers ses annales. L’univers dans lequel évolue la compagnie est lui aussi toujours aussi intéressant. On découvre grâce à ce long voyage vers Khatovar de nouvelles contrées, et donc tout ce qui va avec, coutumes, peuples, et parfois personnages.

Là dessus, il est évident que Jeux d’Ombres est en soit un bon titre de Fantasy, largement au dessus du lot. Mais voilà, quand on écrit la suite des Annales de la Compagnie Noire, on se doit d’être aussi bon que ce qu’il y avait précédemment. Et ce quatrième tome en est bien loin, par de nombreux points.

L’histoire tout d’abord est plus que passable. Les ennemis de la compagnie sonnent faux, ils sonnent comme des monsters of the weeks sortis d’on ne sait où, juste histoire de donner à nos personnages quelques petites embuches dans leur épopée. Et il faut dire que c’est grosso modo ce qu’il se passe. Les embuches, les problèmes sont présentés à chaque fois comme des éléments insurmontables pour une petite compagnie d’une poignée d’hommes… qui y survivent pourtant sans problème. Quelle déception à ce niveau !

Shadow Games de Glen Cook

Couverture de la version originale

Et il n’y a pas que l’histoire qui pose problème. Elle est passable certes, mais cette faiblesse aurait pu être comblée par des personnages hauts en couleurs, ou de bonnes relations. Que nenni, on est je pense face à un des pires fanservices que je n’ai jamais lu. Comment Glen Cook a-t-il pu nous pondre cela ? Certes, il y avait une sorte d’amourette malsaine entre Toubib et la Dame, mais jamais cela n’a occupé une trop grande partie de notre récit. Ici, nous nous retrouvons avec une histoire d’amour qui se retrouve être le thème secondaire du roman, et qui a un développement peu intéressant.

Jeux d'Ombres, Les Annales de la Compagnie Noire Tome 4, de Glen CookLe tableau n’est pas complètement noir bien entendu, et le final laisse espérer que la suite arrivera à remettre à niveau Les Annales de la Compagnie Noire, notamment grâce à un twist assez bien vu et surprenant. Mais voilà, quelle déception. Une impression d’avoir lu quelques quatre cents pages pour pas grand chose.

Au final, Jeux d’Ombres n’est pas un mauvais roman de Fantasy. Il y a en grande partie les qualités des récits de Glen Cook, mais il y a énormément de points faibles sur lesquels les pointilleux ne pourront pas passer. Alors quand on s’inscrit dans, jusqu’à présent, l’excellent cycle de La Compagnie Noire, forcément, c’est un gros carton rouge. Alors sans doute me forcerai-je à lire le prochain tome, car il serait étonnant que l’auteur ait emmené sa série si loin si la qualité n’était pas remontée. Mais en attendant, si vous hésitez, je ne peux que vous conseiller de rester sur le bon souvenir de La Rose Blanche.


Silence, ça tourne ! #22

dabYo dans Actualités, Films le 5 avril 2012, avec 6 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Game Of Thrones S02E01

On vous le disait, la deuxième Saison de Game Of Thrones a démarré dimanche dernier, alors bien évidemment, grands fans que nous sommes, nous avons déjà pu apprécier le premier épisode. Dire que Silence avait justement été imaginé suite à la volonté de parler de la première saison au fil de l’eau.

Game Of Thrones Saison 2 There Are No Men Like MeBref, ce premier épisode, The North Remembers est plutôt une bonne remise en jambe. Il y a pas mal d’éléments qui ne correspondent pas au début du livre, La Bataille des Rois. Mais qu’importe, d’une manière générale les scènes sont bien mises en place et permettent d’amener les différents coups de tonnerre de cette saison.

Si le nouveau personnage Melisandre, incarnée par Carice Van Houten, est plutôt très fidèle à ce que l’on s’imagine à partir du livre, on est un peu plus perplexe sur Davos, joué par Liam Cunningham. M’enfin, il est trop tôt pour être catégorique sur ces choix. Par contre, l’ensemble des scènes se déroulant sur Peyredragon est somme toute assez décevant. Elles manquent clairement de puissance et de grandiloquence, la célébration se transformant en petite messe miteuse en plein désert… Dommage. Robb Stark tient une très bonne scène et il est clair qu’il devrait faire partie des gros personnages de cette saison.

Les performances de Peter Dinklage, Tyrion, et Emilia Clarke, Daenerys, sont quant à elles toujours aussi bonne. Il n’y a pas à dire, le nain fait vraiment partie des personnages les plus charismatiques, et Martin nous a vraiment offert une perle.

Pour le moment, en tout cas, ça commence assez fort. Reste à voir si le rythme va être maintenu tout au long des épisodes, car L’Ombre Maléfique n’est pas le tome le plus mouvementé de la série…

La Belle et ses Princes (presque) Charmants

La Belle et ses Princes (presque) CharmantsParfois, après un épisode d’Urgences, on zappe sur la télé. La plupart du temps, ça ne laisse pas un grand souvenir. Mais mardi, on est tombé sur… La Belle et ses Princes (presque) Charmants. Une sorte d’émission de télé réalité qui prend une l’idée vue et revue de mettre un homme ou une femme face à des prétendant(e)s, qui devra choisir son ou sa préférée. Bref, sauf que d’habitude il s’agit bien entendu d’êtres physiquement superbes conformément aux normes de notre société. Ici, c’est l’inverse. La fille correspond à tous les canons, du genre mega bonnasse, mais les prétendants sont… ou moches, ou atteint d’une sorte de défaut assez handicapant socialement, ou les deux.

Alors déjà, avec ce pitch, on se rapprochait sans doute du sommet de la déchéance télévisuelle. Mais c’était sans compter l’arrivée de beaux gosses trois jours après, histoire de doucher les espoirs fous des prétendants. Vous avez bien compris, beaux vs moches. Bref, on a atteint ici sans doute le point culminant de la médiocrité, une médiocrité devant laquelle il faut s’armer de courage si l’on souhaite tenir plus de cinq minutes. Un petit extrait.

Tout ça pour dire que les Battle Royale et autres Hunger Games se trompent sans doute en mettant en scène le futur de la télé-réalité avec de la violence physique, quand c’est surement le mépris et l’humiliation publique qui devraient prendre le pas.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?