Motocultor 2013: Jour 1 [MotocultorReport13]

Live report d'Enslaved, Eluveitie, DevilDriver et Crucified Barbara au Motocultor 2013

dabYo dans Concert, Musique le 18 septembre 2013, avec aucun commentaire

Après avoir loué la superbe organisation de cette édition 2013 du Motocultor, il était temps de passer aux différents live-report. Cette année encore, c’est avant tout pour une poignée de groupes que nous aimons beaucoup que nous sommes venus. Et ce premier jour en comportait trois: Enslaved, Eluveitie et DevilDriver. Enfin, surtout Eluveitie.

Eluveitie au Motocultor 2013

On arrive un peu avant l’ouverture, la file d’attente est déjà bien longue et on a bien failli rater le début de leur set. Mais c’est surtout le temps qui était inquiétant puisque le soleil et la canicule du Motocultor 2012 ont laissé place à un ciel couvert de nuages. Pour retrouver nos photos de cette première journée c’est par ici et ici.

Sticky Boys
System Divide
Endstille
Crucified Barbara
Enslaved
Eluveitie
Devildriver
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Le dernier jour du Hellfest 2013 était venu et c’est pour le moment un week-end avec un temps plus que clément et agréable que nous avons eu. Après un premier jour au sec et de petites averses seulement le samedi, ce dimanche aura confirmé la bonne météo, qui vient du coup mettre fin à une série de plusieurs festivals pluvieux. Il n’y a pas à dire, ne pas avoir à se soucier de la pluie, c’est un vrai plus.

Wintersun au Hellfest 2013

Cette dernière journée est bien plus légère en groupes à voir pour nous, avec un matin complètement désert où après un début à 10h30 avec Leprous, les seuls quelques groupes à nous intéresser se trouvent sous la Valley. Ca s’améliore clairement dans l’après midi, mais qu’à partir de Korpiklaani.

Leprous
Truckfighters
Treponem Pal
My Sleeping Karma
Inquisition
Cryptopsy
Graveyard
Ihsahn
Newsted
Korpiklaani
Voivod
Wintersun
Buzzcocks
Dark Funeral
Moonspell
Danzig
Volbeat
Punish Yourself
Ghost

Lire la suite de l’article Hellfest 2013: Jour 3 [HellReport13]


C’est Lundi, que lisez vous ? #97

Serafina dans Actualités, Livres le 8 juillet 2013, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Vampires & Bayous : Sexe, sang et décadence de Morgane CaussarieuJ’ai lu Vampires & Bayous : Sexe, sang et décadence, la résurrection du mythe en Louisiane, un essai de Morgane Caussarieu sur la renaissance du mythe dans le sud des États-Unis. On y analyse donc le vampire d’aujourd’hui face à celui issu de la littérature victorienne, et on analyse autant Lestat que True Blood. Si l’auteur est bien documentée, j’ai un peu de mal avec certains raccourcis que je trouve génants, des imprecisions flagrantes et des informations pas à jour. En effet, il s’agit là d’une remise en jambe du mémoire de master de l’auteur de 2010. J’aurais aimé le découvrir avant de lire la postface. Par contre, ca m’a donné plein de nouvelles choses à lire.

J’ai avancé ma bio de Clint Eastwood par Marc Eliot, qui continue d’être mal écrite, trop survolée, et catalogue. En parallèle j’ai commencé Sans Forme de Cail Carriger, le deuxième tome du Protectorat de l’Ombrelle. On est direct plongé dans l’histoire sans rappel des termes spécifiques. Pour moi qui ai lu une quarantaine de bouquins depuis Sans Âmes, j’ai eu du mal à me remettre dans le bain.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Dysmorphic, Johnny has a gun au Temps Machine à Jouès-les-Tours

Dysmorphic + Johnny has a gun le 8 mars 2013

illman dans Concert, Musique le 23 mars 2013, avec aucun commentaire

Après un automne et un hiver pauvre en concerts, on sent que le printemps arrive. Ce concert est le premier d’une longue série de concert de Metal à Tours, les tremplins pour le M Fest vont bientôt commencer. Bref dans le cadre de ses soirées TACKT (T’habites à Combien de Kilomètres de Tours), Le Temps Machine, une salle assez jeune, a décidé de programmer pour la première fois du Metal. Et ils n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère puisqu’ils ont viré dans l’extrême direct avec des groupes de Death Metal pour cette soirée du 8 mars 2013.

Johnny has a gun à Tours

De mémoire, cela doit faire depuis 2011 que Le Temps Machine a ouvert. Situé à Jouès-les-Tours, ville qui touche à Tours, et pourvu d’un parking, détail supra important, la salle n’avait jusqu’alors proposé essentiellement de l’electro, du noise rock et du hip-hop, bref rien qui ne m’intéressait réellement. Le site comporte deux salles, une grande salle et le club. C’est dans ce dernier qu’a eu lieu le concert. La salle n’est pas bien grande mais bien sonorisé et c’est aussi là que se trouve le bar.

Johnny has a gun à ToursLe premier groupe de la soirée est Johnny Has a Gun (aka JHAG), je suis venu à l’aveugle sur ce coup là et j’avoue que vu le nom, j’ai eu peur de tomber nez à nez avec un groupe de biduleCore. Heureusement pour moi, ils m’ont vite rassuré pour nous servir du Death Metal d’une qualité bien supérieure à celle que j’attendais d’un groupe local. Les gars maîtrisent ce qu’ils font, c’est carré, brutal comme il faut, le chanteur est bien dedans. D’un autre coté j’aurais pu m’y attendre maintenant que je sais qu’ils ont partagé la scène avec des gros groupes de Death du milieu comme Gorod entre autres. Votre serviteur a été tellement emballé par le concert qu’il s’est retrouvé dans un petit Wall of Death. Je n’ai pas vu le temps passer, bref un bon petit concert. Le seul reproche que je peux faire c’est qu’ils laissent des gros blancs s’installer entre les chansons, ça coupe un peu le rythme de leur prestation.

Dysmorphic a déjà deux EPs dans son escarcelle, un album à sortir bientôt et un nombre de changement dans son line-up assez conséquent pour un groupe formé en 2008. De ce que j’ai cru comprendre, c’était leur premier concert depuis un bout de temps et le chanteur a fait un sacré paquet de bornes pour être présent ce soir-là. Ils ont eux aussi partagé la scène avec Gorod, Benighted, etc… au M Fest 2012. J’avais écouté leur dernier EP avant de m’aventurer en concert et force était de constater que c’était du bon Technical Death Metal.

J’ai pu constater qu’ils étaient capables de concrétiser le même niveau en live. Le chanteur se tape la discute entre les morceaux avec le public, qui est composé pour une bonne partie de fan déjà acquis du groupe. Ils ont joué une (des ?) chansons de leur futur album et le contraste, sur celle que j’ai identifié comme nouvelle, montrent qu’ils ont encore monté d’un cran pour donner une dimension encore plus technique à leur Death. On headbang facilement sur la plupart de leur morceaux, 2-3 mosh vont se lancer ponctuellement, en clair il y avait de l’ambiance.

Dysmorphic à Tours

Musicalement la soirée était top pour le modeste amateur du genre que je suis. Mention spéciale à la sono et aux ingés sons de la salle qui ont fait en sorte que l’on ait une bonne qualité de son  pour profiter pleinement du concert. Là où c’était un poil la loose, c’est dans la quasi absence de merch et CDs, alors que les deux groupes en présence ont déjà sorti des EPs. Des T-shirts Dysmorphic étaient quand même en vente mais bon c’est un peu léger.

Bref je ne savais pas qu’on avait des groupes de Death qui envoyaient autant dans le coin, ça fait plaisir. Ne reste plus qu’à attendre l’album de Dysmorphic qui sort cette année pour consolider le tout. Et j’en profites au passage pour saluer les gens du Temps Machine qui me permettent d’aller voir un concert de Metal si près de chez moi.


Je suis né un jour bleu de Daniel Tammet

Serafina dans Critiques, Livres le 14 mars 2013, avec 1 commentaire
Critiques

Je suis né un jour bleu est une autobiographie de Daniel Tammet, autiste Asperger, synesthète et victime de ce qu’on appelle le syndrome savant. Son livre est un témoignage de sa vie, de son handicap mais aussi de sa sensibilité. Il est publié en France dans la collection Temoignages de J’ai Lu. Le bouquin m’avait été conseillé par plusieurs personnes, et j’avais justement envie d’en savoir plus, notamment sur Asperger. C’est un livre assez court (moins de 300 pages) et vu son contenu , il n’y aura pas de synopsis.

Je suis né un jour bleu de Daniel Tammet

Avant de continuer la chronique, il convient je pense de faire un peu de définitions. Asperger est un syndrome de spectre autiste haut (c’est à dire qu’il n’induit pas de retard moteur/parlé/etc) caractérisé notamment par des problèmes d’interactions sociales. Ce type d’autisme est particulièrement répandu dans les séries et les sitcom : Sheldon, Abed ou Sherlock version BBC le sont. La synesthésie est un problème neurologie mélangeant les sens. Par exemple, Daniel Tammet voir les nombres en couleur ou en textures. Le syndrome savant c’est avoir une mémoire immense, du genre pouvoir récité des dizaines de milliers de décimales de pi (sans pour autant savoir les calculer).

Daniel Tammet

Daniel Tammet

L’une des raisons pour lesquelles je voulais lire ce livre, c’est que Asperger c’est la mode. Je vois passer sur Facebook des gens qui trouvent trop cool d’avoir X% de compatibilité avec Asperger. Seraient-ils content d’avoir le même pourcentage avec, genre, la schizophrénie ? Toujours est-il que j’avais envie de voir ce qu’il y avait sous ce glamour créé par les séries, au delà du biais que représentent les personnages de fiction pré-cités.

On y découvre donc Daniel Tammet, pas clairement votre rêve de vie. L’auteur ne s’apitoie pas sur son sort, mais on le sent tout de même, sa vie n’est pas facile et son absence de compréhension des interactions sociales lui complique la vie : il n’arrive pas à passer le permis, il a énormément peiné à se brosser les dents, a tout le mal du monde à comprendre les doubles négations… Son témoignage est intéressant, car si il ne s’apitoie pas sur son sort, il n’est pas non plus très fier de ce qu’il peut faire. Il explique sa différence, et permet par là, à nous autres gens « normaux » de mieux comprendre ce trouble.

Certains seront déçus. Le syndrome savant ne veut pas dire qu’il s’agit d’un inventeur. C’est d’ailleurs la chose la plus intéressante. Ces troubles on les associe à des gens qui sont capables de révolutionner le monde, quelle déception pour certains de voir que finalement ces dons ne font pas automatiquement de vous un Einstein ou autre. Tammet n’est pas un génie au sens où on l’entend dans le langage courant. Bien qu’il soit capable d’apprendre des langues en une semaine, il n’a pas découvert la radioactivité.

Je suis né un jour bleu de Daniel TammetLe style est agréable, et assez banal, l’intérêt est vraiment l’histoire et comprendre comment cela fonctionne dans la tête de Tammet. Cependant, je pense que le livre pâtit clairement de son édition française : on y trouve des coquilles parfois impardonnables (des et/est notamment) et là où en version originale certaines lettres étaient apparemment écrites plus grosses pour nous montrer comment Tammet voyait les choses, ce qui n’est pas le cas ici.

J’ai trouvé ce témoignage très intéressant. Ça permet un peu de démystifier l’autisme Asperger, sans entrer dans l’austérité d’un bouquin médical.Il se lit très vite. L’auteur a écrit d’autres livres que je lirais sans doute avec plaisir.


Le dernier vampire de Jeanne Faivre d’Arcier

Serafina dans Critiques, Livres le 7 février 2013, avec 1 commentaire
Critiques

Le dernier vampire de Jeanne Faivre d’Arcier est paru il y a quasiment un an aux éditions Bragelonne. Avec sa couverture assez discutable, un peu trop Bit-Lit à mon goût, il ne me faisait pas spécialement envie. Mais la promesse d’une histoire de vampires, écrite par une plume française a suffit à me le faire entamer…  Synopsis ?

Le dernier vampire de Jeanne Faivre d’Arcier

Une série de meurtres étranges décime les hématologues des laboratoires de l’Inserm à Paris. La policière Christine Deroche enquête sur l’affaire. Cartésienne, elle ne croit pas trop aux rumeurs qui sous-entendent que le meurtrier aurait les dents longues… Et pourtant…

Le roman alterne entre le présent de l’enquête et les flashbacks, ceux du dernier vampire comme vous vous en doutez. Celui-ci est très lié à la révolution française et cela fait plaisir à lire, peu de romans Fantastique exploitent cette époque troublée. De mémoire, je n’ai lu que L’Échafaud pour Dracula de Fred Saberhagen à ce propos, qui avait aussi du vampire d’ailleurs. Jeanne Faivre d’Arcier est très documentée, et ces passages sont vraiment plaisants.

Jeanne Faivre d’Arcier

Jeanne Faivre d’Arcier

Cette alternance d’époque, alliée aux traits habituels des thrillers (changements de points de vues, chapitres courts, etc.), rend le livre assez rythmé. Suivre les points de vues et les suppositions erronées des personnages qui n’ont pas toutes les clés en main est un classique souvent efficace. Cependant, Jeanne Faivre d’Arcier n’est pas G.R.R Martin, et les quiproquos m’ont plus ennuyée qu’autre chose.

Certains personnages ont le mérite d’être assez originaux, à commencer par l’héroïne, femme flic, lesbienne et cartésienne. Un type de personnage assez fort et qu’on rencontre rarement. Notre dernier vampire est assez classique comme vampire, assez sombre, bref un true quoi, pas un qui brille au soleil. Malheureusement certains personnages m’ont semblé très discutable: comme la petite amie magrébine de Deroche, dont je n’ai toujours pas compris l’intérêt, et Suzanne la réunionnaise dont les dons de médium permettront de résoudre un peu trop facilement certains points. Je n’ai rien contre les personnages qui se découvrent des dons, mais là c’était un peu la solution de facilité.

Il faut ajouter à cela que le style ne m’a vraiment pas convaincue. Je trouve le style trop lourd, et les dialogues mal gérés, on passe de manière quasi épileptique d’un dialogue direct à de l’indirect, pour revenir à du direct et ce dans la même conversation. Ce qui donne des trucs comme « Mais qu’as tu mangé ? » elle lui répondit qu’elle avait mangé des dates, ce à quoi il lui demanda ce qu’elle avait but, « du vin ». C’est assez fatiguant à lire, pas du tout naturel, et ça casse totalement le rythme.

Le Dernier Vampire de Jeanne Faivre d’ArcierIl semble que ce soit le troisième tome d’une série, mais il se lit de manière totalement indépendante. Je suis un peu perplexe sur la communication autour qui n’a absolument pas fait mention des deux autres livres (peut être plus édités, mais quand même…).

Au final, je ne suis pas rentrée dans l’histoire du Dernier Vampire, je n’ai pas accroché aux personnages, et si j’ai apprécié les passages sur la révolution française et l’intrigue politique de l’époque, je n’ai vraiment pas apprécié le reste. Tellement que j’ai abandonné ce livre un nombre incalculable de fois. Je me suis forcée à le terminer car je n’aime pas laisser un livre sans le terminer, mais c’était vraiment en me forçant.


C’est Lundi, que lisez vous ? #73

Serafina dans Actualités, Livres le 31 décembre 2012, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Batman de Grant Morrison Tome 1: Héritage MauditJe continue ma petite lecture de Dracula de Bram Stoker, il m’en reste encore deux cents pages et le dénouement final. J’avoue tout de même que si le style est clair et limpide, il n’empêche que sur six cents pages, l’expression excessive des émotions et ressentis des personnages commence à me peser…

A côté de ça, j’ai lu L’Héritage Maudit, le premier tome de Batman avec Grant Morrison pour scénariste. C’est en cours de réédition chez Urban Comics et comme je ne connaissais pas vraiment l’univers du justicier de Gotham, je suis bien content de pouvoir y remédier. Ça se lit facilement et c’est plutôt très bon. A voir avec la suite.

Serafina

J’ai terminé La Communauté de l’Anneau de J.R.R. Tolkien. Comme je le disais la semaine dernière ce fut un réel plaisir, et je compte relire les deux tomes suivants dans l’année 2013. J’ai aussi (et enfin) terminé Le Dernier Vampire de Jeanne Faivre d’Arcier aux éditions Bragelonne que j’avais entamé il y a des mois. J’ai apprécié la fin, même si je dois dire que ce n’est pas un livre que je garderais en mémoire, notamment à cause du style qui m’a genée et des personnages pas franchement inoubliables.

Notre Dame de Paris illustré par Benjamin Lacombe Tome 1J’ai continué Jill Kismet Tome 1 de Lilith SaintCrow dont j’ai lu une centaine de pages. Pour le moment c’est sans temps mort et plutôt agréable. On m’a offert à Noël le coffret Notre Dame de Paris de Victor Hugo illustré par Benjamin Lacombe. Je n’avais jamais lu ce classique, ici servi par une édition magnifique et de beaux dessins. L’histoire a été coupée en deux livres et j’ai terminé le premier. Je suis très surprise, car je ne m’attendais pas à aimer l’histoire. J’avais un mauvais apriori, quelle ne fut donc pas ma surprise de trouver un style léger, des apartés aux lecteurs très Pratchettiens et beaucoup d’humour. J’ai hâte de continuer mais pour le moment c’est une excellente découverte.

J’ai profité d’un voyage en voiture pour lire la moitié du livre Heavy Metal aux éditions Hors Collection : une histoire du Metal et des biographies de cinquante groupes illustrées par de nombreuses photo live. Si les paragraphes historiques sont bourrés de répétition et ont un style laborieux, le reste est très sympa.

Ouais, ça en fait de la lecture, ça sent les vacances…

Bref, ce fut quelque chose comme le 46ème c’est Lundi de cette année, et, évidemment, le dernier de celle-ci. Aussi, outre vous demander ce que vous avez lu, on va en profiter pour vous souhaiter une bonne année 2013 !


Après son retour triomphal en librairies avec Le Bûcher d’un Roi, Le Trône de Fer de George R.R. Martin profite de la rentrée pour remettre le couvert avec Les Dragons de Meereen, quatorzième tome de la série désormais culte. Il s’agit, si vous suivez, de la deuxième partie du cinquième tome en version originale, A Dance With Dragons, sortie en 2011 mais tout juste traduite dans notre langue par Patrick Marcel. Après une remise en jambe plus qu’attendue, ces nouvelles 477 pages sont elles à la hauteur ? Pas de synopsis, et pas de spoil, c’est promis.

Le Trône de Fer Tome 14, Les Dragons de Meereen, de Georges R.R. Martin

J’avais lu Le Bûcher d’un Roi à la suite d’un sevrage forcé pendant les trois longues années qu’a mis la suite à arriver entre mes mains. Forcément, on pourrait logiquement penser que mon avis sur ce dernier n’était pas spécialement objectif. Le premier fix d’un junkie a peu de chance d’être considéré comme décevant. Enfin, en admettant qu’on puisse encore être objectif en lisant le treizième tome d’une série qui compte des milliers de pages et qui fait partie de nos épopées préférées. Du coup, j’étais beaucoup plus calme en prenant Les Dragons de Meereen entre mes mains, et bonne nouvelle: c’est du bon.

Évidement, juger d’un tome qui n’est qu’une fraction d’un ensemble qui ne devrait faire qu’un n’a pas beaucoup de sens. Je ne m’avancerai pas sur les qualités littéraires de ce tome, puisqu’elles équivalent plus ou moins exactement à celles du Tome 13. Non, la seule vraie différence, c’est que j’ai peut être appris à apprécier quelques détails sur la manière qu’a Martin de narrer son histoire. Cette façon d’être proche de notre personnage, presque dans ses pensées sans user de la première personne est tout simplement géniale. De souvenir, je ne connais aucun livre qui arrive avec autant de réussite à nous plonger dans la conscience d’un personnage tout en restant avec une narration à la troisième personne.

Das Lied von Eis und Feuer 09: Der Sohn des Greifen

La version allemande est coupée en deux tomes, ici le Tome 9 appelé « Der Sohn des Greifen »

Et c’est juste génial et jouissif lorsqu’on comprend que les détails décrits par le personnage, influencé par ses propres connaissances sont complètement faux. Seul le lecteur est omniscient, mais la qualité de son omniscience dépend avant tout de sa mémoire et de ses capacités à comprendre les non dits, à interpréter les propres interprétations de ce que voit chaque personnage. Un vrai travail de lecteur en somme. Il y a de très nombreux très bons chapitres dans ce quatorzième, qui provoquent un mélange de frustration et de jouissance. Des détails nous ont ils échappés ? Notre mémoire nous joue-t-elle des tours ? Mais que peut bien vouloir dire cette phrase ?

Le Trône de Fer Tome 14, Les Dragons de Meereen, de Georges R.R. MartinLa qualité des différents points de vue est plutôt constante et il n’y a aucun personnage désagréable. Alors certes, certains sont un peu plus intéressants, notamment lorsqu’ils bénéficient de révélations inattendues et qu’ils font partie de vos personnages favoris. Vous savez, ceux pour qui vous espérez que Martin ait assez de miséricorde pour les maintenir vivant (et en entier) jusqu’à la fin de la série. Mais à aucun moment on est tenté de sauter des pages, et certaines occasions sont habilement utilisées pour nous dépeindre un peu plus ce monde de Westeros. Là dessus on ressent clairement la suite du travail qui avait été initié dans le Tome 13.

Au final, Les Dragons de Meereen s’avère être un très bon tome, avec un rythme bien plus élevé que le précédent et son lot de révélation. Marquant le quasi retour chronologique avec Un Festin pour les Corbeaux, il continue sur la voie de son prédécesseur et creuse bien le monde de la série de George R.R. Martin. Reste que, pour le moment, il n’atteint pas les chocs émotionnels qu’on a pu avoir avec le premier ou le troisième volume. Rendez vous le 9 Janvier 2013 pour la sorti du Trône de Fer Tome 15.


This is not America de Thomas Day

Road trip sous acide

illman dans Critiques, Livres le 24 août 2012, avec aucun commentaire
Critiques

This is not America de Thomas Day est un recueil de trois de ses nouvelles qui est paru en 2009 chez ActuSF. C’est sous la direction d’Eric Holstein que ce livre va regrouper les nouvelles Cette année-là, l’hiver commença le 22 novembre, American Drug Trip, toutes deux déjà parues auparavant, et Éloge du sacrifice, la seule inédite donc. La couverture est illustrée par Diego Tripodi dans un trip Las Vegas Parano qui va parfaitement retranscrire le recueil.

This is Not America de Thomas Day

Point n’est besoin de synopsis pour ce livre, surtout que je ne pourrais pas en faire pour la troisième nouvelle vu que je n’ai pas compris grand chose au fin mot de l’histoire. Le dénominateur commun de ces trois histoires, ce sont les États-Unis sur des périodes de temps différentes, dans les parties sombres de son histoire.

Cette année-là, l’hiver commença le 22 novembre

Cette année-là est une histoire de complot revisitant à la sauce Science-Fiction un des évènement majeur du 20eme siècle. Le tout est narré à l’aide de sortes de petits huis-clos avec les personnages pour retracer le fil de l’histoire et dérouler la suite, un peu à la Reservoir Dogs. Cette nouvelle met déjà bien dans l’ambiance de l’auteur, il ne prend pas de pincettes avec ses personnages pour nous livrer des récits haletants et surprenants. Jusqu’à ce qu’il pose son point final, on ne peut être sur de rien et c’est dans un bois de cette qualité qu’on taille les nouvelles qui reste en mémoire.

American Drug Trip

Cette seconde nouvelle a une super ambiance, complètement hallucinée avec un personnage central tellement looseux qu’on le trouverait presque attachant. Pour la narration c’est le héros qui raconte son histoire à un ours qui cause… Au moins vous êtes prévenu, ça va être barré. Sans doute la meilleure des trois, l’auteur déploie des trésors d’imagination en ce qui concerne le cheminement de notre grand drogué. Attention toutefois pour les puritains, il y a un peu de sexe.

Éloge du sacrifice

Thomas Day arrive cette fois à faire un tour de force: retourner une histoire qui commençait à dégouliner de patriotisme américain hollywoodien pour en faire un mic-mac de Science-Fiction, qui nous fera traverser des grands moments de l’histoire  pour un but pas forcément très clair. Si quelqu’un pouvait se dévouer pour m’expliquer la fin de la nouvelle, ce serait bien urbain. Ça ne veut pas dire qu’elle est mauvaise, elle est même plutôt bien écrite, elle est juste un peu déboussolante avec de bons moments d’action.

This is Not America de Thomas DayLe style de Thomas Day se révèle très agréable à la lecture. Rythmé, direct, sans temps mort, sa façon d’écrire est pile comme je les aime pour me détendre. En plus ses histoires sont recherchées et sympas, que demande le peuple. Une pointe d’humour noir, acerbe et tapant dans la critique de société, saupoudré d’une pincée de dérision, c’est ce qui ne manque pas non plus et qui est un des éléments qui me pousse à encenser ce recueil aujourd’hui.

Au final, on ne s’ennuie pas une seule seconde en lisant This is not America et ses quelques 121 pages très vites dévorées, l’on y prend surtout grand plaisir. Si vous êtes réceptif aux histoires démentielles et à un degré d’uchronie léger, ce livre doit faire partie de vos lectures. Comment ai-je pu passer à coté de cet auteur français, il va falloir que je corrige ça vite.


Sine Mora de Grasshopper Manufacture et Digital Reality

La ménagerie a piqué les avions

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 20 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Sine Mora est un Shoot’em Up à scrolling horizontal disponible sur le Xbox Live Arcade, fruit de la collaboration entre les japonais de Grasshopper Manufacture et des hongrois de Digital Reality. Vous allez me dire, quoi de plus banal qu’un Shoot’em Up, et bien figurez vous que celui-ci s’est donné pour mission de renouveler l’un des plus vieux genres existants dans le monde du jeux vidéo. Et d’abord, il y a une histoire.

Sine Mora de Grasshopper Manufacture et Digital Reality

Alors bon j’avoue, je n’y ai pas compris grand chose, ça parle de vengeance, de rébellion, d’épuration ethnique et d’expériences glauques. Les personnages y sont plutôt haut en couleurs avec par exemple un bison cul-de-jatte ou encore une lapine avec un larynx artificiel, le tout humanoïde bien sûr. Chacun des personnages a le droit à une petite biographie dans les menus des modes où l’on peut choisir son pilote. Je dis pilote car ce sont des avions que l’on va diriger, chacun avec un pilote disposant d’une arme spéciale différente. La narration le long du mode histoire se fait grâce à des petites cutscenes et des écrans noirs avec texte et voix off, pas très engageant pour ce dernier.

Personnage de Sine Mora de Grasshopper Manufacture et Digital RealityLe principe de Sine Mora est de remettre au goût du jour un time attack évolué. On dispose d’un capital temps pour terminer des mini-sections, temps qui diminue à chaque coup encaissé et remonte ostensiblement à chaque ennemi défait. En parlant d’ennemis, c’est un peu le point névralgique des shoots, ils sont assez variés et les boss sont assez colossaux, souvent en plusieurs parties. Les affrontements contre ces béhémoths seront l’occasion d’observer des patterns de tirs intéressants, avec des effets de lumière sympathiques qui pourront mettre vos nerfs à rude épreuve si vous ne maitrisez pas parfaitement la hitbox de votre vaisseau. Pour info, la hitbox c’est la zone sur laquelle vous êtes vulnérable aux tirs et visibles pour chaque avion dans les menus. Certains moment d’affrontements feront cruellement penser à la difficulté des Manic Shooter en un peu plus soft si vous restez en histoire et en normal.

Pour en revenir à la difficulté, Sine Mora fait le pari de rendre le mode histoire accessibles aux novices sans lui filer des crédits infinis. Et il y réussit plutôt bien même si l’ennemi invisible, le décor, a failli me rendre fou sur certains passages. Le challenge est aussi au rendez vous via un mode difficile et cauchemar, pour en profiter on se dirigera vers les modes Arcade et Score Attack qui ne proposent d’ailleurs que ces deux difficultés, m’est avis qu’un peu d’entrainement est requis pour passer ne serait-ce que le premier niveau. On trouve un mode entrainement boss aux paramètres réglables afin de s’améliorer et ce n’est pas du luxe.

Sine Mora de Grasshopper Manufacture et Digital Reality Screenshot 2

Ajouter à cela une pelletée de bonus à débloquer, notamment des peintures d’avion et de nouveaux pilotes et vous obtenez un challenge progressif qui récompensera aussi le joueur avec des succès adapté à son réel niveau et à son investissement en temps de jeu, ils sont pour cela découpé en en sous-objectifs décrits dans le menu succès.

La patte graphique du jeu est particulière, les graphismes sont en effet en 3D, mais on ne jouera que sur un plan, les puristes crieront au scandale maugréant qu’un shoot ça doit être en 2D, point. Mais ici les graphismes sont léchés, colorés et sont vraiment agréables à l’œil. On passe dans des environnements assez variés, qui ne feront pas vraiment mentir les développeurs qui qualifient le jeu de Dieselpunk. Personnellement je regretterais un peu les mouvement de caméra qui apportent quelque confusion à l’action par moment.

Sine Mora de Grasshopper Manufacture et Digital Reality Screenshot 1

Pour le son, je crois qu’on a droit à du hongrois pour les doublages, mais j’suis pas sûr, en tout cas ça sent l’ex-bloc de l’Est, ça fait un peu cheap mais dégage un certain charme. Pendant le jeu la musique se fait discrète même lors des boss, on aurait aimé des envolées pour ces passages et l’ensemble ne restera pas dans les mémoires, dommage la bande son est essentiel pour faire d’un jeu un jeu culte. Un effort particulier a été apporté aux menus, un style épuré très design avec une musique électro-minimaliste couplée à un piano dans le ton de l’affichage. Le tout fait un petit peu tâche avec l’univers du jeu mais des beaux menus c’est quand même agréable.

Sine Mora est donc un excellent Shoot’em Up qui mérite toutes les attentions de par sa quasi-accessibilité aux novices grâce à un mode histoire bien dosé. Mais le contenu est aussi là pour les plus acharnés, avec des modes vraiment complets et une difficulté qui pourra facilement être rehaussée. Après son prix est de 1200 MS Points, à voir si vous sauterez le pas et vous lancerez dans ce Shoot beau et difficile.