Dernièrement sur if is Dead:

Silence, ça tourne ! #21

dabYo dans Actualités, Films le 15 mars 2012, avec 4 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Gran Torino

Gran Torino de Clint EastwoodIl y a des diffusion télé qui ne peuvent pas se rater. Celle de Gran Torino de Clint Eastwood en fait bien entendu partie. Alors certes, ce film a déjà été chroniqué sur if is Dead il y a quelques années maintenant, Seraf’ n’étant d’ailleurs pas particulièrement fière de sa chronique. Mais bon, c’est comme ça, on a quelques casseroles niveau article. Mais revoir Gran Torino sans en reparler était trop difficile pour ne pas le fait.

C’était la première fois que nous revoyions le film depuis sa diffusion au cinéma. Et bon dieu, pourquoi avons nous aussi longtemps ? Ce film est toujours aussi beau, aussi prenant, aussi fort. L’histoire somme toute très stéréotypée que nous raconte Clint Eastwood est tellement bien contée qu’il est impossible de ne pas succomber à l’émotion. Quels personnages.

Si vous ne l’avez pas encore vu, ou bien pas encore revu, il est plus que temps de le faire, tant il fait partie de ces films à avoir vu dans sa vie.

Urgences Saison 3

Urgences (ER) Saison 3On continue notre grand chelem de la série Urgences. C’est donc de la troisième saison que nous avons finir par venir à bout. Je dois avouer que pour le moment, je regarde non pas sans plaisir, mais sans réel attrait non plus. Bref, plus comme une série que l’on regarde plus par habitude que par volonté.

Il faut dire que cette saison 3 a pour moi quelques défauts au niveau des personnages, bien que ce soit finalement quelque chose que l’on retrouvait depuis le début: on ne fait qu’avoir des personnages qui deviennent super importants, puis disparaissent du genre au lendemain sans raison réellement travaillé. Je passe bien entendu sur le Psy qui déménage du jour au lendemain, sur Susan qui disparaît en deux épisodes…

Et quand ils ne disparaissent pas, ils ont un développement complètement WTF. Je parle là de Carla Reese dont le comportement varie du tout au tout suivant l’épisode. Alors si c’était dans la volonté de faire un personnage à multiple personnalités, félicitations, c’est réussi.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Rock Science, Join the Rock Alliance, de NuDay AB

Le Trivial Pursuit du Metal vous en rêviez ? NuDay AB l'a fait !

dabYo dans Critiques, Jeux de Plateau, Jeux de Société le 14 mars 2012, avec 3 commentaires
Critiques

Rock Science est un jeu de plateau sorti il y a très peu en Suède, le 9 décembre 2011. Uniquement disponible en anglais pour le moment et seulement vendu à distance en France par Season of Mist, il a attiré le regard de Serafina pour une simple et bonne raison: il avait tout d’un Trivial Pursuit version Metal. Et ça, vous vous en doutez, on en rêvait depuis pas mal de temps ici, surtout moi. Voyez plutôt, un thème sur le Metal, quelques centaines de cartes contenant chacune trois questions pour six catégories, avec un total de 2500 questions différentes. Le jeu a été créé par un groupe de musiciens suédois, avec entre autre Nick Royale d’Entombed, et va proposer aux métaleux de tout bord d’enfin savoir qui a la plus grosse. Culture Metal, bien évidement. Mais est ce que ça vaut vraiment le coût ?

Rock Science Logo

Le matériel proposé est assez sobre et restreint: un petit plateau sur lequel les pions de chaque joueur parcourra une boucle, six pions, un dé, et les nombreuses cartes. Il n’y a pas de type de réponse particulière à obtenir pour gagner gagner un point comme au Trivial Pursuit, pas de camembert non plus, ici c’est le stricte minimum. Cela dit, le matériel est soigné, et de bonne qualité. Mais surtout, c’est l’aspect graphique qui est travaillé, aux couleurs du Metal, que ce soit dans les types de question ou dans les pions, six médiators aux couleurs de Rock Science. La promesse du jeu est plutôt modeste, une partie de près de 45 minutes, pour 2 à 6 joueurs et surtout, un agréable moment à passer entre potes.

Cartes de Questions de Rock Science

Cartes de questions de Rock Science

A chaque tour un joueur jette le dé à six faces. Le chiffre obtenu désigne l’un des six types de questions disponibles: Song, Album, Rocker, 50-50, Sex, Drugs and Rock’n’Roll et Rock the Song. Les cinq premières sont des questions sur les albums, chansons ou anecdotes relatives à un groupe, une personnalité ou un genre en particulier. Le dernier type, Rock the Song, est plus particulier: le joueur a deux titres de morceaux qu’il va devoir faire deviner aux autres, en imitant l’air ou en mimant. Sacrément fun pour le coup, surtout lorsque le joueur a le malheur de tomber sur un morceau inconnu au nom à rallonge. Faire deviner Jesus Built My Hotrod des Ministry n’est pas des plus aisé.

Pour les cinq autres types, c’est le joueur à la gauche de celui ayant jeté les dés qui va poser la question. Il commence par annoncer le groupe concerné, par exemple Black Sabbath. Le joueur doit alors choisir sa difficulté: Poser, Fan, ou Scientist. Car pour que le jeu soit accessible aux passionnés tout comme aux simples amateurs, chaque carte contient pour chaque type de question trois difficultés différentes. Et c’est une très bonne chose car il est difficile d’être un expert de tous les groupes de Metal, et il faut avouer qu’un bon nombre de personnes se pensant amateur du genre vont se retrouver face à quelques classiques qu’ils n’auront peut être même jamais aperçu.

Une fois que le joueur a choisi le niveau de difficulté, les autres doivent parier sur sa réponse: va-t-il oui ou non répondre correctement ? La question est ensuite posée. Ce coté paris est vraiment fun car il permet souvent de faire inverser le cours du jeu, ou de permettre aux joueurs moins aguerris de rester dans la course, à eux ne bien faire leurs paris pour gagner le plus de points ! Bien entendu, ça permet de chambrer allègrement les incultes et garanti un peu plus l’ambiance, très festive, du jeu.

Crucified Barbara and Rock Science

Crucified Barbara's approval qui peut se résumer à: "OMG FUCKING AWESOME YEAH YEAH"

Les questions posées sont plutôt très vastes et variées. Il faut avouer qu’il y a énormément de vieux groupes et qu’à moins d’être un expert des débuts du Metal et des groupes de Rock qui s’en approchent de près ou de loin, il est fort probable de tomber sur des questions concernant un groupe, un album, une personnalité ou même les trois dont vous n’avez jamais entendu parler. Les niveaux de difficulté assurent des questions renouvelées et souvent originales. Mais attention, les questions libellées Scientist ne le sont pas pour rien, tant elles peuvent s’avérer pointues et difficile. Là encore, le défis en vaut la chandelle, puisque si le joueur réussit, il avance plus vite sur le plateau.

Côté groupes concernés, on va vraiment retrouver un très grand éventail de possibilités. On tape d’abord dans les vieux classiques, Black Sabbath, Deep Purple et autres Led Zeppelin. Viennent ensuite les gros du genre, tels Metallica, Motörhead, et autres Mötley Crüe, ces derniers vont d’ailleurs allégrement remplir les questions de la catégorie Sex, Drugs n’ Rock’n’Roll. Mais on retrouve aussi quelques petites, comme les frasques de L7, ou des groupes un peu plus Rock, avec les Red Hot ou même les Rolling Stones. Bref, là dessus, c’est franchement varié et découvrir les réponses est très souvent fun. On a déjà hâte de voir ce que vont donner les différentes extensions prévues, qui devraient amener des questions sur des gens de Metal bien spécifiques !

Au final, Rock Science est une véritable réussite. C’est vraiment le genre de jeu que n’importe quel amateur de Metal a au moins une fois imaginé à voix haute sans jamais vraiment y croire. Il est malheureusement fort peu probable de voir l’équivalent un jour traduit en français, mais la langue ne doit pas vous retenir tant la compréhension et les chances de jouer avec des anglophile est probable. Simple mais complet, c’est la garantie d’un bon moment entre potes, la boisson ne pouvant qu’y contribuer. Bref, un must-have pour tout fan du genre !


Requiem for the Indifferent de Epica

Serafina dans Critiques, Musique le 13 mars 2012, avec 3 commentaires
Critiques

Après un Design Your Universe qui avait divisé la rédaction (moi je ne l’ai pas aimé, mais dabYo oui), Epica revient en ce mois de mars avec son 5ème album studio: Requiem for the Indifferrent. On y retrouve une pochette plutôt jolie, mais un peu surprenante de la part du groupe. Les premiers morceaux révélés sur le net semblaient de bonne augure, voici venu le moment d’écouter de plus près cette galette, et surtout, en entier.

Requiem for the Indifferent de Epica Promo

Dès le début, pas de surprise, une introduction instrumentale et martiale, une piste d’ouverture qui envoie et un single. Ça vous rappelle quelque chose ? Oui, c’est bien le même schéma que celui de Design Your Universe. Ceci dit, dès le début, ou plutôt dès Monopoly of Truth, on remarque l’un des changements majeurs de l’album: la mise en avant des voix et de celle de Simone surtout, qui chante assez différemment mais qui, sur CD du moins, semble avoir fait de considérables progrès, en étant plus assumée qu’auparavant. On retrouve sa voix lyrique sur pas mal des refrains, mais aussi des vocalises orientales de Requiem for the Indifferent, bien mieux maitrisés que sur un Cry for the Moon.

Je sais que ce changement divise et divisera, mais ici je dois dire que je suis plutôt convaincue, les lignes de chant sont moins linéaires et il y a plus d’amplitude. Et il faut bien le dire, les chœurs de Monopoly of Truth font sacrément penser à l’époque Consign to Oblivion. Le single déjà dévoilé, Storm The Sorrow, reste efficace et correct, sans être aussi pire qu’un Never Enough, il va à l’essentiel et se laisse écouter.

Dans l’ensemble l’accent a été mis sur la voix féminine mais c’est malheureusement au détriment des grunt de Mark Jansen, qui sont bien moins présents qu’auparavant, et surtout des guitares. Après avoir eu la part belle dans Design Your Universe, ces dernières sont cruellement absentes du mix, hormis sur quelques soli. Soli qu’on retrouve d’ailleurs plusieurs fois avec un son clair comme sur celui de Delirium, très oldschool que personnellement j’apprécie beaucoup. C’est tout de même dommage d’avoir deux guitaristes et d’entendre aussi peu les guitares…

Requiem for the Indifferent de Epica Single

A vrai dire, outre Monopoly of Truth et Storm the sorrow, qui avaient déjà été dévoilées et que j’avais donc écouté plusieurs fois, j’ai eu du mal, au début en tout cas, à entrer dans l’album. Et c’est seulement en une semaine et quelque chose comme 25 écoutes que finalement, je peux en faire la chronique. Ce qui veut dire que oui, Requiem for the Indifferent est complexe, et même trop sans doute.

Car si on omet quelques titres très directs, Storm the Sorrow, Delirium et sa ballade au piano, ou encore Guilty Demeanor, il vous faudra plusieurs écoutes pour saisir les morceaux. En effet, si Epica a toujours aimé les constructions bizarres et les contrastes importants entre les parties d’un même morceau. Cette habitude est ici poussée peut être un peu loin, et il y a parfois tellement d’éléments dans un seul morceau qu’on peine à saisir qu’il s’agit du même morceau… C’est notamment le cas sur Avalanche dont le final est bien éloigné du début, ou sur la piste titre qui comprend tellement de parties qu’on en perd complètement le fil. Ce qui est dommage, car Requiem for the Indifferent est sans doute un des meilleurs morceaux : l’utilisation des sons arabisants est bien mené, les chœurs sont beaux.

Cette complexité ne sert pas forcément l’album et étouffe un peu les compositions. Compositions sur lesquelles il faut bien dire que malheureusement, il n’y a pas énormément d’originalité. En fait, si on omet la nouvelle manière de chanter et les soli en son clair, il n’y a pas grand chose d’inédit dans cet Epica. On retrouve un peu toujours les mêmes schémas en plus complexes et les mêmes thèmes. La piste titre ne fait guère penser qu’à un ripoff de Consign to Oblivion. Oui c’est efficace et tout, mais c’est déjà vu.

Simone Simons Requiem for the Indifferent de Epica Promo

Trois morceaux font office de ballades ou de power ballade: Delirium, Guilty Demeanor et Deep Water Horizon. L’enchainement des deux dernières, juste après un break instrumental au piano Anima, a tendance à rendormir l’auditeur pourtant bien mis en jambe par le très sympathique Requiem. Sur un album de 75 minutes, ce genre de perte d’attention est fatal… Et c’est bien dommage car les derniers morceaux sont de très bonne facture : Stay the Course, d’abord, et malgré ses paroles un peu mièvres à base de Stand focused, stay strong, Stay the course. Puis le très engagé Deter The Tyrant avec son discours politique dans la plus pure tradition Epica, et Avalanche à la deuxième partie géniale à base de chœurs enlevés !

Requiem for the Indifferent de Epica CoverIl me sera impossible de vous parler de la dernière piste, Serenade of Self Destruction, qui est pourtant supposément la meilleure de l’album, car pour une raison inconnue tous les CDs (ou presque) ont été gravés avec une version de la dernière piste sans les voix ! C’est donc sur ma galette une piste instrumentale, qui ne reflète absolument pas ce qu’est réellement le morceau, disponible sur iTunes dans sa vraie version. J’ai du mal à comprendre qu’en 2012 on puisse faire une telle erreur mais…

Au final, Requiem for the Indifferent n’est pas un mauvais album une fois qu’on a pu entrer dedans. Il contient ses morceaux d’épique, ses chœurs magistraux, de jolis voix et des jolis soli. Mais malheureusement l’absence de guitares, de grunts et la complexité parfois inutiles font que l’album reste en deçà de ses prédécesseurs. Je suis curieuse cependant de voir le groupe évoluer et peut être sortir de ses carcans !


C’est Lundi, que lisez vous ? #37

Serafina dans Actualités, Livres le 12 mars 2012, avec 7 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

YoubooxCette semaine, j’ai tout d’abord pu essayer le service de lecture en streaming Youboox, dont je vous ferai un retour d’ici quelques jours. J’en parlais la semaine dernière, il s’agit d’une sorte de Spotify des ebooks, vous permettant de lire en ligne un roman en échange de publicité visuelle. Le service a ouvert en beta, et ils auront beaucoup de travail à accomplir pour rendre leur site ergonomique et pour pérenniser le principe sur lequel je reste tout de même perplexe. Mais on leur souhaite bonne chance !

Sur une note beaucoup plus traditionnelle, j’ai continué ma lecture de La Loi des Mages, de façon assez sporadique mais très intéressée. Après avoir eu beaucoup de mal à suivre, et bien qu’il y ait toujours des moments complètements hallucinés ou je ne comprends strictement rien, j’adore. L’ambiance est là, vraiment, et les deux héros sont passionnants. J’ai vraiment hâte de pouvoir continuer.

Serafina

J’ai comme prévu terminé le premier tome des Hunger Games, qui ne m’a pas beaucoup surprise. Le livre de Suzanne Collins ne m’a pas marqué, et je ne suis pas sure de lire la suite pour être honnête.

Le Dernier Vampire de Jeanne Faivre d’ArcierJ’ai aussi terminé Dame de Lune, Fée des Brumes qui se révèle être une très bonne anthologie : variée, aux histoires bien menées et aux personnalités fortes. Je ne peux que vous encourager à le lire !

Je continue donc désormais Le Dernier Vampire de Jeanne Faivre d’Arcier que j’avais un peu délaissé. J’ai dépassé la moitié et si j’adore l’histoire, je dois dire quand même que j’ai un peu de mal avec le style et surtout la manière dont sont menés les dialogues, très nombreux dans la partie que je lis en ce moment. L’alternance entre dialogues directs et indirects me mêle un peu les pinceaux !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Il n’y aura pas que Mötley Crüe pour représenter la scène Glam Metal à ce Hellfest 2012, et les amateurs du genre pourront certainement compter sur Crashdïet pour avoir leur dose. Le groupe suédois, bien plus jeune, fait partie de ce renouveau de la scène sleaze rock des années 2000, nouveau vivier du genre dans lequel ici nous apprécions particulièrement XXX, qui est mené entre autres par Snowy Shaw. En France, on y retrouve l’excellent groupe BlackRain qui n’est malheureusement pas de la partie lui non plus. Mais qu’à cela ne tienne, le Glam de Crashdiët est vraiment très bon et a pour lui tous les bons côtés du genre, musique entrainante, voix aigües, refrain à chœurs et, surtout, fringues peu recommandables.

Il faut avouer que Generation Wild est tout ce qu’il y a de plus conventionnel pour le genre, mais reste diablement efficace. Le clip est assez surprenant, pas réellement cheap comme on aurait pu le craindre, et assez détonnant avec ce petit mélange de Domina, look de secrétaire sexy et … Dexter ?! Bref, sympa à regarder bien que, malgré une bonne réalisation, ça ne casse pas trois pattes à un canard. Si cela ne vous a pas convaincu, vous pouvez jeter un œil à Riot In Everyone ou encore Breakin the Chainz, deux titres un peu plus excités.

Le groupe est prévu sur le MainStage01 pour le dimanche, quelques heures avant Mötley Crüe bien évidemment, et à moins qu’il y ait une programmation concurrente incontournable au même moment, nous comptons bien nous y rendre !


Le Baiser du Rasoir de Daniel Polansky est la très grosse sortie du mois de janvier 2012 chez l’éditeur Bragelonne. C’est donc en grand format,  avec une couverture sanglante sentant la ville crasseuse et réalisée par Fred Augis, que ce roman a atteint les étalages des librairies. Il s’agit du premier tome de la série Basse-Fosse, classée entre Polar et Dark Fantasy, et le tout traduit par Patrick Marcel. Qui dit grosse sortie dit grosse attente, le roman est il à la hauteur ?

Le Baiser du Rasoir, Basse-Fosse Tome 1, de Daniel Polansky

Prévôt était un soldat, il était aussi un agent de la Couronne. Il connait même une partie du gratin de la ville. Mais ça c’était avant, maintenant, Prévôt est devenu un gangster, un dealer qui défend farouchement son territoire dans les basses fosses de la ville. Lorsque des meurtres atroces d’enfants se produisent dans son quartier, il se retrouve embarqué un peu malgré lui dans l’enquête qui pourrait avoir de graves conséquences pour sa « santé », si elle n’était pas résolu.

Daniel Polansky

Daniel Polansky

Contrairement à ce que la quatrième de couverture, et la couverture elle-même d’ailleurs, aurait pu laisser suggérer, le monde auquel nous allons être confronté est loin d’être celui que l’on imagine. On peut dire que surpris je l’ai été, en découvrant non pas un monde inspiré d’un Londres du 18ème, mais un univers de Fantasy aux portes de l’ère industrielle. Et ce que j’ai trouvé en échange était loin de me déplaire. Les descriptions des lieux sentent la crasse, la vinasse et le crime, plantant un cadre particulièrement adapté à l’intrigue.

Le plus clair de l’action se déroule dans une grande ville aux accents médiévaux, avec les quartiers pauvres et les bas fonds associés. On a droit à un beau panel de ce que la pègre et des représentant de la loi corrompus peut produire, le tout mélangé à différentes ethnies.

De l’autre coté du tableau, les riches et puissants en prennent aussi pour leur grade. On obtient alors des personnages intéressants qui, à défaut de rester dans les mémoires, s’intègrent parfaitement à l’histoire. Un peu trop, peut-être, les utilisateurs de magie font quelque peu artificiel tant ils me donnaient une impression de présence anecdotique dans l’univers, en dehors de leur implication dans l’histoire.

The Straight Razor Cure of Daniel Polansky

Couverture de la version originale

Mais le vrai intérêt du roman, c’est bien Prévôt, un quasi-héros de guerre et fidèle serviteur de la nation qui est tombé au fond du caniveau. C’est son histoire, sa vie, son enfance orpheline, son passé guerrier qui revient au galop le temps d’un flashback, ses descentes sur son territoire, les relations qu’il a avec les autres personnages… C’est tout ces éléments qui apportent les qualités de ce récit. L’histoire du roman n’est un peu qu’un prétexte pour le mettre en scène, même s’il l’on regrettera que les motivations premières qui le poussent à enquêter soient un peu flous. Le Baiser du Rasoir bat au rythme de Prévôt, sur un rythme un peu erratique de ce junkie notoire qui sniff des trucs pas nets. On enchaîne les passages d’actions avec d’autres un peu plus axés sur la réflexion. Les bastons et autres joyeusetés violentes sont plutôt bien mises en scène, sans confusion, et reflètent la manière de penser du personnage, dans leur rapidité et leur astuce.

Le Baiser du Rasoir, Basse-Fosse Tome 1, de Daniel PolanskyLorsque l’on en vient à l’intrigue, je resterai un peu mitigé sur le sujet, on sent venir la conclusion et le coupable à des kilomètres, c’est un peu téléphoné et dommageable vu que l’auteur tente tout de même de semer des fausses pistes. Un point crucial à améliorer dans la suite, de peur de blaser le lecteur avant la fin. Reste tout de même le cheminement et les déductions du héros vers le dénouement, qui s’enchaînent avec logique malgré le défaut précédemment cité.

Au final, on se retrouve avec un premier tome que j’ai pour ainsi dire dévoré. Le Baiser du Rasoir de Daniel Polansky nous propose un personnage principal charismatique, un cheminement dans l’histoire prenant, et il ne me reste qu’à attendre le tome 2 de Basse-Fosse, qui sera sans doute surprenant au vu du peu de pistes laissées ouvertes en fin de tome. 2012 s’annonce comme une excellente cuvée littéraire avec des bouquins de cet acabit.


C’est toujours une surprise d’aller à un concert où l’on ne connais que vaguement les groupes, pour ce concert d’Enslaved ouvert par Ghost Brigade, c’était clairement mon cas. Accompagné d’un comparse du webzine Heavylaw, nous sommes partis à la conquête du domaine poitevin. L’occasion faisant le larron, c’est la tournée des 20 ans du groupe norvégien de Viking Black Metal qui nous amène en ces terres. Après la traditionnel binouze d’avant-concert, nous avons attendu 19h30, l’ouverture des portes. Premier choc, des tentures noirs coupent la salle en deux, je ne me rappelais pas que c’était le cas l’année dernière quand je suis allé voir Electric Wizard avec mes confrères.

Ghost Brigade au Confort Moderne (Poitiers, 2012)

Ghost Brigade ne tarde pas à entrer en scène pour nous délivrer une prestation carrée. Pour ceux qui ne connaissent pas, au vu de ce que j’ai entendu et vu que personne n’a l’air d’être d’accord sur le net, concernant leur style je vais dire qu’ils font du melo-death-sludge. Le tout nous vient de Finlande et c’est un groupe relativement jeune formé en 2005 et fort de trois disques. Une pauvre petite phrase lâchée pendant leur set d’environ 50 minutes, je n’appelles pas ça de l’interaction avec le public et encore, on m’a sorti qu’on avait eu du bol de l’avoir cette phrase… Bref.

Hormis ce point qui m’a passablement agacé après coup, le groupe est rentré direct dans le vif du sujet avec Lost in a Loop, titre magnifié par la scène. Les gars bougent bien, ça headbang en rythme et occupe l’espace tout petit de la scène, sur ce point là rien à redire. Les grattes sonnent bien et l’acoustique de la salle rend plutôt honneur à leur son. Au niveau du chant, le chanteur au nom finlandais que je ne vous ferai pas le plaisir d’écorcher même à l’écrit, assure sa partie avec brio alternant le chant clair et le chant crié, bien que ce soit le second qui ait la part belle. Originalité bien sympa du set, à la toute fin de leur dernier morceau Soulcarvers, les membres du groupe s’en vont un à un en finissant par la batterie, ça donne une sorte de progression plus agréable qu’un arrêt net.

Enslaved au Confort Moderne (Poitiers, 2012)

Toujours est-il qu’il était temps d’aller se dégourdir les jambes en attendant la seconde partie. Et lorsque Enslaved a été annoncé sur les haut-parleurs, nous sommes repartis vers la salle pour nous mettre bien en face et en prendre plein les oreilles.

Les vikings norvégiens d’Enslaved sont impressionnants sur leur entrée et tout de suite sympathiques, c’est le jour et la nuit avec Ghost Brigade. On sent beaucoup plus l’expérience de la scène, 20 ans il faut dire que ça en fait des concerts, et Grutle Kjellson, le chanteur bassiste, a une présence sur scène phénoménale et un charisme fou. Tout au long du set d’environ 1h20, il va nous parler, nous motiver à faire plus de bruit, juste énorme.

Grutle Kjellson de Enslaved au Confort Moderne (Poitiers, 2012)

Grutle Kjellson

Au rangs des pistes qu’ils vont jouer ce soir là, on comptera, pour celles que j’ai retenu, Ethica Odini, Giants ou encore Ruun. Et même si le chant clair sera un peu faiblard sur les premiers morceaux, l’ensemble est parfaitement au taquet pour l’ambiance, preuve en est j’ai des courbatures au cou à force de headbanger.

Le groupe a vraiment un bon son et nous fournit un Black Metal agréable et absolument pas caricatural, j’avoue que c’était un peu ma hantise, n’étant pas très fan du genre. Je ne connaissais que peu leur discographie, on ne peut pas dire que j’attendais de morceaux en particulier, ni que j’avais de réel comparatif en tête, mais la prestation des musiciens était carrée, tout en étant chaleureuse, un vrai régal.

Lors du rappel on aura droit à une reprise de Led Zeppelin, Immigrant Song, à la sauce blackmetalisé et ça rend plutôt bien même si ça tournait un peu à la bouillie sur les solos.

Bref, cette prestation d’Enslaved était vraiment convaincante. Un concert fait par des vikings sympas, qui serreront les paluches des gars de devant avant de s’en aller, et je crois bien que je suis fan maintenant. On aura l’occasion de les revoir très bientôt en France, puisqu’ils font partie de l’affiche du Hellfest 2012.


Second Trailer de Game Of Thrones Saison 2

War is Coming ! Même que ce sera le 1er Avril 2012

dabYo dans Actualités, Films, Séries le 8 mars 2012, avec 10 commentaires
Actualités

Avec la sortie en DVD de la première saison de Game of Thrones hier, et mercredi prochain celle du Bûcher d’un Roi, 13ème tome du Trône de Fer, et la diffusion de la Saison 2 au début du mois prochain, le 1er avril, on peut dire que l’actualité autour de la série de George R.R. Martin bat son plein en ce moment ! Et ce n’est pas pour nous déplaire. Pour le coup, on a un peu de retard puisqu’il est déjà disponible depuis une bonne semaine, le second trailer de la Saison 2. Si vous ne l’avez pas encore vu, il vaut son pesant de citations cultes.

Certains éléments évoqués éveilleront tout de suite la hâte chez les fans, et je l’espère, ne gâcheront en rien la surprise des autres. On peut dire que HBO sait y faire pour donner envie, et j’ai franchement hâte de retrouver les personnages ! Seul petit bémol, le slogan de cette saison est War is coming, et je dois avouer que s’il y a certes l’intérêt de reprendre la même structure que Winter is coming, la réalisation va de toute façon bien se trouver en mal pour la prochaine saison… Faut dire qu’ils étaient bloqués, puisqu’à mon avis, winter sera toujours coming à la cinquième saison. Les affiches sont magnifiques.


Leverage de Lyriel

Serafina dans Critiques, Musique le 7 mars 2012, avec 2 commentaires
Critiques

Lyriel est un groupe de pop Folk Metal dont nous avons ici beaucoup apprécié les deux derniers albums, Autumntales et Paranoid Circus. Ce groupe allemand propose en effet un Metal plutôt très doux, mêlé de beaucoup de nombreux instruments aux sonorités folk, qui se rapproche du folk de Blackmore’s Night plus que de celui d’Eluveitie si vous voyez le genre. Une musique plutôt atmosphérique, pas vraiment du genre à vous faire danser la polka dans un circle pit.

Photo promo de Leverage de Lyriel

Leverage est donc sorti le 15 février dernier, dans un relatif anonymat sous le label AFM Records. L’album se compose de 10 pistes pour un total de moins de 40 minutes, dont une intro When It’s Coming To An End d’une minute quarante. Je trouve cela un peu limite comme durée pour du Metal, surtout au prix d’un CD de nos jours, mais bon.

Dès la première vraie piste, Leverage on remarque que le groupe a choisi de mettre un peu plus en avant son coté Metal et ce qui va avec, la batterie, la rythmique plus agressive. On reste dans du soft évidemment, mais cette facette plus incisive et plus violente du groupe se démarque clairement de leurs productions précédentes. Auparavant les guitares étaient moins mises en avant, au profit du violon et autres violoncelles et leur rythmique bien caractéristique. Ici, les guitares attaquent tout de suite. C’est encore plus flagrant sur Voices In my Head, qui commence par des rythmiques incisives, des grunts et un violon inquiétant qui viennent soutenir un chant plus sombre et aux paroles parlant évidemment de folie mentale. Le folk par contre est presque oublié sur ces pistes.

Heureusement on retrouve ces instruments sur Partying par exemple, qui comme son nom l’indique propose un folk dansant et enlevé, ou sur The Road Not Taken, magnifique power ballad très celtique qui n’aurait pas dépareillé dans la discographie d’une Loreena Mc Keenit. A ce propos, la voix de leur chanteuse Jessica Thierjung, s’adapte parfaitement à l’exercice des ballade par sa douceur. En effet, loin des clichés du Metal à chanteuses, ce n’est pas un chant lyrique que propose Lyriel, mais un chant clair très pop, très traditionnel, pas forcément très puissant, mais efficace, faisant parfois penser à celui de Sharon Den Adel pour sa douceur. Sa voix est souple, douce et fluide. Elle contribue beaucoup à l’identité du groupe.

Thierjung Jessica de Lyriel

Le groupe chante toujours en partie en Allemand, sur deux titres de l’album, Aus der Tiefe, qui est un des morceaux les plus proches des précédents albums du groupe, et Wenn Die Engel Fallen, deuxième ballade de l’album chantée en duo avec une voix masculine pour une fois, mais qui m’a parue un peu fade.

Leverage est un album efficace et auquel il est bien difficile de reprocher grand chose, bien produit, réussi au niveau des compositions, avec un joli chant et une utilisation raisonnée des éléments folks. L’album se démarque réellement du reste de la scène Folk Metal par son orientation plus traditionnelle. Si les morceaux de Lyriel sont généralement assez prévisibles, des power ballads avec couplet doux et refrain un peu plus énervé aux paroles faciles à reprendre, le groupe sait se renouveller et on ne s’ennuie pas au cours de l’album.

Leverage de Lyriel CoverDans l’ensemble Leverage est dans la lignée des précédents albums du groupe, tout en s’affirmant un peu plus et trouvant un équilibre entre Metal et Folk qui séduira peut être un peu plus le public metaleux. Mais il ne faut pas se leurrer, le groupe a toujours un style qu’on aimera ou pas. J’ai pour le moment tendance à préferer Paranoid Circus et Autumntales, mais Leverage n’est pas un mauvais Lyriel et ce genre de musique s’apprivoise et s’apprécie plus avec la durée. Avec ses ambiances celtiques très marquées, ses lignes de chant faciles à assimiler et ses cotés sautillants, c’est un album sympathique qui s’écoute avec plaisir sans être forcément transcendant, et qui est une bonne manière de découvrir le groupe si ce n’est pas encore fait.


Matricia de Charlotte Bousquet

dabYo dans Critiques, Livres le 6 mars 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Matricia est un roman de Fantasy de Charlotte Bousquet sorti en fin d’année précédente aux éditions Mnémos. Il s’agit là du troisième tome sorti à ce jour se déroulant dans l’univers de l’Archipel des Numinées de l’auteur, ces derniers pouvant se lire indépendamment. C’est d’ailleurs ainsi que j’avais pu lire Cytheriae, qui m’avait largement séduit et faisait partie de mes lectures préférées de 2010, entre temps récompensé par un prix des Imaginales. Le tout est encore une fois accompagné d’une superbe illustration d’Elvire de Cock. C’est donc avec une certaine hâte que je me suis lancé dans cette lecture. Synopsis.

Matricia de Charlotte Bousquet de E De Cock

Dionisa s’apprête à mettre une fin à la peste qui dévore petit à petit l’archipel des Numinées, en tuant son oncle Alino qui s’est voué corps et âme à une entité des plus démoniaques. De son côté, Angelo di Larini, nécromant de son état, a été envoyé par son ordre en mission pour trouver des indices sur la façon de lutter contre ce mal. Mais il est bien peu probable qu’il arrive à en réchapper, tant cette mission semble plus être une manière pour l’ordre de se débarrasser de lui qu’une réelle tentative de lutter contre le Mal.

Il faut avouer que comme pour Cytheriae, le lecteur met un peu de temps à situer tous les personnages que l’on va retrouver. En effet, comme je le disais, les tomes sont largement lisibles indépendamment, mais en contrepartie, il n’y a pas de lien fort entre les différents tomes. Seul l’univers, les quelques éléments qui s’y rattachent et le mal qui rongeait peu à peu l’Archipel sont dans les deux, bien qu’il y ait évidemment un ordre chronologique. On y retrouve quelques personnages, mais ces derniers n’étaient qu’évoqués voir esquissés dans les précédents tomes. J’évoque ici le personnage d’Angelo di Larini, charismatique nécromant de Cytheriae que l’on n’entrevoyait qu’à peine.

Charlotte Bousquet

Charlotte Bousquet

Ici, il prend le rôle de second personnage principal, puisque nous allons suivre son aventure sur l’île de Matricia. On y découvre un peu de son passé sans trop s’y aventurer non plus, et il garde tout le charisme qui lui sied. Ce tome va d’ailleurs un peu plus s’étendre sur ses pouvoirs et ses capacités de nécromant. Il pouvait déjà passer dans l’autre monde, il peut aussi désormais utiliser des amulettes contenant âmes et autres êtres. Là dessus l’auteur ne s’étale pas vraiment, et il n’y a pas de réelle explication sur le comment du pourquoi. Ce n’est pas vraiment gênant, là dessus Matricia mise plus sur l’ambiance générale de désolation que l’on ressent à la lecture, bien que l’univers et la mythologie de l’archipel des Numinées soit plus présent, au travers des diverses croyances et de l’opposition entre le Mal et le Bien.

Mais si on retrouve le nécromant, c’est bien Dionisa qui est l’héroïne de notre roman. J’avais pu découvrir le personnage dans la nouvelle de Charlotte Bousquet parue dans Victimes et Bourreaux, que j’avais plutôt bien appréciée. Ici, le personnage s’émancipe, notamment grâce à un savant artifice de narration: le roman s’articule autour du duel qui l’oppose à son oncle, Alino. Mais ce duel est particulier pour les sorciers, ces derniers tirent des lames de tarot, les obligeant à retourner et compter une bribe de leur passé en rapport avec la signification de la lame.

C’est ainsi que Charlotte Bousquet va réussir à nous raconter l’histoire tragique de Dionisa sans que le tout ait l’air superficiel ou trop rapide. On entrevoit les passages clefs de la vie de notre sorcière au travers de récits narrés à la première personne, et se déroulant bien souvent dans un univers que l’on pourrait qualifier de mondain. C’est d’ailleurs ce qui posera le plus souvent problème à la compréhension, car le monde dans lequel elle évolue est constitué de nombreux personnages et noms, et l’auteur ne prend bien évidemment pas le temps de tous les introduire. On doit donc faire le tri, mais cela permet de garder le dynamisme des scènes. Je dois avouer que ces passages sont tout bonnement passionnants, souvent tragiques et très prenants. Je les ai dévoré, tout comme j’ai dévoré les bribes de mémoires évoquées par Alino, son adversaire.

Comme je le disais, Matricia de Charlotte BousquetMatricia comme le tome précédent mise particulièrement sur l’ambiance, et il faut dire qu’elle est vraiment très forte. La qualité de l’écriture est au rendez-vous, il n’y a pas de moment plus faible que d’autre, le niveau est homogène et très élevé. A aucun moment lors de ma lecture je ne me suis ennuyé, ou je n’ai pas eu envie de découvrir la suite au plus vite. Le roman de Charlotte Bousquet fait partie de ces titres que vous pourriez bien lire d’une traite si vous en aviez le temps. Le duel et la quête d’Angelo en parallèle sont vraiment prenants.

Au final, Matricia est pour moi un roman sans faute. L’ambiance est un peu différente de celle de Cytheriae, l’oppression est différente, la cruauté aussi. Ce sont là deux romans qui ont de nombreux points communs, mais qui sont loin d’être de simple redite. Charlotte Bousquet ne se contente pas de nous livrer le même type de livre avec une trame différente, mais bien une toute autre expérience, peut être un peu plus classique mais tout aussi prenante. Bref, vous l’aurez compris, lisez Matricia.