Dernièrement sur if is Dead:

Vous le savez, j’ai beaucoup aimé Requiem pour Sascha, une série de Bit-Lit écrite par Alice Scarling et publiée chez Milady en poche. Le troisième et dernier tome, Agnus Dei est sorti il y a peu et m’a beaucoup plu, il clôture cette série avec brio.

Agnus Dei, Requiem pour Sascha Tome 3, de Alice Scarling

Ayant beaucoup apprécié les références que j’ai pu y voir, j’ai donc pris mon courage à deux mains et contacté l’auteure pour en apprendre plus sur son processus créatif, et pourquoi pas ressusciter d’entre les morts la rubrique interview du site !

Tout d’abord, bonjour Alice. La première question ne va pas être la plus originale. Peux-tu te présenter en quelques mots pour nos lecteurs ?

Alice ScarlingHello Serafina ! Et salut aux lecteurs de ifisDead !

J’ai toujours un mal fou à me présenter… Je m’appelle Alice, j’ai 30 ans, je suis une fan de Fantasy/Science-Fiction/Bit-Lit/Fantastique tous supports (livres, films, séries télé, etc.), je suis aussi une grande metalleuse devant l’éternel.

Je collectionne les Doc Marten’s et je passe beaucoup de temps à chercher le combo stylo/papier parfait pour que ça bave comme j’aime.

Lire la suite de l’article Interview de Alice Scarling, auteure de Requiem pour Sascha


C’est Lundi, que lisez vous ? #163

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 6 avril 2015, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

meg cabot insatiable

Serafina

J’ai terminé On Writing : A Memoir of the Craft de Stephen King, c’est un essai intéressant, à la fois pour les fans du King, mais aussi pour les écrivains en herbe, car l’auteur y démonte ici pas mal de mythes et décomplexe les écrivains.

Après cela, je suis retournée à une lecture un brin plus classique pour moi : Insatiable de Meg Cabot. Meena est scénariste pour un soap-opéra et râle car la chaine veut la forcer à y mettre du vampire afin de gonfler l’audimat. Ce qu’elle ne sait pas, c’est que les vampires existent pour de vrai, et pas plus loin que de l’autre coté du couloir. C’est un roman très drôle, plein d’humour et que du coup j’aime beaucoup lire. Il est assez conséquent : 650 pages, mais ça se lit très bien. Une belle découverte.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Kirby: Triple Deluxe sur Nintendo 3DS

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 2 avril 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Il y a quelques mois Nintendo organisait une super promotion sur ses consoles 3DS: pour l’enregistrement d’une console et d’un jeu parmi une certaine collection, vous pouviez obtenir gratuitement un titre parmi une seconde sélection. Du coup, vu que je venais de me procurer Super Smash Bros 3DS, c’était l’occasion pour moi de découvrir enfin l’une des grandes sagas toutes mignonnes du géant japonais Kirby: Triple Deluxe.

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Cet épisode est un jeu d’aventure assez classique avec un scrolling de côté. Il va évidemment utiliser l’univers de la petite boule rose, ses particularités et super pouvoirs. Toute l’aventure va se center autour de ces éléments. Tout d’abord avec un environnement graphique mignon, enfantin, qui donne une impression vraiment mielleuse à l’ensemble. C’est rend comme étant bien fait compte tenu de la résolution de la Nintendo 3DS, bien que je n’ai pas pu tester la version 3D puisque ma console ne le permet pas.

On évolue au sein d’environnements qui sont assez confinés il faut bien l’avouer, la plupart du challenge ne consistant pas à réussir des sauts entre des plates-formes comme on pourrait le penser mais plutôt de vaincre ses adversaires (assez simple) et de résoudre des petits puzzles. En effet, Kirby peut absorber ses ennemis pour leur voler leurs caractéristiques: envoyer des boules, utiliser une épée, être un jongleur, etc. Ces pouvoirs permettent de nouvelles possibilités de gameplay, évidemment, et donc de varier les plaisirs en matière de puzzle.

On ne peut pas vraiment dire que le jeu soit difficile, ni bien long. En fait, il est plaisant d’y jouer par petite phase et donc il permet de passer un bon petit moment de temps à autre, vous laissant y retourner voir refaire les différents niveaux pour découvrir l’ensemble des éléments cachés. Il y a de nombreux clins d’œil dans les différents costumes que Kirby va pouvoir endosser, on pensera notamment à celui portant un chapeau et un fouet comme une certaine star du cinéma hollywoodien.

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C’est vraiment le point qui m’a le plus plu et que j’ai apprécié dans ce Kirby: Triple Deluxe. Il faut dire que les niveaux sont vraiment géniaux par certains moments. Afin d’améliorer la variété dans le gameplay, le jeu tire bénéfice d’un des gadget que contient la Nintendo 3DS: le gyroscope. En effet, certaines parties vont vous demander d’incliner la console pour bouger des éléments du jeu, c’est au début assez déstabilisant mais c’est plutôt bien réalisé. Après tout, je dois avouer que je ne suis pas certain que l’aspect soit réellement indispensable. Mais bon, c’est sympa. Il n’est pas étonnant qu’il ai été si bien noté sur les sites spécialisés.

Le titre s’appelle Triple Deluxe, c’est parce qu’il y a trois mini-jeux en supplément de l’aventure principale. Les deux premiers je dois l’avouer ne m’ont pas particulièrement passionné, un rush de boss tout d’abord, dont je n’ai pas vu l’intérêt. Le second est sympa puisqu’il permet de jouer DaDiDou le roi dans l’aventure en lui et place de Kirby.

Mais c’est le dernier qui déchire vraiment puisqu’il s’agit d’un jeu qui ressemble beaucoup à un certain… Super Smash Bros ! En effet, vous pouvez y affronter d’autres Kirby où les pourcentages ont été abandonné pour une barre de vie. Les stages y sont clairement bien plus petits que dans la version originale. On ne pourra guère le lui reprocher, notamment parce que le jeu permet de jouer jusqu’à quatre joueurs en local avec une seule cartouche. On regrettera simplement qu’il ne permette pas jeu en ligne.

Vous l’aurez compris donc, avec un prix aujourd’hui bien plus bas qu’à sa sortie il est difficile de bouder son plaisir sur Kirby: Triple Deluxe ! Le jeu est beau, son gameplay est varié et si vous n’avez jamais tâté du Kirby en dehors de Super Smash Bros, c’est sans doute l’occasion de le faire. Et puis ce mode supplémentaire est tellement fun !


C’est Lundi que lisez vous ? #162

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 30 mars 2015, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Malicia

Cœurs perdus en Atlantide de Stephen KingJe suis en train de lire Cœurs perdus en Atlantide de Stephen King, j’ai presque fini ! A vrai dire, ça me fait un peu bizarre de relire ce genre de littérature, ça faisait longtemps que je n’avais pas lu du Stephen King.

Alors que j’ai dévoré pas mal de ses livres (et beaucoup de Mary Higgins Clark) étant plus jeune^^ Bref, j’ai hâte de voir comment tout ça va se finir.

Serafina

Ouhlala, j’ai tellement lu ces dernières semaines, que je ne sais pas par où commencer. J’ai lu le bouquin Revolution de Russel Brand. J’aime bien le mec depuis que j’ai vu Rock of Ages et du coup, j’avais envie de voir ce que valait son pamphlet révolutionnaire. Bah non seulement c’est difficile à lire car il disgresse à mort, mais en plus, il ne va pas en profondeur des choses, et cite des auteurs de manière très light, sans réellement les analyser. Je me suis forcée à le finir et je ne le conseille pas.

HypothermieJ’ai ensuite lu deux bouquins de Arnaldur Indridason pendant que j’étais en Islande : le premier Hypothermie a été chroniqué déjà et je l’ai vraiment apprécié. Il s’agit d’enquête sur des cas vieux de 30 ans, avec pas mal de psychologie, bref, sympa. J’ai ensuite lu La Rivière Noire où l’héroïne est l’adjointe d’Erlendur, le héros habituel. L’affaire est ce coup-ci une affaire proche des séries policières habituelles (un violeur est découvert égorgé dans son appartement) mais la résolution est typiquement islandaise et tire partie des particularités du pays. C’est donc assez original.

J’ai ensuite commencé On Writing : A Memoir of the Craft de Stephen King (eh oui !) il s’agit d’un essai en deux parties, la première étant une sorte d’autobiographie, la dernière étant un certain nombre de conseils de la part de King sur l’écriture. Comme je me lance moi aussi à faire le NanoWrimo (enfin, le Camp Nanowrimo) je me suis dit que c’était une lecture appropriée.


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Parfois dans un genre qu’on apprécie plutôt il y a des gros groupes appréciés de tous dont on n’arrive pas à déterminer les raisons d’un tel succès. C’est clairement ce qu’il se passe entre moi et Mastodon, un des plus gros groupes du moment sur la scène Sludge/Stoner et qui pourtant me laisse perplexe à chaque fois que j’essaie d’en écouter les compositions.

Rien n’y fait, j’ai beau ne pas m’attarder sur les albums, passer des setlists avec leurs morceaux les plus populaires, je n’arrive pas à apprécier la musique de ces artistes américains. Leurs récents morceaux comme The Motherload ou le High Road ci dessus sont d’un cheesy abominable, bien loin du Sludge de leurs débuts à mon oreille.

Alors bon, ça s’écoute évidemment, ça reste du Metal, mais ce n’est tout simplement pas dans mes préférences. Quand ce n’est pas du cheesy, c’est trop lent et contemplatif, tel ce qu’on peut trouver avec Black Tongue. Pourtant avec leur album Leviathan il y avait de quoi faire et je dois avouer être un gros fan de Blood and Thunder qui est un morceau bien catchy et agressif. Ils le jouent souvent en live, alors pourquoi pas…

Headliners de la Valley du vendredi, Mastodon devrait passer en même temps que Satyricon ou Shining et il y a de fortes chances que les américains en pâtissent.


Hypothermie de Arnaldur Indridason

Un polar venu du froid

Serafina dans Critiques, Livres le 28 mars 2015, avec 3 commentaires
Critiques

Suite à mon voyage en Islande, j’ai lu beaucoup de romans d’Arnarldur Indridason, le maitre du polar Islandais. J’ai donc notamment lu Hypothermie, paru en 2007 et traduit en 2010 dans nos contrées. Le titre original est Harðskafi. Synopsis ?

Hypothermie

Maria est retrouvée pendue dans son chalet d’été, près de Thingvellir. Une affaire qui n’en est donc pas une, mais l’inspecteur Erlendur éprouve le besoin d’en savoir plus sur cette femme et les raisons qui l’ont poussée à mettre fin à ses jours. En parrallèle, il se repenche sur des cas vieux de 30 ans de disparitions inexpliquées.

C’est donc ma troisième lecture de cette série centrée autour de l’inspecteur Erlendur et on retrouve là pas mal de ce qui semblent être des caractéristiques de cette série. Je pense notamment au temps, il n’est pas rare de le voir enquêter sur des cold cases, et ici c’est le cas, puisque 3 affaires remontent réellement à plusieurs dizaines d’années. C’est assez interessant, et suffisamment page-turner pour que je finisse ce roman très rapidement.

hypothermie arnaldur indridasonLa société islandaise étant ce qu’elle est – comprendre toute petite – il n’est pas rare de voir plusieurs cas distincts se recouper. Cela m’aurait sans doute semblé trop gros auparavant, mais maintenant que je connais un peu le pays, ça ne me choque pas du tout. C’est tout petit comme communauté et du coup, cela permet des imbroglios qui n’auraient pas été crédibles ailleurs.

De plus, cette histoire est clairement ancrée dans son espace géographique. J’étais en Islande en le lisant, et j’ai visité plusieurs des endroits auquel Erlendur fait référence. Pour une personne ne connaissant pas le pays, par contre, c’est sans doute assez obscur et la difficulté des noms de patelins islandais n’aide pas…

Le style est relativement simple et épuré, du moins en français. Les chapitres sont courts, c’est écrit gros, et cela fait donc à tout casser 300 pages. C’est une histoire que se lit facilement. On se prête au jeu, en essayant de comprendre où l’auteur veut en venir, et si on repère les coincidences avant Erlendur ce n’est pas de beaucoup. On n’a donc pas trop le sentiment frustrant d’avoir tout compris alors que le héros est à coté de la plaque.

Les personnages sont pour la plupart brossés de manière sommaire mais suffisante. Ils ont leur personnalité et leurs caractéristiques, qui font qu’ils sont facile à imaginer. Ils sont souvent bien différents de ce qu’ils laissent paraitre au premier abord. On les découvre au fur et à mesure.

Bref, vous l’aurez compris, ce Arnardur Indridason était une bonne découverte, pour le moment, c’est mon roman préféré de la sérié, mais je n’en ai lu que trois, il y’a donc encore de la marge ! Je ne peux que vous le recommander si vous vous interessez à l’Islande, moi j’aime toujours lire des livres qui se passent dans des endroits où je vais.  Si vous ne vous interessez pas au pays, ne vous laissez pas rebuter par des noms de ville imprononçables, l’histoire derrière vaut le coup.


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Sur l’affiche de la Temple de ce Hellfest 2015 et donc des groupes de Black Metal qui seront programmés, on attend beaucoup de Satyricon. Il y a des gros bien connus et puis il y a quelques plus modestes, parmi eux on retrouve un groupe néerlandais de Symphonic Black Metal: Carach Angren. Ces derniers officient dans un genre macabre -évidemment puisqu’ils font du black metal- mais aussi et surtout très théâtrale.

Leur nouvel album This Is No Fairytale vient tout juste de sortir chez Season of Mist et je ne l’ai pas suffisamment écouté pour m’en faire un avis encore, c’est donc d’un ancien morceau que nous parlons ici: The Sighting is a Portent of Doom. Rien qu’au titre on a tout de suite compris qu’on était face à un groupe qui se gargarise de raconter des histoires dans ses morceaux. Ce n’est sans doute pas mon morceau préféré sur les setlists qu’ils jouent en concert, car je trouve que cela manque de rythme, mais c’est représentatif de la majorité de leur discographie.

Une discographie qui me laisse souvent perplexe car les mélodies tirent un peu en longueur, cela manque de regain d’intérêt et il faut vraiment aimer leur genre pour accrocher. Reste que c’est principalement via des playlist tirées de leurs concerts que je les écoute, et ils ont quelques perles que j’aime beaucoup Haunting Echoes From The Seventeenth Century par exemple qui est un morceau beaucoup plus rythmé, avec des breaks et un tempo intéressant qui en font je l’espère un groupe sympathique à regarder.

Nous serons donc sans doute sous la Temple lors du passage de Carach Angren au Hellfest 2015 ! A moins qu’ils ne soient en concurrence direct avec Terra Tenebrosa, mon gros coup de cœur…


J’ai pour habitude de lire des séries que j’aime bien pendant mes vacances, notre départ en Islande était donc l’occasion de me remettre à La Compagnie Noire ou encore aux Annales du Disque-Monde. Une possibilité qui est devenue certitude avec la mort de Terry Pratchett le 12 mars dernier, des suites de sa maladie d’Alzheimer, au jeune âge de 66 ans. J’ai donc décidé de reprendre ma lecture des aventures du Guet, celles du flic favori de l’auteur, Sam Vimaire. Évidemment, cela fait un peu réactionnaire de lire un livre d’un auteur qui vient tout juste de nous quitter, puis d’en faire une chronique qui pourra en être négative. Mais bon, je ne sais qu’en penser. Synopsis.

Le Cinquième Éléphant, Les Annales du Disque-Monde, de Terry Pratchett

Sam Vimaire est le commissaire divisionnaire d’Ankh-Morpork, mais surtout un flic qui a gravi tous les échelons avant d’arriver en haut de la hiérarchie. Manque de pot, il est aussi depuis peu le Duc de la ville et le seigneur Vétérini n’oublie jamais ce détail pour lui coller une de ces foutues tâches de Diplomatie. Cette fois-ci, c’est en Überwald que Sam va devoir se rendre, avec toute la délégation qui se doit d’aller avec un diplomate, afin d’assister au couronnement du nouveau petit roi des nains. Mais évidemment, tout ne va pas se passer comme prévu…

Pour ce vingt-cinquième livre des Annales du Disque-Monde, nous allons donc partir en voyage avec le flic Sam Vimaire et découvrir une fois de plus les différentes coutumes qui parsèment le disque. Cette fois il ne s’agit pas du Maghreb comme dans Va-t-en-guerre mais de l’Üverwald qui représentent plus moins les pays slaves d’Europe. De nombreux ressortissants de ce pays ont immigrés à Ankh-Morpork et se sont intégrée dans sa société multi-culturelles, des nains, des loups garou ou encore des vampires. Bref c’est très folklorique et l’on va découvrir les traditions de ces trois peuples dans leur pays, souvent proches de l’absurde et toujours très drôle, évidemment.

C’est encore une fois l’occasion pour l’auteur de faire une satyre de la société, de son problème devant les différences mais cette fois axé sur le changement. En effet, les ressortissants s’adaptent à Ankh-Morpork et quittent peu à peu la sacro-sainte tradition tandis qu’au pays, l’obscurantisme fait toujours la loi. Du coup, c’est le choc du progrès que va nous dépeindre Terry Pratchett, en mettant au centre des thématiques des dogmes qui sont présentés comme des questions de vie ou de morts par leurs pratiquants.

Le Cinquième Éléphant, Les Annales du Disque-Monde, de Terry Pratchett

Évidemment, tout cela sous couvert d’humour pour montrer l’absurde de la chose. Le discours qui y est tenu est dans la droite lignée de tous les autres romans de la série du Guet. Pas forcément original pour la série donc, Le Cinquième Éléphant ressemble beaucoup aux autres et on ne peut vraiment pas dire qu’il apporte grand chose aux Annales du Disque-Monde si ce n’est qu’il va permettre d’étoffer son univers et les personnages que l’on y retrouve.

Une fois de plus on va suivre Sam Vimaire dans une rocambolesque aventure qui va le faire enquêter sur un vol loufoque en situation de chambre close. Enfin, c’est le début puisque de péripéties en péripéties, il se retrouve tour à tour dans un guet-apens, évadé, en cavale, victime d’une machination. Bref une histoire qui est riche en rebondissements et tient son lecteur en haleine dans le plus pur style de la série, avec un petit côté tout est bien qui fini bien qui fait beaucoup pense aux dessins animés Disney.

Le Cinquième Éléphant, Les Annales du Disque-Monde, de Terry PratchettOn a évidement droit a de très bons dialogues et beaucoup d’humour ce qui transforme ce tome en une lecture légère et distrayante. C’est donc très drôle mais je ne l’ai pas vraiment trouvé très fin, comme si Pratchett usait une nouvelle fois des mêmes ficelles autour de ce personnage qui n’est « pas à sa place ». Les ficelles semblent donc un peu usées et j’espère que ce sera le dernier à sembler aussi éprouvé.

Je critique certes mais Le Cinquième Éléphant de Terry Pratchett reste tout de même un roman très agréable à lire et très bien écrit. Il nous tient en haleine du début jusqu’à sa fin, nous fait rire tout du long et on ne peut pas vraiment en décrocher. Mais voilà, il s’agit d’une sorte d’énième aventure rocambolesque de Sam Vimaire et le coup n’est plus aussi original qu’il a pu l’être. Un essoufflement pour un auteur fabuleux équivaut cependant à un très bon roman, et c’est bien ce que j’en ai lu.


Delirium, Tome 1, de Lauren Oliver

Serafina dans Critiques, Livres le 17 mars 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Delirium est une série Young Adult de Lauren Oliver auparavant parue dans la collection Black Moon. Elle est rééditée depuis peu au format poche chez Le Livre de Poche, ce qui m’a suffisamment motivée pour l’entamer. Synopsis ?

Delirium de Lauren Oliver

Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme une grave maladie. A 18 ans, tout le monde subit le Protocole qui guérit à tout jamais les symptômes de l’amour et marque le passage à l’âge adulte. Lena a très hâte d’y passer et de pouvoir entrer dans le monde des grands. A moins que…

Ok, c’est bon, vous avez lu le synopsis, vous avez compris l’histoire et la fin. Et comment dire, vous avez raison. C’est un livre qui obéit à peu près à tous les clichés du genre. J’ai déjà lu de la Dystopie de ce genre, que cela soit le Vent de Feu ou Uglies. En soit, cela ne me gène pas, c’est un code du genre, c’est pas un truc qu’on lit pour se triturer le cerveau plus qu’autre chose.

Cependant, qu’on devine l’histoire 40 ans à l’avance ne justifie pas des ficelles parfois très grosses. Je n’ai pas trouvé le monde crédible. Chaque chapitre est précédé de citations de soit-disant livres du gouvernement, mais là aussi, bonjour la logique. Comme si un gouvernement totalitaire allait rendre libre d’accès toutes les « idées dangereuses » accessibles en un clic. De même, on sait qu’il y a eu une sorte de catastrophe, que les villes sont enclavées mais aucune info dessus. Le monde se contente d’être là mais sans plus de relief.

Delirium de Lauren OliverHeureusement, le livre se lit bien, le style est fluide (ou du moins sa traduction). Les chapitres sont relativement courts et il n’y a pas de temps morts. Lena est le personnage principal, comme souvent dans ce genre de roman, c’est une héroïne banale, afin que chaque lecteur puisse s’identifier à elle. Les autres personnages principaux sont définis par une ou deux caractéristique mais pas plus.

J’ai l’air assez dure avec ce livre, pourtant j’ai passé un bon moment en le lisant. Rien ne m’a spécialement agacée, c’est juste que voilà, ce premier tome est très convenu. Soit vous aimez le genre et vous aimerez ce bouquin, soit c’est l’inverse. C’est une lecture divertissante, que je qualifierais de roman de plage -mais en mieux, quand même-. C’est une lecture légère, après un bouquin dense comme Kushiel par exemple, ça me plait.

Vous l’aurez compris, difficile de vous conseiller ou de vous déconseiller ce premier tome de la saga Delirium de Lauren Oliver. C’est un des nombreux bouquins de Dystopie type Young Adult. On est loin de l’originalité des précurseurs, mais ça se lit avec plaisir tout de même. Je lirai sans doute le tome 2 d’ailleurs !


HtH15: Drink de Alestorm

dabYo dans Actualité, Musique le 15 mars 2015, avec aucun commentaire

Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Que serait un Hellfest sans un groupe de Folk Metal avec une chanson à boire sous la Temple, entrainant tout le monde pour faire la chenille ? Pas grand chose sans doute. L’année dernière c’était à Trollfest que revenait cette lourde tâche, en 2013 c’est Korpiklaani qui s’en occupait, et cette année ce sera donc Alestorm !

Le groupe écossais officie dans le Pirate Metal, une sorte de coloration du Folk mélangé au Power, qui il faut bien l’avouer, se ressent vraiment bien avec ce groupe. Leurs hymnes sont épiques tout en sentant la crasse bien comme il faut, les caraïbes aussi, le rhum, tout ça. L’accent du chanteur fait vraiment vrai, d’origine contrôlée pirate.

Drink n’est pas vraiment un morceau représentatif de leur discographie. Beaucoup plus Folk, plus rythmée, c’est un peu un morceau de Korpiklaani sur lequel on aurait foutu un filtre de piraterie. Cela dit, pour un single, c’est sans aucun doute un des morceaux qu’ils ont le mieux léché et poli. C’est entrainant, y a des passages bien funs, et puis le refrain est vraiment entrainant. Le clip laisse songeur, mais il colle à l’ambiance.

Du coup, cela faisait un moment que j’avais envie de voir Alestorm en live, le Hellfest 2015 ce sera une très bonne occasion de le faire sous la Temple du dimanche soir.