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Le Voyage de Kuro est un manga japonais dessiné par Satoko Kiyuduki, récemment édité par les éditions Kana. Cette série ne compte pour le moment que deux tomes au Japon, qui viennent tout juste d’arriver dans les rayons des librairies françaises. Le premier tome est très bien présenté, dans un format inhabituel pour un manga, légèrement plus grand, mais surtout avec une dizaine de pages couleurs tout simplement magnifiques. Avant d’entrer dans la critique de ce manga qui relève plus du conte onirique, en fait, penchons nous sur le synopsis.

Le Voyage de Kuro, Tome 1, de Satoko Hiyuduki

Kuro est une voyageuse. Une itinérante qui traverse le pays seule avec un cerceuil sur son dos, au gré du vent et des auberges. Aux passants, elle raconte que c’est le sien, alors qu’une fois le soir venu, on s’aperçoit qu’il héberge en fait une chauve-souris. Sen y loge en compagnie de ses confrères qui ne peuvent pas se mouvoir au soleil. Kuro, est habillée de noir de la tête au pied, et ce n’est pas étonnant puisque Kuro veut dire « noir » en japonais. Tout au long de son voyage, elle va rencontrer des gens, tout simplement.

Le Voyage de Kuro, Tome 1, de Satoko HiyudukiDès qu’on lit le synopsis, on s’aperçoit ici qu’il ne va pas s’agir d’une banale histoire de quête, de destinée, etc. Enfin, si, peut être, après tout nous finirons bien par découvrir pourquoi Kuro fait elle ce voyage. Mais on comprend vite que notre manga ne s’axera pas autour d’un scénario au suspens insoutenable, mais autour des rencontres et des échanges que l’héroïne fera avec différents personnages. Et il faut dire que c’est le cas dès le début, nous n’avons pas d’introduction sur l’univers, le personnage, ou quoi que ce soit. On ne sait même pas dans quel monde on se situe, on est là, simplement, et on admire le paysage.

Car la seconde chose que l’on remarque, c’est le talent que possède Satoko Hiyuduki pour dessiner et concevoir son monde. Les quatres premières pages, en couleurs, donnent tout de suite le ton. C’est superbe, tout simplement. Le trait est doux, il n’y pas d’erreurs d’anatomie choquante, ou de personnage voir paysage qui jure. Non, tout est un ensemble homogène et agréable à l’oeil, qui donne envie de s’y plonger complètement. Le maintient des pages couleurs qui démarrent chaque chapitre y contribue fortement, bien entendu. On remercie les éditions Kana pour cela.

Outre les pages couleurs, toutes celles en noir et blanc bénéficient d’un travail méticuleux de la part de l’auteur avec notamment des trames pour jouer sur les ombres et lumières des cases. Le découpage est lui aussi très bon, bien que déroutant au début: on a l’habitude lire les mangas de droite à gauche, alors qu’il faut ici lire de haut en bas, puis se décaler vers la gauche. Je vous ai perdu ? C’est bien la preuve qu’il faut un petit temps d’adaptation.

Le Voyage de Kuro, Tome 1, de Satoko Hiyuduki

Une fois cette adaptation faite, on n’a plus aucun mal à suivre les dialogues entre les personnages, à comprendre et à se laisser aller. Bien sûr, les dialogues sont simples, ils sont eux aussi très doux, en général. Il y a bien entendu quelques personnages aux paroles plus, comment dire, méchante, mais sans pour autant que cela casse le côté doux. Cela rajoute simplement la mélancolie, un des autres sentiments forts du manga, surtout concentré autour de l’héroïne Kuro.

A côté de notre héroïne on retrouve donc Sen, une chauve souris, ainsi que deux jeunes petites filles. Bien que ce soient des personnages secondaires, ils sont eux aussi travaillés et prendre une grande place dans ce que l’on peut appeler l’histoire. Bien entendu, les caractères sont somme toute simple, mais ne demandent qu’à être appronfondi dans les prochains tomes, pour nous toucher et/ou attendrir un peu plus.

Le Voyage de Kuro, Tome 1, de Satoko HiyudukiVous l’aurez compris, le Voyage de Kuro m’a tout de suite séduit. Son ambiance, légère, mais aussi très mélancolique, voir gothique, est vraiment prenante et agréable. Ce n’est pas le genre de manga que vous lisez pour lire des récits d’actions en tout genre, mais de ceux que vous lisez pour voyager, tout simplement. J’étais triste en terminant de lire ses dernières pages, et pourtant, j’avais l’impression d’avoir à peine commencé le voyage. J’ai hâte de lire la suite.

Et si vous préférez lire une preview pour vous en faire une idée avant de l’acheter, les premières pages sont disponibles sur Kanabox.


Embalming, Tome 1, de Nobuhiro Watsuki

illman dans Critiques, Livres, Manga le 5 mai 2010, avec aucun commentaire
Critiques

Embalming, Une autre histoire de Frankenstein est le nouveau manga de Nobuhiro Watsuki. Un mangaka déjà connu notamment pour son grand succès, Kenshin le Vagabond et son plutôt moyen Buso Renkin. Le premier tome est sorti au début de l’année, aux éditions Kaze Manga, anciennement Asuka. Alors que vaut le premier tome de cette nouvelle série ? Synopsis

Embalming, Une autre histoire de Frankenstein, Tome 1, de Nobuhiro Watsuki

Il y a 5 ans, une créature monstrueuse à forme humaine a fait un massacre en attaquant une diligence, ne laissant que trois survivants, deux garçons, Fury et Wraith et une jeune fille. Fury et Wraith vivront ces cinq années pour leur vengeance jusqu’au jour où il se retrouveront nez à nez avec leur fameux ennemi. Et là, ils découvriront une terrible vérité: les Frankensteins, créatures faites d’assemblages de cadavres, arpentent les terres.

Je n’avais pas d’apriori et je n’ai jamais lu le Frankenstein d’origine mais je suis un peu déçu. L’idée des Frankensteins multiples aurait pu être intéressante. Le problème, c’est qu’ils semblent pulluler, du coup ils sont bien moins intimidants et encore moins mystérieux, ils sont banals. Il faut dire qu’on nous lâche peut être un petit peu trop d’informations pour un premier tome, et on semble se diriger vers une série courte. Il y a notamment eu seulement trois tomes au Japon en deux ans de publication, ce qui semble peu.

Niveau personnages, ô surprise le héros Fury n’a pas 12-13 ans mais les 18 ans passés, ce qui est assez surprenant dans un Shonen. Son moteur, la vengeance change de d’habitude et il est un poil moins neuneu que la moyenne, choses agréables. Toujours dans le casting, on se retrouve avec un personnage assez douteux qui semble s’être trompé de manga. Une femme médecin en porte-jarretelles  qui ressemble à une prostituée et qui a l’air de faire partie des personnages principaux, j’ai trouvé ça d’un goût assez mauvais. Un personnage sort du lot et je pense qu’il sera le méchant, mais bon il manque quelque chose pour en faire un vrai méchant, il est un peu trop effacé et ses motivations ont l’air pas nettes, j’espère qu’ils en trouveront un plus charismatique pour la suite.

Embalming, Une autre histoire de Frankenstein, Tome 1, de Nobuhiro Watsuki

Venons en au cœur de ce qui fait un manga, le dessin de Nobuhiro Watsuki. Le chara-design de Fury est pas mal, encore heureux, c’est le héros, mais les autres personnages font pale figure et très quelconques à coté de lui. Les méchants Frankenstein ne sont pas mieux. Pour avoir lu et aimé Kenshin, je m’attendais à beaucoup mieux de ce coté. Les décors, si l’on se cantonnait à l’architecture, sont corrects, mais sinon c’est un peu vide, j’enfonce des portes ouvertes là vu le genre. Les scènes d’action ne sont pas trop bordéliques, à part deux trois cases, les combats sont plutôt clairs et on ne joue pas à qui est qui au milieu des lignes de vitesse.

Je ne sais pas si Kaze Manga est tout simplement fidèle aux couvertures d’origine, mais ils ont le sens de la couverture. Je suis plusieurs séries chez eux et je les trouvais déjà de bonne qualité, au vu du prix, et Enbalming suis le même chemin. A noter aussi l’illustration couleur en début de volume est bienvenue et plutôt stylée. Au rayon des bonus, entre chaque chapitres on peut trouver diverses notes de l’auteur concernant ses choix scénaristiques, de dessins, des anecdotes sur la genèse de son manga ainsi que des sortes de cahiers techniques où l’auteur fait part des  recherches qu’il a fait pour écrire sa série. C’est largement plus intéressant que ce qu’on a l’habitude de croiser dans d’autres mangas.

Embalming, Une autre histoire de Frankenstein, Tome 1, de Nobuhiro WatsukiUne petite note à part qui m’as bien fait rigoler, il faut 1,21 GigaWatts pour créer un Frankenstein. Ça ne vous rappelle pas les 2,21 GW de Retour vers le futur, hein ? (là je fais un clin d’œil)

En bref, une nouvelle série sympa, mais il faudra voir la suite pour mieux juger, parce que bon c’est toujours limite de le faire sur un premier tome. Je dois avouer que les deux dernières pages de ce volume ne laissent pas augurer du meilleur, sigh. Jetez y un coup d’œil si vous aimez les Shonens d’action.

A noter que le deuxième tome sort courant mai, on aura donc vite notre réponse.


Tu m’envoies un mail? de Emmanuelle Friedmann n’est pas vraiment dans mon genre de prédilection. Le roman d’un peu plus de 200 pages est en effet une satire du monde du travail. Un livre très ancré dans la réalité pour la lectrice d’Imaginaire que je suis. Mais bon, quand on me l’a proposé je me suis dit pourquoi pas, ça va changer. Et en effet, ça change, je peux vous le dire. Le roman vient tout juste de paraître aux éditions Privé.

Tu m'envoies un mail ? de Emmanuelle Friedmann

Journaliste, notre héroïne en a un peu marre du travail freelance, et de la précarité qui va avec. On la comprend. Du coup, elle décide de rejoindre le service de communication de l’Entreprise, nommé service de com’. Sauf qu’elle ne s’attendait probablement pas à débarquer dans une telle jungle où tous les coups sont permis.

Premier point notable, l’anonymisation. Rien n’est cité, libre à nous de penser que c’est vrai ou non, de définir dans quel domaine l’Entreprise sévit, bref. Cette anonymisation permet évidemment au livre de toucher un peu tous les secteurs et donc toutes les personnes, qui pourront plus facilement se reconnaître dans cette satyre sociale. C’est un bon point pour s’immerger dans le roman.

Le thème n’est certes pas nouveau, vu qu’il fait penser au Stupeur et Tremblements de Amélie Nothomb –que je n’avais pas aimé d’ailleurs- à la différence près qu’on est là en France. Bien chez nous, et que du coup, quiconque ayant bossé ou bossant dans une grande entreprise reconnaîtra bien des points. Que cela soit la joie des RTT ou bien les plateaux repas en réunion, il est très facile de se repérer. Le milieu où travaille la narratrice est par contre assez exclusivement féminin, ce qui évidemment amène à l’ambiance qu’on peut imaginer, mais que je ne connais pas, étant en informatique.

Chaque chapitre est très court, deux à trois pages tout au plus. Chacun d’entre eux s’axe autour d’une tranche de vie. Il n’y a donc pas de continuité directe entre les chapitres. De ce fait, la lecture est rapide, très rapide. C’est plutôt léger, et l’humour est très présent.

Tu m'envoies un mail ? de Emmanuelle FriedmannCependant, l’humour joue beaucoup sur l’exagération, et à un moment, trop c’est quand même trop. Tous les personnages sont stéréotypés à l’extrême, du coup, si au début ça fait sourire, c’est assez dur de trouver la chose réaliste. Ceci dit, une exagération de ce type est je pense volontaire, afin de montrer les travers de l’entreprise. Les personnages sont tous assez haut en couleurs, vu que leurs traits de caractère sont poussés.

Sous l’exagération et l’humour, on sent quand même du vécu. Peut être pas aussi « grave » et abracadabrant que ce que vit notre narratrice, mais tout de même. Le livre est bien ancré dans la réalité et c’est peut être ce qui fait finalement le plus peur. Sous l’humour, on nous fait un poil réfléchir et on aborde des sujets délicats, dont celui du harcèlement moral. Le ton se fait plus grave au fur et à mesure des chapitres, directe conséquence de ce que subit notre héroïne.

Enfin, il convient de prendre ce livre pour ce qu’il est: une parodie, cependant avec des origines bien réelles. Heureusement toutes les entreprises ne sont pas comme ca. C’est un roman qui fut agréable à lire et qui change de mes lectures. Rien de fondamentalement nouveau, mais un bon moment passé en compagnie de cet ouvrage, qui conviendra à un homme comme à une femme.


Downhearted Dragonfly est une histoire dessinée de Little Thunder, il s’agit du premier tome de la série Kylooe qui en compte trois et qui est terminée. Little Thunder est une artiste chinoise de 25 ans. Bien qu’étant publié par Kana, surtout connu pour ses mangas, Kylooe est plus proche de ce que l’on appelerait BD par chez nous, au meme format qu’un Geek and Girly pour vous donner une idée, et est intégralement en couleur tout au long des 150 pages. Synopsis.

Downhearted Dragonfly, Kylooe Tome 1, de Little Thunder

Elle s’appelle Lanuye et c’est une jeune fille comme les autres. Nouvelle dans son lycée, elle essaie tant bien que mal de se faire des amis. Malheureusement, elle y échoue et fini par acheter un CD nommé Downhearted Dragonfly, à la couverture rassurante qui arbore un Doudou. Ce qu’elle n’avait pas prévu c’est que le doudou prenne vie, en chair et en os. Commence alors un voyage onirique entre le présent et le monde imaginaire d’où il provient.

La première chose qui frappe, c’est évidemment le graphisme. Le style fait très chinois, j’enfonce des portes ouvertes, mais on ne m’aurait pas dit la nationalité, je l’aurais trouvé sans problème. Et je dois vous dire que j’adore le style « chinois », très fin, très délicat. La couleur alterne entre le discret et le psychédélique. On est loin des couleurs ultra contrastées qu’on peut voir dans les comics ou les BD européennes. Ici très peu de contraste sur chaque teinte, des fondus doux qui tranchent violemment avec les couleurs du pays Imaginaire qui est totalement halluciné (vous savez comme quand vous pressez sur vos yeux fermés, vous voyez des couleurs très vives…). Au point de vue dessin pur, il n’y a rien à redire, juste à admirer. Les perspectives sont cohérentes, les plans s’enchaînent bien. Bref un vrai plaisir.

Downhearted Dragonfly, Kylooe Tome 1, de Little Thunder

La découverte du CD Downhearted Dragonfly par notre héroïne...

Ceci dit, de beaux graphismes ne font pas tout. Et heureusement ici, l’histoire est au niveau. Little Thunder exprime ici une sensibilité à fleur de peau. Son histoire correspond a un parcours initiatique qui n’est pas sans rappeler Alice. En plus pessimiste, et moins drôle. Cette Alice là a beau être elle aussi sous LSD, le retour à la réalité sera plus difficile. Et ce coté plus sombre permet une identification accrue. Pour tout ceux et celles qui ont du mal à trouver leur place dans ce monde, ados incompris, rêveurs marginaux, cette Alice vous est dédiée. Sous des allures fantastiques, Kylooe aborde là le dur passage de l’adolescence, et tout ce qui s’ensuit. Lanuye est comme nous, c’est pas une super héroïne.

Downhearted Dragonfly, Kylooe Tome 1, de Little ThunderLe trait et les plans de Little Thunder dégagent des sentiments très fort, mélancolie, tristesse, mais aussi joie et bonheur. On en aurait les larmes aux yeux, autant de joie que de tristesse. Kylooe m’a touchée, très vite, et très intensément. La dernière fois, c’était quand j’ai lu les premières pages du Bleu est une couleur chaude, bien que les deux soient très différents et n’aient rien à voir. La douceur apparente est traître, car Kylooe vous remuera. Le tournant de l’histoire m’a laissée juste abasourdie et les larmes aux yeux (on ne se moque pas hein).

Je ne peux que vous conseiller de découvrir cette BD chinoise, si vous avez un tant soit peu de sensibilité vous tomberez sous le charme, du graphisme et de l’histoire. C’était mon premier ouvrage de Little Thunder, je pense que cela ne sera pas le dernier, et c’est indubitablement une auteur à suivre.


MdM#7: Dead Girls Are Easy de The 69 Eyes

Actualité ou Coup de coeur, c'est le morceau du moment

dabYo dans Coup de Coeur, Musique le 2 mai 2010, avec 8 commentaires

Ca faisait longtemps que nous n’avions pas montré un petit morceau de musique qu’il est bon et qu’on aime fortement. C’est en retombant sur un clip de The 69 Eyes, tiré de leur dernier album, qu’il m’est venu l’envie de recussiter cette défunte section ! Il s’agit de Dead Girls Are Easy.

Sorti en 2009 Back In Blood, le dernier album du groupe des vampires de Helsinki -c’est eux qui le revendiquent hein…-, est tout simplement l’un des meilleurs qu’ils aient composé. Bien loin de ce dont ils sont partis, et que je n’appréciais pas spécialement je dois le dire, le groupe a fait un virage résolument Rock, très Rock même, avec des riffs et de la batterie au rythme comme je les aime. D’après eux, du Goth’n'Roll… Je vous laisse écouter par vous même.

Le clip, volontairement provoquant notamment au niveau du sex-appeal des demoiselles, nous montre tout de même des musiciens qui font plus penser au Glam Rock de Möltey Crüe qu’à la classe des vampires d’Anne Rice. Mais soit, au moins n’avons nous pas droit à des similis d’Edward Cullen, le héros de Twilight. La musique est quant à elle bien plus agressive que ce que l’on avait pu retrouver par exemple avec Gothic Girl, un de leur single du début des années 2000 et que vous devez sans doute connaître. Bien que c’était déjà plutôt bon, ça ne l’était pas assez pour me plaire pour autant.

Je vous conseille bien entendu l’écoute de leur album Back In Blood, tout simplement excellent, surtout lorsqu’il s’agit de rester éveillé en conduisant ! Quel dommage qu’ils soient passé la veille du concert d’Emilie Autumn à Paris…

Back In Blood

Food for Maggots de Virginia Schilli

illman dans Critiques, Livres le 30 avril 2010, avec aucun commentaire
Critiques

Food for Maggots est un recueil de nouvelles aux éditions du Riez de la jeune auteur Virginia Schilli. Déjà, j’ai eu un peu peur quand Seraf’ me l’as mis dans les mains: un recueil de nouvelles est synonyme d’ouvrage où peuvent se côtoyer le bon et le mauvais (à part si tu t’appelles Lovecraft … quoi que ça dépend). Recueil de Nouvelles oblige, pas de synopsis, le recueil en compte dix réparties sur les 200 pages, aussi cela vous en spoilerait la majorité. Qu’a donc ce livre dans le ventre ?

Food For Maggots de Virginia Schilli

Je vais commencer par une remarque sur le choix de la première nouvelle, L’ami du Beffroi. C’est la plus ancienne du livre et je le dis tout de suite, je ne l’ai pas aimé du tout. Les tournures de phrase sont pompeuses à souhait, je veux bien croire que c’est dans une optique gothico-romantique, mais là j’ai soit frôlé l’overdose soit la crise de rire. Pour le coup ce n’était pas terrible comme entrée en matière, d’autant plus que cette nouvelle n’est absolument pas représentative du reste du contenu. Heureusement, je suis un homme persévérant, et bien que je l’avais trouvée trop darkinou choupi kawaï, je me suis attaqué à la suite en me disant que j’allais souffrir. Que nenni, l’auteur avait gardé des atouts dans sa manche et m’a harponné dans la couenne pour que je finisses le livre.

Chose faite avec la nouvelle Death in the Box, assez classique dans l’histoire mais très bien écrite, elle sonne vraie et les obsessions des personnages sont palpables. Vient alors la nouvelle qui est pour moi la masterpiece de ce recueil, Ars Moriendi. Elle n’a beau faire que dix pages, je penses  que je m’en rappellerais encore dans quelques années. C’est là que j’ai senti que l’auteur avait le truc, vous savez le truc qui vous pousse à lire ses autres livres.  Le Londres du XIXème a l’air plutôt bien retranscrit, mais je ne suis pas un spécialiste. Le personnage principal, le peintre Orestres, a un caractère très fort au bord de la folie, comme un personnage de Lovecraft tiens. On le retrouve par ailleurs dans la suite de cette nouvelle, Exitium Ipse Sui, plus loin dans le recueil, toute aussi bien mais sans l’effet de surprise.

Virginia Schilli

Virginia Schilli

On aura aussi droit à une vision du mort-vivant différente de celle qu’on a l’habitude de voir dans Zombification. Ça donne un vent de fraîcheur qui souffle sur les cimetières. Birlirubine nous met au prise avec une jeunesse dépravée qui m’a beaucoup fait penser à l’image que je me fais des soirées londoniennes. On traite ici de paradis artificiel et de mort et j’ai trouvé que ça faisait un peu too much, et emo à souhait. Haddess amène une petite touche d’humour (certes noir) au milieu de ce lot de ténébritude.

Pour écrire La lumière du bout du monde, Virginia Schilli a lu dans mes pensée et nous offre une histoire de pirate et d’îles, exactement comme je les apprécie. Du coup je ne suis pas très objectif sur celle là, mais je dois quand même vous dire que je l’ai aimée. Pour Scarlet Feathers on retombe un peu dans le go-goth, je n’ai pas été emballé et je ne pense pas qu’elle va plaire à ceux qui ne seront pas dans le trip. Pour clore le recueil, Dernier Soupir donne un peu un effet de soufflé. Il y a une forte montée émotionnelle (j’suis vachement sensible moi monsieur). Cependant, à la place d’une montée crescendo jusqu’à la fin comme on pourrait s’y attendre, j’ai ressenti une certaine baisse pour un final qui ne m’a pas emballé plus que ça. Dommage.

Vous l’avez sans doute remarqué, l’auteur varie les époques, on se retrouve tantôt dans le Londres du XIXème, tantôt dans notre époque et même si le lieu n’est pas donné, on sent une influence anglo-saxonne derrière. Le tout est agréable à lire si on excepte la première, et se laisse lire sans que l’on soit forcement un adepte du genre.

Food For Maggots de Virginia SchilliLa couverture faite par Aurélien Police est plutôt jolie mais je ne la trouve pas particulièrement adaptée à l’ambiance du bouquin. Je ferai l’impasse sur le portfolio des œuvres de Estelle Valls de Gomis présent en fin de volume, l’effort est notable mais l’intérêt et la qualité sont malheureusement discutables. A noter, en ce qui concerne l’édition, que différents ouvrages de cette auteur vont être republiés chez les éditions du Riez.

En conclusion, ce recueil contient des bons gros morceaux de Fantastique teintés d’une couleur gothique et certaines des nouvelles qu’il regroupe mérite vraiment que vous les lisiez. Pas toutes certes, mais bon, « à l’impossible nul n’est tenu« .

un recueil de nouvelles est synonyme d’ouvrage où peuvent se côtoyer le bon et le mauvais (à part si tu t’appelles Lovecraft … quoi que ça dépend), et pour ne pas changer, on ne déroge pas à la règle

Le Ballet des Âmes de Céline Guillaume

Serafina dans Critiques, Livres le 28 avril 2010, avec 11 commentaires
Critiques

Il y a des critiques qui sont difficiles à écrire, celle-ci en fait partie. Le Ballet des Âmes est un roman de Céline Guillaume sorti en mars 2010 aux éditions du Riez. Servi par une très belle illustration de Mathieu Coudray, le roman se compose d’environ 200 pages. Il se présente comme une incursion dans la Bretagne des légendes. Outre l’histoire, on peut en lire des commentaires élogieux de Mireille Calmel, Amélie Nothomb et Edouard Brasey. Ces auteurs n’étant pas mes préférés, j’avoue que j’étais assez perplexe. Synopsis.

Le Ballet des Ames de Céline Guillaume

Enora est une pauvre orpheline qui a été recueillie par une vieille dame qui lui fait bien du mal et la punit souvent. Un jour dans les bois, la petite a des visions de dryades, pendant que son village se fait massacrer. Sauvée in-extremis par des guérisseuses, ces dernières la font entrer au service du seigneur de cette terre, le tout en lui racontant une histoire sur les jumeaux du seigneur qui ont été cachés à la naissance et qui ont une marque dans le dos. Car ces enfants sont ceux d’une prophétie, prophétie qui remonte aux origines de l’humanité.

Voilà donc pour les 20 premières pages. Évidemment, nous n’avons pas du tout compris ce que l’héroïne a à voir avec cette histoire. Pas du tout. Ça ne gênerait pas en soit, s’il ne fallait pas 150 pages à celle-ci pour finir par s’en rappeler et faire tilt. Bon déjà un bouquin où on pressent une révélation si tôt, c’est pas bon. Tout du moins, on ne pourra pas compter sur le suspens et le mystère parmi les bons côtés. Mais si ce n’était que ça…

Céline Guillaume

Céline Guillaume (salon Trolls et Légendes)

Enfin, ne soyons pas mauvaise langue. C’est bien écrit. Céline Guillaume maîtrise plutôt très bien sa plume, ses tournures sont belles et agréables et elle n’a pas de mal à nous emmener dans l’ambiance mystérieuse de la Bretagne du XIIIème siècle. Les figures de style et le lyrisme onirique omniprésent marquent fortement ce roman. C’est poétique, on se laisse porter.

Le problème, c’est que le style, ça ne fait pas tout. Et qu’ici, le style est bien le seul point positif que j’ai pu trouver. Niveau histoire il ne se passe quasiment rien, 120 pages d’errances de l’héroïne, qui grimpe dans la hiérarchie, se fait évidemment violer par son seigneur (… oui c’est toujours comme ça dans ce genre de romans, c’était certes une pratique courante à l’époque mais bon, on ne peut pas dire que les œuvres du genre soient très réalistes, donc pourquoi ?), et qu’elle finit par aimer ça. Elle disait non, mais elle voulait dire oui. Bref, elle fait la cuisine, elle apprend à soigner par les plantes. Ça tire en longueur, mais ça reste bien écrit. Le problème c’est que tirer en longueur sur un bouquin de 200 pages, ce n’est idéal.

Il n’y a donc pas grand chose de palpitant, et ce n’est pas malheureusement pas sauvé par des fils scénaristiques très convenus. Les « Luke, Je suis ton père » passent difficilement lorsqu’il n’y a pas grand chose d’autre, et que les trois seuls personnages que nous suivons, par pur hasard, sont tous liés. La prophétie évoquée au début du roman ne l’est plus pendant toute la suite… On se demande ce qu’elle faisait là, et l’intérêt de la faire remonter aux origines de l’humanité si l’on ne s’en sert pas. C’est aussi malheureusement le cas pour la Bretagne. Les dryades sont certes très bretonnes et le seigneur s’appelle Jocellin. Mais à part ça, ça aurait aussi bien pu se passer à Romorantin.

Le Ballet des Ames de Céline GuillaumeL’héroïne passant son temps à se morfondre, il est difficile de lui trouver un quelconque relief ou même de s’y attacher. On a bien envie de lui foutre des claques pour qu’elle s’active, mais c’est tout. Comme quasiment aucun autre personnage n’est développé à côté, elle n’a pas vraiment les épaules pour soutenir le roman, et donne l’impression d’être baladée. Ce qui s’ajoute à l’errance citée plus haut. Du coup bon nombre de ses réactions sont totalement incompréhensibles.

Et si il n’y avait que ses réactions d’incompréhensibles. J’avoue avoir eu l’impression à plusieurs reprises que certaines situations étaient simplement illogiques, mais que je ne peux pas vous évoquer pour ne pas vous révéler l’intrigue.

Bref, je ne suis pas du tout rentrée dans ce livre, malgré le niveau d’écriture, qui est lui très bon. Le scénario m’est apparu bancal, les révélations convenues, les personnages insipides. Les beaux mots ne font pas tout, et malheureusement, je n’ai pas du tout été convaincue par ce roman de Céline Guillaume. L’auteur ne m’ayant pas non plus convaincu lors de sa nouvelle pour les Sombres Romantiques, j’en déduis que je dois être hermétique à sa façon d’écrire.


Les Loups de Kharkov de Alexis Lorens

dabYo dans Critiques, Livres le 26 avril 2010, avec aucun commentaire
Critiques

Les Loups de Kharkov est un roman récemment republié par les éditions du Petit Caveau, écrit par Alexis Lorens qui est avant tout connu ici pour son travail aux éditions du Riez. Vous vous en doutez donc, c’est de vampire qu’il va s’agir, et cette fois la maison d’édition nous offre une enquête policière à la croisée entre Fantastique, vampires et Paris des années 30. Autant dire que c’est exactement le genre que nous apprécions et que nous avions hâte de pouvoir lire les pages du roman. Le livre est accompagné d’une superbe couverture réalisée par B. Eh oui, pas plus d’informations, malheureusement. Commençons avec le synopsis.

Les Loups de Kharkov de Alexis Lorens

C’était un dimanche matin ordinaire pour Xavier Kerlann, jeune inspecteur parisien travaillant à la criminelle. Du moins, ça l’était jusqu’à ce qu’il ait besoin de se rendre sur la scène d’un crime particulièrement affreux: une jeune femme, d’identité inconnue, a été tuée puis vidée de son sang sur la voix ferrée reliant Lille. Vous vous en doutez bien entendu que la police parisienne va par la suite faire tout son possible pour retrouver l’auteur du meurtre, surtout lorsqu’une seconde victime est trouvée… Victime d’un même meurtre qui semble être un rituel.

Petit Caveau et meurtre d’une jeune femme vidée de son sang, il n’est vraiment pas difficile de se dire que nos enquêteurs vont être à la poursuite d’une bête à crocs, connue de tous sous le nom de vampire. Visiblement, il ne s’agit pas d’un gentillet à la Edward mais bien d’un sacrément méchant, n’hésitant pas à tuer. Vu l’atrocité des meurtres, ce qui était à la base un simple fait divers va bien entendu se transformer en enquête prioritaire pour la ville de Paris.

Et c’est d’ailleurs ce sur quoi je vais commencer car l’ambiance ressentie à la lecture des Loups de Kharkov est plutôt forte. On arrive vraiment bien à ressentir le Paris des années trente, alors que le Front Populaire venait d’investir le pouvoir. L’auteur a fait un vrai travail pour situer son roman dans l’époque, que ce soit avec l’intégration de l’Opéra, d’un personnage qui suit avec inquiétude l’évolution de la situation en Espagne, ou tout simplement les nouvelles politiques relatées par le journal. On aurait presque l’impression d’humer la brume sur le port lorsque l’enquête nous mènera vers la mer. Je n’en dirai bien entendu par plus.

Alexis Lorens

Alexis Lorens, que vous pouvez retrouver sur son site internet

Cependant, outre Paris le roman nous emmène tout de même ailleurs dans ce qui sera une sorte de course poursuite, développée à la manière d’un Thriller. En effet, en plus du point de vue de notre héros, nous aurons aussi parfois celui de l’auteur du crime, ainsi que de quelques bribes de son passé. Il s’agit là pour Alexis Lorens de placer les éléments qui vont constituer son mythe, sa propre explication du phénomène vampirique. Bien qu’imprévus au début, ces passages sont agréables à lire et bien écrits. On se perd cependant un peu, du manque d’introduction des éléments.

J’avoue cela dit avoir eu du mal à m’attacher aux personnages. Le héros ressemble trop à un jeune Tintin et il est difficile de s’y accrocher. C’est un héros, mais sa personnalité n’existe pas réellement, il n’est porté que par l’intrigue du roman et on ne peut pas prévoir ses réactions. Enfin si, mais elles ne sont dictées que par le bon sens et l’éthique morale, les caractéristiques d’un Tintin en quelques sortes.

C’est dommage, d’autant qu’il est le seul personnage mis en avant, et que par conséquent, il porte l’histoire sur ses épaules. Il y a bien entendu le côté méchant, mais là aussi il n’y a pas assez de détails, de situations, pour qu’on puisse s’en faire une idée. Nous sommes trop proches de la méchanceté de base. Alors certes il y a tout un passé qui nous est conté, mais c’est encore trop catapulté et trop vagues pour qu’on en voit les causes à effet. C’est bien dommage car c’est aussi une remarque que je ferai à l’intrigue en général.

L’enquête est rapide et sans temps mort, seulement quelques petites pauses, le temps pour notre héros de partager sa table avec l’un des personnages du roman. Cependant, j’ai trouvé qu’elle était finalement elle aussi un peu trop rapide, un peu trop légère. On apprend les mobiles du crime certes, les indices sont certes résolus, mais il manque quelque chose. On arrive à les cerner, mais pas à les comprendre totalement. Cependant, vu la fin du livre, il est possible que ces quelques questions aient leur réponse dans une suite… A voir.

Les Loups de Kharkov de Alexis LorensUn point sur lequel je dois quand même être évoqué est l’écriture d’Alexis Lorens. Pour augmenter l’ambiance du Paris de l’entre-deux-guerres, l’auteur utilise bien entendu un vocabulaire approprié, qui passe plutôt bien en général. Les seuls termes qui m’ont surpris venant plus de mon inculture qu’autre chose. Cependant, si les paragraphes de narration sont bons, l’auteur a visiblement un problème avec l’écriture des dialogues, dans lesquels il abuse et sur-abuse des points d’exclamation. Certains romans ont ce problème, où toute phrase parlée se fini par cette ponctuation, que la phrase soit ou non dite avec une puissante intonation. Cela donne une impression désagréable, notamment au niveau du ressenti des dialogues entre les personnages. Difficile de lire une dialogue causant d’une mort atroce où tous les protagonistes semblent en parler avec joie et envie. L’utilisation de points, pour ce genre de phrase plus posées, voir lentes, est en général de rigueur.

Au final, Les Loups de Kharkov me laisse perplexe. Avec son ambience du Paris d’entre-deux-guerres vraiment réelle, la lecture est agréable et fluide, mais l’enquête et les personnages auraient pu profiter d’un peu plus de profondeur. J’espère qu’une suite vera le jour, afin de voir s’il ne s’agit pas simplement d’erreurs de jeunesse.


Pierre Bottero est un auteur français de Fantasy Jeunesse très populaire par chez nous, et qui nous a malheureusement quitté il y a quelques mois suite à un accident de moto. Son œuvre majeure est la saga Ewilan, dont Le Pacte des Marchombres est une sorte de cross-over, tantôt préquelle, tantôt séquelle. Ellana est le premier tome de cette trilogie, il est sorti initialement en 2006 et c’est à l’occasion de sa réédition en poche chez Le Livre de Poche que nous allons nous concentrer dessus. Synopsis ?

Ellana, Le Pacte des Marchombres Tome 1, de Pierre Bottero

Ellana est une orpheline recueillie par les Petits de la Forêt Maison, suite au massacre perpétué sur la caravane de ses parents, massacre dont elle fut la seule survivante. Mais à l’age de 13 ans cela ne lui suffit plus et elle souhaite rejoindre son monde, découvrir les humains ainsi que ses origines. C’est ainsi que de fil en aiguille elle va finir par rencontrer Jilano Alhuïn, un être mystérieux et captivant qui lui fait une proposition étonnante: lui offrir trois ans de sa vie pour qu’il l’initie à la voie des Marchombre.

Jeunesse, massacre de caravane, homme mystérieux qui propose au héros de prendre en met sa formation… Nombreux sont les éléments stéréotypés, vus et revus, que l’on retrouve dans ce premier tome du Pacte des Marchombres. Il faut le dire qu’à ces nombreux éléments vont très vite se rajouter d’autres: une héroïne indépendante et intrépide, une prophétie dont elle sera forcement l’objet, et du mary-sue en veux tu en voilà. J’avoue avoir eu beaucoup du mal à entamer ma lecture. Je n’étais pas forcement préparé à une lecture aussi typée Jeunesse après avoir lu l’excellent Izaïn, né du désert de Johan Heliot.

Elana est un personnage qui ne m’a pas vraiment plu, et dont l’attitude a vraiment eu du mal à passer à la lecture. Trop rebelle à mon goût, trop indépendante, le personne m’a semblé sonner faux. Mais c’est bien entendu avec mon œil d’adulte critique qu’Elana n’a pas pu prendre son envol, car il faut bien avouer que pour l’adolescent la jeune fille a tout ce qu’il faut pour plaire. Qui ne rêve pas d’être intrépide, d’arriver à réussir tout ce que l’on entreprend, et en plus, de montrer au monde que bien qu’on était un perdant jusque là, la roue tourne ? Il s’agit avant tout ici d’une perception personnelle, j’ai tendance à ne pas aimer ce genre de personnages alors que d’autres adorent cela.

Ellana, Le Pacte des Marchombres Tome 1, de Pierre Bottero

L’autre personnage fort du roman est bien entendu son mentor, Jilano Alhuïn, qui il faut le dire est le maître rêvé. Rassurant et agréable à lire, il est le personnage parfait, un vrai Aragorn. Et on ne va sûrement pas le lui reprocher. C’est bien entendu celui vers lequel les lecteurs masculins vont tendre et j’avoue que je l’ai beaucoup aimé. Oui on peut être critique et bon public, hein.

L’écriture de Pierre Bottero est très agréable à lire, il ne part pas dans les fioritures inutiles, bien qu’il se laisse ça et là tenter par la poésie en nous fournissant quelques vers Marchombres. La lecture est fluide, et vraiment très rapide, un des livres que j’ai lu le plus vite cette année, un très bon point pour un roman Jeunesse. Au cours du récit il est fréquent de retrouver des sortes de flash forward, une fois le concept compris ils ne sont pas déroutants, ce qui est un bon point. La plupart des chapitres faisant quelques pages tout au plus, cela permet au jeune lecteur d’avoir l’impression d’avancer, un autre très bon point.

Ellana, Le Pacte des Marchombres Tome 1, de Pierre BotteroMais s’il fallait reconnaître un sacré argument au livre, c’est bien son univers. Tout le côté Marchombre est très intéressant, et donne vraiment envie de découvrir. Cette sorte d’adaptation des Chevaliers Jedi à la Fantasy est bien foutue et on prendra plaisir à découvrir leur univers, le conseil, la façon de le devenir, etc. On souhaiterait presque pouvoir en faire partie.

Tout comme dans l’univers précédemment cité, les Marchombres sont opposés à leur antithèse, qui se nomment les Mercenaires du Chaos. Bon, il faut avouer que c’est un peu basique comme opposition bien/mal, mais le plus simple est parfois le plus efficace.

Au final, une lecture sur laquelle je reste partagé. L’univers de Pierre Bottero est, bien qu’un peu caricaturé et manichéen, très intéressant. Cependant, pour l’adulte que je suis il a vraiment été difficile de supporter son héroïne, tête à claques à souhait. Un livre à lire pour le plaisir, sans en attendre quelque chose, et idéal à offrir à un jeune lecteur qui n’a pas encore fait de très grands pas dans le monde de la littérature. Bien plus intéressant pour eux qu’un Chevaliers d’Emeraude.


Les téléphones mobiles mettent en avant depuis un moment leurs fonctions photos. Bon, ils ne sont pas toujours à la hauteur (problème de capteur, souvent). Je ne parlerais même pas d’un certain Smartphone. L’enchère sur l’appareil photo intégré, ce n’est pas nouveau. Par contre, il n’existait pas encore de téléphone mobile axé vidéo.

C’est désormais chose faite, avec le mobile Vivaz par Sony Ericsson. Je ne vous présente pas la marque, déjà connue pour ses téléphones walkman (dont on est plutôt satisfaits ici). Vivaz propose un vrai mode vidéo.  On nous promet donc un autofocus  et une détection des visages. Je vous laisse regarder la vidéo promotionnelle, qui semble avoir été tournée avec ce mobile, y’a pas a dire niveau qualité d’image, ca gère .

En plus de cela, des fonctions sont proposées pour diffuser directement les vidéos sur Youtube, ou les photos sur Picasa. Enfin, vous aurez les caractéristiques techniques sur le site web officiel, notamment la page votre téléphone en un clin d’oeil. Celles qui ont cependant retenu mon attention sont la connectivité wi-fi et la présence d’une prise jack (ce qui fait cruellement défaut sur de nombreux téléphones, ou on est obligé de passer par les formats propriétaires).

Vivaz

Evidemment, l’interface est tactile et comme vous pouvez le voir le design est plutôt sympathique, le grand écran c’est pratique pour les vidéos.

Personnellement, je ne sais pas trop quoi en penser. Il est vrai que prendre en vidéo le chat en train de lécher la poêle, ou de faire un truc particulièrement débile (courir après sa queue par exemple… Notre chat est pourtant adulte) est plutôt tentant, et c’est toujours amusant. Apres, de la a les diffuser… Je sais pas si j’oserais quand même, par respect pour la dignité dudit félin.

Vous en pensez quoi de ce téléphone ? La vidéo, gadget ou pas ?

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