Dernièrement sur if is Dead:

Silence, ça tourne ! #22

dabYo dans Actualités, Films le 5 avril 2012, avec 6 commentaires
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous.

Game Of Thrones S02E01

On vous le disait, la deuxième Saison de Game Of Thrones a démarré dimanche dernier, alors bien évidemment, grands fans que nous sommes, nous avons déjà pu apprécier le premier épisode. Dire que Silence avait justement été imaginé suite à la volonté de parler de la première saison au fil de l’eau.

Game Of Thrones Saison 2 There Are No Men Like MeBref, ce premier épisode, The North Remembers est plutôt une bonne remise en jambe. Il y a pas mal d’éléments qui ne correspondent pas au début du livre, La Bataille des Rois. Mais qu’importe, d’une manière générale les scènes sont bien mises en place et permettent d’amener les différents coups de tonnerre de cette saison.

Si le nouveau personnage Melisandre, incarnée par Carice Van Houten, est plutôt très fidèle à ce que l’on s’imagine à partir du livre, on est un peu plus perplexe sur Davos, joué par Liam Cunningham. M’enfin, il est trop tôt pour être catégorique sur ces choix. Par contre, l’ensemble des scènes se déroulant sur Peyredragon est somme toute assez décevant. Elles manquent clairement de puissance et de grandiloquence, la célébration se transformant en petite messe miteuse en plein désert… Dommage. Robb Stark tient une très bonne scène et il est clair qu’il devrait faire partie des gros personnages de cette saison.

Les performances de Peter Dinklage, Tyrion, et Emilia Clarke, Daenerys, sont quant à elles toujours aussi bonne. Il n’y a pas à dire, le nain fait vraiment partie des personnages les plus charismatiques, et Martin nous a vraiment offert une perle.

Pour le moment, en tout cas, ça commence assez fort. Reste à voir si le rythme va être maintenu tout au long des épisodes, car L’Ombre Maléfique n’est pas le tome le plus mouvementé de la série…

La Belle et ses Princes (presque) Charmants

La Belle et ses Princes (presque) CharmantsParfois, après un épisode d’Urgences, on zappe sur la télé. La plupart du temps, ça ne laisse pas un grand souvenir. Mais mardi, on est tombé sur… La Belle et ses Princes (presque) Charmants. Une sorte d’émission de télé réalité qui prend une l’idée vue et revue de mettre un homme ou une femme face à des prétendant(e)s, qui devra choisir son ou sa préférée. Bref, sauf que d’habitude il s’agit bien entendu d’êtres physiquement superbes conformément aux normes de notre société. Ici, c’est l’inverse. La fille correspond à tous les canons, du genre mega bonnasse, mais les prétendants sont… ou moches, ou atteint d’une sorte de défaut assez handicapant socialement, ou les deux.

Alors déjà, avec ce pitch, on se rapprochait sans doute du sommet de la déchéance télévisuelle. Mais c’était sans compter l’arrivée de beaux gosses trois jours après, histoire de doucher les espoirs fous des prétendants. Vous avez bien compris, beaux vs moches. Bref, on a atteint ici sans doute le point culminant de la médiocrité, une médiocrité devant laquelle il faut s’armer de courage si l’on souhaite tenir plus de cinq minutes. Un petit extrait.

Tout ça pour dire que les Battle Royale et autres Hunger Games se trompent sans doute en mettant en scène le futur de la télé-réalité avec de la violence physique, quand c’est surement le mépris et l’humiliation publique qui devraient prendre le pas.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


Marc Bolan: In the East of our Heads de Nathalie Vogl est une sorte de vraie-fausse biographie de Marc Bolan, la fameuse icône du Glam Rock du début des années 70 dont j’avais déjà fait mention dans ma chronique sur Life on Mars. Le bouquin est paru au éditions Camion Blanc en 2011. Oh bonheur, Nathalie Vogl est française et il n’y aura donc pas de bug de traduction à craindre. Vu que c’est une biographie, c’est pas un synopsis qu’il vous faut mais un petit aperçu de sa vie.

Marc Bolan: In the East of Our Heads de Nathalie Vogl

Mark Feld en 1947, contemporain de Jimi Hendrixx et de David Bowie, ce londonien issu d’une famille à moitié juive nourrissait un rêve: devenir une rock star, faire des tubes et avoir une horde d’admiratrice dont il ferait mouiller la culotte (quasi textuelle du bouquin). Adhérant pleinement au courant Mod, que Wikipédia vous expliquera mieux que moi, il se retrouve prêt à tout pour étoffer sa garde-robe et sortir de son bourbier natal. A force de traîner et par sa bouille qualifié d’elfe ou de djinn du désert, il finira par croiser la route d’un un grand de la musique, Cochran, ce qui va le pousser encore plus vite vers la musique. Supporté par différents mécènes, il sera poète, membre d’un groupe de rock électrique, les John’s Children, pour ensuite se diriger vers le début de son grand œuvre, Tyrannosaurus Rex. Avec Steve Peregrin Took, il va se lancer dans la folk psyché en vogue en cette période hippies pour se construire une sorte de cour de suivants. Mais Marc qui entre temps a troquer son k pour un c, veut de l’électrique, devenir le roi de la pop. Il ne se retournera pas lorsque Took sombrera dans la drogue, raccourcira le nom du groupe en T.Rex et se formera un nouvel entourage pour connaitre enfin la gloire. C’est une véritable T.rextasy qui va déferler sur l’Angleterre, une sorte de nouvelle beetlemania. On le verra devenir une diva bouffi pour que finalement il se ressaisisse.

Marc Bolan

Marc Bolan

Je vais commencer par revenir sur le terme vraie-fausse biographie de mon introduction. Si j’ai utilisé ce terme c’est parce que l’on dépasse la simple énonciation de faits et de témoignages. La vie de Marc Bolan est ici fortement romancée et l’auteur s’en tire remarquablement bien. Nathalie Vogl transcrit la trajectoire de la rock star sur Terre telle une étoile filante grâce au rythme du récit, accélérant sur sa fin pour qu’il ne laisse finalement à son ultime moment qu’un souvenir. On va suivre la rock star de son enfance, quand il était près de ses 8 ans pour arriver jusqu’à 2 semaines avant ses 30 ans en 1977, et sa rencontre avec Rarn.

Car Marc Bolan a un folklore, son propre monde et Rarn en est la Némésis, c’est d’ailleurs son univers magique qui abreuvera ses chansons. Les vagabondage de l’esprit de Marc vont ressortir tout au long du récit et surtout dans des moments ou l’on ne s’y attend pas, surtout lorsqu’il semble un peu baisser sa garde avec ses proches.

Marc Bolan, c’est un destin, il a croisé tous les grands pontes de la musique de l’époque. Bowie en tête, l’auteur rapporte par son récit un lien fort qui les unit, une amitié matinée de rivalité. Le rapport de la star aux femmes est aussi abordé, de sa relation et son mariage avec June, jamais il n’est question d’un passage en coulisse avec une fan bien que sur la fin il ira tout de même voir ailleurs. Si j’en parle c’est parce que June a été un très grand soutien pour sa carrière notamment quand il a fallu qu’il remonte la pente. C’est aussi un caractère, totalement extravagant, n’ayant pas la langue dans sa poche, souvent ailleurs mais surtout totalement tourné vers son objectif, son obsession de gloire. Il connaîtra aussi la déchéance, des moments de doutes qui nous rappelleront que c’est surtout un homme comme les autres malgré toutes ses particularités. Lui qui était si clean, si pur, au début sombrera dans l’alcool et un peu dans la drogue, jusqu’à ce que la paternité lui fasse décrocher tout ça et retrouver le chemin de la scène. Bref un homme complexe, à la hauteur de l’admiration que je lui porte.

Tyrannosaurus Rex

Tyrannosaurus Rex

Musicalement pour vous le situer, Marc Bolan est considéré comme l’un des fondateurs du Glam Rock, l’icône glamour ultime pour moi, avec la voix légèrement chevrotante dont la description revient souvent dans l’ouvrage. Et même s’il s’est un peu laissé aller à la facilité des refrains pop répétitifs à une certaine époque, il reste connu pour ses textes travaillés. Journaliste et chroniqueur musical sur sa fin, il aura soutenu le départ du mouvement punk, au point de le consacrer parrain du punk dans cette biographie.

J’ai trouvé l’histoire de sa vie tout bonnement passionnant, le style de l’auteur est quant à lui très agréable à lire, fluide. Les chapitres portent les noms de ses chansons, le parcours des pages est émaillé d’extraits de poèmes et de paroles, bref tout pour être immergé. Un bémol tout de même, certains albums sont décrits en piste à piste, ce qui n’est d’une part pas très intéressant, et qui n’est appliqué qu’à une minorité d’albums. Les dialogues font un peu surjoués de temps en temps mais quand tu as des zigotos comme Bolan et Bowie qui discutent, ça ne dénote pas tant que ça. Selon les dires mêmes de l’auteur, on oscille entre vérité et fantasmes dû en partie aux zones d’ombres de la vie du Dandy in the Underworld.

Marc Bolan: In the East of Our Heads de Nathalie VoglIl y a quelque chose que je ne m’explique tout de même pas, c’est comment un personnage aussi fantasmagorique et ayant laissé une empreinte indéniable sur la musique soit peu à peu oublié. Peut-être qu’une des clés pour expliquer cela se trouve dans le fait qu’il est mort un mois après Elvis, et que cela a quelque perturbé l’encrage dans les mémoires du souvenir de cet elfe de la musique (et aussi qu’il n’a pas eu trop d’impact en France apparemment).

Au final, Marc Bolan: In the East of our Heads de Nathalie Vogl était une très agréable lecture. C’était la première fois que je lisais une biographie ou plutôt une assimilée biographie et j’ai été agréablement surpris du résultat, et quoi de mieux pour cela que de commencer par une icône tombé un peu dans l’oubli. Un remarquable pas pour ramener Marc Bolan, T.Rex et son œuvre dans la lumière. En clair, lisez le.


The Asylum de Instant Pyrolysis

Serafina dans Critiques, Musique le 3 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Instant Pyrolysis est un projet d’Industrial Dark Ambient français. Le groupe est pour le moment composé d’une seule personne, son fondateur Valenten, qui compose et joue tout l’album, exception faite des deux featurings. Le tout premier album du projet est donc sorti au début du mois de mars et s’appelle The Asylum. Un titre qui ne vous étonnera pas si vous aviez vu le clip que je vous avais présenté il y a quelques mois.

The Asylum de Instant Pyrolysis

L’Industrial Dark Ambient n’est surement pas un genre facile d’accès, et ce n’est pas Instant Pyrolysis qui me fera mentir. Pour un auditeur néophyte, les 11 pistes de l’album durant chacune entre 3 et 8 minutes, ne sembleront qu’être du bruit. Pourtant, il n’en est rien. Comme pour Cities Last Broadcast que vous avais présenté illman, on est là dans le domaine de l’ambiance et ce n’est pas un album qu’on peut écouter comme ça, à l’arrache.

La majorité des morceaux, soyons honnêtes, c’est du Drone, un style de musique à base de bourdonnements, qui peuvent rebuter. Mais quand on prend le temps, on se rend compte des ambiances à la fois lourdes, désolées et diablement inquiétantes que génèrent les pistes. On est immédiatement happé par cet univers froid, à la limite de la désolation, et surtout très très pessimiste. La lumière, vous n’en trouverez quasiment pas dans ce CD. Les drones sont agrémentés de murmures inquiétants sur The Voices Inside.

Malgré les ajouts type murmures, bruits de chute et autres, la plupart des pistes se ressemblent fortement, et il est difficile de réellement les distinguer les unes des autres, ce qui est dommage, surtout sur un CD aussi long. L’album est en quelque sorte un album concept autour du thème des asiles et des méthodes « anciennes » de traitement des pathologies. C’est un sujet, vous le savez peut-être, qui me fascine, et je raffole d’histoires d’asiles et de ce genre d’ambiance, bien qu’évidemment on pourrait dire que c’est assez cliché.

The Asylum de Instant Pyrolysis

L’album suit la progression d’un patient, des premiers problèmes avec Early Symptoms, la première piste, au traitements de plus en plus agressifs, An Icy Bath, Electro Convulsive Therapy et enfin Lobotomy. En réalité, à moins de lire les titres et le site web, je n’aurais pas deviné moi-même qu’il s’agissait d’un concept sur les asiles. En effet, il manque pour moi la folie inhérente à ce type d’endroit. Cela m’évoque plus une terre désolée, ou un asile, mais un asile abandonné.

Je regrette cependant que la piste, à mon avis la plus forte et la plus angoissante, soit placée en deuxième position. Il s’agit de Commital qui mêle les compositions froides et dépouillées de Valenten à la voix lyrique et puissante de Marionita Paige. Le mélange est juste parfait, la voix lyrique se faisant inquiétante, lointaine et angoissante. L’ordre des pistes s’explique par le concept, mais du coup, l’album en lui même y perd. Le deuxième featuring de l’album se retrouve sur la dernière piste, Escape, où Marc Hoyland, que je ne connais point, joue des claviers. Là encore, le mélange marche du tonnerre, et les claviers très mélodiques contribuent à inquiéter l’auditeur.

The Asylum de Instant PyrolysisEn somme, The Asylum n’est pas un mauvais album, certaines pistes sont même tout bonnement géniales, Commital en tête. Cependant, entre Commital et The Escape, les pistes m’ont semblées moins intéressantes, et manquant un peu de corps. L’ambiance est là, et cet album vous plongera à souhait dans un univers désolé et sombre.

Le Drone n’est pas facile d’accès mais si vous aimez le genre, je ne peux que vous conseiller de jeter un œil à ce projet français ! L’album est disponible pour 9€ sur leur site officiel. On regrettera simplement de ne pas pouvoir l’écouter sur un service de streaming, permettant une découverte plus aisée.


C’est Lundi, que lisez vous ? #40

Serafina dans Actualités, Livres le 2 avril 2012, avec 19 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine.

dabYo

Cette semaine je n’ai malheureusement pas su continuer ma belle lancée, et j’ai que peu avancé La Loi des Mages. Je suis passé à une nouvelle grosse partie du roman, et du coup, les situations ont complètement changé. Le problème, c’est que la narration est assez difficile à suivre, et je me retrouve à nouveau à ne comprendre qu’une phrase sur deux. Je ne sais pas si c’est moi ou le livre.

L'Aube d'Un Nouveau Monde, Pandamonia Tome 2, de Ecuba, Lauria et CuccaDans un tout autre registre, j’ai décidé de donner une seconde chance à Pandamonia et de lire L’aube d’un nouveau monde, son deuxième tome récemment publié chez Drugstore. Je vous invite à relire ma chronique de Chaos Bestial, le premier tome, très instructive. L’histoire est toujours aussi nawak, les dessins restent complètement superbes, avec des filles aux formes bien mises en avant, mais toujours aussi souvent utilisés pour y foutre des passages érotiques sans grand intérêt. Seule nouveauté peut être, des planches entières sans aucune allusion au sexe, et avec des dialogues super compliqués ! Woulala ! Bref, un vrai n’importe quoi, qui rempli bien son rôle de petite lecture.

Serafina

Wicked Game, Le Sang du Rock Tome 1, de Jeri Smith-ReadyCette semaine, j’ai été surtout captivée par Wicked Game, le premier tome de la série Le Sang du Rock, de Jeri Smith-Ready. Imaginez, dans un roman Bit-Lit, une chargée de communication (limite Community Manager) dans une radio où les DJ sont vampires. Déjà ça part bien. Vous y ajoutez masse de références rock-goth-grunge, un style léger, une héroïne pas Mary Sue, et vous obtenez ce qui promet d’être un coup de cœur absolu. J’en suis au quart.

J’ai aussi, honteusement, ressorti l’Intégrale Tome 2 du Trône de Fer pour la relire. J’aime bien avoir le livre frais dans ma tête quand je regarde la série. Je sais c’est un peu bizarre, mais bon. J’en ai lu le quart du premier tome, La Bataille des Rois, ce qui doit plus ou moins correspondre au premier épisode de la Saison 2 de Game Of Thrones, que je visionnerais sans doute cette semaine !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Début de la Saison 2 de Game of Thrones

Trailers, teasers et autres diffusions en VOD par Orange

dabYo dans Actualités, Films, Séries le 1 avril 2012, avec 2 commentaires
Actualités

C’est bientôt l’arrivée de la deuxième saison de Game of Thrones sur la chaîne HBO aux États-Unis. Bien sûr, ici, on est plutôt très impatients de voir cette suite, tant le début avait été réussi et fidèle aux romans de George R.R. Martin. Heureusement, la chaîne américaine nous abreuve continuellement de vidéos teasers et autres présentations, et affiches d’un très bon goût.

The North Remembers Game of Thrones Saison 2

Il y a bien entendu eu les deux premiers trailers, mais depuis il y a eu pas mal de nouvelles vidéos, que ce soit la présentation des nouveaux personnages de la Saison 2, une très longue présentation de l’univers de Westeros avec entre autres les enjeux, les différents personnages, etc. Pas forcément intéressant pour les gens qui ont lu les différents Trône de Fer, mais sûrement instructif pour les autres. Il y a d’autres vidéos à regarder sur la chaîne youtube officielle.

Bref, mais au final, on parle ici avant tout de la diffusion en version originale, mais il existe aussi, à priori, une diffusion assez rapide en français. C’est sur Orange que cela devrait se passer, et ce dès demain, avec de la VOD. Je n’ai pas encore réussi à trouver les prix exacts, et il faudra sans doute attendre la mise en place sur le site de l’opérateur, mais il semblerait que cela soit 1,99€ pour la location et 2,49€ pour l’achat, pour chaque épisode.

Game Of Throne Saison 1 Coffret DVDEn attendant, hier, on a acheté le coffret DVD de la première saison de Game of Thrones. Avec le nombre assez hallucinants d’artworks produits pour la promotion des saisons, la richesse du background de la série de George R.R. Martin et l’implication des fans, on s’attendait à un très beau coffret. Pour la modique somme de 40€, nous avons eu droit à une petite boite en carton entourant une superbe boite… en plastique, dans lequel on retrouve 5 DVD pêle-mêle et un petit booklet.

Pas franchement folichon, faut le dire, surtout vu le prix. Heureusement, le booklet se transforme en carte de Westeros, mais c’est bien là le seul point positif. On est loin des coffrets HBO que sont ceux de Rome ou encore Deadwood.

Franchement, je dois avouer que j’ai rarement été aussi déçu par un coffret de série.


Affiche du Hellfest 2012Les 15, 16 et 17 Juin 2012 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2012.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2012. C'est notre Highway to Hellfest 2012.

C’est suite à l’annonce de la présence de Black Label Society au Hellfest 2011 que nous nous sommes réellement convertis au Heavy Metal des plus classiques que nous propose le groupe du guitariste Zakk Wylde. Et il faut avouer qu’après nous avoir conquis sur CD, le groupe avait réussi l’année dernière à plus que nous charmer en live. Dynamique et entrainant, la prestation était carrée et maîtrisée, une sorte d’équivalent américain à la superbe prestation d’Airbourne en 2010.

Mais tout le monde n’est pas fou au point de monter sur les tours de la scène du festival, et il faut avouer que le solo de l’ex-guitariste d’Ozzy n’avait rien de bien transcendant, si ce n’est sa durée, affreusement longue. Ils sont cette année de retour, à cause de l’annulation de Black Sabbath, transformé du coup en Ozzy & Friends. Je ne ferai pas de commentaire sur le coup, me doutant bien que c’est à regret que la production a effectué ce changement.

Du coup, pas de nouvel album pour le groupe, mais un clip quand même. On retrouve ici Overlord, un morceau assez représentatif de leurs morceaux lents, lourds et rythmiques, avec de la grosse guitare aux bons gros riffs. Sauf que voilà, le clip n’est pas de leur label occidental, Roadrunner, mais de leur homologue japonais, japonais qui semblent être friand de clips… particuliers. L’esthétique est bien évidement une référence à Kill Bill, et c’est une parodie des films et jeux vidéo asiatiques, le tout n’étant pas sans rappeler un certain Scott Pilgrim. On y retrouve bel et bien Zakk Wylde, mais il est déguisé en ninja-wtf, les autres membres faisant office de boss, et euh, ça vaut le coup d’œil.

Bref, il y a des chances qu’on soit devant la MainStage02 le dimanche aprème, sauf incompatibilité de programmation, en espérant que Zakk n’ait pas l’envie de nous refaire un solo de dix minutes.


London Underground de The Artramps

Serafina dans Critiques, Musique le 31 mars 2012, avec aucun commentaire
Critiques

The Artramps est un groupe de quatre jeunes tourangeaux formé en 2007. Ce n’est pas la première fois qu’on essaie de vous faire découvrir des groupes de notre région dans nos colonnes, on vous a déjà parlé des Surgeries et d’Adrana, c’est désormais au tour du quator très influencé par le rock des années 70’s d’être présenté sur nos colonnes, à l’occasion de leur premier single.

The Artramps

La formation est comme de nombreux petits groupes avant tout un groupe de scène. Nous les avons vu à plusieurs reprises à Blois ou à la MJC de Romorantin au cours des 3 dernières années, et la progression autant au niveau du son qu’au niveau de la prestation scénique nous avait épaté. De petit groupe faisant des reprises dans leur garage, ils sont devenus ultra efficaces en live. Il était donc logique que le groupe passe au niveau supérieur et enregistre son premier single, leurs compositions envoyant plutôt bien en live, il faut le dire.

London Underground de The ArtrampsPour ce premier single, le groupe a enregistré deux titres au Tempo Loco, studio localisé à Tours, London Underground et  Speaker’s Corner’s Fools. Deux morceaux d’un peu plus de trois minutes et chantés intégralement en anglais, avec un bon petit solo en son milieu. Il faut avouer que le son est très old school, dans les riffs, dans les tonalités et dans les guitares incisives. On sent bien entendu l’influence londonienne dans les titres et les paroles mais pas que. Il faut dire que lorsqu’on est dans la mouvance du classic rock, l’Angleterre n’est jamais bien loin.

Si le groupe doit beaucoup à l’efficacité des mélodies et des riffs, le chant n’est pas en reste. Damien, leur chanteur, à une voix un peu rauque, un peu éraillée, qui colle parfaitement à leur son. Le mixage est plutôt bon, bien que la voix soit peut être un poil trop en retrait sur certains passages de London Underground. Il donne en tout cas, associé aux effets des guitares, un certain cachet usé et vieux, presque authentique de l’époque. On pourra aussi regretter parfois le ton utilisé dans certains passages, pas toujours en adéquation avec la musique. Seul reproche, les paroles sont assez difficilement compréhensibles et je regrette l’absence d’une section « paroles » sur leur site web.

Bref, ce premier single, c’est pour The Artramps du tout bon : classique, mais efficace, sans défaut majeur. C’est bien entendu un groupe que je vous encourage à écouter ou à voir si vous en avez l’occasion, le single étant disponible sur Deezer et Spotify. De notre côté, on espère bien que le groupe aura l’occasion de se développer et d’enregistrer d’autres morceaux.


Quintessence hiémale est un petit recueil de nouvelles écrit à 4 mains par deux auteurs français, Mathieu Guibé et Cécile Guillot. Cette dernière ne vous est pas étrangère si vous êtes des habitués vu que j’avais déjà chroniqué et beaucoup aimé son recueil A l’ombres des pleurs, édité chez feu les éditions Cauchemars. Ici, c’est en auto-édition que les deux auteurs proposent leurs écrits, avec une superbe couverture de Cécile Guillot.

Quintessence hiémale, Contes d’hiver, de Mathieu Guibé et Cécile Guillot

Quatre nouvelles sont au programme, ainsi qu’une préface par Céline Guillaume. Sous-titré contes d’hiver, ce petit livre, une petite centaine de pages, tourne donc autour du merveilleux un brin glacé. De ce fait, il n’y aura pas de synopsis, mais mon avis sur chacune des nouvelles.

La princesse des neiges de Mathieu Guibé

Mathieu Guibé

Mathieu Guibé

Cette première nouvelle nous raconte l’histoire d’une jeune fille, née de la glace suite au chagrin d’un roi venant de perdre sa reine. Elle est chérie par son père, mais malheureusement, elle se retrouve bien vite attirée par le vaste monde. On retrouve beaucoup d’éléments des contes : famille royale, être surnaturel, etc.

L’évolution de l’histoire m’a beaucoup fait penser aux légendes amérindiennes, notamment pour la communion avec la nature que représente la princesse.La seule chose qui m’ait vraiment gênée, ce furent les noms donnés aux personnages que j’ai trouvé un peu déroutants (Lumi, Manen, etc), et surtout pas forcément utiles. Dans de nombreux contes, les personnages n’ont pas de nom car ils n’en ont pas besoin. Cependant, l’histoire reste très belle, et le dénouement très poétique.

A bare Tree in love with the winter de Cécile Guillot

Le titre de cette nouvelle s’inspire du très beau morceau de Delight, Bare Tree. Ce n’est pas la première fois que Cécile Guillot s’inspire de morceaux de Metal pour ses nouvelles, elle l’avait déjà fait pour Song to the Siren de l’anthologie Le Lamento des Ombres. Et forcément, quand on me propose une nouvelle basée sur un groupe de Gothic Metal, j’adhère.Cette courte nouvelle aborde la mélancolie d’une nymphe, être immortel, amoureuse d’un humain. Comme toujours, la plume poétique et légère de l’auteur fait merveille, et cette nouvelle nous transporte immédiatement dans un univers, froid, sombre et mélancolique. Bref, tout ce que j’aime.

La dernière flamme de Mathieu Guibé et Cécile Guillot

Cécile Guillot

Cécile Guillot

Ce troisième conte est assez original par rapport aux précédents. Là où les autres traitent de princesses, on suit un dragon, le dernier même. Autrefois , les dragons aidaient les humains, leur apportant le feu. Respectés ou adulés, les dragons étaient un élément indispensables de la société. Mais malheureusement le progrès s’amorce, et les humains n’auront bientôt plus besoin de dragons pour se chauffer. Dans une atmosphère assez sombre, difficile de ne pas voir là une métaphore sur notre propre société et sa manière de traiter ceux qui n’y sont plus « utiles ». Les personnages sont rapidement attachants et si cette nouvelle est moins poétique que la précédente, elle n’en reste pas moins très forte.

Là où s’envolent les rêves de Mathieu Guibé et Cécile Guillot

Ce dernier conte renoue avec les princesses et met en scène un roi organisant un concours pour offrir la main de sa fille. Celui ci ne me fait pas penser aux légendes amérindiennes,mais plus aux contes arabes, notamment par son héros, bien plus malin que ne l’aurait pensé le roi. Le dénouement, bien que prévisible, porte un message très fort, que je ne vous détaillerais pas pour ne pas vous spoiler. La morale est présente et colle bien à la valeur éducative des contes traditionnels. L’écriture est moins poétique que pour A Bare Tree in the Winter, plus directe, mais elle sert l’histoire.

Quintessence hiémale, Contes d’hiver, de Mathieu Guibé et Cécile GuillotDans l’ensemble, Quintessence hiémale est un petit recueil que je vous conseillerai fortement. Avec son petit prix (5€) c’est l’occasion de découvrir Cécile Guillot et Mathieu Guibé, deux auteurs français. Mais c’est aussi celle de rêver et s’évader avec des contes poétiques mais non dénués de morales. Les nouvelles se lisent aisément, le style est fluide et agréable, propice au dépaysement.

Ces écrits sont adaptés à tous les âges, même si à mon avis la deuxième nouvelle, avec son coté mélancolique et portant sur des thèmes assez adultes, sera probablement moins accessible par les plus jeunes.


Opération des 100k pour Bragelonne, Milady et Castlemore

100 livres numériques vendus à 0,99€ le 1er Avril 2012

dabYo dans Actualités, Livres le 29 mars 2012, avec 10 commentaires
Actualités

Vous en avez sans doute entendu parler ça et là sur le net, pour fêter la 100 000ème vente de titre en support numérique, les éditions Bragelonne et leurs labels Milady et Castlemore organisent l’opération 100k. Pendant tout le dimanche 1er Avril, 100 titres sélectionnés parmi leurs catalogues seront proposés à un prix que l’on pourrait presque considéré comme bradé: 0,99€. L’ensemble des plateformes de téléchargement seront concernées, que ce soit Immatériel, Feedbooks, ou encore Amazon et iTunes.

Operation 100k de Bragelonne, Castlemore et Milady

Vous pouvez consulter la liste entière des 100 romans sur le blog de Bragelonne par exemple. Nous avons bien évidemment joué notre rôle d’agitateur de curiosité de qualité, en la parcourant nous même et en y cherchant les titres que nous avons chroniqué. Et il faut avouer que la sélection est loin d’être ratée. Certes, on retrouve quelques livres que nous n’avons pas aimé, mais il y a aussi pas mal de très bons titres, et parfois aussi de vraies bonnes nouveautés.

Alors il n’y en a pas énormément de titres sur lesquels nous avons pu nous faire un avis, cela dit, cela vous permettra d’ores et déjà de sélectionner ceux sur lesquels votre dévolu devait se tourner. Bah oui, on est comme ça, que voulez vous.

Les titres de Fantasy et Science-Fiction que l’on vous conseille

Frey, Frey Tome 1, de Chris Wooding

Frey de Chris Wooding

Le Baiser du Rasoir, Basse-Fosse Tome 1, de Daniel Polansky

Le Baiser du Rasoir

Au niveau des titres de Fantasy que l’on peut vous recommander, il y a bien entendu le Baiser du Rasoir, premier tome de la série Basse-Fosse et qui a complètement ravi illman.

Plutôt du côté de la Science-Fiction, on retrouve le premier tome de la série Frey. C’est un roman de pirate Science-Fiction très prenant, de l’avis de Seraf’. On y retrouve une histoire qui se suffit à elle même de bonne qualité, avec un éventail de personnages intéressants.

Et côté non chroniqué, je pense que l’on peut déjà dire qu’illman vous conseille chaudement Les Lames du Cardinal de Pierre Pevel, en attendant sa chronique…

Les titres de Bit-Lit que l’on vous conseille

Avis de Tempête, Les Dossiers Dresden Tome 1, de Jim Butcher

Avis de Tempête de Jim Butcher

Vampire Kisses de Ellen Schreiber

Vampire Kisses de Ellen Schreiber

Il y a bien entendu de nombreux titres de Bit-Lit grâce au catalogue de Milady. C’est d’ailleurs dans ce dernier que l’on retrouve Avis de Tempête, le premier tome des Dossiers Dresden de Jim Butcher. Il s’agit d’un roman assez proche de l’Urban Fantasy, où l’héroïne est… un héros, plutôt charismatiques aux dires de Seraf’.

Côté jeunesse, les jeunes éditions Castlemore ont publié le premier tome de Vampire Kisses d’Ellen Schreiber. Un roman qu’avait adoré Serafina, pour son héroïne déjantée et surtout gogoth. Bref, une lecture légère et très agréable.

Les titres sur lesquels on est moins enthousiastes

Bon, histoire d’être honnêtes avec vous, il y a aussi deux titres sur lesquels on est bien moins enthousiastes et qu’on vous déconseille donc. Non pas parce qu’ils ne valent pas le prix, mais parce qu’il y a sans doute de meilleures lectures à faire. Il s’agit de Witchling de Yasmine Galenorn, où l’héroïne pense avant tout avec ses hormones, et La Compagnie de la foudre de Stan Nicholls. On vous invite bien entendu à lire nos raisons dans les chroniques.


20th Century Boys de Naoki Urasawa

illman dans Critiques, Livres, Manga le 28 mars 2012, avec 1 commentaire
Critiques

20th Century Boys est un manga de Naoki Urasawa, une série Seinen qu’il a publié après avoir fini son autre série phare du genre, Monster. Celle-ci se déroule en 22 volumes et se termine avec un épilogue, 21st Century Boys, qui est en deux volumes. Ce changement de titre est dû à un simple changement de magazine vers la fin de la publication au Japon. Passons au synopsis de cette excellente série, spoilerless bien entendu.

Personnages de 20th Century Boys de Naoki Urasawa

On laisse son passé derrière soi, on se le remémore par bribes nostalgiques, mais il ne revient jamais vraiment. C’est tout du moins ce qu’imagine Kenji Endo dans son petit supermarché. Jusqu’au jour où une secte étrange émerge, réalisant des actions qui semblent avoir un rapport avec lui… et son passé. Surtout ces actions sont tirés d’un cahier de prédictions où Kenji et ses comparses s’amusaient à imaginer la fin de l’humanité avec leur imagination d’enfant…

Mais commençons par une petite présentation de Naoki Urasawa. Il faut savoir que cet auteur jouit d’une certaine notoriété en Europe et d’une plutôt grosse renommée au Japon, le plaçant dans les rangs des bankables, ces mangakas dont le seul nom fera vendre. Il a à son actif plusieurs séries majeurs :  Happy, Master Keaton, Monster, Pluto et la série qui nous intéresse, 20th Century Boys. Ces trois dernières sont publiées et traduites en France. Il fait aussi partie de mes mangakas préférés, bien entendu.

On ne dirait pas comme ça en lisant le synopsis, que j’ai fait le plus évasif possible, mais il y a une bonne part de Science Fiction dans l’histoire. Le scénario est plutôt complexe et va demander de s’accrocher un peu par moment, notamment à cause de flashbacks/flashforwards fréquents, mais toujours justifiés. L’histoire est assez dense et toujours en mouvement. On se retrouve avec un bon rythme accrocheur, sans accroc. Si on voulait comparer, le scénario est un poil moins complexe, à mon avis, que celui de son autre série Monster. Mais ce qu’on perd en complexité, on le gagne en force de narration et en fluidité de lecture. Là où j’avais trouvé Monster un peu laborieux, 20th Century Boys s’enchaine sans explication de deux pieds de long; et c’est tant mieux, sinon j’irai lire mes Black et Mortimer.

20th Century Boys de Naoki Urasawa Image

Comme à son habitude, l’auteur amène des antagonistes fouillés et machiavéliques à son histoire. Éléments extrêmement important dans ses histoires, ils prennent ici une encore plus grande dimension, occupant le devant de la scène internationale et mettant en place un véritable culte de la personnalité. J’ai trouvé ces méchants particulièrement savoureux.

Le style d’Urasawa est assez reconnaissable, réaliste et maitrisé. Il serait parfait pour représenter des tranches de vie. Ça ne plaira pas forcément à tout le monde, je consens qu’il faut un temps d’adaptation au début mais personnellement maintenant, j’adore. Pour la petite histoire, le titre du manga est tiré d’une chanson du groupe de rock T-Rex, pour ceux qui connaissent ça ne doit pas les rajeunir. La musique a d’ailleurs une place importante dans ce manga, notre héros ayant été guitariste et nous le rappelant tout du long.

Tout n’est pas sans défaut bien entendu, et je ferai quand même un reproche concernant les personnages. Ils sont certes reconnaissables physiquement, mais avec tous les sauts dans le temps, on a vite fait de se paumer et de se demander qui est qui, qui a fait quoi, même si parfois se poser cette question sert l’intrigue. Leur multitude n’aide pas forcément, on est submergé de noms et de personnages, dur de faire le tri. Mais bon, on va dire qu’il suffit d’augmenter le niveau d’attention qu’on porte à sa lecture pour y remédier.

20th Century Boys de Naoki Urasawa

Certains des personnages principaux étant jeunes

La série est une ode à l’enfance (ou à Alzheimer selon certains), à toute l’imagination qu’on avait et qu’on semble perdre en arrivant à l’âge adulte. On ne peut que voir les flashbacks avec une certaine nostalgie, pour peu qu’on ait vécu un peu dans la cambrousse étant enfant avec des potes. Comme quoi, on s’amuse quasiment partout de la même manière quand on est gamin.

20th Century Boys de Naoki UrasawaEn ce qui concerne l’édition, mon avis est plutôt neutre. Alors certes, Panini Comics est toujours l’un de ces éditeurs qui pratique des prix prohibitifs, mais pour une fois, l’édition est supérieure à ceux que j’ai pu voir pour d’autres de leurs titres et justifierait « presque » le prix de 8€95.

Au final, 20th Century Boys est un Seinen incontournable, culte au même titre que Monster pour certains. Je ne peux qu’exprimer ma fascination pour cette histoire qui se dévore et qui vide mon porte-monnaie au fil des tomes. Une excellente série à découvrir ou à redécouvrir. Ainsi se termine mon premier vrai article arlésienne qui aura mis plus d’un an a être écrit.