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Ghostopolis de Doug TenNapel

Serafina dans Comic, Critiques, Livres le 25 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Ghostopolis fait partie des dernières sorties de Milady Graphics. Ce comics de 250 pages, en couleurs, dessiné et scénarisé par Doug TenNapel est paru pour la première fois dans la langue de Shakespeare en 2010. Les éditions Milady sortent ici ce comics du genre Fantastique dans une très belle édition, avec une couverture très dure et une jolie jaquette, le tout traduit par Philippe Touboul. Synopsis ?

Ghostopolis de Doug TenNapel

Garth est un jeune garçon atteint d’une maladie incurable. Frank Gallows, lui est un chasseur de fantômes, plus ou moins looseux qui fait ses missions un peu à l’arrache. En renvoyant un cheval fantôme dans l’au-delà, il y envoie Gart aussi, malencontreusement. Le garçon n’a rien à faire dans l’au-delà, et sa mère est éplorée. Il ne reste plus qu’à Frank d’aller à Ghostopolis réparer ses erreurs.

La première chose qui marque en ouvrant ce comics, c’est que le dessin n’est pas des plus transcendants. Il est très basique, la coloration est surtout constituée d’aplats de couleurs pleines, et les perspectives sont la plupart du temps absentes. Seul le design se démarque réellement, avec des personnages très vites identifiables et bien foutus, même si ils ne sont pas réellement expressifs. J’ai eu l’impression que Doug TenNapel était avant tout un scénariste. Son dessin sert l’histoire et puis c’est tout.

L’histoire est un de ces contes un peu morbides qui plaisent forcément à la darkinette que je suis. Le postulat de départ n’est pas des plus joyeux : un gamin de 10 ans, condamné par la médecine, un monde des morts, des fantômes. Bref, un univers assez sombre. Et c’est là où je regrette quelque part le dessin un peu direct, c’est que je n’ai pas trouvé de relief au monde, comme auraient pu le rendre d’autres dessinateurs.

Ghostopolis de Doug TenNapel

A travers ce conte, des questions sur la vie, la mort, les regrets, les actes manqués, sont abordés. Mais en douceur, avec plein de poésie et des petites touches d’humour bienvenues. Difficile de ne pas être fasciné par Ghostopolis, ce pays des morts où cohabitent faes, gobelins et autres chevaliers squelettes. Difficile aussi de ne pas craquer pour Cotelette, le cheval fantôme.

Du fait des thèmes abordés, c’est je pense une histoire parfaite pour les adolescents, y compris les jeunes ados, car c’est typiquement le genre de production jeunesse intelligente, qui ne prend pas les lecteurs pour des neuneus et qui quelque part, aide à grandir. L’histoire est fluide et ne tire pas en longueur.

Ghostopolis de Doug TenNapelLes scènes sont très lisibles, y compris les scènes de combat, et la lecture est aisée. Les 250 pages se lisent d’une traite, et on est rapidement pris par l’histoire. C’est un très bon page-turner, je n’ai pas pu m’arrêter avant de le terminer. Et même si c’est plein de bons sentiments, le coté macabre et un peu sombre en font une histoire que j’ai beaucoup appréciée.

Au final, malgré un dessin qui ne m’a pas réellement convaincue, Ghostopolis de Doug TenNapel se révèle être une lecture très agréable, sérieuse et un peu macabre, tout en restant fraiche. Si vous aimez ce genre d’histoires ou si vous recherchez un cadeau pour un plus jeune, je vous le conseille.


Storm the Sorrow de Epica

Une rousse, du pétrole et du Game Of Thrones

Serafina dans Actualité, Coup de Coeur, Musique le 24 avril 2012, avec 3 commentaires

Nuclear Blast ne chôme pas. Après nous avoir proposé le nouveau clip de Sonata Arctica hier, voici le nouvel Epica, clip tant attendu de leur single Storm the Sorrow issu de Requiem for the Indifferent. Il faut l’avouer, Epica n’a jamais été très doué pour les clips, alternant le cliché (The Phantom Agony), le ridicule (Unleashed) et le n’importe quoi (Quietus…).

Ce coup ci, le groupe a arrêté d’essayer de raconter des histoires de couple dans ses clips, et opte pour du très conceptuel où le noir et le blanc domine. On reste dans la thématique des photos de promos, avec du pétrole qui englouti le groupe comme thème majeur. On échappe par la même aux clichés : le groupe ne joue pas dans la forêt, il ne joue même pas tout court, pas de robe de princesse pour Simone et pas de trucs d’héroic fantasy

A la place,on nous propose un clip à l’esthétisme que je trouve sublime. Les fans de la jolie rousse seront gâtés vu qu’elle doit occuper 80% du clip, angélique en combinaison blanche, engloutie peu à peu par les ténèbres. Pour la minute futile, non seulement son maquillage est superbe, mais sa robe noire aux manches ballons est juste une tuerie (bon, moi j’aurais l’air d’un sac dedans, mais laissez moi rêver).

Les membres du groupes apparaissent avec des visages pleins de peinture de guerre dignes de Turisas, bien plus classes que dans les autres clips. Mention spéciale à Mark sur son trône avec un loup à ses pieds, aurait-il lui aussi trop regardé Game Of Thrones ?

Je dois dire que je suis plus qu’épatée par ce clip, connaissant le lourd passif d’Epica dans ce domaine, pas vous ?

 


Penser aux flippers évoque bien souvent des scènes dans un bar où l’on voit plusieurs adolescents autour de la machine, lors de parties endiablées. Pourtant, quand on a mon âge, à part dans une série télé américaine des années 80, on en a souvent jamais vu en vrai, ou en tout cas, jamais joué. C’est cependant la promesse de pouvoir rejouer aux flippers mythiques que nous fait The Pinball Arcade, une simulation de flipper développée par FarSight Studios et disponible entre autres sur le Xbox Live Arcade. Au programme, les sensations des différentes machines, reproduites pour l’occasion au pixel près pour satisfaire les puristes.

The Pinball Arcade de FarSight Studios

Pour moi, en dehors de l’imagerie populaire, le flipper c’est avant tout un jeu qui était disponible grâce au CD de Windows 95+, Microsoft Windows Pinball, aussi connu sous le nom de 3D Space Cadet Pinball. Pour une raison que j’ignore encore, c’était le seul jeu de mon PC déjà installé, pas de solitaire ou autre démineur, et c’est donc naturellement celui où j’ai passé le plus de temps à essayer de battre des records. Toujours est il que je n’étais donc pas complètement étranger à la simulation de flipper quand je me suis lancé dans ce nouveau titre.

Il faut avouer que les premières impressions sur le jeu ne sont pas franchement encourageantes. Je ne sais pas comment FarSight Studios s’est débrouillé, mais l’interface date d’un autre temps. S’ils ont voulu imiter les interfaces mal conçues et incompréhensibles de l’époque: félicitations, c’est réussi. Enfin, après quelques essais infructueux on se retrouve face à son premier pinball. C’est avec Tales of the Arabian Nights que j’ai commencé, mais on retrouvera trois autres machines, Ripley’s Believe It or Not, Theatre of Magic, et Black Hole, qui est sans doute celui ayant inspiré celui de Windows, et donc mon préféré.

The Pinball Arcade Black Hole

Les machines sont vraiment reproduites à l’identique, et donc, on y retrouve tous leurs mécanismes: actions à provoquer en envoyant la balle, cascades d’évènements, bonus divers, voir sous monde lorsque cela est disponible. Là dessus, on peut dire que le tout est vraiment fidèle, les petits écrans affichant le score ont été reproduits avec les petites animations qui vont bien, et sont casés en haut à gauche de l’écran. De même, la bande son est au rendez-vous et chaque flipper vous « parlera ». Malheureusement, il faut avouer que du coup, le tout n’est pas très intuitif. Il n’y a pas de travail pour guider les néophytes et ce sera à eux d’essayer d’apprendre les arcanes de chaque machine.

Du coup, c’est certes comme avant, mais les gars de chez FarSight Studios ont sans doute oublié qu’il y avait des gens autour du flipper pour vous donner des conseils et vous montrer comment ça marche. Dommage là dessus, car c’est assez perdant et il faudra se motiver pour essayer de tout découvrir. Le jeu propose des objectifs à remplir, de deux difficultés différentes, pour en quelque sorte guider le joueur. Un peu comme des sous-succès, en quelque sorte. C’est sympathique, mais il est assez difficile de discerner ce qu’il faut faire pour les obtenir, avant ou après les avoir réussi d’ailleurs.

The Pinball Arcade Ripley's Believe It or Not

Si il y a clairement des lacunes côté apparence et didactique, le gameplay est plutôt bon. On sent bien la physique de la balle, son poids, bien qu’on soit évidement derrière une manette non directement avec la machine. Le calibrage est bon, elle évolue bien et je n’ai pas eu de problème là dessus: c’est carré, niquel. Les différents évènements des plateaux viennent pimenter le tout, et on se prend relativement vite à la course au score. Ceux par défaut sont rapidement vaincus, mais le titre s’avère être sans doute la meilleure application possible à des leaderboards sur le Xbox Live. Et ça tombe bien puisque c’est déjà disponible.

Au final, il faut avouer que The Pinball Arcade s’adresse malheureusement avant tout aux fans de flippers, aux nostalgiques de cette époque révolue, et sans doute, de leur adolescence. Le titre se révèle être amusant à jouer et je me suis rapidement pris à essayer de battre mes scores, certes, avec un très bon feeling. Mais il est aussi particulièrement rebutant pour les néophytes tant le tout est loin d’être intuitif. Pour eux, il faudra s’accrocher afin d’amortir le prix, 800 MS Points, et il serait peut être plus sage de s’orienter vers un titre proposant de nouvelles tables et des didacticiels. Mais c’est un petit prix pour quiconque souhaitant retrouver les sensations d’antan.


I have a right de Sonata Arctica

Serafina dans Actualité, Musique le 23 avril 2012, avec 11 commentaires

Sonata Arctica est un groupe de Power Metal que j’ai beaucoup aimé. J’en parle au passé, car les derniers albums sont allés dans une direction moins épique et plus pop qui ne m’apporte pas grande satisfaction. Le groupe a sorti aujourd’hui le clip de leur premier single issu de leur prochain album appelé Stones Grow Her Name. Ce single de 4 minutes s’appelle I Have a Right, et le moins qu’on puisse dire, c’est que le clip est au niveau du morceau.

Coté production, oui il y a des moyens. De jolis jeux de lumière, une vidéo en HD et tout. On est chez Nuclear Blast quand même. Mais pour le reste. Alors oui, on échappe aux clichés, au groupe qui joue dans une forêt et à la donzelle suicidaire.

En échange, on a un gosse qui fait des dessins typés BD Franco-belge a base de gens qui se font des calins, un Tony Kakko qui a opté pour les cheveux colorés en rouge et la coupe à la Jared Leto (sauf qu’il est moins bishi), une chanson assez lente, qui ne décolle pas et des paroles à base de « tout le monde a le droit d’être aimé, tout le monde a le droit d’être libre ». Que c’est beau. Que c’est profond. Que c’est original.

J’en ai la larme à l’œil, pas vous ?


Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

Serafina

La Bataille des Rois, Le Trône de Fer Tome 3, de George R.R. MartinJ’ai pu avancer dans ma lecture du Trône de Fer. J’ai terminé la première partie de l’intégrale tome 2, qui correspond à La Bataille des Roi suivant le découpage de la version française. Ce tome, surtout introductif, place les pions, et si Daenerys est quasiment absente, il y a assez de densité chez les autres personnages pour avoir plus que sa dose. Ce coté assez introductif se ressent fortement dans la série télévisée, Game Of Thrones, ce premier tome correspondant aux trois épisodes parus pour le moment qui sont très denses sans être très actifs.

J’ai commencé la lecture du tome suivant, l’Ombre Maléfique, dont j’ai lu un peu plus d’un cinquième pour le moment, et qui suit son bonhomme de chemin.

J’ai aussi terminé Le Sang du Rock de Jeri Smith-Ready. C’est définitivement un de mes coups de cœur de l’année. Le pitch était génial à la base, mais en prime les personnages sont très bien foutus et très charismatiques. Les 470 pages se lisent relativement vite (bien que j’ai mis longtemps pour le lire car je l’oubliais tout le temps au boulot). J’ai été charmée d’un bout à l’autre. J’avoue être vraiment très pressée de retrouver ces personnages dans le prochain tome bientôt prévu chez Milady.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

Bien souvent le Hellfest permet de découvrir des groupes auxquels on aurait sans doute jamais jeté un oreille. C’est un peu ce qui m’est arrivé avec les Drokick Murphys qui sont à l’affiche du Hellfest 2012. Présentés il y a quelques semaines par illman sur son blog dans son honteux excellent concurrent à notre Highway to Hellfest, j’ai lancé cette vidéo complètement au hasard. Et qu’est ce que j’ai bien fait ! Ces punkrockers venus du Massachusetts fournissent en effet un mélange festif de Punk et de Folk qui a tout pour plaire, que ce soit aux amateurs de Punk ou à ceux comme moi qui aiment le Folk Metal à la Korpiklaani.

Leur musique est clairement entrainante, pleine d’instruments traditionnels au rang desquels on retrouve notamment de la cornemuse, l’accordéon ou encore la mandoline. Des instruments qui ont montré leur fort potentiel festif avec Korpiklaani et qui sont là très rondement utilisés. La bande se réclame faire du Celtic Punk Rock et il faut dire que c’est assez étonnant de voir que le groupe ne vient pas de la Grande-Bretagne. Le clip est assez barré et marrant à regarder, bien dans l’esprit.

Seconde tête d’affiche de la MainStage02 du vendredi, il y a de fortes chances qu’on aille sauter un peu devant leur prestation, à moins qu’ils ne soient programmé face à la grosse pointure qu’est Moonsorrow.


Diabolical Pitch de Grasshopper Manufacture et Suda51

C'est l'histoire de zombies hit by pitch

Serafina dans Critiques, Jeu Vidéo le 21 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

On continue cette semaine à thème Xbox Live Arcade avec le jeu Diabolical Pitch des studios Grasshopper Manufacture et Suda51. C’est un titre qui se joue à l’aide de Kinect, il est sorti début avril sur la plate-forme de téléchargement. On ne peut pas dire que son classement, ainsi que son pitch m’aurait poussé vers lui en premier lieu. En effet, ça parle de Baseball et wikipédia le classe en jeu de sport. Oui mais non.

Diabolical Pitch de Grasshopper Manufacture et Suda51

Vous incarnez un joueur de baseball qui s’est retiré suite à une blessure à l’épaule. Attiré par une pub pour un parc d’attraction, il se rend dans ce dernier, sorte de parc mi-onirique, mi-horrifique où un homme à la tête de vache lui donne un bras bionique qui permet de tirer des balles de feu (ou de foudre, ou autre comme on le verra au long du jeu). Le tout, pour dégommer des ennemis, comme des vautours zombie, des pandas lance missile, et autres délires.

Comme vous pouvez le voir, le moins qu’on puisse dire, c’est que je ne sais pas ce qu’ils ont fumé pour pondre le pitch, mais que ça devait être de la bonne. Pour mettre en scène cette idée génialissme et l’ambiance déjantée promise, on a le droit à des graphismes juste superbes. C’est très texturé, un peu grungy mais surtout très efficace. Les cinématiques ne sont pas réellement des cinématiques, on a plutôt droit à un enchainement de cases de BD, avec bulles et tout pour les dialogues, mais cela contribue grandement à rendre cet univers juste génial. Honnêtement, j’ai été totalement charmée par la patte graphique du jeu et le chara-design des monstres que l’on va affronter. Très spectacle freak. C’est très beau et très bien fait, même si les moyens sont évidemment limités par rapport à des supers productions, cela ne gène pas.

Diabolical Pitch de Grasshopper Manufacture et Suda51

Diabolical Pitch est un jeu Kinect, et le gameplay est donc assez simpliste : vous lancez des balles de baseball. Bon, certes, il y a deux ou trois actions un peu différentes aux déclencheurs particuliers. On pourra par exemple lever les deux bras pour activer la super attaque feu, faire un lancer rotatif pour l’attaque foudre, et certains ennemis seront à catcher avec ses deux mains… mais dans l’ensemble, cela reste limité. Malheureusement, sur ces actions un peu différentes, on a constaté quelques bugs de capteur quand même, et le moteur utilisant Kinect confondra parfois mon lancer à gauche avec un coup de pied par exemple…. Cela n’empêche pas le tout d’être fun et carrément défoulant, mais ça peut s’avérer frustrant quand on perd à cause de cela, ou lorsque l’on va se lancer dans la course aux points.

Le titre va vous proposer 5 mondes, plutôt bien foutus, avec chacun 5 niveaux, et vous vous doutez que la difficulté va crescendo. Les univers tournent autour des parcs d’attractions, des cimetières, des hangars, bref, des trucs darkinous et dérangés à souhait. On va y retrouver des ennemis différents aux attaques spécifiques. Il y aura ceux qui vous foncent dessus, ceux qui vous tirent dessus. Chaque monde se terminant par un boss, bien évidemment, au charisme particulier. La durée de vie est assez moyenne, il vous faudra trois petites soirées tout au plus pour faire le tour de l’univers.

Diabolical Pitch de Grasshopper Manufacture et Suda51

Cependant, la rejouabilité est là car c’est très fun et de nombreux mécanismes ont été intégrés pour vous pousser à rejouer. Vous pourrez en effet, si vous avez le temps, envoyer des balles dans des symboles apparaissant ça et là à l’effigie des sigles des machines à sous (BAR, 7, Cerise…). Le système de points pousse donc à rejouer pour battre ses propres records en faisant des combos, que ce soit avec les symboles ou avec les ennemis. Ces points permettant par la suite de débloquer des bonus, nouvelles spécialités, et d’augmenter les points obtenus lors de combos.

Diabolical Pitch de Grasshopper Manufacture et Suda51Surtout qu’en plus, l’intégralité de la campagne peut se jouer à deux en coopération ! En effet, vous pouvez tirer à deux des balles sur des zombies, mais aussi coopérer sur certaines actions, ou tout simplement vous ressusciter en effectuant une certaine figure (quand le capteur la reconnait, évidemment). Du coup, c’est encore plus fun et plus palpitant. Les jeux en coop réelle sont assez rare sur Kinect, alors, le moins qu’on puisse dire c’est que cela vaut le coup !

Au final, Diabolical Pitch est clairement un des jeux Kinect du Xbox Live Arcade qui vaut le coup. J’ai été réellement séduite par l’univers déjanté proposé et par le graphisme soigné du jeu. Si l’on a vite fait une première passe sur les cinq univers proposés, la rejouabilité est au rendez vous, très fun et très défoulant, malgré quelques imprécisions sur la reconnaissance des mouvements. Le tout et son petit prix, 800 MS Points, en font un jeu que je vous recommande chaudement !


Sine Mora de Grasshopper Manufacture et Digital Reality

La ménagerie a piqué les avions

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 20 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Sine Mora est un Shoot’em Up à scrolling horizontal disponible sur le Xbox Live Arcade, fruit de la collaboration entre les japonais de Grasshopper Manufacture et des hongrois de Digital Reality. Vous allez me dire, quoi de plus banal qu’un Shoot’em Up, et bien figurez vous que celui-ci s’est donné pour mission de renouveler l’un des plus vieux genres existants dans le monde du jeux vidéo. Et d’abord, il y a une histoire.

Sine Mora de Grasshopper Manufacture et Digital Reality

Alors bon j’avoue, je n’y ai pas compris grand chose, ça parle de vengeance, de rébellion, d’épuration ethnique et d’expériences glauques. Les personnages y sont plutôt haut en couleurs avec par exemple un bison cul-de-jatte ou encore une lapine avec un larynx artificiel, le tout humanoïde bien sûr. Chacun des personnages a le droit à une petite biographie dans les menus des modes où l’on peut choisir son pilote. Je dis pilote car ce sont des avions que l’on va diriger, chacun avec un pilote disposant d’une arme spéciale différente. La narration le long du mode histoire se fait grâce à des petites cutscenes et des écrans noirs avec texte et voix off, pas très engageant pour ce dernier.

Personnage de Sine Mora de Grasshopper Manufacture et Digital RealityLe principe de Sine Mora est de remettre au goût du jour un time attack évolué. On dispose d’un capital temps pour terminer des mini-sections, temps qui diminue à chaque coup encaissé et remonte ostensiblement à chaque ennemi défait. En parlant d’ennemis, c’est un peu le point névralgique des shoots, ils sont assez variés et les boss sont assez colossaux, souvent en plusieurs parties. Les affrontements contre ces béhémoths seront l’occasion d’observer des patterns de tirs intéressants, avec des effets de lumière sympathiques qui pourront mettre vos nerfs à rude épreuve si vous ne maitrisez pas parfaitement la hitbox de votre vaisseau. Pour info, la hitbox c’est la zone sur laquelle vous êtes vulnérable aux tirs et visibles pour chaque avion dans les menus. Certains moment d’affrontements feront cruellement penser à la difficulté des Manic Shooter en un peu plus soft si vous restez en histoire et en normal.

Pour en revenir à la difficulté, Sine Mora fait le pari de rendre le mode histoire accessibles aux novices sans lui filer des crédits infinis. Et il y réussit plutôt bien même si l’ennemi invisible, le décor, a failli me rendre fou sur certains passages. Le challenge est aussi au rendez vous via un mode difficile et cauchemar, pour en profiter on se dirigera vers les modes Arcade et Score Attack qui ne proposent d’ailleurs que ces deux difficultés, m’est avis qu’un peu d’entrainement est requis pour passer ne serait-ce que le premier niveau. On trouve un mode entrainement boss aux paramètres réglables afin de s’améliorer et ce n’est pas du luxe.

Sine Mora de Grasshopper Manufacture et Digital Reality Screenshot 2

Ajouter à cela une pelletée de bonus à débloquer, notamment des peintures d’avion et de nouveaux pilotes et vous obtenez un challenge progressif qui récompensera aussi le joueur avec des succès adapté à son réel niveau et à son investissement en temps de jeu, ils sont pour cela découpé en en sous-objectifs décrits dans le menu succès.

La patte graphique du jeu est particulière, les graphismes sont en effet en 3D, mais on ne jouera que sur un plan, les puristes crieront au scandale maugréant qu’un shoot ça doit être en 2D, point. Mais ici les graphismes sont léchés, colorés et sont vraiment agréables à l’œil. On passe dans des environnements assez variés, qui ne feront pas vraiment mentir les développeurs qui qualifient le jeu de Dieselpunk. Personnellement je regretterais un peu les mouvement de caméra qui apportent quelque confusion à l’action par moment.

Sine Mora de Grasshopper Manufacture et Digital Reality Screenshot 1

Pour le son, je crois qu’on a droit à du hongrois pour les doublages, mais j’suis pas sûr, en tout cas ça sent l’ex-bloc de l’Est, ça fait un peu cheap mais dégage un certain charme. Pendant le jeu la musique se fait discrète même lors des boss, on aurait aimé des envolées pour ces passages et l’ensemble ne restera pas dans les mémoires, dommage la bande son est essentiel pour faire d’un jeu un jeu culte. Un effort particulier a été apporté aux menus, un style épuré très design avec une musique électro-minimaliste couplée à un piano dans le ton de l’affichage. Le tout fait un petit peu tâche avec l’univers du jeu mais des beaux menus c’est quand même agréable.

Sine Mora est donc un excellent Shoot’em Up qui mérite toutes les attentions de par sa quasi-accessibilité aux novices grâce à un mode histoire bien dosé. Mais le contenu est aussi là pour les plus acharnés, avec des modes vraiment complets et une difficulté qui pourra facilement être rehaussée. Après son prix est de 1200 MS Points, à voir si vous sauterez le pas et vous lancerez dans ce Shoot beau et difficile.


Silence, ça tourne ! #24

dabYo dans Actualités, Films le 19 avril 2012, avec 7 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Battleship de Peter Berg

Fort de la bonne surprise que s’est révélée être l’adaptation de Hunger Games au cinéma, nous avons décider de retenter l’expérience de choisir un film qui a l’air pourri pour écouler nos tickets proches de la péremption. Sauf que voilà, avec Battleship, on a peut être un peu pousser notre chance.

Affiche Battleship de Peter BergQue dire de ce Battleship? Le synopsis déjà est un bon indicateur: la NASA a découvert une planète extraterrestre qui a tout pour pouvoir abriter la vie. Vous vous en doutez, les extraterrestres vont débarquer dès qu’ils vont recevoir des signaux. Mais manque de pot, ils le font en pleine opération d’entraînement de l’armée américaine, et ils vont se prendre une bonne grosse branlée patriotique.

Un film patriotique c’est sans aucun doute ce que l’on retiendra le plus pour qualifier ce Battleship, juste après celui de propagande. Car tout transpire la propagande de l’armée américaine. Non seulement tout est super cool quand on est à l’armée, vous pouvez arriver en retard sans problème tout en sortant avec l’ultra bonnasse blonde fille du général mais ce n’est pas tout ! Car grâce à l’armée, même perdre ses jambes à cause de la guerre, c’est carrément cool de la mort. Mais par contre, si vous n’êtes pas de l’armée, c’est surement parce que vous êtes un intello froussard qui ne pense qu’à sa gueule, boutonneux et qui a raté sa vie. Bref.

Au rayon des acteurs on retrouve Taylor Kitsch, qui incarnait récemment le héros de John Carter, mais aussi Alexander Skarsgård, et enfin… Rihanna. Oui, Rihanna. Oui oui, vous avez bien lu, Rihanna, la chanteuse sans voix. Et on peut désormais le dire, sans réel talent pour le cinéma non plus. Alors oui, elle joue admirablement bien le soldat féminin black stéréotypé à mort, y a pas de doute. Bon, le rôle était taillé sur mesure, j’ai envie de dire. Côté rôle stéréotypé, on retrouve dans celui de la plastique parfaite Brooklyn Decker, dont le prénom du personnage est Samantha, ça ne s’invente pas.

Couple de Battleship de Peter Berg

Engagez vous* ! (*photo non contractuelle)

C’est dommage que le film soit si patriotique, car à côté de ça on a le droit à une civilisation extraterrestre qui avait tout pour être intéressante. Plutôt reptile, avec un design et des armes carrément bien travaillé, mais le tout va se heurter à la volonté de faire un film à fort potentiel d’action. Du coup, quand on entrevoit les raisons de leur venue, et bien… Ce n’est que pour mieux ne pas en parler tout le reste du film. Pas un mot, pas un seul échange entre les extraterrestres et les humains, un côté manichéen qui n’est pas sans rappeler Cowboys vs Envahisseurs, bien que dans ce cas là, il y avait quelques explications tout de même.

L’action est cependant au rendez-vous, et si on omet que, jusqu’à l’arrivée des extra-terrestres le film se retrouve être un bon gros nanar qui passe sur M6 un samedi après midi, le tout est potable et certaines phases bien prenantes et bien filmées. Mais voilà, on est loin d’avoir suffisamment matière pour ne pas s’ennuyer pendant les 2 heures 20 que dure Battleship. A éviter.

Game Of Thrones s02e03

Cersei Lannister Game Of Thrones Saison 2 Love is WeaknessÇa y est, on est dans le vif du sujet de cette seconde saison, et on a sans doute vu les derniers personnages qu’il fallait découvrir: Brienne incarnée par Gwendoline Christie et Magaery, jouée par Nathalie Dormer que l’on a déjà pu apprécier dans un rôle similaire dans la série The Tudors.

La première incarne la femme qui voulait être un homme de la série, et je dois dire que je l’aurai imaginée bien moins jolie. Car Brienne est sensée être repoussante, pas simplement grande. Là dessus, il est évident que ça en surprendra beaucoup, d’autant que le personnage sera récurent. A côté de ça, on retrouve Nathalie Dormer dans un personnage qui s’avère être exactement le même que celui qu’elle jouait dans les Tudors. Par contre, cela vient sans doute des habits, mais elle y est bien moins jolie.

D’ailleurs, toutes les scènes faisant apparaître ces personnages sont, je trouve, relativement ratée. George R.R. Martin a décidé de lever le voile sur sur la personnalité de Magaery, et j’avoue que cela nous a surpris. Après tant de tomes où l’auteur ne se mouillait pas, c’est étonnant et à la fois complètement cohérent.

Je serai cependant curieux de savoir si les gens qui n’ont pas lu Le Trône de Fer arrivent à s’y retrouver.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


La sortie du running order du Hellfest est un moment que nous attendons avec impatience mais aussi avec anxiété. En effet, au fur et à mesure des éditions du festival clissonais, nous savons que ce jour annonce de cruels dilemmes. Et le cru de cette année 2012 ne déroge pas à la règle comme vous pourrez le voir ci-dessous.

Hellfest 2012 Running Order

Au menu, de nombreux, douloureux choix sont à venir. Personnellement, l’annonce de The Devil’s Blood jouant en même temps que Guns n’ Roses m’a totalement déprimée.  Je sais ce que je choisirais, mon coté satanique battant l’ado nostalgique que je suis, mais ce sera un crève cœur. Côté légendes, on devra malheureusement oublier Blue Öyster Cult puisqu’il n’est pas envisageable de rater Vulture Industries simplement pour assister à (Don\’t Fear) The Reaper. On notera aussi Ozzy & Friends dont le show devrait nous empêcher d’aller voir Children of Bodom et Sunn O))), qui eux même joueront en même temps.

Il va aussi falloir choisir entre la légende King Diamond et Amon Amarth. Mais ça ne sera que la deuxième fois qu’on loupe Amon au Hellfest, après tout. Et enfin, faut il finir le festival avec le Black Metal Symphonique de Dimmu Borgir, ou le Groove Metal plutôt très agressif de Lamb of God ? Hm hm.

Bref, il reste encore quelques semaines pour tirer tout cela au clair. Et vous, quels sont vos dilemmes ?