Dernièrement sur if is Dead:

Anomaly Warzone Earth de 11bit Studios

Beignée d'alien au menu du Xbox Live Arcade

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 17 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

J’ai rallumé ma Xbox 360 pour jouer aujourd’hui, faut dire qu’elle commençait à prendre la poussière. Le jeu sur lequel je me suis mis est Anomaly Warzone Earth, un jeu original de 11bit Studios publié sur le Xbox Live Arcade le 6 Avril dernier, après une première sortie sur PC et téléphones. C’est la bannière d’un balbutiant genre qu’il brandit ici, le Tower Offense.

Anomaly Warzone Earth sur Xbox 360

On commençait à être habitué au terme du Tower Defense où l’on devait construire des tourelles ou tout autre moyen pour se défendre contre des hordes d’ennemis arrivant par vagues via des chemins balisés. Là on prend le concept et on retourne le tout. Vous allez prendre le contrôle d’une colonnes de véhicules blindés afin d’atteindre différents objectifs sur la carte, vos véhicules empruntant un chemin que l’on peut modifier en temps réel pour changer de route aux intersections.

Préparez vous, on est ici face à une petite révolution puisqu’il y a un scénario plus étoffé que la plupart des jeux dans le même registre. Jusque là à l’instar des DOTA et autres Tower/Bunker Defense, les titres se contentaient du minimum syndicale et restaient au niveau des mods desquels ils étaient tiré. Anomaly nous propose donc une histoire, des débris de vaisseaux spatiaux se sont écrasés sur Terre, sur deux grandes villes, Bagdad et Tokyo. Une sorte d’anomalie, comme un champ de protection, s’est déployé autour des points d’impacts. Vous faites partie de la 14ème et vous allez devoir défourailler de l’alien pour stopper ce bazar et comprendre de quoi il retourne. Bien que ce soit simpliste, il y a des idées intéressantes développées un peu plus avant dans la campagne, ça ne casse pas trois pattes à un canard mais ça a le mérite d’être là.

Anomaly Warzone Earth sur Xbox 360

On dirige un commandant à pied sur le terrain avec une combinaison qui fait de la lumière et qui devra diriger son escouade jusqu’au objectifs de la carte en cours. Pour ce faire on aura à sa disposition divers blindés comportant deux caractéristiques, différentes selon le véhicule. On trouve le blindage, les dégâts, le bouclier, etc… On peut acheter de nouveaux véhicules, les améliorer et réorganiser sa colonne dans l’ordre que l’on veut jusqu’à six véhicules. C’est d’ailleurs un élément tactique de premier plan puisque les tourelles ennemies prendront pour cible le premier véhicule de votre convoi jusqu’à ce qu’il soit hors de portée avant de changer de cible. On dispose aussi de 4 actions spéciales : réparation, écran de fumée, leurre et frappe aérienne afin d’enrichir un poil le gameplay.

Parce que vous vous en douterez avec ce qu’il y au dessus, on va vite finir par se lasser avec tout ça, ça reste bien le temps de faire la campagne et les différents modes de jeu au moins une fois, mais le taux de rejouabilité est proche du néant et ce n’est pas le misérable leaderboard online qui va changer ce fait.

Niveau graphisme, c’est plutôt beau sans pour autant être exceptionnel, les teintes de couleurs oscilleront entre le marron pour Bagdad et le bleu froid pour Tokyo, le tout étant terne et produit par une sorte de filtre qui aura aussi la mauvaise idée de changer la couleur des bonus à l’écran. Par exemple, la balise écran de fumée sera jaune à Bagdad et verte à Tokyo, assez déroutant au changement de ville. A la vue des screenshots avant de tester le jeu, je m’inquiétais un peu de la lisibilité de l’action, mais les unités sont cerclés d’un halo, bleu pour les notre et rouges pour les méchants mécaniques, ce qui permet de suivre l’action aisément.

Anomaly Warzone Earth sur Xbox 360

La bande son est l’un des meilleurs éléments du jeu. Les doublages avec de l’accent british à souhait sont un vrai régal pour les oreilles. Les musiques ne sont pas en reste même si la répétition peut les rendre soulantes. Les bruitages quant à eux reproduisent assez fidèlement l’idée qu’on se fait d’un champ de bataille.

Rayon mode de jeu, rien de bien folichon. On trouve un mode histoire ou l’on débloque des éléments de gameplay au fil des niveaux pour les autres modes aussi. Bagdad Chaos et Raid sur Tokyo sont plus dans l’esprit d’un tower defense où l’on devrait éliminer sur la même carte plusieurs vagues d’objectifs. On a enfin le mode essais tactiques aux graphismes qui rappellent les VR Training de Metal Gear Solid. Ce mode est l’occasion de mettre en pratique les différents principes et tactiques du jeu avec des items limités. Le tout est disponible en trois niveaux de difficulté. Et bien entendu, il y a 200 points de succès à débloquer, très classiques, avec par exemple finir les mode de jeu ou détruire 5000 tours.

Au final, Anomaly Warzone Earth reste un petit jeu solo à 800 MS Points qui vous occupera bien 4-5 heures sans être trop redondant. Au delà, la répétition se ferait par trop sentir si vous n’êtes pas accro au genre. Je me suis plutôt amusé avec ce Tower Offense, mais je me vois vraiment mal y rejouer plus tard. Bon, c’est quelque part le principe même de ces petits jeux.


C’est Lundi, que lisez vous ? #41

Serafina dans Actualités, Livres le 16 avril 2012, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

Serafina


Ghostopolis de Doug TenNapelMes lundis se suivent et se ressemblent. A cause du boulot, des démarches administratives diverses, je suis toujours et encore sur Le Sang du Rock de Jeri Smith-Ready, même si je suis dans la dernière ligne. Je continue aussi ma relecture de l’Intégrale Tome 2 du Trône de Fer de G.R.R Martin pour suivre la série, et j’arrive donc à la fin de la première partie de la découpe française.

Bon, j’ai quand même pu intercaler la lecture de Ghostopolis de Doug TenNapel aux éditions Milady Graphics, un comic jeunesse assez burtonnien pour son coté macabre, plutôt sympathique, malgré un dessin qui ne m’a pas palpitée.

dabYo

Après une absence de Lundi la semaine dernière, je dois à grand regret constater que je n’ai qu’à peine lu pendant la dernière quinzaine. Enfin, rien d’autre que La Loi des Mages sur lequel je piétine inexorablement, bien que cela devienne de mieux en mieux. Alors bien sur, je lis par ci par là pas mal d’articles sur l’actualité politique, et la longue critique d’un nouveau Chroniqueur, mais sinon, nada. Vivement que ça reprenne.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


HtH#8: Nordbundet de Taake

Serafina dans Actualité, Musique le 15 avril 2012, avec aucun commentaire

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Taake est un groupe de Black Metal qui n’est pas inconnu du festival puisqu’il est passé au Hellfest 2009. Mais à l’époque, je ne le connaissais pas puisque, étonnamment, c’est illman qui me l’a fait découvrir. Un jour, il est venu pour me parler d’un solo de banjo. Il venait d’entendre Myr pour la première fois. Et j’ai pas tardé à m’y mettre, et évidemment à adorer. C’est un groupe norvegien, formé en 1995 à Bergen, berceau du Black s’il en est vu qu’on doit a cette ville Burzum, Immortal ou encore Enslaved.

Et effectivement, la musique de Taake, tout comme celle de Burzum ou d’Enslaved est plutôt lente, très froide et morbide. Les paroles flirtent avec le pagan. Bref, ça parle de froid, de mort, de mythologie et de brume. A l’origine, Taake est avant tout un projet solo de Hoest, qui a aussi filmé et produit intégralement la vidéo de Nordbundet qui consiste en des paysages norvegiens, filmés en amateur, en voiture ou en train. Comme pour une grande partie des groupes de la mouvance Black, le musicien est anti-christianisme, mais c’est aussi un grand provocateur, qui fait des sorties peu recommandables, il faut l’avouer.

C’est un des groupes que j’attends avec impatience pour cette édition du Hellfest. Ils seront sous la Temple avec leurs compatriotes d’Enslaved, puis Behemoth, qu’on vous a déjà présenté.


Hunger Games de Gary Ross

Le premier tome de The Hunger Games au cinéma est il le nouveau Twilight ?

dabYo dans Critiques, Films le 13 avril 2012, avec 6 commentaires
Critiques

Ce qui est bien avec les comité d’entreprise, c’est que l’on peut avoir des places moins chères. Mais voilà, elles ont une date de péremption, et c’est ainsi qu’on s’est retrouvés à devoir aller au cinéma assez vite pour ne pas perdre 10€. Après un rapide coup d’œil sur l’énormité du choix de notre cinéma de campagne, nous nous sommes résignés: c’est Hunger Games qui va nous sauver la mise. Alors, bon, entre l’adaptation qui sent les Twilight et les mauvaises impressions de Serafina sur le premier tome, The Hunger Games, je dois dire que j’étais plus que perplexe. Synopsis voulez-vous.

Hunger Games de Gary Ross

Katniss, jeune fille de 16 ans, est une ressortissante de la douzième District de Panem. Son district et les onze autres se sont il y a bien longtemps rebellés contre la capitale, Capitole, et en souvenir de cette affreuse guerre civile, chacun des districts se doit d’envoyer deux émissaires chaque année pour participer aux Hunger Games. Mais personne ne serait assez fou pour y aller de son plein gré et devenir un tribut, car les Hunger Games ne sont rien d’autre qu’une émission de télé-réalité où 24 adolescents sont enfermés dans une arène pour s’entretuer. Seulement, quand sa petite sœur est tirée au sort, Katniss n’hésite pas un instant et se porte volontaire.

Même sans avoir lu la chronique de Serafina, vous l’avez bien compris, on est la dans un film qui mélange anticipation, jeunesse, problème de société et Battle Royale. Difficile à ce niveau là de ne pas penser directement au pitch de l’œuvre asiatique, bien que je ne l’ai lu qu’en manga et n’ai jamais vu le film. Mais passons, faire un procès du possible repompage par Suzanne Collins, l’auteur des romans, n’a pas vraiment d’intérêt.

Haymitch Abernathy dans Hunger Games Adaptation Cinema

Il y a dans cette image un personnage qui a énormément plu à Serafina, mais lequel ?

La premier chose qui m’a choqué c’est à quel point le début d’Hunger Games est pénible à regarder. On a le doit à des plans de caméra rapprochés, qui il faut le dire semblent avoir été tournés par un alcoolique. Difficile de ne pas avoir envie de vomir tant ça bouge dans tous les sens, à tout moment. Alors on pourrait penser que c’est pour souligner l’intensité de l’action, mais je ne vois pas ce qu’il y a de très prenant à regarder deux adolescents nous expliquer que la life suxx et que les Hunger Games sont une grosse connerie. Sur ce côté, le background de la chose est plutôt bien amené, on comprend vite que les Hunger Games sont effectivement une grosse connerie et que le contexte social est plus que bouillant. Mais le tout est affreusement chiant parce qu’accompagné de moments mièvres et mal tourné, mal mis en scène. Les deux adolescents ont beau parler de quelque chose de grave, ils nous donnent l’impression d’être entrain de parler de leur problème d’acné.

Mais ce n’est pas tout, car le scénario joue sur l’aspect dramatique de la nomination de la petite sœur, alors que tout le monde l’attend et qu’il n’y a pas un seul synopsis officiel qui n’y fasse pas référence. Du coup notre héroïne se retrouve à jouer dans des situations mièvres au possible, où elle nous assène des phrases bateaux et stéréotypées en veux-tu en voilà, alors que l’on sait très bien que tout est bidon. Un affreux surplus de bon sentiment. Le tout dans un univers qui se veut être pauvre et miséreux, mais avec une réalisation hollywoodienne qui rend le tout incohérent. Bref, ça a beau être poussiéreux, ça n’attire en rien la sympathie ou la compassion, et ne sert qu’à ennuyer le spectateur.

Soldats dans Hunger Games Adaptation Cinema

Coucou, tu veux voir mon uniforme ?

Et après avoir eu soit l’envie d’étriper notre héroïne pendant près d’une heure, là, comme ça, Hunger Games prend du galon. On se retrouve enfin dans ces satanés Hunger Games et le rythme du film prend là son envol. Attention, on n’est pas face au film du siècle, on parle bien d’une franchise jeunesse, mais il est clair que petit à petit, le film devient intéressant. Les personnages d’abord se retrouvent être un peu moins stéréotypés, Peeta n’est pas réellement le personnage auquel on s’attend, Katniss devient un peu plus supportable, parfois même attachante. Si les pièces ne sont pas réellement originales, elles sont de mieux en mieux amenées et filmées.

Surtout, le film contrairement au roman, n’est pas limité au point de vue de Katniss, mais est omniscient. Cela va permettre d’avoir une plus grande profondeur, d’amener les éléments sociaux qui tourbillonnent autour des jeux, de mieux voir la situation du pays et à quel point tout est réuni pour que cela explose. C’est assez intéressant à ce niveau, l’univers donne envie d’être découvert et ça rattrape plus ou moins bien les débuts, on y entre. D’autant qu’à côté des éléments d’intrigue, on retrouve des scènes d’actions qui sont loin du pathétique qu’a pu nous proposer un Twilight par exemple. On assiste à de nombreux combats entre les différents prétendants et ils sont bien scénarisés, haletants.

Katniss Everdeen dans Hunger Games Adaptation Cinema

Là dessus, il faut avouer que la réalisation est des plus hollywoodienne. Le Capitole est relativement grandiloquent, à la limite de la surenchère et du kitch. Ça ne plaira pas à tout le monde, mais il faut avouer que ça a le mérite de bien mettre en scène l’univers général. On sent qu’il y a du budget. Les acteurs ne sont eux non plus pas spécialement bon, mais font le job comme on dit. Ainsi, notre héroïne Katniss, jouée par Jennifer Lawrence remplie parfaitement son rôle de personnage transparent auquel les spectateurs pourront s’identifier. On peut faire la même remarque pour Peeta, Josh Hutcherson.

The Hunger GamesAu final, après avoir été ennuyé pendant près d’une heure, on finit frustré que cela se termine si vite. Malgré ses 2 heures et 22 minutes, Hunger Games s’avère être un film trop court: en suivant la trame amenée par Suzanne Collins, la réalisation s’est retrouvée obligée d’utiliser une moitié de film pour des scènes sans intérêt, qui auraient pu être bien mieux amenées à l’aide de flashback. L’épreuve de survie et les intrigues qui se trament autour, réels enjeux de ce premier épisode n’est en fait qu’une petite parenthèse dans notre épopée.

Et c’est bien dommage car elle est bien amenée, assez intéressante et prenante, et elle permet enfin de voir les relations entre les différents personnages et donner du charisme à notre héroïne. On est donc bien loin d’un film à la Twilight, avec un univers plus vaste et intéressant, qui aurait mérité d’avoir été mieux traité.


Silence, ça tourne ! #23

dabYo dans Actualités, Films le 12 avril 2012, avec 3 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Game Of Thrones s02e02

Game Of Thrones I Understand The Way This Game Is PlayedC’était cette semaine la diffusion du deuxième épisode de la deuxième saison de Game Of Thrones sur HBO. Du moins, si on omet que la chaine américaine a mis par inadvertance l’épisode sur leur site internet une semaine à l’avance, rendant la diffusion caduque. Qu’à cela tienne, nous sommes du genre patient. On en profitera aussi pour regretter qu’il soit impossible d’acheter les épisodes en VOD Orange sans y être abonné…

Revenons à nos moutons, l’histoire continue son bonhomme de chemin à très grand pas, et attaque déjà pour certains personnage une partie de la trame du quatrième tome, l’Ombre maléfique. Du coup, il est fort à parier que la série devrait réussir à maintenir un rythme assez fort contrairement aux romans.

On découvre cette fois une nouvelle partie des terres de Westeros, les îles des fer-nés. Si l’on en voit que quelques morceaux, on est dans un univers bien plus proche du livre que pour Peyredragon, ce qui est un bon point. On retrouve deux nouveaux personnages, des Greyjoys, et il faut avouer qu’ils sont plutôt fidèles. Mais bon, je l’imaginais brune.

Au final, l’épisode est un bon épisode, qui se suit bien, bien que je n’en ai pas gardé un souvenir impérissable.

Hunger Games de Gary Ross

On avait des places de cinéma qui allaient périmer, du coup, on est allé voir l’adaptation cinéma de Hunger Games de Suzanne Collins. Manque de pot, la critique ne sera publiée que demain, et je vais pas vous donner notre avis en avance hein ?

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Napalm Death, tournée Utilitarian, au Chato’do de Blois

Concert Napalm Death + KadavriK le 4 avril 2012

Serafina dans Concert, Musique le 11 avril 2012, avec 1 commentaire

Napalm Death ce n’est pas une tête d’affiche qui m’aurait fait me déplacer à un concert normalement. Mais voilà, ils passaient à Blois, et les concerts de Metal dans ma ville sont si rares que je n’en loupe aucun, par curiosité et aussi pour encourager les associations qui se démènent pour nous en proposer en Loir et Cher. En l’occurrence, l’asso Mars qui organise régulièrement des concerts au Chato’do, petite salle sympathique où l’on alterne musique extrême et pop. Au programme donc, KadavriK pour la première partie puis les coreux de Napalm Death.

Napalm Death + KadavriK au Chatodo de Blois

KadavriK a donc le dur rôle d’ouvrir pour Napalm Death, et malheureusement pour les allemands, ils joueront devant une salle quasiment vide. Il faut dire qu’en plus de n’être pas connus, leur style ne colle pas réellement au groupe de Grindcore, malgré leur récent retournement Death. KadavriK évolue dans un univers qu’on qualifiera de Blackened Death Metal Melodic. Oui, rien que ça. Un tempo assez lent, des grunts et quelques shrieks, un clavier. Autant dire que pour un public venu voir majoritairement du Grindcore, c’est pas l’extase.

KadavriK au Chatodo de Blois

KadavriK

Moi par contre, j’aime bien. Leur chanteur est plutôt sympathique, et parle bien avec le public, les bassistes et guitaristes bougent bien et sont dynamiques, le claviériste et le batteur eux resteront en retrait. Leurs morceaux sont plutôt bons, efficaces, sans être transcendants, mais c’est un bon groupe. J’ai particulièrement apprécié les claviers bien amenés, et bien utilisés, sans tomber dans le too much.

Mais enfin, c’est Napalm Death que le public est venu voir, et la salle ne se remplit réellement qu’à l’arrivée du groupe anglais sur la scène. Et on comprend rapidement pourquoi le terme Grindcore a été inventé pour eux. Car c’est du pur grindcore qui s’avance : tempo ultra rapide, morceaux brutaux et directs, aux vocaux gruntés et agrémentés de cris du guitariste, dissonances nombreuses et rage sous-jacente.

En CD ce n’est pas du tout un genre que j’apprécie, mais sur scène c’est autre chose car la rage et l’énergie dégagée par les morceaux est plus que communicative et ultra efficace. Napalm Death tabasse littéralement tout sur son passage et ce n’est pas le public particulièrement énervé qui me contredira : moshpits et walls of death seront au programme, sans que le chanteur ou l’un des musiciens ait même à le demander. Une première je pense pour la petite salle du Chato’do.

Dès le départ, le jeu de scène si particulier de Mark « Barney » Greenway surprend, il est totalement habité, ne tenant pas en place une seule seconde, tournant sur lui même, haranguant le public captivé. Bref, ça c’est du frontman, et ces gestuelles saccadées ne sont pas sans rappeler d’autres frontmans, Ian Curtis en tête. Et lorsqu’il s’arrête, entre deux morceaux, c’est pour nous parler calmement des significations des morceaux, avec son accent anglais très élégant, le pourquoi du comment, leur histoire parfois. Que de contraste.

Napalm Death au Chatodo de Blois

Évidemment, c’est du Grindcore, la setlist comprend donc un bon paquet de morceaux, ne dépassant que rarement les 2 minutes, généralement pour des morceaux issus de leurs derniers albums plus Death. Le tout est sans le moindre repos, sans ballade ou autre truc niais. Non, Napalm Death, c’est 100% d’énergie et de déchainement. Et pour un groupe qui accuse près de 30 ans d’existence, c’est encore plus admirable.

Je sais que des trois rédacteurs à avoir assisté à ce concert, dabYo et illman étaient aussi de la partie, je suis la seule à avoir apprécié. Ce n’est donc pas quelque chose de facile d’accès, mais c’est un style de musique que je vous conseille de voir en live au moins une fois. Il faut croire que bien que je sois du coté Black du Metal, le Grindcore ne soit pas si loin de moi.

 


Obscura, tournée Omnivium, au Glaz’art, Paris

Soirée Death Metal avec Obscura + Gorod + Spawn of Possession + Exivious

illman dans Concert, Musique le 10 avril 2012, avec aucun commentaire

Parti conquérir le joyeux monde du Javascript à Paris pour le travail, j’en ai profité pour aller aérer ma crinière de métaleux du coté de la porte de la Villette. Plus précisément au Glaz’Art, qui avait programmé une bonne grosse affiche bien Death Metal avec seulement des groupes que je ne connaissais pas: Gorod, Spawn of Possession, Exivious, et enfin, Obscura. Que voulez vous, je suis inculte. Le tout était chapeauté pour la tournée européenne d’Obscura pour son nouvel album, sortie le mois dernier, Omnivium.

Obscura + Gorod + Spawn of Possession + Exivious au Glazart, Paris

Comme je ne suis pas familier avec Paris je suis arrivé super en avance et j’ai pu voir un peu le quartier autour du Glaz’art. Eh ben Porte de la Vilette, c’est craignos. La salle en elle même est un peu mal foutue avec deux piliers quasiment dans l’axe des scènes. Étonnamment vu la salle plutôt basse de plafond et le nombre conséquent de personnes qui assistaient à la soirée, il ne faisait pas une chaleur à mourir dans la salle, ce qui est un point non négligeable pour des concerts où ça bouge pas mal. Alors que le public commence à bien garnir le bar et le devant de la scène, le premier groupe entre en piste sur une scène somme toute pas très grande et assez basse.

Exivious

Les hollandais d’Exivious ont la lourde charge de lancer la machine de guerre. Ce groupe va s’y atteler avec son mélange de Death Instrumental et de Jazz Fusion. Tout instrumental, si tu n’aimes pas les ruptures de rythme, passe ton chemin. Ils sont plutôt statiques et leur leader, enfin je suppose, prendra la parole pour les présenter. Leur musique est vraiment sympa même si elle ne semble pas accessible au novice de prime abord. En tout cas, passé le premier choc j’ai adoré.

Leur set sera finalement assez court et j’aurai passé le plus clair de mon temps devant un vidéo-projecteur qui diffusait la pub de la salle, j’ai pas de bol d’être grand sur ce coup là, heureusement qu’il les couperont par la suite.

L’heure de la binouze a sonné et j’en profites pour tailler le bout de gras avec des mecs super sympas qui resteront étonnés que je sois venu sans connaitre aucun groupe et qui trinqueront avec moi le reste de la soirée.

 Spawn of Possession

S’avance alors sur la scène Spawn of Possession, des suédois qui vont pondre un Death pur et dur bien calibré, mais que je trouverais plutôt commun. Les mosh commencent à partir de là, et ça headbange de plus en plus sévère. Le chanteur de la bande exhorte la foule à plus de bruit avant d’enchaîner sur une machine à laver suivi de son growl bestial.

Je ne retiens pas grand chose de ce live sinon que c’est brutal, et que la scène parait un peu petite pour leur chanteur. On notera que le chanteur de Gorod, le groupe suivant, montera sur scène pour les suppléer sur leur dernière chanson. Et à deux sur scène, ils envoyaient du gras.

Gorod

L’ambiance, déjà bien chaude, montent encore d’un cran avec les français de Gorod. A peine ont-ils enjambé la scène que c’est déjà des clameurs surexcitées qui s’élèvent. Dès le premier growl, c’est le mouvement qui remplace le statique avec des intensités diverses, et tout le panel de pit disponibles (à petite échelle bien sur).

Le chanteur du groupe de Bordeaux est un frontman accompli, son growl a un certain charme, comme s’il avait un petit accent du sud. Les français enchaînent les titres brutaux, avec un chanteur qui interagit régulièrement avec le public, sans doute la meilleure performance de la soirée.

Je garde un bon souvenir de la prestation de ce groupe, si j’ai l’occasion j’irai les revoir. Deux bières plus tard, le dernier groupe entre en action.

Obscura

Œuvrant dans un Technical Death Metal se rapprochant du Gothenburg Metal à mes oreilles, les allemands de cette formation vont entrer en scène dans une ambiance de lumière verte, le tout accompagné d’un ventilateur, faisant voler les cheveux du guitariste-chanteur. Ils serviront un set super carré et plutôt immobile. On reste sur du Technical assez classique mais d’excellente qualité, de celle qui font headbanger. Je reste quand même un peu sur ma faim, pour un headliner, j’ai trouvé que ça manquait un peu d’âme.

Détail un peu moche, la foule était plus éparse lors de leur concert, j’avais même l’impression qu’il y avait moins de monde que pour Gorod, à croire que le public n’était venu que pour voir le groupe français. Je profite du solo de batterie interminable pour m’éclipser et rentrer à mon hôtel avec les oreilles qui bourdonnent, faute d’avoir oublier mes bouchons d’oreilles. Pour conclure, une bonne petite soirée aux portes de Paris et de la mort.


Voodoo Mon Amour de Diablo Swing Orchestra

It's voooodoooo, mon amour !

dabYo dans Actualité, Musique le 9 avril 2012, avec 5 commentaires

Si Lundi rime habituellement avec lecture, ce lundi est un peu particulier puisqu’il est férié. Aussi, nous n’allons pas parler de nos dernières lectures, c’est bien dommage, mais du premier extrait du prochain album des Diablo Swing Orchestra, Pandora’s Piñata. Pour ceux qui ne connaissent pas encore le groupe suédois, la formation nous pond là son troisième album d’Avant-Garde Metal, aux influences très diverses, du Metal pour la batterie et quelques solos de guitare, au Jazz, avec du swing et de la voix de Soprano par ci par là. Ici, on a carrément été conquis par leurs deux premiers albums, vous pouvez d’ailleurs jeter un œil à ma chronique du deuxième, Sing Along Songs for Damned & Delirious, ou aller écouter gratuitement le premier sur Jamendo.

Voodoo Mon Amour, premier extrait de la future galette comme je le disais, est résolument plus Jazzy que les autres. Le titre annonce la couleur et on le sent tout de suite: c’est sur les rives de la Nouvelle-Orléans que le groupe suédois va nous emmener. Difficile d’ailleurs d’imaginer que dans un pays si froid on puisse jouer une musique qui évoque tant le Sud. La voix masculine est clairement plus en retrait sur ce morceau, se contentant de quelques mots et d’une partie du refrain, en français s’il vous plait. On est bien entendu dans du Diablo Swing Orchestra pure souche, du saxo par ci par là, une orchestration léchée et entrainante, et bien sûr, ces petits solos à la contre-basse qui ne donnent qu’une envie: danser.

Rha, vivement le 22 Mai !


Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

DevilDriver fait partie des ces groupes que nous avons découvert sur le tas grâce au Hellfest. En gros, on ne les avait jamais écouté avant d’aller se pointer par hasard à leur prestation du Hellfest 2009, pour leur tournée Pray For Villains. Et je dois avouer que je suis loin de le regretter, tant j’ai pu écouter l’album par la suite. Le groupe de Death Metal aux tendances Melodic et Groove est de retour avec un nouvel enregistrement, Beast, dans lequel le rythme est toujours aussi soutenu et la double-pédale du batteur bien présente.

Dead To Rights est plus ou moins représentatif de leur dernier album, bien que la batterie soit somme toute assez lente et en retrait, tandis que le groupe appuie bien sur son côté mélodique. Le clip est cependant à voir tant il regroupe les clichés du genre, avec des musiciens jouant dans la forêt, une messe satanique et des vierges effarouchées. Le summum étant la fin, aux effets spéciaux… Eh bien, assez spéciaux.

On a en tout cas hâte de voir leur Metal énergique sur le MainStage02, en espérant que cette fois le sol soit assez humide pour que les nombreux circle-pits ne transforment pas le festival en tempête de sable.


Gears of War 3: Forces de la Nature sur Xbox 360

Un DLC de cartes multi-joueurs avec nouveaux skins et mode Guardian

Serafina dans Critiques, Jeu Vidéo le 7 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

On vous le disait il y a quelques mois, le troisième épisode de la série Gears of War nous a plus que conquis de par son solo exceptionnel, avec de la coop qu’on l’apprécie énormément. Le mode coop du jeu fait largement partie des meilleurs que l’on peut retrouver sur cette génération de consoles. Prenant et passionnant, c’est un réel plus. Mais Gears c’est aussi un mode multi-joueurs en ligne qui a plus que démontrer son efficacité sur les précédents épisodes, et qui nous a conquis notamment grâce au mode Hordes. On doit avouer que l’on n’avait pas énormément joué à ce mode sur le dernier épisode, qui nous avait pourtant bien occupé sur le deux. On a profité de la sortie du DLC Forces de la Nature pour corriger ce grave manquement.

Gears of War 3: Forces de la Nature sur Xbox 360

C’est un pack assez fourni côté multi-joueurs: cinq nouvelles cartes pour les différents modes, nouveaux personnages, de nouvelles armes dans le mode Hordes notamment, et le retour du mode Guardian. Comme son nom le sous-entend aisément, chacune des 5 cartes propose de nous en faire voir de toutes les couleurs climatiques. En effet, non content de proposer de nouveau terrains de jeu, nous aurons droit à des tempêtes ou des tsunamis pour pimenter la partie, des aléas externes qui ne sont pas sans faire penser à la map Avalanche de Gears 2 par exemple.

Et je dois dire que j’ai particulièrement apprécié cette intervention des conditions climatiques, qui viennent mettre un petit piment. En effet, les tremblements de terre sur Aftermath ainsi que l’eau jouent sur les déplacements, alors que le brouillard sur Cove rajoute sa dose d’adrénaline. Ce ne sont pas de simples nouvelles maps, et les conditions climatiques sont bien rendues. Bon alors certes, il ne s’agit pas réellement de cinq nouvelles maps, puisqu’on en retrouve deux anciennes. Mais quand on est fan des précédents épisodes, c’est évidemment un plaisir de retrouver Raven Down, map minuscule du premier opus mais particulièrement jouissive, et Jacinto emblématique du deuxième sur laquelle on a fait des centaines de vagues de Hordes.

Artillery DLC Gears Of War 3 Forces de la Nature

Le DLC propose aussi le retour du mode Guardian, déjà présent dans le deuxième opus. Il s’agit d’un mode de jeu où les deux équipes s’affrontent tant que les chefs respectifs des équipes ne sont pas morts. Ça n’a jamais été mon mode de jeu préféré, mais c’est agréable, surtout lorsque c’est illman le chef de notre équipe et non dabYo. Maintenant, on peut quand même se poser la question du pourquoi ne pas l’avoir proposé dès le début… Comme je le disais, on retrouve aussi des nouveaux skins de personnages et d’armes, mais à vrai dire je n’ai pas exploré cette partie du tout plus que cela. Bon, ok j’avoue, le Savage Hunter qui est désormais jouable, ce locuste peu ragoûtant en couverture, est assez jouissif, mais les autres ne m’ont pas emballée plus que cela.

Gears of War 3: Forces de la Nature sur Xbox 360Dans l’absolu, ce quatrième DLC propose des ajouts qui sauront satisfaire les férus du mode multijoueur ainsi que les nostalgiques des précédents opus, mais on peut cependant s’interroger sur l’intérêt de ce DLC acheté séparément. Si vous n’avez pas pris le Season Pass qui permet d’avoir tous les DLC pour moins cher, celui ci vous coutera pas moins de 800 points…

Pour cinq cartes et des skins de personnages et armes, on est certes en dessous des prix pratiqués pour les Modern Warfare, mais ça reste un peu cher payé. Reste que dans le Season Pass, l’opération est tout de suite plus intéressante, et Forces de la Nature est le parfait complément au DLC solo L’ombre de RAAM.