Dernièrement sur if is Dead:

C’est lundi, que lisez vous ? #139

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 26 mai 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Féerie pour les ténèbres de Jérôme NoirezJe viens de finir l’historie principale de Féerie pour les ténèbres de Jérôme Noirez. L’histoire était il faut bien le dire assez saugreneue et je ne sais pas si j’en garderai un grand souvenir. L’univers est décidément à la croisée du loufoque et de lu macabre, sans jamais vraiment choisir quel camp défendre. C’est sympathique à lire certes, mais ça ne me marquera pas non plus. Bref, une lecture « divertissante » en somme. Il me reste une sorte d’outro à lire, c’est un peu bizarre puisqu’il semble s’agir d’une histoire indépendante d’une cinquantaine de pages en fin de roman…

Après cela, que vais-je lire ? Je ne sais pas vraiment, sans doute finir Le Capital au XXIème siècle qui buzz en ce moment et dont je n’ai toujours pas fini la lecture.

Serafina

Requiem pour Sascha, Lacrimosa Tome 1, de Alice ScarlingJ’ai lu Requiem pour Sascha, Lacrimosa Tome 1, de Alice Scarling. Il s’agit de la nouvelle série de Bit-Lit de chez Milady, écrite par une française. C’est d’ailleurs un réel plus, car je suis bien plus proche de Sascha que de n’importe quelle Anita. Le roman a beaucoup d’excellentes idées, mais les réactions des personnages et notamment celles de Sascha sont parfois difficiles à comprendre. Bref, en tout cas, je lirais la suite car ces petits défauts ne gâchent pas l’histoire ni le style très fluide.

Après tout ça, j’avais besoin de lecture poubelle, j’ai donc commencé Absolument dé-bor-dée de Zoé Shepard, un bouquin qui raconte sa vie de fonctionnaire, et qui n’est franchement pas tendre avec la fonction publique.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Un commentaire à faire ?

Il neige sur encelade de Olivier Moyano

Où la couverture ne fait pas le roman

Serafina dans Critiques, Livres le 24 mai 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Il y’a des livres dont la couverture nous attire et d’autre au contraire pour lesquels la couverture nous repousse. Il neige sur Encelade faisait partie de la deuxième catégorie. Non pas que l’illustration de Mina M. soit mauvaise en soit. Mais ça me donnait l’impression d’être face a de la SF à boulon, presque aussi peu appétissant que les couvertures de la Fraternité du Panca. Mais je lui ai donné une chance et heureusement. Synopsis ?

On suit Sylvere, psychologue qui s’occupe d’enfants placés en foyer et plus précisément le cas de Steven, un pauvre bambin qui a assisté au meurtre de sa mère. il est obsédé par les dernières paroles de sa mère a propos d’un « chat qui s’allume ». Steven va prendre de plus en plus d’importance dans la vie de Sylvère, le poussant a sortir des sentiers balisés de sa petite vie routinière.

Encore une histoire de psy me direz vous ? Effectivement, l’ayant lu juste après Amulettes je me suis demandée si les éditions du Chat Noir prévoyaient de faire une collection spéciale psy (qu’il soit psychologue ou psychiatre). En vrai, c’est une coincidence, Amulettes étant sorti depuis longtemps. N’empêche que le psy est une figure interessante pour un roman fantastique : de part son métier il est en contact avec des choses qui parfois peuvent dépasser l’entendement et cela permet de surfer sur la question « est-il traumatisé ou y’a-t-il réellement quelque chose ? ». Ici c’est bien amené et le personnage de Steven est crédible. C’est difficile d’avoir un héros enfant mais l’auteur ne tombe pas dans la caricature : Steven n’est ni trop adulte ni trop enfant.

L’histoire pourrait être une banale histoire fantastique, mais prend rapidement un tournant onirique et s’apparente a une quête initiatique. On ne sait pas toujours pourquoi Sylvère va la ou il va, guidé par une force qui le dépasse sans doute. Il en ressort un coté a la fois très mélancolique et éthéré que j’ai particulièrement apprécié. Cela contraste d’autant plus avec le début très dur avec le gosse qui assiste au massacre de sa mère … Cette lecture a été une réelle surprise, je ne m’attendais pas du tout au tournant poétique qu’elle a prise et c’est pas facile de me surprendre.

C’est un livre difficile a caractériser, car l’intrigue au final est faible, on se laisse porter comme le héros. Il y’a un coté très doux, non violent. Je trouve ce roman très singulier dans toute l’offre de la maison d’édition, et c’est clairement ce que je qualifierais de pépite. He n’en attendais rien, et pourtant, cela se revèle être une de mes ballades littéraires préférées de l’année pour le moment.

Bref, je ne peux que vous le conseiller, d’autant plus qu’il n’a pas énormément de pages. C’est vraiment un roman original, et je pense qu’il ne peut que vous plaire si vous n’êtes pas contre les romans sans trop d’action.


C’est lundi, que lisez vous ? #138

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 19 mai 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Féerie pour les ténèbres de Jérôme NoirezJ’ai enfin bien pu avancer ma lecture de Féerie pour les ténèbres de Jérôme Noirez. Après n’avoir lu qu’une cinquantaine de pages en une semaine, voilà que j’avance de plus de deux cents en un week-end. On est loin des 1000, mais cela m’a permis de passer la moitié et de vraiment rentrer dans le roman aux multiples points de vue.

On suit plusieurs personnages, pas particulièrement attachants et relativement stéréotypés. Mais c’est plus par son ambiance, sa bizarrerie et son univers malsain que le roman marque. Il faut bien avouer que dans l’absurdité de l’univers, Jérôme Noirez est allé très loin. Une sorte de Pratchett à l’humour noir et cadavérique.

Serafina

Dead Time de Mathieu GuibéGrâce au challenge week-end à 1000 j’ai bien avancé dans mes lectures. J’ai fini Anno Dracula de Kim Newman qui était une lecture sympa mais sans plus à mon gout. J’ai ensuite enchainé avec le génial Dead Time de Mathieu Guibé : beaucoup d’humour, pas de prise de tête et des personnages très sympas. Je vous fait la chro dans la semaine car ça vaut vraiment le coup.

J’ai ensuite lu Les Chaines de l’avenir de Philip K. Dick, un roman avec comme héros un prophète qui voit l’avenir. Autant dire qu’on retrouve beaucoup de thèmes chères à K. Dick : l’état flic et les théories du complot, les femmes un peu traitres, mais c’est du K. Dick avec un scenario assez facile à suivre et donc j’ai beaucoup aimé.

J’ai ensuite lu un peu de bouse à la mode avec La femme parfaite est une connasse que je vois depuis si longtemps en tête des ventes que j’avais envie de le lire. Bah c’est très vide du cerveau, bourré de conseils contradictoires (vous culpabilisez pas pour un gâteau au chocolat, mais ne vous montrez en maillot de bain que si y a une grosse a coté de vous), de stéréotypes éculés, dédié à la femme cis moyenne, autant dire que si j’y réfléchis deux secondes je vais avoir de l’urticaire.

J’ai un peu commencé Embrasser le ciel immense de Daniel Tammet, dont j’avais bien aimé Je suis né un jour bleu, mais je le trouve un peu lourd, donc j’ai pas beaucoup avancé.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Challenge : Le week-end à 1000 #1

Serafina dans Actualités, Livres le 16 mai 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Nous vous avions parlé, il y’a un moment du Read-a-Thon, une initiative sympa, mais malgré tout très contraignante. Depuis pas mal de temps maintenant, la blogo littéraire a instauré un nouveau type de challenge : Le Week-end à 1000 porté par Lili Bouquine. L’idée est de lire 1000 pages dans un week-end, du vendredi 19h au dimanche minuit. Évidemment, pas question de lire pour lire, c’est aussi l’occase de se retrouver sur le groupe facebook de l’événement.

Serafina

Personnellement, je compte en profiter pour finir Anno Dracula de Kim Newman dont il me reste 300 pages. Après, je ne sais pas, peut être un Phillip K. Dick ou un roman de Bit-Lit qui traine depuis longtemps. A moins que je ne passe au tome 4 d’Alexia Tarabotti !

dabYo

Je ne sais pas si j’arriverais aux milles pages ce week-end, puisque je dois faire quelques trucs à côté. Cela dit, je compte bien en profiter pour au minimum finir Féerie pour les ténèbres de Jérôme Noirez dont il me reste plus ou moins 600 pages. Ça fait déjà un petit paquet comparé à 1000.

Update du samedi matin:

Anno Dracula de Kim Newman

Serafina

J’ai terminé Anno Dracula de Kim Newman plus tôt que prévu. Il ne restait en faite que 200 pages, la dernière centaine étant des scenes alternatives et autres articles ! Du coup, j’ai lu 200 pages soit 20% du challenge, pas mal ! Maintenant, c’est le moment difficile : que vais-je bien pouvoir lire ? J’ai étalé ma PaL prioritaire sur mon livre, y’a genre 20 bouquins et je sais pas quoi piocher …

Update du samedi après midi :

Serafina

Finalement, je me suis laissée tenter par Dead Time de Mathieu Guibé. Il s’agit d’un Buffy-like qui dynamite un peu les codes de la Bit-Lit. C’est drôle, rafraichissant, mené tambour battant. Cela m’a fait rire toute seule a de nombreuses reprises, ce qui est un point très positif ! J’en ai lu un peu plus que la moitié, portant le total du week-end à 305 pages pour le moment.

dabYo

Et bien, je viens de passer difficilement le cap des 100 pages lues. Finalement, Féerie pour les ténèbres ne fait qu’une quatre centaines de pages, autant dire que c’est loin d’être aussi long que ce que je pensais. Sans doute synonyme de mon absence totale de lecture du moment…

Update du Dimanche après midi :

Les Chaines de l'Avenir de Philip K Dick

Serafina

Après avoir lu Dead Time de Mathieu Guibé, j’ai opté pour un Philip K. Dick, de la Science-Fiction comme on aime, à base de prédicateur qui peut voir l’avenir: Les Chaînes de l’Avenir. C’est barré, très complotiste, mais quand même très clair. Ça se lit plutôt bien, mais c’est dense. Du coup, j’en ai lu 200pages, portant mon total actuel à 600. Je ne ferais clairement pas les 1000 pages, mais j’aurais bien descendu ma PAL !

Asura’s Wrath de CyberConnect2 sur Xbox 360

Quand Asura pas content, Asura taper

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 13 mai 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Asura’s Wrath est un jeu développé par CyberConnect2 et édité par Capcom pour Xbox 360 et PS3 et sorti en février 2012. Un sacré bail donc, alors pourquoi j’en parles ? Parce que j’ai pu l’avoir à 8€ sur le Xbox market. Commençons par un petit synopsis.

Asura's Wrath de CyberConnect2 sur Xbox360

Asura est un demi-dieu, et il fait partie de l’élite qui lutte contre les gohmas, sorte d’être maléfique généré par une bestiole gigantesque qui empoisonne la planète Gaea. Deus dirige les généraux et il a une idée bien précise de comment mener cette guerre et si cela implique de kidnapper la fille d’Asura et d’envoyer ce dernier dans le Naraka (enfer) ce n’est pas cher payer pour la victoire. Sauf qu’après 12000 passé dans le Naraka, Asura est tout sauf aimable. La vengeance peut commencer.

Je vais commencer par parler du gros point noir du jeu, les phases de gameplay sont pauvres au possible. Il en existe de 3 sortes. Le tir sur rail où l’on a droit à un tir continu et un tir chargé, en général notre personnage tombe ou court et dégomme des flopées d’ennemis par paquets de douze sans grand challenge ni grand intérêt. Un autre aspect du jeu réside dans son côté beat’em all en arène. Régulièrement Asura va se retrouver à bastonner des monstres dans des aires de jeu délimitées avec pour seule option de marteler la même touche, en esquivant et lançant un coup spécial de temps en temps. Le tout dans le but de remplir une jauge de fureur qui en se déclenchant démarre une cinématique qui fera avancer l’histoire. Ces phases sont répétitives au possible.

Asura's Wrath de CyberConnect2 sur Xbox360

La partie la plus importante du jeu réside dans ces cinématiques interactives bourrés de QTE (action contextuelle limitée dans le temps) On regrettera que l’échec de ces séquences ne donnent pas lieu à des conséquences, le pire que j’ai vu c’est pendant une séquence d’esquive où en rater une met fin à la séquence pour passer à la suite. Ces actions pendant les cinématiques permettent d’impliquer le joueur dans le déroulement de l’histoire sans la subir totalement et quand on sait que les séquences de narration représentent 80% du jeu, ce n’est pas plus mal. Chaque niveau est sanctionné d’une note évaluant votre parcours. 3 niveaux de difficulté sont disponibles mais à part rendre les phases de combat pénibles, je ne vois pas l’intérêt.

Au final c’est quoi comme genre de jeu Asura’s Wrath ? Je dirais une série d’animation interactive car finalement on ne joue pas si souvent que ça et qu’on nous raconte une plutôt bonne histoire. Je parle de série car le découpage est très particulier. L’histoire est divisé en 3 parties, elles mêmes composées de 6 sutras (épisodes). On trouve un résumé de l’épisode suivant à la fin, des crédits régulièrement en incrustation et autres joyeusetés. Il ne manque plus qu’un opening song et on serait face à du matériel d’anime japonais lambda. La patte graphique du jeu a un charme tout particulier, le rendu des textures donne un coté 2D aux personnages et le tout animé rend vraiment bien (encore heureux). Niveau musique on sera confronté à des morceaux allant de la musique folklorique au bon gros rock. Les doublages en anglais et en japonais sont clairement à la hauteur pour leur part.

Asura's Wrath de CyberConnect2 sur Xbox360

L’univers du jeu emprunte au Jaïnisme, à l’Hindouisme et… à Star Wars. Car figurez vous que même si mon synopsis ne le laissait pas entendre, on va retrouver des vaisseaux spatiaux et un gros machin qui ressemble vaguement à l’étoile de la mort. L’univers est donc plutôt original et on en est encore à en chercher les limites à la fin de l’aventure. C’est assez rafraîchissant et l’histoire qui se déroule dans cet univers, bien que classique, est bien racontée et on accroche facilement.

Des DLCs sont sortis pour compléter l’histoire avec une quatrième partie et des petits bouts d’histoire intercalaire pour boucher les ellipses narratives. Le tout coûte une quinzaine d’euros, difficile de recommander l’investissement ne l’ayant pas fait moi même.

Asura's Wrath de CyberConnect2 sur Xbox360

Pour moins de 10€ ça vaut le coup de parcourir l’aventure, au delà je m’abstiendrais. Asura’s Wrath a des atouts à faire valoir mais il a tellement de défauts que cela serait rédhibitoire à un prix plus élevé, je plains un peu les gens qui l’ont acheté plein pot à la sortie.


C’est lundi, que lisez vous ? #137

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 12 mai 2014, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Anno Dracula de Kim NewmanJ’ai avancé dans ma lecture de Anno Dracula de Kim Newman. J’en ai dépassé la moitié et c’est vraiment une lecture sympa : une bonne alternance de PoV, les personnages rapportés sont pas juste là pour faire joli. Je pense que j’en attendais cependant trop au vu des éloges que j’en avais lu. C’est cool oui, mais pour le moment, c’est pas un coup de cœur.

J’ai aussi lu le tome 3 de Chi, une vie de chat de Konami Kanata. C’est un manga tout mignon qui raconte les aventures de Chi, chaton adopté et sa famille. C’est drôle mais aussi parfois assez triste. C’est de la tranche de vie, c’est beau et ça sonne tellement vrai.

Malicia

Violentilla-de-Corine-MAussitôt lu, aussitôt terminé ! J’ai enchaîné les pages avec Violentilla de Corine M. chez Rebelle Éditions et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette lecture m’a laissée perplexe… mais j’ai aimé le fond de l’histoire qui se passe dans un musée et nous fait voyager dans le temps et les traditions.

Pour mon prochain livre, je pense m’attaquer à un recueil de nouvelles, 8 de Gia d’Iseult, qui dort dans mes mails depuis début 2014. Je vous en dirai des nouvelles.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Comme chaque année le running order du Hellfest se sera fait attendre pendant de longs mois. Avec une affiche alléchante on est forcément tous là à redouter son arrivée, souvent synonyme de futurs sacrifices. Cette année, j’étais au comble de l’expectative avec un possible énorme dilemme: Kvelertak et Watain avaient d’énormes chances de passer en même temps si l’organisation décidait enfin de ne plus faire passer la Temple et la Valley en même temps, chose que j’espérais jusqu’à présent. Oui mais.

Running Order Hellfest 2014

Oui mais voilà, les deux scènes que j’affectionne toujours particulièrement continuent de tourner en même temps. Le bon côté, c’est donc que je pourrais aller voir Watain sous la Temple puis finir le vendredi dans la boue de la Warzone devant mon groupe préféré Kvelertak. Le mauvais, c’est que comme la dernière fois, je raterai la plupart des groupes de doomster pour aller écouter du Black qui tape. Mais voilà, c’est comme ça. Le premier jour j’aurai donc le choix entre la world soupe de Turisas, dont j’aime quand même certains morceaux, et le nickel back du Sludge avec Kylesa. Pas franchement le pire des dilemmes, bien que la Temple et la Valley en regorge, tels Enslaved et Electric Wizard, Tsjuder et Clutch, Eluveitie et Monster Magnet, Dordeduh et Lowrider, Urfaust et Black Tusk, ou le dernier Solstafir contre Dozer. La plupart du temps, ce sera évidemment pour la Temple que mon cœur flanchera, mais tout de même, ça m’embête.

Outre cette schizophrénie des genres, mon principal dilemme, celui qui me fait déjà rager intérieurement bien que l’issue soit déjà claire, ce sera Kvelertak et Septic Flesh. Il va de soi que pour rien au monde je ne raterai mon deuxième concert du sextet norvégien, mais quand même, rater Septic Flesh après la baffe qu’ils nous avaient mis au Motocultor 2012 m’enrage au plus haut point. Autre dilemme qui en fera crisser plus d’un, le passage de deux légendes du Black Metal au même moment que sont Emperor et Vreid. De notre côté, peu d’hésitations puisque le premier nous laisse complètement de marbre, tandis que j’ai été complètement convaincu par Vreid.

En dehors d’un samedi un peu moins fourni, il y a de très nombreux groupes que j’ai envie de voir cette année, le vendredi et dimanche étant particulièrement chargés. Et vous, ça donne quoi votre running order ?


Involution de Johan Heliot

dabYo dans Critiques, Livres le 7 mai 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Johan Heliot est un auteur français d’imaginaire plutôt productif en ce moment, et ça tombe bien car il écrit des livres que j’aime en général. Involution qui vient de paraître dans la collection Nouveaux Millénaires des éditions J’ai Lu est un court roman qui utilise la science et les tendances actuelles du monde technologique pour nous dresser le portrait d’un Brésil dans quelques années. Bref, de la Science-Fiction au goût du jour par un auteur que j’apprécie, je ne pouvais que le lire. Synopsis.

Involution de Johan Heliot

Vincent est un ingénieur au départ pour São Paulo pour un nouveau travail chez Globo, un futur géant de l’internet qui n’a vraiment plus qu’un seul adversaire de taille: le vieux Google américain. Il va y travailler pour un riche héritier du Brésil qui a la folie des grandeurs et qui est connu pour son ambition sans pareil. Évidemment, le job est très intéressant, mais le fait que son ex-femme et sa fille habite depuis peu au Brésil n’a rien d’une coïncidence dans son vœux de s’expatrier.

On va d’abord être balancé dans un univers quelque peu futuriste, bien que pas franchement déconnant non plus.Johan Heliot évite pendant tout le roman de citer des dates, sans doute pour que son roman reste d’actualité dans quelques années, mais on pourrait dire que l’histoire ce situe pas si loin de nous. Des voitures qui roulent toute seules, des lunettes connectées et un Internet omniprésent où l’information est partout, ce n’est plus qu’une question de décennie(s). Autant dire que lorsqu’on s’y intéresse, on est pas vraiment dépaysé et le tout semble très crédible et probable.

Johan Heliot

Johan Heliot

Là où c’est un peu plus détonnant, c’est que ce monde là est soumis à des catastrophes naturelles qui nous sont aujourd’hui inconnues: les variations magnétiques. Pour ceux qui ne le savent pas, l’humanité est en effet d’après les scientifiques sous une constante épée de Damoclès (en plus du soleil qui peut exploser, des météorites, etc…): l’inversion du champ magnétique terrestre. Une inversion qui peut durer entre 1000 et 10000 ans (rien que ça) et qui nous laisserait sans protection des rayonnements du Soleil. Bref, vous l’avez compris, c’est vers l’Apocalyptique que nous entraîne Johan Heliot.

Et malheureusement, c’est aussi là que le bât blesse. Involution est avant tout concentré autour de cette problématique, et on pouvait largement imaginer un Thriller scientifique autour de cette énorme problématique. C’est en tout cas la couleur qu’annonce le roman dès le départ, avec des articles de presse scientifique alarmistes, imbriqués entre chaque chapitre d’une manière qui fait largement monter la pression. On se demande même comment les personnages du roman peuvent rester aussi calmes face à cette apocalypse à venir.

Mais il n’en sera finalement rien. La voie qu’a décidé de suivre l’auteur est clairement originale, on ne peut pas lui reprocher, mais ce sera plutôt dans son traitement que l’on restera sur la fin. Avec un énorme twist au milieu de son roman et des révélations grandiloquentes sur l’univers, le roman n’arrive pas à nous captiver. On reste totalement étranger aux personnages dont les réactions ne sont pas franchement crédibles et le traitement beaucoup trop superficiel. On reste à un niveau purement factuel où ils ne servent finalement qu’à nous permettre d’apprendre des faits. Des faits qui semblent sans conséquence du coup.

Involution de Johan HeliotC’est d’autant plus frustrant que le départ était vraiment intéressant, avec un univers cohérent et une écriture toujours au rendez-vous. Mais voilà, au final, pourquoi nous avons amené tout ça pour un traitement aussi superficiel des conséquences ? Avec une narration bas niveau qui ne concerne que des faits de haut niveau, l’auteur nous empêche de nous attacher aux personnages, et nous force à suivre quelques émotions superficielles de ses personnages.

Au final, j’ai été énormément déçu par Involution de Johan Heliot. Un début prometteur qui ne prend jamais vraiment pleine possession de son potentiel. Des personnages trop vite survolés qui nous ennuient plus qu’autre chose par la prévisibilité de leurs réactions et l’absence de profondeur. La recette est exactement la même que pour Création, un autre bouquin que j’avais lu où il partait aussi dans des explications grandiloquentes mais qui cette fois étaient mieux racontées.


C’est lundi, que lisez vous ? #136

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 5 mai 2014, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Involution de Johan HeliotHourra ! Je me suis remis à la lecture et j’en ai profité pour lire et terminer un court roman de Science-Fiction des éditions J’ai Lu, Involution de Johan Heliot ! Une histoire qui se déroule dans un futur proche au Brésil, terre d’accueil d’un futur géant de l’Internet mondialisé. Bref, dans son déroulement cela m’a fait beaucoup penser à son roman Création que j’avais beaucoup aimé… Sauf que cette fois, c’était bien moins enthousiasmant et je suis ressorti très frustré de ma lecture. Il manquait quelque chose pour le rendre intéressant.

Histoire de ne pas tuer cette reprise dans l’œuf, je viens de me lancer dans Féerie pour les ténèbres de Jérôme Noirez, un autre auteur français que j’aime beaucoup et qui ne m’a jamais déçu.

Serafina

Sans Honte de Gail Carriger, le troisième tome des aventures de Alexia TarabottiJ’ai terminé Sans Honte de Gail Carriger qui était vraiment pas mal. Pas super original, mais toujours très fin, drôle, et plein de bons mots.

J’ai ensuite commencé Anno Dracula de Kim Newman, depuis le temps qu’on m’en parlait, il vient tout juste de sortir en poche chez Le Livre de Poche. Il y a vraiment beaucoup de références, beaucoup de personnages d’origines diverses (Dracula évidemment, mais on trouve des personnages de Sherlock Holmes, un Dr. Jekyll, etc.) du coup c’est pas forcément facile à débuter. Mais maintenant ça roule tout seul.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Amulettes de Véronique Ajarrag

dabYo dans Critiques, Livres le 2 mai 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Amulettes est un roman écrit par Véronique Ajarrag et paru l’année dernière aux éditions du Chat Noir qui me tentait énormément notamment car il se passe en Mésopotamie. Mais bon, diverses circonstances ont fait que je n’ai pas pu le lire immédiatement après sa sortie. Du coup, c’est avec du retard mais avec enthousiasme qu’on passe au synopsis !

Amulettes-de-Veronique-Ajarrag

Ian, psychiatre, est contactée par une patiente bien étrange, Agrippine, qui lui demande de ne s’occuper que de son cas pendant une semaine. Car la demoiselle a beaucoup à dire : elle se dit l’objet de réincarnations successives, déboutant sur des fins funestes. Le processus dans cette vie est d’ailleurs déjà enclenché…

La principale difficulté de ce roman est le nombre de récits imbriqués : on suit Ian devant passer des auditions devant le conseil de l’ordre, il commence à raconter son récit, dans lequel Agrippine va raconter sa vie ou celle de ses réincarnations. Honnêtement, par moment je ne savais plus qui était le « je » qui me racontait l’histoire. D’autant que le niveau du conseil de l’ordre n’a guère d’intérêt à mes yeux. On aurait gagné en clarté à le supprimer.

On suit donc une partie au présent, et une partie sur les histoires précédentes de notre patiente. La plus longue se déroule en Mésopotamie antique et est clairement la plus intéressante. Je ne saurais juger de la véracité de ce qui y est exposé, mais en tout cas c’est crédible, dépaysant et on s’attache à Agrippine et aux autres personnages. Les autres réincarnations sont plus survolées et dans l’ensemble pas forcément les plus passionnantes.

Amulettes-de-Veronique-AjarragJ’ai eu plus de mal avec la partie se déroulant dans le présent. J’ai eu l’impression que Ian se laissait convaincre un peu trop facilement. Il connait Agrippine depuis deux jours et est prêt à partir au bout du monde pour elle, à laisser son cabinet en vacances, à dépenser masse d’argent pour l’aider. Cela ne m’a pas semblé crédible, et encore moins pour un psychiatre. De plus ses intuitions sont un peu trop souvent justes, et le final un peu rapide pour un truc qui traine depuis 5 000 ans !

Cependant, grâce à l’alternance des époques, des récits, grâce aussi aux chapitres courts, on ne s’ennuie pas, et cela se lit très facilement et rapidement. Au final, j’ai un sentiment mitigé sur Amulettes: il y a de très bons éléments et d’autres qui me gênent réellement. J’aurais sans doute préféré que le livre soit soit plus court tout en supprimant bon nombre de péripéties du présent pas forcément utiles. Soit au contraire, vraiment plus long en développant beaucoup plus les autres vies d’Agrippine. Là, je reste un peu sur ma faim, et j’ai un sentiment de non-abouti pas forcément très agréable.