Dernièrement sur if is Dead:

Panda Pop de SGN

Du space Invaders version panda

Serafina dans Critiques, Jeu Vidéo le 14 février 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Au boulot, tout le monde connait mon amour des pandas. Je suppose que le poster du zoo de Beauval et le calendrier Panda y sont pour quelque chose. Alors quand un collègue a découvert l’application Panda Pop sur son mobile, il me l’a tout de suite envoyée. Développée par SGN, c’est évidemment un jeu sur smartphone qui mise sur l’addiction, et depuis, je suis perdue.

Panda Pop

Il s’agit d’un jeu très simple : il y a des bébés pandas prisonniers, vous êtes une maman panda (ou un papa panda qui aime mettre du mascara, puisque le panda est malheureusement genré) et vous avez des boules à lancer pour libérer les bébés. Si vous réunissez au moins 3 boules de la même couleur elles explosent et ainsi de suite. Au fil du jeu des pièges viennent pimenter le tout: des boules piquantes qui crèvent vos boules, des boules armure impossibles à faire exploser, etc.

Panda PopIl s’agit d’un free-to-play et vous serez encouragés à payer pour avoir des fonctionnalités en plus, des bonus ou des balles supplémentaire pour finir un niveau. Cependant il est tout à fait possible de jouer sans payer. Comme d’habitude, vous avez un nombre fini de vies, qui se rechargent au fil du temps, exactement comme Candy Crush ou Jelly Splash. Il y a actuellement 100 niveaux, et si les premiers sont faciles, dès qu’on entre dans la deuxième dizaine, la difficulté est présente, et il n’est plus rare de perdre 4-5 fois avant de venir à bout d’un niveau. Histoire évidemment de jouer avec vos nerfs et pousser à l’achat.

Au niveau graphisme, c’est simple, mais coloré et joli. La plupart des niveaux sont inspirés de la Chine, du moins la Chine fantasmée, mais quand même. Personnellement, sur mon iPhone 4, je trouve que ça laggue quand même pas mal, l’animation n’est pas totalement fluide, mais ça fait un moment que je n’ai pas mis à jour mon téléphone, cela joue peut être.

Bref, niveau gameplay, rien de très original, on fait éclater des bouboules, l’avantage étant la présence des pandas, qui me font forcement chavirer. Les niveaux et décors sont assez variés, ils ne se ressemblent pas. On pourra reprocher le coté peu réaliste du nombre de bébés de maman Panda, mais bon, c’est vraiment pinailler. C’est mignon comme tout, avec suffisamment de niveaux, et l’incitation à payer n’est pas trop présente donc c’est idéal pour vous occuper dans les transports ou autre. Actuellement disponible sur les marketplaces Android et iPhone.


C’est lundi, que lisez vous ? #126

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 10 février 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Fantomes Histoires Troubles de Joe HillJ’ai terminé Kushiel Tome 1 de Jacqueline Carey que j’ai vraiment bien aimé. Je pense qu’on le retrouvera clairement dans les coups de cœur de l’année.

J’ai ensuite enchainé avec Fantômes de Joe Hill que j’avais déjà commencé. Il s’agit d’un recueil de nouvelles et je dois dire qu’il m’ennuie profondément. Je trouve les nouvelles relativement moyennes et surtout toutes trop semblable : le gamin en héros, la même atmosphère glauque et mélancolique, bref, j’ai l’impression de lire toujours la même chose ou presque. Et contrairement à ce que le titre me laissait croire, il n’y a que peu d’histoires de fantômes. J’ai hâte de le finir et de passer à autre chose.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


La Marque, Kushiel Tome 1, de Jacqueline Carey

Serafina dans Critiques, Livres le 9 février 2014, avec aucun commentaire
Critiques

J’ai une longue histoire avec La Marque de Jacqueline Carey, premier tome de sa série Kushiel. Je l’ai commencé il y a genre 5 ans, lors de sa sortie en grand format relié chez Bragelonne. Et puis, rebutée par le poids du livre, je l’ai abandonné sans jamais perdre l’idée que je le lirai un jour. Jusqu’à ce qu’il sorte ce 24 janvier au format poche chez Milady et que je ne mette la patte dessus.  En une journée, j’avais rattrapé là où je m’étais arrêtée et j’étais prête à entamer la suite. Synopsis ?

La Marque Kushiel Tome 1 de Jacqueline Carey Milady

En Terre D’Ange, terre de beauté et de raffinement, Phedre a été vendue à la cour de nuit qui la revendra ensuite à Delauney, un intriguant fin politicien qui lui posera sa marque. En plus de se consacrer au service de Naamah, Phèdre va être formée à l’art, aux langues, à la politique. Elle est une courtisane, certes, mais loin d’être bête, et ses connaissances pourraient bien l’entrainer dans de fâcheux pétrins.

Il est difficile de chroniquer ce premier tome de Kushiel, car il est tellement dense avec ses 1000 pages que je ne sais pas par quel bout commencer. Par le style de Carey peut-être ? Un style précieux, raffiné, jamais vulgaire (eh non, ce n’est pas Laurell K. Hamilton !), très agréable dans sa version traduite. Certes les phrases sont un peu ampoulées, mais cela donne à mon avis une teinte particulière au livre. Les mots retranscrivent parfaitement la beauté de Terre D’Ange, le raffinement de la cour de nuit (qui n’est pas sans rappeler les Geisha) et l’incroyable beauté dans laquelle Phèdre évolue.

La Marque Kushiel Carey

La couverture de la version reliée d’Anne-Claire Payet… Sans doute le livre Bragelonne avec le plus de couvertures différentes (voir dessous)

Phèdre est une courtisane extrêmement belle, du coup très intelligente et en plus très particulière car marquée du signe de Kushiel. Son activité de courtisane, et plus spécialement de courtisane très spécialisée sont au centre de la première partie du livre. Si il n’y a presque aucune scène explicite, l’atmosphère de stupre est palpable. C’est d’ailleurs assez épatant que l’auteur ait réussi à traiter de manière aussi classe ce qui sent plutôt le foutre et le sang. J’en connais qui pourraient en prendre de la graine. Non, je n’ai pas dit Merry Gentry, promis.

Phèdre a tout pour être une Mary Sue, d’autant plus insupportable que le récit est narré à la première personne. Pourtant il n’en est rien. C’est la preuve que le talent de l’écrivain change tout. Phèdre est douée, mais touchante, elle ne se met jamais vraiment en avant, et ses péripéties sont crédibles. Même quand elle approche les plus grands ou se sauve de situations désespérées, cela sonne bien. On s’attache réellement à elle ainsi qu’à ses compagnons.

Les intrigues politiques sont au centre du roman. Si vous cherchez de l’Heroic-Fantasy à base de héros qui découpent des dragons, passez votre chemin. Ici, on est à fond dans l’intrigue de cour, celle de Terre D’Ange pour être précis. Terre D’ange est très inspirée de l’Europe médiévale contrairement à ce qu’on pourrait croire. Moi, j’ai lu Namaah, j’en avais déduis que ça se passait en Inde (pour des raisons que j’ignore vu que c’est un prénom biblique), mais après avoir fini le livre, il est évident que Terre d’Ange n’est autre que la France, et cela est renforcé par les noms des autres pays limitrophes (les pictes par exemple …). C’est d’autant plus plaisant à lire, et surtout cela permet très aisément de ce repérer dans le monde crée par Jacqueline Carey.

La Marque Kushiel Tome 1 de Jacqueline Carey MiladyA vrai dire, son classement dans la Fantasy est délicat à expliquer car à part dans de très rares cas, il n’y a pas de magie. Ce sont des intrigues politiques dans une France imaginaire et médiévalisante matinée du raffinement des geishas, le tout extrêmement bien écrit, avec un univers très vivace. Jacqueline Carey ne se contente pas de changer des noms, et pof ça fait un monde. Non, elle invente une mythologie et une religion très crédible et développée. Il faut dire qu’elle a pris le parti de vraiment tout développer : comme je le disais le bouquin fait 1000 pages et l’intrigue principale ne commence qu’aux environs du quart. Cela fait 250 pages où il ne se passe pas grand chose si ce n’est suivre Phèdre.

Pourtant, La Marque de Jacqueline Carey glisse et se lit tout seul. J’ai mis certes 2 semaines à le lire, mais ce fut a cause du travail, car j’ai trouvé le roman passionnant et accrochant de bout en bout. Je regrette de l’avoir abandonné il y a des années, car je suis passée à coté d’un petit bijou. Du coup, maintenant, j’ai hâte de lire la suite. Peut être en ebook si je n’ai pas le courage d’attendre l’édition Milady.


Silence, ça tourne ! #54

Chaque semaine notre avis sur les films et séries du moment

dabYo dans Actualités, Films le 6 février 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Comme chaque semaine (ou presque), les films et séries que nous avons vu, et auxquels vous échapperez peut être, grâce à nous…

The Good Wife Saison 4

The Good Wife Saison 4Après une saison en demi teinte, The Good Wife nous avons complètement conquis avec deux très bonnes saisons. Si bien que nous n’avons même pas eu le temps de parler de la Saison 3 avant de l’avoir terminée. Ce n’est pas le cas de cette quatrième que nous venons tout juste de commencer.

Le pitch n’a toujours pas changé, on suit Alicia Florric dans son travail d’avocate, son rôle de mère de deux enfants et d’(ex-) femme de procureur qui veut se faire sénateur. Là où la série a beaucoup évolué, c’est sur l’équilibrage de ces trois univers et la façon dont ils sont mêlés. Autrefois dosage plutôt raté, la recette est désormais bien équilibré et les mondes s’entrelacent suffisamment pour ne plus lasser le spectateur qui n’apprécie pas l’un des univers.

Mais là où la série est particulièrement réussie, c’est encore une fois par la qualité des affaires dont elle traite. Souvent des sujets brûlants de l’actualité, c’est un vrai régal de voir une série aborder des thématiques si proche de nous. On aurait pu penser voir aborder le mariage pour tous dans plusieurs années, mais non, c’est déjà là. Et en plus, traité d’un point de vue que l’on n’aurait même pas soupçonné. Vraiment, vraiment bon.

The Hunger Games: L’embrassement de Francis Lawrence

The Hunger Games Jennifer Lawrence

L’adaptation cinéma du premier Hunger Games avait réussi à m’emballer plus que je ne m’y attendais. Certes, ce n’était pas le film de Science-Fiction du siècle, mais pour du Young Adult on était face à quelque chose de très éloigné des daubes à la Twilight. Assez bien réalisé pour nous donner envie de venir voir la suite au cinéma.

The Hunger Games L'EmbrassementJe ne savais pas trop qu’attendre de cette suite et le début du film est assez vague il faut le dire. Après une bonne heure où l’on ne sait pas franchement ce qu’il va se passer et où l’on arrive pas vraiment à rentrer dans l’histoire, on repart sur le même scénario que le premier film. Hmmm, ok.

Là où j’avais été agréablement surpris sur le premier, j’ai été largement déçu sur le second. L’embrasement que nous promettait le titre est tellement long et lent à venir que cela en est presque désespérant. Comme l’impression d’être face à un énorme pétard mouillé. Très frustrant.

A côté de ça on rajoute une Jennifer Lawrence dont les capacités d’exprimer des émotions sont dignes de celles de Kristen Stewart et vous obtenez un film de 2h qui alterne entre le moyen bon et le gros bof. C’est correct, mais à part l’aspect visuel, il est difficile de le classer autrement que dans la catégorie correct.

Et vous, vous avez vu des trucs dernièrement ?


J’avais lu le premier tome des enquêtes d’Aurora Teagarden il y a peu, et j’avais bien aimé, dans le registre de la lecture pas prise de tête et divertissante. J’ai donc embarqué le deuxième tome Un crime en héritage entre deux romans plus lourds, là encore avec la promesse de bons moments. Synopsis ?

Un crime en héritage, Aurora Teagarden Tome 2, de Charlaine Harris

Jane, une vieille femme, a légué bon nombre de ses biens à Aurora Teagarden, comme elle membre du club des amateurs de meurtres. Aurora en est bien surprise car elle n’était pas spécialement proche de la vieille femme. Parmi les biens se trouve une maison, dans laquelle Aurora découvre rien de moins qu’un crane. Humain. Il semblerait bien que notre héroïne soit repartie sur un cold case

Tout comme pour le premier tome, on retrouve le style d’écriture très simpliste et premier degré de Charlaine Harris. On vit l’histoire à travers Aurora, qui n’est certes pas aussi neuneu qu’une Sookie, mais qui est quand même pleine de réflexions sur la manière de bien nettoyer la moquette. Les phrases sont courtes, pas compliquées, autant dire que l’effort intellectuel demandé est proche du néant. Mais cependant, c’est très clair, fluide et donc ça se lit très bien. D’autant plus que les chapitres sont on ne peut plus courts et qu’il y a assez peu de pages (250 environ).

Un crime en héritage, Aurora Teagarden Tome 2, de Charlaine HarrisIci, Aurora se laisse plutôt porter par les événements elle n’enquête pas réellement. Elle fait bien quelques efforts pour comprendre ce qui se passe, mais elle n’est clairement pas active. Du coup l’intrigue avance un peu à la vitesse d’un escargot et la résolution de l’énigme m’a semblée un peu abrupte et bâclée (bon, celle du tome 1 n’était pas un modèle non plus). Il est difficile de s’attacher à Aurora ou d’avoir peur pour elle. Il y a bien quelques essais pour lui donner du relief, et même lui donner un léger triangle amoureux, mais ça ne prend pas tellement c’est survolé. Aucun personnage n’est creusé, on ne ressent rien, bref, c’est super plat.

Au final Un crime en héritage de Charlaine Harris c’est un roman qui se lit très vite, mais qui est assez insipide. Ce n’est pas mauvais, mais c’est clairement oubliable. C’est de la littérature de plage et ça fait du bien entre deux livres un peu plus demandeurs au niveau intellectuel, mais c’est tout.


C’est lundi, que lisez vous ? #125

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 3 février 2014, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

La Marque Kushiel Tome 1 de Jacqueline Carey MiladyJe suis toujours sur le premier tome de Kushiel de Jacqueline Carey, mais cette fois ci, j’approche de la fin puisqu’il ne me reste que 80 pages. Il faut dire que le livre est dense et plutôt épais avec ses 1000 pages.

L’histoire s’oriente de plus en plus vers des intrigues de palais et beaucoup moins sur la vie de courtisane de Phèdre. Du coup j’aime beaucoup et j’ai hâte de le finir. Je devrais en venir à bout dans la semaine, après il sera temps de repasser à des livres un peu plus courts…

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Chroniques d’un médecin légiste de Michel Sapanet

Serafina dans Critiques, Livres le 2 février 2014, avec 1 commentaire
Critiques

Il y a des moments où j’entre dans mes crises existentielles de lectrices et où j’ai absolument besoin de me mettre à lire des choses qui n’ont rien à voir avec mes habitudes. Généralement ça se traduit pas des bios de rockstars héroïnomanes ou des livres de serialkillers. Dans le cas présent, cela s’est traduit par le roman de Michel Sapanet, Chroniques d’un médecin légiste, dont j’avais entendu pas mal de bien.

Chroniques d'un médecin légiste de Michel Sapanet

Il s’agit d’un recueil de plusieurs petites histoires tirées de la vrai vie de Michel Sapanet, réellement médecin légiste au CHU de Poitiers. Ces histoires peuvent être drôles ou pas, mises en scène sous formes de dialogues ou pas, mais dans tous les cas ce sont des histoires vraies. Aucun nom n’est cité mais il s’agit de faits divers de la région où il exerce. Bref c’est un peu comme lire des notes de blog. L’auteur profite de certaines histoires pour mettre en avant des aspects de son métier : sa formation, comment se déroule une autopsie, quel est son rôle au delà des ouvertures de corps et celui qu’il peut jouer dans des enquêtes.

C’est particulièrement intéressant, car médecin légiste c’est un métier sur lequel on ne connait généralement pas grand chose de plus que des lieux communs souvent erronés. Le personnage est agréable, parfois un peu trop exagéré mais dans l’ensemble ce médecin légiste qui narre à la première personne ses histoires de travail est plutôt sympathique et attachant.

Les histoires sont cependant très courtes, souvent trop, et du coup n’entrent pas réellement en profondeur sur ce métier. On a l’impression d’avoir des aperçus, mais je trouve que cela manque un peu de profondeur. Les histoires se lisent comme des nouvelles, avec des chutes parfois voulues spectaculaires mais parfois maladroites. On voit que le médecin n’est pas forcément un auteur et on ne peut pas lui en vouloir. Je suppose d’ailleurs que cela va en s’arrangeant : il a sorti deux autres recueils par la suite.

Chroniques d'un médecin légiste de Michel SapanetLes histoires ici présentées ne sont pas trop sordides. Evidemment on parle de travail de médecin légiste, donc on retrouve des cadavres, mais pas trop de trucs traumatisants, la lecture se fait très bien juste avant de dormir. J’ai lu des trucs bien plus retournant dans les blogs d’avocats que je peux suivre. Les nouvelles courtes font que ça se lit très vite, un peu trop je pense, d’autant plus que le livre ne dépasse pas 200 pages. Il faut dire que l’auteur présente souvent les histoires avec beaucoup d’humour ce qui aide.

Bref, Chroniques d’un médecin légiste de Michel Sapanet c’est une lecture agréable qui pourrait être taxée de lecture de plage si elle ne concernait pas un sujet aussi sérieux que la médecine légale. Je ne le déconseillerais pas, mais il est assez dispensable et je n’en garderais pas grand souvenir.


Pokémon X et Y sur Nintendo 3DS

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 30 janvier 2014, avec 1 commentaire
Critiques

Il y a presque trois ans maintenant, je retombais dans la folie Pokémon avec la Version Noire et Blanche. Deux versions qui nous auront fait investir dans une Nintendo DS jusqu’alors snobée royalement, sur deux coups de tête. Cette fois, Nintendo n’a pas attendu longtemps pour fournir à sa dernière console portable ses premières versions de Pokémon, sa licence phare sur le support. Et évidemment, après un ou deux jours de résistance, j’ai fini par me précipiter au premier endroit me permettant de m’équiper pour pouvoir y jouer. Faut dire que cette fois, la série nous promettait un Pokémon Panda.

Pokemon X et Y logo

On prend les mêmes et on recommence. Au bout de six générations de jeux Pokémon (et on ne compte plus les épisodes annexes) on ne peut pas vraiment dire que les fans qui continuent d’en acheter les épisodes s’attendent à d’énormes révolutions. Il y a d’un côté ceux qui y jouent de manière hardcore, si on peut le dire, et qui cherchent à profiter au maximum des énormes possibilités de stratégies qu’offre la série. Ceux là sont évidemment à la recherche des changements dans l’équilibrage du jeu et qu’ils vont donc devoir apprendre, découvrir, puis maîtriser.

Et puis, il y a les autres, comme moi. Ceux de ma génération qui à chaque nouvel opus finissent par revenir vers la série pour y revivre encore et toujours la même aventure. Celle d’un petit dresseur qui commence avec ses quelques Pokémons, en capture de nouveaux pour les faire évoluer, récolter les huit badges et devenir un Maître Pokémon. Pour être honnête, j’ai commencé Pokémon Y avant tout par obsession. Celle de revivre une nouvelle fois cette aventure magique, la joie de voir son équipe grandir, de découvrir de nouvelles bestioles, de profiter en somme. C’est un peu comme aller au restaurant de temps en temps, toujours dans le même et où vous prendriez toujours le même plat. On y revient pour faire la même chose, parce qu’on sait qu’on va y prendre plaisir et aussi par nostalgie de la fois précédente.

Pokemon X et Y sur Nintendo 3DS - Paris

Illuminis, la ville centrale inspirée de Paris et qui donne le tournis

Et visiblement, les développeurs ont compris qu’une partie du public de Pokémon ne venait que pour ça. Car, parmi les nombreuses modifications, on en retrouve un paquet qui sont justement faites pour simplifier le jeu et lui enlever l’aspect long et fastidieux. Au temps où le jeu ne comptait que 150 bestioles, on pouvait évidemment accepter que tout soit fait pour ralentir la capture des Pokémons. En rendant le gain d’expérience lent et fastidieux par exemple, en jouant sur un nombre hallucinant de facteurs très contraignant comme l’heure. Mais maintenant que le bestiaire compte plus d’un demi millier d’entrées, cette barrière frustrante et inintéressante pouvait enfin sauter. C’est ce qui a été fait avec le multi-exp, une petite option à activer qui permet de faire gagner beaucoup plus d’expérience aux Pokémons du joueur. Et ça change tout.

Si Noir et Blanc m’avaient gardé jusqu’à la fin de l’aventure, je me suis retrouvé cette fois à retenter de capturer tous les Pokémons. Parce que c’est plus rapide à les faire évoluer, et parce que le jeu le présente d’une nouvelle façon. Plutôt que de nous laisser seul et désemparé face à un Pokédex de centaines de bêtes, il est divisé en plusieurs sections géographiques. Libre à nous alors de nous fixer des objectifs plus rapides à atteindre et plus motivants. Des zones spécifiques pour faire évoluer son bestiaires sont aussi disponibles, c’est beaucoup plus plaisant qu’avant.

Pokemon X et Y sur Nintendo 3DS - Pandespiegle

Pandespiègle, le premier Pokémon Panda

Graphiquement, c’est le premier épisode à présenter de la 3D. Il faut dire qu’au début, c’est clairement déstabilisant. Les caméras ne sont pas toujours super bien placées et certains endroits sont clairement casse-gueule. On finira par rentrer dans des zones pour en ressortir directement, puis y retourner… pour directement en ressortir. Chiant. Mais on fini par s’y faire, et à part ces quelques détails, la révolution 3D y est clairement super agréable. Les combats sont d’ailleurs du coup bien plus sympathiques, chaque Pokémon ayant des animations différentes et caractéristiques ! Ces deux épisodes se déroulent en France, du coup, il y a le petit bonus jeu vidéo de terroir, et on pourra s’émerveiller à Paris, sous la pluie de Bretagne ou encore aux Châteaux de la Loire. Génie.

Pokemon YCritiquer un épisode de Pokémon sans parler de ses nouvelles bestioles serait scandaleux. Le premier d’entre eux à m’avoir marqué est évidemment Pandespiègle qui aura fait partie de nos deux équipes respectives. Côté nom, c’est plutôt sympathique et il y a un paquet de nouveaux monstres, mais ça m’a moins marqué qu’avec les épisodes précédents. On notera quand même que le fan est brossé dans le sens du poil, avec du Pikachu sauvage dès le début, ou des starters de la première génération à faire évoluer. On regrettera seulement les bêtes légendaires qui sont complètement plates et sans intérêt.

Que conclure ? Pokémon Y n’est pas une révolution. Ce n’est que le sixième épisode d’une série qui a ses défauts, qui dans les faits n’a pas franchement évolué et qu’on voit difficilement changé. La recette est connue et maîtrisée, et tout ce qu’on peut espérer c’est des équilibrages qui conviennent mieux aux différents joueurs. Un mode difficile par exemple, mais pas bien plus. On y revient à chaque fois par nostalgie, et j’aurai quand même accroché les 70 heures de jeu, par ci, par là. Un très bon épisode, tout de même. Vivement le prochain !


La Stratégie Ender de Orson Scott Card

Serafina dans Critiques, Livres le 28 janvier 2014, avec 3 commentaires
Critiques

J’ai une histoire assez douloureuse avec Orson Scott Card, j’avais commencé son cycle d’Alvin le Faiseur lors de ma première année de fac, et malgré 6 mois d’efforts, je n’ai jamais réussi à finir le deuxième tome. Sans doute n’étais-je pas dans le mood à lire du Card toute seule dans mon 9m². Toujours est-il que j’ai depuis boycotté l’auteur, malgré tous les encouragements d’Aya pour me faire m’y pencher. Et puis Ender est sorti en film, et j’ai ressenti le potentiel, donc j’ai pris le tome 1. Synopsis ?

La Strategie Ender de Orson Scott Card

Dans un futur plus ou moins lointain, la population humaine est en guerre contre les doryphores. Dans cette ambiance de peur de la prochaine invasion, la population est régulée : les couples ne peuvent pas avoir plus de deux enfants, mais des dérogations sont accordées, comme par exemple à la famille Wiggins, qui en a eu un troisième, Andrew dit Ender. Constamment observé par les militaires, il est vite remarqué pour intégrer l’école de guerre.

Orson Scott Card

Orson Scott Card

On retrouve donc des éléments très classiques du roman initiatique: un héros enfant, qu’on suit depuis tout petit, au fur et à mesure qu’il découvre la vie et évolue. Ça, ajouté à une école de guerre militaire, on passe à deux doigts d’un stéréotype de SF à boulon sans intérêt. Pourtant, il n’en est rien, car j’ai trouvé le livre passionnant. Non pas pour le personnage Ender, auquel je n’ai absolument pas pu m’attacher tellement ses réactions contredisent son âge: on n’a pas l’impression d’avoir à lire un gosse de 8 ans mais plutôt un ado de 16-17 voir plus, pas vraiment non plus pour les personnages secondaires, à part peut être Graff, mais je suppose que le voir en Harrison Ford fausse un peu la donne.

Non, ce qui m’a charmée, c’est l’univers mis en place par Card, et le coté manœuvres politiques omniprésent. En effet, on a du mal à se dire que le bouquin a été écrit en 1985 : les gosses jouent sur des tablettes, tout le monde se connecte à des réseaux sociaux où on doit avoir sa vraie identité… Ce n’est pas du tout dépassé ! C’en est même impressionnant de réalisme par rapport à aujourd’hui. Si on suit majoritairement Ender, ce qui se passe sur Terre pendant sa formation n’est pas totalement éclipsé (contrairement au film) et j’ai adoré les chapitres concernant Locke et Demosthène qui sont clairement mes préférés.

La Strategie Ender de Orson Scott CardDe plus, la formation d’Ender est une longue suite de manipulations de la part de sa hiérarchie pour l’amener où il faut. Il n’est pas étonnant que ce bouquin soit dans la liste des livres conseillés par le corps des US Marines à ses officiers. C’est un roman très axé sur la psychologie et la manière de former des commandants. C’est autant intéressant qu’effrayant d’ailleurs, et on se pose à de nombreuses reprises des questions sur le bien fondé, ou non, de faire subir ça à des élèves, enfants qui plus est.

Bien que je connaissais la fin, ayant vu le film, j’ai dévoré ce premier tome du Cycle d’Ender et je regrette d’avoir mis si longtemps à m’y mettre. La Stratégie Ender de Orson Scott Card, c’est de l’excellente Science-Fiction, intelligente et palpitante. Bref, si vous ne l’avez pas encore lu, c’est le moment.


C’est lundi, que lisez vous ? #124

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 27 janvier 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

La Marque Kushiel Tome 1 de Jacqueline Carey MiladyJ’ai continué La Marque, le premier tome de Kushiel de Jacqueline Carey. J’en suis à un peu plus des deux tiers ce qui est tout de même une progression importante vu que le tome fait 1000 pages.

Cela continue à être très bien, j’ai particulièrement apprécié le tournant pris par Phedre et ses voyages sont vraiment passionnants. On s’attache et surtout on vit avec elle parmi les vikings ou les celtes, et je trouve cela très appréciable. Je comprends tous les éloges qui ont été faits à cette saga, car pour le moment, elle les mérite.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?