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Guild Wars 2, Premier Beta Event, de ArenaNet

Preview sur la beta de Guild Wars 2 du 27-29 Avril

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 5 mai 2012, avec 1 commentaire
Critiques

Votre serviteur est un passionné de l’univers de Guild Wars, en témoigne mes 2000h de jeu sur le premier épisode. Autant dire que je l’attends au tournant ce second épisode. ArenaNet, le développeur, a eu l’idée d’accorder l’accès à sa beta à ceux qui avaient pré-acheté le jeu. C’est donc à cet évènement, le week-end du 27 au 29 Avril, que j’ai participé. Est ce que ce nouvel épisode est à la hauteur des attentes, le tout sachant que le jeu est encore sujet à évolution même si le squelette est bien là.

Guild Wars 2 de ArenaNet

Je vais commencer par situer Guild Wars 2. En ce qui concerne l’histoire, elle se passe plusieurs centaines d’années après celle du premier épisode. Avec son système économique de MMO sans abonnement, il occupait un segment inexploité du domaine pour attirer un nouveau public, et c’est aussi ce que cette suite ambitionne. Après cette petite mise en bouche, il était temps de rentrer dans le vif du sujet.

Je vais commencer par le gros fail de l’évènement, jusqu’à samedi soir des soucis de connexion se sont fait sentir apparemment à cause des serveurs d’identification. Je passerai sur la saturation des serveurs dû à la très forte affluence, tous les serveurs européens étaient blindés de 11h à 23h.

Guild Wars 2 de ArenaNet Screenshot

L'écran de selection des persos, on peut voir le nombres de ses contacts connectés en haut à gauche

Premier contact, les menus de démarrage sont très soignés, visuellement, on retrouve tout de suite la patte des artistes de ArenaNet. Pour continuer sur les graphismes, comparé aux autres MMO, je dirai que c’est dans la bonne moyenne supérieure, surtout face aux grosses productions comme SW: The Old Republic, qui lui n’est pas vraiment beau.

Pendant ce week-end, on avait accès à 3 des 5 races qui seront présentes dans le jeu final. Les humains, régis par leurs croyances envers leur dieu, les Norns, de fiers guerriers nordiques dont la taille fait le double de celles des humains et enfin, les Charrs, espèces de gros matou guerriers entrés de pleins pieds dans l’ère industrielle. Pas de restriction sur les professions, les huit étaient disponibles et j’ai eu le temps d’en testé cinq, une façon d’explorer autant de gameplay différents. Une petite explication du système de jeu s’impose.

Guild Wars 2 de ArenaNet Screenshot

Le World Vs World nous mènera à l'assaut de forteresse à l'aide d'armes de siège

On a accès à une barre de 10 compétences, les 5 premiers slots sont déterminés par les armes portées et débloqués rapidement à l’usage des armes. Le 6ème correspond aux skills curatifs pour se soigner, les trois suivants sont des slots d’aptitude que l’on déverrouille tout les 10 niveaux et enfin le dernier est réservé aux compétences élites disponibles au niveau 30. On a donc accès à une grande variété de combinaisons différentes qui changent de la foire du slip et des barres de compétences à gogo et bordéliques des autres jeux du genre. Guild Wars 2 se veut donc comme son aîné un minimum stratégique. L’ambition est aussi de s’éloigner du sempiternelle trio Healer/Tank/Damage Dealer, qui régit le genre depuis un sacré paquet de temps. Après je nuancerai mes propos n’ayant pas pu tester les donjons instancié sur ce week-end.

L’autre grand changement concerne les quêtes, une trame principale scénarisée est présente pour chaque héros, sans vouloir enfoncer encore Bioware sur son Star Wars, c’est ici moins cliché et on se rend vite compte que les choix à la création du personnage ont une influence sur son déroulement, en tout cas sur ce qui concerne le début de l’aventure. Pour les quêtes intermédiaires, elles sont optionnelles bien que vivement recommandées pour monter un peu de niveau. Ces quêtes sont faisables en accomplissant différentes tâches au loisir du joueur, ça change des « quêtes FedEx ». Et le tout est sans compter les évènements dynamiques qui se déclenchent un peu comme des quêtes publiques, avec une récompense en fonction de l’implication du joueur dans l’évènement.

Guild Wars 2 de ArenaNet Screenshot

Des combats aquatiques sont aussi de la partie

Un des points sur lesquels ArenaNet a toujours beaucoup insisté, c’est le PvP, le joueur contre joueur. Et là encore ils ont mis les petits plats dans les grands. Du coté du PvP classique, deux maps étaient disponibles, c’était de la capture de points avec un score à atteindre et des gros monstres neutrals pour gagner plus de points de victoire. Le nombre de participants est variable en fonction des disponibilités et les parties sont joignables en cours de route. Plutôt plaisant, l’équipement est fourni et il y a une mise au niveau 80 des joueurs pour équilibrer le tout, de plus toutes les compétences sont accessibles. Classique, à voir s’il y aura d’autres modes et surtout si le nombre de maps sera suffisant pour éviter la monotonie. Le plus grand ajout à la licence de ce point de vue, c’est le World Vs World, qui va opposer trois serveurs dans un mode conquête, où il faudra gérer la prise et la défense de camps, de forteresses, la protection de caravanes de ravitaillement et se battre pour des territoires pour engranger des points pour son monde de manière périodique. Les serveurs qui nous sont opposés tourneront de manière périodique afin de ne pas toujours se retrouver face au même adversaires. Ce mode permet des affrontements à grande échelle un peu bordéliques, mais terriblement jouissifs.

Évidemment je n’ai pas fait le tour de tout ce qui était possible en deux jours, et j’en ai sans doute oublié des bouts dans mon récit. Mais mon sentiment vis à vis de Guild Wars 2 est que je trépigne d’impatience en attendant la sortie du jeu. Et puis bon, reformer ma guilde et rejouer avec mes potes qui eux aussi ont pré-acheté le jeu, ça augure un paquet d’heures de jeu et plein de fun en perspective. Pour rappelle, la date de sortie n’est pas encore annoncée.


Affiche finale du Motocultor Festival 2012 !

L'autre festival Metal breton prend du galon

dabYo dans Actualité, Musique le 4 mai 2012, avec 3 commentaires

La Bretagne au sens large, histoire de ne vexer personne, n’est pas uniquement la terre d’accueil du Hellfest lorsqu’on parle de festivals de Metal. On y retrouve aussi un autre fest, plus jeune et plus petit certes, mais qui prend de l’envergure d’année en année: le Motocultor Festival. L’affiche finale du cru 2012, la cinquième édition qui se déroulera du 17 au 19 Août 2012 à Theix, vient d’être dévoilée et il était donc temps que l’on en parle, puisqu’on compte bien nous y rendre !

Motocultor Festival 2012

On retrouvera donc cette année une tête d’affiche Black Metal à souhait, puisque ce sont Immortal et Behemoth qui vont se partager la lumière des projecteurs. A côté des groupes norvégien et polonais, parmi ceux que l’on attend le plus et que l’on a encore jamais vu se trouve KMFDM. Le groupe d’Indus est réputé pour ses performances scéniques, et on les avait malheureusement raté lors de leur passage au Hellfest 2010.

Motocultor Festival 2012 Affiche FinaleEnfin, outre de nombreux groupes que l’on ne connait pas particulièrement, mais qui sont relativement appréciés comme Dark Tranquillity ou les français d’Eths, on retrouve des groupes que l’on a déjà vu et que l’on avait hâte de revoir. Arkona d’abord, qui avait littéralement retourné la Rock Hard Tent au Hellfest 2011 avec leur Pagan Metal agressif et explosif, puis Septic Flesh, vu au Printemps de Bourges l’année dernière. Enfin, espérons qu’Electric Wizard nous offre un show un peu plus convaincant qu’à Poitiers

Bref, cette année marquera sans doute notre première virée au Motocultor Festival. Avec un prix d’entrée relativement correct, 69€ pour les trois jours en pré-vente, le festival devrait nous offrir cette année une affiche plus qu’intéressante. D’autant plus qu’à part Behemoth, quasiment aucun des groupes n’est programmé au Hellfest 2012, ce qui en fera un parfait complément pour la saison des festivals !


Bloodforge de Climax

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le , avec 2 commentaires
Critiques

La saison des sorties sur le Xbox Live Arcade continue bon train, et après avoir accueilli successivement de très bons titres, Fez, Trials Evolution ou encore Sine Mora pour ne citer qu’eux, c’est à Bloodforge de faire son arrivée sur le service. Développé par les anglais de Climax, le titre a de quoi nous plaire, un Beat’em All avec une patte artistique sanglante à souhait, le tout sur un fond de civilisation celtique. Bref, que du bon en somme, mais vaut-il ses 1200 MS Points ?

Bloodforge de Climax Cover

Le premier écran du titre met tout de suite dans l’ambiance, un corbeau devant un champ de cadavre, en noir et rouge. Ce qui va en effet marquer le joueur chez Bloodforge, c’est la touche artistique. Très sombre et sanglante, vraiment sanglante. Le tout n’est, il faut le dire, pas sans rappeler ce que l’on avait pu trouver chez 300 par exemple. Alors certes, quelques années ont passé depuis et nombreux sont les titres à proposer cette patte graphique, mais elle est ici plutôt bien associée au moteur graphique et aux divers effets et cinématiques. Le sang gicle, de partout, et c’est vraiment bien fait de ce côté, le spectacle est assuré, le côté brutal bien présent.

Le titre de Climax va nous proposer d’exploser -littéralement- des hordes et des hordes d’ennemis, le tout entouré d’un scénario saupoudré de complots des dieux et autres prophéties. En soit, l’ambiance est vraiment au rendez-vous et j’ai plutôt apprécié suivre le destin de Crom, brave guerrier celte qui n’avait rien demandé et qui se retrouve dans une quête de vengeance et de sang. Ce dernier est accompagné tout du long de l’histoire d’une femme démoniaque qui le tourmente lorsqu’elle ne prend pas l’apparence de corbeaux. Bref, bien que pas forcément originale, l’ambiance est là, c’est bien sanglant et tout est fait pour nous rappeler que le monde de Crom est sans pitié.

Bloodforge de Climax Screeshot

Giclées de sang viennent très vite couvrir notre écran, les décapitations, amputations et éviscérations vont bon train. Chaque ennemi fini par être terrassé par une sorte de « fatalité » qui sont juste jouissives. Quoi de plus agréable que d’exploser la tête d’un ennemi à terre avec sa masse? Le titre nous propose plusieurs armes, masse, épée ou encore griffes, ainsi que des sorts de magie. Le bestiaire est aussi relativement varié, avec des soldats bien souvent plus grands que notre héros, quand ce ne sont pas d’énormes ogres ou des colosses gigantesques.

Malheureusement, il faut avouer que le gameplay proposé pour les combats n’est pas franchement au rendez-vous. Les combos d’abord sont difficiles à sortir, on n’arrive pas vraiment à les distinguer ni à les exécuter aux bons moments. Crom est plutôt lent, et quand il est embarqué dans un mouvement il est difficile de l’en sortir. Les multiples combats sont donc là dessus plutôt répétitifs, tant ils ont tendance à se limiter à esquiver à coup de roulades, puis taper, et ce quelque soit les ennemis, les armes n’apportant qu’une brève variation.

Bloodforge de Climax Screeshot

Ce n’est malheureusement pas le seul défaut car le jeu est aussi grandement entravé par une camera complètement épileptique. Ne proposant pas de visée centrée sur un ennemi, elle va souvent changer d’angle sans prévenir, sans raison, et de façon complètement abrupte. Les combats sont alors un réel défi, d’autant que la difficulté est au rendez-vous, non par parce que l’I.A. est réussie, mais plus par le nombre affolant d’ennemis, de bug de camera quand ce n’est pas de collision. Les ennemis sont vraiment nombreux et Crom se retrouve au combat tous les trois pas, sans trêve. Il n’y a pas d’exploration, les rares bifurcations ne menant qu’au même endroit, les décors étant désespérément déserts.

Bloodforge aurait vraiment ou être un bon titre, avec une ambiance et un univers excellents. Mais voilà, affronter d’énormes monstres est certes jouissif, quand la camera ne vient pas nous faire mourir bêtement et que la difficulté parfois frustrante ne nous coupe pas dans votre élan. Le titre de Climax est idéal pour soulager ses pulsations sanguinaires, mais il souffre de trop gros défauts pour mériter ses 1200 points, à moins d’être fan du genre.


Silence, ça tourne ! #26

dabYo dans Actualités, Films, Séries le 3 mai 2012, avec 4 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

The Road To Or Shalem de Orphaned Land

The Road To Or Shalem de Orphaned LandOffert à ce Noël, nous avons enfin fini par mettre le DVD du concert live de Orphaned Land à Tel Aviv. Bon, je dois avouer que je ne suis pas spécialement fan du groupe, que l’on surnomme ici à tort la crèche qui chante, mais on fait avec. En soit, je n’ai pas spécialement de reproche à faire au groupe sur ce concert, ils sont bons en live, et m’ont bien plus convaincus que lors de leur prestation au Hellfest 2011.

Non, le vrai problème, c’est la réalisation. Quel est l’intérêt de voir un concert enregistré en live, si l’ordre des chansons n’est pas respecté ? Vu que le chanteur, Kobi Farhi, change d’habits au cours du concert, c’est d’autant plus perturbant. On le voit instantanément changer de costume, puis il revient avec l’ancien, puis en fait, au bout de 10 morceaux on comprend le problème: ils ont mis le tout n’importe comment. Même le rappel n’est pas dans le bon ordre… On ajoute à cela des plans complètement foireux, comme une caméra vomitive sur le micro.

Heureusement, et ça sauve un peu les 20€ que nous avons donné à Century Media, il y a un second DVD avec des bonus, et notamment un reportage sur l’histoire du groupe. Si on omet que la réalisation est encore une fois au tas, avec une vidéo qui ne correspond pas au format télé et qui coupe les sous-titres, eh bien, c’était fort intéressant. On comprend un peu mieux le groupe, du coup.

Bref, à moins d’être fan du groupe de Metal Progressif, je pense que vous pouvez passer votre chemin.

Game Of Thrones s02e05

Cet épisode est beaucoup moins marquant côté réalisation que le précédent, et il y a somme toute peu de violence, étonnamment. Mais ceci dit, il y a tout de même quelques largesses scénaristiques qui choquent le lecteur de la saga. Pour ne pas spoiler, nous ne nous étendrons pas là dessus, mais certains contre-sens sont choquants dans la mesure où ils n’apportent rien à la saga, ou à l’épisode. Mystère.

Urgences Saison s04e01 à s04e022

Urgences (ER) Saison 4Bien qu’on en parle quasiment jamais, notre marathon de la série Urgences continue plus ou moins vite. Après avoir terminé la saison 3 on s’est lancé dans la quatrième, celle qui devrait voir le départ de Doug, plus connu sous le nom de nespressowhatelse.

Bref, le personnage incarné par George Clooney est vraiment bizarre, et après des scènes et des scènes de « on va le virer », il faut avouer que si ça se passe réellement cette fois ci, ça ne fera franchement pas crédible.

Certes les coups de tête existent aussi dans la vraie vie, mais l’extraction des acteurs de la série est vraiment gérée bizarrement par les scénaristes. Bien trop abrupte.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Shovel Knockout de Children of Bodom

Un KO par coup de pelle, ça explique peut être le clip

Serafina dans Actualité, Musique le 2 mai 2012, avec 3 commentaires

On vous a déja parlé de Children of Bodom ici, notamment parce qu’ils passent au Hellfest 2012. Donc, le groupe sort le clip de son nouveau clip issu de Relentless Reckless Forever. L’occasion, pour moi, de baver gentiment sur les beaux yeux kholés de Laiho. (Oui, bon, hein, on se refait pas)

Children of Bodom est un groupe souvent peu apprécié des trve, considéré comme un groupe de sales adolescents qui fait rien que gueuler avec des fucks à toutes les phrases. Afin de tordre le coup à ces préjugés, Children of Bodom nous propose donc un clip issus d’images filmées en tournées où ils boivent, se biturent, se font des blagues dans le bus, nous font des doigts d’honneur, balancent des trucs à la gueule de la caméra, boivent de la bière et autres comportements matures digne de la profondeur de leurs morceaux.

Allez, je suis mauvaise langue. Ils se brossent les dents aussi. C’est pas parce qu’on est metalleux qu’il faut négliger son hygiène bucco-dentaire après tout, n’est-ce pas ?


Wicked Game est le premier tome du Sang du Rock écrit par Jeri Smith-Ready paru pour dans sa langue originale en 2008, où la série se nomme WVMP Radio series. Ce premier tome vient d’arriver dans nos contrées chez Milady grâce à une traduction de Sébastien Baert, et parmi les nombreuses sorties de paranormal romance du label, Wicked Game m’a tout de suite tapé dans l’œil : sa rebelle en couverture, les couleurs noir/rouges et le mot rock. Le synopsis a fini de m’achever.

Wicked Game, Le Sang du Rock Tome 1, de Jeri Smith-Ready

Ciara (à prononcer « kira ») est issue d’une famille d’arnaqueuse. Entre deux magouilles, elle étudie la communication, et comme tout étudiante, doit trouver un stage. Elle en dégote un chez WVMP Radio, une station indépendante et locale qui passe de la musique alternative, allant du reggae au goth en passant par le grunge, où elle est chargée de l’image de la radio, des plans de com’, etc. Son passé un peu trouble ne semble pas poser problème au directeur de la radio… Il faut dire qu’il a l’habitude de contourner un peu la loi : ses DJ sont morts. Enfin, plus exactement ce sont des vampires.

Jeri Smith-Ready

Jeri Smith-Ready

Honnêtement, comment résister à un pitch pareil ? Des vampires DJ et une community-manager à la limite de la légalité ? Moi je signe immédiatement. En réalité le premier mot qui me vient à l’esprit c’est « rafraichissant ». On est loin des nombreux copycat de Twilight ou d’Anita. L’héroïne est pas investie d’une super mission, elle a même pas de super pouvoirs. Et la manière choisie par les vampires pour se camoufler, en devenant DJ et en passant de la musique de leur époque, est plus qu’originale, en rappelant quelque peu le Lestat d’Anne Rice.

En parlant de musique, cette dernière est au cœur de l’histoire et ce pour mon plus grand plaisir. On le sent dès le titre Wicked Game, qui n’est autre qu’un titre de Chris Isaak que je connaissais surtout pour avoir été reprise par HIM. L’auteur propose au début de son roman une playlist (que j’ai tant bien que mal refaite sur Spotify), et chaque titre de chapitre est un titre d’un morceau. On tape majoritairement dans le Rock et dans des grands classiques, que personnellement je connais très bien.

Chaque vampire a une mouvance musicale de prédilection, et est resté ancré dans celle-ci : on a la goth batcave, le hippie, le gosse grunge dépressif, etc. J’ai particulièrement aimé le fait que les vampires aient tous une personnalité très forte. Pour le moment, le grunge et la goth sont les plus développés mais je suppose que chacun aura son heure de gloire. L’héroïne n’est pas en reste, surtout car elle est ultra moderne et donc très crédible. J’ai plusieurs copines qui font un peu le même taf qu’elle, du coup, j’ai trouvé son job et sa manière de s’occuper de la visibilité de la radio très crédible et je n’ai eu aucun mal à rentrer dans l’histoire.

Wicked Game, Le Sang du Rock Tome 1, de Jeri Smith-ReadyL’humour enfin est loin d’être absent. Pour être honnête, je lis entre midi et deux, à mon bureau, et je me suis retrouvée plusieurs fois à devoir expliquer à mes collègues pourquoi je me marrais toute seule. L’héroïne qui achète une bougie à la pizza dans l’espoir qu’il y ai de l’ail pour éloigner les vampires, le directeur qui taille ses crayons comme des pieux, etc. On est dans un humour très absurde qui n’est pas sans rappeler l’humour des  mangas comme Parmis Eux, ou de la Bit-Lit Jeunesse comme Vampire Kisses: bête mais terriblement efficace.

Vraiment, Le Sang du Rock est définitivement une série à suivre tant ce premier tome est une vraie perle. La traduction est de très bonne facture, ce qui va vous permettre d’apprécier toutes les références et de les saisir. Si vous aimez la musique, si vous aimez les vampires et l’humour vous ne serez absolument pas déçus. C’est pour moi une révélation au même titre que Vampire Kisses et je vous le conseille fortement.


Les groupes dont je suis avidement l’actualité sont bien rares, pour ainsi dire inexistants. La plupart du temps, je ne suis pas assez mis au courant et je n’apprends la sortie d’un album qu’une fois ce dernier dans les bacs. Pas de chance avec Pandora’s Piñata, le nouveau Diablo Swing Orchestra, dont j’ai très tôt suivi l’actualité et que j’ai attendu pendant d’interminables mois, au fil des annonces de la page Facebook du groupe. Mais voilà, ça y est, la nouvelle galette du groupe d’Opera Jazz Metal Symphonique, casé dans le fourre-tout Avant-Garde Metal, s’est enfin laissée écouter, quelques semaines avant sa sortie. Alors, ça donne quoi ce troisième album ?

Diablo Swing Orchestra Pandora Pinata Promo

Ce qui est marrant avec les groupes qui signent un excellent premier CD, The Butcher’s Ballroom pour DSO, c’est qu’on les attend au tournant. D’abord, c’est savoir s’ils vont réussir à faire un second qui ne sera pas en demi-teinte, ensuite, c’est voir si la sauce ne va pas lasser au troisième. Bref, à chaque fois un nouveau défi, tant « faire aussi bien » qui se traduit pourtant par « faire de l’excellent » n’est pas une option. Sing Along Songs for Damned & Delirious, il faut le dire, avait largement réussi le défi. L’album était excellent, complètement délirant et entraînant.

Pour Pandora’s Piñata le groupe suédois quitte l’ambiance de la fête foraine hantée et effrayante pour des environnements un peu plus variés. On a d’un côté la Nouvelle-Orléans et le Jazz-Boogie des musiciens du coin sur l’excellente introduction Voodoo Mon Amour par exemple, un côté un peu plus enfantin avec un Black Box Messiah. La rythmique de l’album est d’ailleurs vraiment cassée par certains morceaux, et si les deux premiers morceaux de l’album donnent le ton du dansant, il faudra avouer que l’album contient quelques titres assez calmes. On pense notamment à Kelvar Sweethearts, qui troque le rythme endiablé des premiers titres avec une musique de fond sur laquelle Annlouice Loegdlund pousse la balade de façon agréable. Malheureusement, on ne pourra pas en dire autant d’Aurora, morceau lent au possible avec voix et instrumentation qui ne dénoterait pas dans une comédie musicale Disney. Si elle n’est pas forcément ratée, en admettant que ça soit votre trip, elle vient complètement casser cet album en deux.

C’est d’autant plus embêtant qu’avant cette coupure indésirable, on retrouvait un début d’album qui réussissait à renouveler les sonorités du groupe tout en gardant bien l’âme de Diablo Swing Orchestra. On avait bien entendu droit aux morceaux qui tirent pleinement partie des nombreux instruments du groupes, cordes et trompettes, comme sur Exit Strategy of a Wrecking Ball notamment, complètement DSO-esque avec ses ponts et ses coupures de rythmiques. Annlouice y laisse d’ailleurs la voix principale à Daniel Hakansson qu’on découvre là pour la première fois il me semble en lead, avec une très belle voix. Guerilla Laments n’est pas non plus en reste et donne le ton de la rythmique en tant que deuxième titre de l’album, avec son introduction à la trompette.

La voix masculine du groupe est sur cet album bien plus présente qu’elle ne l’était, du moins dans mes souvenirs, sur les autres. On la retrouve en lead sur Exit, mais aussi très présente sur Black Box Messiah ou encore Mass Rapture. Daniel quitte sa voix assez Death et grave des précédents albums pour une voix plus claire. C’est assez inhabituel, et si je devais y regretter quelque chose, c’est la quasi absence de dialogues entre les deux voix.

Mais si le groupe est au rendez-vous avec ses musicalités habituelles, coupures, trompettes, là où on ne l’attendait pas c’était dans le domaine de l’electro. Avec une rythmique bien forte et une guitare avec effets en fil rouge, Black Box Messiah est assurément le morceau qui surprend le plus. La basse s’y fait moins lourde, la contre-basse presque complètement absente et le groupe fait place, pour ses refrains, à une voix nasillarde de gosses. Tout simplement génial et déjanté. Ce morceau vaut à lui seul l’affront d’Aurora. Mais ce n’est pas tout, et on remarquera des petits arrangements par ci par là dans l’ensemble des morceaux qui donnent une patte différente à ce Pandora’s Piñata, une certaine personnalité que l’on ne connaissait pas au groupe.

Diablo Swing Orchestra Pandora's Piñata CoverEnfin, pour le final de près de 8 minutes, on retrouve Justice For Saint Mary. Le morceau commence lentement, et va même nous faire croire le pire: serait-ce un Aurora bis ? Après Annlouice, voilà-t’y pas que c’est au tour de Daniel de nous faire sa petite balade ? Les cordes se mettent doucement en fond, avec un tempo plus rapide, mais le tout prend son temps, sans pour autant être désagréable cette fois ci. Une sortie au tempo lent et musical, pourquoi pas. L’instrumentation devient plus intense, avec des cordes dissonantes qui font peu à peu monter l’aspect dérangeant du morceau. Et puis, il y a le début de cette sixième minute, suivie de la septième et de la huitième. Des minutes géniales, à l’instrumentation complètement inattendue, grandiloquente, envoutante, qui ne donne qu’une envie: repasser l’album en entier.

Que dire de ce Pandora’s Piñata si ce n’est qu’il a tourné en boucle depuis que j’ai pu le mettre dans mon lecteur ? Ce nouvel album de Diablo Swing Orchestra arrive à s’affranchir de ses deux grands frères, à donner un nouveau souffle, de nouvelles sonorités. Le temps où je n’avais que deux choix lorsque je voulais écouter un album du groupe est désormais révolu. J’en aurai trois. Et vu la qualité des deux précédentes galettes, cela veut tout dire. A dans 3 ans. Vite !


C’est Lundi, que lisez vous ? #43

Serafina dans Actualités, Livres le 30 avril 2012, avec 17 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

Serafina

Baroque 'n' Roll de Authelme HauchecorneCette semaine, j’ai surtout avancé le Trône de Fer, plus précisément l’intégrale tome 2. Je suis actuellement à 100 pages de la fin du tome L’Ombre Maléfique. C’est vraiment un bon tome, mais là encore, comme à la première lecture, Arya et Sansa ma saoulent prodigieusement. Heureusement que je sais que ça devient plus intéressant après.

J’ai aussi commencé Baroque’N’Roll un recueil de Anthelme Hauchecorne dont j’avais déjà lu La Tour des Illusions que j’avais adoré. On retrouve là l’humour ultra corrosif et absurde de l’écrivain français, et si je n’ai lu pour le moment que les trois premières nouvelles sur les 15, ce sont trois nouvelles d’excellente facture, acides et hilarantes à la fois. Vraiment, je vous le recommande !

dabYo

Encore une fois, cette semaine, pas grand chose pour moi tant je me mets à faire autre chose dès qu’il est temps de lire, quand ce n’est pas le destin qui veut m’éloigner du bouquin. Du coup, je n’ai lu qu’une bonne trentaine de pages de La Loi des Mages, et il faut avouer que c’est franchement ridicule. Rha.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


HtH#10: In Waves de Trivium

dabYo dans Actualité, Musique le 29 avril 2012, avec 7 commentaires

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Trivium est un groupe aux multiples casquettes officielles, allant du Metalcore au Trash Metal en passant par le Progressif. Ne connaissant principalement que leur dernier album In Waves, qui m’avait été chaudement par Serafina, je leur donnerai plutôt le qualificatif de Heavy Metal pour ado parfaitement produit. Vous allez très vite vous en rendre compte avec ce single qui en est extrait, et qui donne son nom à l’album, la musique que nous propose ici Trivium est aseptisée au possible, atteignant des sommets d’inauthenticité que même Linkin Park n’atteignait pas.

Et c’est bien dommage car le morceau pourrait être sympa, une sorte d’hymne au jeune rebelle à cheveux longs. Cela ne m’étonnerait pas que le groupe soit plutôt populaire dans la plus jeune tranche des amateurs de Metal, et après tout, il y a pire pour commencer. Reste qu’une telle production, aussi travaillée, où le moindre cri de rage est maîtrisé du début jusqu’à la fin a quand même quelque chose d’effrayant. Quelque part, ça fait froid dans le dos, et je commence peut être à comprendre comment les amateurs devaient voir des groupes comme Linkin Park à leur arrivée.

A priori, Trivium se produira sur la MainStage02 le dimanche à partir de 19h40, face à Ihsahn et H2O, deux groupes qui n’ont pas particulièrement notre préférence.


Juste avant le crépuscule de Stephen King

Le Chro dans Critiques, Livres le 28 avril 2012, avec 2 commentaires
Critiques

Comme je l’ai dit en d’autres temps et d’autres posts, je fus un grand fan de Stephen King pendant « longtemps ». Depuis mon enfance à vrai dire, mais comme je n’ai encore que de très rares cheveux blancs ça ne fait pas non plus une éternité. Quoi qu’il en soit, j’ai trouvé il y a disons une dizaine d’année qu’il se perdait. J’avais l’impression qu’il commençait un peu trop à se regarder le nombril. Puis je suis tombé en début d’année sur la version poche de son premier recueil de nouvelles depuis bien longtemps, Juste avant le crépuscule, et je me suis dit: pourquoi pas? Je l’ai donc acheté, j’ai lu les treize nouvelles qu’il contient dans ses 600 pages, et en voici mon impression.

Juste avant le crépuscule de Stephen King

Est-il utile de présenter Stephen King ? Peut-être un mot tout de même, parce que ceux qui ne l’ont pas lu ont souvent une vision déformée de l’auteur. OK, je le concède, il a l’air sérieusement barré. Une folie sous contrôle, mais tout de même. Pour la plupart des gens il s’agit d’un auteur d’Horreur, d’histoires de monstres. Il en a fait, mais il a aussi fait d’autres choses: du Fantastique plus léger, du Suspense, et même des choses insipides et gnan gnan (non, je ne parle pas de La petite fille qui aimait Tom Gordon, pourquoi vous dites ça?). Comme je l’ai dit, j’avais de gros doutes. Sur les étals j’ai vu s’enchaîner le livre que je viens de citer (que j’ai acheté en VO et très vite abandonné sans le lire), puis un livre sur l’art d’écrire alors qu’il s’était toujours refusé à jouer les professeurs, ce que j’estimais à la fois plus humble et plus réaliste.

Couverture du grand format (Albin Michel), inspiré par la version originale

Couverture du grand format (Albin Michel), inspiré par la version originale

Plus récemment je suis tombé sur Cellulaire… Quoi? Une vile resucée des films d’horreur à la mode, qui se sont pourtant déjà copiés les uns les autres? Mon dieu, quelle déchéance… Mais j’ai craqué sur un recueil de nouvelles parce que je trouvais cela de bonne augure. Je me suis dit qu’un recueil de nouvelles, cela pouvait signifier qu’il avait renoué avec l’inspiration, avec les « vraies » histoires. Mais alors, finalement, mon verdict?

Et bien il est mitigé. Le problème, c’est que je ne sais pas à quel point mon a priori négatif a pu jouer sur ma lecture. J’ai du mal à être certain d’être objectif dans mon « analyse ». Globalement, je trouve le recueil plutôt bon. Mais j’ai quand même été arrêté un certain nombre de fois par un sentiment de… réchauffé. Une nouvelle avec un écrivain? Une autre dont le thème est l’inspiration artistique? Une avec une femme isolée qui doit s’échapper? Non franchement, Stepheninou, t’es obligé de nous ressortir tes vieux poncifs?

D’un autre coté, on dirait que je pars d’un postulat injuste. Parce qu’en préparant cet article, j’ai vérifié la liste de ses publications et, en fin de compte, j’ai l’impression que la plupart de ses romans publiés depuis mon désamour (et il en a fait un certain nombre) ont encore des histoires qui pourraient bien me plaire. Quant au recueil proprement dit il m’a, je viens de le dire, plutôt plu. Parce qu’il m’a surpris avec la première des nouvelles. Parce qu’il y a un mélange agréable, entre des nouvelles ultra courtes et des novellas, certaines histoires avec de l’horreur, d’autres avec du suspense et d’autres purement émotionnelles avec un cadre d’anticipation léger. Parce que les personnages sont quasi systématiquement bien présentés malgré le format court. Et puis, zut, parce que King, j’aime bien.

Avant de conclure, un rapide échantillon des nouvelles. J’en choisis 3 qui m’ont plu, et une non, afin de donner un aperçu aussi équilibré que possible de mon appréciation.

Willa

Cette première nouvelle du recueil m’a carrément pris par surprise. On commence avec des personnages qui attendent un train, parce que celui qu’ils ont pris a eu un problème technique. Cela fait apparemment très longtemps qu’ils attendent. Et je m’en fous comme de la dernière chemise de mon voisin. Non mais franchement, le narrateur (et « héros ») est mou et sans caractère. Et sa femme, qu’il veut impérativement retrouver, a l’air d’être une sacrée pimbêche insupportable que je n’ai surtout pas envie qu’il retrouve. Et puis c’est quoi ce style fouillis? L’histoire est confuse, la narration laborieuse…

Mais en fait, après quelques pages, cela commence à se justifier. Je commence à deviner pourquoi c’est confus. Je commence à deviner qu’il y a un mystère à élucider. Cela prend un peu de temps, un temps agréable, puis l’histoire ne se termine pas une fois le mystère résolu, et je me prends au jeu.

Cette nouvelle est onirique, légère bien que grave, et j’ai aimé l’indice porté par la narration elle-même. Peut-être que je manque de culture et que ça a déjà été fait mille fois, mais c’est une première pour moi et ça m’a plu. Et je ne m’attendais pas à ça de Stephen King, ce qui a encore amélioré l’intrigue. Je pense que cette nouvelle plairait notamment à Serafina, mais je ne suis pas sûr vu que je connais pas encore assez bien les maîtres des lieux.

La fille pain d’épice

Voici l’histoire la plus longue du recueil, une novella de presque une centaine de pages (deux autres de 89 et 90 pages la talonnent mais c’est bien elle la gagnante). C’est une histoire pas forcément très originale, une femme isolée qui doit s’échapper… S’il n’y avait que cette histoire que j’ai pourtant appréciée, il est certain que je ne me réconcilierais pas avec l’auteur, mais l’originalité ne fait pas tout et, ma foi, la lecture fut agréable. Le synopsis? Une femme qui a perdu son bébé, mort soudainement dans son berceau. Cela a détruit sa vie, son couple, et elle se drogue à la course à pieds. Elle s’isole pour se reconstruire psychologiquement dans un coin paumé, qui se remplit de manière saisonnière par des riches mais qui est en cette époque quasi désert. Et cet isolement risque bien de lui coûter la vie quand le danger surgit alors qu’elle ne l’attendait pas…

Cette nouvelle m’a fait penser à Jesse, ou bien Cujo, deux autres romans de l’auteur. Avec l’avantage d’être plus courte donc un poil plus intense; parce que si la tension lugubre et diluée de ces deux références est intéressante, il faut que je sois dans un certain état d’esprit pour les apprécier, alors que La fille pain d’épice, je sais que grâce à la rapidité de la conclusion, je peux l’apprécier quelle que soit mon humeur.

N.

Nous avons ici les notes d’un psychanalyste recueillies par sa veuve, qui les a complétées. Ces notes racontent l’étude d’un patient qui a interpelé son mari et l’a conduit à la mort. Ce patient est frappé d’une folie somme toute pas spécialement inédite, loin s’en faut, mais suffisamment grave pour que les notes du psychanalyste traduisent la crainte de perdre à nouveau un patient par suicide. Ce qui est intriguant, par contre, c’est la cause de sa folie. Ce qui a conduit son cerveau a déraillé. Mais, d’ailleurs… Est-il réellement fou?

Cette histoire fait forcément penser à Lovecraft. Certes, je ne suis pas vraiment un spécialiste, n’ayant lu de lui qu’un seul recueil, et encore très récemment. Mais j’ai quand même certaines bases et, forcément, quand on lit une histoire impliquant des visions d’horreur qui conduisent un pauvre quidam qui y est confronté à la folie…

Stephen King n’a jamais caché que l’univers de Lovecraft était une de ses sources d’inspiration (comme beaucoup me direz-vous) donc je suis intimement persuadé que mon impression est légitime. Cela dit, l’auteur lui-même n’en fait pas mention et indique plutôt Le Grand Dieu Pan de Arthur Machen. Fameuse source d’inspiration également s’il en est et, que j’ai tort ou raison sur Lovecraft, l’ambiance de cette histoire m’a bien plu.

Un très petit coin

Deux voisins qui se font la guerre depuis qu’un troisième leur a vendu sans les avertir, juste avant sa mort, le même bout de terrain. Un promoteur cancéreux qui a tout perdu, fortune et femme, face à un écolo qui en veut à mort au premier parce que sa chienne est morte sur sa clôture à bétail alors que c’était sa seule compagnie. Mais alors que la situation semble s’arranger, en fait, l’un des deux protagonistes se venge du deuxième qu’il réduit à l’impuissance avant de l’enfermer dans ce qu’il pense devenir sa future tombe.

Premier problème: encore une histoire de héros qui doit s’extirper d’une situation désespéré, alors qu’il est isolé et quasiment sans espoir. Second problème, le méchant est un pauvre con, sans talent, sans charisme, homophobe (et peut-être bien raciste, je ne suis plus sûr) qui croit fermement que l’autre est coupable des pires atrocités imaginaires et farfelues. Et il ne mène la barque que parce qu’il est complètement givré, armé, et que l’autre en face est affaibli par le désespoir et la solitude.

J’ai toujours du mal quand le héros est une victime impuissante de machinations perverses, quand il ne peut rien faire pour éviter la catastrophe. Mais alors quand en plus le méchant est nul de chez nul, quelqu’un pour qui l’histoire ne me fait éprouver que le mépris le plus profond… Cette histoire de 90 pages est bigrement trop longue. J’en ai sauté des passages pour arriver à des événements parce qu’il ne se passait rien, après pourtant une longue mise en place trop plan plan, sans rien d’accrocheur.

Alors bon, il y a la fin, avec un peu d’action, enfin de remous plutôt, mais ça ne suffit pas à rattraper l’ensemble.

Juste avant le crépuscule de Stephen KingPour conclure je dirais donc que je ne conseille pas ni ne déconseille ce recueil. Juste avant le crépuscule, c’est du Stephen King, ni plus, ni moins, et ce n’est pas son meilleur recueil. Je pense que les amateurs de l’auteur s’y retrouveront, et que ceux qui ne connaissent pas doivent commencer par autre chose. Et évidemment, ceux qui ne l’aimaient pas ne vont probablement pas adorer d’un seul coup Stephen King grâce à ce livre. Pour ma part, le recueil m’a globalement plu mais surtout m’a indirectement réconcilié avec l’auteur fétiche de mon enfance, non pas par sa seule qualité (qui n’est après tout pas transcendante) mais parce que la chronique que vous lisez m’a forcé à vérifier mes dires, et donc constater que, ben, non, il n’a pas fait que se reposer sur ses lauriers depuis son accident, en fin de compte.