Dernièrement sur if is Dead:

Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Lors de ce premier jour du Hellfest 2015 c’est principalement sous la Temple que nous allons nous retrouver. Non pas parce qu’il pleuvra (enfin, on espère que non !) mais parce que les groupes du Black promettent plutôt un max avec notamment Melechesh et Satyricon ! Mais il n’y a pas que ce genre dans la vie, et sous la Valley on va pouvoir aller voir un groupe de Stoner/Sludge qui envoie du lourd: High on Fire.

Le groupe américain -évidemment, on parle de Sludge qui tâche- vient tout juste de sortir leur septième album. Je connaissais le groupe de nom mais c’est vraiment à l’occasion de l’annonce de leur participation au festival que j’ai commencé à écouter leurs différentes setlists. On y retrouve notamment Fertile Green issu de leur précédent album, un morceau aux riffs gras et bien entraînants.

La musique de High on Fire a toute cette crasse qu’on connaît aux groupes du genre et qui va nous faire headbanguer sous la chaleur -on l’espère !-. Bien que répétitif à souhait, histoire de bien s’imprégner des riffs, on peut vraiment bien apprécier la rythmique et le côté agressif de leur Stoner.

Prévus vers 17h entre un Arkona et un Melechesh, j’ai quand même bien hâte de découvrir leur prestation live.


Diabolus in Musica de Céline Rosenheim

Serafina dans Critiques, Livres le 18 juin 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Dire qu’on publie un roman sur le milieu du Black Metal n’est clairement pas un argument marketing mainstream mais par contre, c’en est un du tonnerre pour appâter la Seraf’ sauvage. C’est ainsi que je me suis jetée sur Diabolus in Musica, une des nouveautés des éditions du Chat Noir, écrit par Céline Rosenheim et illustré par Mina M.. Synopsis ?

Diabolus in Musica de Céline Rosenheim

Yann est un asocial qui ressent tout un peu trop fort. Il a son projet de Black Metal solo Sjel mais joue aussi dans Totentanz un groupe de Black Médiéval inspiré par les danses macabres notamment. La scène Black a toujours attiré les haines et critiques, mais quand plusieurs groupes reçoivent des lettres anonymes de menaces et qu’une bassiste est laissée pour morte, Yann comprend que la menace est bien réelle.

L’idée est plutôt pas mal, on sent que l’auteure connait le monde du Metal et du Black car les réactions de ses héros à la lecture des lettres de menaces sont tout à fait crédibles. De même, le fait d’avoir des projets solos, la place des femmes, tout cela est plutôt crédible et on est pas face à du cliché, ça c’est positif. Le style de l’auteur est agréable et se lit aisément. L’histoire est coupée en chapitres assez courts ce qui permet un bon rythme de lecture.

Le roman est très court, 145 pages, et si vous voulez mon avis, ce n’est pas un roman mais une novella. En effet, les personnages ne sont que peu voir pas développés , on sait à peine à quoi ressemble le héros, les retournements scénaristiques ne sont pas amenés à l’avance et arrivent comme ça, quasiment sans aucune préparation. Dans l’ensemble on suit l’histoire, qui a un rythme enlevé d’ailleurs, mais on ne rentre jamais réellement dedans. Je n’ai pas vraiment pu m’attacher à Yann, pas plus qu’à Nyx la bassiste. Quand aux autres personnages, ils ne sont que survolés.

Diabolus in Musica de Céline RosenheimDe plus, si l’auteur connait effectivement bien le Black Metal, elle ne prend pas réellement la peine d’expliquer aux lecteurs non-familiers avec la mythologie du style de quoi elle parle. Je pense que la majorité des gens ne comprend pas bien pourquoi « la fameuse photo de Dead » est glauque. Je pense donc que si vous n’avez pas de connaissance du genre, vous passerez à coté de la moitié des références et c’est dommage. Moi évidemment, je connais tous les groupes cités et j’ai lu Les Seigneurs du Chaos -que je vous conseille au passage – donc j’étais dans mon élément.

Bref, je ne dirais pas que Diabolus in Musica de Céline Rosenheim était une lecture désagréable, il y a un bon potentiel, mais j’aurais préféré que l’histoire soit plus développée pour réellement rentrer dedans. Je ne suis pas certaine que j’en garderais un grand souvenir et je ne suis pas sure de vous le conseiller non plus, à moins que pour vous aussi les mots « Black Metal » soient un argument marketing.


Food Wars! de Yoshitomo Yonetani

Shokugeki no Sôma débarque en anime

dabYo dans Animes, Films le 16 juin 2015, avec 1 commentaire

Food Wars! est un anime en cours de diffusion au Japon et en simulcast en France sur la plateforme Anime Digital Network. Actuellement nous en sommes au dixième épisode diffusé, il s’agit de l’adaptation du Shônen Shokugeki no Sôma dessiné par Shun Saeki et scénarisé par Yuto Tsukuda, disponible en France sous le même nom que l’anime. Vous vous en doutez, ça cause de nourriture. Synopsis.

Food Wars! Anime (Shokugeki no Soma) de Yoshitomo Yonetani

Sôma Yukihira est un adolescent qui cuisine depuis qu’il est enfant dans le restaurant familial de son père Jôichirô. Tous deux font vivre le restaurant et tout leur possible pour satisfaire les papilles de leurs clients au quotidien. Un jour, son père décide de partir en voyage pour faire le tour des cuisines de cinq continents, et plutôt que de s’embarrasser de son fils dans ses bagages, il l’envoie dans un collège ultra côté et très select pour qu’il puisse y faire ses galons. Un collège de cuisine, évidemment…

Parmi les mangas aux thématiques improbables, il m’arrive souvent de citer Hikaru no Go comme référence. Mais Food Wars! n’a franchement aucun rapport avec le sérieux et la façon de traiter son sujet. En effet, ici adieu réalisme et bonjour l’exagération pour en faire une sorte de Top Chef Japonais en manga. La cuisine, les actes banals comme couper des légumes, sont en effets scénarisés et mis en scène pour paraître exceptionnels et complètement badass. Et tout ce qui va se passer dans notre histoire, qui est franchement commun et habituel, va se retrouver complètement exagéré pour cadrer avec l’aspect Shônen de Shokugeki no Sôma.

Food Wars! Anime (Shokugeki no Soma) de Yoshitomo Yonetani

Car finalement, le premier trait de cet anime n’est pas tant la cuisine que d’être un Shônen dans la plus pure tradition du genre. On a d’abord un héros solitaire qui débarque quelque part, dans une sorte de quête initiatique et qui va devoir s’y faire des amis. Une organisation dans l’école est mise en place et permet d’avoir des adversaires, des combats -qui sont ici culinaires certes- et des techniques. Tout le talent de Food Wars! réside donc dans sa capacité à trouver comment adapter les clichés du genre au monde de la cuisine. Une sorte de Naruto du genre !

Et là dessus, c’est réussi mais aussi malheureusement très classique et cliché. Si j’ai pris l’exemple de Naruto, c’est bien parce qu’on a complètement l’impression d’être sur la trame de ce manga là. Alors certes l’originalité des Shônens côté scénario est rarement de mise, mais ici on atteint des sommets dans le conformisme. On a le droit aux duels, aux épreuves types Forêt de la Mort, bref, la totale. C’est pas franchement folichon et un peu exaspérant à regarder sur ce côté là.

Food Wars! Anime (Shokugeki no Soma) de Yoshitomo Yonetani

A cet aspect Shônen se rajoute de l’Ecchi en veux tu en voilà. Les personnages féminins sont très sexualisés, de grosses poitrines évidemment. Mais pas seulement, car les dégustations de plats -on est dans un anime sur la cuisine je vous rappelle!- sont régulièrement l’occasion d’illustrer des orgasmes. On a alors droit à de longues scènes où les personnages féminins et aussi masculins sont victimes de leurs sens et laissent exprimer leurs plaisirs dans ce que le Japon sait faire de mieux côté anime. On roule des yeux au début, on facepalme total au fil du temps. Mais bon, cela semble quelque peu s’arrêter par la suite.

En dehors de cet aspect, l’animation est tout simplement excellente et on sent un énorme budget derrière cette série qui a tout du blockbuster. C’est très bien dessiné, les personnages sont bien différenciables et possèdent leurs propres traits. De même, le mélange des éléments habituels des Shônens (ninja, épées, combats…) sont très bien mixés avec ceux de la cuisine. On adorera les effets de coupe de légumes qui donnent l’impression de voir des ninjas s’exercer.

Food Wars! Anime (Shokugeki no Soma) de Yoshitomo Yonetani

Au bout de dix épisodes, je suis assez partagé sur Food Wars!. L’anime a du budget, cela se ressent dans l’animation et le dessin qui sont tout simplement exceptionnels. On pourra passer sur le côté Ecchi qui est parfois d’un extrême mauvais goût, mais on aura plus de mal à ne pas s’exaspérer devant la prévisibilité du scénario qui pompe tous les stéréotypes des Shônens sans franchement apporter sa pierre, en dehors de l’univers de la cuisine. M’enfin, c’est cheesy et je continuerai quand même un peu avant d’arrêter.


Le monde de l’animation japonaise a des perles et il est toujours très agréable de tomber dessus. On pourrait évidemment citer Shirokuma Café, l’anime qui met en scène un Panda travaillant à temps partiel au zoo en tant que Panda, mais c’est la première saison de Nodame Cantabile dont je vais vous parler ici. Il s’agit comme bien souvent de l’adaptation d’un manga, un Josei de Tomoko Ninomiya centré autour de la musique classique. Après tout, on a pu se mettre à apprécier le Go avec Hikaru no Go, alors pourquoi pas la musique classique et le piano, hein ? Synopsis.

Nodame Cantabile de Kenichi Kasai

Shin’ichi Chiaki est la star de son école de musique japonais où il est considéré de tous comme un prodige du piano. Mais la réalité est tout autre car son rêve n’est pas celui de devenir pianiste professionnel, mais d’être un chef d’orchestre comme son idole et ancien maître Sebastiano Viera. Il a en effet rencontré l’européen alors qu’il était tout jeune et souhaite plus que tout le rejoindre après sa graduation pour parfaire son apprentissage. Sauf que voilà, il a une phobie de l’avion et du bateau. Difficile de quitter l’archipel dans ces conditions. Désespéré de ne pouvoir sortir du Japon, il fini par rencontrer une élève complètement instable qui vit parmi les détritus juste à côté de son appartement, Noda Megumi

Bon, on est dans un Josei et ce n’est donc pas qu’autour de la musique que notre anime va se concentrer, mais aussi autour d’une relation amoureuse, forcément. Vous l’aurez compris, le scénario est articulé autour du futur de nos personnages, de la phobie de Chiaki et de la relation qui va se construire peu à peu avec Noda Megumi dite Nodame. Le tout sur fond de musique classique, de concerts, d’apprentissage tumultueux et surtout d’une grande culture musicale. Mais commençons d’abord par présenter les deux personnages pivots de notre histoire.

Chiaki est ce qu’on pourrait dire assez classique, très stable et a tout ce qu’on peut imaginer d’un talentueux musicien. Il sait ce qu’il veut, est doué dans ce qu’il fait, reste rationnel à tout moment et plus que tout, est prompt à accompagner les autres et à leur servir de reposoir. C’est sans doute les qualités attendues d’un chef d’orchestre, enfin, je suppose. On pourrait l’imaginer comme un Mary Sue mais ce n’est pas vraiment l’effet qui en ressort au fil des épisodes. Évidemment, Nodame est l’exacte opposée. Elle vit la musique et ne la joue que par passion et en suivant son instinct là où Chiaki a une méthode complètement rationnelle. Elle vit dans des conditions sanitaires des plus dangereuses et est complètement instable sentimentalement parlant. Elle est donc carrément weird.

Nodame Cantabile de Kenichi Kasai

Et c’est évidemment sur ces aspects là que la trame va s’axer. Alors il y a une histoire de fond évidemment, celle de l’apprentissage des différents étudiants, les héros ainsi que leurs amis. Mais aussi des dizaines et des dizaines de gags créés à partir des différences de mentalités et qui s’avèrent être très drôles. Nodame est complètement géniale, très drôle, elle donne du piment à l’histoire et permet de rythmer les épisodes. Cela est suffisamment bien dosé pour nous faire passer du rire aux larmes très rapidement. On ne se lasse pas de sa bonne humeur et c’est là dessus un côté très positif pour l’anime. Il va être contre balancer par des problèmes

A côté de ce duo de choc, bien que Chiaki soit relativement effacé et serve ici plus de faire valoir, on retrouve d’autres personnages très colorés. En effet, orchestre oblige, chaque instrument est plus ou moins représenté avec notamment un joueur de tambour aux allures de fangirl, ou encore un violoniste fan de Rock. Le côté musical et la culture qui va avec n’est pas en reste non plus. Évidemment, je ne suis pas un expert et la musique classique ne me passionne pas particulièrement, mais on y découvre un éventail de compositeurs intéressant et qui sans pousser à la passion permet d’appréhender un peu mieux ce monde. Des longs passages orchestraux jalonnent les épisodes au long de l’évolution des personnages dans leur parcours scolaire, ces derniers ayant évidemment des épreuves.

Bien que relativement récent, l’anime étant sorti en 2005, il faut avouer qu’en terme de réalisation et d’animation, on est complètement à la rue. Le dessin est très simple pour ne pas dire simpliste, le chara design des personnages est sans réel intérêt mais cela vient sans doute du manga qui est lui aussi très moyen de ce côté. Il n’y a pas de personnage particulièrement charismatique de ce côté là. De même, l’animation est vraiment moyenne et on a l’impression d’être face à quelque chose sans aucun budget. On ne parlera même pas des séquences de musique où on frôle parfois le néant total: des images fixes avec de la musique…

Nodame Cantabile de Kenichi Kasai

Cette première saison de 23 épisodes passe vraiment très vite pour le peu qu’on s’accroche au personnage de Nodame qui porte tout de même une grande partie de l’intérêt sur ses épaules. Cela dit, le format ne permet pas encore de bien comprendre pourquoi l’anime est classé en Josei et non Shojo, car les éléments plus adultes n’ont pas encore eu complètement le temps d’apparaître. Avec son univers assez original et ses personnages hauts en couleur, Nodame Cantabile est un divertissement rafraichissant que je conseille vivement !


Metal Dead de Walk Thru Walls

Zombie Metal

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 10 juin 2015, avec 1 commentaire
Critiques

Metal Dead est un jeu du studio indé Walk Thru Walls Studios sorti en 2014. Il s’agit d’un Point’n’Click dans la pure lignée des LucasArts de la grande époque. Forcément pour un jeu de ce genre, l’histoire est centrale.

Metal Dead de Walk Thru Walls

Ça y est, l’apocalypse zombie était pour le mois dernier et vous filez à toute allure avec votre pote dans sa caisse qui blaste du Death Metal en slalomant entre les zombies. Malheureusement même les meilleurs amis se disputent et cela finira en tôle froissé au pied d’un immeuble où semble converger les zombies.

Je le dis tout de suite le scénario et les personnages sont tous WTFesque, à la LucasArts pour ces jeux SCUMM. Il y a quelques bonnes idées et on n’est pas trop dans le cliché. Et puis la fin est tellement imprévisible que ce serait un sacrilège de vous en parler.

Metal Dead de Walk Thru Walls

Pour le gameplay c’est du Point’n’Click de base, on utilise le curseur botte pour se déplacer, la main pour manipuler et l’œil pour observer. On peut combiner les objets entre eux et les utiliser pour résoudre les énigmes. On progresse dans l’immeuble en récupérant des cartes d’accès qui permettent à l’ascenseur de l’immeuble d’atteindre les autres niveaux. La plupart des énigmes sont suffisamment logiques pour qu’on ne gamberge pas des heures. Là où j’ai eu des problèmes c’est soit sur l’ordre de dans lequel combiner certains objets ou pour identifier l’élément qui me manquait dans le décor, une tâche d’huile sur du bitume, c’est pas forcement le plus évident à voir.

Là où ça pique un peu c’est sur la durée de vie, j’ai fait le tour en 3 heures mais bon vu le prix que je l’ai payé ça me revient à moins d’un euro de l’heure d’aventure, on a connu moins rentable (qui a dit Call of Duty). Le design est cartoonesque et ça atténue grandement les scènes où les zombies se font plaisir gastronomiquement parlant. C’est un petit peu aliasé sur grand écran mais ça passe quand même. Pour la musique, on est clairement revenu à l’ère 16 bits donc forcément ne vous attendez pas à du metal hi-res, genre qui ne monopolise pas, malgré le titre, la bande originale. La musique reste correcte et pas trop répétitive heureusement.

Metal Dead de Walk Thru Walls

Metal Dead est un bon petit jeu qui pourra vous occuper le temps d’une soirée. En plus quelques succès sont un peu dissimulés, les achievers seront contents. A savoir, une suite est prévue pour 2015 sous le titre Metal Dead Encore.


Les Sorcières de North Hampton, Tome 2, de Melissa de la Cruz

Le doux baiser du serpent

Serafina dans Critiques, Livres le 8 juin 2015, avec 1 commentaire
Critiques

Les Sorcières de North Hampton de Melissa de la Cruz est une série littéraire que j’ai découvert par son adaptation télévisée : Witches of East-End. J’avais lu le premier tome l’année dernière sans être réellement convaincue. Mais je n’aime pas laisser une série en plan, alors j’ai entamé le Tome 2 nommé Le doux baiser du serpent et publié par Le Livre de Poche. Synopsis ?

Le doux baiser du serpent, Les Sorcières de North Hampton, Tome 2, de Melissa De La Cruz

Freddie est revenu dans la vie des sorcières Beauchamp. Celui-ci affirme avoir été victime d’une machination, et n’accuse personne d’autre que le fiancé de Freya ! Pendant ce temps, Ingrid découvre l’amour et Joanna serait hantée. La vie n’est pas de tout repos pour les sorcières de North Hampton.

Nous retrouvons les points forts du premier tome : une excellente traduction totalement ancrée dans la culture française. Dans la version originale, la plupart des titres de chapitres font référence à des chansons populaires anglo-saxonnes. Ici cela a été traduit avec des références plus de chez nous et c’est plutôt très réussi. De même le style est naturel et on imagine aisément des filles d’aujourd’hui causer comme Freya ou Ingrid.

Le background des personnages est plus développé dans ce deuxième tome, on commence réellement à comprendre qui elles sont et ce que les filles ont pu vivre. Les mentions des procès de Salem se faisant de plus en plus nombreux. Par contre de nombreux éléments de la série télévisée ne sont pas présents dans le livre (la sœur de Joanna qui n’existe pas ou encore la malédiction des deux filles) donc nous sommes réellement sur deux matériaux totalement différents. Je pense que malgré tout, je préfère la série que je trouve plus dense. Ici dans le livre on s’occupe beaucoup de la petite vie de moldue des sorcières et leurs amourettes.

Pas mal de développements sont un peu trop simplistes et trop rapides, notamment sur la fin. De plus, le livre puise réellement pas mal dans la mythologie nordique que je ne connais pas spécialement bien et donc j’ai souvent l’impression de louper des éléments de l’histoire ou de ne pas comprendre les révélations… Pas forcément quelque chose que l’on peut complètement reprocher au roman, mais tout de même.

Le doux baiser du serpent, Les Sorcières de North Hampton, Tome 2, de Melissa De La CruzDans l’absolu je n’ai pas spécialement accroché à ma lecture, c’est une histoire sympathique mais pas spécialement mirobolante. J’ai commencé car j’aimais bien la série télé, mais ça s’est arrêté là. Par contre, il y a sur la fin de l’histoire un élément intéressant lié justement aux procès de Salem. Et de ce fait, je pense que je vais continuer à lire la série car ce point m’intrigue. Je suis très friande des affaires sur Salem alors forcément c’est du pain béni pour la fangirl.

Au final, ce deuxième tome des Sorcières de North Hampton de Melissa de la Cruz n’a toujours pas franchement réussi à m’emballer. Heureusement que ce petit point sur les sorcières de Salem me pousse à continuer, sinon je m’arrêterai sans doute. Si vous aimez la série télé, ça vaut le coup de lire le bouquin, mais sinon, ça reste dispensable.


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Ensiferum est sans doute l’un des groupes les plus connus du rayon du Folk Metal qui chante les guerres et loue les grands guerriers du passé. Bon, il faut dire que c’est aussi un rayon de niche, notamment depuis que Turisas l’a quitté pour se lancer dans la world music. Toujours est il que les finlandais sont à l’affiche du Hellfest 2015 et qu’ils viennent tout juste de sortir leur sixième album: One Man Army.

Leur précédent opus, Unsung Heroes, était relativement monotone mais restait efficace dans son genre, bien que je lui préférais From Afar. Le groupe est depuis passé chez Metal Blade, a abandonné les couvertures monochromes pour une cover bien plus guerrière, et troqué les cœurs guerriers pour des plus symphoniques. On les entend d’ailleurs très bien dans ce single One Man Army qui a un quelque chose de plus symphonique que d’habitude, bien qu’il faut tout de même avouer que c’est loin de révolutionner l’écoute pour les profanes et non fans du groupe.

J’aime bien leurs compositions mais j’ai vraiment du mal à me qualifier d’amateur de celles-ci. Ensiferum me fait l’impression d’un groupe sympathique mais à qui il manque ce petit éclat pour en faire une vraie pépite. Reste qu’à force de me jouer la setlists de leurs derniers concerts je commence à connaître un petit paquet de leurs tubes et j’espère qu’ils seront à la hauteur lors de leur passage, ce qu’ils n’étaient pas en 2010.

Les finlandais sont prévus pour un set d’une heure le samedi soir sous la Temple, et juste après le passage d’un Finntroll largement déclassé depuis leur headlining en 2013. Les temps changent, les références aussi.


Il y a des trucs vraiment bizarres au Japon, et on peut dire que le drama Nihonjin no Shiranai Nihongo de Yasuhiro Taketsuna fait partie de ces bizarreries. Littéralement Les Japonais ne connaissent pas le Japonais, il s’agit d’une mini-série en 12 épisodes sortie en 2010 qui nous raconte le quotidien d’une classe d’élèves apprenant le japonais. Mais pas n’importe quels élèves, non, des Gaijins. Synopsis !

Nihonjin no Shiranai Nihongo de Yasuhiro Taketsuna

Haruko Kano rêve de devenir professeur de japonais dans un lycée huppé, mais en attendant de trouver une place, elle travaille comme vendeuse de prêt-à-porter pour jeunes filles dans le quartier de Shibuya. Jusqu’à ce qu’une de ses anciennes professeurs l’appelle pour faire un remplacement dans une école. C’est trop tard qu’elle va s’apercevoir qu’elle ne va pas apprendre le japonais à des lycéens, mais à des étrangers qui souhaitent tous réaliser leur rêve et s’installer définitivement sur l’archipel.

Le Japon est un pays relativement raciste et dont la population aime moyen moyen les étrangers, qu’ils qualifient de Gaijins. Ce terme, quiconque trempant un peu dans la japanimation l’a déjà entendu être utilisé. On imagine pas toujours qu’il s’agit d’un terme utilisé de manière relativement péjorative. Les japonais ne comprennent pas les étrangers, les trouvent trop bruyants, mal élevés, feignants car ils ne savent pas parler leur langue, etc. Et c’est l’axe que va utiliser les scénaristes de Nihonjin no Shiranai Nihongo pour faire en quelque sorte une auto critique du peuple japonais vis à vis de leur propre culture, en inversant tout simplement le paradigme: le Japon est il si logique que cela ? Les japonais font ils eux même les efforts qu’ils exigent des étrangers ?

Nihonjin no Shiranai Nihongo de Yasuhiro Taketsuna

Si vous connaissez quelqu’un qui a tenté d’apprendre le japonais, vous connaissez des morceaux de réponses. Il y a les trois syllabaires différents tout d’abord, puis les Kanjis qui ont un sens différent chez les japonais et les chinois ensuite. Des mots qui ont la même prononciation mais des sens complètement différents, d’autres qui changent complètement de signification suivant le contexte, et évidemment, le top du top, la façon de compter qui change en fonction de ce que l’on compte.

Les épisodes sont donc centrés sur un point de la langue japonais et/ou culture japonaise qui peut être source de confusion et de malentendus pour les étrangers. Il y a neuf élèves dans la classe et l’un d’eux est le centre de l’épisode et va servir de fil conducteur. On a par exemple celui qui rêve d’ouvrir son restaurant de ramens et qui a du mal à connaître le nom de tous les ustensiles, le business-man qui souhaite maîtriser le langage poli que même les japonais ne maîtrisent pas, ou encore la fane de mangas qui veut rencontrer des ninjas.

Nihonjin no Shiranai Nihongo de Yasuhiro Taketsuna

C’est haut en couleurs, c’est très drôle, et c’est génial pour en apprendre plus sur la culture japonaise. Les personnages sont tous too much et les scénarios sont complètement décalés. Cela surf évidement sur l’humour tout au long des épisodes, à l’aide de quiproquos, de personnages aux passions complètement loufoques mais si proches des « fans du Japon » comme on peut en connaître. L’aspect second degré est à la fois présent côté des japonais mais aussi des étrangers. Les enseignants de l’école pour étrangers sont eux aussi complètement barrés, le sous-directeur étant tout bonnement génial.

On pourra certes émettre quelques réserves sur certains aspects qui laissent perplexes dans la façon de traiter les étrangers. Ces derniers restent tout de même assez rabaissés par rapport aux japonais, mais c’est difficile de dire si cela est volontaire ou juste une impression diffuse.

Nihonjin no Shiranai Nihongo de Yasuhiro Taketsuna

Dans tous les cas, si vous aimez le Japon et en appréciez la culture, je ne peux que vous conseiller de regarder Nihonjin no Shiranai Nihongo. Vous apprendrez plein de détails qu’il est finalement assez difficile de découvrir sans le savoir et sans en apprendre la langue. Des éléments qui rappellent que le monde est peut être connecté, il reste de très nombreuses différences parmi les coutumes.


Celle qui avait tout les dons est un livre de M. R. Carey paru il y’a peu aux éditions de l’Atalante.  Servi par une jolie couverture le roman vous propose de suivre Mélanie, une fillette réellement pas comme les autres. Car tout don n’est pas une benediction. Dans une civilisation post-contamination de zombie, elle a survecu et ses capacités mentales se sont vues décupler.

celle-qui-a-tous-les-dons

Personnellement, le pitch ajouté au fait que cela soit édité chez l’Atalante me donnent bien envie de le découvrir. La bonne nouvelle, c’est que j’ai 3 exemplaires à vous faire gagner! En plus, ils sont dédicacés.

Pour ceux qui seraient interessés, M. R. Carey sera en dédicace à Paris à La Dimension Fantastique le 28 mai à Paris, le 1er Juin à L’Atalante à Nantes, le 2 à Critic à Rennes et le 3 dans notre région, à l’Imaginaute à Tours !

Si vous désirez gagner un exemplaire, répondez à la question suivante :

Le concours dure 2 semaines et est réservé à la france Metropolitaine. Vous pouvez augmenter vos chances de gagner des manières suivantes :

  • Nous suivre sur facebook ou twitter : 1 chance de plus
  • Partager ce concours sur facebook ou sur twitter : 1 chance de plus.

J’espère que ce concours vous fera plaisir ! Bonne chance à tous !

Ps : pour éviter la triche, les commentaires ne seront pas validés, ne vous inquiétez donc pas de ne pas voir le votre apparaitre !

Après tirage au sort, les gagnants sont: Elann, Floriiane, Laurence. Ils ont été contacté par e-mail.


Les Aventures Métalliques d’Alfred von Bierstüb de Janpi

Barbus Metalliques

illman dans BD, Critiques, Livres le 26 mai 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Les Aventures Métalliques d’Alfred von Bierstüb de l’auteur français Janpi est une bande dessinée paru chez Objectif Mars Editions en 2012. Le thème comme vous l’aurez compris est le Metôl avec un grand M et comme j’ai les cheveux longs, je me le suis vu offrir à Noël. Du coup que vaut ce tome ?

Les Aventures Metalliques de Alfred von Bierstub de Janpi

Déjà c’est une bande dessinée à sketchs, chaque page est donc indépendante alors ne vous attendez pas non plus à un fil rouge, vous ne seriez que déçu. Il n’y pas de liant et pourtant il y avait moyen de faire quelque chose avec toutes les perches que l’auteur lance à propos du groupe du grand Alfred qui se verrait bien en Lemmy.

Le personnage autour duquel tourne la BD, c’est donc Alfred, un grand barbu et chevelu métalleux. Niveau look, on a affaire à un mix de thrasheux et de deatheux, pantacourt militaire de rigueur avec grosses pompes et la Kutte dès qu’il sort en concert. J’aimerai dire que c’est une caricature mais j’en connais des comme ça donc bon… Le gars prend son pied en amateur dans un groupe où l’on trouve aussi sa compagne nommée Gott, ça ne s’invente pas.

Les Aventures Metalliques de Alfred von Bierstub de Janpi

Forcément pour une BD ce qui va nous intéresser, c’est le dessin. D’abord les personnages, le style est assez épuré et peu porté sur les détails, l’auteur préfère ici quelque chose de simple pour renforcer le coté humoristique de l’ensemble. Personnellement le truc qui me gêne vient surtout de l’immonde machin censé servir de barbe à Alfred. Même constat sur les décors qui au delà des rares décors urbains ou de l’intérieur de notre métalleux nous pousseront à nous contenter d’un fond vert kaki la plupart du temps. C’est propre et tout mais pas bien passionnant de ce coté là donc.

De toutes façons on est là pour s’amuser des codes du métal. Les cornes, la Kutte, le look qui fait peur, le corpse paint, l’umlaut, etc… la plupart des éléments qui font le genre en dehors de la musique y sont. Les blagues ne sont pas forcément très subtiles mais la plupart ne marchent pas trop mal (le torticolis à force de headbang, ou encore les bonnes résolutions d’Alfred). On a droit à des vignettes sur certains styles, on pourrait citer pêle-mêle le speed metal, le glam ou encore le viking metal. Au moins l’auteur ne va pas inventer des trucs absurdes.

Les Aventures Metalliques de Alfred von Bierstub de Janpi

Concernant l’édition, je poserais un petit bémol vu que les pages glacées sont assez gondolées dans le mien et que ce n’est pas très agréable au toucher, après me connaissant j’ai juste pas eu de bol. En petit bonus de fin, l’auteur propose une playlist pour déguster sa bande dessinée, et même si on reste dans le classique, Janpi a plutôt bon goût.

Finalement ce Alfred Von Bierstüb vous occupera une bonne petite demi-heure et fera sourire les métalleux. Un ouvrage donc sympa à lire, loin d’être un indispensable certes mais qui mérite quand même qu’on y jettes un œil.