Dernièrement sur if is Dead:

The Social Network de David Fincher

dabYo dans Critiques, Films le 21 juin 2011, avec 3 commentaires
Critiques

Il y a bien longtemps que je voulais voir The Social Network réalisé par David Fincher à qui l’on doit entre autres le cultissime Fight Club. Mais, je ne sais pourquoi, Serafina était complètement contre l’idée. Le côté polémique ? Le sujet, Facebook et généralement tout ce que la technologie apporte de mauvais aux films lorsqu’on s’y connaît : approximations, contre-sens, hérésies… Bref, toujours est-il que malgré une bande originale réalisée par Nine Inch Nails, impossible d’aller le voir au cinéma. Heureusement, il a fini par arriver. Synopsis.

The Social Network de David Fincher

Mark Zuckerberg est un adolescent fraichement accepté à Harvard. Comme tout autre étudiant de l’université, il a grosso modo tout réussi avec le meilleur score, et se demande ce qu’il pourrait faire pour se démarquer de ses camarades et pouvoir intégrer la fraternité qu’il vise. Lorsqu’il en fait part à sa petite-amie, la conversation tourne court, Mark étant sans le vouloir de nature très imbuvable. Vexé de se faire larguer comme cela, il va chercher à se venger de toutes les filles du campus.

Un lien vers la page Wikipedia de l’histoire du premier réseau social mondial aurait peut être été aussi bon que ce synopsis nauséabond. Mais bon, cela me permet tout d’abord de situer le contexte : The Social Network va nous raconter ce que David Fincher, son équipe et le monde en général a pu dégoter sur la genèse de Facebook, de sa création jusqu’au moment de l’écriture du scénario. Et donc naturellement, Mark Zuckerberg, son fondateur, en est le personnage principal et les éléments avancés ne prendront pas en compte les derniers évènements des différentes affaires. Tout le film va tourner autour de son créateur, à part deux ou trois scènes, il est toujours présent et joue le rôle central. C’est donc d’autant plus important que le film dure près de deux heures.

Justin Timberlake dans The Social Network de David Fincher

Un tag Justin Timberlake sur if is Dead ? Gosh

Heureusement pour nous, Jesse Eisenberg arrive à assurer le rôle et incarne vraiment bien le personnage, qui semblerait presque être taillé pour lui. Son jeu semble des plus naturels. Contrairement à ce qu’on pourrait initialement penser, Mark Zuckerberg n’est pas vraiment présenté comme un être frustré et inhumain. Je dirai même qu’au contraire, The Social Network nous présente un personnage qui pourrait presque devenir attachant, et qui n’est pas sans rappeler un personnage du même genre, Sheldon dans The Big Bang Theory. Certes, il a un comportement parfois imbuvable, mais on est loin de l’être machiavélique, et David Fincher dans sa réalisation va d’ailleurs très souvent laisser le doute et au spectateur le soin de se faire son opinion. Est-ce des précautions prises par la production pour ne pas être attaqué en justice pour diffamation ? Aucune idée, mais on a presque l’impression de se retrouver face à une reconstitution des évènements faite pour un reportage documentaire.

Le film tirerait d’ailleurs presque plus du film documentaire et scénarisé que d’un film à part entière. On va revivre certains passages clefs de la création du réseau social, les évènements et passages étant liés par les conséquences et par des procès. Au lieu d’user d’une construction linéaire dans le temps, David Fincher a fait le choix de sauter de flashback en flashback, avec entre chacun d’entre eux des courts dialogues entre les avocats de Mark Zuckerberg et ceux des plaignants. C’est donc ici que se trouve le « présent » du film, alors que le site a déjà été créé, les flashbacks équivalant aux retranscriptions de mails et autres souvenirs des personnages impliqués par les procès, qui sont au nombre de deux.

Procès dans The Social Network de David Fincher

Ici un des procès auxquels Mark doit assister

Le sujet étant la création d’un site internet, une tâche qui n’est pas spécialement palpitante, surtout lorsqu’il s’agit de retranscrire une réalité, vous vous doutez bien que les scènes d’actions ne seront pas très nombreuses. Pas de course-poursuite, quasiment pas de grande scène de hacking, non, du normal. Du coup, il était difficile de rendre intéressantes ces deux heures qui ne sont qu’une suite interminable de faits. Et pourtant, le pari est réussi. Pour cela, on a un rythme très soutenu dans les dialogues, notamment Mark Zuckerberg, qui a tendance à répondre très vite et au tac au tac. Ça pourra en agacer certains, d’autant que le flux continu de paroles est vraiment conséquent, mais j’ai adoré. A cela est ajouté quelques phrases comiques, et du comique de répétition avec le côté imbuvable du personnage.

Finalement, le seul gros point noir que j’ai pu trouver au film, c’est son but et son intérêt. Si je savais à quoi m’en attendre, je pense que certains spectateurs ont pu être déçus par le manque de position de l’équipe de production. Comme je le disais, Mark n’est pas jugé, loin de là. David Fincher nous fait parvenir des scènes, et nous sommes contraints de nous faire notre propre avis. En soit, ce n’est pas spécialement dérangeant, juste inhabituel.

The Social Network de David Fincher

Quelle scène palpitante

S’il n’est pas le meilleur film de son réalisateur, The Social Network a tout de même le mérite de nous faire passer un bon moment, et ce de façon original. Que ce soit dans sa structure avec le coup des procès, de son absence de jugement ou tout simplement de son sujet. Sujet qui doit d’ailleurs être le premier à voir un film lui être dédié si peu après sa création, par une entité indépendante.


3 avis, donnez le votre !

C’est Lundi, que lisez vous ? #5

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 20 juin 2011, avec 6 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Après un pilotage automatique d’if is Dead pendant plus de la moitié de la semaine, nous revoici. Alors, c’est Lundi, que lisons nous ?

dabYo

Cette semaine a été plutôt mouvementée, mais pas comme à l’accoutumée. Outre la lecture du futur interview de Denis E. Savine, le traducteur de Metro 2033 dont la suite vient de paraître aux éditions l’Atalante (et qu’illman attend avec impatience), et à la préparation des articles automatiques, ce qui m’a le plus occupé, c’est bel et bien la lecture d’un petit livret noir. Il ne s’agit pas de la bible, vous vous en doutez, mais du running-order du Hellfest 2011. Rien de mieux, en effet, que la relecture en boucle des descriptions de groupes pour faire passer l’ennui qui nous prend lors d’un concert de, par exemple, Doom. Ce conseil que je prodigue gratuitement marche tout aussi bien avec d’autres genres de musique, que je soupçonne être reliés de près ou de loin à Satan, comme le Sludge ou encore le Stoner. A noter tout de même qu’il ne faut pas avoir peur des fautes d’orthographe, de grammaire, ou d’accord. D’un autre côté, si vous nous lisez régulièrement, vous devez y être vacciné. Aux fautes.

Serafina

running-order-dedicacé hellfest

Cette semaine , j’ai surtout lu les programmations météo en espérant que ceux annonçant du mauvais temps mentaient (pendant la première moitié de la semaine) puis, pendant les 4 derniers jours, j’ai lu le booklet du Hellfest 2011 en long, en large et en couleurs. Descriptions des groupes, plan du festival et running order, tout y était. Cependant, les fautes d’orthographe et de syntaxe gâchaient sacrément la lecture : pas moins de 5 fautes pour les 3 phrases sur Arkona.

On ne parlera évidemment pas des mots en trop ou des mots oubliés. Dommage, car le style en devient aussi chaotique qu’un morceau de grindcore. Mon exemplaire est d’ailleurs désormais devenu culte, il a été dédicacé par le meilleur groupe de la terre et de l’univers. Et sinon, il a plu malgré tout mes efforts pour être ultra optimiste et tapper tous ceux qui parlaient de pluie.

illman

Entre deux lectures du running order du Hellfest, j’ai décidé de commencer le livre du chanteur de Bad Religion ultra diplômé, Greg Graffin pour son analyse de la population scientifique traitant de l’évolution et de leur rapport avec la déité dans Evolution and Religion. Pour l’instant c’est pas mal et je ne pensais même pas trouver ça intéressant et pourtant ça vaut son paquet de cacahouètes.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


MdM#26: Kali Yuuga III de Therion

Actualité ou Coup de coeur, c'est le morceau du moment

Serafina dans Coup de Coeur, Musique le 19 juin 2011, avec aucun commentaire

A l’heure où cet article sera publié, nous serons probablement en train de joyeusement patauger dans la boue du Hellfest cru 2011. Le plus grand festival de Metal de France se tient en effet à Clisson à partir de vendredi 17 juin et pendant trois jours, c’est le gros rassemblement des amateurs. Puisque nous sommes loin de toute connexion internet hors 3G Bouygues bien moisie, durant ces trois jours, un article sera posté de manière automatisée, vous faisant découvrir (ou redécouvrir) un des groupes tête d’affiche de la journée.

En ce troisième et dernier jour du Hellfest 2011, le programme est plus que chargé, entre Anathema, Arkona, Ozzy Osbourne et autres. Mais le groupe le plus attendu ici (enfin surtout par moi) c’est le monument de Metal Symphonique qu’est Therion. Le groupe, vous le savez, est de loin mon préféré et nous les avons déjà vu un paquet de fois en live. On se rappelle notamment duHellfest 2007, les pieds dans la boue, ou plus récemment du concert à Limoges pour Noël.

Le groupe a sorti il y a peu le clip de Kali Yuuga 3, tiré de l’album Sitra Ahra. Alors certes, c’est signé Nuclear Blast, on n’échappe donc pas au petit côté kitch, les passages avec le groupe sont vraiment classes, le problème étant plutôt le reste. Et comme pour tout Therion, le sol tombe. N’empêche que c’est quand même vachement bien (et que je suis amoureuse des fringues de leur chanteuse).

Bien que le line-up soit un peu différent pour ce concert, Katarina Lilja étant partie, nul doute que cela sera génial. Pour information, vous pourrez suivre le concert du groupe enlive via Arte LiveWeb.


MdM#25: Parade Of The Dead de Black Label Society

Actualité ou Coup de coeur, c'est le morceau du moment

dabYo dans Coup de Coeur, Musique le 18 juin 2011, avec 2 commentaires

A l’heure où cet article sera publié, nous serons probablement en train de joyeusement patauger dans la boue du Hellfest cru 2011. Le plus grand festival de Metal de France se tient en effet à Clisson à partir de vendredi 17 juin et pendant trois jours, c’est le gros rassemblement des amateurs. Puisque nous sommes loin de toute connexion internet hors 3G Bouygues bien moisie, durant ces trois jours, un article sera posté de manière automatisée, vous faisant découvrir (ou redécouvrir) un des groupes tête d’affiche de la journée.

Les groupes qui nous intéressent sont déjà plus nombreux en ce deuxième jour du Hellfest 2011. Outre Apocalyptica dont on vous avait déjà parlé, on attend notamment avec impatience la performance de Black Label Society. La formation de Zakk Wylde, ex guitariste pour Ozzy Osbourne, nous délivre du Heavy Metal dans sa forme la plus classique, qui n’aurait clairement pas dénoté sur le Crüe Stage du Hellfest 2009, juste avant un Mötley Crüe par exemple.

Parade Of The Dead est tout ce qu’il y a de plus classique, et jouissif, dans le genre, et on peut aussi y voir un peu de Southern Metal en sous-marin. Le clip est quant à lui juste incompréhensible.


MdM#24: Superbeast de Rob Zombie

Actualité ou Coup de coeur, c'est le morceau du moment

Serafina dans Coup de Coeur, Musique le 17 juin 2011, avec aucun commentaire

A l’heure où cet article sera publié, nous serons probablement en train de joyeusement patauger dans la boue du Hellfest cru 2011. Le plus grand festival de Metal de France se tient en effet à Clisson à partir de vendredi 17 juin et pendant trois jours, c’est le gros rassemblement des amateurs. Puisque nous sommes loin de toute connexion internet hors 3G Bouygues bien moisie, durant ces trois jours, un article sera posté de manière automatisée, vous faisant découvrir (ou redécouvrir) un des groupes tête d’affiche de la journée.

En cette première journée au Hellfest, notre planning n’est pas réellement surchargé. En réalité, il n’y a réellement que quelques concerts que nous ne manquerions sous aucun prétexte, et notamment celui de Rob Zombie. Le génialissime musicien-compositeur-réalisateur est de passage pour la première fois en France en solo (il était venu avec White Zombie au début des années 90). En plus l’artiste a annulé a peu près tous ses autres festoches européens cette année. Autant dire que ce concert est à ne surtout pas louper.

Nous vous proposons donc le clip du morceau SuperBeast. Un morceau ultra accrocheur, très dansant et parfaitement dans le style Rob Zombie. Le clip lui est parfaitement kitch, avec des incrustations qui valent des palmes d’or de cheapittudes, et très épileptique. Cœurs sensibles s’abstenir.


Après un quatrième tome qui m’avait laissée assez perplexe encore une fois, j’ai entamé Sous le souffle de Mistral, tome 5 de Merry Gentry, avec un poil d’appréhension. C’est toujours édité par J’ai Lu dans sa collection Darklight. Il faut le dire, s’il n’avait pas été aussi court, 300 pages alors que les précédents en faisaient le double, je pense que je ne l’aurai pas lu. Alors, du coup avec peu de pages j’espérais que l’histoire arrêterait de lambiner. Synopsis ?

Sous le souffle de Mistral, Merry Gentry Tome 5, de Laurell K. Hamilton

Merry semble de plus en plus destinée à devenir Reine des Unseelies, son retour en Faerie a fait renaitre des pouvoirs jusqu’à présent endormis. Et le Sithin qui se mourrait semble renaître à la vie. Malheureusement, ce n’est pas du goût de tout le monde, et l’entrée de Merry sur le territoire du Roi Sholto des Sluagh risque de causer bien des problèmes.

Ce cinquième tome est malheureusement servi par une couverture que je trouve beaucoup moins belle que les précédentes, et qui ne m’a pas du tout attirée. Le livre se lit assez vite, et pour cause vu qu’il est raccourci de moitié, et encore plus si on décide comme moi de sauter les scènes de cul, ce jeu de mot étant totalement involontaire. Il y a effectivement quelques chapitres entièrement consacrés à la bagatelle au début et à la fin du roman, toujours une bagatelle hétéro-normée et bien policée pour ne pas trop heurter la morale américaine. On est sulfureux mais pas trop chez Laurell K. Hamilton. Le problème c’est malheureusement que l’intrigue s’enlise, on a bien compris que Merry faisait renaitre le Sithin, mais cela fait déjà deux voire trois tomes qu’on nous en parle. Il serait peut être temps de passer à la vitesse supérieure ? Enfin, pour une fois, on ne s’ennuie pas, et il n’y a pas de passages à vide, mais malheureusement on termine Sous le souffle de Mistral sans avoir été beaucoup avancé par rapport au précédent.

Sous le souffle de Mistral, Merry Gentry Tome 5, de Laurell K. Hamilton

La couverture de la version originale n'est pas réussie elle non plus...

Si on fait omission des derniers chapitres, qui amènent eux enfin, un peu d’action matinée de mythologie pour notre plus grand plaisir. Les choses semblent commencer à bouger, et surtout , les pions commencent à se mettre en place. Dommage que cela ne soit que sur les 40 dernières pages que l’intrigue avance. On a plus l’impression d’être face à un début de roman qu’à une fin. J’ai de plus en plus l’impression que Laurell K. Hamilton tire et tire encore sur ses histoires pour faire le plus de tomes possible. Cependant, le roman a l’avantage de ne pas trop se disperser et de se lire assez facilement.

Sous le souffle de Mistral, Merry Gentry Tome 5, de Laurell K. HamiltonOn notera encore une fois pas mal de références à la mythologie celtique, et le monde inventé par Hamilton est vraiment très bon et très intéressant. Le royaume de féerie décadent qui renaît peu à peu, et les interrogations sur la mortalité des Unseelies sont des pistes sympathiques mais qui malheureusement ne sont pas exploitée, l’auteur préférant palabrer sur les organes intimes des gardes de Merry. Malgré tout, on a envie de lire la suite, encore une fois dans l’espoir que cela s’arrange…

Il n’y a à ce jour que 8 tomes de Merry Gentry de sortis, et les 3 suivants ne font que 300 pages aussi. Au vu du final, on peut clairement espérer du changement et de l’amélioration. Sous le souffle de Mistral me donne l’impression d’être une sorte de tournant entre deux arcs de la saga. Peut être à tord, on verra bien.


L’année dernière à une époque plus ou moins similaire, Serafina vous présentait la première saison de Glee, une série haute en couleurs qui nous permettait de suivre un club de chorale dans un lycée américain. La série a connu un énorme succès très rapidement, et on peut dire que ce dernier était vraiment mérité. Les acteurs étaient bons, leur chant excellent, la mise en scène aussi et le tout était vraiment très drôle. C’est donc avec enthousiasme que nous avons signé pour une seconde saison. Soufflet ou consécration ? Synopsis.

Glee, Saison 2, de Ian Brennan, Brad Falchuk et Ryan Murphy

Will Shuester est toujours prof d’espagnol et responsable du club de la chorale du McKinley High School. Malgré les performances honorables du club l’année dernière, ses membres n’ont toujours pas réussi à se faire une place au sein de leur école. Toujours considérés comme des ratés, toujours victimes de harcèlement, il est de moins en moins évident pour eux de continuer à vivre leur passion. Heureusement, ils ont découvert qu’ils étaient un groupe soudé, et se serre les coudes pour traverser l’adversité.

Quand on réussit son premier essai, c’est souvent le deuxième qui s’avère être le plus dur. Ça marche pour la musique, ça marche aussi pour les séries. Alors qu’Heroes avait conquis le monde entier, il a suffit de quelques épisodes de la deuxième saison pour en faire un véritable soufflet. De même, après une excellente première saison, la seconde de Lost nous a laissé plus que perplexe, tant et si bien que ça doit faire un an que nous l’avons commencé. Les exemples sont nombreux, et je pense par exemple à la seconde saison de The Big Bang Theory. Mais l’avantage qu’a cette dernière et Glee sur les deux précédents exemples, c’est qu’on est ici dans l’humour et la comédie, et que bizarrement, on n’abandonne pas ces séries tout de suite.

Vous l’aurez compris, cette deuxième saison de Glee a été une véritable déception pour nous. D’autant plus que la première était vraiment excellente. Mais voilà, pour cette seconde saison, les auteurs avaient à renouveler le tout et surtout l’intérêt. Impossible sinon de tenir pour une seconde session sans passer par les mêmes petites histoires. Le truc, c’est qu’ils ne vont ni oser se renouveler complètement, ni rester dans le même schéma. Il y a alors une réelle sensation d’inachevé qui va rendre le tout… épileptique et incohérent.

Glee, Saison 2, de Ian Brennan, Brad Falchuk et Ryan Murphy

L’exemple le plus flagrant est la destruction complète de tout l’intérêt du méchant de l’histoire, Sue Sylvester. Véritable mur porteur de la série, il était évident que le personnage avait à évoluer pour garder son intérêt. Ou alors, perdre en intensité et n’apparaître que de temps en temps, sorte de guest star. Le problème majeur étant qu’ils ont décidé de le faire évoluer… un épisode sur deux. Du coup, le personnage devient de plus en plus incohérent au fur et à mesure de la saison. Ses réactions sont incompréhensibles, sans pour autant donner l’impression que le personnage soit victime d’un dédoublement de personnalité. C’est vraiment problématique, car on ne sait jamais si le personnage est sincère, ou s’il ne l’est pas. On pense qu’il ne l’est pas lorsqu’il tombe dans le pathos, alors qu’en fait il l’était vraiment. De nombreuses scènes supposées émotionnelles provoquent alors une incompréhension et un ennuie assez fort.

Et des passages pathétiques, cette saison va en avoir de très nombreux. La plupart vont d’ailleurs passer complètement à côté du coche et rarement faire mouche. A vraie dire, je ne me rappelle même pas qu’un seul ait réussi à m’émouvoir, tant leur répétitivité est assommante. Souvent, ils sont victimes des mêmes problèmes : le personnage n’était pas assez bien travaillé pour émouvoir et toucher le spectateur, et on se retrouve à être complètement insensible à ses malheurs. Ou alors, on a déjà eu le même schéma dans la saison précédente, voir quelques épisodes plus tôt. C’est par exemple ce que l’on va vivre avec la plupart des petites histoires liées au personnage de Kurt, l’homosexuel de la bande. Certes, cela doit parler à certaines personnes, mais j’avoue que cela m’a laissé perplexe. Le problème, peut être un peu trop important par rapport à ceux des autres personnages va réussir à saturer et nous lasser. Dommage, car ce personnage était aussi une grande force de la première saison.

Britney Spears dans Glee Saison 2Un autre mauvais point vient du choix des morceaux qui seront chantés. Si il y a toujours un large panel de vieux morceaux, de classiques, il semblerait que la production et/ou les majors voient en Glee un excellent moyen de promouvoir leurs dernières sorties. On va ainsi se retrouver avec des épisodes où, comme par hasard, les morceaux chantés sont exactement ceux qui viennent ou qui sont sur le point de sortir. On se retrouve alors avec des titres à la qualité assez douteuse ou dont la légitimité est discutable, que ce soit Rebecca Black, le dernier single de Lady GaGa ou celui encore plus improbable de My Chemical Romance.

Bien entendu, tout n’est pas à jeter dans cette deuxième saison. On a de véritables perles, des moments dont on se rappellera. Certains nouveaux personnages, ou plutôt une nouvelle, sont très bien intégrés à la série et colle parfaitement à l’ambiance du début de Glee. Ça provoque du quiproquo, des jeux de scènes et des passages vraiment comiques.

Malheureusement, les points positifs sont vraiment rares et il devient difficile d’être optimiste pour la suite de Glee. Espérons juste qu’ils sachent redresser le cap pour la troisième saison. C’est dommage de passer d’une série totalement jouissive à une pour laquelle il faut se forcer de regarder la fin en si peu de temps. Rendez-vous l’année prochaine.


C’est Lundi, que lisez vous ? #4

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le , avec 7 commentaires
Actualités

Pas de jour férié sur if is Dead, journée de solidarité oblige, pour preuve, voici la 4ème édition de C’est Lundi ! Alors que lisons nous ?

dabYo

Cette semaine, je n’ai quasiment pas lu, simplement quelques pages de la nouvelle de Justine Niogret du recueil des Imaginales Victimes et Bourreaux… Et j’avoue ne pas savoir quoi en penser. On verra ça dans une dizaine de pages, quand elle sera fini. Shame on me. Sinon j’ai beaucoup rit.

Serafina

Chasseuse de Vampires, Tome 1, de Nalini SinghComme je l’avais prévu, j’ai terminé le recueil Autour de Londres de Lydie Blaizot. Le recueil aura été de bonne facture tout du long. Je n’ai pas avancé dans le Trône de Fer, pourtant j’ai interêt à me botter les fesses car la série m’a rattrapée.

J’ai commencé Le Sang des Anges de Nalini Singh, premier tome de la série Chasseuse de Vampires aux éditions J’ai Lu, collection Darklight. Je suis actuellement totalement sous le charme du roman. Un début excellent (j’en suis au quart du livre), un univers super étoffé, un style agréable et une bonne intrigue. Je pressens ce roman comme un des coups de coeur de l’année. Entre Vicki Nelson et Harper Connely, le label Darklight semble définitivement être un gage de qualité.

illman

J’ai enfin achevé ma lecture du tome 2 de l’Ennemi dans l’Ombre, je me sens libéré. Je m’excuse par avance auprès des fans de l’auteur mais je vais dé-mon-ter ce bouquin. J’ai pu enchainer sur Le puit de l’ascension de Brandon Sanderson dont j’ai déjà chroniqué le premier tome. Ça se lit tout seul, c’est un vrai plaisir pour l’instant et même s’il fait plus de 700 pages, la chronique iiD devrait arriver rapidement pour un nouveau round de fanboyisme.

LuxtExMachina

Je viens de terminer ce week-end La triste des frères Grossbart. Vous en saurez plus surement dans la semaine. Ensuite je prévois de commencer le cycle de la ballade de Pern. Une série mêlant au départ Science Fiction et Fantasy.

Et vous ? Vous profitez de cette journée pour lire, par solidarité ?


MdM #23 : One More Time de Hammerfall

Actualité ou Coup de coeur, c'est le morceau du moment

dabYo dans Coup de Coeur, Musique le 12 juin 2011, avec 1 commentaire

On continue notre tournée des groupes à voir au Hellfest 2011 avec cette fois un groupe qui passera le samedi, Hammerfall. Il s’agit cette fois d’une formation suédoise qui fait du Power Metal comme on l’aime ici, qui vient tout juste de sortir leur huitième album, Infected. C’est donc dans le cadre de la promotion de cet opus, que honte à nous nous n’avons toujours pas écouté, que leur passage au Hellfest prend place.

One More Time est donc le premier single qui en est tiré, et j’avoue avoir été assez étonné par le clip. Alors qu’ils nous avaient habitué à des ambiances très classiques, nous voilà face à un cadre moderne avec des… zombies. Oui, des zombies dans du Power Metal, c’est plutôt étonnant et original. Soit, ce revirement est assez bizarre, vu que le groupe n’a jamais eu besoin de surfer sur la mode pour vendre des CD. Le clip est loin d’être un calibre en ce qui concerne la réalisation. Ça n’a jamais vraiment été le cas de ceux de Nuclear Blast, mais bon. A part des effets pyrotechnique à tout va, des plans qui sont plutôt épileptiques et beaucoup de ketchup, les effets spéciaux sont quand même carrément à la ramasse. Bon, ça reste un pur clip de Metal en quelque sorte, mais voilà quoi.

Le morceau est par contre dans la plus pure quintessence de ce que fait le groupe, et de ce qu’il fait très bien. De l’épique, avec un long solo de guitare et un passage un peu plus lent… Bref, du Hammerfall comme on les aime, avec peut être parfois un rythme différent. Vivement sur scène, le samedi au Hellfest 2011.


Qui ne connaît pas le personnage d’Elric ? Tous ceux qui n’ont jamais lu de Fantasy sans doute, mais nous autres le connaissons tous. De près ou de loin, en ayant lu ou non ses aventures, il faut avouer que le personnage, au même titre qu’un Conan, fait partie de notre paysage. Elric: Les Buveurs d’Âmes marque donc le retour du personnage aux éditions Fleuve Noir. Ceci dit, pas n’importe quel retour, puisque ce n’est pas Michael Moorcock, son créateur, qui a écrit ce nouvel épisode, mais un français, Fabrice Colin, dont on vous avait déjà parlé ici avec La Malédiction d’Old Haven. Alors, retour gagnant ou simple coup marketing pour le prince torturé ? Synopsis.

Elric: Les Buveurs d’Âmes de Fabrice Colin et Michael Moorcock

Elric n’est plus que l’ombre de lui même depuis qu’il a dû mettre fin, de ses propres mains, aux jours de sa chère et tendre. Dévasté par le chagrin, rongé par les remords, il s’est juré de ne plus jamais utiliser son épée maudite, Stormbringer, qui lui a permis de commettre tant de méfaits et d’être aussi craint et respecté par ses pairs. Mais pour cela, il doit trouver le moyen de recouvrir ses forces, car son être est lié à l’épée, et sans les âmes qu’elle prend en tuant, ses forces le quittent peu à peu… Pour cela, il n’y a pas d’autre moyen que de réussir à mettre la main sur l’Anémone Noire, une fleure qui ne fleurit qu’une fois par siècle dans la mythique citée perdue de Sooz.

Si on m’avait dit que je chroniquerai un jour un tome d’Elric pour if is Dead, je crois que j’en aurai bien rigolé. Le personnage de Moorcock a beau être culte, il n’avait pas réussi à me convaincre quand j’avais tenté de lire le premier tome de la série, Elric des Dragons. J’étais donc plutôt perplexe, d’autant que ressortir le héros après toutes ces années n’était pas là pour me rassurer, comme s’il s’agissait d’une simple licence dont on pourrait faire des produits dérivés. Mais bon, je ne connaissais pas du tout Fabrice Colin, je lui ai donc laissé le bénéfice du doute.

Et côté écriture, il faut avouer que j’ai plutôt bien fait. Le début était certes chaotique, notamment par l’utilisation très marquée des termes de l’univers d’Elric. Quelque part, c’est logique, mais les noms de deux personnages principaux sont si proches que je pensais qu’ils étaient la même personne. De même, l’auteur a tendance à donner du le Menilbonéen à tord et travers, et on pense naïvement qu’il n’y a qu’un personnage qui en soit un: erreur fatale. Sans parler des Prince-Dragons, au nombre de deux eux aussi. Bref, heureusement, après trois-quatre chapitres à la compréhension assez chaotiques, on fini par prendre le bon bout.

Elric: Les Buveurs d’Âmes de Fabrice Colin et Michael Moorcock

L'artwork original de Brom est pour moi bien plus réussi que ce que rend la couverture définitive... A noter que le bouquin comporte une carte en couleur en son centre, sympathique.

Outre ce petit désagrément de narration, la plume de Fabrice Colin est très agréable à lire, parfaitement dosée entre description et action, les dialogues sont lisibles. On regrettera peut être la sur-abondance de description des remords d’Elric. Est ce là pour augmenter le nombre de pages, ou simplement pour insister ? Je ne sais pas… Dans les deux cas, c’est assez désagréable. L’auteur ayant voulu coller le plus possible aux œuvres originales, il n’est pas non plus impossible que ce soit là une erreur du genre de l’époque. Reste que le fait de choisir de coller à un style qui a ses faiblesses n’excuse pas tout.

Les Buveurs d’Âmes est un livre qui se veut complètement indépendant, il n’y a pas besoin d’avoir lu les neuf autres pour comprendre son histoire. A aucun moment je n’ai eu l’impression de passer à côté de détails importants, ou d’être largué, ce qui est carrément un bon point. Le problème, c’est aussi qu’il s’inscrit à l’intérieur même de la chronologie du cycle déjà publié, du coup, il ne peut avoir aucune incidence notoire… Vous l’aurez donc compris, l’histoire de ce nouveau tome, qu’elle soit de qualité ou non, n’aura aucun impact, comme si elle n’avait jamais eu lieu, une sorte de filer. C’est assez frustrant quelque part, mais peu étonnant puisqu’il s’agit de la reprise d’une novella initialement écrite par Moorcock, et à l’époque, c’était plutôt courant.

Elric: Les Buveurs d’Âmes de Fabrice Colin et Michael MoorcockCela dit, bien que l’histoire soit donc assez simple et malheureusement très courte, elle est plutôt rondement menée. Nous suivons ici trois points de vue différents, avec une sorte de chasse à l’homme. Du coup, l’auteur arrive à faire monter une certaine pression, puisque la cible n’est pas au courant de ce qu’il l’attend, tandis que nous, oui. On va aussi y retrouver des thèmes chers au genre, avec une jungle hostile, plutôt inquiétante même, et d’horribles monstres. Là dessus, c’est du tout bon, l’ambiance nous prend vraiment, on s’y croit et on a nous aussi l’impression d’avancer peu à peu vers des contrées sauvages et non-civilisées… Le tout nous donne envie de connaître la suite et ce qu’il va bien pouvoir s’y passer. Un tour de force d’autant plus cocasse qu’on sait pertinemment que ça n’aura aucun impact.

Au final, Elric: Les Buveurs d’Âmes est pour moi une véritable surprise. Ce n’est pas le livre du siècle, mais il a réussi à me faire passer un bon moment de lecture, là où le cycle original avait échoué. Bien qu’il ne soit pas indispensable de l’avoir lu pour se pencher sur le cycle d’Elric, c’est peut être là la meilleure façon de s’y plonger, et d’avoir un avant goût de ce qu’est l’Heroic Fantasy de l’époque, avec ses qualités et ses défauts. Une très bonne surprise.