Dernièrement sur if is Dead:

Shovel Knockout de Children of Bodom

Un KO par coup de pelle, ça explique peut être le clip

Serafina dans Actualité, Musique le 2 mai 2012, avec 3 commentaires

On vous a déja parlé de Children of Bodom ici, notamment parce qu’ils passent au Hellfest 2012. Donc, le groupe sort le clip de son nouveau clip issu de Relentless Reckless Forever. L’occasion, pour moi, de baver gentiment sur les beaux yeux kholés de Laiho. (Oui, bon, hein, on se refait pas)

Children of Bodom est un groupe souvent peu apprécié des trve, considéré comme un groupe de sales adolescents qui fait rien que gueuler avec des fucks à toutes les phrases. Afin de tordre le coup à ces préjugés, Children of Bodom nous propose donc un clip issus d’images filmées en tournées où ils boivent, se biturent, se font des blagues dans le bus, nous font des doigts d’honneur, balancent des trucs à la gueule de la caméra, boivent de la bière et autres comportements matures digne de la profondeur de leurs morceaux.

Allez, je suis mauvaise langue. Ils se brossent les dents aussi. C’est pas parce qu’on est metalleux qu’il faut négliger son hygiène bucco-dentaire après tout, n’est-ce pas ?


Wicked Game est le premier tome du Sang du Rock écrit par Jeri Smith-Ready paru pour dans sa langue originale en 2008, où la série se nomme WVMP Radio series. Ce premier tome vient d’arriver dans nos contrées chez Milady grâce à une traduction de Sébastien Baert, et parmi les nombreuses sorties de paranormal romance du label, Wicked Game m’a tout de suite tapé dans l’œil : sa rebelle en couverture, les couleurs noir/rouges et le mot rock. Le synopsis a fini de m’achever.

Wicked Game, Le Sang du Rock Tome 1, de Jeri Smith-Ready

Ciara (à prononcer « kira ») est issue d’une famille d’arnaqueuse. Entre deux magouilles, elle étudie la communication, et comme tout étudiante, doit trouver un stage. Elle en dégote un chez WVMP Radio, une station indépendante et locale qui passe de la musique alternative, allant du reggae au goth en passant par le grunge, où elle est chargée de l’image de la radio, des plans de com’, etc. Son passé un peu trouble ne semble pas poser problème au directeur de la radio… Il faut dire qu’il a l’habitude de contourner un peu la loi : ses DJ sont morts. Enfin, plus exactement ce sont des vampires.

Jeri Smith-Ready

Jeri Smith-Ready

Honnêtement, comment résister à un pitch pareil ? Des vampires DJ et une community-manager à la limite de la légalité ? Moi je signe immédiatement. En réalité le premier mot qui me vient à l’esprit c’est « rafraichissant ». On est loin des nombreux copycat de Twilight ou d’Anita. L’héroïne est pas investie d’une super mission, elle a même pas de super pouvoirs. Et la manière choisie par les vampires pour se camoufler, en devenant DJ et en passant de la musique de leur époque, est plus qu’originale, en rappelant quelque peu le Lestat d’Anne Rice.

En parlant de musique, cette dernière est au cœur de l’histoire et ce pour mon plus grand plaisir. On le sent dès le titre Wicked Game, qui n’est autre qu’un titre de Chris Isaak que je connaissais surtout pour avoir été reprise par HIM. L’auteur propose au début de son roman une playlist (que j’ai tant bien que mal refaite sur Spotify), et chaque titre de chapitre est un titre d’un morceau. On tape majoritairement dans le Rock et dans des grands classiques, que personnellement je connais très bien.

Chaque vampire a une mouvance musicale de prédilection, et est resté ancré dans celle-ci : on a la goth batcave, le hippie, le gosse grunge dépressif, etc. J’ai particulièrement aimé le fait que les vampires aient tous une personnalité très forte. Pour le moment, le grunge et la goth sont les plus développés mais je suppose que chacun aura son heure de gloire. L’héroïne n’est pas en reste, surtout car elle est ultra moderne et donc très crédible. J’ai plusieurs copines qui font un peu le même taf qu’elle, du coup, j’ai trouvé son job et sa manière de s’occuper de la visibilité de la radio très crédible et je n’ai eu aucun mal à rentrer dans l’histoire.

Wicked Game, Le Sang du Rock Tome 1, de Jeri Smith-ReadyL’humour enfin est loin d’être absent. Pour être honnête, je lis entre midi et deux, à mon bureau, et je me suis retrouvée plusieurs fois à devoir expliquer à mes collègues pourquoi je me marrais toute seule. L’héroïne qui achète une bougie à la pizza dans l’espoir qu’il y ai de l’ail pour éloigner les vampires, le directeur qui taille ses crayons comme des pieux, etc. On est dans un humour très absurde qui n’est pas sans rappeler l’humour des  mangas comme Parmis Eux, ou de la Bit-Lit Jeunesse comme Vampire Kisses: bête mais terriblement efficace.

Vraiment, Le Sang du Rock est définitivement une série à suivre tant ce premier tome est une vraie perle. La traduction est de très bonne facture, ce qui va vous permettre d’apprécier toutes les références et de les saisir. Si vous aimez la musique, si vous aimez les vampires et l’humour vous ne serez absolument pas déçus. C’est pour moi une révélation au même titre que Vampire Kisses et je vous le conseille fortement.


Les groupes dont je suis avidement l’actualité sont bien rares, pour ainsi dire inexistants. La plupart du temps, je ne suis pas assez mis au courant et je n’apprends la sortie d’un album qu’une fois ce dernier dans les bacs. Pas de chance avec Pandora’s Piñata, le nouveau Diablo Swing Orchestra, dont j’ai très tôt suivi l’actualité et que j’ai attendu pendant d’interminables mois, au fil des annonces de la page Facebook du groupe. Mais voilà, ça y est, la nouvelle galette du groupe d’Opera Jazz Metal Symphonique, casé dans le fourre-tout Avant-Garde Metal, s’est enfin laissée écouter, quelques semaines avant sa sortie. Alors, ça donne quoi ce troisième album ?

Diablo Swing Orchestra Pandora Pinata Promo

Ce qui est marrant avec les groupes qui signent un excellent premier CD, The Butcher’s Ballroom pour DSO, c’est qu’on les attend au tournant. D’abord, c’est savoir s’ils vont réussir à faire un second qui ne sera pas en demi-teinte, ensuite, c’est voir si la sauce ne va pas lasser au troisième. Bref, à chaque fois un nouveau défi, tant « faire aussi bien » qui se traduit pourtant par « faire de l’excellent » n’est pas une option. Sing Along Songs for Damned & Delirious, il faut le dire, avait largement réussi le défi. L’album était excellent, complètement délirant et entraînant.

Pour Pandora’s Piñata le groupe suédois quitte l’ambiance de la fête foraine hantée et effrayante pour des environnements un peu plus variés. On a d’un côté la Nouvelle-Orléans et le Jazz-Boogie des musiciens du coin sur l’excellente introduction Voodoo Mon Amour par exemple, un côté un peu plus enfantin avec un Black Box Messiah. La rythmique de l’album est d’ailleurs vraiment cassée par certains morceaux, et si les deux premiers morceaux de l’album donnent le ton du dansant, il faudra avouer que l’album contient quelques titres assez calmes. On pense notamment à Kelvar Sweethearts, qui troque le rythme endiablé des premiers titres avec une musique de fond sur laquelle Annlouice Loegdlund pousse la balade de façon agréable. Malheureusement, on ne pourra pas en dire autant d’Aurora, morceau lent au possible avec voix et instrumentation qui ne dénoterait pas dans une comédie musicale Disney. Si elle n’est pas forcément ratée, en admettant que ça soit votre trip, elle vient complètement casser cet album en deux.

C’est d’autant plus embêtant qu’avant cette coupure indésirable, on retrouvait un début d’album qui réussissait à renouveler les sonorités du groupe tout en gardant bien l’âme de Diablo Swing Orchestra. On avait bien entendu droit aux morceaux qui tirent pleinement partie des nombreux instruments du groupes, cordes et trompettes, comme sur Exit Strategy of a Wrecking Ball notamment, complètement DSO-esque avec ses ponts et ses coupures de rythmiques. Annlouice y laisse d’ailleurs la voix principale à Daniel Hakansson qu’on découvre là pour la première fois il me semble en lead, avec une très belle voix. Guerilla Laments n’est pas non plus en reste et donne le ton de la rythmique en tant que deuxième titre de l’album, avec son introduction à la trompette.

La voix masculine du groupe est sur cet album bien plus présente qu’elle ne l’était, du moins dans mes souvenirs, sur les autres. On la retrouve en lead sur Exit, mais aussi très présente sur Black Box Messiah ou encore Mass Rapture. Daniel quitte sa voix assez Death et grave des précédents albums pour une voix plus claire. C’est assez inhabituel, et si je devais y regretter quelque chose, c’est la quasi absence de dialogues entre les deux voix.

Mais si le groupe est au rendez-vous avec ses musicalités habituelles, coupures, trompettes, là où on ne l’attendait pas c’était dans le domaine de l’electro. Avec une rythmique bien forte et une guitare avec effets en fil rouge, Black Box Messiah est assurément le morceau qui surprend le plus. La basse s’y fait moins lourde, la contre-basse presque complètement absente et le groupe fait place, pour ses refrains, à une voix nasillarde de gosses. Tout simplement génial et déjanté. Ce morceau vaut à lui seul l’affront d’Aurora. Mais ce n’est pas tout, et on remarquera des petits arrangements par ci par là dans l’ensemble des morceaux qui donnent une patte différente à ce Pandora’s Piñata, une certaine personnalité que l’on ne connaissait pas au groupe.

Diablo Swing Orchestra Pandora's Piñata CoverEnfin, pour le final de près de 8 minutes, on retrouve Justice For Saint Mary. Le morceau commence lentement, et va même nous faire croire le pire: serait-ce un Aurora bis ? Après Annlouice, voilà-t’y pas que c’est au tour de Daniel de nous faire sa petite balade ? Les cordes se mettent doucement en fond, avec un tempo plus rapide, mais le tout prend son temps, sans pour autant être désagréable cette fois ci. Une sortie au tempo lent et musical, pourquoi pas. L’instrumentation devient plus intense, avec des cordes dissonantes qui font peu à peu monter l’aspect dérangeant du morceau. Et puis, il y a le début de cette sixième minute, suivie de la septième et de la huitième. Des minutes géniales, à l’instrumentation complètement inattendue, grandiloquente, envoutante, qui ne donne qu’une envie: repasser l’album en entier.

Que dire de ce Pandora’s Piñata si ce n’est qu’il a tourné en boucle depuis que j’ai pu le mettre dans mon lecteur ? Ce nouvel album de Diablo Swing Orchestra arrive à s’affranchir de ses deux grands frères, à donner un nouveau souffle, de nouvelles sonorités. Le temps où je n’avais que deux choix lorsque je voulais écouter un album du groupe est désormais révolu. J’en aurai trois. Et vu la qualité des deux précédentes galettes, cela veut tout dire. A dans 3 ans. Vite !


C’est Lundi, que lisez vous ? #43

Serafina dans Actualités, Livres le 30 avril 2012, avec 17 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

Serafina

Baroque 'n' Roll de Authelme HauchecorneCette semaine, j’ai surtout avancé le Trône de Fer, plus précisément l’intégrale tome 2. Je suis actuellement à 100 pages de la fin du tome L’Ombre Maléfique. C’est vraiment un bon tome, mais là encore, comme à la première lecture, Arya et Sansa ma saoulent prodigieusement. Heureusement que je sais que ça devient plus intéressant après.

J’ai aussi commencé Baroque’N’Roll un recueil de Anthelme Hauchecorne dont j’avais déjà lu La Tour des Illusions que j’avais adoré. On retrouve là l’humour ultra corrosif et absurde de l’écrivain français, et si je n’ai lu pour le moment que les trois premières nouvelles sur les 15, ce sont trois nouvelles d’excellente facture, acides et hilarantes à la fois. Vraiment, je vous le recommande !

dabYo

Encore une fois, cette semaine, pas grand chose pour moi tant je me mets à faire autre chose dès qu’il est temps de lire, quand ce n’est pas le destin qui veut m’éloigner du bouquin. Du coup, je n’ai lu qu’une bonne trentaine de pages de La Loi des Mages, et il faut avouer que c’est franchement ridicule. Rha.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


HtH#10: In Waves de Trivium

dabYo dans Actualité, Musique le 29 avril 2012, avec 7 commentaires

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Trivium est un groupe aux multiples casquettes officielles, allant du Metalcore au Trash Metal en passant par le Progressif. Ne connaissant principalement que leur dernier album In Waves, qui m’avait été chaudement par Serafina, je leur donnerai plutôt le qualificatif de Heavy Metal pour ado parfaitement produit. Vous allez très vite vous en rendre compte avec ce single qui en est extrait, et qui donne son nom à l’album, la musique que nous propose ici Trivium est aseptisée au possible, atteignant des sommets d’inauthenticité que même Linkin Park n’atteignait pas.

Et c’est bien dommage car le morceau pourrait être sympa, une sorte d’hymne au jeune rebelle à cheveux longs. Cela ne m’étonnerait pas que le groupe soit plutôt populaire dans la plus jeune tranche des amateurs de Metal, et après tout, il y a pire pour commencer. Reste qu’une telle production, aussi travaillée, où le moindre cri de rage est maîtrisé du début jusqu’à la fin a quand même quelque chose d’effrayant. Quelque part, ça fait froid dans le dos, et je commence peut être à comprendre comment les amateurs devaient voir des groupes comme Linkin Park à leur arrivée.

A priori, Trivium se produira sur la MainStage02 le dimanche à partir de 19h40, face à Ihsahn et H2O, deux groupes qui n’ont pas particulièrement notre préférence.


Juste avant le crépuscule de Stephen King

Le Chro dans Critiques, Livres le 28 avril 2012, avec 2 commentaires
Critiques

Comme je l’ai dit en d’autres temps et d’autres posts, je fus un grand fan de Stephen King pendant « longtemps ». Depuis mon enfance à vrai dire, mais comme je n’ai encore que de très rares cheveux blancs ça ne fait pas non plus une éternité. Quoi qu’il en soit, j’ai trouvé il y a disons une dizaine d’année qu’il se perdait. J’avais l’impression qu’il commençait un peu trop à se regarder le nombril. Puis je suis tombé en début d’année sur la version poche de son premier recueil de nouvelles depuis bien longtemps, Juste avant le crépuscule, et je me suis dit: pourquoi pas? Je l’ai donc acheté, j’ai lu les treize nouvelles qu’il contient dans ses 600 pages, et en voici mon impression.

Juste avant le crépuscule de Stephen King

Est-il utile de présenter Stephen King ? Peut-être un mot tout de même, parce que ceux qui ne l’ont pas lu ont souvent une vision déformée de l’auteur. OK, je le concède, il a l’air sérieusement barré. Une folie sous contrôle, mais tout de même. Pour la plupart des gens il s’agit d’un auteur d’Horreur, d’histoires de monstres. Il en a fait, mais il a aussi fait d’autres choses: du Fantastique plus léger, du Suspense, et même des choses insipides et gnan gnan (non, je ne parle pas de La petite fille qui aimait Tom Gordon, pourquoi vous dites ça?). Comme je l’ai dit, j’avais de gros doutes. Sur les étals j’ai vu s’enchaîner le livre que je viens de citer (que j’ai acheté en VO et très vite abandonné sans le lire), puis un livre sur l’art d’écrire alors qu’il s’était toujours refusé à jouer les professeurs, ce que j’estimais à la fois plus humble et plus réaliste.

Couverture du grand format (Albin Michel), inspiré par la version originale

Couverture du grand format (Albin Michel), inspiré par la version originale

Plus récemment je suis tombé sur Cellulaire… Quoi? Une vile resucée des films d’horreur à la mode, qui se sont pourtant déjà copiés les uns les autres? Mon dieu, quelle déchéance… Mais j’ai craqué sur un recueil de nouvelles parce que je trouvais cela de bonne augure. Je me suis dit qu’un recueil de nouvelles, cela pouvait signifier qu’il avait renoué avec l’inspiration, avec les « vraies » histoires. Mais alors, finalement, mon verdict?

Et bien il est mitigé. Le problème, c’est que je ne sais pas à quel point mon a priori négatif a pu jouer sur ma lecture. J’ai du mal à être certain d’être objectif dans mon « analyse ». Globalement, je trouve le recueil plutôt bon. Mais j’ai quand même été arrêté un certain nombre de fois par un sentiment de… réchauffé. Une nouvelle avec un écrivain? Une autre dont le thème est l’inspiration artistique? Une avec une femme isolée qui doit s’échapper? Non franchement, Stepheninou, t’es obligé de nous ressortir tes vieux poncifs?

D’un autre coté, on dirait que je pars d’un postulat injuste. Parce qu’en préparant cet article, j’ai vérifié la liste de ses publications et, en fin de compte, j’ai l’impression que la plupart de ses romans publiés depuis mon désamour (et il en a fait un certain nombre) ont encore des histoires qui pourraient bien me plaire. Quant au recueil proprement dit il m’a, je viens de le dire, plutôt plu. Parce qu’il m’a surpris avec la première des nouvelles. Parce qu’il y a un mélange agréable, entre des nouvelles ultra courtes et des novellas, certaines histoires avec de l’horreur, d’autres avec du suspense et d’autres purement émotionnelles avec un cadre d’anticipation léger. Parce que les personnages sont quasi systématiquement bien présentés malgré le format court. Et puis, zut, parce que King, j’aime bien.

Avant de conclure, un rapide échantillon des nouvelles. J’en choisis 3 qui m’ont plu, et une non, afin de donner un aperçu aussi équilibré que possible de mon appréciation.

Willa

Cette première nouvelle du recueil m’a carrément pris par surprise. On commence avec des personnages qui attendent un train, parce que celui qu’ils ont pris a eu un problème technique. Cela fait apparemment très longtemps qu’ils attendent. Et je m’en fous comme de la dernière chemise de mon voisin. Non mais franchement, le narrateur (et « héros ») est mou et sans caractère. Et sa femme, qu’il veut impérativement retrouver, a l’air d’être une sacrée pimbêche insupportable que je n’ai surtout pas envie qu’il retrouve. Et puis c’est quoi ce style fouillis? L’histoire est confuse, la narration laborieuse…

Mais en fait, après quelques pages, cela commence à se justifier. Je commence à deviner pourquoi c’est confus. Je commence à deviner qu’il y a un mystère à élucider. Cela prend un peu de temps, un temps agréable, puis l’histoire ne se termine pas une fois le mystère résolu, et je me prends au jeu.

Cette nouvelle est onirique, légère bien que grave, et j’ai aimé l’indice porté par la narration elle-même. Peut-être que je manque de culture et que ça a déjà été fait mille fois, mais c’est une première pour moi et ça m’a plu. Et je ne m’attendais pas à ça de Stephen King, ce qui a encore amélioré l’intrigue. Je pense que cette nouvelle plairait notamment à Serafina, mais je ne suis pas sûr vu que je connais pas encore assez bien les maîtres des lieux.

La fille pain d’épice

Voici l’histoire la plus longue du recueil, une novella de presque une centaine de pages (deux autres de 89 et 90 pages la talonnent mais c’est bien elle la gagnante). C’est une histoire pas forcément très originale, une femme isolée qui doit s’échapper… S’il n’y avait que cette histoire que j’ai pourtant appréciée, il est certain que je ne me réconcilierais pas avec l’auteur, mais l’originalité ne fait pas tout et, ma foi, la lecture fut agréable. Le synopsis? Une femme qui a perdu son bébé, mort soudainement dans son berceau. Cela a détruit sa vie, son couple, et elle se drogue à la course à pieds. Elle s’isole pour se reconstruire psychologiquement dans un coin paumé, qui se remplit de manière saisonnière par des riches mais qui est en cette époque quasi désert. Et cet isolement risque bien de lui coûter la vie quand le danger surgit alors qu’elle ne l’attendait pas…

Cette nouvelle m’a fait penser à Jesse, ou bien Cujo, deux autres romans de l’auteur. Avec l’avantage d’être plus courte donc un poil plus intense; parce que si la tension lugubre et diluée de ces deux références est intéressante, il faut que je sois dans un certain état d’esprit pour les apprécier, alors que La fille pain d’épice, je sais que grâce à la rapidité de la conclusion, je peux l’apprécier quelle que soit mon humeur.

N.

Nous avons ici les notes d’un psychanalyste recueillies par sa veuve, qui les a complétées. Ces notes racontent l’étude d’un patient qui a interpelé son mari et l’a conduit à la mort. Ce patient est frappé d’une folie somme toute pas spécialement inédite, loin s’en faut, mais suffisamment grave pour que les notes du psychanalyste traduisent la crainte de perdre à nouveau un patient par suicide. Ce qui est intriguant, par contre, c’est la cause de sa folie. Ce qui a conduit son cerveau a déraillé. Mais, d’ailleurs… Est-il réellement fou?

Cette histoire fait forcément penser à Lovecraft. Certes, je ne suis pas vraiment un spécialiste, n’ayant lu de lui qu’un seul recueil, et encore très récemment. Mais j’ai quand même certaines bases et, forcément, quand on lit une histoire impliquant des visions d’horreur qui conduisent un pauvre quidam qui y est confronté à la folie…

Stephen King n’a jamais caché que l’univers de Lovecraft était une de ses sources d’inspiration (comme beaucoup me direz-vous) donc je suis intimement persuadé que mon impression est légitime. Cela dit, l’auteur lui-même n’en fait pas mention et indique plutôt Le Grand Dieu Pan de Arthur Machen. Fameuse source d’inspiration également s’il en est et, que j’ai tort ou raison sur Lovecraft, l’ambiance de cette histoire m’a bien plu.

Un très petit coin

Deux voisins qui se font la guerre depuis qu’un troisième leur a vendu sans les avertir, juste avant sa mort, le même bout de terrain. Un promoteur cancéreux qui a tout perdu, fortune et femme, face à un écolo qui en veut à mort au premier parce que sa chienne est morte sur sa clôture à bétail alors que c’était sa seule compagnie. Mais alors que la situation semble s’arranger, en fait, l’un des deux protagonistes se venge du deuxième qu’il réduit à l’impuissance avant de l’enfermer dans ce qu’il pense devenir sa future tombe.

Premier problème: encore une histoire de héros qui doit s’extirper d’une situation désespéré, alors qu’il est isolé et quasiment sans espoir. Second problème, le méchant est un pauvre con, sans talent, sans charisme, homophobe (et peut-être bien raciste, je ne suis plus sûr) qui croit fermement que l’autre est coupable des pires atrocités imaginaires et farfelues. Et il ne mène la barque que parce qu’il est complètement givré, armé, et que l’autre en face est affaibli par le désespoir et la solitude.

J’ai toujours du mal quand le héros est une victime impuissante de machinations perverses, quand il ne peut rien faire pour éviter la catastrophe. Mais alors quand en plus le méchant est nul de chez nul, quelqu’un pour qui l’histoire ne me fait éprouver que le mépris le plus profond… Cette histoire de 90 pages est bigrement trop longue. J’en ai sauté des passages pour arriver à des événements parce qu’il ne se passait rien, après pourtant une longue mise en place trop plan plan, sans rien d’accrocheur.

Alors bon, il y a la fin, avec un peu d’action, enfin de remous plutôt, mais ça ne suffit pas à rattraper l’ensemble.

Juste avant le crépuscule de Stephen KingPour conclure je dirais donc que je ne conseille pas ni ne déconseille ce recueil. Juste avant le crépuscule, c’est du Stephen King, ni plus, ni moins, et ce n’est pas son meilleur recueil. Je pense que les amateurs de l’auteur s’y retrouveront, et que ceux qui ne connaissent pas doivent commencer par autre chose. Et évidemment, ceux qui ne l’aimaient pas ne vont probablement pas adorer d’un seul coup Stephen King grâce à ce livre. Pour ma part, le recueil m’a globalement plu mais surtout m’a indirectement réconcilié avec l’auteur fétiche de mon enfance, non pas par sa seule qualité (qui n’est après tout pas transcendante) mais parce que la chronique que vous lisez m’a forcé à vérifier mes dires, et donc constater que, ben, non, il n’a pas fait que se reposer sur ses lauriers depuis son accident, en fin de compte.


Trials Evolution de RedLynx

Loïc dans Critiques, Jeu Vidéo le 27 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

C’est depuis le 18 avril 2012 que la rubrique Arcade du Xbox Live propose le petit frère de Trials HD. Développé par RedLynx, il s’agit de Trials Evolution qui propose encore une fois de faire du trial sur console. La démo du premier volet avait suscité ma curiosité, cette suite a su combler mes attentes.

Trials Evolution de RedLynx

Vous avez toujours voulu évoluer avec une moto dans des lieux divers et variés remplis de bosses et rampes alors n’hésitez plus ce jeu est pour vous. Ce jeu de course moto trial en vue 2D vous propose de vivre une toute nouvelle expérience. Vous allez vous retrouver sur les plages de Normandie pendant le débarquement, en pleine forêt, ou encore dans un hangar désaffecté le tout dans des paysages détaillés et très jolis.

Le moteur est bien fait, la caméra vous suit de côté durant votre parcours, en 3D, et de nombreuses animations autour et sur le parcours rendent le jeu plus vivant et délirant. On se prend très vite au jeu, à essayer de gérer les différentes explosions qui ont été semées sur le parcours. Le gameplay vient renforcer votre immersion dans le jeu. En effet, même si il s’agit d’un jeu arcade, ce qui facilite une prise une main rapide, très vite vous voudrez évoluer plus vite, faire des plus beaux sauts, ce qui vous demandera d’y aller mollo sur les gâchettes. Le contrôle de votre joueur se situe sur deux axes, le stick gauche vous permet de gérer la position de votre personnage sur sa machine, et les gâchettes gèrent les freins et les gaz.

Trials Evolution de RedLynx

Un mode solo et un mode multi-joueurs sont proposés dans cet opus. Le premier vous propose de décrocher vos permis. Chaque permis vous permet de piloter des engins de plus en plus costauds, ce qui va guider la progression du joueur. En effet, pour avoir le droit de passer vos permis il vous faut obtenir un certain nombre de médailles (bronze, argent, or) sur les parcours. On retrouve une cinquantaine de  parcours qui sont divisé en portions, et selon le temps que vous mettrez à atteindre l’arrivée et le nombre de chutes que vous aurez eu, vous obtiendrez votre médaille.

Grâce à une prise en main accessible dès les premiers tours de roue, vous allez très vite prendre beaucoup de plaisir. Les différents parcours vous permettront de vous familiariser avec votre engin, puis de développer vos aptitudes. Le niveau de difficultés du jeu réside dans deux choses, les parcours et le choix des motos. La 450cc par exemple vous demandera plus de douceur que la 125cc, il vous faudra être précis avec la manette des gaz…

Trials Evolution de RedLynx

A l’issue de chaque course vous gagnez également de l’argent virtuel. Grâce à cet argent et en vous rendant dans votre garage, il vous sera possible de personnaliser votre joueur et votre moto. La personnalisation du joueur va du casque aux bottes, il est ainsi possible de choisir le style des vêtements ainsi que leurs couleurs parmi divers catalogues qui se débloquent tout au long du jeu. De même la customisation de votre moto est possible et variée, de quoi personnaliser l’expérience. Afin de rendre l’aventure encore plus rythmée et agréable, les musiques ainsi que le son des motos ont été soignés. L’ambiance du jeu, rock et déjantée, reflète bien cet univers où le seul mot d’ordre est de se faire plaisir.

La durée de vie est, il faut le dire, plutôt colossale pour le jeu solo. Tout d’abord, on dénombre une bonne pelletée de parcours de base, ce qui vous demandera déjà du temps tant passé les premiers parcours il vous faudra être habile avec les gâchettes. Mais pour prolonger l’expérience, en sus de la recherche du plus beau parcours, le plus rapide et avec le moins de fautes, vous pourrez télécharger gratuitement d’autres niveaux, ou créer vos propres parcours grâce à un éditeur, pour ensuite les partager.

Trials Evolution de RedLynx

A ce mode solo s’ajoute donc un mode multijoueur, qui en local permet de jouer jusqu’à 4 participants sur la même console. Vous pouvez donc affronter vos amis sur des courses avec éliminations directes. Une fois encore la vitesse et les chutes sont les éléments clés qui faut apprendre à gérer. Des petits jeux d’adresse sont également de la partie. Tout comme l’ambiance du jeu, ces petits « jeux-défis » sont décalés, comme par exemple la descente de ski.

Vous l’aurez compris, Trials Evolution est un titre qui m’a plus que convaincu. Avec un gameplay au poil et un moteur de jeu vraiment réussi, c’est l’idéal pour faire du trial… virtuel. Il n’empêche que l’ambiance est vraiment au rendez-vous, et malgré son prix de 1200 MS Points, élevé pour un titre Xbox Live Arcade vous en aurez largement pour votre argent, tant le contenu et la qualité sont au rendez-vous. Il ne vous reste plus qu’à chausser les crampons et c’est parti…


Silence, ça tourne ! #25

dabYo dans Actualités, Films, Séries le 26 avril 2012, avec 6 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Avengers de Joss Whedon

illman - Avengers de Joss WhedonHier sortait The Avengers de Joss Whedon, le papa de Buffy et dont je vous avais présenté l’excellente série Firefly.

Force est de constater que les supers-héros lui ont bien réussi ici vu que c’est sans doute l’une des meilleurs adaptations de l’univers de la maison des idées, Marvel, que j’ai vu jusqu’à maintenant.

On y retrouve donc les Iron Man, Thor et Captain America des dernières adaptation, avec de l’action à outrance, effets spéciaux à gogo, un brun d’humour et un Robert Downey Jr qui porte un T-Shirt Black Sabbath (représentant l’album Never Say Die), ce sera le cocktail sympathique qui va nous accompagner pendant quasiment 2h30.

Grimm s01e01-03

illman - Ça faisait un bout de temps que SyFy teasait sur la diffusion de cette série qui a donc débuté le mardi 24. S’ouvrant sur une citation d’un conte des frères Grimm, la série s’inspire librement de son univers pour proposer un Polar Fantastique plutôt bien ficelé qui mise beaucoup sur l’ambiance. Les personnages sont plutôt attachant, surtout le loup-garou gentil.

Bon après le coup des Grimm fait un peu too much et je n’ai pas trop aimer le systématique de la mise en scène du meurtre de début d’épisode mais sinon pour le reste, j’ai adoré.

Rosemary's Baby de Roman Polanski

dabYo - Rosemary's Baby de Roman PolanskiRosemary’s Baby fait partie de ces films cultes que l’on avait jamais vu. Avait puisque Arte a eu la bonne idée de programmer le film d’HorreurFantastique de Polanski lundi dernier. On en a donc profité pour compenser cette grande inculture.

Et on a bien fait. Malgré un âge avancé le film est vraiment prenant. Polanski arrive tout de suite à mettre l’ambiance dérangeante qui va monter, monter tout au long du film. Se passe-t-il réellement quelque chose ou sommes nous simplement paranoïaques? C’est bien là la grande question et tout le film est articulé autour. Le mélange de Fantastique, entre satanisme et paranoïa Lovecraftienne, et d’Horreur est très réussi.

A côté de ça, le film étant relativement vieux, il est certain que la réalisation est datée, très années 60. Les effets spéciaux sont particulièrement cheap et je ne parle pas des scènes représentant les hallucinations. Les acteurs ne sont pas particulièrement marquants non plus, mais simplement corrects. Difficile cependant de ne pas admirer à quel point notre couple de vieux arrivent particulièrement bien à être dérangeants, et à noter la ressemblance frappante entre le mari et Don Drapper de Mad Men.

Rosemary's Baby de Roman Polanski

Game Of Thrones s02e04

dabYo - On fini avec notre épisode hebdomadaire de Game Of Thrones, le quatrième cette fois ci. Un épisode, il faut le dire, fort en chocolat tant la réalisation s’est lâchée sur les scènes de violence gratuite. On y retrouve en effet, pêle-mêle, de l’humilation, de l’amputation sur le champ de bataille, de la torture de derrière les fagots, et de la mise à mort à coup de rondin de bois. Bref, de quoi se mettre au niveau du reste du catalogue de HBO, sans pour autant avoir à rougir devant un Spartacus.

Mais tout se met en place, et puis, le jambon quoi.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Ghostopolis de Doug TenNapel

Serafina dans Comic, Critiques, Livres le 25 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Ghostopolis fait partie des dernières sorties de Milady Graphics. Ce comics de 250 pages, en couleurs, dessiné et scénarisé par Doug TenNapel est paru pour la première fois dans la langue de Shakespeare en 2010. Les éditions Milady sortent ici ce comics du genre Fantastique dans une très belle édition, avec une couverture très dure et une jolie jaquette, le tout traduit par Philippe Touboul. Synopsis ?

Ghostopolis de Doug TenNapel

Garth est un jeune garçon atteint d’une maladie incurable. Frank Gallows, lui est un chasseur de fantômes, plus ou moins looseux qui fait ses missions un peu à l’arrache. En renvoyant un cheval fantôme dans l’au-delà, il y envoie Gart aussi, malencontreusement. Le garçon n’a rien à faire dans l’au-delà, et sa mère est éplorée. Il ne reste plus qu’à Frank d’aller à Ghostopolis réparer ses erreurs.

La première chose qui marque en ouvrant ce comics, c’est que le dessin n’est pas des plus transcendants. Il est très basique, la coloration est surtout constituée d’aplats de couleurs pleines, et les perspectives sont la plupart du temps absentes. Seul le design se démarque réellement, avec des personnages très vites identifiables et bien foutus, même si ils ne sont pas réellement expressifs. J’ai eu l’impression que Doug TenNapel était avant tout un scénariste. Son dessin sert l’histoire et puis c’est tout.

L’histoire est un de ces contes un peu morbides qui plaisent forcément à la darkinette que je suis. Le postulat de départ n’est pas des plus joyeux : un gamin de 10 ans, condamné par la médecine, un monde des morts, des fantômes. Bref, un univers assez sombre. Et c’est là où je regrette quelque part le dessin un peu direct, c’est que je n’ai pas trouvé de relief au monde, comme auraient pu le rendre d’autres dessinateurs.

Ghostopolis de Doug TenNapel

A travers ce conte, des questions sur la vie, la mort, les regrets, les actes manqués, sont abordés. Mais en douceur, avec plein de poésie et des petites touches d’humour bienvenues. Difficile de ne pas être fasciné par Ghostopolis, ce pays des morts où cohabitent faes, gobelins et autres chevaliers squelettes. Difficile aussi de ne pas craquer pour Cotelette, le cheval fantôme.

Du fait des thèmes abordés, c’est je pense une histoire parfaite pour les adolescents, y compris les jeunes ados, car c’est typiquement le genre de production jeunesse intelligente, qui ne prend pas les lecteurs pour des neuneus et qui quelque part, aide à grandir. L’histoire est fluide et ne tire pas en longueur.

Ghostopolis de Doug TenNapelLes scènes sont très lisibles, y compris les scènes de combat, et la lecture est aisée. Les 250 pages se lisent d’une traite, et on est rapidement pris par l’histoire. C’est un très bon page-turner, je n’ai pas pu m’arrêter avant de le terminer. Et même si c’est plein de bons sentiments, le coté macabre et un peu sombre en font une histoire que j’ai beaucoup appréciée.

Au final, malgré un dessin qui ne m’a pas réellement convaincue, Ghostopolis de Doug TenNapel se révèle être une lecture très agréable, sérieuse et un peu macabre, tout en restant fraiche. Si vous aimez ce genre d’histoires ou si vous recherchez un cadeau pour un plus jeune, je vous le conseille.


Storm the Sorrow de Epica

Une rousse, du pétrole et du Game Of Thrones

Serafina dans Actualité, Coup de Coeur, Musique le 24 avril 2012, avec 3 commentaires

Nuclear Blast ne chôme pas. Après nous avoir proposé le nouveau clip de Sonata Arctica hier, voici le nouvel Epica, clip tant attendu de leur single Storm the Sorrow issu de Requiem for the Indifferent. Il faut l’avouer, Epica n’a jamais été très doué pour les clips, alternant le cliché (The Phantom Agony), le ridicule (Unleashed) et le n’importe quoi (Quietus…).

Ce coup ci, le groupe a arrêté d’essayer de raconter des histoires de couple dans ses clips, et opte pour du très conceptuel où le noir et le blanc domine. On reste dans la thématique des photos de promos, avec du pétrole qui englouti le groupe comme thème majeur. On échappe par la même aux clichés : le groupe ne joue pas dans la forêt, il ne joue même pas tout court, pas de robe de princesse pour Simone et pas de trucs d’héroic fantasy

A la place,on nous propose un clip à l’esthétisme que je trouve sublime. Les fans de la jolie rousse seront gâtés vu qu’elle doit occuper 80% du clip, angélique en combinaison blanche, engloutie peu à peu par les ténèbres. Pour la minute futile, non seulement son maquillage est superbe, mais sa robe noire aux manches ballons est juste une tuerie (bon, moi j’aurais l’air d’un sac dedans, mais laissez moi rêver).

Les membres du groupes apparaissent avec des visages pleins de peinture de guerre dignes de Turisas, bien plus classes que dans les autres clips. Mention spéciale à Mark sur son trône avec un loup à ses pieds, aurait-il lui aussi trop regardé Game Of Thrones ?

Je dois dire que je suis plus qu’épatée par ce clip, connaissant le lourd passif d’Epica dans ce domaine, pas vous ?