Dernièrement sur if is Dead:

C’est Lundi, que lisez vous ? #29

dabYo dans Actualités, Livres le 16 janvier 2012, avec 7 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Cette fois, tout le monde m’a plus ou moins lâché, et il semblerait que je sois le seul à avoir lu. Mouais.

dabYo

La Première Mort de Patrick Eris aux éditions LokomodoCette semaine j’ai plutôt bien attaqué un roman des éditions Lokomodo, La Première Mort de Patrick Eris. Il s’agit d’un Polar se déroulant à Amsterdam et ayant pour héroïne une jeune étudiante anglaise.

Après près de cent pages, je dois avouer que si l’on retrouve bien un meurtre, les éléments du genre Polar, notamment l’enquête, ne sont pas encore bien présents. Cela ne me manque pas, mais pourrait surprendre ceux qui s’attendent à un roman faisant plus place à l’action. On est plutôt ici face à une sorte d’introspection de notre héroïne, qui ne sait trop comment réagir face à la mort d’un de ses proches, poignardé sauvagement.

Je ne doute pas que le rythme va changer dans la seconde partie du roman, ceci dit, pour l’instant je trouve que cela tient plutôt bien la route, le comportement de Val est plutôt cohérent et crédible. Le style est lent, mais pas trop, et le décors de la ville hollandaise est vraiment bien retranscrit.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


En ce début d’année, Swallow The Sun, groupe de Doom-Death Finlandais que j’adore et que j’avais vu au Hellfest 2010 a sorti son nouveau clip, Cathedral Walls, premier single extrait de l’album à venir Emerald Forest and the Blackbird prévu pour le 1er Février.

Personnellement, je suis sous le charme. On retrouve tout ce qui fait Swallow The Sun, une ambiance dépressive et parfois haineuse (qui n’a rien à envier à un Anathema des débuts), des guitares lancinantes. En prime, ce single nous fait l’excellente surprise d’avoir un chant féminin, qui rappelle les groupes de Doom-Death de la grande époque, Theatre of Tragedy par exemple.

La chanteuse n’est autre que Anette Olzon connue pour son chant dans Nightwish. Si elle peut laisser parfois perplexe dans Nightwish, ici, son chant colle parfaitement et donne une douceur éthérée au single.

Pour ne rien gâcher, le clip est bien réalisé, loin des clichés du Metal. Bref, que du bon, j’ai hâte de l’album.


Le cinquième jour de Maud Tabachnik

Serafina dans Critiques, Livres le 13 janvier 2012, avec 5 commentaires
Critiques

Le cinquième jour est un roman de Maud Tabachnik sorti en 2001. A vrai dire, malgré sa couverture plutôt sympa, rien ne m’aurait dirigée vers ce livre si un collègue ne me l’avait pas conseillé et prêté, les mots « tueur cannibale » ayant le même effet que « bio de rockstar héroïnomane » chez moi. Au mépris de ma PAL plus que conséquente et des deux livres déjà entamés, je me suis jetée dessus. Synopsis ?

Le Cinquième Jour de Maud Tabachnik

Gloria, une jeune fille, suit un presque inconnu pour un prétendu anniversaire. Elle ne reviendra jamais. La police de New York est particulièrement impliquée sur ce cas, on ne rigole pas avec les enlèvements d’enfants. Plus tard, un prostitué est retrouvé mort et mutilé. Rien ne relie en apparence les deux victimes, et pourtant … Stan Levine est inspecteur, bon père de famille, il prend la chose à cœur et s’engage à la poursuite du tueur.

Maud Tabachnik

Maud Tabachnik

Il faut le reconnaitre , je ne lis pas énormément de Thriller, mais celui ci suit les codes du genre : chapitres courts, alternance de point de vues, suspens, cliffhangers. Ceci dit, les codes sont bien maitrisés, et du coup servent vraiment le récit. Les chapitres courts donnent un coté haletant, le fait de suivre les deux personnages fait évidemment dévorer les pages, le lecteur attendant avec impatience le moment où les deux vont se croiser.

Le style est très direct et ne fait pas dans la douceur. Contrairement à ce que son nom laisse penser, et au vu de l’endroit où se place l’intrigue, New York, Maud Tabachnik est bien française . Son écriture est très réaliste les dialogues sonnent bien, c’est vif. Si l’intrigue est évidemment au centre du roman, les personnages  ne sont pas reste et sont plutôt bien crédibles.

L’atmosphère de New York est très bien retranscrite, que cela soit la chaleur en été, les quartiers ou bien les luttes de pouvoir entre hauts dignitaires, j’ai trouvé que c’était très bien fait et très immersif. Traiter d’un serial-killer cannibale avec un style aussi cru et direct pourra en choquer certains. On n’est pas au point du Corps Exquis de Poppy Z. Brite, mais tout de même je pense qu’il ne s’agit pas d’un livre à mettre dans toutes les mains. L’histoire est inspirée de celle de Albert Fish, serial-killer du début du XXème siécle, alors que Le Corps Exquis s’inspire plutôt de Jeffrey Dahmer et Denis Nilsen. L’intrigue en elle même est vraiment bien menée, haletante et sans le moindre temps mort, jusqu’au final, assez surprenant et pas du tout tel qu’on l’attend.

Le Cinquième Jour de Maud TabachnikBref c’est un sans faute pour ce Thriller. J’ai dévoré les 300 pages qu’il compte en deux jours. Je ne peux donc que vous le conseiller, surtout qu’il est sorti en poche aux éditions Le Livre de Poche et donc tout à fait accessible. Personnellement, j’ai bien envie de lire d’autres livres de l’auteur, notamment son Memoires d’un Bourreau qui traite de la Shoah, ou J’ai vu le diable en face au sujet des meurtres de Juarez. Une très bonne découverte, si vous ne connaissez pas cette auteur, je ne peux que vous encourager à la découvrir. A noter qu’apparemment on peut retrouver certains personnages et l’univers dans un autre de ses romans, Ne vous retournez pas.


Silence, ça tourne ! #17

dabYo dans Actualités, Films le 12 janvier 2012, avec 7 commentaires
Actualités

Première séance pour cette année 2012 de Silence, ça tourne ! Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Retour vers le futur

Retour vers le Futur de Robert ZemeckisAussi étonnant que ça puisse paraître, jusqu’à peu, je faisais partie des rares personnes qui n’avaient jamais vu Retour vers le futur. J’avais certes entre-aperçu ça et là, des morceaux au gré des multiples rediffusions à la télé, mais jamais du début jusqu’à la fin. C’est chose corrigée.

Si vous êtes aussi inculte que moi, vous pouvez peut être ignorer qu’on retrouve notamment Steven Spielberg et Frank Marshall à la production, Robert Zemeckis à la réalisation, et la superstar de l’époque, Michael J. Fox.

Culte pour nombreux d’entre nous, je dois avouer que ce premier épisode est vraiment sympathique. On sent certes clairement qu’il a été tourné dans les années 80, que ce soit dans les habits, dans la manière de filmer, dans les répliques et surtout, dans ces adorables doublages français. Mais ça ne gâche pas la qualité du film, potache mais drôle, un régal. La panoplie des personnages est certes caricaturale, mais bien adaptée aux péripéties de l’histoire.

Le principe, que vous devez bien entendu connaître, est vraiment bien utilisé dans cet épisode et ne souffre (pas trop) d’incohérences. Si on le classe souvent dans le genre Science-Fiction, j’y suis tout de même assez perplexe, tant la technologie n’y est pas réellement au centre. Alors certes, Doc’ est excellent dans ses tirades scientifiques, mais elle n’y change pas grand chose.

Retour vers le futur 2

Suite au succès mérité du premier est sortie quatre ans plus tard une suite. Bon, il faut dire qu’elle était annoncée dès la fin du premier, même c’était pour le gag. Du coup, si cela semblait certes être « prévu », les scénaristes pour coller à la fin ont du partir sur la même base.

Retour vers le Futur 2 de Robert ZemeckisEt c’est là où le bas blesse, puisqu’ils se retrouvent avec un personnage dont ils ne savent que faire et qui va rendre le scénario parfois assez hasardeux, quand il n’est carrément pas crédible. Des personnages principaux qui proposent de laisser leur connaissance inconsciente sur une poubelle, seriously ? Bon, c’est certes marrant quand on y pense, mais la zapper du début du film aurait été plus crédible, quitte à assumer cette petite incohérence.

Contrairement au premier épisode, Marty et Doc’ ne se dirigent là pas que dans le passé, mais bien dans le futur, en 2015 pour être exact. Forcément, regarder le film en 2011 et voir que le skateboard-so1980 devrait bientôt exister mets à mal la réalité. Alors certes, on peut s’en foutre, et il ne faut pas s’attarder sur ce genre de détails pour apprécier la série de toute façon. Maiiis, ça fait bizarre. Ceci dit, certaines petites phrases, très auto-critiques, sont tout simplement géniales. Oui, je parle de celle du requin.

Au final, si on est pas au même niveau que pour le premier épisode, il faut avouer que cette suite de Retour vers le futur montre vraiment dans quelle direction se dirigeait le cinéma américain, tant même pour un film qui n’est pas forcément étiqueté « film d’action » il y avait beaucoup de scènes de « grand spectacle ».

Urgences Saison 1, épisodes 1 à 15

On continue nos séances de rattrapage de mon inculture avec une série cette fois, que je n’ai bien entendu jamais vu sauf par hasard, Urgences. Si comme moi vous n’avez jamais vu George Clooney ailleurs que dans des pubs Nespresso, il va falloir vous y mettre.

Urgences (ER) Saison 1Outre notre caféinomane, on retrouve notamment Julianna Margulies que l’on a pu apprécier cette année dans The Good Wife, ainsi que Noah Wyle dont la participation à Falling Skies était plus que regrettable.

Le pitch, vous devez bien entendu le connaître, mais tout de même: on suit des internes d’un service d’urgence de l’un des hôpitaux de Chicago. Les études de médecine n’étant pas ma tasse de thé, je ne saurai dire si cela correspond complètement au parcours de nos propres étudiants en médecine. Mais toujours est il que, contrairement à un Dr House par exemple, nos personnages sont encore dans leur phase d’études, et apprennent.

Les épisodes sont très rythmés, avec de nombreux cas d’urgences. Là, nous ne somme pas dans le Monster of the Week, mais dans le Monsters of the Week. Pas mal de cas, souvent nombreux, qui sont là pour nous faire découvrir peu à peu les personnages, leurs faiblesses, leurs relations. Il faut avouer que c’est plutôt très addictif pour le moment.

La seule chose que je regretterai pour le moment, c’est que près de 20 ans plus tard, la série soit toujours vendu aussi chère en DVD alors qu’elle a surement été amortie jusqu’à la moelle.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ? Y a des gens qui ne sont pas fans de Retour vers le futur, ici ?


Au top des biographies de rockstars, il y a The Dirt, la biographie « sulfureuse » du plus célèbre des groupes de Metal: Mötley Crüe. Ce n’est pas moi qui le dit, mais bien le sous titre qu’a choisi le groupe de Glam Metal en question. Écrite en collaboration avec Neil Strauss, elle permet aux fans de voir le groupe à travers, entre autres, ses quatre protagonistes. Après avoir lu les Heroin Diaries de Nikki Sixx, leur leader, j’avais envie d’en savoir plus sur le groupe, notamment comment ils ont réussi à percer, et donc, en croisant cette bio traduite en France aux éditions Camion Blanc chez un bouquiniste parisien, je n’ai pas su résister.

The Dirt, confessions de Mötley Crüe, de Neil Strauss

A noter qu'après lecture du bouquin, je ne sais toujours pas qui est sur la couverture...

The Dirt part de l’enfance des quatre compères, qui ont tous eu différemment des vies de merde ou presque, pour passer par la naissance du groupe, les flottements avant d’arriver à un line-up correct, le premier album Too Fast For Love auto-produit, puis le succès, et pour enfin en arriver à la déchéance. La plongée dans l’univers des musiciens de bars du Los Angeles de l’époque est parfaitement passionnante, on croise pas mal de groupes, et ça nous donne une image de Mötley à laquelle on ne pense pas forcément. Si ils sont surtout connus pour leurs succès commerciaux et ultra radio-friendly, on oublie souvent que c’est un groupe qui a galéré pour en arriver là, qui a sorti ses premiers albums dans une indifférence presque totale.

Grâce au travail d’écriture de Neil Strauss puis de la traduction, le style est uniforme, même lorsqu’on alterne les points de vue entre les protagonistes. La première partie jusqu’au début de la déchéance est régulièrement très drôle, que cela soit les frasques de rockstar ou juste les trips de gamins paumés. Souvent, c’est du comique de situation, n’empêche que ça fait rire. La partie sur la montée du groupe est particulièrement intéressante d’ailleurs, car elle est tellement vraie, et tellement banale, comme tous ces groupes d’ado qui répètent dans un garage.

The Dirt, confessions de Mötley Crüe, de Neil Strauss

Couverture de la version originale, qui n'a sans doute pas pu être conservée pour une question de droits

Comme l’indique la préface, l’autobiographie passe assez rapidement sur les années de gloire, qui va du milieu des années 80 à la fin de ces dernières, pour une raison fort simple : ils étaient tellement sous drogues que pas grand monde n’en garde grand souvenir. Du coup, n’espérez pas découvrir comment Nikki Sixx a composé  Kickstart my Heart ou qu’est ce qui lui a fait changer les chœurs moisis de la démo pour le refrain définitif. Ces passages passent très très vite. Les membres sont plus marqués par leurs abus divers (alco, drogues, sexe) que par leur parcours musical de l’époque. A ce propos, comme vous vous en doutez, le livre est assez cru et n’est donc pas à mettre entre toutes les mains.

C’est un peu frustrant, mais cette autobiographie est du coup totalement complémentaire avec The Heroin Diaries de Nikki, qui grâce à sa forme de journal au jour le jour rentre bien plus dans le détail de la vie de groupe, on évite donc les redites. Le groupe prend le temps de se calmer au début des années 90 et là, ils commencent à réfléchir, à analyser leur musique, leurs envies d’évolution, etc. Et malheureusement commence aussi là la déchéance, car le groupe est connu pour avoir connu une grosse passe à vide dans les années 90. On regrettera cependant le côté bien pensant, le côté mea-culpa de certaines interviews, qui finissent sur des notes de « ouais j’étais con, mais en fait on s’aime bien, etc« . C’est très politiquement correct, surtout sur la fin. Alors évidemment, il y a sans doutes des raisons légales derrière tout cela, mais la deuxième partie est du coup moins intéressante que la première.

La biographie s’arrête en 2001, ce qui signifie que la réunion du groupe n’était pas encore effective et que la composition de Saints of Los Angeles leur dernier disque en date, que nous adorons ici et qui leur a permis de passer au Hellfest 2009, n’est pas évoquée.

The Dirt, confessions de Mötley Crüe, de Neil Strauss

Les plus grandes heures de Mötley Crüe

Comme pour tout Camion Blanc, l’ensemble des photos sont en noir et blanc. Je dois dire que je préfère grandement la couverture de la version anglophone, avec sa bouteille de Jack Daniel’s. Sans compter que celle ci est moitié moins chère et a des pages couleurs. Mais il faut bien financer la traduction effectuée par Camion Blanc, qui est d’ailleurs très bonne et le mérite amplement. Assurée par Yves Balandret, je n’ai pas noté de faute, ni d’orthographe ni d’autre problème au niveau du sens, ce qui en rend la lecture sacrément agréable et prenante.

The Dirt, confessions de Mötley Crüe, de Neil Strauss Malgré ces quelques défauts, The Dirt est un livre à lire pour parfaire votre culture musicale, que vous aimez ou non Mötley Crüe et leur Glam Metal, car cela permet d’avoir un regard un peu plus objectif sur ce groupe surtout connu pour ses frasques.

Du fait de la longue période couverte, on peut regretter que certains moments soient évoqués un peu rapidement, mais malgré tout pour tous les curieux de la scène de L.A. ou du Metal des années 80, je ne peux que vous le conseiller.

A noter que vous pouvez en lire une bonne partie en ligne gratuitement avec l’accord des éditions Camion Blanc sur Google Books.


Sang Neuf est le premier tome de la série American Vampire, créée par Scott Snyder et mise en image par Rafael Albuquerque. Ce comic aux dents longues accueille en plus pour son premier tome Stephen King au scénario, qu’il assurera pour quatre des cinq chapitres qu’il comporte. Publié aux États-Unis par Vertigo, c’est Panini Comics qui s’occupe de sa traduction française, sortie en février de cette année 2011. Avec son superbe graphisme et son thème particulièrement en vogue, il était évident qu’il me fallait y jeter un coup d’œil. Synopsis.

Sang Neuf, American Vampire Tome 1, de Albuquerque, King et Snyder

Skinner Sweet est un voleur et hors la loi qui sévissait sur les terres du farwest américain du XIXème siècle qui finira par être attrapé par le détective James Book. Mais c’est sans compter sur ses complices, qui vont l’aider à s’évader en faisant dérailler le train qui le transférait vers une autre prison, profitant au passage pour réduire au silence les hommes de loi. Parmi les passagers, un mystérieux Percy, banquier véreux et à l’empire financier colossal, qui semble ne pas réellement apprécier la lumière du jour et qui a la fâcheuse capacité de se mouvoir même après avoir pris une dizaine de balles dans le bide.

Écrire un synopsis pour ce premier tome d’American Vampire est plutôt difficile pour une raison simple: la narration de ce premier volume est des plus chaotique. Nous allons en effet suivre le destin de plusieurs personnages sur des périodes différentes, dans l’espace et dans le temps. On découvre d’un côté la vie de Pearl Jones, une jeune américaine qui rêve de faire du cinéma à Hollywood, mais aussi celle d’un jeune poltron qui suivait le shérif là où il allait, et notamment lors de l’arrestation de Skinner Sweet. Ce dernier a utilisé cette histoire pour sortir un roman, qui est dans les années 1920 un grand classique de la littérature de genre, au même titre qu’un certain Dracula de Bram Stocker. L’écrivain lors d’un discours tenu à l’occasion de la réédition de son roman, nous retrace l’histoire de Skinner Sweet et nous apprend qu’il n’a pas inventé les détails, et que, pour lui, les vampires existent vraiment.

Sang Neuf, American Vampire Tome 1, de Albuquerque, King et Snyder

On alterne donc chapitres en 1920 à Hollywood, d’autres avec notre écrivain, et encore d’autres avec Skinner et le shérif. Si c’est vraiment addictif, notamment parce que les différentes histoires sont très prenantes et entrecoupées, il faut avouer que c’est plus que perdant. Le début de la lecture est chaotique, difficile. On se perd dans les scènes, on a du mal à situer les périodes, on ne comprend pas pourquoi l’on voit des personnages similaires à des périodes différentes. Mais dès que les éléments sont un peu assimilés, le tout roule comme sur des roulettes et est vraiment bien ficelé.

La série a un univers très Western, et bien qu’on y suit l’époque des débuts du cinéma et du Rêve Américain, le côté sans foi ni loi où tout peut arriver est très bien retranscrit. Il faut dire que la thématique des vampires tout puissants et maîtres de l’économie américaine est de ce côté là une très bonne idée. Elle est très bien intégrée, et bien qu’elle ne soit pas vraiment développée, je ne pense pas qu’elle le sera par ailleurs, ce postulat est crédible. Le monde d’alors est encore assez sauvage pour que des vampires s’y cachent sans réel problème.

Sang Neuf, American Vampire Tome 1, de Albuquerque, King et SnyderLes vampires d’American Vampire sont loin des midinettes de Twilight et il faut dire que le comic est plutôt violent. Des images sont trashs, ça s’arrache du bras et le dessinateur ne nous épargne rien. C’est aussi une partie du style graphique, qui se veut assez brut tout en étant sublime. Le style du dessin de Rafael Albuquerque m’a complètement séduit, et les mises en couleurs opérées par Dave McCaig sont vraiment superbes. Le tout alterne très souvent entre le beau, superbe voir grandiloquent, et le carrément sale, laid. Un laid travaillé bien entendu, un laid qui fait peur et révulse. On regrettera simplement que la qualité des couleurs varie, comme dans bien des comics, suivant le chapitre. M’enfin, on s’y fait.

Au final, Sang Neuf m’a convaincu, avec sa patte graphique tout d’abord et ses vampires qui n’hésiteront pas à vous laisser mort dans les caniveaux salles de Hollywood. Mais aussi par son scénario pour le moment très convaincant, aux nombreuses ellipses et à la narration prenante. Reste à savoir si le deuxième tome, Le Diable du Désert, sera transformer l’essai et faire d’American Vampire une série à suivre.


C’est Lundi, que lisez vous ? #28

Serafina dans Actualités, Livres le 9 janvier 2012, avec 3 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Après une semaine de Rétrospective 2011, nous voilà de retour !

dabYo

En Mission Honor Harrington de David Weber Tome 1J’ai continué ma lecture du premier tome de En Mission de David Weber aux éditions l’Atalante. Cet arc est le 11ème que compte sa série Honor Harrington, et bien que je n’en ai lu qu’un seul jusqu’à présent, et encore, dans son univers étendu, je n’ai pas été trop perdu.

Il faut avouer qu’il faut aimer le genre pour accrocher, mais le début de cet arc est vraiment génial. Je l’ai terminé tout juste hier et j’ai du me faire violence pour ne pas enchaîner directement. La coupure est pile poile au bon endroit et le suspens était vraiment à son paroxysme. Je commence vraiment à comprendre pourquoi une série si technique a réussi à se maintenir en vie si longtemps.

Serafina

Le Cinquième Jour de Maud TabachnikCette semaine j’ai lu Le Cinquième Jour de Maud Tabachnik, un Thriller qu’un collègue m’a prêté. Ça traite de tueur en série cannibale, alors forcement je me suis jetée dessus. Je dois dire que j’ai vraiment beaucoup aimé, l’intrigue est bien menée, haletante et surprenante jusqu’au bout. Bref, une très bonne surprise. J’espère en lire d’autre de cette auteur française.

J’ai aussi continué Strange Angels de Lili St Crow, un roman jeunesse aux éditions Castlemore qui réussi a ne pas virer dans le Mary Sue ni dans les ficelles grossières. L’héroïne est très sympathique, et je dois dire que le bouquin se lit vraiment très bien. Il semblerait que je ne commence l’année qu’avec de bonnes choses.

J’ai aussi un peu avancé dans l’intégrale tome 4 du Trône de Fer, afin d’avoir les idées claires et de pouvoir commencer A Dance with Dragon ! Pour le moment, je viens de terminer ce qui correspond au dixième tome de la version découpée, Le Chaos et j’ai entamé Les Sables de Dorne.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


MdM: Lost de Vision of Atlantis

Serafina dans Actualité, Musique le 8 janvier 2012, avec aucun commentaire

Vision of Atlantis fait partie de cette pléthore de groupes de Metal à chanteuses nés dans les années 2000. Sans être spécialement géniaux, ni original, c’était un groupe sympathique que nous avons pas mal écouté ici à l’époque. Si on vous en parle aujourd’hui, c’est que la chanteuse Nicole Bogner qui a chanté sur leurs deux premiers albums et leur démo est décédée à l’âge de 27 en ce début d’année d’une longue maladie.

Une bien triste nouvelle, donc. Le clip ci-dessous Lost est tiré de leur deuxième album Cast Away, sorti en 2004. Leur Speed/Power Metal est d’ores et déjà reconnaissable, bien que j’ai toujours eu beaucoup de mal avec la voix du chanteur. Quoiqu’il en soit RIP Nicole :( .

Connaissiez vous Vision of Atlantis ? Vous aimez ?


Ceux qui nous suivent depuis longtemps savent que fut un temps, nous prenions le temps de vous partager les diverses façons qu’utilisaient les internautes pour arriver sur nos pages. Mais bon, on a fini par s’en lasser, d’autant que ces articles étaient longs à écrire pour un contenu pas folichon, bien que sacrément marrant. Ceci dit, une fois par an, on peut bien prendre le temps de jeter un œil aux mots clefs entrés sur les moteurs de recherche qui ont pu mener à nos pages.

Rétrospective if is Dead 2011
Le top littéraire de 2011
Le flop littéraire de 2011
Le top du top littéraire de 2011
Les films et séries de 2011
Mots-clef de 2011

if is Dead sur Google

Voici donc le meilleur du meilleur des quelques 50 000 expressions différentes qui ont mené des internautes vers nos articles tout au long de l’année 2011. Nous sommes à ce sujet grosso modo au même niveau qu’en 2010, bien que notre fréquentation ait légèrement augmenté (+30%) entre 2010 et 2011. On vous remercie bien entendu de venir régulièrement, mais on salue tout de même ces gentils visiteurs qui nous viennent la plupart du temps de Google.

Pour ceux qui ne seraient pas très à l’aise avec les nouvelles technologies, il faut savoir que lorsque vous arrivez sur un site après avoir fait une recherche sur un moteur de recherche, ce dernier peut en général connaître l’expression que vous aviez cherché. Du coup, si vous arrivez sur if is Dead en cherchant « dabYo sex tape », on risque de vous citer l’année prochaine.

Meme Google in Google

C’est ainsi qu’on a découvert que Sarafina est un film sur l’apartheid, les gens écrivant Serafina à la place, que son guide pour choisir sa tablette graphique est connu ou encore que des gens cherchent ma photo sur internet. Mais il y avait beaucoup plus croustillant.

Attention, ce qui suit ne convient pas toujours à un jeune public. Nous déclinons toute responsabilité quant aux effets que cela pourrait avoir sur un adolescent. Surtout si elle est fane de Twilight.

Ces gens savent ce qu’ils veulent dans la vie…

  • description du personnage principal du livre la machine à explorer le temps de h.g wells éditions folio junior (ça serait con que le personnage change avec l’édition, quand même)
  • chansons hard rock allemand paroles : nombre de 1 à 10 (Sonne de Rammestein ?)
  • twilight quand bella est sur la chaise qui tourne la musique (Ahah)
  • chansons et paroles de l’album dit moi capitaine par l’autobus a vapeur
  • pétasses goth en photo sur facebook choquantes la femme (Ahah… bis)
  • la planete des singes version sexe en bande déssinée (Ahem)
  • taylor lautner torse nu sur la moto dans twilight

 … même que Google est leur ami

  • pourriez vous me dire le prix mini d’une tablette graphique pour commencer
  • comment peut on dessiner si on voit pas l’écran sur sa tablette graphique (bonne question)
  • que pensez-vous du disque externe western digital my book studio ?
  • quand verrons nous le nouveau tome de la vampire de christopher pike éditer chezv j’ai lu

Certains ont des idées assez proches des notres

  • bit-lit c’est de la merde
  • anita blake critiques y a plus de scenario seulement du cul
  • anita blake des romans de plus en plus décevant
  • idée principale du film twilight (pas étonnant qu’il n’y ait pas eu de résultat…)
  • j’en ai marre des préjugé sur twilight (bon ok, on est loin d’en avoir marre !)
Meme Jesus rides dinosaure in my home

Interlude

Si Google est leur ami, l’orthographe l’est moins.

  • alice au pays de narnya
  • alice au pays des marveilles narnia (vu que narnya ne marchait pas…)
  • est ke les acteurs chantent vraiment dans glee

Et quand c’est mélangé à Twilight…

  • les plus belles photos de la relation sexcuelle d’edward et bella (ça c’est carrément seks)
  • video de bella et jacob et édoire
  • la moure avec edwarde et bella
  • bella sexsy
  • blog de bella edward fiction sex hote
  • www.voir le filme de idward et bella.com (un nouveau produit Apple ?)

Ca s’écrit comment, Twailite ?

  • twilicht sex
  • twilight.sex
  • twilighte sex
  • twilihgt sex
  • twilitght sex
  • twilligth sex
  • twlilight sex
  • twylight sex (on vous a passé les twyling…)

Y a des questions existentielles plus importantes, faut dire

  • est ce quil y a du sex avec bella et edward
  • edward et bella qui font le sex
  • voir image de bella et edward fait l’amour dans le lit
  • twiligt sex zoophilie

Ok, facile de tapper sur Twilight, Anita ça marche aussi…

  • anita blake scene de cul
  • anita blake scène de la baignoir extrait
  • anita blake scene sxe baignoire
  • anita blake sodomie
  • anita blake jean claude sodomiser

Finalement, je pense qu’on pourrait s’accorder que:

  • les heroines de bit lit ne pensent qu au sexe
  • bit-lit porno
  • anita blake zoophile (la même que Twilight donc)

Mais surement pas pour la Fantasy !

  • le throne de fer nom anglais? (t’y es presque !)
  • « game of thrones » soporifique or « trop de personnages »
  • games of thrones scene de sexe reel ?

Oh, Game Of Thrones ?!

  • game of throne scene de cul
  • game of thrones episode de cul
  • game of thrones scene de cul
  • game of thrones video des scene de cul

 Ok, soit…

  • les magiciens sex lev grossman
  • vampire comment font sexe
  • maia mazaurette sextape
  • edouard brasey sexe (ok là ça me dépasse)
  • connaissez vous des livres de fantasy gay avec une scène explicite ?
  • livres gratuits qui contients des scènes bien décris de sexe tt comme dans les harlequins et sas
  • la librairie a des gros sein (merci du tuyau)

Sexe, Orthographe ‘n Goûtsdemerde !

  • sexy lesbiennes (très chaudes) (le « très chaudes » n’est pas un commentaire, mais bien une précision de la requête, nldr)
  • yaoi tokio hotel sado maso
  • d’amoure homme et femmes sur lit bien entrinde de faure la moure (da mour et do frèche)
  • dailymotion sexe tapes sans donner son email (pour pas se faire pécho)

Au final, que dire si ce n’est que c’est chaque année des milliers des fanes de Twilight qui débarquent sur if is Dead dans le vain espoir d’y voir une sextape entre Bella et Edward. Si seulement elles savaient ! Enfin, c’est sur ces encourageantes conclusions que nous mettons fin à notre rétrospective 2011. Vos programmes habituels reprennent dès demain, à l’année prochaine !


On fini cette rétrospective 2011 avec les films et les séries que l’on aura vu cette année, qui nous aurons particulièrement plu et que l’on devrait garder en mémoire. 2011 a été marquée par l’arrivée de notre (excellente !) série Silence, ça tourne, et si sa régularité est plutôt chaotique et a peut être entraîné une baisse de régime côté critiques, elle nous a surtout permis de parler d’un peu tout ce que nous avons regardé. Et nous en avons vu beaucoup, cette année.

Rétrospective if is Dead 2011
Le top littéraire de 2011
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Les films et séries de 2011
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Films: Black Swan, Discours d’un Roi et Harry Potter

Cette année 2011 a tout d’abord commencé avec la sortie au cinéma de deux très bons films. D’un côté d’abord, on retrouve Black Swan, un nouveau film inspiré du lac des cygnes avec notamment Natalie Portman et Vincent Cassel. Je dois dire que j’étais plutôt perplexe, aller voir un film principalement centré autour du ballet et de la danse classique, mouais. Mais force est de constater que la réalisation de Darren Aronofsky est tout simplement géniale. Avec une caméra plan serré des plus réussies, angoissante à souhait, et une histoire qui instaure le doute, la folie et la peur dans le spectateur, on a là un excellent Thriller qu’il faut absolument voir. Et puis, il faut avouer que la prestation de Natalie Portman est plutôt très bonne.

Natalie Portman dans Black Swan
Dans un tout autre genre, on pouvait aller voir Le Discours d’un Roi au cinéma, en version originale pour mieux apprécier. Annoncé comme un des films anglais à plus gros budget depuis longtemps, le film mets en scène le feu roi George VI qui était à la tête de l’empire britannique durant la seconde guerre mondiale. L’histoire que, je dois l’avouer, je ne connaissais pas est vraiment passionnante et prenante. On se prend d’affection pour ce prince qui ne semble pas être capable malgré lui d’assumer le rôle le plus basique de la fonction d’un roi, parler avec éloquence et grâce à ses sujets. Et du coup, derrière les strass de la royauté on y voit l’histoire d’un homme, confronté à ses limites et dont le devoir est de surmonter son handicap. Vraiment très touchant, très drôle, et qui vous mets tout de même les larmes aux yeux.

On aurait pu citer pas mal d’autres films qui nous ont marqué, mais ce sont en général des rattrapages de notre inculture, avec par exemple Les Infiltrés de Martin Scorsese. Les rares films qui ont réussi à nous tirer au cinéma nous ont plutôt laissés perplexes, notamment côté Imaginaire avec Captain America et Tron, ou encore le très moyen Au-Delà de Clint Eastwood. Finalement, le seul vrai évènement, c’était l’arrivée de la deuxième partie de Harry Potter et les Reliques de la Mort, lui aussi plutôt moyen, bien que la fibre diehard fan nous ait aidé à mieux l’apprécier.

Mais il est certain que c’est Conan le Barbare qui obtient la palme du film qui nous marquera le plus sur l’année. Dans le mauvais sens, bien entendu. Avec un scénario tenant sur un post-it, un charisme d’huitre pour environ tous les acteurs du films, et une cohérence à toute épreuve, il prend par la même la place de meilleur nanar de Fantasy à une autre pointure du genre… Oui, on parle bien de l’adaptation de Solomon Kane.

Séries: Game Of Thrones, Mad Men, Gossip Girl et The Good Wife

Comment parler des séries de 2011 sans citer en premier Game Of ThronesPremière saison de l’adaptation du Trône de Fer sur petit écran, et déjà un sacré succès. Succès auprès du public déjà, bien qu’on soit loin des cadors du genre, mais succès critique aussi, et là, tout genre confondu. On pourra se féliciter que l’esprit de la série de George R.R. Martin ait pour le moment été très respecté, avec quelques digressions mineures tout au plus, et une qualité au rendez-vous surtout. Bien tourné, avec de bons cliffhangers, cela a été pour nous l’occasion de repartir un peu dans la série en attendant l’arrivée français du 13ème tome, Le Bucher d’un Roi. Cette année 2012 devrait être marquée par la diffusion de la seconde saison, on l’espoir.

Game Of Thrones

On poursuit avec Mad Men dont on a littéralement dévoré les saisons 1 et 2 après s’être embarqué à bord de la vie de Don Draper. Bien que sans doute historiquement quelque peu inexact, cela donne tout de même une idée de ce qu’était la vie au temps des années 60 aux États-Unis, et les progrès qui ont survenu depuis. La palette de personnages est vraiment très bonne, leurs histoires très prenantes bien qu’elles ne soient finalement que des histoires de vie de tout les jours. Et puis bon, il faut avouer que Don Draper a une sacrée classe.

Serena dans Gossip GirlDécouvert fin 2010, on aussi regardé cette année près de trois saisons de … Gossip Girl. Aucune idée du pourquoi nous nous y sommes mis, ce qui a bien pu nous passer par la tête pour vouloir voir cette série pour teenagers. Mais voilà, il faut avouer que c’est plutôt marrant à regarder, somme toute assez bien foutu et on fini par s’attacher à certains personnages. On a même suivi la saison 5, c’est dire. Force est de constater tout de même que les histoires semblent toujours être les mêmes, mais cela reste moins visible qu’avec un Glee par exemple, dont la deuxième saison nous a clairement déçu.

Au registre des séries décevantes, on pourrait aussi citer The Big Bang Theory que l’on regarde plus par habitude qu’autre chose. Au contrario, on retrouve The Good Wife qui malgré un départ en demi teinte a réussi à nous attraper sur sa saison 2. C’était d’autant plus surprenant que nous n’avons jamais vu la fin de la première saison. Mais avec un meilleur dosage entre défense à la cour et histoires personnelles, il faut avouer que la série a beaucoup pour elle. Et puis c’est de loin celle qui colle le plus à ce que l’on peut voir dans les journaux.

Et vous ?

Du coup, et vous, qu’avez vous regardé en 2011 ? On espère au moins vous avoir convaincu d’aller regarder la première saison de Game Of Thrones au plus vite.