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Le Bûcher d’un Roi, Le Trône de Fer Tome 13, de George R.R. Martin

L'hiver vient... Ok, mais on en a marre de l'attendre !

dabYo dans Critiques, Livres le 27 mars 2012, avec 6 commentaires
Critiques

Il y a maintenant trois ans, je vous faisais part de mon avis sur Un Festin pour les Corbeaux, le douzième et dernier tome du Trône de Fer à l’époque, qui venait tout juste de sortir en poche chez J’ai Lu. Bien des eaux sont passées sous les ponts depuis lors, encore plus pour ceux qui suivaient la publication de Pygmalion, voire américaine. Mais voilà, George R.R. Martin, l’auteur de ce que l’on considère ici comme la meilleure série de Fantasy, a livré la suite l’année dernière, A Dance With Dragons. Le Bûcher d’un Roi, sa traduction française, vient tout juste d’arriver sur les rayons des libraires dans sa version grand format Pygmalion. Alors, la longue attente sera-t-elle dûment récompensée ? Suite oblige, pas de synopsis, et pas de spoil non plus, n’ayez crainte.

Le Bucher du Roi, Trone de Fer Tome 13, de George R.R. Martin

J’avais terminé le douzième tome sur un sentiment assez mitigé. La série tirait en longueur et il faut dire que Le Chaos et Les Sables de Dornes n’étaient pas les tomes les plus passionnants qu’elle nous ait offert. Mettre en place ses pions, petit à petit, pour enfin révéler son jeu prend du temps. George R.R. Martin nous laissait enfin entrevoir où il voulait en venir à la fin d’Un Festin pour les Corbeaux, enchaînant quatre très bons chapitres. Mais sans pour autant arriver à nous faire oublier les milles pages qui avaient précédé, laissant à la suite le dur travail de récolter les fruits de ce patient et long travail. Mais je dois avouer que trois ans plus tard, j’étais bien moins pessimiste sur la série qu’à l’époque, je n’avais qu’une hâte: lire Le Bûcher d’un Roi, et retrouver les personnages qui m’avaient tant manqué.

Ce treizième tome du Trône de Fer est un peu particulier, puisque ses chapitres se passent en même temps que ceux d’Un Festin pour les Corbeaux. On y apprend donc quelques choses qui expliquent plus ou moins des passages des tomes précédents, et inversement. Il peut aussi arriver que l’on suive des personnages pour lesquels on connaît déjà le résultat de leurs actions, y apprenant du coup uniquement comment le tout a pu se produire. Il faut avouer que ce n’est pas déplaisant, bien au contraire, puisque cela était relativement frustrant de ne pas savoir. Comme pour les autres tomes, il s’agit d’un des trois morceaux issus de la découpe du volume original, A Dance With Dragons. Du coup, temporellement parlant, la fin de ces trop courtes 477 pages nous fait plus ou moins rejoindre celle du douzième tome, à quelques chapitres près je suppose.

A Dance With Dragons de George RR Martin

On retrouve dans ce tome trois des personnages que je préférais, et qui m’avaient grandement manqués: Tyrion Lannister, Jon Snow, et Bran Stark. Cette absence avait clairement joué dans mon appréciation des précédents tomes, et leur retour est du coup une grande bouffée d’air frais. Il n’y a pas à dire, les suivre à nouveau est un vrai plaisir, quelque chose qui vaut à lui seul de se lancer dans la lecture. Au rang des autres personnages que l’on va suivre, on retrouve Ser Davos et Daenerys, ainsi que des nouveaux personnages ou des secondaires dont je ne dirai rien pour ne pas vous gâcher la surprise. Et un peu surpris parfois, je l’ai été, il faut l’avouer.

George R.R. Martin assi sur le Trône de Fer

George R.R. Martin sur le Trône de Fer

Car à ce niveau là, Martin joue toujours aussi bien la surprise et le coup de tonnerre, et toujours autant sur la corde de l’information. Voir les personnages faire des plans sur la comète sur des évènements que l’on sait pertinemment faux est plus que monnaie courante. Que ce soit pour certains des personnages que l’on suit dans Le Bûcher d’un Roi, ou pour d’autres que l’on avait suivi précédemment, puisqu’on apprend parfois qu’ils se sont basés sur des fausses informations. C’est toujours aussi jouissif et frustrant, suivant si vous soutenez ou non la cause du personnage que vous lisez. Leurs aventures sont d’ailleurs dans ce tome également intéressantes. Je dois avouer que, contrairement à d’autres tomes, il n’y a aucun personnage qui soit en deçà des autres, moins intéressant, ou rebutant. On a quasiment à chaque fois envie de continuer son histoire, et de le retrouver.

L’auteur profite de nombreux passages qu’on aurait pu penser long et ennuyant pour nous abreuver d’informations sur l’univers de Westeros et tout particulièrement son histoire. Je n’ai pas le souvenir d’avoir autant appris sur ce monde dans les précédents tomes, et je dois avouer que c’est rondement mené. Un bon nombre de dialogues ou de situations permettent d’apprendre des anecdotes, notamment sur les Cités libres, les us et coutumes des sauvageons ou encore les diverses seigneuries du Nord. C’est rondement mené et très intéressant. On voit à quel point l’univers est vaste, fouillis, et on espère avoir un jour droit à quelques spin-offs.

Alors certes, du coup, on pourra peut être reprocher à George R.R. Martin de s’égarer, de ne pas se concentrer assez sur l’avancement de l’histoire. Après tout, était il vraiment nécessaire de nous compter le long voyage de deux personnages dans une calèche, lorsqu’il aurait pu se contenter de nous faire une ellipse ? Les avis seront partagés. Je sais bien que nombreux sont ceux qui attendent l’action à tout va, mais de mon côté, j’ai été ravi d’avoir ces quelques errements, qui donnent corps et vie à cet univers passionnant.

Paperback edition de A Dance With Dragons George R.R. Martin

Contrairement à ce que nous pensions (ou à ce qu'il a été), désormais les éditions étrangères de poche sont elles aussi divisées en plusieurs parties.

Pour ce treizième tome, Jean Sola qui assurait jusqu’alors la traduction a laissé sa place à un nouveau traducteur, Patrick Marcel, que l’on a déjà rencontré par ici. On perd le côté désuet et moyenâgeux de certaines expressions chère à l’ancien traducteur, mais on gagne grandement en simplicité du langage, et la lecture est peut être un peu plus facile et fluide. Du coup, je dois avouer que la traduction ne m’a point choqué, elle est d’une qualité correcte, sans heurts. Ayant lu la suite il y a de nombreux mois, je ne pourrais malheureusement pas dire s’il y a des problèmes de cohérence des noms.

Le Bucher du Roi, Trone de Fer Tome 13, de George R.R. MartinFinalement, le seul réel défaut du Bûcher d’un Roi, c’est d’être trop court et de ne pas laisser assez de pages à l’histoire pour se développer. Difficile dans ces conditions d’être autre chose qu’extrêmement positif pour le récit de George R.R. Martin que nous avons. Il faut dire que ce n’est point sa faute, mais bien un choix éditorial de Pygmalion. Un choix plus que critiquable au regard du marché, mais qui au regard de la qualité de la série est plus discutable. Le tout est accompagnée d’une très belle couverture signée Gary Jamroz.

Depuis la sortie du tome 12 en France, la Saison 1 de Game of Thrones a été diffusée et beaucoup de choses ont changé. Le Trône de Fer est passé du statut de référence chez les connaisseurs à réel phénomène. Impossible désormais d’aller dans une Fnac sans y voir une pile de premiers tomes, il a même été difficile de trouver les tomes suivants tant les nouveaux amateurs sont avides de connaître la suite des mésaventure de la famille Stark, et des autres, bien sûr. C’était bien forcément aussi mon cas. Et à ce niveau là, Le Bûcher d’un Roi a largement comblé mes attentes. Ce tome n’est peut être pas le meilleur, mais il se lit bien, donne envie de connaître la suite, et me laisse sur un unique sentiment: bordel, la suite ! C’est prévu pour la mi 2012, si tout se passe bien.


C’est Lundi, que lisez vous ? #39

Serafina dans Actualités, Livres le 26 mars 2012, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Le Bucher du Roi, Trone de Fer Tome 13, de George R.R. MartinIl faut croire que je lis plus facilement en voyage, puisque j’ai profité de notre saut dans la capitale anglaise pour lire deux romans de Dark Fantasy. Le premier, et pas des moindres, n’est autre que le tome 13 du Trône de Fer: Le Bûcher d’un Roi. Depuis le temps que j’attendais de lire la suite d’Un Festin pour les Corbeaux, je dois avouer que je l’ai tout bonnement dévoré. On retrouve les personnages qui m’avaient tant manqué dans les trois derniers tomes, à savoir Jon, Tyrion et Bran, ainsi que d’autres bien entendu. C’est toujours bien écrit, et la traduction de Patrick Marcel est plus que correcte. Mais bon, la chronique paraît demain, alors inutile de m’étaler plus.

A côté de cette très bonne lecture, j’ai continué Les Annales de la Compagnie Noire avec son quatrième tome, Jeux d’Ombres. Vous le savez, je suis grand friand de cette série de Glen Cook, dont les trois premiers tomes sont excellents. Malheureusement, cette suite arrive tel un cheveux sur la soupe, et n’est franchement pas au niveau. Pas forcément de la mauvaise Fantasy, on est pas face à un Gemmell non plus, mais on est loin des débuts…

Serafina

Le Trône de Fer, Intégrale Tome 4, de George R.R. MartinDurant cette semaine à Londres, j’avais emporté avec moi l’Intégrale du Trône de Fer 4 de George R.R. Martin. Avec la sortie en français du tome 13, Le Bûcher d’un Roi, la première partie de Dance with Dragons,  j’avais bien envie de me remettre dans le bain (mais en même temps j’ai envie de relire l’intégrale 2 pour coller à la série, je suis à peine logique). J’ai donc lu l’équivalent des tomes 11 et 12 du découpage français, puisque j’avais déjà terminé Le Chaos, tome 10 de la série. C’est long. Vraiment. Il ne se passe réellement de choses intéressantes que dans la deuxième moitié du tome 12 : bref, à la toute fin, après quelques milles pages. Si les passages précédents ont leur utilité et servent à mettre les choses en place, si je n’avais pas eu Dance en carotte au bout du bâton, il y a fort à parier que j’aurais abandonné en cours de route. Et c’est dommage car le final est vraiment super !

Je reprend donc ma lecture du Dernier Vampire de Jeanne Faivre d’Arcier et j’entame le premier tome de la série Wicked Game, Le Sang du Rock, de Jeri Smith-Ready une obscure histoire de vampires DJ. Ça promet !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Si Diablo Swing Orchestra a de loin notre préférence, ils ne sont les seuls sur le créneau de l’Avant-Garde Metal, où l’on retrouve aussi Vulture Industries. C’est en fait grâce à l’affiche du Hellfest 2012 que nous avons découvert ce très bon groupe à la musique carrément dérangée, qui ne ferait pas tâche dans un film d’horreur prenant place dans un hôpital psychiatrique ou dans une fête foraine glauque à souhait. Le groupe étant relativement modeste, ils n’ont malheureusement pas de clip, mais un excellent live au MetalCamp 2011.

Et il semblerait que leur prestation scénique soit tout aussi dérangé, le chanteur ayant troqué sa tête contre une corde de pendaison pour faire la sacro-sainte machine à laver du Metal. The Hangman’s Hatch est vraiment caractéristique du groupe, une instrumentation sympathique aux sonorités assez dissonantes, et une voix frôlant le génial et le désagréable. Bref, j’adore et je ne raterai pour rien au monde leur performance prévue le dimanche sur The Temple, au beau milieu des groupes de Black Metal.


Chien du Heaume est un roman de Justine Niogret sorti en 2009 qui avait largement conquis Serafina à l’époque de sa sortie en grand format aux éditions Mnémos. Depuis, le roman a gagné entre autres le Prix des Imaginales 2010 et est disponible en poche aux éditions J’ai Lu. C’est à cette occasion que je me suis lancé dans ce récit de Fantasy aux allures moyenâgeuse et dramatique, illustrée par une nouvelle couverture signée Johan Camou. Pour le synopsis et les autres informations sur le roman, je vous invite à lire la chronique très positive de Serafina.

Chien du Heaume de Justine Niogret

Le livre et son chapitre d’introduction mettent tout de suite le ton que l’on va retrouver tout au long de notre histoire: Chien du Heaume est un roman très sérieux, très triste, plutôt déprimant même, il faut l’avouer. C’est un récit qui a des aspects très dramatiques, une sorte de tragédie qui se marie au genre de la Fantasy. On y attache le roman au genre plus parce que le monde dans lequel notre héroïne évolue n’existe pas à proprement parler, que parce qu’il y aurait une quelconque magie. Ce pourrait bel et bien être dans une contrée complètement perdue du Moyen-Âge, genre en plein milieu de la France.

Justine Niogret

Justine Niogret

Car de la magie, il n’y en as pas. L’histoire de Chien n’est pas celle qui va vous combler de bonheur, mais bien celle qui a tout pour vous déprimer. C’est très bien écrit, très bien amené, et vraiment prenant. On suit cette femme en quête d’un foyer, d’une identité et on s’accroche à elle. Elle nous prend aux tripes et ne nous lâche plus jusqu’à la fin du récit, sans répit.

Après quelques premiers chapitres assez stéréotypés, où Chien semble suivre une quête prédéfinie aux péripéties ne se déclenchant qu’en sa présence, le roman prend tout son ampleur lorsqu’elle fait la rencontre d’un châtelain chasseur. Les personnages du roman sont entiers. On appréciera Chien bien entendu, femme sans attache qui n’a pas trouvé d’autre moyen pour survivre que d’agir comme les hommes de l’époque le faisaient. Vulgaire, impétueuse, tête brulée, c’est un vrai miracle qu’elle ait survécu. Mais ce n’est pas le seul personnage qui vaut le coup, ses différentes rencontres sont un des plus gros avantages du roman. Ce sont des personnalités entières, bien développées et on s’y attache très vite.

Chien du Heaume de Justine NiogretIl faut dire que le roman de Justine Niogret est diablement bien écrit. L’auteur maîtrise son sujet et fait un très agréable mélange de français plutôt moderne et ancien. De nombreux termes, qui pourront parfois vous laisser à côté si vous n’avez pas votre petit dictionnaire de moyenâgeux. Cela joue clairement à l’ambiance du roman, à sa force, à son aspect entier. L’histoire contée est une sorte d’ensemble, elle se déroule certes sur une assez longue période de temps, sans doute plusieurs années, mais est d’un seul tenant.

Au final, Chien du Heaume m’a énormément fait penser à un autre roman du genre, qui mêlait lui aussi drame et récit tragique à la Fantasy: Lavinia de Ursula K. Le Guin. Les univers sont certes opposés, sans parler de nos deux héroïnes, l’une princesse et l’autre homme d’armes, mais la lecture de ces deux romans est malgré tout proche, en qualité, en intérêt. J’ai vraiment été conquis par l’univers de Justine Niogret, et j’espère bien avoir l’occasion de lire Mordre le Bouclier, la suite.


Disque-Monde: Ankh Morpork de Martin Wallace

C'est le bazar à Ankh Morpork

dabYo dans Critiques, Jeux de Plateau, Jeux de Société le 21 mars 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Fin de l’année dernière est sorti un jeu de plateau qui ne pouvait qu’entraîner l’enthousiasme complet de notre part: l’adaptation des Annales du Disque-Monde. Il faut dire qu’après l’excellente expérience que nous avions eue en goûtant au jeu de plateau du Trône de Fer, il aurait fallu être fou pour ne pas se laisser succomber à l’appel d’un jeu tiré de l’univers déjanté de Terry Pratchett. Mais bon, c’est toujours un risque de se lancer les yeux fermé dans une adaptation de licence, le tout pouvant être relativement mauvais et avec un système de jeu décevant. Qu’en est-il de ce cher Disque Monde: Ankh Morpork ?

Disque-Monde Ankh Morpork de Martin Wallace

Le matériel est plutôt de bonne qualité, bien qu’en assez petite quantité. On retrouve tout d’abord un plateau de jeu, il est à l’effigie de la fameuse ville d’Ankh Morpork où prend place une bonne partie des différentes histoires des annales. Elle est divisée en 18 quartiers de ville sur lesquels nous allons pouvoir déplacer des pions et construire des bâtiments. A côté, on retrouve donc ces petits pions en bois, aux couleurs assez vives (rouge, bleu, orange…) qui représentent des Agents, des Bâtiments, des Démons et des Trolls. Enfin, pour finir, près de 200 cartes de personnages, évènements et autres quartiers qui sont toutes aux couleurs du Disque-Monde et de ses héros.

Plateau du Disque-Monde Ankh Morpork de Martin Wallace

Le plateau et les pions placés

Tout cela va permettre à quatre joueurs de lutter pour prendre le pouvoir à Ankh-Morpork, car le vénérable patricien Vétérini a disparu et son poste est vacant. Pour cela, il va falloir étendre son influence sur les différents quartiers de la ville afin de gagner le cœur de son peuple. Bien entendu, nous sommes sur le Disque-Monde, tous les coups sont donc permis, et tout peut arriver: attaque de dragons, révolte de la populace, incendies multiples… L’influence sur la ville se matérialise par la construction de bâtiments et le placement d’Agents sur les différents quartiers. Pour compliquer quelque peu les choses, si le but est commun à tous les joueurs, la façon de prendre le pouvoir peut être différente pour chacun.

En effet, en début de partie chacun des joueurs pioche une carte personnage parmi les huit que compte le jeu. On y retrouve des personnages clefs du Disque-Monde comme le commandant Vimaire, Chrysoprase, le Dragon ou encore… Vétérini lui-même. Bref, suivant le personnage pioché, l’objectif pour remporter la partie peut varier. Quand Vétérini doit placer des agents dans un grand nombre de quartiers de la ville, Chrysoprase doit lui accumuler près de 50$, et le Dragon répandre le chaos dans une majorité des quartiers de la ville. A noter tout de même que Vimaire lui, doit attendre que l’ensemble des cartes aient été tirées pour gagner.

Bien entendu, l’objectif est là d’ajouter un pan de stratégie et d’observation tout au long de la partie, puisqu’il faudra essayer d’atteindre son but en étant discret, pour que les autres joueurs ne puissent pas découvrir quel but vous visez et vous en empêcher. Même si nos expériences là-dessus ont été positives, il faut l’avouer, les situations n’étant pas assez variées, il est très facile de bloquer toutes les façons de gagner.

Disque-Monde: Ankh Morpork de Martin Wallace

Je n’ai pas encore parlé de la manière dont les joueurs vont pouvoir poser leurs Agents, construire des bâtiments et autres joyeuseté sur le plateau. Chaque joueur a une main de cinq cartes, ces cartes lui permettent d’effectuer des actions de certains types : poser un agent sur le plateau, construire un bâtiment moyennant une certaine somme, tuer un agent adverse, empocher de l’argent ou encore jouer une autre carte de sa main. Une fois les effets appliqués, la carte part dans la défausse et s’il a fini ses coups, le joueur pioche des cartes pour en avoir cinq à nouveau. C’est là la base du gameplay du jeu et il faut dire que c’est assez fun. Certaines cartes vont aussi permettre de semer la panique dans la main d’un autre joueur, en échangeant les cartes par exemple, réduisant souvent la stratégie réfléchie à zéro.

C’est peut être là que le bât blesse, car les cartes ont des effets vraiment énormes sur le jeu en cours, et ce dernier évolue très rapidement entre deux tours pour un même joueur. Difficile alors de prévoir ses stratégies à long terme, tant le chaos est ambiant et la situation bien trop variante. Il arrivera souvent même que vous n’ayez plus les mêmes cartes au moment de jouer, mettant à plat toute votre stratégie. C’est assez dommage, il faut le dire, et cela oblige les joueurs à reconsidérer la situation le moment de jouer venu. Du coup, le rythme est ralenti, et le tout subira quelques lenteurs, rendant une partie qui aurait dû être rapide et fun un poil trop lente. Dommage, car sur le papier, il y avait tout les éléments nécessaires.

Cartes du Disque-Monde Ankh Morpork de Martin Wallace

SALUT

Au final, le jeu Disque-Monde: Ankh Morpork est sympathique à jouer mais pas franchement marquant, que vous soyez ou non fan de la série. Ces derniers y retrouveront avec un certain plaisir l’univers déjanté des Annales du Disque-Monde, qui est bien présent. Il se ressent à travers le principe, les cartes, le chaos ambiant, et c’est toujours un réel plaisir de découvrir les différents personnages de l’univers en piochant les cartes. Pour les fans, c’est assurément un jeu à avoir, mais si la série vous a laissé de marbre, difficile de vous conseiller le jeu, bien qu’il ne faudra pas hésiter à y jouer à l’occasion. Bon, ici, on est fans…


Hunger Games, The Hunger Games Tome 1, de Suzanne Collins

400 pages plus tard, on reste sur sa faim...

Serafina dans Critiques, Livres le 20 mars 2012, avec 3 commentaires
Critiques

The Hunger Games est une série de romans Young Adult écrite par Suzanne Collins, dont le premier tome a été publié chez Pocket Jeunesse en 2009 en France. Je suis un être faible, incapable de tenir bien longtemps face à un buzz. Donc à force de voir du Hunger Games par ci, Hunger Games par là, bande annonce, chroniques et même collection de vernis dédiée à cet univers, je n’ai pas pu résister et j’ai acheté le premier tome.Que j’ai rapidement commencé. Synopsis ?

The Hunger Games, Tome 1, de Suzanne Collins

Dans un futur pas si lointain, post-apocalypse, les États-Unis n’existent plus. A la place, Panem. Un pays divisé en districts, 12 pour être exact, et dont sont chaque année tirés au sort deux jeunes. Ces deux jeunes sont destinés à participer aux Hunger Games, un jeu de massacre télévisé où il n’y aura qu’un seul vainqueur. Katniss est une jeune fille débrouillarde, qui a vite appris à chasser pour subvenir aux besoins de sa famille suite au décès de son père. Elle aime sa petite sœur plus que tout, alors le jour où cette dernière est tirée au sort, Katniss n’hésite pas une seconde et se porte volontaire à sa place.

A vrai dire, avec un synopsis pareil, je dois dire que je n’étais pas spécialement emballée. En effet, les districts très compartimentés, dans la littérature jeunesse ce n’est pas nouveau, on pensera notamment à l’excellent Vent de Feu de William Nicholson. Pas plus que les jeux de massacre, qui font évidemment penser au culte Battle Royale. L’originalité ici est évidemment la critique de la télé réalité, car en effet ce jeu de massacre est  retransmis à la télévision, dans tous les districts et le regarder y est obligatoire.  La critique est bien menée et a le mérite d’amener la réflexion sur les dangers de ce genre de programmes télévisés. Si nous, adultes, avons bien conscience de ces dernières, pour le public cible, plus jeune, ce n’est pas un mal.

The Hunger Games Adaptation Cinema

L'adaptation au cinéma de Hunger Games sortira dans les salles obscures le 21 Mars 2012

Malheureusement, cette critique de la société est l’un des seuls points positifs que je trouverais au livre. Il bénéficie certes d’une écriture claire, et fluide mais sans être mirobolante pour autant. Les personnages, il faut le dire, ne font pas dans la finesse, et surtout pas l’héroïne : vie de misère extrême mais super débrouillarde, elle réussit toujours à s’en sortir, et ses défauts (son impétuosité notamment) deviennent rapidement des qualités. Bref, on n’est pas loin de la Bella mixée à Causette: une héroïne tellement banale qu’à peu près tout le monde pourra s’identifier à elle d’un moyen ou d’un autre. On échappe de peu à la Mary-Sue.

Suzanne Collins

Suzanne Collins

Si l’univers semblait au départ assez intéressant, il faut dire que pour ce premier tome, il est tout juste survolé : on ne sait qu’à peine quel district fait quoi, et on ne comprend pas spécialement l’historique du pays qui aurait pu amener à une telle décadence. C’est bien dommage, mais cela sera peut être expliqué dans les prochains tomes…

Le livre est composé de plusieurs parties, et les Hunger Games ne débutent réellement qu’à la moitié du livre. C’est clairement la partie la plus intéressante. Le problème c’est que balancer 24 personnages dans l’arène, forcément, cela amène à ce que beaucoup d’entre eux ne soient que des numéros ou au plus des prénoms. C’est bien dommage, car du coup j’ai trouvé que seuls  deux ou trois personnages ressortaient: Rue, Katniss et dans une moindre mesure Peeta, le deuxième désigné du District 12.

Si la progression de l’histoire n’évite pas quelques facilités, notamment dû au nombre de pages assez réduit, moins de 400, j’ai surtout déploré le recours à du Deus ex Machina pour résoudre ce qui semblait totalement insoluble, c’est dommage et facile.  Dans l’ensemble, l’histoire m’a laissé de marbre, surtout parce qu’elle est très prévisible et ce dès le début.

The Hunger Games, Tome 1, de Suzanne CollinsSi évidemment il faut être plus indulgent avec un roman jeunesse, la comparaison avec d’autres romans dédiés au même public n’aide vraiment pas ce Hunger Games. Je pense par exemple à Uglies de Scott Westerfeld, sorti à peu près en même temps aux États-Unis et qui bénéficiait d’une héroïne bien plus développée, de plus de retournements de situation, et le tout bien mieux ficelé. Ayant lu le roman dans sa version originale, je ne me prononcerai pas sur la qualité de la traduction proposée par Pocket Jeunesse.

Au final, je n’ai pas été charmée par ce premier tome de The Huger Games, et je ne suis pas sure d’en lire la suite, L’Embrasement. Si il y a de bonnes idées dans ce Battle Royale version Suzanne Collins, aucune n’est assez originale ni assez exploitée pour avoir su me captiver. Cela ne m’a même pas donné envie d’aller voir le film, et j’aurais tendance à vous le déconseiller, sauf pour vous faire votre propre idée.


C’est Lundi, que lisez vous ? #38

Serafina dans Actualités, Livres le 19 mars 2012, avec 5 commentaires
Actualités

Cette semaine, petite entorse à la règle… et à la présentation, vu à quel point cet article est moche, pour une unique image, puisque nous n’en sommes pas encore revenus. La magie des articles planifiés.

Guide Week-End à Londres

Sinon, on lit peut être un peu de Wicked Game et Le Bûcher d’un Roi.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


HtH#4: Lucifer de Behemoth

Claire dans Actualité, Musique le 18 mars 2012, avec aucun commentaire

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Behemoth est un groupe de Blackened Death Metal que l’on retrouvera le samedi en tête d’affiche de la scène The Temple. Le groupe polonais n’est pas étranger au Hellfest puisqu’il y a déjà participé en 2007 puis en 2010, cependant c’est la première fois qu’il se produira le soir. Il bénéficiera donc des circonstances idéales pour nous offrir un show exceptionnel et en accord avec l’esprit du groupe comme l’explique Nergal, leur chanteur et leadeur, dans une interview de la très sympathique Hellfest TV, nous promettant au passage des effets pyrotechniques.

On retrouve l’ensemble des éléments de l’ambiance propre à Behemoth dans Lucifer, morceau issue de leur dernier album en date, Evangelion. Le diable bien entendu, comme l’indique le titre, mais aussi l’ensemble des thématiques et effets religieux. Il faut dire que le groupe est connu pour son univers antichrétien et très malsain, qui lui a vallu beaucoup de critiques et de réactions de la part de la communauté chrétienne et des politiques dans son pays. Il y est néanmoins très connu et apprécié, leur dernier album y ayant trusté la première position des charts pendant quatre semaines. Nergal, après s’être remis d’une leucémie, a d’ailleurs participé au The Voice polonais, ce qui semblerait totalement aberrant en France.

C’est cette ambiance, forcément difficile à reproduire en plein jour, que j’espère bien retrouver sous la tente le samedi soir.


Youboox ouvre ses portes en version Beta

Spotify du livre: lecture d'ebook en streaming

dabYo dans Actualités, Livres le 16 mars 2012, avec 1 commentaire
Actualités

On ne peut pas dire que nous nous faisons souvent relais des nouveautés du marché du livre électronique, n’étant pas spécialement friands ni vraiment convaincus par la lecture sur tablette ou lieuse. Mais les choses se sont goupillées de telle sorte qu’un nouveau service de lecture électronique a ouvert ses portes juste après notre achat d’une Galaxy Tab. C’était donc l’occasion de nous y mettre. Il s’agit de Youboox, un site lancé par une jeune startup française du même nom qui nous fait une promesse plutôt intéressante, adapter le modèle du streaming de musique à la lecture.

Youboox Logo

Au programme donc: la possibilité de lire des romans gratuitement après inscription, en l’échange de publicité visuelle. Le texte du roman se télécharge en effet au fur et à mesure de votre lecture, découpé en images que vous feuilleter comme dans une galerie. Bien entendu, il faut donc être connecté pour pouvoir télécharger la suite. Sur le principe, il s’agit ni plus ni moins que ce que faisait Spotify avant de passer payant.

Coup d’œil sur le catalogue de Youboox

Le service étant jeune et la promesse assez inhabituelle, le catalogue est pas encore des plus grands. Cela dit, on y retrouve en tout cas pas mal de romans pour ce qui nous intéresse. Les éditions l’Atalante d’abord, avec les quatre tomes de La Fraternité du Panca par exemple, du Johan Heliot avec la trilogie de La Quête de l’Esperance, du Diable Vauvert avec Les Derniers Hommes ou encore les éditions Asgard avec Ghost Stories. Il y a en tout cas de quoi largement tester le service et faire de bonnes lectures. Reste à voir si ils pourront convaincre d’autres éditeurs, mais pour cela, il va d’abord leur falloir des utilisateurs.

Youboox Catalogue

Je ne pense pas que le catalogue pour un tel service soit aussi critique que celui d’un service de musique. On écoute de nombreux albums, mais on ne lit qu’un livre à la fois. Alors certes, il y a peu de chance de pouvoir utiliser Youboox afin de lire les dernières sorties du moment. Il m’étonnerait qu’on y retrouve un jour le nouveau Trône de Fer par exemple, voir même certains éditeurs comme Bragelonne. Mais finalement, pour lire, il y aura sans doute largement de quoi faire si quelques éditeurs ouvrent une partie de leur catalogue.

Une interface sur PC/Android encore très beta

Le service est pour le moment en beta, ce qui est loin d’en empêcher l’utilisation. Je vous invite donc à aller y jeter un œil et vous y inscrire pour peut être y lire quelques bouquins. Mais en homme critique que je suis, il faut avouer que là dessus, le beta n’est pas usurpé. Je passe sur les quelques bugs, notamment lors du login, pour m’étendre sur des problèmes d’ergonomie qui risquent d’être pénalisant pour la plateforme s’ils ne sont pas corrigés.

Il y a un côté fouillis à l’ensemble de l’interface et il faut avouer que même en connaissant le principe, j’ai eu du mal à m’y retrouver. Où créer mon compte ? Est ce que ça marche seulement sur iPad ou partout ? Bref, des éléments qui feront malheureusement peut être partir quelques visiteurs confus. Les sites proposant des utilisations de type disruptive comme on dit ne sont pas simples pour rien: il faut s’assurer que l’utilisateur sache au plus vite ce que lui permet réellement le service. Et ici, c’est lire gratuitement ou contre un abonnement pour ne pas subir les pubs.

L’autre problème est plus technique, l’affichage ne s’adapte pas à la largeur de l’écran, et il faut avouer que c’est un peu embêtant lorsqu’on lit sur tablette. De même, la collection personnelle de livre en cours de lecture est vraiment trop sommaire, et il n’y a pas de possibilité de marquer la page que l’on lisait. Il y a certes un compteur, mais il bug, et il est impossible d’aller directement à une page. Je me vois mal appuyer 100 fois sur page suivante, sans compter que cela consomme de la bande passante pour pas grand chose. Les images des bouquins ne sont pas redimensionné côté serveur, du coup le processus se fait sur notre appareil, ce qui a fait planter mon navigateur Android.

L’application iPad ?

Pour le moment, Youboox n’a lancé qu’une application dédiée à l’iPad, qui semble ne pas avoir les mêmes problèmes que l’interface web. Alors certes, difficile de juger via quelques screens, mais si vous avez l’occasion d’aller y jeter un oeil, un retour est plus que bienvenue. Les problèmes concernant la lecture semblent en tout cas être corrigés.

Alors, Youboox ?

Bref, au final, il ne faut pas oublier que Youboox est en beta, et que ces problèmes seront surement corrigés au fur et à mesure des améliorations du site. J’ai envie de leur souhaiter bonne chance, et je vous invite fortement à aller tester la plateforme. J’ai certes de grosse réserves pour le moment, mais j’ai envie de croire qu’ils vont réussir à équilibrer tout ça et convaincre les éditeurs de se lancer. Ils n’ont malheureusement pas encore fait le plus dur, mais bonne chance à eux !


Silence, ça tourne ! #21

dabYo dans Actualités, Films le 15 mars 2012, avec 4 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Gran Torino

Gran Torino de Clint EastwoodIl y a des diffusion télé qui ne peuvent pas se rater. Celle de Gran Torino de Clint Eastwood en fait bien entendu partie. Alors certes, ce film a déjà été chroniqué sur if is Dead il y a quelques années maintenant, Seraf’ n’étant d’ailleurs pas particulièrement fière de sa chronique. Mais bon, c’est comme ça, on a quelques casseroles niveau article. Mais revoir Gran Torino sans en reparler était trop difficile pour ne pas le fait.

C’était la première fois que nous revoyions le film depuis sa diffusion au cinéma. Et bon dieu, pourquoi avons nous aussi longtemps ? Ce film est toujours aussi beau, aussi prenant, aussi fort. L’histoire somme toute très stéréotypée que nous raconte Clint Eastwood est tellement bien contée qu’il est impossible de ne pas succomber à l’émotion. Quels personnages.

Si vous ne l’avez pas encore vu, ou bien pas encore revu, il est plus que temps de le faire, tant il fait partie de ces films à avoir vu dans sa vie.

Urgences Saison 3

Urgences (ER) Saison 3On continue notre grand chelem de la série Urgences. C’est donc de la troisième saison que nous avons finir par venir à bout. Je dois avouer que pour le moment, je regarde non pas sans plaisir, mais sans réel attrait non plus. Bref, plus comme une série que l’on regarde plus par habitude que par volonté.

Il faut dire que cette saison 3 a pour moi quelques défauts au niveau des personnages, bien que ce soit finalement quelque chose que l’on retrouvait depuis le début: on ne fait qu’avoir des personnages qui deviennent super importants, puis disparaissent du genre au lendemain sans raison réellement travaillé. Je passe bien entendu sur le Psy qui déménage du jour au lendemain, sur Susan qui disparaît en deux épisodes…

Et quand ils ne disparaissent pas, ils ont un développement complètement WTF. Je parle là de Carla Reese dont le comportement varie du tout au tout suivant l’épisode. Alors si c’était dans la volonté de faire un personnage à multiple personnalités, félicitations, c’est réussi.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?