Marc Bolan: In the East of our Heads de Nathalie Vogl est une sorte de vraie-fausse biographie de Marc Bolan, la fameuse icône du Glam Rock du début des années 70 dont j’avais déjà fait mention dans ma chronique sur Life on Mars. Le bouquin est paru au éditions Camion Blanc en 2011. Oh bonheur, Nathalie Vogl est française et il n’y aura donc pas de bug de traduction à craindre. Vu que c’est une biographie, c’est pas un synopsis qu’il vous faut mais un petit aperçu de sa vie.

Marc Bolan: In the East of Our Heads de Nathalie Vogl

Mark Feld en 1947, contemporain de Jimi Hendrixx et de David Bowie, ce londonien issu d’une famille à moitié juive nourrissait un rêve: devenir une rock star, faire des tubes et avoir une horde d’admiratrice dont il ferait mouiller la culotte (quasi textuelle du bouquin). Adhérant pleinement au courant Mod, que Wikipédia vous expliquera mieux que moi, il se retrouve prêt à tout pour étoffer sa garde-robe et sortir de son bourbier natal. A force de traîner et par sa bouille qualifié d’elfe ou de djinn du désert, il finira par croiser la route d’un un grand de la musique, Cochran, ce qui va le pousser encore plus vite vers la musique. Supporté par différents mécènes, il sera poète, membre d’un groupe de rock électrique, les John’s Children, pour ensuite se diriger vers le début de son grand œuvre, Tyrannosaurus Rex. Avec Steve Peregrin Took, il va se lancer dans la folk psyché en vogue en cette période hippies pour se construire une sorte de cour de suivants. Mais Marc qui entre temps a troquer son k pour un c, veut de l’électrique, devenir le roi de la pop. Il ne se retournera pas lorsque Took sombrera dans la drogue, raccourcira le nom du groupe en T.Rex et se formera un nouvel entourage pour connaitre enfin la gloire. C’est une véritable T.rextasy qui va déferler sur l’Angleterre, une sorte de nouvelle beetlemania. On le verra devenir une diva bouffi pour que finalement il se ressaisisse.

Marc Bolan

Marc Bolan

Je vais commencer par revenir sur le terme vraie-fausse biographie de mon introduction. Si j’ai utilisé ce terme c’est parce que l’on dépasse la simple énonciation de faits et de témoignages. La vie de Marc Bolan est ici fortement romancée et l’auteur s’en tire remarquablement bien. Nathalie Vogl transcrit la trajectoire de la rock star sur Terre telle une étoile filante grâce au rythme du récit, accélérant sur sa fin pour qu’il ne laisse finalement à son ultime moment qu’un souvenir. On va suivre la rock star de son enfance, quand il était près de ses 8 ans pour arriver jusqu’à 2 semaines avant ses 30 ans en 1977, et sa rencontre avec Rarn.

Car Marc Bolan a un folklore, son propre monde et Rarn en est la Némésis, c’est d’ailleurs son univers magique qui abreuvera ses chansons. Les vagabondage de l’esprit de Marc vont ressortir tout au long du récit et surtout dans des moments ou l’on ne s’y attend pas, surtout lorsqu’il semble un peu baisser sa garde avec ses proches.

Marc Bolan, c’est un destin, il a croisé tous les grands pontes de la musique de l’époque. Bowie en tête, l’auteur rapporte par son récit un lien fort qui les unit, une amitié matinée de rivalité. Le rapport de la star aux femmes est aussi abordé, de sa relation et son mariage avec June, jamais il n’est question d’un passage en coulisse avec une fan bien que sur la fin il ira tout de même voir ailleurs. Si j’en parle c’est parce que June a été un très grand soutien pour sa carrière notamment quand il a fallu qu’il remonte la pente. C’est aussi un caractère, totalement extravagant, n’ayant pas la langue dans sa poche, souvent ailleurs mais surtout totalement tourné vers son objectif, son obsession de gloire. Il connaîtra aussi la déchéance, des moments de doutes qui nous rappelleront que c’est surtout un homme comme les autres malgré toutes ses particularités. Lui qui était si clean, si pur, au début sombrera dans l’alcool et un peu dans la drogue, jusqu’à ce que la paternité lui fasse décrocher tout ça et retrouver le chemin de la scène. Bref un homme complexe, à la hauteur de l’admiration que je lui porte.

Tyrannosaurus Rex

Tyrannosaurus Rex

Musicalement pour vous le situer, Marc Bolan est considéré comme l’un des fondateurs du Glam Rock, l’icône glamour ultime pour moi, avec la voix légèrement chevrotante dont la description revient souvent dans l’ouvrage. Et même s’il s’est un peu laissé aller à la facilité des refrains pop répétitifs à une certaine époque, il reste connu pour ses textes travaillés. Journaliste et chroniqueur musical sur sa fin, il aura soutenu le départ du mouvement punk, au point de le consacrer parrain du punk dans cette biographie.

J’ai trouvé l’histoire de sa vie tout bonnement passionnant, le style de l’auteur est quant à lui très agréable à lire, fluide. Les chapitres portent les noms de ses chansons, le parcours des pages est émaillé d’extraits de poèmes et de paroles, bref tout pour être immergé. Un bémol tout de même, certains albums sont décrits en piste à piste, ce qui n’est d’une part pas très intéressant, et qui n’est appliqué qu’à une minorité d’albums. Les dialogues font un peu surjoués de temps en temps mais quand tu as des zigotos comme Bolan et Bowie qui discutent, ça ne dénote pas tant que ça. Selon les dires mêmes de l’auteur, on oscille entre vérité et fantasmes dû en partie aux zones d’ombres de la vie du Dandy in the Underworld.

Marc Bolan: In the East of Our Heads de Nathalie VoglIl y a quelque chose que je ne m’explique tout de même pas, c’est comment un personnage aussi fantasmagorique et ayant laissé une empreinte indéniable sur la musique soit peu à peu oublié. Peut-être qu’une des clés pour expliquer cela se trouve dans le fait qu’il est mort un mois après Elvis, et que cela a quelque perturbé l’encrage dans les mémoires du souvenir de cet elfe de la musique (et aussi qu’il n’a pas eu trop d’impact en France apparemment).

Au final, Marc Bolan: In the East of our Heads de Nathalie Vogl était une très agréable lecture. C’était la première fois que je lisais une biographie ou plutôt une assimilée biographie et j’ai été agréablement surpris du résultat, et quoi de mieux pour cela que de commencer par une icône tombé un peu dans l’oubli. Un remarquable pas pour ramener Marc Bolan, T.Rex et son œuvre dans la lumière. En clair, lisez le.


Le Baiser du Rasoir de Daniel Polansky est la très grosse sortie du mois de janvier 2012 chez l’éditeur Bragelonne. C’est donc en grand format,  avec une couverture sanglante sentant la ville crasseuse et réalisée par Fred Augis, que ce roman a atteint les étalages des librairies. Il s’agit du premier tome de la série Basse-Fosse, classée entre Polar et Dark Fantasy, et le tout traduit par Patrick Marcel. Qui dit grosse sortie dit grosse attente, le roman est il à la hauteur ?

Le Baiser du Rasoir, Basse-Fosse Tome 1, de Daniel Polansky

Prévôt était un soldat, il était aussi un agent de la Couronne. Il connait même une partie du gratin de la ville. Mais ça c’était avant, maintenant, Prévôt est devenu un gangster, un dealer qui défend farouchement son territoire dans les basses fosses de la ville. Lorsque des meurtres atroces d’enfants se produisent dans son quartier, il se retrouve embarqué un peu malgré lui dans l’enquête qui pourrait avoir de graves conséquences pour sa « santé », si elle n’était pas résolu.

Daniel Polansky

Daniel Polansky

Contrairement à ce que la quatrième de couverture, et la couverture elle-même d’ailleurs, aurait pu laisser suggérer, le monde auquel nous allons être confronté est loin d’être celui que l’on imagine. On peut dire que surpris je l’ai été, en découvrant non pas un monde inspiré d’un Londres du 18ème, mais un univers de Fantasy aux portes de l’ère industrielle. Et ce que j’ai trouvé en échange était loin de me déplaire. Les descriptions des lieux sentent la crasse, la vinasse et le crime, plantant un cadre particulièrement adapté à l’intrigue.

Le plus clair de l’action se déroule dans une grande ville aux accents médiévaux, avec les quartiers pauvres et les bas fonds associés. On a droit à un beau panel de ce que la pègre et des représentant de la loi corrompus peut produire, le tout mélangé à différentes ethnies.

De l’autre coté du tableau, les riches et puissants en prennent aussi pour leur grade. On obtient alors des personnages intéressants qui, à défaut de rester dans les mémoires, s’intègrent parfaitement à l’histoire. Un peu trop, peut-être, les utilisateurs de magie font quelque peu artificiel tant ils me donnaient une impression de présence anecdotique dans l’univers, en dehors de leur implication dans l’histoire.

The Straight Razor Cure of Daniel Polansky

Couverture de la version originale

Mais le vrai intérêt du roman, c’est bien Prévôt, un quasi-héros de guerre et fidèle serviteur de la nation qui est tombé au fond du caniveau. C’est son histoire, sa vie, son enfance orpheline, son passé guerrier qui revient au galop le temps d’un flashback, ses descentes sur son territoire, les relations qu’il a avec les autres personnages… C’est tout ces éléments qui apportent les qualités de ce récit. L’histoire du roman n’est un peu qu’un prétexte pour le mettre en scène, même s’il l’on regrettera que les motivations premières qui le poussent à enquêter soient un peu flous. Le Baiser du Rasoir bat au rythme de Prévôt, sur un rythme un peu erratique de ce junkie notoire qui sniff des trucs pas nets. On enchaîne les passages d’actions avec d’autres un peu plus axés sur la réflexion. Les bastons et autres joyeusetés violentes sont plutôt bien mises en scène, sans confusion, et reflètent la manière de penser du personnage, dans leur rapidité et leur astuce.

Le Baiser du Rasoir, Basse-Fosse Tome 1, de Daniel PolanskyLorsque l’on en vient à l’intrigue, je resterai un peu mitigé sur le sujet, on sent venir la conclusion et le coupable à des kilomètres, c’est un peu téléphoné et dommageable vu que l’auteur tente tout de même de semer des fausses pistes. Un point crucial à améliorer dans la suite, de peur de blaser le lecteur avant la fin. Reste tout de même le cheminement et les déductions du héros vers le dénouement, qui s’enchaînent avec logique malgré le défaut précédemment cité.

Au final, on se retrouve avec un premier tome que j’ai pour ainsi dire dévoré. Le Baiser du Rasoir de Daniel Polansky nous propose un personnage principal charismatique, un cheminement dans l’histoire prenant, et il ne me reste qu’à attendre le tome 2 de Basse-Fosse, qui sera sans doute surprenant au vu du peu de pistes laissées ouvertes en fin de tome. 2012 s’annonce comme une excellente cuvée littéraire avec des bouquins de cet acabit.


Matricia de Charlotte Bousquet

dabYo dans Critiques, Livres le 6 mars 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Matricia est un roman de Fantasy de Charlotte Bousquet sorti en fin d’année précédente aux éditions Mnémos. Il s’agit là du troisième tome sorti à ce jour se déroulant dans l’univers de l’Archipel des Numinées de l’auteur, ces derniers pouvant se lire indépendamment. C’est d’ailleurs ainsi que j’avais pu lire Cytheriae, qui m’avait largement séduit et faisait partie de mes lectures préférées de 2010, entre temps récompensé par un prix des Imaginales. Le tout est encore une fois accompagné d’une superbe illustration d’Elvire de Cock. C’est donc avec une certaine hâte que je me suis lancé dans cette lecture. Synopsis.

Matricia de Charlotte Bousquet de E De Cock

Dionisa s’apprête à mettre une fin à la peste qui dévore petit à petit l’archipel des Numinées, en tuant son oncle Alino qui s’est voué corps et âme à une entité des plus démoniaques. De son côté, Angelo di Larini, nécromant de son état, a été envoyé par son ordre en mission pour trouver des indices sur la façon de lutter contre ce mal. Mais il est bien peu probable qu’il arrive à en réchapper, tant cette mission semble plus être une manière pour l’ordre de se débarrasser de lui qu’une réelle tentative de lutter contre le Mal.

Il faut avouer que comme pour Cytheriae, le lecteur met un peu de temps à situer tous les personnages que l’on va retrouver. En effet, comme je le disais, les tomes sont largement lisibles indépendamment, mais en contrepartie, il n’y a pas de lien fort entre les différents tomes. Seul l’univers, les quelques éléments qui s’y rattachent et le mal qui rongeait peu à peu l’Archipel sont dans les deux, bien qu’il y ait évidemment un ordre chronologique. On y retrouve quelques personnages, mais ces derniers n’étaient qu’évoqués voir esquissés dans les précédents tomes. J’évoque ici le personnage d’Angelo di Larini, charismatique nécromant de Cytheriae que l’on n’entrevoyait qu’à peine.

Charlotte Bousquet

Charlotte Bousquet

Ici, il prend le rôle de second personnage principal, puisque nous allons suivre son aventure sur l’île de Matricia. On y découvre un peu de son passé sans trop s’y aventurer non plus, et il garde tout le charisme qui lui sied. Ce tome va d’ailleurs un peu plus s’étendre sur ses pouvoirs et ses capacités de nécromant. Il pouvait déjà passer dans l’autre monde, il peut aussi désormais utiliser des amulettes contenant âmes et autres êtres. Là dessus l’auteur ne s’étale pas vraiment, et il n’y a pas de réelle explication sur le comment du pourquoi. Ce n’est pas vraiment gênant, là dessus Matricia mise plus sur l’ambiance générale de désolation que l’on ressent à la lecture, bien que l’univers et la mythologie de l’archipel des Numinées soit plus présent, au travers des diverses croyances et de l’opposition entre le Mal et le Bien.

Mais si on retrouve le nécromant, c’est bien Dionisa qui est l’héroïne de notre roman. J’avais pu découvrir le personnage dans la nouvelle de Charlotte Bousquet parue dans Victimes et Bourreaux, que j’avais plutôt bien appréciée. Ici, le personnage s’émancipe, notamment grâce à un savant artifice de narration: le roman s’articule autour du duel qui l’oppose à son oncle, Alino. Mais ce duel est particulier pour les sorciers, ces derniers tirent des lames de tarot, les obligeant à retourner et compter une bribe de leur passé en rapport avec la signification de la lame.

C’est ainsi que Charlotte Bousquet va réussir à nous raconter l’histoire tragique de Dionisa sans que le tout ait l’air superficiel ou trop rapide. On entrevoit les passages clefs de la vie de notre sorcière au travers de récits narrés à la première personne, et se déroulant bien souvent dans un univers que l’on pourrait qualifier de mondain. C’est d’ailleurs ce qui posera le plus souvent problème à la compréhension, car le monde dans lequel elle évolue est constitué de nombreux personnages et noms, et l’auteur ne prend bien évidemment pas le temps de tous les introduire. On doit donc faire le tri, mais cela permet de garder le dynamisme des scènes. Je dois avouer que ces passages sont tout bonnement passionnants, souvent tragiques et très prenants. Je les ai dévoré, tout comme j’ai dévoré les bribes de mémoires évoquées par Alino, son adversaire.

Comme je le disais, Matricia de Charlotte BousquetMatricia comme le tome précédent mise particulièrement sur l’ambiance, et il faut dire qu’elle est vraiment très forte. La qualité de l’écriture est au rendez-vous, il n’y a pas de moment plus faible que d’autre, le niveau est homogène et très élevé. A aucun moment lors de ma lecture je ne me suis ennuyé, ou je n’ai pas eu envie de découvrir la suite au plus vite. Le roman de Charlotte Bousquet fait partie de ces titres que vous pourriez bien lire d’une traite si vous en aviez le temps. Le duel et la quête d’Angelo en parallèle sont vraiment prenants.

Au final, Matricia est pour moi un roman sans faute. L’ambiance est un peu différente de celle de Cytheriae, l’oppression est différente, la cruauté aussi. Ce sont là deux romans qui ont de nombreux points communs, mais qui sont loin d’être de simple redite. Charlotte Bousquet ne se contente pas de nous livrer le même type de livre avec une trame différente, mais bien une toute autre expérience, peut être un peu plus classique mais tout aussi prenante. Bref, vous l’aurez compris, lisez Matricia.


Dans l’Antre des Esprits de Olivier Bidchiren

LuxtExMachina dans Critiques, Livres le 24 février 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Dans l’Antre des Esprits est un recueil de nouvelles écrites par Olivier Bidchiren et publié l’année dernière en poche aux éditions Lokomodo. L’ouvrage avait été précédemment publié aux défuntes éditions Nuit d’Avril, comme d’autres romans très appréciés ici, comme Angemort ou Marches Nocturnes. Olivier Bidchiren regroupe ici dix nouvelles, passant de la Science Fiction au Fantastique, en faisant des petits détours vers les mythes ancestraux, le tout illustré par Sébastien Bermès. Pas de synopsis, recueil oblige.

Dans l'Antre des Esprits de Olivier Bidchiren

On retrouve donc dans ce livre des nouvelles très différentes. Aucune ne se ressemble, tant par le style que dans l’histoire. Au final on arrive à un livre assez varié mais qui possède plusieurs points noirs. Car bien que l’auteur arrive à se renouveler à chaque histoire, je dois bien avouer qu’aucune ne m’a vraiment marqué. Je n’ai pas retrouvé ce soupçon d’émerveillement que je retrouve lorsque je lis de livres de nouvelles, surtout de Fantasy et de Science-Fiction.

A la fin de chaque nouvelles, je me suis demandé ce qui c’était passé, où avait voulu en arriver l’auteur. Chaque fin apporte une part de réflexion, que je trouve peut être un peu trop grande. Je ne dis pas qu’il doit tout expliquer au lecteur, mais je trouve qu’il laisse trop de choses inexpliquées et qui auraient peut être permis de mieux apprécier ces histoires.

De ce fait j’ai vraiment eu du mal à lire et finir Dans l’Antre des Esprits. Comme je l’ai dit auparavant, rien ne m’a marqué et malheureusement, je ne pense pas qu’il restera longtemps dans ma mémoire. Voila une sélection des nouvelles les plus intéressantes:

Les Conquérants de la foi

Une personne s’en va voir un marabout afin de régler ses « petits » problèmes. Incapable de les résoudre, il va finir par devenir l’instrument de puissances supérieures, ce qui ne sera pas sans rappeler au lecteur d’autres auteurs.

Voila la première nouvelle du livre, et je l’ai choisie car je trouve  qu’elle montre le ton de tout ce que l’on va retrouver après, et de ce que je reproche au recueil. On est face à une histoire bien structurée, mais manquant de développement et apportant une fin qu’on pourrait qualifier de bizarre, incompréhensible pour mon pauvre petit cerveau et qui m’a laissé en quelque sorte sur le carreau.

Parole silencieuse

Knut Amundsen est un peintre vivant à côté de la dernière demeure de Léonard de Vinci. Il doit réaliser une réinterprétation de la Cène, mais son inspiration lui fait défaut. Alors quand comme par magie, Jésus l’aide par l’intermédiaire de messages envoyés sur son ordinateur, il ne peut qu’accepter l’honneur qui lui est fait de prendre sa place pendant quelques heures et ainsi finir son œuvre.

Alors vu comme ça, l’histoire peut paraître assez bizarre, mais pourtant c’est l’une de celle que je préfère. Olivier Bidchiren arrive à se jouer du personnage et de nous en même temps d’une très belle manière. C’est peut être celle aussi qui est la plus compréhensible et dont les points négatifs que j’ai déjà raconté sont les moins prononcés. Le genre de nouvelles qui me frustre d’autant plus puisque j’ai l’impression d’être passé à côté des autres.

Dans l'Antre des Esprits de Olivier BidchirenAu final, vous l’aurez compris, j’ai été déçu par Dans l’Antre des Esprits. Bien qu’amateur de recueil et en lisant plutôt beaucoup dans le genre Fantastique ou Science-Fiction, celui ci n’a pas réussi à m’inspirer et j’ai vraiment eu du mal à le finir.

J’aurai trouvé plus intéressant de développer un peu plus les histoires et de moins pousser à la réflexion. Je trouve dommage d’avoir une mauvaise impression alors que les idées sont quand même là, et je me dis qu’il en manquait pour que j’apprécie bien plus.


Le cinquième jour de Maud Tabachnik

Serafina dans Critiques, Livres le 13 janvier 2012, avec 5 commentaires
Critiques

Le cinquième jour est un roman de Maud Tabachnik sorti en 2001. A vrai dire, malgré sa couverture plutôt sympa, rien ne m’aurait dirigée vers ce livre si un collègue ne me l’avait pas conseillé et prêté, les mots « tueur cannibale » ayant le même effet que « bio de rockstar héroïnomane » chez moi. Au mépris de ma PAL plus que conséquente et des deux livres déjà entamés, je me suis jetée dessus. Synopsis ?

Le Cinquième Jour de Maud Tabachnik

Gloria, une jeune fille, suit un presque inconnu pour un prétendu anniversaire. Elle ne reviendra jamais. La police de New York est particulièrement impliquée sur ce cas, on ne rigole pas avec les enlèvements d’enfants. Plus tard, un prostitué est retrouvé mort et mutilé. Rien ne relie en apparence les deux victimes, et pourtant … Stan Levine est inspecteur, bon père de famille, il prend la chose à cœur et s’engage à la poursuite du tueur.

Maud Tabachnik

Maud Tabachnik

Il faut le reconnaitre , je ne lis pas énormément de Thriller, mais celui ci suit les codes du genre : chapitres courts, alternance de point de vues, suspens, cliffhangers. Ceci dit, les codes sont bien maitrisés, et du coup servent vraiment le récit. Les chapitres courts donnent un coté haletant, le fait de suivre les deux personnages fait évidemment dévorer les pages, le lecteur attendant avec impatience le moment où les deux vont se croiser.

Le style est très direct et ne fait pas dans la douceur. Contrairement à ce que son nom laisse penser, et au vu de l’endroit où se place l’intrigue, New York, Maud Tabachnik est bien française . Son écriture est très réaliste les dialogues sonnent bien, c’est vif. Si l’intrigue est évidemment au centre du roman, les personnages  ne sont pas reste et sont plutôt bien crédibles.

L’atmosphère de New York est très bien retranscrite, que cela soit la chaleur en été, les quartiers ou bien les luttes de pouvoir entre hauts dignitaires, j’ai trouvé que c’était très bien fait et très immersif. Traiter d’un serial-killer cannibale avec un style aussi cru et direct pourra en choquer certains. On n’est pas au point du Corps Exquis de Poppy Z. Brite, mais tout de même je pense qu’il ne s’agit pas d’un livre à mettre dans toutes les mains. L’histoire est inspirée de celle de Albert Fish, serial-killer du début du XXème siécle, alors que Le Corps Exquis s’inspire plutôt de Jeffrey Dahmer et Denis Nilsen. L’intrigue en elle même est vraiment bien menée, haletante et sans le moindre temps mort, jusqu’au final, assez surprenant et pas du tout tel qu’on l’attend.

Le Cinquième Jour de Maud TabachnikBref c’est un sans faute pour ce Thriller. J’ai dévoré les 300 pages qu’il compte en deux jours. Je ne peux donc que vous le conseiller, surtout qu’il est sorti en poche aux éditions Le Livre de Poche et donc tout à fait accessible. Personnellement, j’ai bien envie de lire d’autres livres de l’auteur, notamment son Memoires d’un Bourreau qui traite de la Shoah, ou J’ai vu le diable en face au sujet des meurtres de Juarez. Une très bonne découverte, si vous ne connaissez pas cette auteur, je ne peux que vous encourager à la découvrir. A noter qu’apparemment on peut retrouver certains personnages et l’univers dans un autre de ses romans, Ne vous retournez pas.


On fini cette rétrospective 2011 avec les films et les séries que l’on aura vu cette année, qui nous aurons particulièrement plu et que l’on devrait garder en mémoire. 2011 a été marquée par l’arrivée de notre (excellente !) série Silence, ça tourne, et si sa régularité est plutôt chaotique et a peut être entraîné une baisse de régime côté critiques, elle nous a surtout permis de parler d’un peu tout ce que nous avons regardé. Et nous en avons vu beaucoup, cette année.

Rétrospective if is Dead 2011
Le top littéraire de 2011
Le flop littéraire de 2011
Le top du top littéraire de 2011
Les films et séries de 2011
Mots-clef de 2011

Films: Black Swan, Discours d’un Roi et Harry Potter

Cette année 2011 a tout d’abord commencé avec la sortie au cinéma de deux très bons films. D’un côté d’abord, on retrouve Black Swan, un nouveau film inspiré du lac des cygnes avec notamment Natalie Portman et Vincent Cassel. Je dois dire que j’étais plutôt perplexe, aller voir un film principalement centré autour du ballet et de la danse classique, mouais. Mais force est de constater que la réalisation de Darren Aronofsky est tout simplement géniale. Avec une caméra plan serré des plus réussies, angoissante à souhait, et une histoire qui instaure le doute, la folie et la peur dans le spectateur, on a là un excellent Thriller qu’il faut absolument voir. Et puis, il faut avouer que la prestation de Natalie Portman est plutôt très bonne.

Natalie Portman dans Black Swan
Dans un tout autre genre, on pouvait aller voir Le Discours d’un Roi au cinéma, en version originale pour mieux apprécier. Annoncé comme un des films anglais à plus gros budget depuis longtemps, le film mets en scène le feu roi George VI qui était à la tête de l’empire britannique durant la seconde guerre mondiale. L’histoire que, je dois l’avouer, je ne connaissais pas est vraiment passionnante et prenante. On se prend d’affection pour ce prince qui ne semble pas être capable malgré lui d’assumer le rôle le plus basique de la fonction d’un roi, parler avec éloquence et grâce à ses sujets. Et du coup, derrière les strass de la royauté on y voit l’histoire d’un homme, confronté à ses limites et dont le devoir est de surmonter son handicap. Vraiment très touchant, très drôle, et qui vous mets tout de même les larmes aux yeux.

On aurait pu citer pas mal d’autres films qui nous ont marqué, mais ce sont en général des rattrapages de notre inculture, avec par exemple Les Infiltrés de Martin Scorsese. Les rares films qui ont réussi à nous tirer au cinéma nous ont plutôt laissés perplexes, notamment côté Imaginaire avec Captain America et Tron, ou encore le très moyen Au-Delà de Clint Eastwood. Finalement, le seul vrai évènement, c’était l’arrivée de la deuxième partie de Harry Potter et les Reliques de la Mort, lui aussi plutôt moyen, bien que la fibre diehard fan nous ait aidé à mieux l’apprécier.

Mais il est certain que c’est Conan le Barbare qui obtient la palme du film qui nous marquera le plus sur l’année. Dans le mauvais sens, bien entendu. Avec un scénario tenant sur un post-it, un charisme d’huitre pour environ tous les acteurs du films, et une cohérence à toute épreuve, il prend par la même la place de meilleur nanar de Fantasy à une autre pointure du genre… Oui, on parle bien de l’adaptation de Solomon Kane.

Séries: Game Of Thrones, Mad Men, Gossip Girl et The Good Wife

Comment parler des séries de 2011 sans citer en premier Game Of ThronesPremière saison de l’adaptation du Trône de Fer sur petit écran, et déjà un sacré succès. Succès auprès du public déjà, bien qu’on soit loin des cadors du genre, mais succès critique aussi, et là, tout genre confondu. On pourra se féliciter que l’esprit de la série de George R.R. Martin ait pour le moment été très respecté, avec quelques digressions mineures tout au plus, et une qualité au rendez-vous surtout. Bien tourné, avec de bons cliffhangers, cela a été pour nous l’occasion de repartir un peu dans la série en attendant l’arrivée français du 13ème tome, Le Bucher d’un Roi. Cette année 2012 devrait être marquée par la diffusion de la seconde saison, on l’espoir.

Game Of Thrones

On poursuit avec Mad Men dont on a littéralement dévoré les saisons 1 et 2 après s’être embarqué à bord de la vie de Don Draper. Bien que sans doute historiquement quelque peu inexact, cela donne tout de même une idée de ce qu’était la vie au temps des années 60 aux États-Unis, et les progrès qui ont survenu depuis. La palette de personnages est vraiment très bonne, leurs histoires très prenantes bien qu’elles ne soient finalement que des histoires de vie de tout les jours. Et puis bon, il faut avouer que Don Draper a une sacrée classe.

Serena dans Gossip GirlDécouvert fin 2010, on aussi regardé cette année près de trois saisons de … Gossip Girl. Aucune idée du pourquoi nous nous y sommes mis, ce qui a bien pu nous passer par la tête pour vouloir voir cette série pour teenagers. Mais voilà, il faut avouer que c’est plutôt marrant à regarder, somme toute assez bien foutu et on fini par s’attacher à certains personnages. On a même suivi la saison 5, c’est dire. Force est de constater tout de même que les histoires semblent toujours être les mêmes, mais cela reste moins visible qu’avec un Glee par exemple, dont la deuxième saison nous a clairement déçu.

Au registre des séries décevantes, on pourrait aussi citer The Big Bang Theory que l’on regarde plus par habitude qu’autre chose. Au contrario, on retrouve The Good Wife qui malgré un départ en demi teinte a réussi à nous attraper sur sa saison 2. C’était d’autant plus surprenant que nous n’avons jamais vu la fin de la première saison. Mais avec un meilleur dosage entre défense à la cour et histoires personnelles, il faut avouer que la série a beaucoup pour elle. Et puis c’est de loin celle qui colle le plus à ce que l’on peut voir dans les journaux.

Et vous ?

Du coup, et vous, qu’avez vous regardé en 2011 ? On espère au moins vous avoir convaincu d’aller regarder la première saison de Game Of Thrones au plus vite.


Nous voici réunis pour la deuxième partie de ce compte rendu et bilan de l’année 2011. Après vous avoir présenté le top littéraire 2011 de chacun de nos rédacteurs, on va s’intéresser au sujet qui fait grincer des dents, qui déchaîne les polémiques et qui pourtant représente une part non négligeable du blog: ce que l’on n’a pas aimé lire. On n’a pas toujours de la chance, et parfois, attirés par une belle couverture, ou maudits par un présent empoisonné, on tombe face à des livres qu’on aurait préféré ne pas lire. Si on l’avait su avant, bien entendu…

Rétrospective if is Dead 2011
Le top littéraire de 2011
Le flop littéraire de 2011
Le top du top littéraire de 2011
Les films et séries de 2011
Mots-clef de 2011

dabYo: Palimpseste, Chronique du Soupir et Tuer le Père

Chronique du Soupir de Mathieu GaboritJ’ai lu cette année des livres assez moyens, qui ne font pas particulièrement partie du flop de l’année, même s’ils ne resteront pas gravés dans ma mémoire non plus. On peut par exemple citer le premier tome des Nobles Morts, Dhampir, ou encore Palimpseste de Charles Stross.

Mais parmi ces livres moyens, celui qui m’aura le plus déçu est sans aucun doute Chronique du Soupir de Mathieu Gaborit. J’ai trouvé le roman qui marque le retour de l’auteur relativement fade et ennuyeux. Il ne m’a pas du tout donné envie de continuer cette sorte d’épopée héroïque, et c’est dommage car il y avait beaucoup de bonnes idées. Des bonnes idées à peine survolées, malheureusement, dû au format sans doute, mais aussi à beaucoup de divagations de la part de l’auteur sur les sentiments souvent stéréotypés de ses personnages. Une autre fois, peut être.

Tuer le Père de Amélie NothombCeci dit, s’il me fallait élire le flop de cette année 2011, ce serait sans aucun doute Tuer le Père d’Amélie Nothomb. Lu en moins de deux heures à tout péter, cette nouvelle qui a été passée en roman au prix fort par l’éditeur histoire d’avoir quelque chose pour la rentrée littéraire est tout ce qui caractérise le plus la lecture-m’as-tu-vu: un auteur pseudo-cynique, des références intellectuelles dans chaque chapitre, et pas plus de 100 pages pour que ça ne prenne pas trop de temps à lire non plus. Le pire, c’est que ça se vend bien. On lit ça sans trop se poser de question, se demandant à quel moment ça va bien pouvoir devenir intéressant, soupirant à chaque référence inutile, jusqu’au moment où l’on lit la dernière phrase: tout ceci n’était que du bluff. Cool.

Enfin, plus au rayon des déceptions cette fois, je ne peux m’empêcher de citer Soeur Onden de Pierre Bordage, le quatrième tome de la Fraternité du Panca. Certes, il fait partie de mon top de l’année, mais il reste difficile de ne pas être déçu tant l’auteur m’a semblé se laisser aller à la facilité. Cela reste un très bon livre, hein.

illman: Honor Harrington

L’Ennemi dans l’ombre, Tome 1, de David Weber2011 ce n’était pas que du bon avant la fin du monde, il y a eu aussi quelques ratés, et du pas ragoutant. dabYo, je te hais de m’avoir filé du David Weber à lire, ce récit dans l’univers d’Honor Harrington m’a sévèrement refroidi en début d’année. L’Ennemi dans l’Ombre n’est pas si mauvais mais il faut vraiment aimer le genre, ce mélange de lenteur, de politique et de description de gros missiles, ce qui n’est pas mon cas.

Plus au rang des déceptions, je mettrais Metro 2034 de Dmitry Glukhovsky. Après l’énorme Metro 2033, qui était mon préféré de l’année dernière, je m’attendais à vraiment mieux de la séquelle de ce très bon roman. Moins ambitieux, moins intéressant, il est certes bon mais ça n’a pas suffit à rallumer l’étincelle.

Heureusement pour moi, rien de totalement moisi n’a été à mon programme, ça a intérêt à continuer pour 2012.

Serafina: La Vampire, Notre-Dame-aux-Ecailles et La Bible Gothique

Sang Noir, La Vampire Tome 2, de Christopher PikeJ’ai lu pas mal de choses très moyennes cette année. Sérieusement je me demande même pourquoi je continue à lire certaines de séries avec l’espoir fou que cela s’améliore. Enfin, je suis mauvaise langue car si Merry Gentry m’a fait beaucoup râler l’avant dernier tome paru jusqu’à présent, L’Etreinte Mortelle, sauve les meubles et devient intéressant. A suivre pour 2012.

Par contre La Vampire de Christopher Pike est directement élu pire série de Bit-Lit depuis longtemps, entre l’écriture encore plus mauvaise que celle de Charlaine Harris dans La Communauté du Sud, simpliste au possible et son personnage Mary Sue à mort, je n’ai pas dépassé le deuxième tome malgré de belles couvertures et de bonnes idées comme ces références à la mythologie hindoue.

Notre-Dame-aux-Ecailles de Mélanie FaziEn seconde place de ce flop, on trouve Notre-Dame-aux-Ecailles de Mélanie Fazi, l’auteur donnant plus dans la masturbation littéraire à coup de belles tournures qu’autre chose, saupoudrez le tout de psychologie de comptoir et de jolis clichés, vous obtenez un recueil de nouvelle que je ne vous recommande absolument pas.

Enfin La Bible Gothique de Nancy Kilpatrick aux éditions Camion Noir se doit de figurer aussi dans ce top. Traduit avec les pieds (et encore), cela n’aide réellement pas cette encyclopédie qui devrait s’appeler fourre-tout. L’auteur mélange tout et n’importe quoi, fait du cliché à foison pour ne presque pas parler des origines du mouvement, la musique, quand même ! Seul intérêt : les interviews de Sire Cédric alors peu connu et ses photos clichés de golgoth. Mince attrait.

Et vous ? Qu’est ce qui vous a déçu en 2011 ?

Du coup, encore une fois, on fait appelle à votre témoignage. Vous avez bien dû avoir votre lot de déception non ? 2011 n’a pas vu l’arrivée de la relève de Twilight, mais il y a bien dû y avoir quelques mauvaises expériences de ce côté là…


Il y a plus de deux ans, je vous confiais mon amour pour Le Château Noir, deuxième tome des Annales de la Compagnie Noire de Glen Cook. Cette excellente série de Dark Fantasy est en cours de publication chez l’Atalante depuis 1998, et disponible en poche à partir de 2005 chez les éditions J’ai Lu. La Rose Blanche en est le troisième tome, et je dois avouer que si les plannings de lecture d’if is Dead n’étaient pas aussi chargés, c’est bien avant que je l’aurai entamé. Et pour cause, les péripéties de Toubib et ses frères d’armes sont addictives. Synopsis.

The White Rose, Black Compagny, Glen Cook

La Compagnie a payé un lourd tribut sous les ordres de la Dame, si grand qu’elle a bien fini y rester. Ils ne sont plus qu’une centaine sous les ordres du commandant, et Toubib, Elmo et les trois sorciers en sont encore, bien entendu. On ne quitte pas la Compagnie quand elle nous a adopté. Même quand cela fait presque deux ans que l’on vit comme des rats dans les grottes de la Plaine de la Peur en attendant, patiemment, le retour de la comète. Mais cette dernière n’est pas près d’arriver, et il va falloir tenir le siège que les troupes impériales sont entrain de mettre en place, peu à peu.

Comme vous vous en doutez, je suis déjà tout acquis à la cause du roman de Glen Cook et cette chronique va fortement le faire ressortir. J’ai profité d’une excursion en Hollande pour le lire. Je pensais le lire sur tout le séjour, et manque de pot, je l’avais fini dès le deuxième. Il faut dire que La Rose Blanche est tout simplement un roman ultra-addictif, et cela grâce à plusieurs éléments: un univers, des personnages, et un style d’écriture bien à lui.

L’une des choses qui m’a le plus surpris, c’est à quel point l’univers est réussi et facile à revenir en mémoire. J’en avais déjà parlé, ce dernier est très dense: la magie en fait partie, mais il y a aussi toute une mythologie autour du monde dans lequel vit Toubib . Logique me direz vous, c’est le cas de la majorité des livres, et notamment dans la Dark Fantasy. Mais l’auteur a réussi à développer tout cet ensemble d’une manière exceptionnelle. De plus, grâce à la narration réussie, les lieux, les personnages, les évènements que l’on a vécu avec les personnages il y a des mois reviennent très rapidement. J’ai été surpris de tout me rappeler sans même avoir à me creuser la tête: les éléments revenaient d’eux même.

J’avais émis des critiques sur les débuts de La Compagnie Noire et du Château Noir, force est de constater que cette fois, on arrive tout de suite à rentrer dans l’histoire. C’est mieux construit, moins perdant, et ce malgré l’énorme ellipse entre ce tome et le précédent.

La Rose Blanche, La Compagnie Noire Tome 3, de Glen Cook

Illustration de la version des éditions l'Atalante de Dider Graffet. Je lui préfère celle de Johan Camou, mais je n'ai pas réussi à la trouver en assez bonne qualité...

Contrairement à de nombreux auteurs, Glen Cook ne prend pas la peine d’inventer une langue « étrangère » pour ses personnages. Ils ont souvent un nom correspondant à leur caractéristique, notamment les sorciers, réelles fondations du roman. On suit alors les « prouesses » de la Dame, du Boiteux, ou encore de Murmures. Cette façon d’appeler les sorciers, à l’opposée de la plupart des autres séries est une bouffée d’air frais. Il en va de même pour les lieux, on aimerait bien découvrir Charme ou encore Les Tumulus. J’avais reproché au Château Noir l’absence de carte. Ici encore, il y a de nombreux voyages, mais j’avoue que finalement, carte ou pas, c’était tout aussi addictif.

Cet univers ne serait sans doute pas aussi bien s’il n’était pas aussi bien retranscrit. Outre le fait que Glen Cook écrit surement très bien dans sa langue, je dois avouer que la traduction est elle aussi excellente. Cela se lit très facilement, le style à la première personne de Toubib aidant. Aussi, Patrick Couton, connu pour ses excellentes traductions pour Les Annales du Disque-Monde, s’était occupé de mettre en place les traductions des noms du premier tome, et le traducteur ayant repris le travail, Alain Robert, fait lui aussi un très bon travail.

La Rose Blanche, La Compagnie Noire Tome 3, de Glen CookLa Rose Blanche clôt le premier arc des Annales de la Compagnie Noire, nommé Livres du Nord. Et je dois avouer que le scénario est très bien taillé. La particularité de cette série, c’est que l’histoire de chaque tome peut se suffire à elle même, tout en formant un arc complet. C’est vraiment agréable et j’ai été surpris du dénouement de notre histoire, j’aurai presque un pincement au cœur de savoir que je ne foulerai peut être plus les terres du Nord avec Toubib.

Au final, que dire sinon que vous vous devez de vous plonger dans Les Annales de la Compagnie Noire ? Avec un troisième tome réussi, c’est au moins sur un premier excellent arc que vous pouvez vous lancer. Au pire, une excellente série. Mais ça, je vous le dirai dans quelques mois, voire année, quand j’aurai pu me lancer dans le quatrième tome. La série de Glen Cook est assurément un pilier de Dark Fantasy.


C’est Lundi, que lisez vous ? #8

Serafina dans Actualités, Livres le 11 juillet 2011, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. Après deux semaines de Hellreport 2011, retour de la littérature sur if is Dead.

dabYo

Ça y est, j’ai enfin fini l’anthologie des éditions Mnémos pour les Imaginales, Victimes et Bourreaux. Faut dire que le retour du beau temps et des chaises pour lire au soleil a aidé. Au programme donc les trois dernières nouvelles du roman:

Victimes et BourreauxTout d’abord celle écrite par Lionel Davoust que je dois dire, j’attendais avec impatience. J’étais un des rares de l’équipe a n’avoir jamais rien lu de ses écrits, c’est désormais chose corrigée. Et je dois avouer que j’ai été plutôt charmé par la plume et l’histoire que nous offre sa nouvelle, Au-delà des murs. D’abord, parce que l’univers est intéressant, la narration aussi, l’univers et surtout l’approche de la thématique. Mais aussi et surtout parce qu’il réussit avec brio là où ses compères ont échoués: l’univers ne nous perd pas, les noms des personnages ne choquent pas, la narration est exceptionnellement claire, et la taille du texte bien choisie. Bref, je pense que c’est là ma nouvelle préférée du recueil.

Vient ensuite celle de Paul Beorn, intitulée Le Démon Mémoire. Il était difficile de passer après la précédente nouvelle, heureusement, celle ci est assez réussie. Si la nouvelle ne brille pas par son traitement du sujet, on assiste à une banale scène de torture, la narration des évènements concernés est plutôt bonne et intéressante. Une nouvelle rafraichissante en quelques sortes.

Et enfin, dernière nouvelle du roman, Mazbaleh de Xavier Mauméjean. Elle doit faire appel à des perceptions qui me sont inconnues, car elle m’a laissé complètement de marbre. Dommage, pour une fin de recueil.

illman

J’ai pas pu m’empêcher : direct après avoir fini de lire le second tome de Fils des Brumes de Brandon Sanderson, je me suis précipité en ville pour acheter le dernier tome de cette trilogie, j’en suis à un bon quart de l’histoire. Il y a un changement de ton, je trouve ça un peu en deçà des précédents pour l’instant. J’ai fini d’écrire la chronique du deuxième tome, ça ne devrait pas mettre trop longtemps à vous arriver sous les yeux.

J’ai aussi lu le premier volume du comics The Authority aux commandes de laquelle se trouve mon scénariste préféré, Warren Ellis. J’ai aussi un ou deux manga/manwha sous le coude, notamment Ares, excellent, et The Innocent, qui ne vaut principalement que par la campagne marketing qui avait accompagné sa sortie, dont vous risquez d’entendre parler sous peu sur if is Dead.

Serafina

Le Sang des Anges, Chasseuse de Vampires Tome 1 de Nalini SinghCette semaine, mon « C’est Lundi » va être chargé. En effet, j’ai terminé Le Sang des Anges, le premier tome de Chasseuse de Vampire de Nalini Singh, que j’ai beaucoup apprécié et dont la chronique devrait paraitre cette semaine. J’ai ensuite enchainé avec Deus in Machina de John Scalzi, que j’ai terminé dans la foulée, qui est un court roman (140 pages) de Science-Fiction aux éditions l’Atalante. Je dois dire que j’ai trouvé l’univers extrêmement intéressant et bien fait, je regrette cependant d’avoir eu l’impression d’être face à une critique un peu trop manichéenne de la religion.Bref, au final, un avis en demi-teinte mais j’aimerais bien relire des écrits de cet auteur.

Puisque je suis une fangrill et que le 13 janvier approche, j’ai ressorti mon septième et dernier tome de Harry Potter, Harry Potter and the Deathly Hallows, dont j’ai relu la partie correspondant au film qui sort cette semaine, les 300 dernières pages environ. Évidemment, j’ai trouvé cela extrêmement bon, extrêmement émouvant, et l’enthousiasme reste intact bien que je connaisse l’histoire par cœur. J’ai hâte de voir le film. Enfin, je commence tout juste Piège d’Outre-Tombe, le 2ème tome des Mystères de Harper Connelly par Charlaine Harris, dont j’avais adoré le premier tome, Murmures d’outre-tombe. Esperons que le tome 2 soit à la hauteur !


Hellfest 2011: Jour 3 [HellReport11]

Serafina dans Concert, Musique le 2 juillet 2011, avec 3 commentaires

C’est partie pour le dernier article de ce HellReport 2011, celui qui concerne le troisième et dernier jour du Hellfest 2011, le dimanche. Comme chaque année quasiment, c’est notre journée la plus chargée, celle où nous enchaînons le plus de concerts. C’est bien entendu celle aussi où l’on ressent le plus de fatigue, les nuits du camping, même lorsque les métalleux bourrés nous épargnent leurs débats, ne sont jamais de tout repos. Heureusement, les fêtards aussi la ressentent, et cette avant dernière nuit au camping fut des plus calmes.

Jour 3 du Hellfest 2011

La journée commence malheureusement par une légère averse et du vent, ce qui nous fait craindre le pire. Bien heureusement, si la journée sera loin d’être aussi chaudes que celle de l’édition 2010, c’est plus ou moins sans accros météorologique qu’elle se déroulera. Ça tombe bien et devrait nous permettre de partir avec une bon souvenir en tête de cette édition. Comme d’habitude, si vous souhaitez voir l’ensemble de nos photos de la journée, c’est vers notre articles sur les photos du troisième jour du Hellfest 2011 que vous devez vous tourner. Place aux concerts.


Morne
Zuul FX
Turisas
Red Fang
SUP
Arkona
Firewind
Orphaned Land
Loaded
Ghost
Pain of Salvation
Anathema
Mr. Big
Judas Priest
Korpiklaani
Therion
Ozzy Osbourne
Kyuss Lives!

Lire la suite de l’article Hellfest 2011: Jour 3 [HellReport11]