Dernièrement sur if is Dead:

Il y a plus de trois ans que je n’avais pas ouvert un tome des Annales de la Compagnie Noire de Glen Cook, depuis que j’avais fini la dernière page de Jeux d’Ombres. Ce quatrième tome qui relance Toubib et la Compagnie sur une nouvelle aventure m’avait laissé un petit goût d’inachevé. Pas un mauvais livre loin de là, mais pas franchement la même qualité que l’on avait retrouvé sur la première trilogie. Et puis voilà, il était tant de s’y remettre, de retourner dans la mêlée. C’est disponible depuis 2001 en France, aux éditions l’Atalante et en poche chez J’ai Lu. Dans la mesure où c’est la suite directe des Jeux d’Ombres, on reprend le même synopsis garanti sans spoil.

Rêves d’acier, La Compagnie Noire Tome 5, de Glen Cook

Toubib s’est au gré des événements fourré dans une bien mauvaise posture, le voilà annaliste pour la compagnie, médecin, et… commandant. Alors certes, la grande compagnie noire, dernière des compagnies franches de Khatovar, ne compte plus qu’une poignée d’hommes, au point qu’ils peuvent être comptés sur moins de 10 doigts. Mais voilà, pour ces quelques derniers joyeux lurons, la compagnie est leur seule famille, alors ils ont décidé de suivre Toubib dans son projet fou: revenir à Khatovar pour y ramener les annales.

Ce tome change de narrateur pour la première fois, Toubib laisse en effet sa place à une narratrice et pas n’importe laquelle: Madame. Une sorte de fantasme pour les lecteurs je suppose, qui fait un peu fan service tant le personnage semblait éloigné et inatteignable au début de la série. C’est clairement bizarre à lire. Le changement n’est pas énorme en soit, même si le style est tout de même différent. Toubib et Madame n’ont pas grand chose à voir, leurs actions et décisions sont vraiment différentes, et ça se ressent dans la façon de raconter les évènements.

Rêves d’acier, La Compagnie Noire Tome 5, de Glen Cook

Si le changement pourrait laisser penser que cela amènerait un bol de fraicheur après une première partie Jeux d’Ombres assez fébrile, il faut avouer qu’au final il n’en est rien. Le narrateur change certes, mais l’axe du scénario dans lequel s’est lancé Glen Cook reste sans grande saveur, sans vraiment relancer la série. Le pire c’est sans doute que l’on attend pas grand chose des livres que l’on lit. Limite trop épique, presque trop extraordinaire, les actes que nous raconte Madame laissent de marbre. L’ambiance de la Compagnie Noire n’y est plus vraiment.

Rêves d’acier, La Compagnie Noire Tome 5, de Glen CookOn continue de découvrir la région dans laquelle s’est déplacée la Compagnie Noire et ses coutumes locales. Là dessus c’est plutôt intéressant et franchement réussi, avec une religion centrée autour de la mort qui fait plaisir à voir, réussissant presque un mariage pas très catholique entre la Dark Fantasy et un livre comme Rosemary’s Baby. Et oui, rien que ça.

Mais il en fallait sans doute plus pour sauver une histoire qui pour le moment laisse franchement de marbre, manquant de personnages charismatiques, autant au niveau des ennemis de la Compagnie que dans les rangs de celle ci. De ce côté, on est aux abonnés absents.

Au final ce cinquième tome des Annales de la Compagnie Noire se lit, on passe un moment relativement agréable certes. Mais Rêves d’Acier de Glen Cook n’a rien de qu’on avait pu connaître dans la première trilogie de la série, c’est un long fleuve tranquille aux twists trop téléphonés ou loin d’être assez marqués. M’enfin, je continuerai sans doute.


Star Wars: L’arme du Jedi de Jason Fry

Voyage vers Star Wars: Le Réveil de la Force

Serafina dans Critiques, Livres le 7 janvier 2016, avec aucun commentaire
Critiques

Je vous l’avais dit je suis dans ma période Star Wars et donc après La Cavale du Contrebandier mettant en scène Han Solo j’ai entamé L’arme du Jedi qui a pour héros Luke. Il s’agit là encore d’un roman qui se situe dans la série Voyage vers Star Wars: le Réveil de la Force mais écrit cette fois par Jason Fry. C’est encore une fois publié par Pocket Jeunesse en France. Synopsis ?

Voyage vers Star Wars: Le Réveil de la Force

Nous sommes entre l’épisode  IV et V. Au détour d’une mission, Luke se rend sur une planète où la force l’appelle. Il se rend compte rapidement que cette planète était autrefois une planète importante pour les Jedis qui y avaient un temple où ils formaient les recrues. Cependant, il est désormais interdit par l’Empire de pénétrer dans les ruines.

J’ai lu ce livre juste après La Cavale du Contrebandier qui mettait en scène Han Solo. Ce livre là est plus contemplatif, l’histoire en elle même n’est pas forcément très recherchée ni originale, beaucoup de retournements de situations se sentent venir à des kilomètres. Le style d’écriture de Jason Fry est relativement simple, sans trop d’effet de style, ça se lit. Les illustrations de Phil Noto, même auteur que pour celles de La Cavale du Contrebandier, donc évidemment magnifiques mais ça ne fait pas tout. Non le réel intérêt du roman est de faire le lien entre le Luke de l’épisode IV, un peu paumé, pas formé, qui a juste effleuré la Force et celui de l’épisode V qui décide d’aller se perdre sur Dagoba car il a vu un fantôme sur Hoth.

Star Wars: L'arme du Jedi de Jason Fry

Luke n’est pas un personnage que j’apprécie forcément à la base, car justement dans les films son évolution est parfois difficile à saisir. Ici c’est finalement un héros agréable avec son lot de doutes. Il est sceptique au début du livre sur la Force et tout le toutim, mais va peu à peu découvrir ses capacités et comprendre ce qu’étaient réellement les Jedis. La plongée dans le temple Jedi est aussi intéressante et son cheminement vers la maitrise de la Force.

Voyage vers Star Wars: Le Réveil de la ForceAprès, cela reste un livre jeunesse, qui ne dépasse pas les 180 pages et qui n’a d’intérêt réel que pour les plus jeunes qui y trouveront leur compte, ou que si vous êtes en mode monomaniaque et que vous vous lire tout ce qui est sorti dans le cadre du reboot de l’univers. On n’y apprend rien de spécialement vital mais on comprend mieux le personnage après coup.

Bref vous l’aurez compris, j’ai un avis mitigé sur ce tome. Il a son utilité mais sa lecture en soit peut être tout à fait dispensable. Ce n’est pas désagréable mais pas inoubliable pour autant. A lire seulement si vous voulez tout lire. Sur ce, moi j’ai enchainé avec le 3ème tome, celui sur la Princesse Leia dont on parlera dans une prochaine chronique.


La Maladroite de Alexandre Seurat

Serafina dans Critiques, Livres le 2 janvier 2016, avec 2 commentaires
Critiques

La Maladroite de Alexandre Seurat est un livre sorti à la rentrée 2015 que j’ai reçu dans le cadre des matchs littéraires de PriceMinister. Je l’avais choisi par hasard total. C’est un livre assez petit puisqu’il ne fait que 120 pages. Synopsis ?

La maladroite de Alexandre Seurat

Un matin, une femme voit sur un journal la photo d’une petite fille, Diana, portée disparue. Elle connaît bien le visage de cette petite dont elle a croisé la route. C’est l’histoire de la petite qui nous est racontée. Une petite tellement maladroite qu’elle a toujours des bleus partout …

Vous l’aurez compris on n’est pas dans du Fantastique ou de l’imaginaire mais bien de la littérature contemporaine qui traite en plus d’un sujet assez lourd qu’est la maltraitance infantile. Le livre est écrit d’une manière très particulière, en effet aucun personnage à part Diana n’a de nom. Les personnages y sont désignés par leur rôle : la grand mère, l’institutrice , le policier … Cela renforce l’idée que cela pourrait arriver n’importe où et que Diana pourrait bien être dans notre classe ou dans notre voisinage. De même il n’y a aucun marqueur spatio-temporel.

La maladroite de Alexandre SeuratCes parti pris pourraient être dérangeants mais ils renforcent l’impact du livre. De plus, les personnages témoignent à tour de rôle et n’ont forcément qu’une vision parcellaire de l’histoire de Diana. C’est nous lecteurs qui recoupons les histoires et comprenons l’horreur. Nous assistons impuissants à la bureaucratie et aux occasions ratées de sauver la petite. Le roman évite le pathos et bien que le sujet ne soit pas facile, l’auteur évite aussi le glauque et ne se complaît pas dans la description du pire. C’est tout en pudeur mais ça n’en est pas pour autant facile à lire.

Le roman est très court mais aussi très prenant et intense. Il se lit d’une traite et est assez addictif. Si vous avez l’occasion de le lire je ne peux que vous le conseiller car ce fut une lecture intéressante et vraiment prenante. Évidemment on connaît la fin dès le début mais ce n’est pas la l’intérêt . On s’attache à la gamine et on assiste impuissant à l’escalade qui amène à cette photo sur le journal. La Maladroite de Alexandre Seurat est une lecture marquante donc, ce qui fait que je vous le recommande.


Star Wars: La cavale du contrebandier de Greg Rucka

Voyage vers Star Wars: Le Réveil de la Force

Serafina dans Critiques, Livres le 27 décembre 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Je suis retombée. Je suis redevenue une fangrill. Depuis le 16 Décembre pour être tout à fait exacte. Depuis, j’ai repris mes habitudes après avoir vu Star Wars VII: Le Réveil de la Force et être passée en mode monomaniaque. dabYo m’a offert pour Noël les bouquins Star Wars parus chez Pocket Jeunesse et j’ai évidemment commencé par celui traitant de Han Solo. Synopsis ?

La cavale du contrebandier : Une aventure de Han Solo & Chewbacca de Greg Rucka

Nous sommes situés un peu après l’épisode IV, Han Solo a empoché les crédits qui vont bien et s’apprête à aller payer sa dette à Jabba The Hutt. Enfin, c’est ce qu’il pense faire, mais la Princesse Leia a besoin de lui. Une des équipes d’éclaireurs des Rebelles, ceux qui vont repérer en avance les planètes qui pourraient servir de bases potentielles, a été attaquée. Un seul survivant a pu s’échapper et se cacher sur une planète du territoire Hutt. Ematt c’est son nom est bien sur recherché par l’Empire et son exfiltration doit se faire en toute discrétion. Han et Chewie sont donc repartis pour un tour !

Avant de parler du livre en lui même, il faut faire un point sur l’univers étendu. Avec la sortie du VII, l’univers étendu qu’on connait a été « déprécié » et renommé en Star Wars Legends. Il n’est plus canon. Le canon est donc possédé par Disney et comporte à ce jour assez peu de bouquins traduits en français, tous chez Pocket Jeunesse. La cavale du contrebandier est donc un univers étendu officiel. Bien qu’étant publié chez un éditeur jeunesse, il n’a rien de spécialement jeunesse : il est court certes, seulement 150 pages, mais c’est une novella tout à fait agréable à lire pour un adulte.

La cavale du contrebandier : Une aventure de Han Solo & Chewbacca de Greg Rucka

Nous retrouvons donc les personnages des films et plus précisément Han et Chewie qui sont pour le coup très égaux à eux même. Il n’est pas si facile qu’on croit de rendre correctement un personnage aussi connu et attendu , pourtant le bouquin s’en sort bien.  On retrouve le cabotinage qui fait le charme de Han Solo et un Chewie toujours là pour relativiser les exploits dont se vante le contrebandier.

L’intrigue est évidemment relativement simple, le bouquin ne fait que 150 pages après tout. Cependant, elle est relativement bien amenée et les évolutions sont plutôt logiques. Le grand antagoniste de cette histoire est une femme assez redoutable, dans le genre moitié humaine moitié bionique. C’est un des personnages inventés du roman qui est le plus développé et plutôt bien pour être honnête, comme quoi l’histoire ne se repose pas que sur le cabotinage de nos deux héros.

La cavale du contrebandier Star Wars Reveil de la ForceDans l’ensemble on retrouve tout ce qui fait le charme des vieux Star Wars dans cette petite histoire : des courses poursuites, du baratin, des ennemis assez charismatiques, ce qui faut de bars louches et des rebelles en fuite. C’est une lecture plus qu’agréable pour le fan qui n’a pas envie de quitter l’univers. Évidemment, il faut aborder ce bouquin du point de vue « fan », car je doute qu’il intéresse quiconque n’étant pas fada de l’univers Star Wars. Pour moi en tout cas, c’était une lecture fort plaisante.

Vous l’aurez compris, je ne peux que vous recommander cette Cavale du Contrebandier. Deux autres livres sont sortis dans cette catégorie : une centrée sur Luke et une centrée sur Leia. J’ai déjà les deux sur ma table de nuit.


Hanzel und Gretyl au Glazart

dabYo dans Concert, Musique le 24 décembre 2015, avec aucun commentaire

Il y a quelques années je découvrais Hanzel und Gretyl, un groupe américain qui fait de l’Indus qui tâche, très rythmique et avec des thématiques pas toujours très catholiques. Imagerie inspirée des nazis, blagues sur le troisième reich et chants en allemand, on peut dire que ça fait tâche. Évidemment, il s’agit là de pastiche et en aucun cas d’un groupe néo-nazi. Avec une telle musique, j’ai tout de suite été conquis et je n’avais qu’une hâte: les voir en live. Les années ont passé, les albums aussi, et voilà que sans crier gare, le groupe a été annoncé au Glazart par Dooweet !

Hanzel und Gretyl Glazart 2015

Et c’est une vraie affiche de qualité qui les accompagne. Le groupe américain fait la grande partie du show, mais on retrouve trois premières parties qui ne sont pas dégueu du tout. Un jeune groupe de Rock Indus avec Syndro-Sys, du Black Indus avec Pavillon Rouge et enfin, cerise sur le gâteau, le Cyber Metal de Herrschaft.

Syndro-Sys au Glazart

Synchro-Sys-au-Galzart-2015On commence par le plus jeune groupe de la soirée qui est sur le point de sortir son premier album, Corporation. Scéniquement on sent que le groupe fait des efforts pour mettre de l’ambiance dans cette froide soirée d’octobre. Dans les faits, il faut avouer que le public n’est pas encore très nombreux -malgré le retard pris par le concert- et pas très chaud non plus. Mais les artistes ne se laissent pas abattre pour autant et ça fait plaisir à voir.

Côté musique c’est un peu plus mitigé de mon côté. J’ai trouvé que malgré le style du genre, c’était assez mou en live. La voix de la chanteuse est bien posée certes mais se mêle mal à la musique, comme si ce n’était pas composé ensemble mais simplement rajouté par la suite. Le côté Corporation qu’ils essayent de mettre en avant n’est pas tant rendu que ça en live. Enfin bon, c’est un premier album et ça reste sympathique. Je leur souhaite de trouver leur équilibre.

Pavillon Rouge au Glazart

On enchaine avec Pavillon Rouge, un autre jeune groupe qui a sorti son premier album cette année. Ici place à du Black Metal Industriel qui a sa bonne dose de haine, d’agressivité et d’éléments électro. Je ne connaissais pas, j’ai écouté et j’ai pris une putain de claque. Sur album, le groupe nous en met plein la gueule, la musique est agressive mais super lisible, super bien produite, un putain de bon album en somme.

Pavillon Rouge Glazart 2015

Malheureusement sur cette date, le chanteur de la formation n’a pas plus se déplacer a été remplacé au pied levé. Son remplaçant fait plutôt bien le taff, il regarde peut être un peu trop le guitariste pour savoir quand chanter mais se débrouille assez bien et a une pêche d’enfer. Le voilà qui descend dans la fosse pour pogoter avec le public le temps de quelques ponts musicaux. Ils ont la fougue de la jeunesse et le montrent bien, ça déborde vraiment d’énergie.

Côté prestation musicale c’est par contre beaucoup plus mitigé. J’avais beau connaître pas mal de morceaux tout de même, j’ai trouvé le son horriblement brouillon. On ne pouvait distinguer quasiment aucune mélodie et c’est vraiment dommage. Ça donnait l’impression d’une bouillie musicale et seuls un ou deux morceaux comme Droge Macht Frei était vraiment reconnaissable. Était-ce un problème de balances ? C’est vrai que le Glazart n’est pas forcément réputé pour sa qualité sonore, je ne sais pas, mais j’ai été un poil déçu. Maintenant avec un tel premier album, on ne peut qu’attendre du bon pour le futur de la formation.

Herrschaft au Glazart

On continue avec du lourd cette fois, Herrschaft fait partie de cette sphère Indus française qui fait vraiment honneur au genre. Bien que j’adore ce type de musique, je ne suis pas un grand connaisseur du genre mais force est de constater que la scène française est vraiment truffée de pépite. Avec The CNK, Tantrum ou encore Punish Yourself, il y a vraiment de quoi faire.

Herrschaft Glazart 2015

Ils débarquent donc maquillés de blancs, un petit effort supplémentaire pour le chanteur, et devant trois backdrops avec le symbole du groupe. Les membres du groupes communiquent plutôt bien avec le public et mettent l’ambiance dans une fosse qui est déjà tout acquise à leur cause. Y a pas à dire, quand on a l’habitude de voir quasiment que des groupes étrangers, ça fait bizarre de voir un si bon groupe… parler français entre les morceaux.

C’est en tout cas vraiment efficace sur la plupart des morceaux, la musique et le chants passent bien avec un plutôt bon son. Pour le coup la balance du Glazart m’a semblé plutôt efficace. Je ne connais quasiment pas leur discographie, si ce n’est le dernier album Les 12 Vertiges qui sera plutôt bien représenté.

Le set fini sur une explosion de papiers paillettes sur l’avant dernier morceau, puis avec de la mousse sur le dernier, avec un effet lumineux du meilleur effet. Un très bon show en tout cas.

Hanzel und Gretyl au Glazart

Kaiser Von Loopy Galzart 2015Le problème des concerts à Paris c’est que les gens qui y vont sont souvent restreints par les transports en commun, du coup quand un set commence avec une heure de retard, ça pose un réel problème. De notre côté, avec deux heures de route en BlaBlaCar par exemple, c’était pas très bon signe. Mais bon, on est venu voir les américains, alors il a bien fallu négocier. Après une heure d’attente, les lumières s’éteignent enfin pour l’entrée en scène du duo.

Hanzel und Gretyl est un groupe à la carrière marquée par plusieurs changements assez radicaux de style musical. S’ils officiaient originellement dans une sorte d’EBM sous marihuana, leur style a changé du tout au tout avec Über Alles, où la musique est devenue beaucoup plus rythmée, tranchée, très Metal Indus. Avec leur dernier album Black Forest Metal, le groupe a pris une nouvelle orientation où la touche industrielle s’est mélangée à des influences plus Black Metal et beaucoup plus contemplatives. On reste sur du Hanzel und Gretyl, ça sent toujours largement la pastiche du nazisme, mais c’est beaucoup moins agressif et plus lent.

Le concert va commencer sur cet album avec un petit paquet de morceaux qui sont assez longs et lents en live. C’est du coup relativement dérangeant dans la mesure où il n’y a que deux musiciens avec une boite à rythme. Kaiser Von Loopy et Vas Kallas sont très charismatiques, le premier portant son masque de loup garou en jette un max. La seconde qui fait la basse et les chants nous en impose elle aussi. C’est bien, mais ça n’est pas pour autant rentre dans la gueule, ça manque d’un petit quelque chose pour passer du sympa à l’énorme.

Hanzel und Gretyl au Glazart 2015

Puis soudain Kaiser Von Loopy troque son masque de loup en métal pour son habituel casque de soldat romain (?), Overture de Über Alles est lancé et le groupe enchaîne sur l’énorme Unterstutzung 87. Musique répétitive, riff de guitare bien gras et lents, chant agressif et repris en coeur par le public, c’est comme si le concert démarrait vraiment !

Le groupe va enchainer un gros paquet de morceaux dans ce genre, très caractéristique de leur musique. On peut dire que la sauce prend, c’est juste génial en live. Les refrains étant très simple, tout le monde hurle et le Glazart prend feu, tout simplement.


Ikebukuro West Gate Park de TBS

dabYo dans Films, Séries le 21 décembre 2015, avec 1 commentaire

Ikebukuro West Gate Park fait partie de cette liste de grands classiques des Drama Japonais que nous sommes actuellement entrain de regarder. Il s’agit de l’adaptation en série du roman du même nom écrit par Ira Ishida, il se déroule dans Ikebukuro, véritable ville dans la ville de Tokyo, quartier sulfureux où toutes les traditions japonaises viennent s’entrechoquer avec la modernité, le grand banditisme et la détresse des habitants. Diffusé en 2000, les onze épisodes ont un petit goût de daté bien charmant. Synopsis.

Ikebukuro West Gate Park

Makoto a 21 ans, pas de copine, pas de travail, pas d’études, bref, à part zoner dans le West Gate Park, Makoto ne fait pas grand chose de ses journées. Quand il a quelques yens de côté il va faire du bowling ou essaye de trouver des filles avec lesquelles trainer. Mais quand son pote devient le King des G-Boys, un groupe d’adolescents délinquants qui impose sa loi sur Ikebukuro, les embrouilles se mettent soudain à arriver par paquet de vingt. Entre meurtres, kidnapping, yakuza et policiers véreux, Makoto ne sait pas franchement où donner de la tête.

Ikebukuro West Gate ParkLes premières minutes d’Ikebukuro West Gate Park mettent tout de suite dans le ton, on est face à une série trash qui veut nous montrer la réalité des adolescents et/ou jeunes adultes japonais. Ceux qui vivent dans ce qu’on appellerait ici des cités, qui trainent sans but, n’ont pas de vrai lien avec le reste de la société. Bref des paumés qui sont à deux doigts de passer du mauvais côté, qui ont plus de respect pour leurs propres règles que pour celles d’une société dont les seules marques de présence sont celles de policiers incompétents dans le meilleur des cas, corrompus dans les autres.

On suit donc Makoto qui est joué ici par Tomoya Nagase, un acteur dont on avait déjà vanté les mérites dans My Boss, My Hero. Il tient ici une fois de plus le grand rôle, portant une bonne partie de la série sur ses épaules. Charismatique, il est le seul « non aligné » d’Ikebukuro, entre les flics, les membres des gangs de gamins et les yakuzas qui essayent d’étendre leur influence sur la ville. Du coup, ils font tous appel à lui pour les aider dans des affaires qui mêlent souvent tous les acteurs pré-cités.

Ikebukuro West Gate Park

Dans Ikebukuro West Gate Park la loi a rarement le dernier mot, la morale non plus, et c’est souvent la jungle. Les personnages sont crus dans tous les sens du terme, au niveau des dialogues, des thématiques, de leurs actes, rien n’est censuré et c’est souvent très explicite. Trash à souhait, même la mère de Makoto, super personnage par ailleurs, a une morale qu’on pourrait qualifier de minimaliste. Pour le coup, elle participe à un système pyramidale à la limite de la légalité et n’hésiteras pas à recruter de nouveaux membres.

Ikebukuro West Gate ParkDu coup, la série est vraiment violente et n’est pas à mettre entre toutes les mains. Il y a des moments crus où la violence physique est très forte et vraiment dérangeante. On peut difficilement regarder les choses et ne pas se sentir mal en voyant le manque de justice dans lequel évoluent les habitants d’Ikebukuro. Cette sensation est-elle vraie ? Peut être bien. Il y a maintenant un mois nous étions pendant une semaine dans cette ville en tant que touristes, nous n’y avons certes pas vue cette violence et ces gangs, mais la prostitution et les clubs vraiment bizarres y étaient légion…

Le rythme de la série est assez inégal, certaines fois on aura vraiment du mal à comprendre où le tout nous mène. Il n’y a pas de réelle intrigue sur l’ensemble des épisodes au début, même si certains éléments vont revenir peu à peu. La guerre des gangs prend en effet de plus en plus d’importance et les derniers épisodes se concentrent sur cela. Le reste du temps, ce sont des épisodes relativement indépendants où Makoto va aider une connaissance ou quelqu’un qui est dans une mauvaise passe. C’est sympa, mais c’est principalement l’ambiance de la série et la découverte du Japon mal famé qui va motiver le visionnage. Car à ce niveau là, on est plutôt servi. Ikebukuro West Gate Park nous plonge vraiment dans ce quartier et fait découvrir les mœurs des jeunes japonais comme on peut difficilement les percevoir en tant que touristes.

Ikebukuro West Gate Park

Au final Ikebukuro West Gate Park est une série coup de poing qui est vraiment dépaysante. Non sans faire penser à un The Wire, cette plongée dans le monde urbain et injuste de la ville dans la ville est vraiment prenante. Des personnages attachants qui font que les onze épisodes passent tout de même très rapidement malgré son rythme assez bizarre et lent.


La Peur du Sage – Partie 2 de Patrick Rothfuss

Chronique du Tueur de Roi Tome 2

dabYo dans Critiques, Livres le 18 décembre 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Il y a quelques semaines je finissais la première partie de La Peur du Sage, deuxième tome de la saga Chronique du Tueur de Roi de Patrick Rothfuss. Une série commencée en 2007 et dont le troisième tome est pour le moment prévu pour 2016 sans plus de précisions. Après un premier tome sublime, qui je pense restera pendant longtemps dans le top de mes lectures, j’avais été plutôt très déçu par la première partie de cette suite. Synopsis sans spoil, puisqu’il s’agit encore une fois du même que le premier tome.

La Peur du Sage – Partie 2 de Patrick Rothfuss

Kvothe est une légende, ses exploits sont racontés partout dans le monde, qu’ils se soient passés alors qu’il était encore tout jeune à l’université, ou bien pus tard en incendiant la ville de Trebon. Il a libéré des princesse et tué un roi, il est devenu le plus grand des magiciens, et il souhaite aujourd’hui que la véritable lumière soit faite sur sa vie, sans fioriture, sans mensonge et surtout sans enjolivement. Car aujourd’hui, Kvothe n’est plus que l’ombre de lui même, il est un simple aubergiste d’un village perdu dans le nord, où les hivers sont rudes et où les marchands itinérants se font de plus en plus rares, et il se fait appeler Kote, tentant de rester un inconnu aux yeux de tous.

On reprend donc où la première partie nous a laissé, Kvothe quitte la cour d’un riche roi pour aller à la chasse de bandits dans un endroit perdu de la carte. Cette seconde partie va se centrer autour de ses aventures loin du monde civilisé qu’ont pu être l’université ou encore la cour du roi précédemment cité. Le rythme y est donc un peu différent puisqu’on va suivre une petite troupe sur la route de bandits. Au fil des éléments, le tout va presque ressembler à une sorte de huis-clos où Kvothe est coincé au milieu des arbres.

Les compagnons de fortune de Kvothe sont très différents et ce sera l’occasion de découvrir quelques particularité de l’univers. On retrouve notamment une sorte de guerrier qui suit un code de conduite bien particulier et des moeurs étranges, Tempi. Ce personnage va faire office d’air frais d’originalité sur ce tome, bien que parler d’originalité soit quelque peu exagéré. Tempi suit des coutumes différentes, il suit un chemin et un code difficile d’accès, qui ne soit pas réellement exprimable ni bien explicite. Mais voilà, des personnages comme ça on en retrouve des dizaines dans la Fantasy, toujours mystérieux ou alors très sage, et ce n’est franchement pas ça qui va relancer l’intérêt.

La Peur du Sage – Partie 2 de Patrick RothfussC’est certes bien écrit, et oui, on va suivre avec un certain intérêt l’apprentissage de Kvothe, qui va suivre les pas de Tempi. Mais on attendait sans doute quelque chose d’autre qu’un énième apprentissage avec des épreuves téléphonées où à aucun moment on ne retrouvera une once de suspens. Vraiment, on suit des péripéties les unes après les autres, on découvre de belles contrées certes, mais c’est sympa. C’est tout, juste sympa.

Après une première partie relativement moyenne, cette seconde partie de La Peur du Sage de Partick Rothfuss fini tout aussi mollement. Pas d’intérêt particulier, pas d’avancement concret, l’auteur se contente de botter en touche et n’aborde aucun des sujets qu’il évoque dans la partie présente de la narration. Comme s’il cherchait désespérément à gagner du temps en attendant de trouver comment il allait bien réussir à délivrer tout ce qu’il avait promis.


La Chick-Lit c’est pas mon trip. A la base. Mais quand c’est de la Chick-Lit avec pour héroïne une gothique qui aime les corsets et les cupcakes, et qu’en plus l’auteure s’appelle Cécile Guillot, je dois dire que je me jette dessus. Au passage, il est servi par une très jolie couverture qui donne le ton et la mise en page très baroque est parfaite. C’est publié en cette fin d’année aux éditions EDB pour … EdiBitch. Synopsis ?

Les tribulations d'une gothique amoureuse de Cécile Guillot

Lily est une enseignante qui n’a pas renié son look de gothique. Elle est bassiste dans un groupe de métal et bave secrètement sur son guitariste. Sauf que celui ci semble s’être casé avec une blondasse BCBG. Il ne reste plus à Lily qu’à aller noyer son chagrin dans les pâtisseries avant de se lamenter sur ses difficultés à fermer son corset. Oh, elle devra aussi éviter les rencards foireux organisés par sa meilleure amie.

Vous l’aurez compris, c’est de la Chick-Lit dans ce qu’elle à de plus pur : de la romance, une héroïne moderne qui vit de nos jours et qui ne sait pas trop sur quel pied danser entre ce qu’on attend d’elle dans la vie d’adulte et ses histoires d’amour. Sauf que ici, notre Bidget Jones s’appelle Lily, qu’elle est gothique, et ça, ça change tout. Tout simplement car pour une fois je peux me reconnaitre dans l’héroïne. Les groupes qu’elle écoute, je les écoutes, ses références cinématographiques ou littéraires, je les ai, les sites web qu’elle consulte, je les lis aussi. Bref, difficile de ne pas se reconnaitre dans Lily. De ce fait, Tribulations d’une gothique amoureuse réussit là où de nombreux romans du genre m’ont perdue. De plus, ce n’est pas une jeunette écervelée et elle a tout de même le recul nécessaire pour rendre l’histoire intéressante.

Il faut dire que cette histoire est légère et pleine de sucre. Le style de Cécile Guillot est beaucoup plus vif et léger qu’il ne l’était dans sa série Fille d’Hécate. On ne s’ennuie pas une seconde et elle fait une Lily très pétillante. En effet, le roman est à la première personne, de ce fait notre héroïne porte tout sur ses épaules. Les personnages secondaires sont relativement bien développés au vu de la taille plutôt courte du roman. Il ne fait en effet que 200 pages.

Les tribulations d'une gothique amoureuse de Cécile GuillotC’est un roman qui m’a fait sourire même si tout n’est pas drôle pour Lily. Par ces temps moroses, c’est ce que j’ai envie de lire. J’ai envie de bonne humeur, j’ai envie de m’inquiéter pour savoir quel parfum de cupcake choisir et si Maxime a de plus beaux yeux que Clément. Par les temps qui courent, c’est le genre de lecture qui fait du bien et qui permet de s’évader.

Vous l’aurez deviné en me lisant, j’ai adoré Les tribulations d’une gothique amoureuse de Cécile Guillot d’un bout à l’autre. Je ne peux que vous la conseiller si vous penchez du coté sombre de la force. Et quand bien même, c’est une histoire pétillante et pleine de positivisme, il n’est donc pas nécessaire d’être super calé en culture gothique pour l’apprécier. Tout m’a plu, c’est fondant comme un cupcake cœur chocolat et piquant comme un bracelet de chanteur de Black Metal. A découvrir absolument !


Savant – Ascent de D-Pad Studio

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illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 6 décembre 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Savant – Ascent de D-Pad Studio est un petit jeu indé qui mêle Shoot’em Up et musique. Si vous cherchez un jeu à highscore pas cher, je crois que je vous ai trouvé une cible potentielle.

Savant - Ascent

Le jeu se joue avec les flèches et la souris, les flèches du clavier permettent de déplacer le personnage entre les différentes positions de tir tandis que la souris permet de viser, tirer et balancer les tirs spéciaux une fois une barre chargé. Élémentaire (voir basique) n’est il pas. Il aurait été par contre sympathique qu’une indication à l’écran montre les plateformes sur lesquels on peut se déplacer.

Savant – Ascent se base sur la musique de l’artiste electro-dubstep norvégien Savant. Les capacités représentés sous forme de quart de vinyles à rassembler sont d’ailleurs les tracks du monsieur sur lesquels jouer.

Comme on cherche le highscore, la difficulté se doit d’être à la hauteur, il parait que le jeu comporte 5 tableaux et 2 boss mais personnellement je n’ai réussi qu’à aller jusqu’au premier boss en fin de second tableau. Le jeu demande pas mal de concentration (ce que je n’ai pas) et parfois même de bien choisir l’ordre des cibles à abattre.

Savant - Ascent

Niveau design, c’est plutôt beau avec une 2D fluide. Et même si on n’est pas en face de niveaux incroyablement détaillés ni originaux, cela reste propre. Le design du héros n’est pas non plus très original, imaginez V de V comme Vendetta, peignez le en violet et c’est à peu près ce à quoi vous attendre. Mais je le redis l’ensemble est beau.

Pour la bande son évidemment si vous avez des boutons à l’écoute de l’electro-retro-dubstep vous ne risquez pas d’apprécier. Savant est un artiste très prolifique et les compositions choisies sont rythmées et bien calibrées pour accentuer les qualités de shooter du jeu.

Savant - Ascent

Savant – Ascent est un petit jeu sans prétention proposé à 2€ dans lequel on se lancera rapidement histoire de passer le temps.


Japanese MetalEn novembre dernier nous sommes retournés sur l’archipel japonais pour un deuxième voyage. Après avoir découvert la mégalopole de Tokyo et le calme de Kyoto, cette fois c’est en voiture que nous sommes aller faire le tour de la mer intérieure de Seto.

Du coup il nous fallait une bande son pour accompagner les nombreux kilomètres de piste à avaler. L’occasion de découvrir quelques groupes de Metal du coin en somme. Découvrez avec nous quelques groupes représentatifs de la scène japonaise !

Parmi les groupes en vogue au pays du soleil levant on retrouve Man with a Mission et ses cinq ans d’activité à son actif. Le groupe officie dans ce qu’on pourrait appeler un Nu Metal joyeux. Sur les premiers albums du groupe on se retrouve à la frontière entre le mélange des genres de Linkin Park, et les refrains entrainants et joyeux de All Killer No Filler de Sum41. Depuis sa signature chez Sony le groupe semble plus sage et œuvrer dans des balades proches de ce que produit aujourd’hui Linkin Park.

Si ni le mélange, ni l’évolution ne paraissent originaux en occident, on ne peut pas renier le fait que cela accroche plutôt bien l’oreille. Les chansons se retiennent bien, bien qu’elles soient chantées en japonais, chose que l’on ne peut que saluer. Les groupes de Metal de l’archipel chantent généralement en alternant les deux et c’est ce que fait Man with a Mission la plupart du temps. J’aurai évidemment une grosse préférence pour leurs deux premiers albums, l’éponyme Man with a Mission et Mash up the world qui sont assez rafraichissants.

A côté de cette musique finalement assez classique (mais efficace), on retrouve une recherche visuelle assez particulière. Le groupe cultive en effet le mystère autour de son apparence, puisque ses musiciens n’apparaissent que masqués de tête de loups en peluche. Daft Punk et le chanteur de Kvelertak n’ont qu’à bien se tenir.