Dernièrement sur if is Dead:

Silence, ça tourne ! #8

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 8 septembre 2011, avec 3 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine, les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Burlesque

Burlesque avec Christina AguileraIci on aime bien les cabarets et tout ce qui les entoure, que ce soit la musique ou la mode. Bon, on aime un peu moins Christina Aguilera, mais un mal pour un bien, pourquoi pas ? Toujours est il que nous avons donc décidé de rattraper notre retard et de voir ce que donnait Burlesque, sorti l’année dernière et où la blondasse avait le beau rôle.

Mais il n’aura pas fallu plus de cinq minutes pour nous refroidir, et regretter d’y être pour encore 1 heure et demi. L’héroïne, tête à claques au possible, est l’incarnation même de la mary-sue, et ce n’est pas la suite du film va qui nous contredire. La demoiselle, par on ne sait quel miracle chante superbement, danse superbement, et retient le tout en quelques minutes. En plus, elle est super bonasse, se fait embaucher au bout de 10 minutes, et elle a la répartie qui défonce !

Les autres personnages ne sont pas en reste, bien parkés comme ils sont dans leur stéréotype. Le chevalier au grand cœur, la gérante qui est blessée et vis à travers son art, ou encore l’ex-diva vexée qu’on lui ait pris la place sous les projecteurs. Et au cas où on aurait pas compris, on a des passages bien explicites où ils nous balancent ce qu’ils ont sur le cœur.

Si les chorégraphies et la musiques sont sympathiques, le film manque profondément d’un scénario un poil plus travaillé, scénario où toutes les péripéties se finissent bien dans le meilleur des mondes. On aurait presque l’impression de voir la le croisement entre les bisounours et le cabaret. Comble de l’ironie, il n’y a même pas de sexe, alors que notre petite est courtisée par le bon et le méchant. On aurait au moins pu penser qu’elle tombe dans les bras du méchant…

Bref, à voir pour une tranche de rire jaune, et encore…

Band of Brothers: L’enfer du Pacifique

Fin de la diffusion de The Pacific sur France 2 dimanche dernier avec les trois derniers épisodes. Dur de constater au dixième épisode qu’en fait, on les avait déjà vu, tant cette série n’a pas réussi à me marquer.

Les scénaristes, aidés par une cruelle réalité il est vrai, ont beaucoup travaillé et œuvré à rendre ces derniers épisodes forts en évènements. La technique est une fois de plus irréprochable. Et pourtant, malgré des scènes qui devraient nous prendre aux tripes, ça n’a pas marché.

Certains passages étaient vraiment bien taillé pour provoquer des émotions. Et pourtant, et pourtant, je ne sais pas, il manque ce quelque chose…

Sinon, un peu de Mad Men, troisième saison, et le dernier True Blood, comme d’habitude. Et vous ?


Cowboys et Envahisseurs de Jon Favreau

dabYo dans Critiques, Films le 7 septembre 2011, avec 3 commentaires
Critiques

Je dois avouer que je ne sais pas trop comment commencer cette chronique de Cowboys et Envahisseurs. Réalisé par Jon Favreau à qui l’on doit par exemple Iron Man 2, ce blockbuster hollywoodien allie deux thématiques que nous aimons beaucoup ici, le Western tout d’abord, et les extra-terrestres et leur côté Science-Fiction ensuite. Avec un casting dans lequel on retrouve Harrison Ford, le film a à priori tout pour plaire. Mais peut on réellement allier deux thématiques aussi éloignées sans y laisser quelques plumes ? Synopsis.

Cowboys et Envahisseurs

Quand Jake se réveille, il est étendu dans le désert d’Arizona, blessé et il semble bien avoir perdu complètement la mémoire. En plus de ne même pas se souvenir de son nom, il n’a aucune idée du pourquoi de sa blessure, ni d’où peut bien sortir le bracelet incassable qui enserre son poignet gauche. S’est il évadé d’une prison ? Qu’importe, il rejoint le bled du coin où le fils de l’éleveur joue à l’enfant gâté et tyrannise les commerçants, abusant de la position de son père.

Bon, vous vous en doutez, si le titre du film parle d’envahisseurs, c’est bien parce que des aliens tout moches vont finir par pointer le bout de leur nez. Et que le bracelet de notre héros n’y est sans doute pas totalement étranger. Mélanger deux thématiques aussi éloignées, que ce soit par les époques purement historiques, ou par les genres au cinéma, n’est pas une chose aisée. Pour le réussir, il faut non seulement une bonne réalisation, de bons acteurs, mais surtout un scénario crédible.

Daniel Craig dans Cowboys et Envahisseurs

Je dois avouer que la réalisation générale de Cowboys et Envahisseurs est plutôt réussie. Les plans ne sont pas spécialement géniaux, mais corrects, et l’ambiance du far-ouest américain est vraiment bien retranscrite. Les premières scènes, très Western, sont réussites bien que modernes, les décors sont léchés. On allie quelque peu le côté statique d’antan à des scènes plus musclées. A ce background « historique » s’ajoute bien entendu les effets spéciaux, qui sont là encore, plutôt bien dosés. Il n’y a pas de cheap d’une manière générale, et l’effort a été fait pour que les aliens fassent crédibles. Je dois d’ailleurs dire qu’ils sont plutôt réussis, ces derniers étant agréablement repoussants et dégoutants.

Olivia Wilde dans Cowboys et Envahisseurs

Le défis était de taille: incarner deux clichés en même temps. Arriverez vous à les deviner avant d'avoir vu le film ?

Le côté authentique est plutôt bien renforcé par le jeu de Daniel Craig, qui fait très bien le baroudeur. Malheureusement, s’il rempli bien sa tâche, il faut bien avouer qu’il reste assez transparent comme acteur et qu’il ne marque pas en tant que héros, et encore moins en tant que « bad boy ». Harrison Ford avec qui il partage l’affiche nous fait du Harrison Ford, une sorte de vieux roc, personnage qui a gagné le respect à la force de ses bras. Mais là encore, c’est sans réelle étincelle. Il n’y a pas de faux pas, mais rien de transcendant. Sa meilleure scène étant son introduction, clin d’œil aux débuts des Indiana Jones qui ravira les fans. On termine le casting des acteurs principaux avec une Olivia Wilde qui incarne parfaitement son personnage… insipide à souhait. Sorte de mary-sue des Western qu’elle joue parfaitement et sans doute inconsciemment. Juste imbuvable. En fait, elle incarne en même temps dans ce film les deux types de filles insupportables qu’on retrouve dans les Western et dans les films de Science-Fiction. Un coup de maître.

Mais bon, peut on réellement lui reprocher un personnage aussi raté ? Car si tout semble correct sans réellement briller, c’est aussi parce que ce qui aurait du faire corps et transformer l’essai en bon film est complètement absent. Le scénario manque de punch, il est d’un classicisme exaspérant, aux rebondissements prévisibles comme pas deux. Du coup, même si cette petite invasion alienne est plutôt bien justifiée, avec un prétexte et un background plus ou moins crédibles, le tout en devient affreusement nanar-esque. Quel dommage, car peut être qu’un peu plus de folie aurait aidé et permis de réunir ces univers tellement différents. C’en est vraiment ridicule.

Cette impression est sans aucun doute renforcée par le côté très premier degré de Cowboys et Envahisseurs. Il n’y a aucun élément qui laisse penser qu’il y a plusieurs lectures des scènes, et certaines sont bien trop sérieuses pour ne pas prêter à rire devant un tel ridicule. La plupart des histoires en parallèle de l’invasion sont beaucoup trop pathétiques pour passer. Des scènes qui n’arriveront même pas à nous faire réellement rire, juste nous exaspérer.

Harrison Ford dans Cowboys et Envahisseurs

J'ai cherché des images drôles, mais j'en ai pas trouvé.

Au final, je suis très perplexe sur ce Cowboys et Envahisseurs. Le film est à la fois trop réussi et trop peu. Trop réussi pour être marrant et fun à regarder, mais trop classique pour ne pas être ennuyant à mourir. Avec ses presque deux heures de « spectacle », il faut vraiment s’accrocher pour ne pas avoir envie de passer à autre chose. Heureusement, le prix du ticket m’en a dissuadé.


Metal Adventures – Le Manuel des Joueurs est le livre de base nécessaire pour pouvoir se plonger dans une partie du jeu de rôles des éditions du Matagot, Metal Adventures. J’initie donc aujourd’hui une chronique d’un nouveau genre sur ifisDead. Ici point question de synopsis, c’est votre maître de jeu qui inventera l’histoire qu’il fera jouer à ses joueurs. Les non-initiés trouveront peut être l’idée saugrenue, voire même traitera les dits joueurs de grands enfants, ou pire, j’en ai déjà entendu, des saletés. Je vais commencer par un petit tour d’horizon de ce que vous trouverez dans ce premier bouquin de l’univers, écrit par Arnaud Cuidet.

Metal Adventures

Notre manuel se divise en plusieurs sous-parties, je les identifierai de la manière suivantes : l’univers, ou background, les règles et enfin le matos. Ces parties ne sont pas linéaires et sont regroupés en différents items dans le sommaire. Si les textes sont d’Arnaud Cuidet, l’ensemble est parsemé d’illustrations de différents collaborateurs, la plupart d’une très bonne qualité, ce qui rend l’ouvrage agréable à la lecture.

L’univers de Metal Adventures qui nous est dépeint dans sa présentation est, je cite, de « Science-Fiction baroque et décadent ». J’avoue avoir un peu eu peur avec cette accroche, rappelant un peu trop à mon goût  l’univers de Warhammer 40k. Heureusement le spectre de Dark Heresy et consorts s’est envolé par la suite. Les humains ont colonisé la galaxie, des empires se sont levés et effondrés, entraînant avec eux les technologies les plus avancées. 30000 ans se sont écoulés depuis le début d’un nouvel âge stellaire qui aura vu naître de nouveaux organismes politiques. Ces nations stellaires se disputent l’univers en quelque sorte, avec des zones franches, les Barrens. Des espaces sans foi ni loi pour la plupart qui sont un parfait vivier pour les pirates pleins de panache que vous incarnerez. Les nations stellaires ont droit à une double page avec la description de leurs principales planètes. L’univers est plutôt riche.

Metal Adventures - Le Manuel des Joueurs

Après cette présentation assez globale de l’univers suit un passage traitant plus particulièrement des pirates. Leur origine, les principales confréries, la planète Havana et le fameux code des pirates sont ici abordés.  La mise en page change donnant aux pages l’apparence de parchemin, parfaitement dans le ton.

Les règles sont trop touffus pour être décrites ici mais le principe de base est assez simple. Déjà, pas besoin de dés à 40 faces, des dés 6 suffisent. Sur les tests, on lance un nombre de dés égal à la valeur de sa caractéristique et des compétences associées au test, on applique les modificateurs adéquats et on lance le tout. Une réussite correspond à un 4 ou plus et le joueur doit avoir autant de réussite que le degré de difficulté le requiert. Plutôt simple donc pour les habitués, après, quelques règles supplémentaires enrichissent  (et compliquent) la chose. Le Metal Faktor en est une, c’est une sorte de réserves de 50 dés que les joueurs peuvent utiliser lors d’une action, violente, dangereuse, audacieuse. Lorsque les joueurs les utilisent, ils vont dans une seconde réserve que le MJ peut retourner contre eux. Si on omet le casse tête logistique d’avoir 50 dés pour les joueurs novices, je trouve le principe excellent, ce dernier pouvant rajouter un paquet de tensions pendant les passages d’actions.

Vient ensuite la partie concernant les personnages. Vous pourrez créer vos personnages, mutants ou non, suivant l’un des six archétypes proposés. Les mécanismes proposés ne laissent pas la place au hasard et sont beaucoup moins fastidieux que dans la plupart des autres jeux du commerce, un excellent point.

Metal Adventures - Le manuel des joueurs

Une fois tout ces parties passés, on se retrouve nez à nez avec les vaisseaux, leurs règles pour les combats spatiaux et les règles de combat au sol pour vos joueurs. Là un tableau synthétique des actions possibles aurait été bienvenue mais bon, on s’en tire quand même.

La suite regroupe tout l’équipement que vous pourrez rencontrer de bases, allant des marchandises aux armes, en passant par les véhicules et les vaisseaux spatiaux. Le tout est illustré pour permettre de se faire une meilleure idée du matos. C’est assez exhaustif pour se lancer à l’aventure, mais vous n’êtes limité que par votre imagination après tout.

Chaque début de chapitre est illustré par une vignette dépeignant le capitaine pirate le plus connue de l’univers, Stella Bell. L’illustration est accompagné d’un petit texte qui nous racontera une histoire qui colle la plupart du temps avec le contenu du chapitre à venir. Initiative sympathique. Les autres dessins qui parcourent le manuel sont pour la plupart superbes et contribuent à l’univers et son identité visuelle.

Metal Adventures - Le Manuel des Joueurs

Ce manuel à destination des joueurs est bien complet. Pour un MJ aguerri, il me parait bien suffisant pour se lancer. Au niveau de la gamme on retrouve le manuel du meneur, contenant bestiaire, règles et le premier scénario d’une campagne intitulée El Barco del Sol, le traditionnel écran de jeu est de la partie, les différents suppléments apportent leur lot de nouvelles règles et la suite de la campagne. La parution de ces suppléments est jusqu’alors assez régulière, ce qui démontre un suivi assez soutenu de la part des éditions du Matagot et de son auteur, une très bonne nouvelle pour les joueurs.

Nous reparlerons de Metal Adventures très bientôt, mai j’avoue éprouver une certaine impatience à plonger mes joueurs dans le rôle de flibustiers de l’espace. L’équipe ifisDead se donne rendez vous sur le pont, Paré à l’abordage !!


C’est Lundi, que lisez vous ? #16

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 5 septembre 2011, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Ça y est, j’ai enfin terminé ma lecture de Qu’a-t-elle vu, la femme de Loth ? de Ioànna Bourazopoùlou. Je dois avouer que jusqu’à la dernière minute, je me demandais vraiment comment tout cela pouvait se terminer. J’avais peu que cela retombe tel un soufflet, et heureusement, on en est loin. Une fin très appréciable après cette longue descente en enfer.

Dragon de Glace de George R.R. MartinVu que j’avais une petite heure à tuer dans le train, j’ai décidé de lire Dragon de Glace de George R.R. Martin, récemment édité par les éditions ActuSF. J’avais apprécié ma lecture de Le Volcryn et notamment la qualité que nous offraient les éditions, avec une mise en page travaillée et une superbe couverture. Je dois avouer par contre avoir été surpris lorsque je me suis rendu compte qu’il s’agissait d’un recueil de nouvelles, et non d’un roman. Mais vous vous en doutez, Martin ne fait pas partie de mes auteurs préférés pour rien. J’y reviendrai dans ma chronique.

Enfin, j’ai commencé Le Secret des Masques de Kristoff Valla. Il s’agit du premier tome de sa trilogie Coeur de Jade aux éditions du Matagot, une série de romans se déroulant dans un monde asiatique imaginaire, à destination de la jeunesse. Son style est vraiment très agréable à lire, rapide et direct. Il présente quelques défauts que l’on retrouve dans la littérature jeunesse, mais sans être dérangeant pour autant. A voir avec la suite.

Serafina

Le Lamento des Ombres des enfants de WalpurgisPuisque la dernière adaptation de Conan ne passe de toute manière plus en salle, j’ai fait une pause dans la lecture de mon intégrale des nouvelles de Howard pour lire Le Lamento des Ombres, recueil de nouvelles Fantastique aux éditions du Chat Noir par le collectif des Enfants de Walpurgis. Vous vous souvenez peut être de ce collectif qui était derrière l’excellent recueil Sorcières et Sortilèges. Encore une fois, les huit nouvelles sont excellentes et toutes très variées avec de vrais et gros coups de cœur. J’ai hâte de vous en parler plus en détail mais je peux déjà vous conseiller d’y aller les yeux fermés.

J’ai aussi lu Ian Curtis & Joy Division : l’histoire d’une vie, la biographie du chanteur de Joy Division écrite par celle qui fut la femme de son leader, Deborah Curtis. La biographie est passionnante et le destin torturé de Curtis l’est tout autant. Une très bonne surprise donc pour cette biographie éditée par Camion Blanc et dont je n’attendais rien de spécial.

Cette semaine je commence un roman des éditions Mnémos, Mordre le Bouclier de Justine Niogret. Suite de Chien du Heaume que j’avais adoré et qui a remporté quelques prix depuis.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Après une première saison plutôt réussie, surtout sur la fin, nous avons tout de suite voulu refaire confiance à Matthew Weiner pour une seconde saison de sa série Mad Men. Il faut dire que cette dernière qui rappelons le, se passe dans le milieu publicitaire des années 60, était vraiment devenue addictive sur ses derniers épisodes. Mais la magie opère-t’elle toujours ? Que va bien pouvoir donner ces destins qui montrent un bouillonnement social sur le point d’exploser aux États-Unis ? Synopsis.

Mad Men, Saison 2, de Matthew Weiner

Don Draper est toujours directeur créatif de l’agence publicitaire Sterling Cooper, qui a pignon sur Madison Avenue à Manhattan, New York, dans les années 60. Par des évènements pas forcément heureux, il a pu monter dans la hiérarchie et fait désormais parti des associés. Ce qui ramène quelques responsabilités supplémentaires. Pete Campbell et Peggy Olson, nouveaux dans l’entreprise à la saison précédente ont réussi à la force des bras à commencer à s’y faire une place. Mais Peggy se heurte souvent au même problème: c’est une femme.

On l’avait pressenti à la fin de la première saison, les éléments avaient été soigneusement mis en place: cette deuxième saison de Mad Men compte bien attaquer la place de la femme dans la société des années 60. Au plutôt, si elle nous avait fait revivre leur place jusqu’à présent, c’est le début de la révolution que nous allons pouvoir suivre. Peu à peu, on sent que le sexisme ambiant ne pourra pas continuer, reste à voir comment le tout va exploser.

Sur ce point là, la série de Matthew Weiner a encore une fois un côté vraiment très intéressant. Je dois l’avouer, en tant que grand inculte, ce n’est pas une période que je connaissais en détails. Certes, je sais qu’il y a eu de grands mouvements féministes, mais nous autres qui avons toujours vécu avec ses résultats nous rendons moins compte du combat que cela a été. Il est vraiment intéressant de « revivre » ce passage. Alors certes, il s’agit d’un milieu particulier, d’une reconstitution biaisée, pas forcément historiquement complètement exacte. Il n’empêche, c’est un sacré atout.

Cast de Mad Men, Saison 2, de Matthew Weiner

Et cette seconde saison n’en manque pas. Contrairement à ses débuts difficile, cette fois Mad Men part tout de suite au quart de tour. Son scénario est bien ficelé et vraiment très prenant. Les personnages secondaires, quelque peu délaissés ne le sont plus, et on suit réellement leur évolution cette fois-ci. Si l’effet de surprise de l’environnement n’a plus lieu, la série peut compter en échange sur des personnages aux caractères bien différents, reconnaissables, crédibles ainsi qu’à une trame à rebondissements bien dosés.

Don Draper, notre héros, s’il partage quelque peu le fardeau et le porte moins sur ses seules épaules, reste égal à lui même: charismatique à souhait. Et là, Matthew Weiner décide de nous faire un petit cadeau, et nous offre quelques portes ouvertes sur son passé. Celui que nous désirions tant découvrir précédemment. Le cadeau est à la hauteur, et si on peut regretter de ne plus avoir à l’attendre pour la suite, on ne peut que constater que l’histoire est cohérente.

Le casting de cette seconde série n’a quasiment pas changé d’un poil. Et ses acteurs restent bon. Christina Hendricks, la secrétaire rousse et pulpeuse est un peu moins présente, laissant aux conquêtes de Don et à sa femme jouée par January Jones le soin d’obtenir les suffrages du public. Cette dernière s’en sort d’ailleurs très bien, et nous fournit une transition très bien jouée. Petite mention à John Slattery qui joue parfaitement on rôle.

Don et Betty Drapper dans Mad Men, Saison 2, de Matthew Weiner

Notons tout de même que le coffret DVD contient de nombreux documentaire non seulement sur l’habillage de l’époque, mais surtout sur la révolution sexuelle et l’égalité des droits pour les femmes.

Vous l’aurez compris, la Saison 2 de Mad Men est pour moi une réussite. Elle va plus loin que la première, et confirme que c’est une série à voir. Entre son côté addictif et ses bénéfices pour votre culture générale, je ne vois pas raison de la bouder et de ne pas y aller. Puisqu’on vous dit que c’est bien !


Silence, ça tourne ! #7

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 1 septembre 2011, avec aucun commentaire
Actualités

Comme chaque semaine, les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être.

Cowboys et Envahisseurs

Daniel Craig dans Cowboys et EvahisseursIls ont osé: réunir deux univers qui n’avaient rien à voir et qui n’ont aucun réel lien. Et comme nous adorons le Western et les aliens, il fallait que l’on y aille. Il faut dire que le casting n’est pas dégueulasse, Serafina adore Harrison Ford, et que son réalisateur Jon Favreau à qui l’on doit entre autres Iron Man 2 fait en général assez bien son travail. Je veux dire, celui d’un réalisateur de blockbuster.

La chronique est déjà sur les rails, aussi, je ne vais pas vous spoiler sur mon verdict. Mais je vous conseille quand même d’attendre un peu avant d’y aller, au cas où.

Band of Brothers: L’enfer du Pacifique épisodes 3, 4, 5, 6 et 7

On vous en parlait déjà la semaine dernière, France 2 diffuse The Pacific, sous le nom un peu plus commercial Band of Brothers: L’enfer du Pacifique. On avait raté les épisodes 3 et 4, que nous avons donc rattrapé grâce à Pluzz puis enchainé avec trois nouveaux épisodes le samedi.

Que dire ? La  suite est telle qu’on s’en rappelait… Ou plutôt, telle qu’on l’avait oubliée. Ce n’est qu’en revoyant les épisodes qu’on a fini par remarquer qu’on avait déjà vu la série au moins jusqu’au septième épisode. Si ce n’est pas une preuve d’ô combien cette suite ne marque pas autant que Band of Brothers premier du nom…

Et pourtant, on retrouve tous les éléments qui marquent, des destins brisés, des jeunes défigurés par l’horreur qu’est la guerre. Est ce un problème de réalisation, de scénario, ou est ce parce que je suis blasé ou insensible à une guerre qui ne me concernait pas vraiment ? Je ne pense pas, j’ai été pris par Generation Kill, et ce n’était pas vraiment « notre » guerre non plus.

Mad Men s03e02 à s03e05

On continue notre avancée dans la série de Matthew Weiner avec cette troisième saison. Cette dernière comme prévu, parlera des droits de la population noire dans les années 60. Le sujet est vraiment subtilement amené grâce au travail de nos héros, la publicité. Ces épisodes me confortent dans l’idée que c’est vraiment un excellent moyen de se divertir en se cultivant. Sans aucun doute une des meilleures séries que j’ai vu à ce jour.

Sinon, ma chronique de la Saison 2 de Mad Men sera publiée demain.

True Blood s04e10

Non mais vraiment, cette fin d’épisode, c’était indispensable ?

Et c’est tout pour aujourd’hui. Vous regardez quoi, vous, en ce moment ?


Rose-Aimée est une série de romans Jeunesse en deux tome de Béatrice Bottet sortie aux éditions du Matagot. Le roman de 500 pages est servi par une fort jolie couverture de Rolland Barthélémy. Je ne connaissais jusqu’à présent ni l’auteur ni la maison d’édition donc je partais sans aprioris. Synopsis ?

La belle qui porte malheur, Rose-Aimée Tome 1, de Béatrice Bottet

San Francisco, 1851 en pleine ruée vers l’or, Martial, marin français, rencontre un bien étrange vieil homme qui lui confie une mission. Retrouver sa nièce, chanteuse dans un cabaret, et surtout son manuscrit.  Martial retourne donc en France et se rend à Paris, où il découvre le cabaret des 3 Anges Blancs et Fifi la chanteuse. Sauf que la belle n’est pas facile à approcher et on dit qu’elle porte malheur.

Tout d’abord, chapeau aux éditions du Matagot, car ils ont fait un très beau boulot sur ce roman : couverture en relief, entêtes de chapitres ornées et même dessins et croquis dans les annexes. Les pages sont épaisses et l’écriture assez grosse. C’est un très bel objet et vraiment agréable à lire.

Comme je disais, je partais sans aprioris, mais il faut bien dire que la deuxième partie du XIXème siècle fait clairement partie de mes périodes historiques préférées. Dans ce premier tome la plus grosse partie de l’action se passe à Paris, celui qui n’est pas encore Haussmanisé, assez sombre et fort pittoresque. J’ai trouvé que Béatrice Bottet réussissait particulièrement bien à retranscrire les ambiances. On entre très vite dans le roman et tout est très visuel.

J’ai aussi beaucoup aimé le solide socle historique du roman. En effet, on sent que l’auteur est calée dans le domaine et les annexes du livre apportant des précisions sur certains points historiques le montrent bien. Du coup c’est vraiment plaisant à lire et très réaliste. Le style est fluide et se lit bien.

Les relations entre les personnages, et comme vous vous en doutez, l’amour naissant entre Martial et Fifi sont brossées avec finesse et beaucoup de réalisme. Même si certains retournements sont « entendus », dans l’ensemble les personnages sont psychologiquement crédibles et il est assez facile de s’identifier à eux. C’est clairement une des grosses forces du livre, les héros sont des gens comme tout le monde avec leurs défauts et leurs qualités. On s’attache à eux, et on a du mal à les laisser à la fin de ce 1er tome.

La belle qui porte malheur, Rose-Aimée Tome 1, de Béatrice BottetL’intrigue met cependant un peu de temps à réellement démarrer, et certains événements étaient prévisible 150 pages avant qu’ils n’arrivent pour de vrai. L’auteur laisse des indices parfois un peu trop gros et c’est rageant de voir les personnages s’engager sur une mauvaise voie alors qu’on sait pertinemment que cela n’aboutira pas. Ceci dit, c’est un défaut fréquent dans les romans Jeunesse, je ne lui en tiendrais donc pas trop compte. A noter que malgré le titre, le Fantastique est assez peu présent, c’est par petites touches et très bien intégré, c’est donc lisible par tous, même si ce n’est pas votre genre de prédilection.

Au final j’ai vraiment été très agréablement surprise par cette lecture de La belle qui porte malheur. Je m’attendais à un bon bouquin, mais pas à ce point. Je ne saurais que vous le recommander. La deuxième partie de Rose-Aimée, Le Marin perdu dans la brume, est déjà sortie et je vais sans nul doute bientôt la lire.


Après avoir lu Black Metal Satanique: Les Seigneurs du Chaos, et vu mon amour pour le Black Metal old school, il était logique que je regarde le film-documentaire Until the Light Takes Us de Aaron Aites et Audrey Ewell sorti en 2009 aux États-Unis, et en début d’année 2010 en international. Ce documentaire traite lui aussi des origines du Black Metal, en Norvège notamment, mais aussi des dérives plus ou moins douteuses qui ont marqué le mouvement. Les églises brulées quoi.

Until the Light Takes Us de Aaron Aites et Audrey Ewell

Le documentaire se centre très clairement autour de deux personnages : Fenriz de Darkthrone et  Varg Vikernes de Burzum. Ces deux figures importantes du mouvement interviennent à de nombreuses reprises dans le documentaire, et sont plutôt bien choisies pour montrer les deux visions totalement opposées du Black Metal. Le premier se clame apolitique, se consacre à sa musique et c’est tout (la clope et la binouse aussi) tandis que Varg affiche clairement des opinions politiques extrêmes.

En toute honnêteté, j’ai cependant du mal à voir réellement quelle est la cible du documentaire, pour les fans, il n’y a rien de bien nouveau. Bon, Fenriz est un gars fun et charmant, et on aime bien l’entendre parler et se foutre de tout mais ce n’est pas nouveau. On aime bien les délires de Varg mais là aussi rien de nouveau. Par contre, à l’opposé, les faits et le genre sont présentés très très succinctement, et je pense que les néophytes n’ont pas les clés pour comprendre réellement de quoi cela parle.

Fenriz dans Until the Light Takes Us de Aaron Aites et Audrey Ewell

Fenriz de Darkthrone

Le récit est lui assez décousu, à peu près aussi embrumé que l’esprit des deux protagonistes. Alors certes, on ne peut pas attendre d’un documentaire la clarté d’une encyclopédie, mais quand on compare au très bon Le metal expliqué à ma mère il n y a pas photo… On passe d’un artiste qui peint des métalleux à Varg qui nous parle de comment il aime ses cornflakes pour finir sur un squat à Oslo où Fenriz a acheté un dictaphone pour 10 couronnes …

Contrairement au roman Le Black Metal Satanique: les seigneurs du chaos, j’ai trouvé le documentaire plus orienté. En effet, il n’y a pas réellement de discours contradictoires et le reportage ne présente qu’un seul son de cloche sur pas mal de points. Alors il y a certes une petite apparition d’Abbath et Demonaz d’Immortal qui portent un regard un peu plus externe et neutre sur certains événements, amenant un autre son de cloche, mais d’une manière générale, les dires des protagonistes principaux ne sont pas contredits.  On pourra aussi reprocher le fait qu’il manque quand même pas mal de sujets et de groupes fondateurs dans sce documentaire. Les bonus du DVD compensent un peu sur ce point en proposant de plus longues interviews.

Varg Vikernes dans Until the Light Takes Us de Aaron Aites et Audrey Ewell

Varg Vikernes en prison pour le meutre de Euronymous

Cela reste cependant un document agréable à regarder pour la fane de Black Metal que je suis, avec un bon nombre de vidéos d’archives (pas d’inédits cependant), et d’époque. Outre les documents, le film se repose beaucoup sur les épaules de Fenriz qui est bien souvent drôle, mais qui parfois, nous fait part d’analyses pas bêtes du tout sur l’environnement qui a vu naitre le Black Metal, la Norvège et son confort, le comparant à l’art bourgeois et décadent de la fin du XIXème. Et bien évidemment, vous vous en doutez, la BO est juste géniale.

Au final, Until the Light Takes Us de Aaron Aites et Audrey Ewell est un documentaire sympathique si vous appréciez le genre, mais qui ne vous apprendra pas grand chose (hormis que Varg aime ses cornflakes crispy et pas Fenriz) mais qui se regarde. Si vous n’êtes pas forcément familier avec le genre et les protagonistes, c’est sans doute instructif, mais attention à bien prendre des pincettes.


C’est Lundi, que lisez vous ? #15

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 29 août 2011, avec 5 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Soeur Onden, La Fraternité du Panca Tome 4, de Pierre BordageJe n’ai pas réussi à quitter le quatrième tome de La Fraternité du Panca de Pierre Bordage le temps de finir ma lecture en cours, du coup, j’ai fini cette semaine Soeur Onden. Ce tome m’a séduit, son histoire est juste belle, elle a des côtés très paganistes, et j’ai vraiment été ravi de le lire. Mais je ne peux m’empêcher d’avoir l’impression que l’auteur ne prend plus de risques. C’est beau, j’adore, mais Pierre Bordage me semble jouer la corde de la facilité. J’ai hâte de lire le dernier tome de la série.

J’ai continué Qu’a-t-elle vu, la femme de Loth ? de Ioànna Bourazopoùlou et le dénouement de ce roman qui semble relater les méandres de la folie humaine que peuvent causer le monde moderne est vraiment prenant. Il me reste une centaine de pages.

illman

Durant cette semaine, j’ai pu finir de lire le background et les règles de Metal Adventures. L’univers décrit est plutôt sympa et au-dessus de ce à quoi je m’attendais. Pour le système de jeu, le noyau est assez simple, mais certains mécanismes de jeu comme le Metal Faktor et ses 50 dés me font redouter le pire en cours de partie. Une chronique est en cours d’écriture et vous aurez aussi un compte rendu de partie jouée par l’équipe d’iiD.

J’ai commencé à lire Enfin la nuit de Camille Leboulanger, les premières pages m’ont laissé un peu perplexe, mais cela s’améliore assez rapidement et je trouve ça vraiment sympa là où j’en suis.

Serafina

J’ai terminé le premier tome de Rage de Dents de Marika Gallman, dont il me restait 150 pages. Si le roman se révèle être très sympa et sans temps morts, je reste un peu sur ma faim. Je n’ai pas vraiment su rentrer dedans, et sur certains points j’ai plus l’impression d’être face à une longue novella qu’à un roman, on manque de « background », mais on en reparlera.

Le Cimmérien, Conan Intégrale Tome 1, de Robert E. HowardJ’ai aussi fini La Bible Gothique de Nancy Kilpatrick dont les derniers chapitre sont les meilleurs: on y trouve des endroits sympa à visiter (cimetières hantés …).

Et enfin, afin de me rafraichir les idées avant d’en voir le film, j’ai entamé le 1er tome de l’intégrale Conan de Robert E. Howard aux éditions Bragelonne. J’en ai lu 100 pages, et je dois dire que j’adore, évidemment. J’avais déjà lu quelques nouvelles de Conan par ci par là, mais cette fois c’est une vraie immersion et c’est génial.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


MdM#32: Take me To Your Leader de Hanzel Und Gretyl

Actualité ou Coup de coeur, c'est le morceau du moment

dabYo dans Coup de Coeur, Musique le 28 août 2011, avec aucun commentaire

Hanzel und Gretyl est un groupe d’Indus Metal new-yorkais, qui comme de nombreux groupes du genre use et abuse de la provocation et imagerie nazie. Une idéologie qu’ils ne partagent pas, heureusement. Ce groupe est souvent à tord considéré comme allemand, et pour cause, ils chantent la plupart du temps en allemand. Le groupe a eu deux grandes périodes, la première concentrée sur l’electro assez atmosphérique, et l’actuelle où leur côté Metal est beaucoup plus présent, rendant leur musique très agressive en faisant la part belle aux riffs de guitare lents et lourds.

Take me To Your Leader est un morceau du dernier album de la période electro, sorti en 1997. C’est le seul morceau qui s’est vu gratifié d’un clip vidéo, du moins disponible sur Youtube, que vous allez pouvoir apprécier un peu plus bas. Le chant plutôt grave, est assuré par Vas Kallas, qui est une femme il faut le préciser. La musique est quant à elle très planante.

Bien entendu, quand on voit le clip, on comprend tout à fait qu’ils aient décidés de ne pas retenter l’expérience. Il faut bien avouer que j’ai vraiment du mal à imaginer quelles substances ils ont pu ingérer avant de le produire. Avec de superbes effets de fondus pour les musiciens sur des images sans réel rapport, sans doute fait avec un bon vieux Windows Movie Maker, et des filtres de couleurs, je pense que c’était de la bonne. Ce qu’ils font aujourd’hui n’a plus rien à voir (live avec son album).