Dernièrement sur if is Dead:

Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

DevilDriver fait partie des ces groupes que nous avons découvert sur le tas grâce au Hellfest. En gros, on ne les avait jamais écouté avant d’aller se pointer par hasard à leur prestation du Hellfest 2009, pour leur tournée Pray For Villains. Et je dois avouer que je suis loin de le regretter, tant j’ai pu écouter l’album par la suite. Le groupe de Death Metal aux tendances Melodic et Groove est de retour avec un nouvel enregistrement, Beast, dans lequel le rythme est toujours aussi soutenu et la double-pédale du batteur bien présente.

Dead To Rights est plus ou moins représentatif de leur dernier album, bien que la batterie soit somme toute assez lente et en retrait, tandis que le groupe appuie bien sur son côté mélodique. Le clip est cependant à voir tant il regroupe les clichés du genre, avec des musiciens jouant dans la forêt, une messe satanique et des vierges effarouchées. Le summum étant la fin, aux effets spéciaux… Eh bien, assez spéciaux.

On a en tout cas hâte de voir leur Metal énergique sur le MainStage02, en espérant que cette fois le sol soit assez humide pour que les nombreux circle-pits ne transforment pas le festival en tempête de sable.


Gears of War 3: Forces de la Nature sur Xbox 360

Un DLC de cartes multi-joueurs avec nouveaux skins et mode Guardian

Serafina dans Critiques, Jeu Vidéo le 7 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

On vous le disait il y a quelques mois, le troisième épisode de la série Gears of War nous a plus que conquis de par son solo exceptionnel, avec de la coop qu’on l’apprécie énormément. Le mode coop du jeu fait largement partie des meilleurs que l’on peut retrouver sur cette génération de consoles. Prenant et passionnant, c’est un réel plus. Mais Gears c’est aussi un mode multi-joueurs en ligne qui a plus que démontrer son efficacité sur les précédents épisodes, et qui nous a conquis notamment grâce au mode Hordes. On doit avouer que l’on n’avait pas énormément joué à ce mode sur le dernier épisode, qui nous avait pourtant bien occupé sur le deux. On a profité de la sortie du DLC Forces de la Nature pour corriger ce grave manquement.

Gears of War 3: Forces de la Nature sur Xbox 360

C’est un pack assez fourni côté multi-joueurs: cinq nouvelles cartes pour les différents modes, nouveaux personnages, de nouvelles armes dans le mode Hordes notamment, et le retour du mode Guardian. Comme son nom le sous-entend aisément, chacune des 5 cartes propose de nous en faire voir de toutes les couleurs climatiques. En effet, non content de proposer de nouveau terrains de jeu, nous aurons droit à des tempêtes ou des tsunamis pour pimenter la partie, des aléas externes qui ne sont pas sans faire penser à la map Avalanche de Gears 2 par exemple.

Et je dois dire que j’ai particulièrement apprécié cette intervention des conditions climatiques, qui viennent mettre un petit piment. En effet, les tremblements de terre sur Aftermath ainsi que l’eau jouent sur les déplacements, alors que le brouillard sur Cove rajoute sa dose d’adrénaline. Ce ne sont pas de simples nouvelles maps, et les conditions climatiques sont bien rendues. Bon alors certes, il ne s’agit pas réellement de cinq nouvelles maps, puisqu’on en retrouve deux anciennes. Mais quand on est fan des précédents épisodes, c’est évidemment un plaisir de retrouver Raven Down, map minuscule du premier opus mais particulièrement jouissive, et Jacinto emblématique du deuxième sur laquelle on a fait des centaines de vagues de Hordes.

Artillery DLC Gears Of War 3 Forces de la Nature

Le DLC propose aussi le retour du mode Guardian, déjà présent dans le deuxième opus. Il s’agit d’un mode de jeu où les deux équipes s’affrontent tant que les chefs respectifs des équipes ne sont pas morts. Ça n’a jamais été mon mode de jeu préféré, mais c’est agréable, surtout lorsque c’est illman le chef de notre équipe et non dabYo. Maintenant, on peut quand même se poser la question du pourquoi ne pas l’avoir proposé dès le début… Comme je le disais, on retrouve aussi des nouveaux skins de personnages et d’armes, mais à vrai dire je n’ai pas exploré cette partie du tout plus que cela. Bon, ok j’avoue, le Savage Hunter qui est désormais jouable, ce locuste peu ragoûtant en couverture, est assez jouissif, mais les autres ne m’ont pas emballée plus que cela.

Gears of War 3: Forces de la Nature sur Xbox 360Dans l’absolu, ce quatrième DLC propose des ajouts qui sauront satisfaire les férus du mode multijoueur ainsi que les nostalgiques des précédents opus, mais on peut cependant s’interroger sur l’intérêt de ce DLC acheté séparément. Si vous n’avez pas pris le Season Pass qui permet d’avoir tous les DLC pour moins cher, celui ci vous coutera pas moins de 800 points…

Pour cinq cartes et des skins de personnages et armes, on est certes en dessous des prix pratiqués pour les Modern Warfare, mais ça reste un peu cher payé. Reste que dans le Season Pass, l’opération est tout de suite plus intéressante, et Forces de la Nature est le parfait complément au DLC solo L’ombre de RAAM.


Après une conclusion aux trois premiers tomes des Annales de la Compagnie Noire des plus réussies, j’ai décidé de profiter de notre voyage à Londres pour lire le quatrième tome, Jeux d’Ombres. Je donne donc une chance à Glen Cook pour un travail des plus difficiles: essayer de recréer une campagne épique pour la compagnie à partir des mêmes personnages, du même univers, et alors qu’il a mis terme à une trilogie et répondu à toutes nos interrogations. On quitte donc ce que l’on appelle les Livres du Nord pour commencer ceux du Sud. En général, je ne donne pas ce genre de chances, mais Glen Cook a réussi quelque chose d’exceptionnel avec les trois premiers tomes. Va-t-il arriver à nous offrir une suite de la même qualité ? Synopsis.

Jeux d'Ombres, Les Annales de la Compagnie Noire Tome 4, de Glen Cook

Toubib s’est au gré des événements fourré dans une bien mauvaise posture, le voilà annaliste pour la compagnie, médecin, et… commandant. Alors certes, la grande compagnie noire, dernière des compagnies franches de Khatovar, ne compte plus qu’une poignée d’hommes, au point qu’ils peuvent être comptés sur moins de 10 doigts. Mais voilà, pour ces quelques derniers joyeux lurons, la compagnie est leur seule famille, alors ils ont décidé de suivre Toubib dans son projet fou: revenir à Khatovar pour y ramener les annales.

Je dois dire que j’étais vraiment peu enclin à commencer cette lecture de Jeux d’Ombres. Comme je le disais, le dernier tomes de l’arc des Livres du Nord, La Rose Blanche, clôt très bien l’histoire et pourrait tout à fait convenir à une fin définitive. Mais voilà, ces trois premiers tomes ont montré à quel point Glen Cook savait nous surprendre, à quel point il pouvait révolutionner le genre et offrir un récit atypique et passionnant. J’ai donc eu envie d’y croire, de penser que l’on peut réellement relancer une histoire passionnante alors que tout s’est terminé.

Jeux d'Ombres, Les Annales de la Compagnie Noire Tome 4, de Glen Cook

Et je dois dire que, malheureusement, j’ai eu tort. Enfin, tort est peut être un grand mot. Cette première partie des Livres du Sud n’est pas une catastrophe. Tout d’abord, on y retrouve bien entendu le style atypique de narration de Glen Cook, à la première personne qu’est Toubib, qui se parle à la fois tout seul et à nous autres à travers ses annales. L’univers dans lequel évolue la compagnie est lui aussi toujours aussi intéressant. On découvre grâce à ce long voyage vers Khatovar de nouvelles contrées, et donc tout ce qui va avec, coutumes, peuples, et parfois personnages.

Là dessus, il est évident que Jeux d’Ombres est en soit un bon titre de Fantasy, largement au dessus du lot. Mais voilà, quand on écrit la suite des Annales de la Compagnie Noire, on se doit d’être aussi bon que ce qu’il y avait précédemment. Et ce quatrième tome en est bien loin, par de nombreux points.

L’histoire tout d’abord est plus que passable. Les ennemis de la compagnie sonnent faux, ils sonnent comme des monsters of the weeks sortis d’on ne sait où, juste histoire de donner à nos personnages quelques petites embuches dans leur épopée. Et il faut dire que c’est grosso modo ce qu’il se passe. Les embuches, les problèmes sont présentés à chaque fois comme des éléments insurmontables pour une petite compagnie d’une poignée d’hommes… qui y survivent pourtant sans problème. Quelle déception à ce niveau !

Shadow Games de Glen Cook

Couverture de la version originale

Et il n’y a pas que l’histoire qui pose problème. Elle est passable certes, mais cette faiblesse aurait pu être comblée par des personnages hauts en couleurs, ou de bonnes relations. Que nenni, on est je pense face à un des pires fanservices que je n’ai jamais lu. Comment Glen Cook a-t-il pu nous pondre cela ? Certes, il y avait une sorte d’amourette malsaine entre Toubib et la Dame, mais jamais cela n’a occupé une trop grande partie de notre récit. Ici, nous nous retrouvons avec une histoire d’amour qui se retrouve être le thème secondaire du roman, et qui a un développement peu intéressant.

Jeux d'Ombres, Les Annales de la Compagnie Noire Tome 4, de Glen CookLe tableau n’est pas complètement noir bien entendu, et le final laisse espérer que la suite arrivera à remettre à niveau Les Annales de la Compagnie Noire, notamment grâce à un twist assez bien vu et surprenant. Mais voilà, quelle déception. Une impression d’avoir lu quelques quatre cents pages pour pas grand chose.

Au final, Jeux d’Ombres n’est pas un mauvais roman de Fantasy. Il y a en grande partie les qualités des récits de Glen Cook, mais il y a énormément de points faibles sur lesquels les pointilleux ne pourront pas passer. Alors quand on s’inscrit dans, jusqu’à présent, l’excellent cycle de La Compagnie Noire, forcément, c’est un gros carton rouge. Alors sans doute me forcerai-je à lire le prochain tome, car il serait étonnant que l’auteur ait emmené sa série si loin si la qualité n’était pas remontée. Mais en attendant, si vous hésitez, je ne peux que vous conseiller de rester sur le bon souvenir de La Rose Blanche.


Silence, ça tourne ! #22

dabYo dans Actualités, Films le 5 avril 2012, avec 6 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Game Of Thrones S02E01

On vous le disait, la deuxième Saison de Game Of Thrones a démarré dimanche dernier, alors bien évidemment, grands fans que nous sommes, nous avons déjà pu apprécier le premier épisode. Dire que Silence avait justement été imaginé suite à la volonté de parler de la première saison au fil de l’eau.

Game Of Thrones Saison 2 There Are No Men Like MeBref, ce premier épisode, The North Remembers est plutôt une bonne remise en jambe. Il y a pas mal d’éléments qui ne correspondent pas au début du livre, La Bataille des Rois. Mais qu’importe, d’une manière générale les scènes sont bien mises en place et permettent d’amener les différents coups de tonnerre de cette saison.

Si le nouveau personnage Melisandre, incarnée par Carice Van Houten, est plutôt très fidèle à ce que l’on s’imagine à partir du livre, on est un peu plus perplexe sur Davos, joué par Liam Cunningham. M’enfin, il est trop tôt pour être catégorique sur ces choix. Par contre, l’ensemble des scènes se déroulant sur Peyredragon est somme toute assez décevant. Elles manquent clairement de puissance et de grandiloquence, la célébration se transformant en petite messe miteuse en plein désert… Dommage. Robb Stark tient une très bonne scène et il est clair qu’il devrait faire partie des gros personnages de cette saison.

Les performances de Peter Dinklage, Tyrion, et Emilia Clarke, Daenerys, sont quant à elles toujours aussi bonne. Il n’y a pas à dire, le nain fait vraiment partie des personnages les plus charismatiques, et Martin nous a vraiment offert une perle.

Pour le moment, en tout cas, ça commence assez fort. Reste à voir si le rythme va être maintenu tout au long des épisodes, car L’Ombre Maléfique n’est pas le tome le plus mouvementé de la série…

La Belle et ses Princes (presque) Charmants

La Belle et ses Princes (presque) CharmantsParfois, après un épisode d’Urgences, on zappe sur la télé. La plupart du temps, ça ne laisse pas un grand souvenir. Mais mardi, on est tombé sur… La Belle et ses Princes (presque) Charmants. Une sorte d’émission de télé réalité qui prend une l’idée vue et revue de mettre un homme ou une femme face à des prétendant(e)s, qui devra choisir son ou sa préférée. Bref, sauf que d’habitude il s’agit bien entendu d’êtres physiquement superbes conformément aux normes de notre société. Ici, c’est l’inverse. La fille correspond à tous les canons, du genre mega bonnasse, mais les prétendants sont… ou moches, ou atteint d’une sorte de défaut assez handicapant socialement, ou les deux.

Alors déjà, avec ce pitch, on se rapprochait sans doute du sommet de la déchéance télévisuelle. Mais c’était sans compter l’arrivée de beaux gosses trois jours après, histoire de doucher les espoirs fous des prétendants. Vous avez bien compris, beaux vs moches. Bref, on a atteint ici sans doute le point culminant de la médiocrité, une médiocrité devant laquelle il faut s’armer de courage si l’on souhaite tenir plus de cinq minutes. Un petit extrait.

Tout ça pour dire que les Battle Royale et autres Hunger Games se trompent sans doute en mettant en scène le futur de la télé-réalité avec de la violence physique, quand c’est surement le mépris et l’humiliation publique qui devraient prendre le pas.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Marc Bolan: In the East of our Heads de Nathalie Vogl est une sorte de vraie-fausse biographie de Marc Bolan, la fameuse icône du Glam Rock du début des années 70 dont j’avais déjà fait mention dans ma chronique sur Life on Mars. Le bouquin est paru au éditions Camion Blanc en 2011. Oh bonheur, Nathalie Vogl est française et il n’y aura donc pas de bug de traduction à craindre. Vu que c’est une biographie, c’est pas un synopsis qu’il vous faut mais un petit aperçu de sa vie.

Marc Bolan: In the East of Our Heads de Nathalie Vogl

Mark Feld en 1947, contemporain de Jimi Hendrixx et de David Bowie, ce londonien issu d’une famille à moitié juive nourrissait un rêve: devenir une rock star, faire des tubes et avoir une horde d’admiratrice dont il ferait mouiller la culotte (quasi textuelle du bouquin). Adhérant pleinement au courant Mod, que Wikipédia vous expliquera mieux que moi, il se retrouve prêt à tout pour étoffer sa garde-robe et sortir de son bourbier natal. A force de traîner et par sa bouille qualifié d’elfe ou de djinn du désert, il finira par croiser la route d’un un grand de la musique, Cochran, ce qui va le pousser encore plus vite vers la musique. Supporté par différents mécènes, il sera poète, membre d’un groupe de rock électrique, les John’s Children, pour ensuite se diriger vers le début de son grand œuvre, Tyrannosaurus Rex. Avec Steve Peregrin Took, il va se lancer dans la folk psyché en vogue en cette période hippies pour se construire une sorte de cour de suivants. Mais Marc qui entre temps a troquer son k pour un c, veut de l’électrique, devenir le roi de la pop. Il ne se retournera pas lorsque Took sombrera dans la drogue, raccourcira le nom du groupe en T.Rex et se formera un nouvel entourage pour connaitre enfin la gloire. C’est une véritable T.rextasy qui va déferler sur l’Angleterre, une sorte de nouvelle beetlemania. On le verra devenir une diva bouffi pour que finalement il se ressaisisse.

Marc Bolan

Marc Bolan

Je vais commencer par revenir sur le terme vraie-fausse biographie de mon introduction. Si j’ai utilisé ce terme c’est parce que l’on dépasse la simple énonciation de faits et de témoignages. La vie de Marc Bolan est ici fortement romancée et l’auteur s’en tire remarquablement bien. Nathalie Vogl transcrit la trajectoire de la rock star sur Terre telle une étoile filante grâce au rythme du récit, accélérant sur sa fin pour qu’il ne laisse finalement à son ultime moment qu’un souvenir. On va suivre la rock star de son enfance, quand il était près de ses 8 ans pour arriver jusqu’à 2 semaines avant ses 30 ans en 1977, et sa rencontre avec Rarn.

Car Marc Bolan a un folklore, son propre monde et Rarn en est la Némésis, c’est d’ailleurs son univers magique qui abreuvera ses chansons. Les vagabondage de l’esprit de Marc vont ressortir tout au long du récit et surtout dans des moments ou l’on ne s’y attend pas, surtout lorsqu’il semble un peu baisser sa garde avec ses proches.

Marc Bolan, c’est un destin, il a croisé tous les grands pontes de la musique de l’époque. Bowie en tête, l’auteur rapporte par son récit un lien fort qui les unit, une amitié matinée de rivalité. Le rapport de la star aux femmes est aussi abordé, de sa relation et son mariage avec June, jamais il n’est question d’un passage en coulisse avec une fan bien que sur la fin il ira tout de même voir ailleurs. Si j’en parle c’est parce que June a été un très grand soutien pour sa carrière notamment quand il a fallu qu’il remonte la pente. C’est aussi un caractère, totalement extravagant, n’ayant pas la langue dans sa poche, souvent ailleurs mais surtout totalement tourné vers son objectif, son obsession de gloire. Il connaîtra aussi la déchéance, des moments de doutes qui nous rappelleront que c’est surtout un homme comme les autres malgré toutes ses particularités. Lui qui était si clean, si pur, au début sombrera dans l’alcool et un peu dans la drogue, jusqu’à ce que la paternité lui fasse décrocher tout ça et retrouver le chemin de la scène. Bref un homme complexe, à la hauteur de l’admiration que je lui porte.

Tyrannosaurus Rex

Tyrannosaurus Rex

Musicalement pour vous le situer, Marc Bolan est considéré comme l’un des fondateurs du Glam Rock, l’icône glamour ultime pour moi, avec la voix légèrement chevrotante dont la description revient souvent dans l’ouvrage. Et même s’il s’est un peu laissé aller à la facilité des refrains pop répétitifs à une certaine époque, il reste connu pour ses textes travaillés. Journaliste et chroniqueur musical sur sa fin, il aura soutenu le départ du mouvement punk, au point de le consacrer parrain du punk dans cette biographie.

J’ai trouvé l’histoire de sa vie tout bonnement passionnant, le style de l’auteur est quant à lui très agréable à lire, fluide. Les chapitres portent les noms de ses chansons, le parcours des pages est émaillé d’extraits de poèmes et de paroles, bref tout pour être immergé. Un bémol tout de même, certains albums sont décrits en piste à piste, ce qui n’est d’une part pas très intéressant, et qui n’est appliqué qu’à une minorité d’albums. Les dialogues font un peu surjoués de temps en temps mais quand tu as des zigotos comme Bolan et Bowie qui discutent, ça ne dénote pas tant que ça. Selon les dires mêmes de l’auteur, on oscille entre vérité et fantasmes dû en partie aux zones d’ombres de la vie du Dandy in the Underworld.

Marc Bolan: In the East of Our Heads de Nathalie VoglIl y a quelque chose que je ne m’explique tout de même pas, c’est comment un personnage aussi fantasmagorique et ayant laissé une empreinte indéniable sur la musique soit peu à peu oublié. Peut-être qu’une des clés pour expliquer cela se trouve dans le fait qu’il est mort un mois après Elvis, et que cela a quelque perturbé l’encrage dans les mémoires du souvenir de cet elfe de la musique (et aussi qu’il n’a pas eu trop d’impact en France apparemment).

Au final, Marc Bolan: In the East of our Heads de Nathalie Vogl était une très agréable lecture. C’était la première fois que je lisais une biographie ou plutôt une assimilée biographie et j’ai été agréablement surpris du résultat, et quoi de mieux pour cela que de commencer par une icône tombé un peu dans l’oubli. Un remarquable pas pour ramener Marc Bolan, T.Rex et son œuvre dans la lumière. En clair, lisez le.


The Asylum de Instant Pyrolysis

Serafina dans Critiques, Musique le 3 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Instant Pyrolysis est un projet d’Industrial Dark Ambient français. Le groupe est pour le moment composé d’une seule personne, son fondateur Valenten, qui compose et joue tout l’album, exception faite des deux featurings. Le tout premier album du projet est donc sorti au début du mois de mars et s’appelle The Asylum. Un titre qui ne vous étonnera pas si vous aviez vu le clip que je vous avais présenté il y a quelques mois.

The Asylum de Instant Pyrolysis

L’Industrial Dark Ambient n’est surement pas un genre facile d’accès, et ce n’est pas Instant Pyrolysis qui me fera mentir. Pour un auditeur néophyte, les 11 pistes de l’album durant chacune entre 3 et 8 minutes, ne sembleront qu’être du bruit. Pourtant, il n’en est rien. Comme pour Cities Last Broadcast que vous avais présenté illman, on est là dans le domaine de l’ambiance et ce n’est pas un album qu’on peut écouter comme ça, à l’arrache.

La majorité des morceaux, soyons honnêtes, c’est du Drone, un style de musique à base de bourdonnements, qui peuvent rebuter. Mais quand on prend le temps, on se rend compte des ambiances à la fois lourdes, désolées et diablement inquiétantes que génèrent les pistes. On est immédiatement happé par cet univers froid, à la limite de la désolation, et surtout très très pessimiste. La lumière, vous n’en trouverez quasiment pas dans ce CD. Les drones sont agrémentés de murmures inquiétants sur The Voices Inside.

Malgré les ajouts type murmures, bruits de chute et autres, la plupart des pistes se ressemblent fortement, et il est difficile de réellement les distinguer les unes des autres, ce qui est dommage, surtout sur un CD aussi long. L’album est en quelque sorte un album concept autour du thème des asiles et des méthodes « anciennes » de traitement des pathologies. C’est un sujet, vous le savez peut-être, qui me fascine, et je raffole d’histoires d’asiles et de ce genre d’ambiance, bien qu’évidemment on pourrait dire que c’est assez cliché.

The Asylum de Instant Pyrolysis

L’album suit la progression d’un patient, des premiers problèmes avec Early Symptoms, la première piste, au traitements de plus en plus agressifs, An Icy Bath, Electro Convulsive Therapy et enfin Lobotomy. En réalité, à moins de lire les titres et le site web, je n’aurais pas deviné moi-même qu’il s’agissait d’un concept sur les asiles. En effet, il manque pour moi la folie inhérente à ce type d’endroit. Cela m’évoque plus une terre désolée, ou un asile, mais un asile abandonné.

Je regrette cependant que la piste, à mon avis la plus forte et la plus angoissante, soit placée en deuxième position. Il s’agit de Commital qui mêle les compositions froides et dépouillées de Valenten à la voix lyrique et puissante de Marionita Paige. Le mélange est juste parfait, la voix lyrique se faisant inquiétante, lointaine et angoissante. L’ordre des pistes s’explique par le concept, mais du coup, l’album en lui même y perd. Le deuxième featuring de l’album se retrouve sur la dernière piste, Escape, où Marc Hoyland, que je ne connais point, joue des claviers. Là encore, le mélange marche du tonnerre, et les claviers très mélodiques contribuent à inquiéter l’auditeur.

The Asylum de Instant PyrolysisEn somme, The Asylum n’est pas un mauvais album, certaines pistes sont même tout bonnement géniales, Commital en tête. Cependant, entre Commital et The Escape, les pistes m’ont semblées moins intéressantes, et manquant un peu de corps. L’ambiance est là, et cet album vous plongera à souhait dans un univers désolé et sombre.

Le Drone n’est pas facile d’accès mais si vous aimez le genre, je ne peux que vous conseiller de jeter un œil à ce projet français ! L’album est disponible pour 9€ sur leur site officiel. On regrettera simplement de ne pas pouvoir l’écouter sur un service de streaming, permettant une découverte plus aisée.


C’est Lundi, que lisez vous ? #40

Serafina dans Actualités, Livres le 2 avril 2012, avec 19 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Cette semaine je n’ai malheureusement pas su continuer ma belle lancée, et j’ai que peu avancé La Loi des Mages. Je suis passé à une nouvelle grosse partie du roman, et du coup, les situations ont complètement changé. Le problème, c’est que la narration est assez difficile à suivre, et je me retrouve à nouveau à ne comprendre qu’une phrase sur deux. Je ne sais pas si c’est moi ou le livre.

L'Aube d'Un Nouveau Monde, Pandamonia Tome 2, de Ecuba, Lauria et CuccaDans un tout autre registre, j’ai décidé de donner une seconde chance à Pandamonia et de lire L’aube d’un nouveau monde, son deuxième tome récemment publié chez Drugstore. Je vous invite à relire ma chronique de Chaos Bestial, le premier tome, très instructive. L’histoire est toujours aussi nawak, les dessins restent complètement superbes, avec des filles aux formes bien mises en avant, mais toujours aussi souvent utilisés pour y foutre des passages érotiques sans grand intérêt. Seule nouveauté peut être, des planches entières sans aucune allusion au sexe, et avec des dialogues super compliqués ! Woulala ! Bref, un vrai n’importe quoi, qui rempli bien son rôle de petite lecture.

Serafina

Wicked Game, Le Sang du Rock Tome 1, de Jeri Smith-ReadyCette semaine, j’ai été surtout captivée par Wicked Game, le premier tome de la série Le Sang du Rock, de Jeri Smith-Ready. Imaginez, dans un roman Bit-Lit, une chargée de communication (limite Community Manager) dans une radio où les DJ sont vampires. Déjà ça part bien. Vous y ajoutez masse de références rock-goth-grunge, un style léger, une héroïne pas Mary Sue, et vous obtenez ce qui promet d’être un coup de cœur absolu. J’en suis au quart.

J’ai aussi, honteusement, ressorti l’Intégrale Tome 2 du Trône de Fer pour la relire. J’aime bien avoir le livre frais dans ma tête quand je regarde la série. Je sais c’est un peu bizarre, mais bon. J’en ai lu le quart du premier tome, La Bataille des Rois, ce qui doit plus ou moins correspondre au premier épisode de la Saison 2 de Game Of Thrones, que je visionnerais sans doute cette semaine !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Début de la Saison 2 de Game of Thrones

Trailers, teasers et autres diffusions en VOD par Orange

dabYo dans Actualités, Films, Séries le 1 avril 2012, avec 2 commentaires
Actualités

C’est bientôt l’arrivée de la deuxième saison de Game of Thrones sur la chaîne HBO aux États-Unis. Bien sûr, ici, on est plutôt très impatients de voir cette suite, tant le début avait été réussi et fidèle aux romans de George R.R. Martin. Heureusement, la chaîne américaine nous abreuve continuellement de vidéos teasers et autres présentations, et affiches d’un très bon goût.

The North Remembers Game of Thrones Saison 2

Il y a bien entendu eu les deux premiers trailers, mais depuis il y a eu pas mal de nouvelles vidéos, que ce soit la présentation des nouveaux personnages de la Saison 2, une très longue présentation de l’univers de Westeros avec entre autres les enjeux, les différents personnages, etc. Pas forcément intéressant pour les gens qui ont lu les différents Trône de Fer, mais sûrement instructif pour les autres. Il y a d’autres vidéos à regarder sur la chaîne youtube officielle.

Bref, mais au final, on parle ici avant tout de la diffusion en version originale, mais il existe aussi, à priori, une diffusion assez rapide en français. C’est sur Orange que cela devrait se passer, et ce dès demain, avec de la VOD. Je n’ai pas encore réussi à trouver les prix exacts, et il faudra sans doute attendre la mise en place sur le site de l’opérateur, mais il semblerait que cela soit 1,99€ pour la location et 2,49€ pour l’achat, pour chaque épisode.

Game Of Throne Saison 1 Coffret DVDEn attendant, hier, on a acheté le coffret DVD de la première saison de Game of Thrones. Avec le nombre assez hallucinants d’artworks produits pour la promotion des saisons, la richesse du background de la série de George R.R. Martin et l’implication des fans, on s’attendait à un très beau coffret. Pour la modique somme de 40€, nous avons eu droit à une petite boite en carton entourant une superbe boite… en plastique, dans lequel on retrouve 5 DVD pêle-mêle et un petit booklet.

Pas franchement folichon, faut le dire, surtout vu le prix. Heureusement, le booklet se transforme en carte de Westeros, mais c’est bien là le seul point positif. On est loin des coffrets HBO que sont ceux de Rome ou encore Deadwood.

Franchement, je dois avouer que j’ai rarement été aussi déçu par un coffret de série.


Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

C’est suite à l’annonce de la présence de Black Label Society au Hellfest 2011 que nous nous sommes réellement convertis au Heavy Metal des plus classiques que nous propose le groupe du guitariste Zakk Wylde. Et il faut avouer qu’après nous avoir conquis sur CD, le groupe avait réussi l’année dernière à plus que nous charmer en live. Dynamique et entrainant, la prestation était carrée et maîtrisée, une sorte d’équivalent américain à la superbe prestation d’Airbourne en 2010.

Mais tout le monde n’est pas fou au point de monter sur les tours de la scène du festival, et il faut avouer que le solo de l’ex-guitariste d’Ozzy n’avait rien de bien transcendant, si ce n’est sa durée, affreusement longue. Ils sont cette année de retour, à cause de l’annulation de Black Sabbath, transformé du coup en Ozzy & Friends. Je ne ferai pas de commentaire sur le coup, me doutant bien que c’est à regret que la production a effectué ce changement.

Du coup, pas de nouvel album pour le groupe, mais un clip quand même. On retrouve ici Overlord, un morceau assez représentatif de leurs morceaux lents, lourds et rythmiques, avec de la grosse guitare aux bons gros riffs. Sauf que voilà, le clip n’est pas de leur label occidental, Roadrunner, mais de leur homologue japonais, japonais qui semblent être friand de clips… particuliers. L’esthétique est bien évidement une référence à Kill Bill, et c’est une parodie des films et jeux vidéo asiatiques, le tout n’étant pas sans rappeler un certain Scott Pilgrim. On y retrouve bel et bien Zakk Wylde, mais il est déguisé en ninja-wtf, les autres membres faisant office de boss, et euh, ça vaut le coup d’œil.

Bref, il y a des chances qu’on soit devant la MainStage02 le dimanche aprème, sauf incompatibilité de programmation, en espérant que Zakk n’ait pas l’envie de nous refaire un solo de dix minutes.


London Underground de The Artramps

Serafina dans Critiques, Musique le 31 mars 2012, avec aucun commentaire
Critiques

The Artramps est un groupe de quatre jeunes tourangeaux formé en 2007. Ce n’est pas la première fois qu’on essaie de vous faire découvrir des groupes de notre région dans nos colonnes, on vous a déjà parlé des Surgeries et d’Adrana, c’est désormais au tour du quator très influencé par le rock des années 70’s d’être présenté sur nos colonnes, à l’occasion de leur premier single.

The Artramps

La formation est comme de nombreux petits groupes avant tout un groupe de scène. Nous les avons vu à plusieurs reprises à Blois ou à la MJC de Romorantin au cours des 3 dernières années, et la progression autant au niveau du son qu’au niveau de la prestation scénique nous avait épaté. De petit groupe faisant des reprises dans leur garage, ils sont devenus ultra efficaces en live. Il était donc logique que le groupe passe au niveau supérieur et enregistre son premier single, leurs compositions envoyant plutôt bien en live, il faut le dire.

London Underground de The ArtrampsPour ce premier single, le groupe a enregistré deux titres au Tempo Loco, studio localisé à Tours, London Underground et  Speaker’s Corner’s Fools. Deux morceaux d’un peu plus de trois minutes et chantés intégralement en anglais, avec un bon petit solo en son milieu. Il faut avouer que le son est très old school, dans les riffs, dans les tonalités et dans les guitares incisives. On sent bien entendu l’influence londonienne dans les titres et les paroles mais pas que. Il faut dire que lorsqu’on est dans la mouvance du classic rock, l’Angleterre n’est jamais bien loin.

Si le groupe doit beaucoup à l’efficacité des mélodies et des riffs, le chant n’est pas en reste. Damien, leur chanteur, à une voix un peu rauque, un peu éraillée, qui colle parfaitement à leur son. Le mixage est plutôt bon, bien que la voix soit peut être un poil trop en retrait sur certains passages de London Underground. Il donne en tout cas, associé aux effets des guitares, un certain cachet usé et vieux, presque authentique de l’époque. On pourra aussi regretter parfois le ton utilisé dans certains passages, pas toujours en adéquation avec la musique. Seul reproche, les paroles sont assez difficilement compréhensibles et je regrette l’absence d’une section « paroles » sur leur site web.

Bref, ce premier single, c’est pour The Artramps du tout bon : classique, mais efficace, sans défaut majeur. C’est bien entendu un groupe que je vous encourage à écouter ou à voir si vous en avez l’occasion, le single étant disponible sur Deezer et Spotify. De notre côté, on espère bien que le groupe aura l’occasion de se développer et d’enregistrer d’autres morceaux.