Dernièrement sur if is Dead:

Alternative Rock

Alternative Article

illman dans Critiques, Livres le 27 décembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Alternative Rock est un recueil de cinq nouvelles d’auteurs anglophones tournant autour du rock, mais surtout de ses icônes, paru chez Folio SF en 2014. C’est traduit de l’anglais par Jean-Pierre Ougi et l ‘illustration de couverture de Sam Van Oiffen met en avant la nouvelle Elvis le rouge. Je vous envoie du rêve n’est ce pas avec un nom pareil. Comme il n’y a que 5 nouvelles ici, je vais me permettre de parler de chacune d’entre elles.

Alternative-Rock-Folio-SF-Copie

Le Douzième Album de Stephen Baxter

Imaginez que vous soyez un mega gros fan des Beatles, que votre rêve secret soit qu’ils ne se soient pas séparer et qu’ils aient sorti un album que vous imaginez bricolé avec les titres de leurs carrières solos respectives. Là, vous avez le postulat de départ du bouzin. A partir de là c’est bien simple, si vous n’êtes pas un inconditionnel des Fab Four, vous allez a) rien comprendre par moment b) n’en avoir rien à faire. Alors certes c’est matinée de Science-fiction mais j’ai trouvé le propos assez bordélique dans sa construction. Bref un premier contact loin d’être fabuleux

En Tournée de Gardner Dozois, Jack Dann et Michael Swanwick

La seconde nouvelle est un travail collectif qui demandes un bagage musical beaucoup moins important que la précédente pour être lue. On suit Buddy Holly qui débarque de son avion pour aller faire le concert de sa vie. Ça sent moins le fantasmes de fan que précédemment mais un peu quand même, au moins ici on comprends ce qui se passe. C’est bien écrit et j’ai pu la lire d’une traite car je voulais absolument connaitre la conclusion. Celle-ci remonte clairement le niveau…


Alternative-Rock-Folio-SF
Elvis le Rouge de Walter John Williams

J’ai été obligé de la recommencer au bout de quelques pages tellement le début m’a paru confus. Dans cette nouvelle on suit la vie du début à sa mort d’une rock star de Memphis qui va virer au rouge coco durant sa carrière. C’était plutôt sympa à lire avec son idée de « Et si ce fameux rockeur avait eu une conscience sociale poussée ». C’est à des montagnes russes qu’on a affaire même si du fait du format ce n’est pas très développé, l’idée aurait sans doute mérité une novella pour s’étendre correctement. J’avoues avoir eu recours à Wikipédia pour comprendre la fin (la lose).

Un Chanteur Mort de Michael Moorcook

Sans aucun doute possible la meilleure histoire du lot, en même temps on en attendait pas moins de Moorcook. Jimi Hendrix est revenu d’entre les morts et offre une dernière virée à Mo Beck, un roadie. Un road trip à travers le Royaume-Uni où l’on s’interrogera sur le pourquoi jusqu’à une conclusion parfaite. Cette nouvelle est cool, c’est tout.

Snodgrass de Ian R MacLeod

Et si John Lennon s’était barré des Beatles avant qu’ils ne soient connus ? On le retrouve une trentaine d’années plus tard, ultra acariâtre, vivant aux crochets d’une prostitué qui pourrait être sa fille, un gros branleur quoi. Rien que d’y repenser ça me fait marrer, une vrai rocktar ce Lennon, auto-destuction à fond les ballons. Le personnage est tellement perdu dans son propre monde qu’il ne peut même plus en sortir sans que ça le détruises. Il y’a quelques moments épiques dans cette nouvelle mais je ne vais pas vous spolier.

Chaque fin de nouvelles est ponctuée d’une postface de l’auteur afin d’expliquer son contexte, son inspiration et tout le toutim. Le bilan est assez mitigé à mon avis, autant il y’a du vraiment sympathique à lire autant il y’a aussi du très moyen peu intéressant. Le recueil est difficile à conseiller, par contre les deux dernières sont à lire si vous avez l’occaze par d’autres moyens.


Ragnarök Juletide de Raskasta Joulua

Serafina dans Actualité, Critiques, Musique le 24 décembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Je me suis demandée ce que j’allais pouvoir faire comme article ici une veille de Noël. Mais heureusement nos amis finlandais ne sont jamais en rade de bonnes idées pour fêter Noël. La bas, ils ont un collectif qui s’appelle Rsakasta Joulua et qui réunit pléthore de stars du metal finlandais qui reprennent des chansons de Noël. Ouais, comme ça, normal. On retrouve évidemment Marco Hielata de Nightwish  et Tony Kakko de Sonata Arctica  jamais tr ès loin de ce genre d’initiatives  mais aussi Tommi Salmela  de Tarot ou Elyze Ryd d’Amaranthe.

raskastaragnarok

Ils ont déjà plusieurs albums à leur actifs, mais celui de cette année Ragnarok Juletide est le premier à contenir des chansons en anglais . C’est odnc l’occasion pour nous de découvrir ce projet qui a déja plus de dix ans et qui fait des tournées sold-out dans les pays scandinaves.

Les reprises de Noël en metal, on en connait pas mal, et j’en mets toujours pas mal dans mes playlist aux alentour de Noël. Ici, on a quand même un certain travail pour métalliser tout cela, c’est pas juste « on joue la mélodie à la gratte électrique ». C’est un projet réalisé sérieusement même si cela reste des reprises de classiques de Noël il ne faut donc pas trop en demander non plus. Au menu, on retrouve donc les reprises suivantes :

1. We Celebrate at Christmastime
2. The First Noel
3. Here on the Hay
4. Little Drummer Boy
5. The Elf
6. Christmas Is Here
7. Sylvia’s Song
8. White Christmas
9. Home for Christmas
10. A Sparrow on a Christmas Morning
11. Christmas Has Come
12. Ave Maria

Bon nombre de ces chansons ne sont pas très connues de toute manière en France. Cela reste une playlist de Noël sympathique ! La majorité sont dans un style très power ou symphonique, ce qui n’étonnera personne en voyant la liste des participants.



L’album est sur Spotify et sur Deezer, vous savez donc quoi écouter cet après midi. Si vous connaissez d’autres bons albums de chansons de Noël version métal, c’est le moment de me les donner en commentaire.


C’est Lundi, que lisez vous ? #151

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 22 décembre 2014, avec 4 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Le Bâtard de Kosigan de Fabien CeruttiAprès avoir terminé (enfin !) Wild Cards de George R.R. Martin, dont vous pouvez lire tout le bien que je pense dans ma chronique, je me suis remis à un livre que j’avais entamé il y a quelques mois déjà.

Il s’agit du livre de Fantasy Le Bâtard de Kosigan de Fabien Cerutti. J’en avais lu une centaine de pages et je reprends à peine, le bon côté c’est que j’ai de bons souvenirs et que le héros m’est resté en mémoire. Pour le moment je lui reproche toujours les mêmes choses, c’est à dire d’avoir un héros sur de lui certes, mais quand même trop tête à claques. Le côté je réussis tout est difficile à retranscrire et malheureusement, pour le coup, ça fait assez faux. Cela dit, ce défaut commence à moins me choquer, ce qui ne peut qu’être un bon point pour le roman. J’espère le finir assez rapidement du coup.

Serafina

La belle fauconnière de Marion Zimmer BradleyCette semaine, je n’ai pas lu énormément, mais j’ai avancé sur le troisième tome de Ténébreuse, la saga de Marion Zimmer Bradley. Ce 3ème tome dans la chronologie de la planète est le première à avoir été écrit et malheureusement cela se ressent…

On est clairement en dessous de Reine des Orages tout en restant dans le même type de trame. Je peine un peu à finir les 60 pages qui me restent, mais je devrait en finir d’ici lundi prochain.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Red Fang m’avaient mis une bonne baffe lors de leur passage sous la Valley au Hellfest 2013: une prestation bien carrée, des musiciens qui avaient vraiment l’air de prendre leur pied parmi nous, bref que du bonheur. C’était il n’y a que deux ans mais depuis lors ces américains au Stoner bien festif ont sorti leur troisième album, le bien nommé Whales and Leeches.

Un album dans la lignée de leurs deux précédents, des riffs bien sympathiques à écouter, bref des morceaux efficaces qui mettent de bonne humeur. On regrettera peut être un peu de manque d’originalité et du génie de certaines pistes des albums précédents. Mais bon, ce n’est clairement pas le genre de musique dans lequel je m’y connais le plus, et c’est bien assez suffisant pour me donner envie de prendre mon pied sous la Valley.

Le clip de Blood Like Cream extrait de cet album est encore une fois un monstre énorme du portnawak dont fait preuve le groupe. Après un déjanté Hank is Dead, ils réussissent à trouver un concept encore meilleur et tout aussi bien… réalisé.

Red Fang sera encore une fois sous la Valley pour ce Hellfest 2015 et elle risque bien d’être bondée. Quelques vidéos sur Youtube vous permettent d’admirer leur performance de 2011.


Wild Cards de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 19 décembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Wild Cards est un univers de nouvelles dirigé par George R.R. Martin depuis plus de 30 ans outre Atlantique, alors quand j’en ai découvert l’existence j’avais vraiment hâte qu’il finisse par traverser l’océan… Et voilà qui est chose faite grâce aux éditions J’ai Lu qui en publient la première anthologie dans leur collection Nouveaux Millénaires. Un petit pavé de près de 700 pages dirigé par l’auteur du Trône de Fer donc, mais dans lequel on retrouve de nombreux auteurs américains: Lewis Shiner, Walter Jon Williams ou encore Roger Zelazny. Et puis, évidemment, Martin himself. Un petit synopsis ?

Wild Cards de George RR Martin

Quand en 1946 un groupe de terroriste a menacé le gouvernement américain de relâcher un virus extraterrestre au dessus de New York s’ils n’étaient pas payé d’une très forte rançon, ils ne déconnaient clairement pas. A l’époque évidemment, rares étaient les personnes sur Terre à savoir que la menace était réelle, et la population en fit les frais. Des dizaines de milliers de morts et un virus, le xenovirus, dans la nature qui tue 90% des humains qu’il contamine. Le reste devient pour la plupart d’entre eux des difformés à vie qui n’ont plus grand chose d’humain. On les appelle les Jokers en opposition aux As, ceux qui ont eu une bonne étoile et en ont profité pour chopper des super-pouvoirs.

Entrer dans l’univers de Wild Cards est au début assez difficile. Cette première anthologie commence avec un prologue écrit par Martin et qui annonce les premières nouvelles de l’univers. Mais ce n’est pas pour autant une introduction simple d’accès notamment parce que la narration, au passé qui reste vague, est difficile à comprendre. Il faudra donc lire les nouvelles qui suivront pour finir par comprendre ce qu’il s’est passé. Le recueil est organisé en six petits groupes de nouvelles qui seront séparés par un interlude rapide à chaque fois, là aussi écrits par Martin. Ce n’est clairement pas ce que j’ai préféré dans l’anthologie.

Les nouvelles vont s’avérer être de qualité et d’intérêt assez variables. Certaines je dois avouer que j’ai eu du mal à les lire et les finir, et c’est sans doute pour cela que j’ai mis tant de temps pour finir le pavé. Le truc, c’est qu’il y a tellement de nouvelles que j’ai oublié lesquelles ne m’avaient pas particulièrement plu.



Car en dehors de ces quelques nouvelles, il faut bien avouer que le concept m’a complètement éclaté et que je me suis vite pris au jeu. Nous sommes dans un univers plus ou moins cohérent mais surtout, qui grâce à ce satané xenovirus, a vu les cartes de la vie être rejouées. Cela se ressent d’abord parce que l’histoire retrace l’Amérique du XXème siècle et certains passages clefs, l’après-guerre, la chasse aux communistes… Tout est revu façon et que se serait-il passé. C’est vraiment excellent d’autant que les impacts sont énormes.

En effet dans Wild Cards il n’est pas simplement question de super héros comme dans un univers Marvel par exemple, mais aussi de gens qui sont déformés et dont le xenovirus a complètement détruit la vie. Et ça, ça change tout car il ne s’agit pas que de chanceux, mais aussi d’affreux, de bas fonds, de pègre, de rues malfamées… On est loin de X-Men par exemple où finalement même les méchants sont des héros, des anti-héros certes, mais ils agissent de façon prévisible. Ici, c’est la loi de la jungle et Joker Town est vraiment très bien retranscrite au fil des nouvelles.

Wild Cards de George RR MartinLes nouvelles sont d’ailleurs relativement bien cohérentes les unes par rapport aux autres. On reverra quelques personnages récurrents qui font office de clin d’œil en général. Certains sont plats, je dois avouer avoir eu du mal à accrocher aux personnages des premières nouvelles. Par contre, les super héros de la suite, et notamment la Grande et Puissante Tortue qui est sans aucun doute mon héros préféré du récit.

Bref, après un démarrage un peu difficile, Wild Cards fini par prendre toute son ampleur jusqu’à vous rendre accro avec ses dernières nouvelles vraiment bien écrites. L’univers fini par prendre vie et on a l’impression d’être transporté dans une sorte de farwest où les guest stars peuvent être rencontrés à n’importe quel moment. Et puis, il y a Jokertown, la pègre, les politiciens ferreux, qui font de ces quelques nouvelles quelque chose qui a une sacrée ambiance.


Stoner Road de Julien Heylbroeck

Junkie Road Trip

illman dans Critiques, Livres le 17 décembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Stoner Road de Julien Heylbroeck est un roman sorti en 2014 chez ActusSF. La couverture est illustrée par Ammo pour un résultat de fort belle facture qui saura capturer l’œil de vos invités et vous permettra de la ramener.

stoner road heylbroeck julien

Joshua Gallows est mal, et pas seulement parce qu’il est défoncé, il trace la route vers la prochaine generator party dans le désert pour retrouver sa chica Ofélia qui l’a largué. Sauf que là il va pas la retrouver sur les lieux et que son seul indice pour la retrouver c’est de partir sur les traces des groupes qui ont joué ce soir là. C’est dans sa fidèle bagnole et chargé de drogues qu’il va s’élancer sur les routes.

julien heylbroeckJ’ai eu un peu de mal à rentrer dedans comme on dit, le personnage principal ne m’a pas vraiment aidé.  Josh, appelé aussi Doc Défonce, est carrément antipathique au début du roman et il évolue dans un environnement tellement glauque que j’ai parfois posé le bouquin parce que je le ne le « sentais » pas et que je trouvé ça bazardélique. Une fois passé cette étape, une sorte de décantage s’est effectué et le récit est devenu clair pour moi. Luke Lee fait aussi partie du casting, redneck de son état dont on pourrait avoir des mauvais a-priori mais qui finalement sert de garde-fou à Josh et permet une synergie qui ramène de l’équilibre, même s’il fait penser parfois à un blaireau de la NRA. D’ailleurs la plupart des autres personnages font plutôt des apparitions anecdotiques tant qu’on a pas rencontré le big boss.

Road trip sous acide (littéralement) le roman se permet de nous réserver bien des surprises lors des pérégrinations de nos héros et nous permet de rester en haleine. Car je peux vous assurer que même si j’ai eu un mal de chien pour rentrer dedans, j’ai dévoré (pas littéralement) la fin du bouquin. Ce que j’ai aimé aussi c’est l’utilisation d’une mythologie absolument pas familière, l’Amérique centrale étant relativement peu usité dans ce domaine, avec des passages qui m’ont fait penser à du Lovecraft, c’est vous dire si c’était bien.

stoner road heylbroeck julienBien évidemment on trouve en toile de fond le genre musical du Stoner Rock. Ce n’est pas pour rien que chaque chapitre a pour nom un morceau d’un groupe de stoner et ce sans que ça paraisse prétentieux. J’en connaissais une bonne moitié mais il y’a des groupes que je ne connaissais même pas de nom. Pour ceux qui ne connaissent pas le principe des generator party et donc la raison pour laquelle on appelle aussi le mouvement le desert rock, ce sera l’occasion de partir à la découverte d’un univers peu connu.

Au rang des bonus on retrouve une interview assez intéressante de l’auteur où ça parle influence, musique et des éditions TRASH dont il est le cofondateur. Chaque nom de chapitre correspond à un morceau de musique, c’est donc tout naturellement que l’auteur propose cette playlist en fin de volume, histoire de gonfler votre culture. Évidemment il y’a aussi les plus traditionnels remerciements, biographie et bibliographie. Bref des suppléments plutôt intéressant.

En fin de compte, en premier point on ne peut nier les qualités du roman et les aspects qui m’ont rebuté au début était sans doute plus dépendants de mon humeur du moment que de réels problèmes. En second on ne pourra que se réjouir d’un récit rapide et rythmé assez plaisant à lire qui me font finalement le classer dans mes lectures 2014 les plus sympathiques.


HtH15: Mind Control de Truckfighters

dabYo dans Actualité, Musique le 14 décembre 2014, avec 1 commentaire

Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Au rayon des groupes de Stoner que j’attends avec impatience pour ce Hellfest 2015 on retrouve les suédois de Truckfighters. Ils ont sorti en début 2014 leur dernier album Universe et c’est une bonne baffe de poussière dans la gueule. Il n’y a peut être pas de désert ensablé à traverser en camion en Suède, mais il faut bien avouer que les zicos savent de quoi ils parlent: on a bien l’impression d’en avoir plein la bouche en écoutant leur musique.

Le morceau Mind Control est assez caractéristique de l’album, avec des riffs bien sentis et répétés à outrance. Une sorte de musique qui évoque les nombreux longs kilomètres à traverser pour aller de l’autre côté du désert, des kilomètres qui viennent vous tabasser et un soleil bien haut qui vient vous griller la peau. Bon, c’est un peu imagé évidement, mais c’est clairement les sensations que je retrouve à chaque fois que je me lance dans leur musique. Le clip lui n’a carrément rien à voir et est assez triptyque, il faut bien avouer. Sans grand intérêt, on sent le clip sans trop de moyens.

Aller voir Truckfighters ne sera pas un grand risque puisque ce n’est pas la première fois qu’ils viendront fouler les terres de Clisson, ils nous avaient mis une sacrée claque au Hellfest 2013 et nous avait surpris par la pêche qu’ils avaient de bon matin.


Hello Strange de Girls in Hawaii

Même joueur joue encore : un chouette album de remixes

Malicia dans Critiques, Musique le 13 décembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Et voilà, le groupe belge Girls in Hawaii signe son retour fracassant avec un nouvel opus disponible depuis mi-novembre : Hello Strange. Enregistré en live lors d’un concert à Louvain-La-Neuve, le groupe s’est essayé cette fois-ci à plus d’instrumental et d’acoustique… et le pari est plutôt réussi !

girls in hawaii

C’est une première pour le groupe qui signe un album enregistré en une fois, mais surtout un album qui ne comporte que des reprises de ses précédents morceaux. Des morceaux réinterprétés, totalement changés, dont certains sont carrément sublimés malgré d’autres au bilan plus mitigé, enfin pour moi.

Une autre particularité de cet album, c’est que le groupe a carrément exploité à fond sa fibre musicale en utilisant des instruments un peu « désuets » (vibraphone, harmonium indien, contrebasse) ou d’autres plus « exotiques » : synthé, harmonica, percussions latines… Il y a une vraie recherche, un besoin d’expérimentation, qui montre bien que le groupe a misé sur la prise de risque plutôt que la facilité, ce qui s’avère carrément payant.

ZoufrisAinsi, parmi mes morceaux préférés de cet album, on retrouve Rorschach que j’aimais déjà beaucoup, Where do your tears come from (mon morceau préféré de l’EP Refuge), The Fog (LA bonne surprise) ou encore The Creek.

J’ai beaucoup aimé retrouvé des vieux morceaux comme This farm will end up in fire, Catwalk ou encore Couples on TV que j’écoutais il y a quelques années ; ou des morceaux plus récents comme Mallory’s Height et Switzerland.

Au rang des petites déceptions, j’y mettrais deux morceaux que j’ai beaucoup aimé de l’album Everest. The Spring tout d’abord, dont je préfère le côté « dépouillé » dans la version originale, qui m’évoque davantage le contexte lié au morceau (enregistré en Islande, à partir de bruits ambiants, avec des tonalités très douces-amères). Pour Misses, c’est l’inverse, j’aimais son côté très « instrumental » et cette véritable explosion de sonorités, ici, je trouve qu’il perd un peu de son intensité. D’autres ont apprécié, c’est donc plus une question de goûts qu’autre chose, je pense.

Car c’est vrai que cet album est pour moi réussi, découvrir une autre facette du groupe, des sonorités totalement inédites, croiser Girls in Hawaii là ou je ne les attendais pas, c’est une belle surprise. Pour conclure, j’ai donc envie de répondre un grand « Hello you, nice to meet you » à l’album « Hello Strange » et je suis d’ailleurs assez dégoûtée que leur tournée Hello Strange ne passe pas par Lille cette fois-ci parce que bon sang, ce que ça doit donner en live (et les concerts en Belgique pas trop éloignés de chez moi avaient lieu en semaine sinon j’aurais fait le déplacement) !


Super Smash Bros sur Nintendo 3DS

dabYo dans Critiques, Jeu Vidéo le 11 décembre 2014, avec 1 commentaire
Critiques

En Automne dernier sortait Pokémon X & Y sur Nintendo 3DS, l’occasion pour nous de nous équiper de la dernière portable du japonais. A la base, je ne suis pas grand joueur sur console portable et je ne pensais donc rejouer pour un long moment. Mais ça c’était avant de réaliser que les consoles portables étaient désormais assez puissante pour permettre à Nintendo d’y sortir l’une de ses franchises les plus jouissives à mon goût: Super Smash Bros. Alors, ça défonce ?

Super Smash Bros 3DS

Si vous êtes fans de la franchise, ce test là ne servira sans doute pas à grand chose, il est peu probable que vous ne vous soyez pas déjà jeté sur cet opus. Mais si vous la connaissez que de loin, ou que vous êtes perplexe face à un épisode sur portable, je risque de tout tenter pour vous faire succomber. Car n’allons pas par quatre chemin, cet épisode de la franchise déjà mythique -et qui n’en est qu’à son quatrième opus- est tout simplement énorme. Jouissif. Dément. Et le tout, dans votre poche, toujours à portée de main.

Comme dans les précédents épisodes, il va s’agir de permettre aux différents héros de l’univers Nintendo d’en venir aux bras et d’en découdre ! Les Mario, Luigi et autres personnages classiques du géant japonais sont de la partie, ainsi que quelques nouveaux venus ou encore des personnages d’autres éditeurs, on pense évidement à Sonic de Sega et Pacman de Namco qui viennent rejoindre le roster de ce jeu de combat déjà bien complet. Parmi les nouveautés, on notera notamment Dracaufeu et Samus Zero Suit, qui n’est certes pas nouvelle mais que je n’avais pas eu l’occasion de découvrir dans l’épisode précédent puisque je l’avais sauté.

Samus Zero Suit SSB 3DS

Arrivée sur l’épisode précédent, il faut quand même avouer que la sexualisation de Samus Zero Suit est assez dérangeante, surtout vis à vis du reste du casting

Une fois son personnage choisi, on affronte nos adversaires sur un terrain aux limites assez claires, à nous de frapper les ennemis pour arriver à les en éjecter. Un système de combat bien particulier, qui fera toujours tiquer les puristes du genre, puisque la vie n’a pas de limite et qu’on tape son adversaire uniquement pour augmenter ses chances de pouvoir l’envoyer valdinguer dans les étoiles définitivement. Les personnages vont donc voler dans tous les sens, des objets bien sentis rajoutant un peu de piment et de chaos à l’action. Des coups violents, des combos, de très nombreuses possibilités et pas la moindre goute de sang, Nintendo oblige. Cela veut aussi dire que l’on peut mourir très vite et très bêtement, source infinie de frustration pour le perdant, de jouissance suprême pour celui qui gagne. Sans doute la recette du succès et de ces parties dont les amateurs ne se lassent jamais.

Super-Smash-Bros-3DS-Paper-Mario-Stage-2Une recette inchangée donc, toujours aussi efficace et addictive. On reprend rapidement ses marques et malgré les capacités limitées d’une console portable, le nombre d’objets et d’éléments affichés à l’écran, le tout reste fluide et vraiment très lisible. Il faut être habitué certes, les profanes diront sans doute que c’est le bordel et qu’ils n’arrivent pas à suivre, mais c’est tout de même un véritable tour de maître qu’ont réalisés les développeurs de Nintendo. Si de ce côté, on est à un haut niveau, la prise en main est cependant assez limitée par le hardware. Alors qu’on avait jusqu’alors la merveilleuse manette Gamecube pour nous laisser exprimer notre rage et nos smash, c’est via le joystick de la Nintendo 3DS que nous jouons maintenant. Et là, c’est le drame.

Ça se joue, c’est évident, mais une partie de Smash Bros est dynamique et prenante. On maltraite notre controler pour sortir les différents coups du jeu, en bougeant rapidement le joystick par exemple, en restant appuyé sur les boutons, etc. Bref, des mouvements qui vont être entravés par la la prise en main de la console qui n’est clairement pas l’équivalent d’une manette, on sent tout de suite que les formes sont carrées et qu’elles ne sont pas agréables à tenir en main. Côté Nintendo 2DS surtout, celle que l’on avait choisi pour son prix, la taille de la console donne vite mal aux mains. Vous y ajoutez un peu de sueur et la console passe son temps à vous glisser des mains.

Super-Smash-Bros-3DS-Paper-Mario-Stage-1

Mais c’est bien là le seul gros défaut que l’on pourra reprocher à l’item. Si vous n’aimez pas les défis et autres variations de jeu via des réglages, le contenu solo vous paraîtra un peu chiche. On regrettera notamment le mode aventure de la version Gamecube qui était clairement plus joufflu et qui variait quelque peu le fait d’enchaîner des combats. Il y a cependant du défis en terme de difficulté, de possibilité de customisations, etc. Mais surtout le jeu n’est pas seulement solo, le mode online est arrivé aussi dans cette version portable, ce qui va permettre de bien rallonger la durée de vie. De plus, il est extrêmement facile de jouer avec des potes, les consoles se détectent très rapidement et il n’y a pas le moindre lag.

Cover Super Smash Bros 3DSParlons graphismes finalement, bien que ce ne soit pas un des critères les plus importants, ils n’en restent pas moins de très bonne pour un système aussi limité qu’une console portable. C’est joli, certes pas quand c’est zoomé, mais largement de quoi apprécier la vue lorsqu’on joue. Le framerate est fluide et ne subit quasiment aucun ralentissement lorsque l’on joue. C’est un tour de force quand on sait à quel point les différents éléments sont nombreux dans une partie de Super Smash Bros. Le pire, c’est que l’effet cellshadding appliqué aux personnes est de toute beauté, et va mettre en valeur les attaques des différents personnages.

Il n’aura fallu que quelques minutes de jeu à la Japan Expo pour me conquérir. Le temps de sortir quelques smash bien sentis sur un aussi petit écran et de voir tout le potentiel qu’a un Super Smash Bros dans la poche, toujours prêt à être dégainé. Le contenu est absolument énorme pour un jeu de console portable, la réalisation technique est bluffante, et évidement, c’est Super Smash Bros bordel !


Cette semaine ont été révélés 25 des 30 derniers groupes qui seront à l’affiche du Hellfest 2015, l’occasion donc de faire un bilan sur la programmation qui nous attendra à Clisson les 19, 20 et 21 juin prochains. Une programmation que certains n’ont pas manqué de qualifier de best of, en référence au grand nombre de groupes qui sont déjà venues fouler le sol de la campagne clissonnaise, et au fait que cette édition marque la 10ème du festival, une année anniversaire que l’on compte bien fêter comme il se doit à la rédac.

Hellfest 2015

On commence par les têtes d’affiche, qui en général ne sont pas celles qui nous intéressent le plus, mais cette année verra la venue d’un groupe que Seraf’ attend depuis longtemps à Clisson: Nightwish. Le groupe finlandais de Metal Symphonique, sans aucun doute le plus connu du genre et fer de lance, avait fait de nombreux passages par les Wacken et autres festivals concurrents, mais jamais au Hellfest. Avec des apparitions quasi sold out à Paris à chaque fois, ce sera donc enfin l’occasion d’aller jeter un oeil à leur performance, là encore l’un des avantages de ces géants rendez-vous. On notera aussi le retour de Slipknot, abonné aux absents depuis le Furyfest 2004. KornMarilyn Manson et Limp Bizkit viennent compléter cette affiche aux couleurs des groupes de notre passage au collège.

Affiche Hellfest 2015Dans le Mainstream toujours, c’est avec une joie sans pareille que j’ai vu le retour des australiens d’Airbourne à Clisson. La dernière fois, c’était il y a déjà bien trop longtemps (Airbourne au Hellfest 2010) et le leadeur faisait son show en escaladant un des piliers de la scène. Il est clair qu’il ne le refera pas, mais ça n’empêchera pas leur Hard Rock de nous en mettre plein la gueule. On retrouvera aussi Epica dont la popularité continue de croître, et un de nos petits coups de cœur de cette année Beastmilk qui couple du Joy Division avec des réactions nucléaires. J’aurai aussi pu citer Judas Priest, Lamb of God ou même les français de Zuul Fx, mais vu le nombre de groupes qui nous intéressent, il y a de fortes chances que l’on ait à les sacrifier.

Car côté plus extrême si je peux me permettre, nous serons tout aussi bien servi. Le côté Black du Metal est toujours celui que nous préférons et cette année son fer de lance sera pour nous Satyricon dont le Black’n’Roll a su me conquérir récemment grâce à leur album éponyme que j’adore. On retrouvera aussi Cradle of Filth, Triptykon et Mayhem, mais c’est surtout la venue de Samael qui nous rend joie. C’est un groupe que nous avons découvert avec le Hellfest 2009 et que nous n’avons pas pu voir depuis de trop nombreuses années maintenant. Côté Folk et musique païennes bien plus festives, on retrouve une ribembelle de groupes qu’on aime beaucoup, de Finntroll et Arkona pour les plus black à Ensiferum, Skyforger ou encore Alestorm. On pourra encore citer In Extremo, The Great Old Ones, Bölzer ou encore Melechesh.

On fini par le paquet Stoner et Fuzz de l’annonce avec un paquet de groupes que j’apprécie tout particulièrement dont Red Fang sera le digne représentant. Troisième fois que nous les verrons au Hellfest après un très bon passage en 2013, j’espère que les américains seront à la hauteur après un troisième album en demi teinte. Viennent ensuite Orange Goblin et Truckfighters, deux autres groupes que nous avons déjà pu apprécier sous la Valley et qui déboitent un max. On y rajoutera ASG et les lillois de Glowsun que j’attends avec impatience.

Hellfest 2015 Affiche complete

Bref, je crois bien que l’affiche n’a que rarement autant été si fournie et les groupes à aller voir ne manqueront pas. Finalement, si il y a encore quelque chose à attendre, c’est bien le runing order du Hellfest 2015. Ah, et découvrir si l’organisation ne serai pas entrain de nous préparer pas une refonte des scènes aussi !