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C’est Lundi, que lisez vous ? #10

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 25 juillet 2011, avec 13 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Chargée cette fois encore, d’ailleurs.

dabYo

Palimpseste de Charles StrossLa semaine a débuté avec la lecture de la fin de Palimpseste de Charles Stross, ce roman de Science-Fiction publié par J’ai Lu dans sa collection Nouveaux Millénaires. Comme je le redoutais, le bouquin a continué de me balancer mots scientifiques sur mots scientifiques, sans réel lien, matière entre eux. Et comme je m’en doutais, je dois avouer que je n’ai pas compris grand chose. Si ce n’est que cela me semble être une jolie imposture. Quiconque a un minimum de connaissance sait qu’un octet ne fait pas 6 bit. Alors écrire, noir sur blanc, que 6 x 1025 bit = 1025 octet, et être scientifiquement crédible, ce n’est pas possible. Ironiquement, le livre m’a plu.

Je n’ai pas continué A Dance with Dragons, par contre, j’ai bien entamé le dernier Thriller Fantastique de Sire Cédric: Le Jeu de l’Ombre. Il y a quelques années maintenant, avant l’arrivée de l’auteur chez Le Pré aux Clercs, j’avais beaucoup apprécié son recueil Déchirures. J’étais donc ravi de retrouver l’auteur, bien qu’il ait quitté le Splatterpunk pour un genre un peu plus mainstream. On retrouve cependant de nombreux ingrédients qui m’avaient conquis, et au bout de 100 pages, tout est en place pour donner envie de connaître la suite. J’ai hâte.

Et enfin, j’ai commencé à lire la suite de Locke & Key. Si vous ne connaissez pas, vous pouvez aller jeter un œil à ma chronique de Bienvenue à Lovecraft.

illman

J’ai fini de lire Metro 2034 de Dmitry Glukhovsky, je ne peux m’empêcher d’être un poil déçu, le roman étant en deçà de la claque qu’était Metro 2033.

J’ai enchainé avec l’étude de Greg Graffin, Evolution and Religion. Il ne me reste plus qu’à lire les transcripts des interviews dans les annexes. C’est intéressant mais peut être un poil trop complexe pour moi.

Serafina

Pour ma part, j’ai terminé les trois livres entamés la semaine dernière : Les Mystères de Harper Connelly, Vampire Kisses et l’étude sur le Black Metal Satanique. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé les trois livre en question mais on en reparlera.

La belle qui porte malheur, Rose Aimée Tome 1, de Béatrice BottetJ’ai donc enchainé avec La belle qui porte malheur, Rose Aimée Tome 1, de Beatrice Bottet, un roman français se déroulant entre le Paris du XIXème siècle et la ruée vers l’or publié aux éditions du Matagot. Pour le moment, j’adore, autant pour la reconstitution historique que pour le rythme agréable du roman. J’en suis à la page 120 sur 500.

Dans un tout autre registre, à l’opposée même, j’ai commencé Soleil Noir, une étude de Nicholas Goodrick-Clarke traduite et publiée aux éditions Camion Noir, sur l’expansion du mouvement néo-nazi en occident, ainsi que les croyances plus ou moins occultes des-dit courants. L’étude est extrêmement intéressante, il est cependant bien triste que cette lecture ait fait un regrettable écho avec l’actualité.

J’espère donc terminer ces deux romans dans la semaine.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


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MdM#29: Rehab, Amy Winehouse cover, de Ministry

Actualité ou Coup de coeur, c'est le morceau du moment

dabYo dans Actualité, Musique le 24 juillet 2011, avec 1 commentaire

Cette semaine le Morceau du Moment sera un poil inhabituel. Vous ne devez pas être passés à côté de l’information, Amy Winehouse a été retrouvée morte dans son appartement Londonien hier, le 23 Juillet 2011. Bien que nous ne soyons pas forcément adeptes de ses compositions, nous ne pouvons pas ignorer qu’elle avait du talent, et avons décidé de lui rendre un petit hommage alors qu’elle vient de rejoindre le triste club des 27.

Mais pas n’importe quel hommage, restons un peu dans le Metal et apprécions cette reprise qu’avaient fait les américains de Ministry de son titre Rehab, qui est aussi sans aucun doute le plus connu. Ce cover figure sur leur album Every Day is Halloween, pour lequel le groupe a réuni certaines de leurs très nombreuses reprises de grands titres. Et où Amy Winehouse était de loin la plus jeune artiste. Pour la version originale, c’est par ici. Repose en paix.


Le Puits de l’Ascension est le second tome de la série Fils-des-Brumes de Brandon Sanderson, dont j’avais chroniqué le premier volume, L’Empire Ultime. J’avais tout bonnement adoré le premier volet de cette trilogie publiée par Orbit, envouté par son univers, son rythme et son histoire haletante. La grande interrogation que l’on est à même de se poser maintenant est Est ce que la suite est du même niveau ? Direction un mini synopsis pas trop spoilant.

 Le Puits de l’Ascension, Fils-des-Brumes Tome 2, de Brandon Sanderson

La chute du Seigneur maître a disloqué son empire et les différents rois des dominats marchent sur l’ancienne capitale impériale avec leurs armées, Luthadel. Vin, la fille des brumes entrainée par le survivant Kelsier se tient au coté de son roi et amour, Elend Venture sur les remparts de la cité. Elend l’idéaliste va devoir faire face à ces armées qui l’assiègent, à sa compagne assez instable et à toute sorte d’intrigues pour garder son trône et continuer à régner selon ses convictions.

L’intrigue de ce roman est extrêmement bien ficelée, Brandon Sanderson avait en effet prévu des petits détails dans l’Empire Ultime qui prennent ici toute leur ampleur. De même l’auteur laisse certaines situations s’éteindre pour mieux les raviver plus tard, gardant ainsi une cohérence sans ficelles scénaristiques qui sortent de nulle part. J’ai aimé la manière dont l’histoire se déroule et reste toujours cohérente, mais surtout, les clichés qui peuvent parfois ébranler certains personnages ne sont absolument pas présents dans l’histoire. Pour moi là, c’est du vrai matos original et pas une énième resucée d’un petit bout du Seigneur des Anneaux, même si des fois on s’en approche dangereusement.

Au long du roman, il y a une bonne quinzaine de personnages majeurs, tous suffisamment développé pour qu’ils ne semblent pas accessoires au lecteur. Leurs comportements évoluent naturellement au cours de ces deux volumes. Le personnage représentant le plus ce que je viens de dire est Elend dont on va suivre l’apprentissage de la royauté, suivant la doctrine nécessité fait loi. J’ai trouvé que c’était très bien mis en valeur dans le récit, dégageant par là même occasion une aura de fatalisme. La relation entre Vin et Elend prend aussi une place assez importante dans l’histoire, l’auteur évite de tomber dans le nunuche et je le remercie de nous éviter d’inutiles scènes de coucherie. Un autre personnage que j’aime particulièrement est Brise, il est fin psychologue et essaye toujours de masquer ses sentiments en jouant un rôle en permanence, un personnage pas évident à cerner de premier abord, mais qui apportent encore plus d’intérêt dans les scènes où il intervient.

 Le Puits de l’Ascension, Fils-des-Brumes Tome 2, de Brandon Sanderson

Pour la thématique, c’est en grande partie l’utopisme et l’idéalisme se heurtant de manière brutale à la réalité, la naïveté d’Elend qui d’évanouie au fur et à mesure des épreuves, faisant aussi office d’un passage vers la maturité. D’ailleurs bien que Vin soit l’héroïne de l’histoire, Elend en devient rapidement le point central pour quasiment poser ses fesses sur la place de personnage principal à la toute fin. Et m’est avis que son importance va encore grandir et ce n’est pas forcément plus mal, Elend étant celui auquel le lecteur peut s’identifier le plus facilement.

Le rythme est haletant, sans réel temps mort. C’est très accrocheur, j’ai dévoré les 400 dernières pages d’une traite. L’auteur décrit des combats d’une rare intensité, dynamisés par l’usage de l’allomancie et de la ferrochimie. Ils sont particulièrement clairs et sont facilement compréhensibles. Et même s’ils sont plutôt nombreux, je ne me lasse pas d’imaginer le ballet aérien sanglant d’un duel de Fils-des-Brumes. L’auteur continue de développer sa trouvaille de magie dans ce tome, il pousse encore plus loin l’allomancie, l’art de bruler des métaux pour en extirper leur capacité, et la ferrochimie, l’art d’emmagasiner des attributs dans les métaux, et leur donne une place de choix dans son intrigue. Le tout donne un rendu quasi cinématographique, on en viendrait presque à rêver une adaptation pour le 7ème art.

 Le Puits de l’Ascension, Fils-des-Brumes Tome 2, de Brandon SandersonLes éditions Orbit nous gratifient d’une édition d’excellente facture et agréable à prendre en main malgré la taille du bouquin qui compte quand même plus de 700 pages. La couverture de Chris McGrath est tout aussi superbe que pour le tome précédent, un régal dans ma bibliothèque. A noter aussi, la carte des dominats et de Luthadel en début de volume, ainsi qu’un court résumé de deux pages du volume précédent, totalement bienvenus. D’ailleurs, je trouve que même si les tomes se suivent, les lire de manière indépendante ne devrait pas poser trop de souci, les références au premier tome étant plutôt bien expliquées. Bien que je le déconseille.

Le Puits de l’Ascension est tout simplement un excellent roman de Fantasy dans la plus pur lignée du premier, mais avec une couche de vernis solide comme du roc. Sans doute une de mes meilleurs lectures d’Heroic-Fantasy de ces derniers temps pour moi.  Et hop, dans la sélection illman 2011 et je vous laisse, le tome 3 me susurre des mots doux à l’oreille.


Bienvenue à Lovecraft est le titre du premier tome de Locke & Key, un comic avec des soupçons de Fantastique et d’Horreur. On retrouve derrière cette série Joe Hill au scénario, surtout connu pour être le fils de Stephen King, et au dessin Gabriel Rodriguez. Sorti en 2008, il vient tout juste d’être traduit et édité en France par Milady Graphics, il faisait d’ailleurs partie de leurs premières sorties. Si le titre accroche tout de suite, c’est sans aucun doute parce qu’il fait référence à H.P. Lovecraft. Alors, référence justifiée ou coup marketing ? Synopis.

Bienvenue à Lovecraft, Locke & Key Tome 1, de Joe Hill et Rodriguez

La famille de Tyler vivait une vie plus ou moins normale jusqu’au jour où un élève suivi par son père en tant que conseiller d’orientation ne décide de venir les assassiner. Heureusement, le jeune garçon de la famille arrive à mettre le psychopathe K.O., sans avoir pour autant la chance de sauver leur père. Choqués par l’évènement, la famille décide de quitter leur maison pour aller s’installer dans la maison familiale, isolée sur une île: Lovecraft.

Vous l’aurez donc compris avec ce synopsis, le mot Lovecraft est ici utilisé pour designer un lieu, une île et sa battisse. D’où le titre donc, Bienvenue à Lovecraft. Mais il est aussi évident que ce choix n’est pas anodin, et est une façon d’attirer le chaland, amateur du Fantastique que nous proposait H.P. Lovecraft. C’est plus ou moins comme cela que j’en suis venu à m’intéresser à Locke & Key, le fait qu’elle soit scénarisée par Joe Hill ayant bien entendu aider.

Et cette ambiance proche de celles de l’auteur culte du genre est vraiment présente, et ce très rapidement. Les premières pages mettent directement le ton, avec une impression rapide que quelque chose va mal se passer. La narration y contribue d’ailleurs, avec une chronologie alternant plusieurs temps. Celui d’après un certain évènement, ainsi que juste avant, rendant les premières pages certes assez confuses à lire, mais aussi très prenantes. Si ce début semble être malsain mais aussi très terre à terre, on va très vite s’apercevoir que Locke & Key est une série qui use des ficelles habituelles du Fantastique cher à Lovecraft: des natures démoniaques, inconnues de nos héros, qui se manifestent mais pas assez clairement pour qu’ils y croient vraiment, avançant lentement entre réalité et folie.

Bienvenue à Lovecraft, Locke & Key Tome 1, de Joe Hill et Rodriguez

Si ce premier tome est uniquement introductif, il le fait plutôt bien. Déjà, comme je le disais, l’ambiance posée est plutôt réussie, malsaine, mais toutes les ficelles qui vont être utilisées pour l’avancée du scénario sont elles aussi judicieusement placées. J’attends de voir la suite, mais le principe de clefs et de portes est plutôt bien trouvé. De même, la mise en place d’une situation où un jeune personnage est le seul à être « au courant » est très réussie, ce qui va sans aucun doute amener à une sorte de descente aux enfers incontrôlée de nos héros, ces derniers n’ayant pas le souhait d’écouter une personne jugée « faible » psychologiquement. Que du bon en somme, avec un mélange qui garantie de la tension à chaque page tournée.

Bienvenue à Lovecraft, Locke & Key Tome 1, de Joe Hill et RodriguezLe dessin de Gabriel Rodriguez est plutôt bon. Je n’ai pas vu grand chose à lui reprocher, même si il faut avouer qu’il ne va ni se démarquer par sa qualité, ni par son originalité. Le côté le plus réussi est sans nul doute les décors, mais je pense qu’on le doit avant tout au travail du coloriste, Jay Fotos. Les personnages sont corrects, leur design est somme toute banale, mais ça n’est pas là l’intérêt. De même, leur personnalité par exemples sont généralement très peu poussée. Seul un petit bonhomme sort du lot. On peut cependant souligner le fait qu’une fois le coup de la narration par flashback prise, on suit facilement l’histoire, y découvrant par la même des petits détails qui valent le détour. La découpe des cases est aisée à suivre, les scènes d’action aussi.

Au final, Bienvenue à Lovecraft est un comic plutôt très sympathique à lire, qui vous fera passer un bon moment. Je ne regrette pas d’avoir commencé la série Locke & Key, et je dois avouer que j’ai plutôt hâte de voir ce que Joe Hill a pu nous préparer. Les comics qui mêlent habilement le Fantastique et l’Horreur ne sont pas si courant en France, il serait bête de passer à côté.


Silence, ça tourne ! #2

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 21 juillet 2011, avec 1 commentaire
Actualités

C’est parti pour notre deuxième rendez vous autour de ce que nous avons pu regarder pendant la semaine. Pour une fois, c’est un peu plus autour des films, et notamment de la saga Harry Potter de J.K. Rowling. Vous n’avez pas du passer à côté de la sortie du dernier film sur les grands écrans, il faut dire que vu le tapage médiatique autour, il était difficile de le faire. Nous y sommes bien entendu allés le plus tôt possible, et la présence d’un jour férié était l’occasion idéale. Mais on ne vous en parlera pas ici, puisque Harry Potter et les Reliques de la Mort Partie 2 aura bien entendu droit à son article à part entière.

Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban

Hermione dans Harry Potter et le Prisonnier d'AzkabanNous avons revu Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban qui repassait sur TF1. Nous ne l’avions vu qu’une seule fois, lors de sa sortie, où il avait laissé (surtout à Serafina) un souvenir désastreux.

Et lors de cette seconde visualisation, force est de constater que c’est encore pire que dans nos souvenirs. La manière de filmer est très spéciale, la BO plutôt hors sujet, on se demande même si la personne qui en a fait les choix connaissait les scènes avant de choisir les morceaux. Les couleurs sont trop noires, et on ne parlera pas du massacre de l’histoire : les maraudeurs à peine évoqués, la scène de la cabane hurlante tronquée.

En prime les effets spéciaux, surtout pour Lunard sont absolument désastreux. A oublier.

True Blood S04e04

Avec ce nouvel épisode de True Blood, j’ai eu l’impression que la saison démarrait enfin. On entre un peu dans le vif du sujet, et en plus de cela, c’est plein d’humour. Évidemment, on doit beaucoup au personnage d’Eric, qui est à l’honneur dans le roman correspondant. On est cependant très éloigné de la série de livres, mais les bases restent les mêmes et le meilleur en a été gardé. Certes situations commencent enfin à devenir intéressant, ça promet du meilleur pour la suite.

Falling Skies s01e01

Noah Wyle dans Falling SkiesDans la recherche de nouvelles séries nous nous sommes intéressés à Falling Skies. Il faut dire que le nom de Spielberg avait de quoi donner envie, surtout lorsqu’on sort d’un Band of Brother. Et puis celui de Noah Wyle ancien Dr Carter attirait Serafina. Malheureusement, il ne faut pas juger une série à son casting, et il faut bien dire que ce premier épisode ne donne absolument pas envie de voir la suite.

Les extraterrestres s’accompagnent d’un coté très nanard et la narration est plus que convenue. Les ficelles scénaristiques sont déjà connues et tout se déroule exactement comme on pourrait l’imaginer. La série s’annonce donc des plus conventionnelles, avec des scènes dont l’intérêt et la lenteur sont frustrantes à l’extrême. Pour le moment sans aucun doute la série à éviter.

Mad Men S01e11

Nous essayons difficilement de finir la première saison de Mad Men, commencée depuis plus d’un an. Il faut dire que cette série est assez spéciale, il ne se passe rien, ou presque, il n’y a pas de fil rouge, mais on se prend quand même au jeu. J’ai l’impression que cette fin de première saison commence enfin à se dénouer, avec notamment des évolutions professionnelles pour pas mal de personnages. On salue toujours autant la fidélité historique de l’histoire, un vrai régal.

Et c’est tout pour aujourd’hui. Vous regardez quoi, vous, en ce moment ?


L.A. Noire sur Xbox 360

aka oni dans Critiques, Jeu Vidéo le 20 juillet 2011, avec aucun commentaire
Critiques

À moins de vivre au fond d’un placard ou d’être totalement réfractaire à la culture vidéo-ludique, vous ne pouvez pas être passés à côté du phénomène annoncé qu’est le jeu L.A. Noire édité par Take Two pour le compte de Rockstar. Vendu comme une révolution technique et un pionnier d’un nouveau genre, le jeu de Team Bondi et Rockstar, réputés pour les GTA et plus récemment Red Dead Redemption , est sorti en mai sur PS3 et Xbox 360. Mais le titre est-il réellement à la hauteur de ces assertions ? En tout cas, il ne laisse pas indifférent. Synopsis.

L.A. Noire sur Xbox 360

1947, États-Unis, ville de Los Angeles. Cole Phelps, ancien G.I. décoré de retour de la campagne du Pacifique, travaille comme policier au L.A.P.D. (Los Angeles Police Department) comme simple troufion patrouilleur. Il lui faudra alors prendre des initiatives, résoudre des affaires afin de monter en grade et devenir inspecteur dans une des quatre grandes brigades de la ville (trafic, meurtre, mœurs, incendies criminels). Comme vous vous en doutez, vous passerez par les quatre au fil du jeu.

L’ambiance est celle de la « grande époque » du film noir américain, du thriller urbain un peu crasseux. Los Angeles est alors en pleine expansion, et on peut affirmer sans trop s’aventurer que le crime et la corruption y ont pignon sur rue. Les décors sont magnifiques, l’ambiance est excellente, rien à dire à ce niveau, en particulier la ville sous la nuit. Une immense partie de L.A. est restituée, ainsi que plusieurs lieux historiques, et chaque rue et passant fourmillent de petits détails d’époque, avec le début de ce qu’on appellera plus tard l’American Way of Life (panneaux publicitaires, enseignes, devantures…)

On retrouve sans mal l’inspiration de GTA puisqu’on peut se balader librement dans toute la ville et réquisitionner n’importe quelle voiture qui passe. Et ce sont pas moins de 95 véhicules d’époque, dont beaucoup sont cachés, que vous pourrez débloquer et conduire. Et franchement, y a pas à dire, conduire une vieille Buick ou une Lincoln, ça a plus la classe qu’une Clio. Au niveau des véhicules cachés, vous aurez la joie de mettre la main sur des concepts cars telles qu’une Scout Scarab ou d’une Phantom Corsair, bref, rien à dire à ce niveau, les voitures sont superbement réalisés.

Fusillades dans L.A. Noire sur Xbox 360

Les fusillades sont généralement courtes, et surtout très scénarisées

En revanche, il faut bien dire que contrairement à la référence sus-citée, la ville présentée par L.A. Noire est un peu vide. Grande carte et liberté de déplacement ne veulent pas dire GTA, et il faut bien avouer qu’il n’y a aucun intérêt autre que la conduite à se balader dans la ville : pas de quête cachée, de mini-jobs… Ce vide tient au fait que le jeu présente des ressemblances avec un film interactif : L.A. Noire suit une trame définie, et l’apparente liberté de jeu cache en fait une aventure très dirigée, à des années-lumières d’un GTA des années 40 donc. On notera tout de même l’existence des « délits », une quarantaine de mini-quêtes qui se déclenchent aléatoirement et que vous pouvez choisir d’ignorer. Bien qu’il y ait un réel effort fait par les développeurs pour les justifier et les contextualiser, ils se ressemblent tous plus ou moins et se terminent soit en poursuite, soit en fusillade.

Mais le véritable corps du jeu ne se situe pas là. L.A. Noire est avant tout un jeu d’enquête. Ainsi, à chaque affaire que Phelps se verra assigner, il devra avant tout se rendre sur les lieux du crime ou du délit avec son partenaire, chercher des indices, interroger les témoins, enquêter sur les nouveaux lieux qui en ressortent, trouver des preuves et tenter de faire avouer les suspects. Deux grandes phases se dégagent lors de l’enquête : recherche d’indices/preuves et interrogatoires. La première phase est relativement basique ; sur une scène de crime ou dans un lieu suspect, vous devez tenter de trouver des objets reliés à l’affaire et vous en servir pour avancer. Cela peut être une carte de visite, l’arme du crime, une trace de pas, bref, un indice.

La recherche est bien faite (vous devrez inspecter plus minutieusement certains objets, d’autres sont totalement inutiles…), mais un peu trop facile (sauf peut-être sur la fin du jeu). Les scènes de recherche sont plutôt restreintes, et vous avez en prime droit à deux aides ; une musique qui cesse de jouer lorsque vous avez trouvé tous les indices du coin, et surtout une option qui déclenche un son dès que vous passez près d’un indice. A désactiver absolument : sinon, il ne reste plus qu’à balader votre personnage en rond en attendant que votre manette vibre. A n’utiliser qu’en cas de blocage absolu ou vous allez gâcher le jeu. Remarquez que rien ne vous empêche de matraquer le bouton A de votre manette en tournant en rond, mais bon, le jeu perd de sa saveur en faisant ça…

Indices L.A. Noire sur Xbox 360

On retrouvera de nombreux indices, dont des papiers à lire. Attention, il ne suffit pas de les ouvrir pour les lire !

Attardons-nous maintenant sur Le point principal du jeu, plus important que la conduite des voitures de collection et mieux réalisé que la recherche d’indices : l’interrogatoire. Si L.A. Noire a fait autant de bruit, c’est grâce à la nouvelle technologie que le jeu utilise, le « motion-scan« , une technique qui permet en quelque sorte de transposer directement le jeu d’un acteur sur son alter ego virtuel, afin d’obtenir un rendu ultra-réaliste, de sorte que les expressions des protagonistes du jeu sont totalement naturelles et crédibles. Et il faut bien avouer que le résultat est bluffant. Ça va être très dur de passer après L.A. Noire sur ce point tant le rendu est parfait. Le jeu des acteurs est plutôt bon, et les éditeurs ont eu le bon goût de laisser la version anglaise des dialogues, Rockstar oblige.

Sur ce point d’ailleurs, les sous-titres sont quelque peu pénibles lorsqu’on lit un document, car leur vitesse de défilement est très lente, et il faut attendre que tout soit passé pour que le jeu considère que le document est « officiellement » lu. La traduction est plus ou moins fidèle, disons qu’elle est un peu édulcorée et que les noms des affaires ont été très librement traduits. Cela permet cependant d’apprécier quelques références qui nous auraient sans doute échappé sans cela.

Pour revenir aux interrogatoires, le but est de poser des questions et de déterminer si le suspect ou le témoin dit la vérité. Trois options s’offrent à vous pour chaque réponse donnée : vérité, doute ou mensonge (ce dernier devant être justifié par une preuve). Cela peut sembler un peu fruste, mais ça marche extrêmement bien ! On se prend à guetter le moindre regard en biais, la moindre torsion de lèvre, à recouper nos preuves en consultant le carnet récapitulatif (très ergonomique, au passage)… Bon, certes, les acteurs (vous en reconnaîtrez sans doute quelques-uns…) surjouent un chouïa pour que ce ne soit pas impossible, mais les interrogatoires n’en sont pas faciles pour autant.

Carnet de L.A. Noire sur Xbox 360

Un carnet permet au joueur de jeter un œil à toutes les informations de l'enquête : lieux, personnages, relations, indices...

C’est d’ailleurs la partie la moins facile d’un jeu extrêmement accessible ; les scènes d’actions qui entrecoupent les affaires servent surtout à donner du rythme au jeu, et elles remplissent leur rôle, mais sans plus. Aucune ne constitue de vrai défi – et elles peuvent d’ailleurs être simplement sautées. Non, les interrogatoires sont la colonne vertébrale du jeu ; pas évidents, utilisant efficacement le motion-scan, ils valent d’acheter le jeu à eux seuls. Néanmoins, cette technologie semble particulièrement coûteuse et il est peu probable qu’elle fasse énormément d’émules.

Niveau jouabilité, le personnage est quelque peu balourd, un peu pataud, pas très agréable à diriger ; mais ce n’est pas comme si on en avait vraiment besoin, et Cole Phelps bénéficie d’une direction assistée très pratique lors des courses poursuites. Idem lors des fusillades ; Phelps est difficile à manier, à bouger, mais la visée est assistée, la barre de vie se régénère… Encore une fois, la facilité est voulue, l’action n’est là que pour rythmer les enquêtes. Au niveau de la conduite, la maniabilité est déjà bien meilleure, quoiqu’encore un peu lourde – mais bon, ça, c’est peut-être ma propension innée à me prendre tous les murs et autres conducteurs. Au passage, les lampadaires de Los Angeles sont plutôt fragiles.

Le scénario général est bien fait, je ne peux pas trop en dire pour éviter de spoiler, mais disons que Phelps a une personnalité un peu plus complexe qu’un simple héros de guerre de série B – on en apprendra plus sur le passé du personnage lors de flashbacks joués entre les différentes enquêtes. Vous constaterez d’ailleurs également que les affaires ne sont pas toutes indépendantes les unes des autres ou que certains personnages et/ou affaires sont inspirés de la réalité. Et la fin est digne de ce qu’on attend d’un bon film noir… Bref, sans trop m’y attarder, un scénario qui ne brille pas par son énorme complexité, mais qui est assez fouillé pour ne pas tomber dans le trop convenu et assez prenant pour qu’on veuille savoir la suite.

Ecran de Mission dans L.A. Noire sur Xbox 360

Chaque nouvelle mission est introduite par une petite cinématique du méfait, et par son titre. Parfois plus ou moins bien traduit d'ailleurs.

La durée de vie est honorable – le jeu fait certes 3 CD, mais ne comptez pas plus d’une vingtaine d’heures, disons vingt-cinq si vous prenez votre temps et vous occupez de tous les délits, ce qui reste tout de même au-dessus de beaucoup de jeux. En revanche, le jeu pêche côté rejouabilité. Certes, vous pouvez toujours rejouer pour trouver tous les indices et mener les interrogatoires sans vous tromper, mais le seul intérêt est d’obtenir un meilleur classement de l’affaire (de une à cinq étoiles), ce qui s’apparente pour moi plus à du scoring qu’autre chose, et je ne suis pas fan de scoring. Si l’on connaît l’histoire, l’emplacement des indices principaux et les rebondissements de l’affaire, quel intérêt de la rejouer ? Ce n’est que mon opinion, mais pour moi, la rejouabilité est quasi-nulle.

Un dernier mot sur la bande son, juste parfaite ; elle est surtout constituée de morceaux de jazz très bien choisis, qui collent parfaitement bien avec le jeu – rouler dans le Los Angeles de 1947 avec du Dizzie Gillespie ou du Louis Armstrong, c’est juste aussi génial que stéréotypé. Sans faute sur ce point.

En conclusion, L.A. Noire n’est peut-être pas le séisme vidéoludique annoncé, mais c’est un jeu particulièrement bon ; le motion-scan est parfaitement utilisé, il sert l’intrigue sans phagocyter le jeu. Très original, à l’ambiance particulièrement bien rendue, surtout pour les amateurs de polars urbains du genre de ceux d’Ed McBain, il n’est pas exempt de défauts, en particulier le dirigisme camouflé du jeu, mais il vaut définitivement le coup.


Deus in Machina de John Scalzi

Serafina dans Critiques, Livres le 19 juillet 2011, avec aucun commentaire
Critiques

Deus in Machina est un court roman de 140 pages, on pourrait même dire une novella, de John Scalzi sorti en 2009 dans la langue de Shakespeare et publié en 2011 aux éditions l’Atalante avec une traduction signée Mikael Cabon. Il s’agit d’un roman totalement indépendant de son autre série , Le vieil Homme et la Guerre. Malgré une couverture de Vincent Chong qui me rebutais plutôt, j’ai eu envie de le lire car cela faisait un moment que je n’avais pas lu de roman de Science Fiction. Synopsis ?

Deus in Machina de John Scalzi

Les Dieux existent. Ils étaient plusieurs, se sont battus, et un a gagné. Les autres ont été réduits en esclavage. Les dieux sont les moteurs des vaisseaux spatiaux traversant les galaxies. La science n’existe plus, la foi domine le monde. On suit Ean, le commandant du Vertueux, dont le dieu est fourbe et vicieux.

En réalité le postulat de base, ces dieux vaincus et l’omniprésence de la foi, n’est pas aisé à saisir en premier lieu. En effet, comme dans la plupart des novella, on est propulsé au milieu de l’action, sans présentation du monde, c’est à nous de recoller les différents morceaux pour avoir une idée un tant soit peu correcte de l’état du monde. J’ai trouvé le monde assez original, ces dieux vaincus qui ont remplacés les machines, c’est quelque chose qu’on ne rencontre pas souvent, et qui pouvait amener à de nombreux points intéressants.

Le style ne m’a pas foncièrement marqué de John Scalzi, il n’a rien de réellement notable, mais a le mérite d’être clair. Je ne sais si c’est du fait de la traduction de Mikael Cabon, mais c’est très direct voir parfois un peu haché. Sans que j’ai trouvé cela particulièrement dérangeant pour autant. Du fait du format très court, forcément les personnages sont assez peu nombreux et pas forcément très développés. Cependant, l’univers mis en place par l’auteur prend très vite corps, et il est assez facile de se plonger dedans. On est face à un univers ultra-religieux mais qui sur certains points n’est pas sans rappeler Firefly, notamment par le personnage du Corbeau, qui m’a fait penser à la prostituée de la série de Joss Whedon, le tout mélangé à du Hyperion de Dan Simons. J’ai trouvé l’univers facile à imaginer et facile à intégrer, malgré le flou entourant la foi pendant les premiers chapitres. Le problème c’est que l’intrigue est du coup assez télescopée, format très court oblige, et on a l’impression que cela se passe très vite.

Deus in Machina de John ScalziComme tout bon roman de Science-Fiction voire Anticipation qui se respecte, Deus in Machina est une critique de la société, et veut nous faire réfléchir. Le problème c’est évidemment que lorsqu’on est face à un monde aussi religieux, la critique va forcément porter sur la religion. Et dans le cas présent, à mon avis, la morale est beaucoup trop manichéenne et basiquement « anti-religieuse ». Ce manichéisme m’a beaucoup déplu et déçu. Je pense qu’un sujet comme la religion est de toute manière très difficile à traiter de manière correcte en 140 page. Dans le genre, mieux vaut un Dune, mais on est évidement pas dans la même catégorie de bouquins.

En somme, Deus in Machina de John Scalzi partait d’un bon postulat, avec un très bon monde, mais le format est bien trop court pour un sujet d’une telle ampleur, et on a plutôt l’impression d’être face à un pétard mouillé. Dommage. Cependant, au vu de l’imagination et du monde très crédible, nul doute que je relirais des romans de cet auteur si l’occasion se présente.


C’est Lundi, que lisez vous ? #9

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 18 juillet 2011, avec 5 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Chargée celle ci, d’ailleurs.

dabYo

Cette semaine aura été un peu particulière, car j’ai fait ce que je me retiens toujours de faire: lire deux livres en parallèle. La semaine a d’abord commencé avec Palimpseste de Charles Stross. Il s’agit d’un roman orienté jeunesse de Science Fiction tout juste publié par J’ai Lu dans sa collection Nouveaux Millénaires. Il a remporté le Prix Hugo 2010, mais je dois avouer qu’il me laisse perplexe. Balancer des mots scientifiques à tout va ne rend pas un bouquin crédible pour autant, et c’est pourtant ce qu’il se passe ici. L’histoire est très intéressante, mais je n’arrive pas à entrer dans le livre. Pourtant j’en ai déjà lu la moitié. A voir avec la suite.

A Dance With Dragons de George R.R. MartinEt, vous vous en doutez bien, faible que je suis, j’ai fini par me procurer A Dance With Dragons de George R.R. Martin. Il s’agit donc bel et bien de la suite du Trône de Fer, en version originale cette fois. Le livre est sublime, vraiment, et il ne rougira pas d’une comparaison avec les éditions adultes de Harry Potter. Je n’ai lu que le prologue et le premier chapitre, mais c’est vraiment bon de repartir sur les terres de Westeros. L’anglais utilisé par Martin n’est pas trop compliqué, et malgré mon manque de lecture en version originale, j’arrive pour le moment bien à suivre l’action. Donc si vous êtes assez à l’aise avec l’anglais mais hésitez à sauter le pas, ça ne vous posera pas de problème. Sinon, je devrai refaire un point sur la sortie du tome 13 du Trône de Fer en France dans les jours à venir.

On fini avec deux ouvrages dessinés, d’abord le tome 1 du comic Locke & Key, très sympathique, et la BD franco-belge Lord of Burger, un poil plus classique mais tout aussi sympathique. J’en reparlerai bientôt en chronique.

illman

Le Héros des Siècles, Fils-de-Brume, de Brandon SandersonJ’ai terminé la trilogie de Sanderson, Fils-des-Brumes, avec le Héros des siècles. Un tome excellent mais qui part un petit peu dans la surenchère de pouvoir et de dieux à mon humble avis, il n’en demeure pas moins un must have à mes yeux.

J’ai commencé à lire le tome 3 du Donjon de Naheulbeuk: Le conseil de Suak. C’est sympa, un peu drôle et puis bon ça fait dix ans que je suis les pérégrinations de ces personnages, à force on s’attache. Une fois que j’aurai fini ça, je pourrais m’atteler à Metro 2034. J’ai eu aussi pas mal de manga et de comics à mon anniversaire, si j’ai le courage j’en ferai bien des articles pour iiD.

Serafina

Je suis une mauvaise élève. Comme je vous le disais la semaine dernière j’ai commencé le tome 2 des Mystères de Harper Connelly Pièges d’Outre-Tombes de Charlaine Harris. Il me reste 25 pages avant de le finir. Le roman est clairement à la hauteur du premier et confirme la qualité de la série. C’est une petite enquête policière, sans atermoiement, sans trop de romance, c’est simple et efficace. Bref je vous recommande cette série, meme si vous n’avez pas aimé son autre série de Bit Lit, La Communauté du Sud.

vampire kisses 2 par Ellen Shreiber Mais voilà, je n’ai pas su résister et j’ai entamé en parallèle Kissing Coffins, le tome 2 de Vampire Kisses. Renommé en Cercueil Blues pour la VF pour une raison que j’ignore, il vient de sortir aux éditions Castelmore, le label jeunesse de Bragelonne. Je l’avais déjà commencé en anglais mais comme j’adore la série, j’ai succombé. C’est toujours un plaisir de retrouver Raven et sa bonne humeur. Seul bémol, je trouve la traduction française assez moyenne sur de nombreuses expressions. Il me reste 50 pages, et on en reparlera donc bientôt. Si vous ne connaissez pas, je vous invite à lire ma chronique du premier tome de Vampire Kisses.

Et ensuite, je suis tombée sur une Fnac qui vendait des bouquins de chez Camion Noir, un éditeur que j’adore, j’ai donc acheté Le Black Metal Satanique : les seigneurs du chaos, que j’ai entamé dans la foulée. Ce n’est pas un roman de Fantasy, mais bel et bien une étude du milieu du Black Metal en Norvège et de ses origines, de son histoire. J’en suis à la moitié et c’est vraiment passionnant si vous vous intéressez à cette musique ou à ce milieu. Là aussi on en reparlera.

Cette semaine, j’espère bien finir tous ces livres entamés !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


MdM#28: Sick Bubblegum de Rob Zombie

Actualité ou Coup de coeur, c'est le morceau du moment

Serafina dans Coup de Coeur, Musique le 17 juillet 2011, avec 1 commentaire

Il arrive parfois qu’un concert que l’on redécouvre un morceau d’un artiste, même lorsqu’on le connaît déjà bien. C’est plus ou moins ce qu’il s’est passé lors du passage de Rob Zombie au Hellfest 2011. Le leader du défunt groupe White Zombie, qui continue sa carrière en solo depuis, a en effet joué ce sublime morceau qu’est Sick Bubblegum en live.

Derrière ce titre assez mystérieux se cache sans aucun doute son plus grand hymne, Rock Motherfucker, Rock, Motherfucker. Des paroles recherchées comme on les aime, à crier en rythme dans le feu de l’action. Le clip, quant à lui, est des plus banales, surtout lorsqu’on considère que c’est un clip pour Rob Zombie. Car on avait été habitué à plus original qu’une simple vidéo de musiciens, aussi épileptique soit elle.


Autour de Londres de Lydie Blaizot

Serafina dans Critiques, Livres le 15 juillet 2011, avec 2 commentaires
Critiques

J’avais découvert Lydie Blaizot l’année dernière avec son roman La Maison de Londres sorti aux éditions du Petit Caveau. Un roman de Fantastique avec des vampires qui m’avait fort plu. Je m’attendais à ce que ce second titre, Autour de Londres, soit une suite directe du roman, mais en fait non. Il s’agit ici d’un recueil de nouvelles qui se déroule dans le même univers, certaines reprenant les mêmes personnages que le premier roman, parfois personnages principaux ou non. De ce fait il n’y aura pas de synopsis.

Autour de Londres de Lydie Blaizot

Bien que les nouvelles ne soient pas des suites directes, et se passent même souvent avant le roman paru l’année dernière, il me semble nécessaire d’avoir lu La Maison de Londres avant de commencer cet ouvrage. En effet, on risque sinon d’être un peu perdu au niveau du fonctionnement des vampires dans cet univers, la Maison de Londres, ou les Trois Mousquetaires ne sont pas réellement ré-expliqués. Ce n’est pas une condition obligatoire, mais je pense que c’est mieux pour tout comprendre.

On retrouve donc avec ce recueil le style très agréable de Lydie Blaizot. Celui ci est fluide, les descriptions passent bien et les actions sont bien rendues. Elle décrit à merveille le Londres  (et ses alentours) de  la fin du XIXème siècle, et vous vous en doutez, j’adore cette époque. En réalité, la progression est chronologique au cours des huit nouvelles, la première se déroulant en 1795 pour s’achever avec la dernière en 1895. Près d’un siècle de vampires, avec évidemment des personnages récurrents.

Les nouvelles font chacune quelques dizaines de pages, des longueurs que j’ai trouvé idéales, pas trop courtes pour ne pas trop condenser l’histoire sans être trop longues. On retrouve avec plaisir les personnages du premier roman mais aussi quelques nouveaux qui sont aussi plutôt bien décrits, et il est aisé de s’attacher à eux. Les héros des nouvelles, généralement vampires, sont assez variés, de la femme un peu bébête au vampire machiavélique.

Autour de Londres répond à un certain nombre d’interrogations qu’on pouvait avoir suite au premier opus : comment Jedediah est-il devenu Chef de la Maison de Londres, comment les 3 mousquetaires ont-ils été amenés à travailler ensemble, etc. Ça ne donne que plus de reliefs aux héros déjà appréciés dans le précédent roman.

Autour de Londres de Lydie BlaizotSi je suis généralement plutôt contente de la qualité des romans, en tant que livres, des éditions du Petit Caveau, je dois dire que j’ai été assez déçue. D’abord de la couverture, que je trouve un peu simpliste, mais surtout des dessins à l’intérieur.

En effet, il y ‘a un certain nombre de dessins entre les pages, qui représentent chacun des personnages. Si l’idée est bonne, le problème viendrait plutôt du niveau des dessins, ce dernier est quand même très discutable et donne un coté un peu amateur au bouquin. C’est dommage. Avec l’absence d’éléments explicatifs cités ci-dessus, ce seront quasiment les seuls reproches que je ferais au bouquin.

Car Lydie Blaizot utilise habilement le format des nouvelles pour étoffer son mythe vampirique, nous en présentant diverses facettes. C’est aussi l’occasion de creuser les personnages et scènes déjà entraperçues dans le roman La Maison de Londres. Nul doute que l’auteur a là matière à faire une série de livres sur ce thème. Je ne sais pas si c’est au programme mais je l’espère. En tout cas, si vous avez aimé La Maison de Londres, ne passez surtout pas à coté de ce recueil ! Et si vous n’êtes pas encore entré dans cet univers, je vous invite à le faire.