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Concours : Remportez vos places pour le samedi au Download !

10x2 places à gagner

Serafina dans Musique le 3 juin 2016, avec aucun commentaire

L’autre jour, on vous partageait le running order du Download Festival de Paris qui aura lieu du 10 au 12 Juin à l’hippodrome de Longchamp. Nous, nous y allons surtout surtout pour le samedi, même si nous ferons aussi le vendredi. Pour une raison très simple : il y’a Baby Metal qui passe et c’est la seule occasion de les voir en France cet été. On ne peut pas louper cela. Bon, en prime, il y’a aussi Korn, Amon Amarth ou encore Apocalyptica.

Download Festival France 2016

Vous avez envie de voir ce beau monde vous aussi ? Ca tombe bien, l’équipe du Download nous a proposé de mettre en jeu 10×2 places pour la journée du samedi. Ces billets sont au format électronique. Alors évidemment, on a accepté, d’autant plus qu’a 49€ la place c’est tout de même un beau cadeau qu’on vous fait.

Pour jouer, il vous suffit de nous dire en commentaire quel est le groupe que vous attendez le plus ce samedi !

Le concours dure jusqu’à lundi 22h00 et les gagnants seront contactés mardi. Vous pouvez augmenter vos chances de gagner des manières suivantes :

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J’espère que ce concours vous fait plaisir (nous oui !). On se revoit là-bas ?


L’arrivée du Download Festival dans sa version parisienne a été annoncée en grande pompe en fin d’année dernière et a cristallisé les attentes sur son affiche. Il faut dire que cet évènement organisé par Live Nation dans un paquet de pays européen a en général des affiches avec de très grands noms, et que le festival était annoncé sur une date en pleine confrontation avec le Hellfest: une semaine avant, rien de moins. Le temps est passé, les affiches de chacun se sont affinées et il ne restait plus qu’un gros manque pour le Download: son running order.

Download Festival France 2016

On se retrouve donc avec trois scènes différentes, le Main Stage et deux autres stages qui vont alterner. En général, il y a une scène jouant toute seule puis un créneau avec deux autres en parallèle. Rien de bien étonnant donc, le festival a un nombre de groupes plus restreint de par son emplacement en pleine capitale parisienne. On ne peut pas avoir tous les avantages non plus. L’avantage, c’est qu’en dehors de quelques groupes en début de journée, la plupart jouent au minimum 45 minutes, voire une heure: génial !

C’est ainsi qu’on pourra apprécier une heure de show des japonais de BABYMETAL, un des groupes qui nous a le plus poussé à rejoindre Paris pour ces quelques jours ! Ce sera le même cas pour Avatar par exemple ou encore Blackrain. Alors évidemment, le festival n’est pas 100% Metal et il y aura quelques groupes moins intéressés pour ceux ne jurant que par la musique extrême. Ce n’est pas mon cas, ça tombe bien ! Le Download Festival France 2016 aura lieu les 10, 11 et 12 juin prochain au Hippodrome de Longchamp.

Running Order Download Festival France 2016


Shower with your Dad Simulator 2015 de Marbenx

Do you still shower with your dad? Une simulation de douche sur PC

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 22 mai 2016, avec 1 commentaire
Critiques

Vous auriez du vous attendre à ce que j’atteigne les tréfonds du What The Fuck d’un jour à l’autre, et là je crois qu’avec Shower with your dad simulator 2015 on en tient une sacrée couche. Je ne vais pas m’étendre sur pourquoi j’ai acheté ce jeu sur Steam, je l’ai c’est tout. C’est ici le premier jeu du développeur Marbenx et on peut dire que le monsieur a de la suite dans les idées à la vue de ce jeu et des proto qui traînent sur son site.

Shower with your Dad Simulator 2015 de Marbenx

SwyDS 2015 -vous me pardonnerez mais c’est plus court- est un petit jeu d’arcade qui vous propose de diriger un personnage qui doit aller prendre sa douche avec son paternel. Ahem… Il semble que ce jour là 3 pères aient décidé d’emmener leur fils prendre une douche collective (?!).

Vous pourrez vous exécuter le long de 6 modes de jeu différents dont trois sont à débloquer via divers secrets. Le Dadathlon tout d’abord. Dans ce mode de jeu vous sélectionnez une paire père-fils et tout le long de la partie vous devrez retrouver votre père sous la douche. L’endurodad, qui reste le meilleur mode à mon avis, est comme le dadathlon sauf que le fils change à chaque point marqué. Enfin, le dernier mode de base, le Dad Divisions, où vous devez rattraper des pères qui tombe du ciel en switchant entre les différents fils pour balancer leurs bras élastiques et récupérer leur géniteurs respectifs.

Le gameplay est méga ultra simple, vous avez besoin des flèches du clavier et sur certains niveaux de la souris. Difficile de faire plus simple. Divers bonus viennent agrémenter vos parties comme le savon qui double les points ou encore le rasoir qui supprime tout poil sur les darons, rendant l’identification un peu moins simple. Des obstacles sont aussi là pour vous compliquer la tâche comme des flaques d’eau qui vous font glisser ou des panneaux « Wet Floor » pour vous ralentir et d’autres trucs bien fourbes.

La bande son est un peu répétitive mais délicieusement électro retro, globalement dans la veine des jeux indés actuels. Pour les graphismes, les gros pixels sont de sortis mais c’est pas plus mal, ça vous évitera de voir des pénis numériques. Et puis bon l’animation est pas jojo non plus, mais je dirais qu’on s’en bats les steaks. Si ça donne à l’ensemble une impression de jeu fait vite fait, ce qui est bien probable, le tout reste très cohérent. Le mec a réussi à faire un jeu où il faut aller prendre sa douche avec son père sans que ce soit vulgos, pas mal.

Ça peut paraître idiot mais le jeu coûtant moins d’un euro et proposant plusieurs modes, il vaut le coup en proposant une bonne durée de vie et un challenge pour les high-scores suffisant. Sans compter la pelletée de succès Steam à débloquer. Bref si vous cherchez un bon p’tit jeu arcade à scoring, il se pourrait que vous trouviez votre bonheur avec ce jeu.


Retour dans l’univers de la série Les Errants de Denis Labbé avec son deuxième tome Évolution sorti fin 2014. J’avais raté sa sortie à l’époque mais l’arrivée du troisième tome en fin d’année dernière était l’occasion de reprendre la lecture pour voir comment cette série Young Adult publiée par les éditions du Chat Noir avait évoluée. Et découvrir évidement la suite des aventures de nos lycéens en proie aux hordes de zombies. Synopsis sans spoil.

Évolution, Les Errants Tome 2, de Denis Labbé

L’aventure continue pour Marion et ses camarades qui vivent depuis deux semaines sur le qui-vive. Deux semaines pendant lesquelles ils doivent constamment rester sur leurs gardes pour faire face aux errants qui pourraient les surprendre à tout moment, chercher de la nourriture et de quoi se défendre. Forcément, quand on est une bande de lycéens ce ne sont pas vraiment les conditions optimales pour faire émerger des relations apaisées et sans débordement… Mais bon, Lunéville n’est plus très loin et leurs parents non plus !

En retournant sur ma chronique du premier tome Origines j’ai été surpris de voir que celle-ci avait bientôt trois ans. Je me rappelle pourtant très bien de son histoire et de ce que j’y avais aimé, et ce qui m’y avait moins plu. On reprend quasiment au même endroit, un petit timeskip de quelques jours tout au plus dans les tribulations de Marion et ses amis. Mais pas de gros flashforward et toujours le même but: rentrer pour retrouver ses parents et la civilisation. On est donc loin d’être perdu par le début de Évolution mais la narration va largement contribuer à nous remémorer le premier tome.

Et c’est là le premier défaut que j’ai trouvé à ce deuxième tome qui va trop souvent tenter de nous remémorer ce qu’il s’est passé précédemment. Que ce soit dans Origines ou même au début du livre lui même, Marion qui est la narratrice part trop souvent dans de très longs paragraphes qui font penser aux incontournables dans l’épisode précédent de certaines séries. Mais là c’est tout au long du livre. Tant et si bien que cela brise vraiment le rythme de l’histoire. Quand elle ne nous rappelle pas les précédents épisodes, elle part dans des réflexions philosophiques peu passionnantes ni crédibles. Encore, si celles-ci étaient variées pourquoi pas, mais elles sont toutes sur le même thème –on change à cause des zombies alors qu’avant on était candide et innocent-, la seule variation se trouvant dans le fait qu’elle refait la même réflexion pour chacun de ses camarades de classe qui a une personnalité un poil différente.

Ces deux points se retrouvent principalement dans la première partie du roman qui laisse une sensation de longueur vraiment très désagréable, celle de relire ad nauseam les mêmes réflexions de la part de la narratrice, nous empêchant par la même de découvrir la suite de l’histoire. Ne nous le cachons pas, cela donne un effet de remplissage.

Évolution, Les Errants Tome 2, de Denis LabbéMaintenant, le fait est que passé cette première partie du roman, l’histoire s’emballe enfin et on commence à reprendre le petit côté survival horror que nous promet l’histoire. Le ton est destiné aux adolescents et là dessus je pense que cela convient très bien. C’est assez simple mais reste efficace et on se prend tout de même au jeu. Il y a un certain côté terroir à ce post apocalyptique et je trouve ça vraiment sympa. On s’imprègne bien des paysages que les adolescents traversent, on les imagine très bien, c’est très visuel comme narration et ça, c’est un gros plus. Il manquerait juste un meilleur équilibre entre ces phases terre à terre et les réflexions de Marion. Ces pages là se lisent finalement très vite et on a donc l’impression d’avoir perdu un paquet de temps pour pas grand chose.

Je m’aperçois donc que je vais conclure pour Evolution de Denis Labbé de l’exacte même manière que pour le premier tome. L’histoire des Errants intéresse le lecteur et lui donne envie de continuer l’histoire, mais les répétitions sont désagréables et les perpétuelles digressions mélodramatiques de notre narratrice seront à deux doigts de venir à bout de l’intérêt que l’on porte au roman dans les 150 premières pages. Une fois de plus, je lirais sans doute la suite en espérant que ces gros défauts soient gommés du prochain épisode.


Morceaux de Choix est un roman de Alan Carter, publié aux éditions Bragelonne dans la collection Thriller. Celui ci se passe dans le far west australien et nous suivons Cato Kwong, brillant flic chargé d’enquêter sur un tronc humain retrouvé sur une plage. Eh ouais, elle est belle la vie en Australie.

Si le pitch vous titille, l’un-e d’entre vous aura la possibilité de découvrir ce titre puisque Bragelonne vous offre un exemplaire dédicacé.

Morceaux-de-choix-Alan-Carter-480x240

Si vous désirez gagner un exemplaire, répondez à la question suivante :

51N8wVXtZ3L._SX195_Le concours dure 2 semaines et est réservé à la France, la Belgique et la Suisse. Vous pouvez augmenter vos chances de gagner des manières suivantes :

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  • Partager ce concours sur facebook ou sur twitter : 1 chance de plus.

J’espère que ce concours vous fera plaisir, il sera ouvert 2 semaines ! Bonne chance à tous ! Evidemment les commentaires ne seront pas validés pour éviter toute triche, donc ne vous inquietez pas de ne pas voir le votre.


La Guilde des magiciens de Trudi Canavan

La Trilogie du Magicien Noir Tome 1

dabYo dans Critiques, Livres le 2 mai 2016, avec aucun commentaire
Critiques

En 2007 débarquait en France le premier bouquin d’un univers qu’on reverrait presque chaque année sur les étagères de tout libraire qui se respecte. Je doute que vous l’ayez raté tant ses couvertures sont visuelles et caractéristiques: un fond beige avec un magnifique magicien dessus. Les livres de Trudi Canavan font partie de notre environnement depuis, à chaque fois somptueusement édité par Bragelonne avec une couverture rigide et cette belle illustration. A l’époque j’avais raté le premier wagon de La Trilogie du Magicien Noir, presque 10 ans plus tard le premier tome de cet arc débarque enfin en édition poche chez Milady. Comme il s’agit du premier dans l’univers de Kyralie, c’est l’occasion d’embarquer à mon tour dans cette série qui compte déjà quatre trilogies publiées en France. Synopsis.

La Guilde des magiciens de Trudi Canavan - Trilogie du Magicien Noir Tome 1

Les inégalités sont criantes dans la ville où vit Sonea, pendant que les nobles et seigneurs de la haute vivent tranquillement à l’intérieur des murs, les bouseux comme elle triment pour survivre et vivent presque comme de bêtes. Pour couronner le tout, chaque année le Roi ordonne la Purge, un jour où la Guilde des magiciens débarque enfin chez les pauvres, non pour les soigner et les aider mais pour les chasser de leurs taudis. Évidemment ce sont les plus faibles qui trinquent les premiers. Alors qu’elle manifeste de manière musclée contre la prochaine Purge avec ses amis, un miracle se produit: elle arrive à toucher un magicien avec sa pierre qui a traversé son bouclier magique. Aurait-elle aussi des pouvoirs ?

Trudi Canavan

Trudi Canavan

Bon on pouvait difficilement vous le cacher, avec un titre comme La Guilde des magiciens, on se retrouve forcément avec quelques magiciens dans les personnages principaux et un roman qui tend évidemment vers la Fantasy. On découvre Imardin, géante ville dans laquelle vivent roi, magiciens, nobliaux mais aussi pauvres et pouilleux. Sonea fait partie de ces derniers ce qui lui a donné un tempérament et un caractère fort en chocolat. C’est pas plus mal puisque c’est elle qui va nous servir d’héroïne pour ce premier tome.

Celle-ci a découvert malgré elle et dans des circonstances relativement peu favorables qu’elle possédait des pouvoirs magiques. On se doute tout de suite que comme souvent dans les trilogies du genre, nous allons donc nous retrouver avec un premier tome relativement initiatique où le héros découvre avec le lecteur son univers et va sans doute avoir un mentor pour l’aider à le faire. Là dessus on ne peut pas dire que ce premier tome de La Trilogie du Magicien Noir soit franchement original, ça non. La question reste entière, va il le faire avec un certain intérêt sans trop tomber dans les clichés ?

Et là, aussi étonnant que ça puisse paraître compte tenu du postulat de base, c’est bien le cas. La Guilde des magiciens se lit rapidement et gagne tout de même l’intérêt de son lecteur. J’ai beau avoir lu un paquet de romans du genre, je n’ai pas été exaspéré par le déroulement des évènements, ce qui est un très bon point. Non, on n’évite pas quelques clichés et stéréotypes, l’originalité est tout relative et assez modeste, mais ça reste agréable. Sonea est plutôt bien écrite avec un comportement très crédible compte tenu de son âge et de ses origines, ce qui est plutôt agréable. Elle n’est pas là à boire les paroles de tout un chacun comme la vérité et ça c’est un point très positif et relativement neuf par rapport à d’autres. Ce côté est peut être un peu trop utilisé sur les quatre cents pages du roman, mais on le pardonnera.

La Guilde des magiciens de Trudi Canavan - Trilogie du Magicien Noir Tome 1

La couverture originelle chez Bragelonne

A côté d’elle on va suivre d’autres personnage, du petit voleur au mage expérimenté à qui on ne la fait plus. Leur développement est progressif à mesure de les suivre sur les chapitres, étant donné que leurs actions influent sur chacun. Cela permet une alternance des points de vue sympathique, d’autant qu’on va pouvoir suivre la proie et le chasseur à plusieurs reprises dans le roman. C’est un développement intéressant et différent de d’habitude pour les indispensables qui pro quoi nécessaires aux intrigues.

La Guilde des magiciens de Trudi Canavan - Trilogie du Magicien Noir Tome 1On est pas non plus dans le complot sur de nombreux tomes et cela reste de la Fantasy habituelle puisque tout va se recouper pour se terminer en fin de tome. Celle-ci n’est d’ailleurs pas vraiment exceptionnelle, et c’est peut être là où La Guilde des magiciens pêche le plus. Au final, il s’agit surtout d’une introduction, une introduction très bien écrite et fluide à la lecture, dont la traduction a été faite par Justine Niogret. Mais une introduction un peu longuette peut être, on ne s’ennuie pas mais il n’y a pas non plus le petit plus qui en ferait un livre mémorable. Plus équilibré que le premier tome de l’Assassin Royal en somme, mais plus oubliable aussi. Il n’y a rien dans le livre qui nous fera vibrer et c’est bien dommage car il ne suffit pas qu’un livre soit agréable à lire pour qu’il en devienne bien.

La Guilde des magiciens de Trudi Canavan se lit donc très facilement et tient son lecteur. On passe un bon moment à découvrir cet univers, et la plume de l’auteur australienne n’y est pas pour rien. Tout est facile d’accès, de compréhension, c’est très bien écrit en somme. De plus, les travers des tomes d’introduction sont quasiment tous évités et on ne roulera pas des yeux. Mais voilà, la copie est presque trop parfaite et plus d’enjeux sur ce premier tome lui aurait permis d’être plus qu’une longue introduction. A voir si la relance de la fin pour réellement démarrer l’intrigue de La Trilogie du Magicien Noir arrivera ou non à porter ses fruits dans le prochain épisode.


Vous le savez, Meg Corbyn c’est ma série Bit-Lit du moment. J’adore les deux premiers tomes, je vous invite d’ailleurs à lire mes chroniques de Lettres Écarlates, le tome 1, et Volée Noire, le tome 2, si vous ne connaissez pas l’univers, car je ne vais pas faire de redite. Le Tome 3 vient tout juste de sortir en France en grand format aux éditions Bragelonne. On retrouve le même type de composition en couverture que les deux précédents, et j’en profite pour dire que je préfère nettement les couvertures françaises aux couvertures originales. Synopsis ?

Gris Présages, Meg Corbyn Tome 3, de Anne Bishop

Suite aux événements des derniers tomes, les villages autour de Lakeside ont accueilli de nouvelles pensionnaires: des prophétesses de sang, totalement inexpérimentées à la vie en liberté. Meg Corbyn qui a un peu d’avance va devoir faire de son mieux pour trouver comment aider ces jeunes filles instables qui voient parfois la mort comme seule solution. En parallèle, le monde humain voit la montée d’un groupuscule extrémiste, le HAT, Les Humains Avant Tout. Une montée en puissance qui va toucher de près Monty, un des policiers amis de l’enclos, puisque son ex-femme sort désormais avec un des leaders.

Anne BishopVous l’aurez compris, tout n’est pas rose dans ce troisième tome, bien au contraire. Si le premier tome se centrait surtout sur la découverte du monde et l’arrivée de Meg dans l’Enclos, ici, nous sommes face à quelque chose de bien plus grand qui touche tout le continent et qui semble être sur le point de dégénérer. Difficile de ne pas faire le parallèle avec notre monde à nous. C’est d’ailleurs l’une des forces de la série, nous sommes certes dans un monde imaginaire, mais il n’est pas si difficile de s’y projeter.

Nous suivons donc en réalité trois différentes storylines : celle des prophétesses de sang qui cherchent à s’adapter, celle de Monty et sa famille qui passent du coup sur le devant de la scène, et la politique au niveau du pays tout entier, avec la montée du HAT. Évidemment, tout est lié, d’une façon ou d’une autre. L’équilibre est atteint, même si cela veut dire qu’on se concentre moins sur Meg et Simon, ce qui n’est pas pour me déplaire. Ils sont mignons et on sent monter potentiellement depuis le premier tome une histoire amoureuse, ce n’est clairement pas le sujet principal du bouquin et c’est tant mieux. Vous le savez je ne suis pas forcément une grande cliente de la romance, donc moins il y en a, mieux je me porte.

Gris Présages, Meg Corbyn Tome 3, de Anne BishopLes deux tomes précédentes ont introduit pas mal de nouveaux personnages que nous allons désormais suivre. J’ai lu le 2 et le 3 de manière très rapprochée, du coup je n’ai pas eu de soucis, mais si on continue sur cette lignée, il va falloir intégrer dans le pitch de début de bouquin qui contient déjà des cartes et un rappel de la mythologique, les noms et fonctions des nouveaux personnages. Il n’y a guère que les femmes qui travaillent dans l’enclos qui sont toutes un peu interchangeables, pour les autres personnes ils sont bien développés et on arrive facilement à différencier les personnages.

En dehors de ces quelques personnages manquant un peu de personnalité, je n’ai vraiment pas grand chose à reprocher à ce troisième tome de Meg Corbyn. Gris Présages continue de développer l’univers et la trame globale de la série laissant bien entrevoir la pression monter entre humains et les autres. On se retrouve avec une fin très ouverte et j’ai donc très hâte d’en découvrir la suite.

 


Volée Noire, Meg Corbyn Tome 2, de Anne Bishop

Serafina dans Critiques, Livres le 29 avril 2016, avec aucun commentaire
Critiques

Le premier tome de Meg Corbyn avait été un de mes coups de cœurs, prouvant par la même occasion que bien que le marché de la Bit-Lit soit saturé, il était encore possible de trouver de bonnes sagas originales. Du coup, le deuxième tome était un peu attendu de pied ferme. Serait-il à la hauteur ? Synopsis !

banniere-volée-noire

Pour rappel, l’univers mis en place est le suivant. Le continent de Thaisia (équivalent à l’Amérique pour nous) est un territoire qui était occupé par les Autres (Loups-garous, vampires, coyotes-garous, etc. etc.) lorsque les colons sont arrivés. Sauf que les Autres ont lutté contre les humains et ont gagné. Aujourd’hui, la majorité du territoire appartient uniquement aux Autres avec des enclaves où vivent des humains. Lakeside, est une de ses villes et au cœur de celle-ci se trouve un enclos où vivent des AutresMeg vit désormais dans l’enclos de Lakeside au bureau de liaison entre les humains et les créatures fantastiques. Plusieurs villes de Thaisia sont touchées par des épidémies liées à la drogue qui rendent vulnérables les Autres. Pour le moment, rien n’est encore arrivé à Lakeside, mais le danger rôde.

meg-corbyn,-tome-2---volee-noire-379061Si le premier tome se centrait surtout autour de Meg et de son adaptation, celui-ci est plus politique puisqu’on assiste à la montée de groupuscules comme le HAT, Humains Avant Tout, qui souhaite prendre le dessus sur les Autres. Sur ce fond de climat politique délétère, les personnages évoluent et ce tome laisse une grande place aux amis humains de Meg ainsi qu’aux deux policiers déjà croisés dans le tome précédent. Anne Bishop montre ici qu’il est encore possible, en 2014, après la déferlante bit-lit, de construire un univers original, solide et qui mélange des problématiques de notre civilisation avec un vernis fantastique. Ici, évidemment, on pense de base au peuple natif-américain avec la notion de réserve, mais ici on peut aussi voir l’extrémisme qui monte.

Et c’est souvent là, la force de la bit-lit. Prendre des créatures surnaturelles, mais traiter de problèmes qui pourraient nous toucher. C’est ce que fait Patricia Briggs souvent, mais c’est le cas ici aussi, c’est pour cela que Meg Corbyn est une saga aussi passionnante. Le personnage de Meg en elle même, prophétesse du sang, ressentant le besoin de se couper jusqu’à sa mort afin d’énoncer des prophéties, est une des héroïnes de bit-lit les plus marquantes. En effet, bien que faible physiquement, et pas forcément aidée socialement, elle est tragique mais aussi attachante car elle est naïve et en connait aussi peu que nous sur le monde, du coup elle est un peu nos yeux dans cette histoire.

Volee Noire, Meg Corbyn Tome 3, de Anne BishopL’intrigue, contrairement à d’autres sagas, est bien menée, avec des indices par-ci par-là et une progression logique, exempte de Deus Ex Machina. L’aspect psychologique des personnages est bien développé, sans pour autant tomber dans le sentimentalisme. On sent évidemment les prémices d’une histoire d’amour, on est dans de la bit-lit quand même, mais rien qui ne prenne le pas sur l’histoire en elle même. L’univers est passionnant, avec de nombreuses créatures surnaturelles qui sortent des habituels vampires, loups garous et fae. On trouve notamment des ours-garous ou encore des corbeaux qui sont clairement mes créatures préférées car très drôles avec leur obsession de l’or.

Vous l’aurez compris, ce deuxième tome confirme le statut de la saga de Meg Corbyn. Elle rejoint mes sagas préférées du genre, aux cotés de Patricia Briggs. Je suis très curieuse de voir la suite. Le troisième tome est déjà sorti chez Bragelonne, donc je ne vais à priori pas tarder à m’y mettre.


Il n’y a pas qu’au Hellfest que l’on peut découvrir de très bons groupes, parfois ça arrive tout près de chez vous dans un petit festival régional. C’est ce qu’il s’est passé quand Fleshgod Apocalypse est passé au M-Fest 2015 en Touraine près de chez nous. Le Death Metal n’est généralement pas ma tasse mais quand c’est mélangé à des aspects de Symphonique, là je signe tout de suite. Ces italiens sont chez Nuclear Blast depuis leur album de 2013 et leur dernier opus vient tout juste de sortir, King, qu’ils viendront donc défendre au prochain Hellfest 2016.

Il assez difficile de situer Fleshgod Apocalypse dans le paysage musical du Death Metal, leur musique ayant une forte connotation gothique qui ne va du tout à cette scène. Le plus proche et connu étant sans doute les grecs de Septicflesh qui nous servent eux aussi du death grandiloquent. Les deux groupes partagent une musique très martiale, mais quand les grecs donnent l’impression de lever des armées de terreurs, Fleshgod Apocalypse nous offrent plutôt une fenêtre sur un mélange entre la brutalité du metal et le romantisme des cours européennes du XVIIème siècle. Un XVIIIème siècle où les créatures de la nuit vivent dans la luxure et à l’insu des humains. Si la série d’Anne Rice avait une bande son Metal, elle serait surement faite par Fleshgod Apocalypse.

Une voix de soprano qui fait irruption de temps à autre, des gros riffs de guitare martiaux et répétitifs, avec de temps à autre quelques ponts au piano accompagné par des violons. Voilà sans doute la recette du groupe italien qui nous la sert avec une maîtrise rarement égalé. Tout comme pour Septicflesh on ne peut qu’être en admiration devant l’équilibrage de ces éléments.

Sur scène aussi cette ambiance est présente, les membres du groupes étant maquillés tout en blanc avec les chemises à jabots qui vont bien. Une retranscription de leur imagerie très réussie qui donne une superbe ambiance à leurs concerts. Ils nous en avaient clairement mis plein la vue dans la salle du M-Fest et on ne peut que les attendre avec impatience sous la Temple.


Couverture aux tons très girly, une phrase catchy sur l’amour, l’amitié et l’annihilation de l’espèce humaine, Toute résistance serait futile de Jenny T. Colgan est pourtant bien un roman d’Imaginaire aux éditions Milady et non Romance ou Bit-Lit. Publié en ce début d’année avec une traduction de Emmanuelle Casse-Castric, il a donc réussi à susciter mon intérêt, surtout avec cette phrase d’attaque qui a tout du loufoque et de l’humour dérangé que j’aime. Alors, bonne idée ou les couleurs et les thématiques auraient-elles du me tenir à l’écart ? Synopsis.

Toute resistance serait futile Jenny T Colgan

Connie a obtenu ce qu’elle pensait être le poste du siècle quand on est docteur en mathématiques: un bon salaire, pas d’enseignement à faire et carte blanche sur les recherches. Elle aurait du flairer le piège ! La voilà elle et d’autres pontes des mathématiques enfermés dans une pièce avec des séquences incompréhensibles à déchiffrer. Une bande de matheux tous plus bizarres les uns que les autres, et elle les connait tous de salons, séminaires et autres passages sur les mêmes bancs d’école. Sauf ce Luke qui les ferait presque tous passer pour des gens normaux.

Bon bon, si j’ai précisé dans l’introduction que ce roman était publié en Imaginaire et non dans une rubrique Romance, vous vous doutez bien que ce n’est pas pour rien. Il y a plusieurs éléments pour mettre le lecteur sur la piste, par les couleurs choisies, la phrase d’accroche ou encore les œuvres des auteurs qui conseillent le bouquin sur le quatrième de couverture. Mais rien n’y fait, je suis obstiné et peut être que je n’aurais pas du. Arrêtons nous tout de suite, je ne suis pas allergique à la romance dans l’imaginaire bien loin de là, je peux même être une vraie fleur bleue. Mais voilà, la sauce n’a ici pas pris.

Jenny T Colgan

Jenny T. Colgan

Ça part pourtant très bien, car le style de Jenny T. Colgan est plutôt très facile d’accès et vient dépoussiérer quelques clichés dès le début de la lecture. Le sexisme dans les sciences et la société elle même est très bien abordé, il vient donner un poids d’autant plus intéressant à la première partie du bouquin qui est vraiment centrée sur les sciences et le monde scientifique d’une manière générale. Là dessus c’est non seulement éducatif mais aussi très drôle, avec des personnages certes clichés mais bien construits et rigolos. Je ne suis pas matheux certes, mais j’ai vécu dans des milieux plus ou moins similaires et les travers des personnages font très réalistes, malheureusement pour l’héroïne. Cette dernière est par ailleurs plutôt bien construite et évite les clichés du genre. On est donc plutôt loin d’un stéréotype à la gothique de NCIS mais face à quelque chose de bien plus tangible et réaliste.

La première partie du roman est vraiment intéressante et amusante, j’ai beaucoup apprécié ma lecture. Le problème c’est ce qui va suivre dans le deuxième pan du roman et comment on va arriver à ce qui justifie la phrase d’accroche. Car après une bonne introduction, les éléments s’enchaînent très très vite sans pour autant que les bases posées en début de roman soient assez solides pour les rendre crédibles. On se retrouve alors avec un simili Thriller basé sur une histoire d’amour et d’annihilation de l’espèce humaine (pas vraiment mais évitons les spoils) qui ne sont mais alors pas du tout bien amenés.

En effet, même si on sent bien que l’auteur construit la relation entre les deux personnages tout au long du roman, celle-ci reste très superficielle et peu crédible. C’est assez courant dans ces livres ou en quelques pages une pseudo relation existe au point de faire faire n’importe quoi à notre héros ou héroïne. Et pour le coup, on peut vraiment dire que c’est du n’importe quoi, ce qui rend le tout d’autant moins crédible.

Toute resistance serait futile Jenny T ColganAlors bon, ça ne veut pas dire que c’est mal écrit ou incompréhensible, juste que la sauce ne prend pas et comme celle-ci est principalement basée sur une romance assez superficielle, j’ai vraiment eu du mal à me motiver pour lire la suite. Peut être n’étais-je tout simplement pas la cible, il faut dire qu’avec une couverture aussi genrée, j’aurai peut être du m’arrêter aux stéréotypes. Non pas parce qu’il s’adresserait plus aux femmes qu’aux hommes, mais simplement parce qu’il me semble être là face à un roman de type Romance et avoir une grande partie des défauts inhérents au genre.

Au final je n’ai donc pas réussi à apprécier complètement ma lecture de Toute résistance serait futile de Jenny T. Colgan. Des notes d’humour vraiment sympa, un style qui se lit très bien avec d’excellents apartés, une introduction au monde des mathématiques bien foutue, le livre ne manque pas de qualités. Mais sur son ensemble il est plombé par une intrigue qui n’arrive pas vraiment à décoller, basée sur une histoire d’amour assez légère. Dommage.