Dernièrement sur if is Dead:

Après une première partie plutôt réussie, Harry Potter et David Yates repartent pour un dernier tour dans les salles obscures du monde entier avec Harry Potter et les Reliques de la Mort, Partie 2. Il s’agit donc de la suite de l’adaptation du roman du même nom, écrit par J.K. Rowling et sorti il y a près de 4 ans maintenant. Le petit sorcier va apparaître pour la dernière fois sur les grands écrans, et il bien prêt à en découdre avec Voldemort. Synopsis.

Harry Potter et les Reliques de la Mort, Partie 2, de David Yates

Harry, Ron et Hermione ont décidé de se mettre seuls à la poursuite des Horcruxes de Voldemort, ces objets magiques qui garantissent au magicien noir de ne pas mourir définitivement lorsqu’il est défait. Ils ont réussi tant bien que mal à en détruire un avec l’épée de Griffondor, mais pour le reste, ils sèchent grave. Et qui peuvent ils bien aller voir pour obtenir un peu de soutient, alors que les mangemorts ont pris le contrôle du ministère, et que même Poudlard est sous leur emprise.

Si vous nous suivez depuis plusieurs années, vous devez savoir que la série de J.K. Rowling fait partie de nos références, qu’elle a bercé notre enfance, puis notre adolescence, et enfin, avec les films, notre vie de jeunes adultes. Quitter Harry en livre une fois la dernière page lue était une épreuve, là, il s’agit de le quitter définitivement. Fini les excuses pour se « refaire » un tome. Mais revenons en aux films, nous étions plutôt satisfaits du travail de David Yates sur la série depuis son arrivée pour l’Ordre du Phénix. Bien qu’omettant certains passages jugés importants avec Le Prince de Sang-Mêlé, il nous a plutôt contentés, la première partie des Reliques de la Mort nous avait ravis sur de nombreux points.

Ginnie dans Harry Potter et les Reliques de la Mort, Partie 2, de David Yates

Ginnie réussie encore une fois parfaitement son rôle de potiche

Cette seconde partie reprend directement sur la dernière scène de la première, c’est d’ailleurs assez déstabilisant, tant cela donne quand même l’impression de payer deux fois pour un seul film. Enfin soit, on se doute bien qu’un film de quatre heure quarante aurait eu du mal à satisfaire le grand public, et ça rallonge un peu l’expérience. Le tournage ayant été fait d’une seule traite, le jeu des acteurs est égal à lui-même, plutôt bon. Bien entendu, certains personnages sont toujours là pour nous rappeler les erreurs de casting, Lupin étant en première ligne.

Si le film sera sans doute jugé correct par les néophytes, je dois avouer que j’ai eu assez de mal à l’apprécier autant que la première partie. Est-ce que cela vient de la coupure ? Aucune idée, mais le fait est que certains passages de l’histoire, qui m’avaient déjà dérangés en bouquin, le sont encore plus dans le film. La coupure de la gare est un très bon exemple, elle brise tout le rythme et semble être la seule pirouette que Rowling ait trouvée pour nous fournir quelques explications supplémentaires. Bizarre.

Dragon de Harry Potter et les Reliques de la Mort, Partie 2, de David Yates

Il a l'air moche là, mais animé c'est plutôt bon

Ce dernier épisode a eu je pense droit au meilleur traitement de toute la série en ce qui concerne les effets spéciaux. Nous l’avons vu en normal, sans 3D et lunettes donc, mais on en a quand même pris plein les mirettes. Le retour à Gringotts de nos héros est tout simplement superbe et spectaculaire, que ce soit de par la descente en chariots ou encore ce qui les attend là bas. De même, la grande scène finale, qui est une bataille qui se veut épique, a vraiment eu le droit à un traitement particulier et le résultat est juste superbe. On aura du mal à ne pas y voir une tentative d’y reproduire les grandes batailles de l’adaptation du Seigneur des Anneaux cela dit.

On ne pourra pas s’empêcher d’être déçu de certaines tournures malheureusement. L’absence totale d’explications sur l’histoire de Dumbledore était prévisible, mais reste vraiment regrettable. De même, certaines scènes et dialogues qui se veulent sérieux frôlent affreusement le ridicule, je ne sais pas si cela venait de la version française ou pas, mais on s’était déjà fait la même remarque pour la première partie. Enfin, depuis quand McGonagall propose de mettre des élèves aux cachots ? Cette phrase m’a vraiment choqué.

Voldemort dans Harry Potter et les Reliques de la Mort, Partie 2, de David Yates

Mais pourquoi est il si méchant ?

Serafina, qui est bien plus une fangrill que moi a été moins décue. Bien que choquée aussi par la phrase de McGonnagall et triste de l’absence de l’histoire de Dumbledore, le film ayant fait la part belle à Severus Rogue et a ses souvenirs, cela a compensé. En effet, ce passage qui était pour pas mal de fans, un des moments les plus importants du 7ème tome a été rendu de manière très fidèle, au mot pour mot. Elle ne vous dira pas qu’elle a pleuré, mais on connait bien la vérité. Enfin, comme le précédent, le film fournit son lot de bishi très agréables à regarder, du beau Lucius au beau rafleur Scabior.

Au final, je ne peux m’empêcher d’être un peu déçu de ce dernier Harry Potter. J’ai une sensation d’inachevé et de retombée comme un soufflet qui m’empêche d’être satisfait. Peut être qu’une vision des deux parties l’une à la suite me réconciliera avec ce Harry Potter et les Reliques de la Mort Partie 2. Quel nom à rallonge, quand même, hein ? Si vous avez vu les précédents, il est évident que vous devez le voir, au moins pour clore cette aventure. Y aura-t-il un jour un phénomène de cette ampleur ? J’en doute.


10 avis, donnez le votre !

Silence, ça tourne ! #3

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 28 juillet 2011, avec 5 commentaires
Actualités

Hop, une nouvelle semaine s’est terminée. TF1 ayant continué sa diffusion des films Harry Potter, c’est avec un peu plus de plaisir que nous avons pu les redécouvrir. A noter beaucoup de série cette semaine, comme d’habitude en somme !

True Blood s04e05

Ce cinquième épisode continue dans la bonne lignée du précédent. On est entré dans le vif de l’intrigue, et c’est plutôt bon, malgré les très grandes libertés prises avec le roman. Mention spéciale au personnage de Pam, juste géniale, et à Jason qui retrouve son jeu de la deuxième saison.

Harry Potter et la Coupe de Feu

Robert Pattinson dans Harry Potter

Robeeeeeert !

Si la rediffusion du Prisonnier d’Azkaban la semaine dernière s’était avérée être une vrai torture pour les fans que nous sommes (et surtout pour Serafina), La Coupe de Feu nous a surtout fait rire. Le film est léger et, sur bien des points de vues, délirant, notamment via les scènes de danse totalement WTF et l’humour bête.

Pour Serafina, le film tient parfaitement son rôle de transition entre la première partie, légère et enfantine et la deuxième beaucoup plus sombre. Une sorte de bouffée d’air frais avant la noirceur des suivants.

Pour moi par contre, La Coupe de Feu est clairement une déception aussi grande qu’a pu être Le Prisonnier d’Azkaban. Il y a énormément à redire au niveau de l’adaptation du scénario, malgré une augmentation générale de la qualité de la réalisation.

Sons of Anarchy

On avait commencé Sons of Anarchy l’année dernière, sans qu’elle ait réussi à nous convaincre sur ses quatre premiers épisodes. On a décidé de lui redonner une chance, il faut bien que l’achat du coffret serve à quelque chose. Mais ça ne passe toujours pas.

Je n’arrive pas à m’accrocher aux personnages, je trouve les dialogues mauvais et ennuyant, l’univers ne me plaît pas. Et surtout, j’ai toujours du mal avec ces séries qui présentent des actes très discutables qui sont passés pour cool. Je ne sais pas si un peu de nuance arrivera dans les prochains épisodes, je l’espère.

Sherlock

Benedict Cumberbatch dans SherlockAprès le retour du personnage de Sherlock Holmes sous les traits de Robert Downey Jr l’année dernière au cinéma, voilà une série qui lui est consacrée. De son nom Sherlock et réalisée par la BBC, elle est diffusée les vendredi soirs sur France 2, et nous avons regardé par hasard le premier que nous avions adoré.

Il s’agit d’une adaptation des écrits de Conan Doyle au XXIème siècle. La réalisation est plutôt très bonne, c’est dynamique et drôle. Même Seraf’, pourtant totalement hermétique au Dr Who, apprécie. Seul bémol, l’acteur principal, Benedict Cumberbatch, jouant Sherlock ne tient pas une seconde la comparaison avec le jeu de Robert Downey Jr.

Mad Men Saison 1

On a terminé la Saison 1 de Mad Men, enfin ! A vrai dire, cette fin de saison est excellente, et il se passe énormément de choses, surtout par rapport à la relative lenteur des intrigues dans la série. Le tout annonce vraiment du meilleur pour la suite et ne nous a donné qu’une hâte : la commencer !

Et c’est tout pour aujourd’hui. Vous regardez quoi, vous, en ce moment ?


Metro 2034 de Dmitry Glukhovsky

illman dans Critiques, Livres le 27 juillet 2011, avec aucun commentaire
Critiques

Metro 2034 de Dmitry Glukhovsky a atteint les rayonnages français il y a quelques mois, toujours édité par l’Atalante et traduit par Denis E. Savine, que nous avons d’ailleurs interviewé il y a peu. Pour ceux qui s’en rappellent, il y a un peu plus d’un an je chroniquais Metro 2033, une véritable révélation, dans ces mêmes colonnes. Ce roman de Science Fiction post-apocalyptique se déroulant dans les sous-terrains moscovites m’avait conquis. L’impatience s’était mêlé à la fébrilité à l’annonce de ce Metro 2034. Serait il à la hauteur de son illustre ainé ? Direction le synopsis.

Metro 2034 de Dmitry Glukhovsky

La station Sevastopolskaya n’a plus de nouvelle de sa caravane et sa position ne lui permet pas de rester si longtemps sans ravitaillement. Toutes les patrouilles envoyées ne sont jamais revenues. Alors que la situation empire, le chef militaire de la station ne peut qu’acquiesçait lorsque le mystérieux Brigadier apparu deux mois plus tôt décide d’embarquer un membre de la garde, Homère, pour aller enquêter. Les entrailles du métro vont alors les engloutir, ils sont en partance pour les ténèbres.

Metro 2034 n’est pas la suite directe de Metro 2033. D’ailleurs pour bien le marquer, l’histoire commence dans une station diamétralement opposée, à une année d’intervalle. On croisera bien Artyom dans le métro sans toutefois être vraiment sûr que c’est lui, son caractère parait bien différent mais les évènements qu’il a vécu y sont sans doute pour quelque chose. Mais passons, il n’est ici que de peu d’intérêt. Le personnage principal de cette nouvelle aventure est Homère qui suivra le redoutable Hunter déjà croisé dans Metro 2033, un petit groupe auquel viendra s’ajouter une jeune fille, Sacha.

Dmitry Glukhovsky

Dmitry Glukhovsky

Comme dans le tome précédent, j’ai trouvé les personnages plutôt travaillés, en se concentrant sur ce trio, Dmitry Glukhovsky se permet de considérer les autres intervenants un peu comme des cailloux sur leur route. Homère est mon personnage préféré, un vieillard, tout est relatif 60 ans dans le métro c’est vieux, en quête d’éternité dans ce réseau souterrain condamné à la damnation. Son calepin et son stylo vont devenir ses meilleures armes, et j’en viens même à me demander si ce Metro 2034 n’est pas son œuvre. Hunter représente le coté bestial du groupe, un homme en régression, il souffre, ses deux personnalités se battent constamment et c’est par lui que la violence et l’action s’exprimeront dans ce récit. Sacha quant à elle n’apporte pas vraiment une touche féminine à l’histoire, c’est plutôt son innocence et sa naïveté qui vont frapper le lecteur. Comment peut on rester comme elle dans un environnement aussi hostile et après avoir la mort dans les yeux.

Leurs trépidations ne vont pas les emmenés bien loin, on ne voit qu’une légère partie du métro, et on a un peu l’impression de tourner en rond. Comparé à l’épopée homérique d’Artyom dans Metro 2033, je n’ai pas pu m’empêcher d’être un peu déçu. L’histoire, même si elle est bien construite n’a pas réussi à autant m’accrocher que le premier tome de ce diptyque. Je sais que c’est un peu laid de comparer deux bouquins entre eux mais les points de similarité sont trop nombreux pour que je m’en empêche. Le décor, l’ambiance nous rappelle qu’on est bien dans le métro moscovite post-apocalyptique. Les ténèbres sont toujours aussi palpables mais l’effet de surprise est passé et on ressent moins de tension à suivre nos personnages arpenter les couloirs sombres.

Metro 2033 UniverseLe bestiaire quant à lui répond toujours présent. Et il est toujours aussi effrayant, effroyablement muté et difficile à dézinguer. Leur allure incertaine, la description de moult crocs et muscles saillants rajoute à l’effet d’horreur et les confrontations avec ces derniers de nos héros ne vous laisseront aucun répit jusqu’à leur dénouement. Dommage qu’il y en ait aussi peu. Les affrontements et les escarmouches, dans le chaos qui les caractérise, sont toujours aussi bien rendus. Les passages en extérieur ont quasiment disparu et le peu qui s’y déroule n’a pas la même intensité que ce à quoi  l’auteur nous avait habitué dans cet univers hostile.

La géopolitique du métro est ici exploitée de manière très succincte, c’est un peu dommage étant donné tous les efforts déployés à sa création. Dmitry Glukhovsky laisse un sacré nombre de portes ouvertes à d’autres aventures et l’on se prend à rêver en regardant les légendes des deux plans qui ornent la couverture intérieur. J’en viens à me demander, voir espérer, que l’univers étendu par d’autres auteurs atteindra nos vertes contrées.

Le rythme est plutôt soutenu et malgré mes reproches, on ne voit pas passer les 400 pages qui composent Metro 2034, la preuve je l’ai lu en une matinée sans pouvoir le lâcher. Conclusion, ça se lit très bien et la traduction de Denis E. Savine est fluide, les noms russes ne freinent en rien. Je me suis surpris à aller jeter un coup d’œil à la carte de temps en temps, pour savoir où nos héros se trouvait et suivre leur progression. C’est là que j’ai vu qu’on ne voyait pas grand chose du métro, une légère frustration.

Metro 2034 de Dmitry GlukhovskyLa couverture de Dirk Schulz reste dans la veine du premier tome, arborant du jaune à la place du rouge, sobre et efficace. Les éditions l’Atalante fournissent au passage toujours des éditions de qualité. A noter la future sortie en 2012 du jeu vidéo Metro : Last Light tiré du roman, il faudra voir ce que ça donne, le jeu tiré du premier tome étant bien agréable et flippant, malgré quelques défauts.

Au final, Metro 2034 est un bon livre de Science-Fiction, mais qui n’atteint pas l’intérêt que Metro 2033 avait suscité chez moi. Même si mon avis global peut sembler négatif, il faut se rappeler que je gardais son ainé en tête et qu’il était lui même supérieur aux productions actuelles. Metro 2034 n’en demeure pas loin un excellent choix de lecture qui peut assez facilement se lire indépendamment du précédent, je vous inviterai même à les lire dans le désordre pour en quelque sorte profiter d’une montée en puissance, créant votre propre exploration du métro moscovite.


Victimes et Bourreaux des éditions Mnémos

dabYo dans Critiques, Livres le 26 juillet 2011, avec aucun commentaire
Critiques

Victimes et Bourreaux est la troisième anthologie de nouvelles du festival des Imaginales centré autour d’un thème et publié par les éditions Mnémos. L’année dernière, Serafina vous parlait de Magiciennes et Sorciers, un recueil qui nous avait permis de découvrir quelques auteurs de talent, notamment Lionel Davoust. Cette année encore l’anthologie est sous la direction de Stéphanie Nicot, et la couverture plutôt monochrome est signée Julien Delval. Recueil oblige, pas de synopsis, vous vous en doutez bien.

Victimes et Bourreaux des éditions Mnémos

Cette fois, ce sont douze auteurs français qui sont partis pour l’aventure. Vous vous en doutez, le thème est la torture, mais cette dernière ne se révèlera pas forcément être physique, elle pourra être psychologique, ou encore, avec un bourreau dont l’identité n’est pas forcément celle qui saute aux yeux au départ. Sur les douze auteurs français, je dois avouer que je n’en connaissais pas beaucoup. Si j’ai déjà été conquis par Pierre Bordage, notamment grâce à La Fraternité du Panca, et que je suis un fanboy des deux romans écrits par Maïa Mazaurrette, que j’ai plutôt aimé le roman de Charlotte Bousquet, les autres ne me disaient rien. Et c’est justement là un des intérêts de cette anthologie: outre un thème intéressant, elle permet de découvrir des auteurs qu’on ne lirait peut être pas autrement.

La Stratégie de l’Araignée de Charlotte Bousquet

Cette nouvelle se déroule dans l’univers que j’ai pu découvrir avec Cytheriae, même s’il n’est pas nécessaire d’en connaître des détails pour apprécier la nouvelle. Elle se concentre particulièrement sur la relation entre deux personnages impliqués dans une torture. Assez classique dans la tournure, elle est plutôt sympathique à lire et très bien écrite.

Qjörll l’Assassin de Michel Robert

Cette nouvelle de l’auteur français nous plonge dans un univers qui mêle chevaliers et far west. Si le début est assez difficile  à suivre, avec de nombreux personnages et non, on fini par prendre le train et vouloir connaître la suite. Dommage, tout de même, de voir venir la fin et de ne pas être surpris par ce qui est supposément un retournement de situation.

Que justice soit faite ! de Maïa Mazaurette

Dès les premières lignes on retrouve le style agressif et dérangeant de Maïa Mazaurette. Celui qui fait que ses textes sont facilement identifiables et qu’ils me plaisent. On a le droit à un thème religieux, mais là encore comme pour Dehors les chiens, les infidèles, il ne faut pas chercher de critique, juste une histoire. Un savant mélange de folie qui m’a d’ailleurs bien plu.

Qui sera le bourreau? de Pierre Bordage

On m’en avait dit beaucoup de bien, et j’attendais forcement avec impatience la nouvelle de cet auteur que j’aime tant. C’est vrai qu’elle a de très bons côtés, qu’elle est très bien écrite, mais je l’ai presque trouvée… trop longue. Pour seize pages, c’est presque un comble. L’idée de base est bonne, le traitement aussi, mais j’ai trouvé le tout un poil répétitif.

Ton visage et mon coeur de Nathalie Dau

Avec son début très classique, la nouvelle ne me bottais pas vraiment. Une histoire de guerre, de soldat déchu… Mouais. Et puis, quelques pages ont suffit pour m’embarquer dans cette histoire d’amour manqué. Je dois avouer que cette nouvelle fait partie de mes préférées, le traitement est réussi, beau.

Frères d’Armes de Jeanne-A Debats

Vient ensuite une nouvelle qui m’a laissé perplexe: l’univers y est en effet tellement vaste, complexe et avec tant de termes qui lui sont propres que comprendre la nouvelle et le texte est d’une difficulté hallucinante. C’est dommage, car ça avait l’air très intéressant, le déroulement bien trouvé. Mais voilà, on passe tellement de temps à tenter de comprendre ce qu’il s’y passe qu’on rate le récit, on passe carrément à côté. Dommage.

Désolation de Jean-Philippe Jaworski

On entend beaucoup parler de cet auteur depuis quelques temps, et cette nouvelle était mon premier avant goût. C’est là aussi la plus longue nouvelle du recueil, il y a de nombreuses descriptions de paysages, qui aident à poser l’ambiance. Mais bien que j’ai trouvé sa fin très intéressante, j’ai quand même eu l’impression qu’elle trainait un peu trop en longueur, donnant notamment un peu trouvant souvent l’impression de lire une revisite du Seigneur des Anneaux. Une revisite bien sympathique, cela dit.

Au-delà des murs de Lionel Davoust

Sans aucun doute la nouvelle qui m’a le plus plu dans ce roman, et encore plus après coup, en y repensant. L’idée sur laquelle va finir par nous amener Lionel Davoust est tout simplement géniale, et je pense m’en souvenir pendant un petit bout de temps encore. Ce qui est un bon point pour le texte court qu’est la nouvelle. A cette idée vient se greffer tout un univers autour qui donne vraiment envie. Entre Steampunk et Fantasy, j’espère bien pouvoir y retourner. La narration est elle aussi au rendez vous, bref, j’ai hâte d’en relire.

Victimes et Bourreaux des éditions MnémosJe ne vous ai parlé que de celles qui m’ont le plus marqué. Je dois avouer que j’ai trouvé les nouvelles de Sam Nell et Paul Beorn sympathiques, mais elles ne m’ont pas tant marquer que ça. Au contraire par contre, celles de Justine Niogret et Xavier Mauméjean m’ont carrément laissé perplexe. Peut être n’ai-je pas la fibre assez poétique pour être touché par les textes.

Au final, cette anthologie ne souffre pas du défaut qu’on avait pu reprocher à Magiciennes et Sorciers: les nouvelles sont pour la plupart toutes agréables à lire même sans connaître l’univers de l’auteur. Quelques exceptions certes, mais pas assez pour gâcher la lecture. Victimes et Bourreaux est sans aucun doute un des meilleurs moyens de découvrir des auteurs français qui risquent de vous plaire.


C’est Lundi, que lisez vous ? #10

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 25 juillet 2011, avec 13 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Chargée cette fois encore, d’ailleurs.

dabYo

Palimpseste de Charles StrossLa semaine a débuté avec la lecture de la fin de Palimpseste de Charles Stross, ce roman de Science-Fiction publié par J’ai Lu dans sa collection Nouveaux Millénaires. Comme je le redoutais, le bouquin a continué de me balancer mots scientifiques sur mots scientifiques, sans réel lien, matière entre eux. Et comme je m’en doutais, je dois avouer que je n’ai pas compris grand chose. Si ce n’est que cela me semble être une jolie imposture. Quiconque a un minimum de connaissance sait qu’un octet ne fait pas 6 bit. Alors écrire, noir sur blanc, que 6 x 1025 bit = 1025 octet, et être scientifiquement crédible, ce n’est pas possible. Ironiquement, le livre m’a plu.

Je n’ai pas continué A Dance with Dragons, par contre, j’ai bien entamé le dernier Thriller Fantastique de Sire Cédric: Le Jeu de l’Ombre. Il y a quelques années maintenant, avant l’arrivée de l’auteur chez Le Pré aux Clercs, j’avais beaucoup apprécié son recueil Déchirures. J’étais donc ravi de retrouver l’auteur, bien qu’il ait quitté le Splatterpunk pour un genre un peu plus mainstream. On retrouve cependant de nombreux ingrédients qui m’avaient conquis, et au bout de 100 pages, tout est en place pour donner envie de connaître la suite. J’ai hâte.

Et enfin, j’ai commencé à lire la suite de Locke & Key. Si vous ne connaissez pas, vous pouvez aller jeter un œil à ma chronique de Bienvenue à Lovecraft.

illman

J’ai fini de lire Metro 2034 de Dmitry Glukhovsky, je ne peux m’empêcher d’être un poil déçu, le roman étant en deçà de la claque qu’était Metro 2033.

J’ai enchainé avec l’étude de Greg Graffin, Evolution and Religion. Il ne me reste plus qu’à lire les transcripts des interviews dans les annexes. C’est intéressant mais peut être un poil trop complexe pour moi.

Serafina

Pour ma part, j’ai terminé les trois livres entamés la semaine dernière : Les Mystères de Harper Connelly, Vampire Kisses et l’étude sur le Black Metal Satanique. J’ai d’ailleurs beaucoup aimé les trois livre en question mais on en reparlera.

La belle qui porte malheur, Rose Aimée Tome 1, de Béatrice BottetJ’ai donc enchainé avec La belle qui porte malheur, Rose Aimée Tome 1, de Beatrice Bottet, un roman français se déroulant entre le Paris du XIXème siècle et la ruée vers l’or publié aux éditions du Matagot. Pour le moment, j’adore, autant pour la reconstitution historique que pour le rythme agréable du roman. J’en suis à la page 120 sur 500.

Dans un tout autre registre, à l’opposée même, j’ai commencé Soleil Noir, une étude de Nicholas Goodrick-Clarke traduite et publiée aux éditions Camion Noir, sur l’expansion du mouvement néo-nazi en occident, ainsi que les croyances plus ou moins occultes des-dit courants. L’étude est extrêmement intéressante, il est cependant bien triste que cette lecture ait fait un regrettable écho avec l’actualité.

J’espère donc terminer ces deux romans dans la semaine.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


MdM#29: Rehab, Amy Winehouse cover, de Ministry

Actualité ou Coup de coeur, c'est le morceau du moment

dabYo dans Actualité, Musique le 24 juillet 2011, avec 1 commentaire

Cette semaine le Morceau du Moment sera un poil inhabituel. Vous ne devez pas être passés à côté de l’information, Amy Winehouse a été retrouvée morte dans son appartement Londonien hier, le 23 Juillet 2011. Bien que nous ne soyons pas forcément adeptes de ses compositions, nous ne pouvons pas ignorer qu’elle avait du talent, et avons décidé de lui rendre un petit hommage alors qu’elle vient de rejoindre le triste club des 27.

Mais pas n’importe quel hommage, restons un peu dans le Metal et apprécions cette reprise qu’avaient fait les américains de Ministry de son titre Rehab, qui est aussi sans aucun doute le plus connu. Ce cover figure sur leur album Every Day is Halloween, pour lequel le groupe a réuni certaines de leurs très nombreuses reprises de grands titres. Et où Amy Winehouse était de loin la plus jeune artiste. Pour la version originale, c’est par ici. Repose en paix.


Le Puits de l’Ascension est le second tome de la série Fils-des-Brumes de Brandon Sanderson, dont j’avais chroniqué le premier volume, L’Empire Ultime. J’avais tout bonnement adoré le premier volet de cette trilogie publiée par Orbit, envouté par son univers, son rythme et son histoire haletante. La grande interrogation que l’on est à même de se poser maintenant est Est ce que la suite est du même niveau ? Direction un mini synopsis pas trop spoilant.

 Le Puits de l’Ascension, Fils-des-Brumes Tome 2, de Brandon Sanderson

La chute du Seigneur maître a disloqué son empire et les différents rois des dominats marchent sur l’ancienne capitale impériale avec leurs armées, Luthadel. Vin, la fille des brumes entrainée par le survivant Kelsier se tient au coté de son roi et amour, Elend Venture sur les remparts de la cité. Elend l’idéaliste va devoir faire face à ces armées qui l’assiègent, à sa compagne assez instable et à toute sorte d’intrigues pour garder son trône et continuer à régner selon ses convictions.

L’intrigue de ce roman est extrêmement bien ficelée, Brandon Sanderson avait en effet prévu des petits détails dans l’Empire Ultime qui prennent ici toute leur ampleur. De même l’auteur laisse certaines situations s’éteindre pour mieux les raviver plus tard, gardant ainsi une cohérence sans ficelles scénaristiques qui sortent de nulle part. J’ai aimé la manière dont l’histoire se déroule et reste toujours cohérente, mais surtout, les clichés qui peuvent parfois ébranler certains personnages ne sont absolument pas présents dans l’histoire. Pour moi là, c’est du vrai matos original et pas une énième resucée d’un petit bout du Seigneur des Anneaux, même si des fois on s’en approche dangereusement.

Au long du roman, il y a une bonne quinzaine de personnages majeurs, tous suffisamment développé pour qu’ils ne semblent pas accessoires au lecteur. Leurs comportements évoluent naturellement au cours de ces deux volumes. Le personnage représentant le plus ce que je viens de dire est Elend dont on va suivre l’apprentissage de la royauté, suivant la doctrine nécessité fait loi. J’ai trouvé que c’était très bien mis en valeur dans le récit, dégageant par là même occasion une aura de fatalisme. La relation entre Vin et Elend prend aussi une place assez importante dans l’histoire, l’auteur évite de tomber dans le nunuche et je le remercie de nous éviter d’inutiles scènes de coucherie. Un autre personnage que j’aime particulièrement est Brise, il est fin psychologue et essaye toujours de masquer ses sentiments en jouant un rôle en permanence, un personnage pas évident à cerner de premier abord, mais qui apportent encore plus d’intérêt dans les scènes où il intervient.

 Le Puits de l’Ascension, Fils-des-Brumes Tome 2, de Brandon Sanderson

Pour la thématique, c’est en grande partie l’utopisme et l’idéalisme se heurtant de manière brutale à la réalité, la naïveté d’Elend qui d’évanouie au fur et à mesure des épreuves, faisant aussi office d’un passage vers la maturité. D’ailleurs bien que Vin soit l’héroïne de l’histoire, Elend en devient rapidement le point central pour quasiment poser ses fesses sur la place de personnage principal à la toute fin. Et m’est avis que son importance va encore grandir et ce n’est pas forcément plus mal, Elend étant celui auquel le lecteur peut s’identifier le plus facilement.

Le rythme est haletant, sans réel temps mort. C’est très accrocheur, j’ai dévoré les 400 dernières pages d’une traite. L’auteur décrit des combats d’une rare intensité, dynamisés par l’usage de l’allomancie et de la ferrochimie. Ils sont particulièrement clairs et sont facilement compréhensibles. Et même s’ils sont plutôt nombreux, je ne me lasse pas d’imaginer le ballet aérien sanglant d’un duel de Fils-des-Brumes. L’auteur continue de développer sa trouvaille de magie dans ce tome, il pousse encore plus loin l’allomancie, l’art de bruler des métaux pour en extirper leur capacité, et la ferrochimie, l’art d’emmagasiner des attributs dans les métaux, et leur donne une place de choix dans son intrigue. Le tout donne un rendu quasi cinématographique, on en viendrait presque à rêver une adaptation pour le 7ème art.

 Le Puits de l’Ascension, Fils-des-Brumes Tome 2, de Brandon SandersonLes éditions Orbit nous gratifient d’une édition d’excellente facture et agréable à prendre en main malgré la taille du bouquin qui compte quand même plus de 700 pages. La couverture de Chris McGrath est tout aussi superbe que pour le tome précédent, un régal dans ma bibliothèque. A noter aussi, la carte des dominats et de Luthadel en début de volume, ainsi qu’un court résumé de deux pages du volume précédent, totalement bienvenus. D’ailleurs, je trouve que même si les tomes se suivent, les lire de manière indépendante ne devrait pas poser trop de souci, les références au premier tome étant plutôt bien expliquées. Bien que je le déconseille.

Le Puits de l’Ascension est tout simplement un excellent roman de Fantasy dans la plus pur lignée du premier, mais avec une couche de vernis solide comme du roc. Sans doute une de mes meilleurs lectures d’Heroic-Fantasy de ces derniers temps pour moi.  Et hop, dans la sélection illman 2011 et je vous laisse, le tome 3 me susurre des mots doux à l’oreille.


Bienvenue à Lovecraft est le titre du premier tome de Locke & Key, un comic avec des soupçons de Fantastique et d’Horreur. On retrouve derrière cette série Joe Hill au scénario, surtout connu pour être le fils de Stephen King, et au dessin Gabriel Rodriguez. Sorti en 2008, il vient tout juste d’être traduit et édité en France par Milady Graphics, il faisait d’ailleurs partie de leurs premières sorties. Si le titre accroche tout de suite, c’est sans aucun doute parce qu’il fait référence à H.P. Lovecraft. Alors, référence justifiée ou coup marketing ? Synopis.

Bienvenue à Lovecraft, Locke & Key Tome 1, de Joe Hill et Rodriguez

La famille de Tyler vivait une vie plus ou moins normale jusqu’au jour où un élève suivi par son père en tant que conseiller d’orientation ne décide de venir les assassiner. Heureusement, le jeune garçon de la famille arrive à mettre le psychopathe K.O., sans avoir pour autant la chance de sauver leur père. Choqués par l’évènement, la famille décide de quitter leur maison pour aller s’installer dans la maison familiale, isolée sur une île: Lovecraft.

Vous l’aurez donc compris avec ce synopsis, le mot Lovecraft est ici utilisé pour designer un lieu, une île et sa battisse. D’où le titre donc, Bienvenue à Lovecraft. Mais il est aussi évident que ce choix n’est pas anodin, et est une façon d’attirer le chaland, amateur du Fantastique que nous proposait H.P. Lovecraft. C’est plus ou moins comme cela que j’en suis venu à m’intéresser à Locke & Key, le fait qu’elle soit scénarisée par Joe Hill ayant bien entendu aider.

Et cette ambiance proche de celles de l’auteur culte du genre est vraiment présente, et ce très rapidement. Les premières pages mettent directement le ton, avec une impression rapide que quelque chose va mal se passer. La narration y contribue d’ailleurs, avec une chronologie alternant plusieurs temps. Celui d’après un certain évènement, ainsi que juste avant, rendant les premières pages certes assez confuses à lire, mais aussi très prenantes. Si ce début semble être malsain mais aussi très terre à terre, on va très vite s’apercevoir que Locke & Key est une série qui use des ficelles habituelles du Fantastique cher à Lovecraft: des natures démoniaques, inconnues de nos héros, qui se manifestent mais pas assez clairement pour qu’ils y croient vraiment, avançant lentement entre réalité et folie.

Bienvenue à Lovecraft, Locke & Key Tome 1, de Joe Hill et Rodriguez

Si ce premier tome est uniquement introductif, il le fait plutôt bien. Déjà, comme je le disais, l’ambiance posée est plutôt réussie, malsaine, mais toutes les ficelles qui vont être utilisées pour l’avancée du scénario sont elles aussi judicieusement placées. J’attends de voir la suite, mais le principe de clefs et de portes est plutôt bien trouvé. De même, la mise en place d’une situation où un jeune personnage est le seul à être « au courant » est très réussie, ce qui va sans aucun doute amener à une sorte de descente aux enfers incontrôlée de nos héros, ces derniers n’ayant pas le souhait d’écouter une personne jugée « faible » psychologiquement. Que du bon en somme, avec un mélange qui garantie de la tension à chaque page tournée.

Bienvenue à Lovecraft, Locke & Key Tome 1, de Joe Hill et RodriguezLe dessin de Gabriel Rodriguez est plutôt bon. Je n’ai pas vu grand chose à lui reprocher, même si il faut avouer qu’il ne va ni se démarquer par sa qualité, ni par son originalité. Le côté le plus réussi est sans nul doute les décors, mais je pense qu’on le doit avant tout au travail du coloriste, Jay Fotos. Les personnages sont corrects, leur design est somme toute banale, mais ça n’est pas là l’intérêt. De même, leur personnalité par exemples sont généralement très peu poussée. Seul un petit bonhomme sort du lot. On peut cependant souligner le fait qu’une fois le coup de la narration par flashback prise, on suit facilement l’histoire, y découvrant par la même des petits détails qui valent le détour. La découpe des cases est aisée à suivre, les scènes d’action aussi.

Au final, Bienvenue à Lovecraft est un comic plutôt très sympathique à lire, qui vous fera passer un bon moment. Je ne regrette pas d’avoir commencé la série Locke & Key, et je dois avouer que j’ai plutôt hâte de voir ce que Joe Hill a pu nous préparer. Les comics qui mêlent habilement le Fantastique et l’Horreur ne sont pas si courant en France, il serait bête de passer à côté.


Silence, ça tourne ! #2

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 21 juillet 2011, avec 1 commentaire
Actualités

C’est parti pour notre deuxième rendez vous autour de ce que nous avons pu regarder pendant la semaine. Pour une fois, c’est un peu plus autour des films, et notamment de la saga Harry Potter de J.K. Rowling. Vous n’avez pas du passer à côté de la sortie du dernier film sur les grands écrans, il faut dire que vu le tapage médiatique autour, il était difficile de le faire. Nous y sommes bien entendu allés le plus tôt possible, et la présence d’un jour férié était l’occasion idéale. Mais on ne vous en parlera pas ici, puisque Harry Potter et les Reliques de la Mort Partie 2 aura bien entendu droit à son article à part entière.

Harry Potter et le prisonnier d’Azkaban

Hermione dans Harry Potter et le Prisonnier d'AzkabanNous avons revu Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban qui repassait sur TF1. Nous ne l’avions vu qu’une seule fois, lors de sa sortie, où il avait laissé (surtout à Serafina) un souvenir désastreux.

Et lors de cette seconde visualisation, force est de constater que c’est encore pire que dans nos souvenirs. La manière de filmer est très spéciale, la BO plutôt hors sujet, on se demande même si la personne qui en a fait les choix connaissait les scènes avant de choisir les morceaux. Les couleurs sont trop noires, et on ne parlera pas du massacre de l’histoire : les maraudeurs à peine évoqués, la scène de la cabane hurlante tronquée.

En prime les effets spéciaux, surtout pour Lunard sont absolument désastreux. A oublier.

True Blood S04e04

Avec ce nouvel épisode de True Blood, j’ai eu l’impression que la saison démarrait enfin. On entre un peu dans le vif du sujet, et en plus de cela, c’est plein d’humour. Évidemment, on doit beaucoup au personnage d’Eric, qui est à l’honneur dans le roman correspondant. On est cependant très éloigné de la série de livres, mais les bases restent les mêmes et le meilleur en a été gardé. Certes situations commencent enfin à devenir intéressant, ça promet du meilleur pour la suite.

Falling Skies s01e01

Noah Wyle dans Falling SkiesDans la recherche de nouvelles séries nous nous sommes intéressés à Falling Skies. Il faut dire que le nom de Spielberg avait de quoi donner envie, surtout lorsqu’on sort d’un Band of Brother. Et puis celui de Noah Wyle ancien Dr Carter attirait Serafina. Malheureusement, il ne faut pas juger une série à son casting, et il faut bien dire que ce premier épisode ne donne absolument pas envie de voir la suite.

Les extraterrestres s’accompagnent d’un coté très nanard et la narration est plus que convenue. Les ficelles scénaristiques sont déjà connues et tout se déroule exactement comme on pourrait l’imaginer. La série s’annonce donc des plus conventionnelles, avec des scènes dont l’intérêt et la lenteur sont frustrantes à l’extrême. Pour le moment sans aucun doute la série à éviter.

Mad Men S01e11

Nous essayons difficilement de finir la première saison de Mad Men, commencée depuis plus d’un an. Il faut dire que cette série est assez spéciale, il ne se passe rien, ou presque, il n’y a pas de fil rouge, mais on se prend quand même au jeu. J’ai l’impression que cette fin de première saison commence enfin à se dénouer, avec notamment des évolutions professionnelles pour pas mal de personnages. On salue toujours autant la fidélité historique de l’histoire, un vrai régal.

Et c’est tout pour aujourd’hui. Vous regardez quoi, vous, en ce moment ?


L.A. Noire sur Xbox 360

aka oni dans Critiques, Jeu Vidéo le 20 juillet 2011, avec aucun commentaire
Critiques

À moins de vivre au fond d’un placard ou d’être totalement réfractaire à la culture vidéo-ludique, vous ne pouvez pas être passés à côté du phénomène annoncé qu’est le jeu L.A. Noire édité par Take Two pour le compte de Rockstar. Vendu comme une révolution technique et un pionnier d’un nouveau genre, le jeu de Team Bondi et Rockstar, réputés pour les GTA et plus récemment Red Dead Redemption , est sorti en mai sur PS3 et Xbox 360. Mais le titre est-il réellement à la hauteur de ces assertions ? En tout cas, il ne laisse pas indifférent. Synopsis.

L.A. Noire sur Xbox 360

1947, États-Unis, ville de Los Angeles. Cole Phelps, ancien G.I. décoré de retour de la campagne du Pacifique, travaille comme policier au L.A.P.D. (Los Angeles Police Department) comme simple troufion patrouilleur. Il lui faudra alors prendre des initiatives, résoudre des affaires afin de monter en grade et devenir inspecteur dans une des quatre grandes brigades de la ville (trafic, meurtre, mœurs, incendies criminels). Comme vous vous en doutez, vous passerez par les quatre au fil du jeu.

L’ambiance est celle de la « grande époque » du film noir américain, du thriller urbain un peu crasseux. Los Angeles est alors en pleine expansion, et on peut affirmer sans trop s’aventurer que le crime et la corruption y ont pignon sur rue. Les décors sont magnifiques, l’ambiance est excellente, rien à dire à ce niveau, en particulier la ville sous la nuit. Une immense partie de L.A. est restituée, ainsi que plusieurs lieux historiques, et chaque rue et passant fourmillent de petits détails d’époque, avec le début de ce qu’on appellera plus tard l’American Way of Life (panneaux publicitaires, enseignes, devantures…)

On retrouve sans mal l’inspiration de GTA puisqu’on peut se balader librement dans toute la ville et réquisitionner n’importe quelle voiture qui passe. Et ce sont pas moins de 95 véhicules d’époque, dont beaucoup sont cachés, que vous pourrez débloquer et conduire. Et franchement, y a pas à dire, conduire une vieille Buick ou une Lincoln, ça a plus la classe qu’une Clio. Au niveau des véhicules cachés, vous aurez la joie de mettre la main sur des concepts cars telles qu’une Scout Scarab ou d’une Phantom Corsair, bref, rien à dire à ce niveau, les voitures sont superbement réalisés.

Fusillades dans L.A. Noire sur Xbox 360

Les fusillades sont généralement courtes, et surtout très scénarisées

En revanche, il faut bien dire que contrairement à la référence sus-citée, la ville présentée par L.A. Noire est un peu vide. Grande carte et liberté de déplacement ne veulent pas dire GTA, et il faut bien avouer qu’il n’y a aucun intérêt autre que la conduite à se balader dans la ville : pas de quête cachée, de mini-jobs… Ce vide tient au fait que le jeu présente des ressemblances avec un film interactif : L.A. Noire suit une trame définie, et l’apparente liberté de jeu cache en fait une aventure très dirigée, à des années-lumières d’un GTA des années 40 donc. On notera tout de même l’existence des « délits », une quarantaine de mini-quêtes qui se déclenchent aléatoirement et que vous pouvez choisir d’ignorer. Bien qu’il y ait un réel effort fait par les développeurs pour les justifier et les contextualiser, ils se ressemblent tous plus ou moins et se terminent soit en poursuite, soit en fusillade.

Mais le véritable corps du jeu ne se situe pas là. L.A. Noire est avant tout un jeu d’enquête. Ainsi, à chaque affaire que Phelps se verra assigner, il devra avant tout se rendre sur les lieux du crime ou du délit avec son partenaire, chercher des indices, interroger les témoins, enquêter sur les nouveaux lieux qui en ressortent, trouver des preuves et tenter de faire avouer les suspects. Deux grandes phases se dégagent lors de l’enquête : recherche d’indices/preuves et interrogatoires. La première phase est relativement basique ; sur une scène de crime ou dans un lieu suspect, vous devez tenter de trouver des objets reliés à l’affaire et vous en servir pour avancer. Cela peut être une carte de visite, l’arme du crime, une trace de pas, bref, un indice.

La recherche est bien faite (vous devrez inspecter plus minutieusement certains objets, d’autres sont totalement inutiles…), mais un peu trop facile (sauf peut-être sur la fin du jeu). Les scènes de recherche sont plutôt restreintes, et vous avez en prime droit à deux aides ; une musique qui cesse de jouer lorsque vous avez trouvé tous les indices du coin, et surtout une option qui déclenche un son dès que vous passez près d’un indice. A désactiver absolument : sinon, il ne reste plus qu’à balader votre personnage en rond en attendant que votre manette vibre. A n’utiliser qu’en cas de blocage absolu ou vous allez gâcher le jeu. Remarquez que rien ne vous empêche de matraquer le bouton A de votre manette en tournant en rond, mais bon, le jeu perd de sa saveur en faisant ça…

Indices L.A. Noire sur Xbox 360

On retrouvera de nombreux indices, dont des papiers à lire. Attention, il ne suffit pas de les ouvrir pour les lire !

Attardons-nous maintenant sur Le point principal du jeu, plus important que la conduite des voitures de collection et mieux réalisé que la recherche d’indices : l’interrogatoire. Si L.A. Noire a fait autant de bruit, c’est grâce à la nouvelle technologie que le jeu utilise, le « motion-scan« , une technique qui permet en quelque sorte de transposer directement le jeu d’un acteur sur son alter ego virtuel, afin d’obtenir un rendu ultra-réaliste, de sorte que les expressions des protagonistes du jeu sont totalement naturelles et crédibles. Et il faut bien avouer que le résultat est bluffant. Ça va être très dur de passer après L.A. Noire sur ce point tant le rendu est parfait. Le jeu des acteurs est plutôt bon, et les éditeurs ont eu le bon goût de laisser la version anglaise des dialogues, Rockstar oblige.

Sur ce point d’ailleurs, les sous-titres sont quelque peu pénibles lorsqu’on lit un document, car leur vitesse de défilement est très lente, et il faut attendre que tout soit passé pour que le jeu considère que le document est « officiellement » lu. La traduction est plus ou moins fidèle, disons qu’elle est un peu édulcorée et que les noms des affaires ont été très librement traduits. Cela permet cependant d’apprécier quelques références qui nous auraient sans doute échappé sans cela.

Pour revenir aux interrogatoires, le but est de poser des questions et de déterminer si le suspect ou le témoin dit la vérité. Trois options s’offrent à vous pour chaque réponse donnée : vérité, doute ou mensonge (ce dernier devant être justifié par une preuve). Cela peut sembler un peu fruste, mais ça marche extrêmement bien ! On se prend à guetter le moindre regard en biais, la moindre torsion de lèvre, à recouper nos preuves en consultant le carnet récapitulatif (très ergonomique, au passage)… Bon, certes, les acteurs (vous en reconnaîtrez sans doute quelques-uns…) surjouent un chouïa pour que ce ne soit pas impossible, mais les interrogatoires n’en sont pas faciles pour autant.

Carnet de L.A. Noire sur Xbox 360

Un carnet permet au joueur de jeter un œil à toutes les informations de l'enquête : lieux, personnages, relations, indices...

C’est d’ailleurs la partie la moins facile d’un jeu extrêmement accessible ; les scènes d’actions qui entrecoupent les affaires servent surtout à donner du rythme au jeu, et elles remplissent leur rôle, mais sans plus. Aucune ne constitue de vrai défi – et elles peuvent d’ailleurs être simplement sautées. Non, les interrogatoires sont la colonne vertébrale du jeu ; pas évidents, utilisant efficacement le motion-scan, ils valent d’acheter le jeu à eux seuls. Néanmoins, cette technologie semble particulièrement coûteuse et il est peu probable qu’elle fasse énormément d’émules.

Niveau jouabilité, le personnage est quelque peu balourd, un peu pataud, pas très agréable à diriger ; mais ce n’est pas comme si on en avait vraiment besoin, et Cole Phelps bénéficie d’une direction assistée très pratique lors des courses poursuites. Idem lors des fusillades ; Phelps est difficile à manier, à bouger, mais la visée est assistée, la barre de vie se régénère… Encore une fois, la facilité est voulue, l’action n’est là que pour rythmer les enquêtes. Au niveau de la conduite, la maniabilité est déjà bien meilleure, quoiqu’encore un peu lourde – mais bon, ça, c’est peut-être ma propension innée à me prendre tous les murs et autres conducteurs. Au passage, les lampadaires de Los Angeles sont plutôt fragiles.

Le scénario général est bien fait, je ne peux pas trop en dire pour éviter de spoiler, mais disons que Phelps a une personnalité un peu plus complexe qu’un simple héros de guerre de série B – on en apprendra plus sur le passé du personnage lors de flashbacks joués entre les différentes enquêtes. Vous constaterez d’ailleurs également que les affaires ne sont pas toutes indépendantes les unes des autres ou que certains personnages et/ou affaires sont inspirés de la réalité. Et la fin est digne de ce qu’on attend d’un bon film noir… Bref, sans trop m’y attarder, un scénario qui ne brille pas par son énorme complexité, mais qui est assez fouillé pour ne pas tomber dans le trop convenu et assez prenant pour qu’on veuille savoir la suite.

Ecran de Mission dans L.A. Noire sur Xbox 360

Chaque nouvelle mission est introduite par une petite cinématique du méfait, et par son titre. Parfois plus ou moins bien traduit d'ailleurs.

La durée de vie est honorable – le jeu fait certes 3 CD, mais ne comptez pas plus d’une vingtaine d’heures, disons vingt-cinq si vous prenez votre temps et vous occupez de tous les délits, ce qui reste tout de même au-dessus de beaucoup de jeux. En revanche, le jeu pêche côté rejouabilité. Certes, vous pouvez toujours rejouer pour trouver tous les indices et mener les interrogatoires sans vous tromper, mais le seul intérêt est d’obtenir un meilleur classement de l’affaire (de une à cinq étoiles), ce qui s’apparente pour moi plus à du scoring qu’autre chose, et je ne suis pas fan de scoring. Si l’on connaît l’histoire, l’emplacement des indices principaux et les rebondissements de l’affaire, quel intérêt de la rejouer ? Ce n’est que mon opinion, mais pour moi, la rejouabilité est quasi-nulle.

Un dernier mot sur la bande son, juste parfaite ; elle est surtout constituée de morceaux de jazz très bien choisis, qui collent parfaitement bien avec le jeu – rouler dans le Los Angeles de 1947 avec du Dizzie Gillespie ou du Louis Armstrong, c’est juste aussi génial que stéréotypé. Sans faute sur ce point.

En conclusion, L.A. Noire n’est peut-être pas le séisme vidéoludique annoncé, mais c’est un jeu particulièrement bon ; le motion-scan est parfaitement utilisé, il sert l’intrigue sans phagocyter le jeu. Très original, à l’ambiance particulièrement bien rendue, surtout pour les amateurs de polars urbains du genre de ceux d’Ed McBain, il n’est pas exempt de défauts, en particulier le dirigisme camouflé du jeu, mais il vaut définitivement le coup.