Dernièrement sur if is Dead:

Castlevania – Le Manuscrit Maudit - de Gianno Molinaro est une bible de la saga vidéo-ludique de Konami sorti aux éditions Pix’N’Love spécialisé dans les bouquins de culture jeux vidéo ainsi que les goodies. Ce livre existe en 2 éditions dont une plus cher qui se paye le luxe d’une couverture en cuir dont je n’ai pas pu juger de la qualité car en tant que rapiat c’est l’autre édition qui orne ma bibliothèque. Il est temps de voir ce que cet ouvrage a dans le ventre, il avait d’ailleurs intérêt vu que je suis fan de cette saga.

Je vais tout de suite mettre les points sur les i, ce livre s’adresse principalement aux gros fans en manque d’une mine d’infos sur leur série fétiche. Il n’est point ici question d’illustrations grandioses ornant fièrement le livre mais bien d’une véritable bible bourré de textes, d’histoires et d’anecdotes en rapports avec Castlevania. D’ailleurs c’est quoi Castlevania, pour ceux qui se poserait la question.

Castlevania est une série de jeu vidéo qui a débuté en 1986 sur Famicom (la NES) et qui a su évoluer au fil des années tout en gardant ces codes et ses bases inaltérables. Les 100 premières pages vont être consacré à tout les épisodes de la série au travers de ces différentes évolutions de gameplay. Le jeu étant en effet passé de l’action 2D au metroivania, de l’action 2D avec un gros pan RPG, avant d’aller s’essouffler en 3D. L’auteur aborde aussi les dérives de la saga dans les machines à sous (pachinslot) et autres gadgets, des parodies et divers types de jeu au choix plus ou moins malheureux. Cette partie se veut très complète et les anecdotes sont plutôt intéressantes et permettent, entre autres de démêler le véritable sac de nœud que représente l’appellation du jeu (Akumajô Dracula au japon devient Caslevania en Europe et US) et de parler de la censure qui a frappé certains de ces jeux. C’est aussi dans cette parie que seront brièvement abordé les musiques du jeu.

La seconde partie se concentre sur la mythologie de la série. D’abord en fournissant une chronologie, basé sur une chronologie officielle de la série, qui part de 1094 pour terminer en 2036 et liant les jeux à ces événements dans le temps. Les différents protagonistes et antagonistes de la saga sont aussi décrits et associés au jeu dans lequel ils apparaissent dans l’ordre chronologique et non alphabétique. Cela m’a permis d’avoir plus de background sur des personnages croisés dans les jeux. La troisième partie concerne le bestiaire, ses origines et leur incorporation dans l’univers Caslevania. Ici cela parle de cerbère, de minotaures, de doppelgänger et autre joyeusetés que les joueurs ont pu croiser au fil de leurs aventures.

La dernière partie du roman est consacré à la suite de la cassure effectué en 2010 dans l’univers de la série. En effet c’est à cette période que sort le premier volet de la série des Lords of Shadow qui rase par le vide la mythologie et chronologie mise en place par Konami. Ces derniers ont confié leur bébé aux espagnols de Mercury Steam. L’idée n’est bien sur pas de parler de qualité du jeu dans le livre mais bien de permettre aux fans de pouvoir remettre en contexte ce nouvel univers avec sa chronologie et ses personnages différents. Cette partie couvre jusqu’à l’épisode Mirror of Fate, le 2 sorti en février 2014 n’étant pas disponible à la sortie du livre. J’en ai fini avec le livre qui se révèle être une vraie mine d’or pour les passionnés.

Attention, le bonus qui tue vous attend à l’intérieur (en nombre limité je crois), un épisode DVD de la TV réalité RIP, le chateau de Bran : La prison de Dracula. Comment vous expliquer le fou rire qui a failli me tuer lorsque c’est tombé du bouquin ? Sérieux j’ai regardé la bande-annonce, c’est un gros rip-off des émissions paranormales américaines présenté par des mecs qu’on dirait sorti des Marseillais à Cancun. Je n’ose même pas le regarder.

Cet ouvrage est donc un must have pour les fans francophones de la saga à mon sens tant il regorge d’informations. Par contre j’ai un peu de mal à voir l’intérêt que pourrait y porter n’importe quel autre population.


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C’est lundi, que lisez vous ? #140

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 9 juin 2014, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Fièvre de Lune de Karen Marie MoningEncore et toujours peu de lectures pour moi, peut être que cela viendra en fin d’année, mais pour le moment l’électro cardiogramme est au point mort. A une lecture près, un comic très mauvais: Fièvre de Lune de Karen Marie Moning. Cette adaptation d’un titre de Bit-Lit atteint des sommets et le facepalm est constant tout au long de sa lecture. D’abord à cause de dessins qui ont l’air super jolis de loin et se transforment en super raides et mauvais, de près.

Ensuite parce que le contexte est tout simplement malsain. Le viol d’un personnage par des démons est traité d’une manière complètement superficielle et dérangeante. On est là à se demander si on a bien lu le mot viol. Bref, on rajoute à cela des personnages insipides et on obtient un comic horriblement naze.

Serafina

Toxic de William ReymondJ’ai lu Toxic de William Reymond, une étude très intéressante sur ce que nous mangeons, qui reprend pas mal de points déjà vus dans Faut-il manger les animaux, mais qui ici a le mérite de traiter le sujet de manière globale et pas uniquement centrée sur la viande. Je n’avais plus trop envie de manger de la tomate après cela. Évidemment, il ne faut pas arrêter de vivre, mais il est important de savoir ce que l’on mange. J’ai ensuite commencé Les Faucheurs sont des anges de Alden Bell qui pour le moment ressemble à une mauvaise resucée de La Route autant au niveau du thème que du style d’écriture.

J’ai aussi lu et chroniqué la même bouse que dabYo, à savoir Fièvre de Lune et j’en pense la même chose.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Fièvre de Lune est un comics dans l’univers de MacKayla Lane, une série de Karen Marie Monin très populaire d’Urban Fantasy que je n’ai jamais lue publiée par les éditions J’ai Lu. J’ai embarqué le comic dans l’idée de découvrir l’univers et puis pour une lecture facile en convention. C’est là aussi publié par J’ai Lu mais dans un grand format. Synopsis ?

Fièvre de Lune

Une sinistre créature rode dans les rues de Dublin, elle arrache des éléments de visage à ses victimes. Quand elle s’attaque à une amie de Mackayla Lane, celle ci s’arme de sa Lance et ne la laissera pas s’en tirer à bon compte.

J’ai appris que le comics se déroulait entre les tomes 4 et 5 de la série. J’étais donc un peu perdue, notamment sur les termes comme Sidhe-seer, Unseelie, etc. mais comme ce sont des termes que j’avais déjà croisé dans Merry Gentry, j’ai vite pris mes marques. Le comics commence par une petite intro sur qui est Mac, et je crois que j’étais totalement abasourdie au bout de 3 pages. Y a dedans notamment une nana qui a été guérie de son addiction au sexe avec des Fae par… une overdose de sexe. Euh, what the fuck ?

Bref, la série flirte énormement sur la corde du sensuel voir sexuel, tout est bon pour voir du Mr à moitié tout nu, et tout est bon pour que Barrons flirte avec Mac. J’avoue, ce genre de truc me saoule surtout quand ça n’a pas tendance à servir l’intrigue.

Fièvre de Lune de Karen Marie Moning

L’univers en soit a l’air sympa, mais dans un comic de 184 pages il est difficile d’aller au delà de la surface. Je sens le potentiel mais ça s’arrête là. L’histoire en elle même pâtit du même problème : sympa mais vite expédiée. C’est cependant normal vu le nombre de pages, c’est le jeu pour un oneshot.

Fièvre de Lune de Karen Marie MoningLe problème, c’est que le dessin ne rattrape pas réellement le reste. Si dans l’absolu les dessins de Al Rio et Cliff Richards sont plutôt beaux, ils ne servent absolument pas l’histoire : Mac est super vulgaire ce qui est potentiellement contraire à ce qu’elle doit être dans les livres. Les héroïnes de Bit-Lit sont rarement des cagoles pareilles, elle n’a pas d’expression ou ses expressions ne sont pas adaptées à ce qu’elle dit. Quand elle s’étire on dirait qu’elle est en train de danser de manière sexy, les poses n’ont aucun sens. Bref, souvent, la case est belle mais ne colle absolument pas avec ce qu’il se passe dedans ou la tension, ou rien. La couleur elle est plutôt jolie avec de beaux volumes.

Fièvre de Lune n’est pas un comic que je recommanderais, à part aux fans de la série des fièvres, mais encore, je ne suis pas sure qu’ils adhèrent à la représentation des personnages qui ont l’air d’être très loin de ce qu’ils sont dans les livres. Cela reste un joli objet, qui regorge de bonus, comme les croquis, les fiches de personnage faites par l’auteur pour que cela colle au mieux à sa série et autres anecdotes. Je n’avais jamais lu de comics J’ai Lu mais c’est vraiment une bonne qualité niveau impression et compagnie.


Dead Time, Elvira Time saison 1 de Mathieu Guibé

Bienvenue à Sunnydale ... ou presque !

Serafina dans Critiques, Livres le 1 juin 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Dead Time de Mathieu Guibé fait partie des recentes parutions des Editions du Chat Noir. Il s’agit de l’intégrale de la saison 1, c’est à dire que le bouquin a déjà été publié sous forme de feuilleton numérique. Ici, c’est donc la version imprimée, servie par les jolies illustrations d’Elodie Marze. Synopsis ?

 

Elvira est étudiante dans un lycée américain. Et accessoirement, elle tue du vampire. En effet, dans ce monde, les ampires ont deux choix : se faire enregistrer par le gouvernement ou vivre dans l’illégalité et être potentiellement executé par une freelance comme Elvira. Sauf que evidemment, tout n’est pas aussi simple.

Pour être tout à fait honnête, je n’attendais pas grand chose de ce petit livre, d’autant que dabYo n’avait pas été spécialement convaincu par le précédent roman de l’auteur Even Dead Things Feel Your Love. Et porutant, dès les premières pages, j’étais morte de rire ce qui est, nous en conviendrons plutôt un bon présage. Mathieu Guibé réussit à mélanger du cliché américain avec une héroïne à la Buffy avec beaucoup de second degré et ce de manière totalement jouissive. Nous sommes dans un roman à la première personne, celle d’Elvira évidemment, et elle est hilarante, elle a beaucoup de recul sur ce qu’elle fait et sait toujours trouver les bons mots.

Alors bien sur, les personnages sont parfois stéréotypés comme Belinda la blondasse à lunettes ou le geek surdoué en surpoids mais j’ai eu l’impression que c’était là totalement volontaire de la part de l’auteur, donc ça ne m’a pas gênée. En plus d’avoir un humour qui fait mouche, on est dans un roman truffé de réfèrences qui feront plaisir à tous ceux de ma génération. On n’est cependant pas lésé si on n’a pas les références en question dans la majorité des cas.

Du fait du format de base, a savoir de feuilleton, on n’a aucun temps morts, bien au contraire. On suit Elvira à 200 à l’heure. J’ai quasiment lu le bouquin d’une traite et à mon avis, c’est la meilleure manière de le lire (d’autant qu’il n’est pas gros). J’ai particulièrement apprécié le fait que l’auteur utilise savamment son format pour faire des ellipses qui font tellement séries télé. L’histoire est bien construite et très sympathique, jouant là encore avec bon nombre de clichés. Au passage, je ne sais pas quelles études à fait Mathieu Guibé mais il est clair qu’il est particulièrement calé en bio et cela se ressent dans l’histoire, c’est très fouillé. Pour les curieux, il est Docteur en ethologie me dit google, branche zoologique de la biologie me précise google.

Je dois avouer que c’est surtout l’ambiance et l’humour qui m’ont conquise. Bon, okay, et des personnages comme Jericho (très original et attachant) ou le sensei d’Elvira totalement barré et que je visualise comme Urahara de Bleach . J’ai aussi particulièrement apprécié l’absence de gnangnan qui gangrenise le genre tueuse-de-vampire ses derniers temps.

Bref, vous l’aurez compris à mon ton enthousiaste, c’est un coup de coeur. C’est jouissif, super drôle, avec son lot de personnages attachants ou barges, et en prime, plein de références. Si vous aimez les vampire, l’humour à la Buffy, les personnages forts et les bouquins rythmés, ne cherchez pas plus loin. Décidément, en ce moment, les Editions du Chat Noir placent la barre très haute !


Lacrimosa tome 1, Requiem pour Sascha de Alice Scarling

Un coup de vent frais sur la bit-lit

Serafina dans Critiques, Livres le 30 mai 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Cela faisait longtemps qu’un roman de bit-lit Milady ne m’avait pas fait envie comme Lacrimosa. En effet, une série écrite par une française, une couverture pas vulgaire pour deux sous mais plutôt classe, de jolies couleurs et la promesse d’une héroïne qui décape. Autant vous dire que j’ai pas trainé pour le finir. Synopsis ?

Sascha a été élevée au couvent, du moins jusqu’à ce que des vampires viennent tuer les nonnes. Depuis, Sascha utilise ses pouvoirs pour défourailler du suceur de sang. En effet, elle est capable de prendre possession du corps des autres en les touchant. Elle espère pouvoir un jour s’occuper de ceux qui ont tué sa seule famille. Et c’est là ou le destin met Raphaël sur sa route …

Nous sommes dans un récit à la première personne, d’une nana forte et indépendante, bref, de la bit-lit tout ce qu’il y a de plus classique. Cependant, quelques petites choses distinguent Sascha de ses amies héroïnes chez Milady. Déjà elle est française. Ca peut pas sembler grand chose, mais pour un type de littérature ou l’identification à l’héroïne est importante ca change tout. Les rues de Paris qu’elle arpente, je les connais, ses références, je les connais aussi.

Y’a pas de traduction qui vient s’intercaler entre nous et l’univers. En prime, notre Sascha est relativement versée dans le monde goth/metal (elle est chanteuse dans un groupe), ce qui fait encore plus écho chez moi. Évidemment, ça ne suffit pas à faire un bon livre. Il y’a un humour omniprésent, généralement décalé et pas forcément super fin, mais qui m’a fait beaucoup rire. Elle a une bonne dose d’autocritique et ça j’adore.

Cependant, Sascha porte aussi les défauts que je reproche majoritairement au livre, a savoir sa propension a penser avec son entrejambe à des moments inappropriés , je sais pas, tu viens d’avoir un deuil d’une personne très proche, et direct t’enchaine sur comment Raphinou a un beau postérieur ? J’ai eu du mal à trouver cela crédible. Ok, Sascha a vécu des trucs pas glop, mais j’ai l’impression que certains événements pourtant vraiment lourds et tragiques glissaient sur elle sans l’impacter. Et c’est même pas de la phase de déni qui est contrebalancée plus tard, non.

Requiem pour Sascha, Lacrimosa Tome 1, de Alice Scarling
Le style d’Alice Scarling est très fluide, souvent familier, mais ça aide a voir Sascha comme la bonne pote qui nous raconte sa life. Bref, c’est ce que l’on recherche dans la bit-lit, on est dans la tête de l’héroïne. L’histoire s’enchaine bien, il n’y a pas de temps morts, d’ailleurs le roman est relativement court ( 300 pages). Je préfère cela car au moins on va droit au but. Les créatures ici présentes vont au delà du simple vampire, mais je ne vous spoilerais pas. Toujours est-il que une fois qu’on comprend ce que sont certains personnages on se dit « mais c’est bien sur ! », pourtant je n’avais pas vu le coup venir !

Bref, y’a pas à dire, cela faisait un moment que je n’avais pas lu de bit-lit qui me file un tel sourire. Je lirais avec beaucoup d’intérêt la suite (les deux autres tomes sont prévus avant la fin de l’année) ! Je suis vraiment contente de voir des auteurs francophones commencer a truster les étals de la bit-lit et je trouve que cela apporte une réelle fraicheur. Bref, si vous aimez la bit-lit, le metal, et tout ça, allez lire Lacrimosa !

 


Anno Dracula de Kim Newman

Dracula feat Jack l'Eventreur

Serafina dans Critiques, Livres le 28 mai 2014, avec 2 commentaires
Critiques

Si il y’a un livre vampirique dont on m’a beaucoup parlé et que je n’avais jamais ouvert, c’est bien Anno Dracula. Ce bouquin de Kim Newman date du début des années 90 mais a depuis été republié, notamment tout récemment chez Le Livre De Poche avec une très belle couverture. Je n’ai donc pas tardé à l’entamer.

Londres, 1888. Dracula n’a pas été vaincu par Van Hellsing. Pire, il a reussi son coup d’état, en soumettant la reine Victoria. Devenu Prince Consort, les vampires se baladent a croc découvert dans la société victorienne. Mais voila, des meurtres de prostituées vampires dans Whitechapel commencent à rendre la population un peu parano… Dans ce climat, Charles Beauregard est chargé par le Diogène’s club de retrouver celui qu’on appelle déja Scalpel d’Argent.

Aux mots « meutres de prostituées à WhiteChapel » je pense que vous avez tous pensé au fameux Jack. En effet, ce n’est pas que Dracula qui est revisité ici, mais bien a peu près toutes les légendes de l’époque victorienne : Jack l’Eventreur bien sur, mais aussi l’univers de Sherlock Holmes, on croise même Oscar Wilde et le Dr Jekyll et j’en passe. Autant dire qu’au début, cela m’a un peu fait l’impression que j’ai devant un Tarantino : tellement de réferences que je suis sure d’en louper au moins la moitié. Il y’a heureusement à la fin, une petite note de l’auteur sur les guest de chaque chapitre, mais quand même. Par contre, il est clair qu’il vaut mieux avoir lu Dracula et l’avoir de tout frais dans votre tête car il ne sera fait aucun rappel. J’ai beau avoir lu Dracula deux fois, je dois dire que j’ai été un peu perdue parfois.

Du coup, j’ai eu un peu de mal avec ce livre. Il est très bien écrit, le découpage des chapitres, l’alternance des narrateurs, tout cela est très bien géré. Les vampires sont au centre de l’oeuvre dans une version du mythe proche de celle de Stoker (les vampires peuvent sortir de jour mais pas trop, se transforment, etc), tout en y ajoutant la notion de lignée (celle du Comte étant la plus connue). Bref sur le principe, rien à redire, mais voila, j’ai eu l’impression qu’il manquait quelque chose. Peut être que les guest stars ne sont pas assez exploités ? peut être que je ne saisis pas toutes les guests aussi , je ne sais pas.

L’atmosphère est bien rendue, on s’attache aux personnages qui sont tous très facilement identifiables et pour la plupart bien exploités. Seule Kate Reed, une vampire journaliste, m’a semblée un peu sous exploitée. Ceci dit, j’ai appris que l’auteur avait utilisé cet univers pour d’autres livres, alors c’est peut être aussi pour cela.

Bref, peut être que le livre avait fait sensation à sa sortie dans les années 90, mais là, en 2014 j’ai eu un peu de mal, oui c’est sympa mais les univers alternatifs, et le melange Jack/Vampire c’est pas la première fois que je le vois alors …. Je ne regrette pas de l’avoir lu, mais je n’ai clairement pas été aussi emballée que je le pensais.


C’est lundi, que lisez vous ? #139

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 26 mai 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Féerie pour les ténèbres de Jérôme NoirezJe viens de finir l’historie principale de Féerie pour les ténèbres de Jérôme Noirez. L’histoire était il faut bien le dire assez saugreneue et je ne sais pas si j’en garderai un grand souvenir. L’univers est décidément à la croisée du loufoque et de lu macabre, sans jamais vraiment choisir quel camp défendre. C’est sympathique à lire certes, mais ça ne me marquera pas non plus. Bref, une lecture « divertissante » en somme. Il me reste une sorte d’outro à lire, c’est un peu bizarre puisqu’il semble s’agir d’une histoire indépendante d’une cinquantaine de pages en fin de roman…

Après cela, que vais-je lire ? Je ne sais pas vraiment, sans doute finir Le Capital au XXIème siècle qui buzz en ce moment et dont je n’ai toujours pas fini la lecture.

Serafina

Requiem pour Sascha, Lacrimosa Tome 1, de Alice ScarlingJ’ai lu Requiem pour Sascha, Lacrimosa Tome 1, de Alice Scarling. Il s’agit de la nouvelle série de Bit-Lit de chez Milady, écrite par une française. C’est d’ailleurs un réel plus, car je suis bien plus proche de Sascha que de n’importe quelle Anita. Le roman a beaucoup d’excellentes idées, mais les réactions des personnages et notamment celles de Sascha sont parfois difficiles à comprendre. Bref, en tout cas, je lirais la suite car ces petits défauts ne gâchent pas l’histoire ni le style très fluide.

Après tout ça, j’avais besoin de lecture poubelle, j’ai donc commencé Absolument dé-bor-dée de Zoé Shepard, un bouquin qui raconte sa vie de fonctionnaire, et qui n’est franchement pas tendre avec la fonction publique.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Il neige sur encelade de Olivier Moyano

Où la couverture ne fait pas le roman

Serafina dans Critiques, Livres le 24 mai 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Il y’a des livres dont la couverture nous attire et d’autre au contraire pour lesquels la couverture nous repousse. Il neige sur Encelade faisait partie de la deuxième catégorie. Non pas que l’illustration de Mina M. soit mauvaise en soit. Mais ça me donnait l’impression d’être face a de la SF à boulon, presque aussi peu appétissant que les couvertures de la Fraternité du Panca. Mais je lui ai donné une chance et heureusement. Synopsis ?

On suit Sylvere, psychologue qui s’occupe d’enfants placés en foyer et plus précisément le cas de Steven, un pauvre bambin qui a assisté au meurtre de sa mère. il est obsédé par les dernières paroles de sa mère a propos d’un « chat qui s’allume ». Steven va prendre de plus en plus d’importance dans la vie de Sylvère, le poussant a sortir des sentiers balisés de sa petite vie routinière.

Encore une histoire de psy me direz vous ? Effectivement, l’ayant lu juste après Amulettes je me suis demandée si les éditions du Chat Noir prévoyaient de faire une collection spéciale psy (qu’il soit psychologue ou psychiatre). En vrai, c’est une coincidence, Amulettes étant sorti depuis longtemps. N’empêche que le psy est une figure interessante pour un roman fantastique : de part son métier il est en contact avec des choses qui parfois peuvent dépasser l’entendement et cela permet de surfer sur la question « est-il traumatisé ou y’a-t-il réellement quelque chose ? ». Ici c’est bien amené et le personnage de Steven est crédible. C’est difficile d’avoir un héros enfant mais l’auteur ne tombe pas dans la caricature : Steven n’est ni trop adulte ni trop enfant.

L’histoire pourrait être une banale histoire fantastique, mais prend rapidement un tournant onirique et s’apparente a une quête initiatique. On ne sait pas toujours pourquoi Sylvère va la ou il va, guidé par une force qui le dépasse sans doute. Il en ressort un coté a la fois très mélancolique et éthéré que j’ai particulièrement apprécié. Cela contraste d’autant plus avec le début très dur avec le gosse qui assiste au massacre de sa mère … Cette lecture a été une réelle surprise, je ne m’attendais pas du tout au tournant poétique qu’elle a prise et c’est pas facile de me surprendre.

C’est un livre difficile a caractériser, car l’intrigue au final est faible, on se laisse porter comme le héros. Il y’a un coté très doux, non violent. Je trouve ce roman très singulier dans toute l’offre de la maison d’édition, et c’est clairement ce que je qualifierais de pépite. He n’en attendais rien, et pourtant, cela se revèle être une de mes ballades littéraires préférées de l’année pour le moment.

Bref, je ne peux que vous le conseiller, d’autant plus qu’il n’a pas énormément de pages. C’est vraiment un roman original, et je pense qu’il ne peut que vous plaire si vous n’êtes pas contre les romans sans trop d’action.


C’est lundi, que lisez vous ? #138

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 19 mai 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Féerie pour les ténèbres de Jérôme NoirezJ’ai enfin bien pu avancer ma lecture de Féerie pour les ténèbres de Jérôme Noirez. Après n’avoir lu qu’une cinquantaine de pages en une semaine, voilà que j’avance de plus de deux cents en un week-end. On est loin des 1000, mais cela m’a permis de passer la moitié et de vraiment rentrer dans le roman aux multiples points de vue.

On suit plusieurs personnages, pas particulièrement attachants et relativement stéréotypés. Mais c’est plus par son ambiance, sa bizarrerie et son univers malsain que le roman marque. Il faut bien avouer que dans l’absurdité de l’univers, Jérôme Noirez est allé très loin. Une sorte de Pratchett à l’humour noir et cadavérique.

Serafina

Dead Time de Mathieu GuibéGrâce au challenge week-end à 1000 j’ai bien avancé dans mes lectures. J’ai fini Anno Dracula de Kim Newman qui était une lecture sympa mais sans plus à mon gout. J’ai ensuite enchainé avec le génial Dead Time de Mathieu Guibé : beaucoup d’humour, pas de prise de tête et des personnages très sympas. Je vous fait la chro dans la semaine car ça vaut vraiment le coup.

J’ai ensuite lu Les Chaines de l’avenir de Philip K. Dick, un roman avec comme héros un prophète qui voit l’avenir. Autant dire qu’on retrouve beaucoup de thèmes chères à K. Dick : l’état flic et les théories du complot, les femmes un peu traitres, mais c’est du K. Dick avec un scenario assez facile à suivre et donc j’ai beaucoup aimé.

J’ai ensuite lu un peu de bouse à la mode avec La femme parfaite est une connasse que je vois depuis si longtemps en tête des ventes que j’avais envie de le lire. Bah c’est très vide du cerveau, bourré de conseils contradictoires (vous culpabilisez pas pour un gâteau au chocolat, mais ne vous montrez en maillot de bain que si y a une grosse a coté de vous), de stéréotypes éculés, dédié à la femme cis moyenne, autant dire que si j’y réfléchis deux secondes je vais avoir de l’urticaire.

J’ai un peu commencé Embrasser le ciel immense de Daniel Tammet, dont j’avais bien aimé Je suis né un jour bleu, mais je le trouve un peu lourd, donc j’ai pas beaucoup avancé.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Challenge : Le week-end à 1000 #1

Serafina dans Actualités, Livres le 16 mai 2014, avec aucun commentaire
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Nous vous avions parlé, il y’a un moment du Read-a-Thon, une initiative sympa, mais malgré tout très contraignante. Depuis pas mal de temps maintenant, la blogo littéraire a instauré un nouveau type de challenge : Le Week-end à 1000 porté par Lili Bouquine. L’idée est de lire 1000 pages dans un week-end, du vendredi 19h au dimanche minuit. Évidemment, pas question de lire pour lire, c’est aussi l’occase de se retrouver sur le groupe facebook de l’événement.

Serafina

Personnellement, je compte en profiter pour finir Anno Dracula de Kim Newman dont il me reste 300 pages. Après, je ne sais pas, peut être un Phillip K. Dick ou un roman de Bit-Lit qui traine depuis longtemps. A moins que je ne passe au tome 4 d’Alexia Tarabotti !

dabYo

Je ne sais pas si j’arriverais aux milles pages ce week-end, puisque je dois faire quelques trucs à côté. Cela dit, je compte bien en profiter pour au minimum finir Féerie pour les ténèbres de Jérôme Noirez dont il me reste plus ou moins 600 pages. Ça fait déjà un petit paquet comparé à 1000.

Update du samedi matin:

Anno Dracula de Kim Newman

Serafina

J’ai terminé Anno Dracula de Kim Newman plus tôt que prévu. Il ne restait en faite que 200 pages, la dernière centaine étant des scenes alternatives et autres articles ! Du coup, j’ai lu 200 pages soit 20% du challenge, pas mal ! Maintenant, c’est le moment difficile : que vais-je bien pouvoir lire ? J’ai étalé ma PaL prioritaire sur mon livre, y’a genre 20 bouquins et je sais pas quoi piocher …

Update du samedi après midi :

Serafina

Finalement, je me suis laissée tenter par Dead Time de Mathieu Guibé. Il s’agit d’un Buffy-like qui dynamite un peu les codes de la Bit-Lit. C’est drôle, rafraichissant, mené tambour battant. Cela m’a fait rire toute seule a de nombreuses reprises, ce qui est un point très positif ! J’en ai lu un peu plus que la moitié, portant le total du week-end à 305 pages pour le moment.

dabYo

Et bien, je viens de passer difficilement le cap des 100 pages lues. Finalement, Féerie pour les ténèbres ne fait qu’une quatre centaines de pages, autant dire que c’est loin d’être aussi long que ce que je pensais. Sans doute synonyme de mon absence totale de lecture du moment…

Update du Dimanche après midi :

Les Chaines de l'Avenir de Philip K Dick

Serafina

Après avoir lu Dead Time de Mathieu Guibé, j’ai opté pour un Philip K. Dick, de la Science-Fiction comme on aime, à base de prédicateur qui peut voir l’avenir: Les Chaînes de l’Avenir. C’est barré, très complotiste, mais quand même très clair. Ça se lit plutôt bien, mais c’est dense. Du coup, j’en ai lu 200pages, portant mon total actuel à 600. Je ne ferais clairement pas les 1000 pages, mais j’aurais bien descendu ma PAL !