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Opération Napoléon de Arnaldur Indridasson

Serafina dans Critiques, Livres le 16 novembre 2015, avec 5 commentaires
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Pour mon voyage au Japon, j’ai embarqué des bouquins un peu au pif, et notamment ce Arnaldur Indridason nommé Opération Napoléon et qui propose en couverture un avion écrasé. Si vous êtes déjà allé en Islande, cela doit vous faire penser à celui près de Vik et c’est la raison pour laquelle je l’ai embarqué. Synopsis ?

operation napoleon arnaldur indridason 2

En 1945, un bombardier allemand s’écrase sur le Vatnajokull, le plus grand glacier d’Islande. Du fait du climat difficile en plein hiver, l’avion n’est jamais retrouvé. Mais de nos jours, les images satellites permettent aux forces américaines de localiser l’avion, sauf que la récupération est entourée d’un secret dense. Que se cache-t-il dans cette carcasse ?

On connait Indridason pour sa série policière autour du commissaire Erlendur dont j’ai lu plusieurs tomes mais ici nous sommes sur un roman indépendant qui d’ailleurs relève plutôt du thriller avec son lot de complot gouvernementaux, de mystère mais aussi de cruauté. Tout comme ces autres romans, le style de l’auteur est très simple et facile à lire. Il alterne les points de vues mais aussi les époques puisque de nombreux flashbacks nous ramènent à l’époque de la guerre.

operation napoleon arnaldur indridasonC’est un roman que j’ai particulièrement apprécié pour sa géographie. En effet, et c’est une des marques de fabrique de l’auteur, ce roman nous remmène directement dans les plaines désertiques et glacées de l’Islande avec son lot de glacier, ses tempêtes, bref ce climat si particulier qui donne son originalité aux romans de l’auteur. Après clairement, si vous ne connaissez pas le pays, vous risquez d’être paumé entre tous ces noms un poil compliqués. Le bouquin évoque notamment beaucoup la présence américaine en Islande (ce qui était déjà le cas dans La Femme en Vert du même auteur) ce qui était aussi interessant.

Après, ça reste un thriller et en plus un thriller assez court. Cela veut donc dire que ça escalade très très vite dans l’horreur et la violence. De plus, souvent la première intuition des personnages est la bonne ce qui fait un peu trop gros. Heureusement, l’histoire nous tient en haleine et les révélations petit à petit sur le contenu de l’avion nous font tourner les pages. Dans l’ensemble l’histoire derrière ce crash est plutôt réaliste et semble bien documentée. Le rythme est enlevé avec des chapitres courts et pas mal de retournements de situations.

Les personnages, du fait de la rapidité du récit, sont relativement peu développés et ne sont que des noms. L’héroine n’a guère qu’un prénom et un vague background. Difficile de réellement s’attacher aux héros et de prédire leurs reactions dans ce genre de cas. C’est un peu dommage et c’est ce qui m’a géné (et me gène souvent dans les thriller en général).

Je dirais donc que ce fut une lecture sympathique mais surtout car cela me rapelle l’Islande. En lui même, c’est un bouquin tout à fait dispensable, malgré le fait qu’il y ai beaucoup d’éléments qui auraient pu en faire un top. Il ne suffit pas de mettre des nazis et des complots pour être inoubliable malheureusement.


The Book of Ivy, Ivy Tome 1, de Amy Engel

Serafina dans Critiques, Livres le 7 novembre 2015, avec aucun commentaire
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The Book of Ivy est le premier tome de la série Ivy de Amy Engel paru en français depuis mars aux éditions Lumen. Il s’agit d’un joli livre typé Young Adult, illustré par Mélanie Delon. La série est toute jeune dans sa langue originale, celle de Shakespeare comme souvent, puisque publiée en 2014. C’est ici traduit par Anaïs Goacolou. Synopsis ?

The Book of Ivy, Ivy Tome 1, de Amy Engel

La guerre nucléaire a boulversé notre monde. Les survivants, peu nombreux, se trouvent dans des villages protégés. C’est le cas de Westfall où réside Ivy. Afin de garantir la paix entre deux clans autrefois opposés, les mariages imposés ont lieu et cette année c’est à Ivy, fille du chef des « démocrates » d’épouser Bishop, fils du président issu du clan opposé. Sa mission à elle ? Le tuer.

Nous sommes donc dans une Dystopie assez classique avec un événement qui marque le passage à l’âge adulte ici symbolisé par un mariage forcé. L’univers semble irrémédiablement cruel envers ces jeunes, on ne comprend pas trop ce qu’il y a autour du village et le synopsis semble à première vue plutôt simple.

Il se trouve que c’est le roman d’introduction, il est donc normal que nous découvrions au fur et à mesure la complexité de l’intrigue et notamment des personnages. Pour une héroïne Young Adult, Ivy est un personnage plutôt agréable, elle est crédible, ni trop rebelle ni trop obéissante, elle n’est pas à baffer contrairement à bon nombre de ces consœurs. Le monde présenté est plutôt simple, l’avantage de se centrer autour d’un village. Bon, il y a des trucs que je n’ai pas réellement compris, comme pourquoi est ce que le village est protégé par une barrière si le danger c’est l’hiver nucléaire. Je sais que les nuages respectent les frontières mais tout de même.

The Book of Ivy, Ivy Tome 1, de Amy EngelEn terme de scénario, il faut avouer que j’ai été surprise car je n’ai pas réussi à deviner trop tôt la tournure que prendrait ce premier tome. L’idée d’aborder le thème des mariages arrangés permet de toucher n’importe quel public et est un sujet pas trop souvent abordé dans ce genre de roman. Il faut dire que c’est bien amené.

Le style d’Amy Engel est traduit de manière claire et assez simple par Anaïs Goacolou. Les chapitres sont assez courts et il est donc facile de lire le bouquin à un bon rythme. Bien qu’orienté ado ou jeune adulte, c’est un roman qui peut être lu avec plaisir même par les plus âgés.

Vous l’aurez compris, j’ai passé un bon moment lecture avec ce premier tome. Je n’en garderais peut être pas un souvenir impérissable mais je ne regrette pas ma découverte.


Stoner Road de Julien Heylbroeck

dabYo dans Critiques, Livres le 4 novembre 2015, avec aucun commentaire
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J’ai tout de suite eu envie d’acheter Stoner Road de Julien Heylbroeck quand je l’ai vu dans les rayons de l’Imaginaute à Tours. Avec un titre pareil, ça sentait forcément le road trip mélangé au Stoner Rock ! Et forcément, la quatrième de couverture vient conforter ces hypothèses. Avec une jolie couverture qui sent le désert de AMMO, on peut dire que le bouquin publié par ActuSF devait donc rejoindre nos étagères. Et c’est ce qu’il a tout de suite fait, jusqu’à ce que je finisse enfin par le lire, porté par l’avis positif de illman il y a quelques mois. Synopsis.

stoner road heylbroeck julien

Josh est au volant de sa caisse et traverse les longues plaines désertiques de la Californie pour rejoindre la generator party de ce soir où il compte bien se rabibocher avec sa copine. Celle-ci l’a plaqué il y a quelques jours, il n’a toujours pas bien compris pourquoi (à part parce que c’est un putain de toxico mais promis il arrête de déconner), et il compte bien tout arranger. Mais voilà, avec ce qu’il s’est pris avant de partir et tout au long du trajet pour tenir la route, les hallucinations l’ont forcé à s’arrêter et faire une petite pause. Quand le toxico débarque enfin après avoir passé la nuit à dormir sur le bord de la route, il n’y a plus d’autre trace de sa dulcinée qu’une des boucles d’oreille de sa copine par terre et des dizaines de personnes qui ne se rappellent même plus de ce qu’ils ont bien pu voir.

Julien Heylbroeck

Julien Heylbroeck

On commence donc Stoner Road en ayant l’impression qu’on va bientôt assister à une scène de rabiboche culcul mal écrite pour toxicos. Et au fil des pages, on se rend compte qu’on va plutôt finir accro à un bouquin qui s’avère être un très bon mélange des ingrédients qu’on aime bien ici. Une sacrée ambiance stoner bien retranscrite avec son lot de drogues et de musique d’abord, le désert roadmovie et son petit côté western sur certains points, et enfin, une sorte de narration haletante qui nous donnerait presque l’impression d’être dans un thriller. Le tout tient d’une recette qui donne très vite envie de continuer la lecture.

La narration de Julien Heylbroeck est assez catchy et prenante. Bien que l’auteur et son style donnent l’impression de ne pas se soucier des détails et d’aller droit au but, les scènes et l’ambiance sont vraiment bien retranscrites. C’est vraiment comme si on était avec notre héros sous les rayons de soleil entrain de crever de chaud dans sa Pontiac sans climatisation efficace. Chaque bière qu’il se met sur le front nous rafraichit, chaque rasée nous désaltère. Et c’est pareil avec ses nombreuses hallucinations de toxico.

Car notre ami Josh était appelé Doc Défonce et on peut clairement dire qu’il ne consomme pas avec modération. Stoner Road porte bien son nom et en dehors de l’aspect musical, celui de la dope y est aussi très présent et bien intégré. En fait, on peut dire que l’auteur a réussi à créer une intrigue dans laquelle toutes les dimensions de cet univers musical ont réussi à prendre place. L’enquête du héros nous mène sur les traces d’un groupe de Stoner Rock qui file des champignons bizarres et semble être la cause de disparitions super cheloues. Quoi de mieux que d’aller sur les traces de leur tournée dans le désert ? Franchement, je ne vois pas ce qu’on pouvait de faire de plus proche de cette musique.

stoner road heylbroeck julienPour l’accompagner dans cette quête de preux chevalier, Josh va rencontrer son parfait opposé, Luke, un redneck comme on en fait si bien chez l’oncle Sam. Il déteste les mexicains qu’il aimerait bien renvoyer de l’autre côté de la frontière, il déteste les toxicos et pour lui tout se barre en couille aux Etats-Unis. Bref, tout les opposent et pourtant, lui aussi a perdu quelqu’un lors de cette generator party: sa petite sœur. Les deux compères vont donc devoir se porter aide mutuellement pendant cette enquête bien qu’ils ne puissent franchement pas se sacquer.

Le duo fait un peu cliché mais ça marche relativement bien. Évidemment, je vous passe le fait qu’ils vont se séparer, puis se retrouver malgré eux, etc. C’est du grand classique de ce côté, avec le lot de rencontres de gens qui sont plus ou moins au courant du truc, qui ont plus ou moins des infos qui n’ont jamais vraiment envie de les aider pour autant.

Vous l’aurez donc compris, j’ai franchement dévoré Stoner Road de Julien Heylbroeck. Avec un style d’écriture qui va droit au but tout en nous mettant directement sous les lourds rayons de soleil du sud de la Californie, avec une thématique pleine de la lourdeur du Stoner, ce livre avait tout pour me plaire. Et il l’a franchement fait. Rarement un livre a aussi bien porté son titre, on ne pourra vraiment pas lui reprocher d’être une publicité mensongère.


Le Drama Moyashimon réalisé par Iwamoto Akira est l’adaptation du manga du même titre de
Ishikawa Masayuki en onze épisodes de 20 minutes. Diffusé en 2010 par Fuji TV, il a pour thématique la vie en lycée agricole au Japon, et a été diffusé en France par Kaze TV, avec un premier épisode visible sur Youtube. Mais pas n’importe laquelle, celle centrée sur le département de fermentation, un procédé apprécié des japonais que ce soit pour le sauce soja, le saké ou encore le natto. Synopsis.

Moyashimon: Tales of Agriculture de Iwamoto Akira

Tadayasu Sawaki est un nouvel étudiant dans un lycée agricole où il a rejoint l’équipe du professeur Keizō Itsuki. Ce dernier est en effet au courant du pouvoir spécial de Sawaki, celui de voir les bactéries/microbes et de pouvoir leur parler. Eh ouais, rien que ça. Le domaine de prédilection du professeur étant la fermentation et les moisissures, ça peut aider de voir quelles bactéries sont actuellement présentes. Des fréquentables saké et sauce de Soja au Nattô et autres poissons moisis, c’est un véritable festival d’aliments plus dégoûtant les uns que les autres que Sawaki va découvrir.

Nous allons donc suivre les aventures de Sawaki dans un lycée agricole, et surtout, dans ce qu’il y a de plus dégueulasse dans la cuisine japonaise et mondiale. En effet, comme il peut voir et parler avec bactéries, ce sont les étudiants et professeurs recherchant dans les moisissures et autres fermentations qui sont les plus intéressés par son pouvoir. On va donc y découvrir tout un florilège de ces spécialités de cuisine qui sont issus de bactéries. Comme nous ne sommes pas en France, on aura point le droit au roquefort, mais on y verra tout de même un paquet d’éléments.

Moyashimon: Tales of Agriculture de Iwamoto Akira

Maintenant, en dehors de ces facultés, Moyashimon est avant tout un drama où on suit un petit groupe de personne sans réel scénario en dehors des péripéties qui leur arrivent. Sawaki est un héros sans grande saveur, il est entouré de deux étudiants crados qui cherchent à se faire de l’argent par tous les moyens. Enfin, son presseur Itsuki a un petit nombre d’étudiants, dont une domina habillée de manière très sexuelle, une goth loli, une alcoolique et une fille lamba. Bref un petit monde qui va inter-agir et être le sujet de la plupart des épisodes. Car il n’y a pas de réelle trame scénaristique sur l’ensemble de ces derniers, ni même de caractéristique autre que les microbes qui permettrait de donner une touche particulière au drama. C’est vraiment dommage.

Du coup, les onze épisodes que compte le Drama se regardent sans difficulté, mais sans réel éclat pour autant. Les scénarios des épisodes laissent de marbre, et le tout fini en longue histoire sur quatre épisodes complètement incompréhensible et sans cohérence.

Moyashimon: Goth Loli de Iwamoto Akira

Au final, je pense que j’oublierai très vite que j’avais regardé le drama Moyashimon tant il s’est avéré être sans réel personnalité. Passé le look de deux de ses personnages, l’étudiante habillée en domina et celle qui s’est vêtue en goth-loli, et les caractéristiques de Sawaki, on est sur quelque chose de relativement banal aux accents comédie pas si drôles que ça. Dommage car le principe était fun, peut être que c’est mieux rendu en manga finalement.


La dernière fée de Bourbon de Ophélie Bruneau

Serafina dans Critiques, Livres le 28 octobre 2015, avec aucun commentaire
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La dernière fée de Bourbon fait partie des romans que j’attendais pas mal aux éditions du Chat Noir, il fait partie de la collection Cheschire donc plutôt typé Young Adult. Pour la couverture de Nicolas Jammoneau déjà, mais aussi parce qu’on m’avait dit du bien de l’écriture d’Ophélie Bruneau, Malicia ayant lu et chroniqué l’Ourobouros d’Argent. Bon, j’avoue que je pensais aussi que ça allait traiter de vaudou, mais sur ce point je me suis totalement plantée. Synopsis ?

La derniere fee de Bourbon de Ophelie Bruneau

1873, Lisha s’apprête à quitter l’île Maurice où elle a été élevée pour l’île Bourbon dont elle est originaire. Sur cette île rattachée à la couronne britannique, les diwas, sorte d’esprits élémentaires, sont éliminés de manière plus ou moins systématique. Cependant, la paix n’est qu’apparences et l’île pourrait bien se soulever d’un jour à l’autre.

Ophélie Bruneau

Ophélie Bruneau

Donc là, soit vous avez de la culture historique vous avez compris qu’on parle de l’île de la réunion et qu’on est en pleine Uchronie car l’île est sous giron français en 1873 dans la « vraie vie », soit vous êtes comme moi et ne saisissez aucune des nuances présentes. Je pense que mon inculture notoire est un réel problème pour les cas d’uchronie car bon, à part les diwas tout me semblait crédible. Heureusement pour moi, que vous saisissiez les nuances historiques ou pas, le roman se lit très bien et au final l’uchronie n’est pas forcément au centre de l’histoire.

Par contre, on sent que l’auteur connait bien La Réunion. Elle y a habité et cela se ressent puisqu’elle arrive a retranscrire la géographie et l’ambiance de l’île même à quelqu’un qui comme moi n’y a jamais mis un orteil. Quelques mots « locaux » sont utilisés dans le récit tel que les termes gramounes ou la di la fé par exemple qui colorent le récit mais sans pour autant nécessiter un lexique ou déranger réellement la lecture.

Le début du bouquin m’a énormément fait penser à Rose Morte que j’ai lu et adoré en début d’année. Le pitch de départ est plutôt « classique » avec la jeune fille qui quitte ses parents pour se marier avec un mec dont elle ne sait pas grand chose, entourée par d’autres beaux officiers, bref, le set-up est classique.

La dernière fée de Bourbon de Ophélie BruneauSauf qu’en faite, l’histoire prend rapidement une tournure assez inattendue. On ne suit pas du tout le fil auquel on pensait et comme l’auteur n’hésite pas à tuer ses personnages, les cartes sont rebattues très régulièrement. C’est d’ailleurs un des points très positifs du roman : je n’ai pas vu du tout où est ce que l’auteur nous emmenait. Même un des personnages qui devient quasiment le héros du bouquin n’est amené qu’à petits pas. On échappe au Deus ex Machina, on échappe aux clichés et pour le coup c’est assez revigorant. Après, comme vous vous en doutez, les fées ne sont pas forcément ma tasse de thé.

Pour ce qui est de l’écriture en elle-même, le style d’Ophélie Bruneau est clair, assez simple, plutôt facile à lire, ses dialogues sonnent vrai et ses personnages sont généralement attachants. J’ai passé un bon moment avec eux. J’apprécie le fait que le livre ai une vrai fin, qui ne soit pas ouverte et qui termine pour de bon le livre, malgré le fait que cela escalade assez rapidement. Malgré le fait que ce roman n’était pas ce à quoi je m’attendais, je l’ai beaucoup apprécié et je ne peux que vous le recommander.

 


Super Hexagon de Terry Cavanagh

Super dur et sur PC

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 24 octobre 2015, avec aucun commentaire
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Super Hexagon de Terry Cavanagh est un jeu minimaliste issu d’une idée qu’il a développé lors d’un gamejam en 2012. Ayant eu un certain succès d’estime auprès de la presse, ça se joue sur PC et c’est disponible pour 2,99€. Vous allez voir qu’un jeu minimaliste ce n’est pas bien long à expliquer.

Super Hexagon de Terry Cavanagh

Vous dirigez en effet un petit triangle qui peut pivoter sur un axe au milieu de l’écran. Votre objectif est de tenir le plus longtemps possible en évitant les murs qui se précipitent sur vous sur un pattern d’hexagone. Vous pouvez faire aller votre triangle sur la droite et sur la gauche et…. c’est tout. Simple, n’est ce pas. Manque de chance au fur et à mesure du passage du temps, ça se complique, des labyrinthes de murs se forment et parfois même des pièces changent de place, histoire que ce soit encore plus dur.

Mais ce n’est pas tout, l’écran tourne lui aussi, la vitesse varie, mais aussi le sens. Une chose est sûre, vous allez mettre vos réflexes et vos nerfs à rude épreuve. Les parties se révèlent très courtes avec toutes ces embûches. On se remets très vite en selle pour tenter de battre son propre record. Et encore, c’est dur mais de base on n’est qu’en difficulté Hexagon, il y a 4 niveaux de difficulté supérieurs, jusqu’à Hyper Hexagonest, autant dire que vu la rapidité que le jeu atteint et les patterns de plus en plus complexes, il faut avoir une bonne vue et la main sûre pour tenir plus de 10 secondes.

Le dernier point à aborder concerne la musique, elle est ici la création de Chipzel, une artiste electro londonienne qui si j’en crois son bandcamp utilise des chipsets sonore de GameBoy pour composer la base de sa musique. C’est justement ce coté chip et minimaliste qui fait que la musique colle si bien au jeu avec l’écran qui tressaillira au rythme des sons 8bits. On pourra d’ailleurs en récupérer la bande son ici.

Super Hexagon est un bon petit jeu arcade, bien rythmé mais surtout bien dur, mon record tourne autour de 25 secondes, ce qui n’est pas très glorieux. Le seul vrai défaut c’est son prix de 2,99€ qui me parait un poil trop élevé par rapport au jeu en lui-même.


My Boss, My Hero de Mika Omori

dabYo dans Films, Séries le 21 octobre 2015, avec 1 commentaire

Après une phase de visionnage intensif de films Bollywood nous sommes repartis sur une autre particularité géographique qui n’a rien à envier aux États-Unis, celle des Drama asiatiques. Je vous parlais de Nihonjin no Shiranai Nihongo il y a quelque temps, c’est maintenant au tour d’une autre série récente mais déjà culte: My Boss, My Hero. C’est 10 épisodes de 50 minutes diffusés en 2006 sur le réseau Nippon TV, il s’agirait d’un remake du film coréen My Boss, My Teacher, lui même séquelle d’un autre film coréen, My Boss, My Hero. Comme d’habitude, c’est incompréhensible pour les néophytes, mais heureusement on a pas eu besoin de comprendre le contexte pour l’apprécier, synopsis.

My Boss My Hero

Makio Sakaki est un yakuza de 27 ans, respecté de tous, fils du parrain des Sharp Fang, une organisation mafieuse originaire du Kansai. Il a tout pour reprendre les rennes des Sharp Fang et devenir le troisième boss de l’organisation. Mais voilà, quand on arrive pas à savoir si trente est au dessus ou en dessous de dix-sept, il peut devenir délicat de mener des négociations de prix. Exaspéré par la stupidité de son fils, son père le deuxième boss met une condition à sa succession: il doit d’abord passer un an au lycée et obtenir son bac.

Il suffit de lire le synopsis pour comprendre qu’on est là face à une histoire typiquement japonaise qui a tout du bon Shojo de derrière les fagots. Sakaki-kun a 27 ans mais va devoir se faire passer pour un lycéen normal, les yakuzas étant là bas complètement refusés par la population. Si son identité venait à être découverte, alors il n’aurait pas son diplôme, si il ne pourrait pas devenir le boss. Or si il y a bien quelque chose que veut Sakaki dans la vie, c’est de devenir le boss. Pourquoi ? Il ne sait pas trop, il est idiot ! La série utilise évidemment ce point en premier afin de se lancer et d’être drôle pour captiver son audience. Et c’est un pari réussi puisque dès le premier épisode c’est très drôle et les situations complètement absurdes qu’entrainent un yakuza camouflé dans un lycée sont géniales.

my boss my hero dance

Si Sakaki arrive en retard le matin, il est obligé de faire la danse de la bonne humeur

Forcément, Sakaki est une vraie brute dans sa vie de gangster, mais face aux petites choses de la vie, c’est encore un enfant de 10 ans qui ne sait pas toujours comment réagir. Sa maturité émotionnelle est proche du néant et on va le voir murir tout au long de la série. Mais en attendant, que faire quand on se fait racketter et qu’on ne peut pas utiliser sa vraie force sous peine de ne pas avoir son diplôme ? Comment fumer en douce ? Qu’est ce qu’un lapin et pourquoi Sakaki n’arrive-t-il pas à l’attraper ? Mais surtout: comment écrire son prénom ?

Si le Drama met l’accent sur l’aspect comique des situations -et dieu sait que c’est vraiment très réussi-, il y a derrière cela des vraies thématiques de société. La première d’entre elle est sans doute l’échec scolaire et l’exclusion sociale que cela provoque. Sakaki est un idiot, ou en tout cas, il est tellement persuadé de l’être qu’il n’arrive plus à trouver la motivation pour tenter de comprendre. Et évidemment, plutôt que de l’aider la réaction naturelle de sa classe -où il faut absolument réussir les examens pour entrer en université- va être de le railler, le ridiculiser, et jamais de l’aider. Ces moments sont très déstabilisants en tant que spectateur. Très durs aussi.

my boss my hero sakaki

La vente de pudding est sacrée !

La thématique des yakuzas est elle aussi largement traitée, on pourrait en effet croire que la série les mets en avant, il faut dire qu’ils sont bien habillés et ont l’air très cools. En tout cas, au début. On s’en doute évidemment, il y a là une petite morale qui laisse tout de même à réfléchir sur comment ils sont devenus ces rebuts de la société, obligés de régner par la violence et souvent sans autre issue. C’est plus subtil que l’échec scolaire, mais c’est bien là en fil rouge. Sans être idéaliste, My Boss, My Hero laisse bien à réfléchir sur le sujet et surtout ne va pas éviter de l’aborder. On met les pieds dans le plat avec des épisodes très durs sur le sujet où la cruauté de la vie et des situations va nous déchirer. Pour le coup, c’est bien un drame. Même si la réalité des mafieux est tout de même édulcorée.

La sauce ne prendrait certes pas si les personnages n’étaient pas aussi bien écrits, mais le jeu des acteurs est aussi là pour leur rendre hommage. On est ici loin des stéréotypes qu’on avait pu avoir concernant les Drama, Tomoya Nagase qui joue notre héros porte sur ses épaules une grande responsabilité dans la qualité du tout. Son jeu est vraiment génial, passant du comique au tragique sans difficulté. Avec ses expressions bizarres du visage, on a presque l’impression de se retrouver dans un manga. Les deux lycéens principaux sont bien joués mais aussi beaucoup plus classiques. Enfin, petit coup de cœur, le jeune yakuza qui n’a d’yeux que pour son maitre est joué par un très bon Koki Tanaka.

my boss my hero sakaki hikari

A la fois drôle et dramatique, My Boss, My Hero vous prend aux tripes de très nombreuses fois. Cette série a le don de faire passer son audience du rire aux larmes en très peu de temps, avec cette boule au ventre si caractéristique des situations qui ne peuvent que se terminer mal. Parmi les 10 épisodes il n’y a pas de temps mort et on regretterait presque que cela se termine si vite. Un Drama qui ne peut d’ailleurs que plaire aux fans de Great Teacher Onizuka qui peut certes y faire penser mais ne tombera jamais dans la copie ni l’imitation.


Death Note de Tsugumi Ōba et Takeshi Obata

dabYo dans Critiques, Livres, Manga le 17 octobre 2015, avec aucun commentaire
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Il y a plus de 10 ans une nouvelle publication japonaise faisait sensation chez les fans de mangas lisant des scantrads: Death Note. Ce manga écrit par Tsugumi Ōba et dessiné par Takeshi Obata ne tardera pas à être traduit et publié en France par les éditions Kana où il aura ici aussi un joli succès. D’une longueur relativement modeste pour une série de mangas avec ses 12 tomes, le succès sera de courte durée et moins marquant sur la durée que celui d’un Naruto qui a touché plusieurs générations avec sa longévité. Death Note fait donc désormais partie de ces nombreuses séries de manga cultes. Synopsis.

Death Note Tome 1

Light Yagami est un étudiant japonais fils d’enquêteur de police, tout ce qu’il y a de plus normal, jusqu’au jour où il entre en possession d’un livre noir bien étrange: le Death Note. D’après ce qu’il y est écrit, si l’on y inscrit le nom d’une personne alors celle-ci mourra de crise cardiaque 40 secondes plus tard. Ce pouvoir de tuer sans trace est effrayant, mais Light Yagami sait qu’avec les grands pouvoirs incombe de grandes responsabilités, et la sienne est de créer un monde sans criminel. Après quelques essais pour découvrir les limites du livre, il se lance dans une mission très discutable: celle de châtier tous les criminels en les tuant dès qu’ils sont condamnés par la justice.

L’impact de Death Note a été tel à son époque que j’ai bien du mal à imaginer pouvoir apprendre quoi que ce soit sur son histoire aujourd’hui. Pourtant, si à l’époque j’avais complètement adoré son histoire, force est de constater que je ne l’avais jamais finie. Et pour cause, c’est une série qui se scinde vraiment en deux parties bien distinctes. Mais avant de se pencher sur ce point, parlons d’abord de ses points forts. Ce manga a pour thème la peine de mort en quelque sorte, et l’affrontement permanent dans une société entre ce qui est moralement juste et qu’on pourrait appeler égalité pour tous, et le dicton la fin justifie les moyens.

Death Note Manga L and Light

Avec un synopsis pareil, on se doute bien qu’il ne va pas s’agir d’un manga d’action, difficile d’en faire quand le héros tue en écrivant sur un carnet. Non, Death Note va s’articuler comme une chasse à l’homme où l’on suit les deux personnages principaux: le chassé d’abord, puis le chasseur par la suite. Une sorte de duel où l’on va suivre les réflexions des deux personnages que sont Light et L, l’enquêteur génial qui essaye de démasquer qui est cette personne qui tue tous les criminels en leur faisant subir une crise cardiaque. Avec son Death Note et sa vision du monde où les criminels doivent mourrir, Light incarne la fin justifiant les moyens, tandis que ses pourchasseurs pour qui la peine de mort ne peut être seulement jugée par une personne dans son coin, incarnent la moralité de la société.

Cette opposition sur l’éthique et les raisons est à de très nombreux moments évoqués puisque tout le monde doute: qui est du bon côté ? Depuis que les criminels sont tués par Kira (le pseudonyme public de Light) il est évident que la criminalité a baissé. Alors faut il le pourchasser ou le laisser faire en tout impunité ? Les avis vont s’opposer et bien que cela reste relativement superficiel, on peut dire que c’est tout de même bien traiter et réalise.

Death Note Light And Misa

En dehors de ce aspects théoriques, la chasse de Kira se concentre surtout entre l’opposition de Light et L qui sont deux génies s’affrontant à coup de stratégie. Ça se matérialise par de très longs monologues où les personnages expliquent leurs pensées et pourquoi ils ont agit de telle manière. Souvent, dans un premier temps ils nous fournissent qu’une partie des détails avant l’action pour mieux nous prendre à revers lors du débrieffing. C’est assez brainfuck et prévisible comme méthode mais ça marche vraiment très bien et donne un rythme vraiment soutenu contre toute attente.

Côté dessins on retrouve Takeshi Obata et son superbe trait. C’est vraiment magnifique de lire Death Note et de pouvoir apprécier tant de détails et de si beaux traits sur les personnages, les décors, etc. Bien que la série soit centrée sur des dialogues très importants, l’aspect graphique n’est vraiment pas mis de côté comme on aurait pu le redouter. Les personnages ont des charadesigns très marquants, avec L le jeune enquêteur charismatique qui influencera de nombreux personnages par la suite, devant une sorte de cliché. La force du trait permet aussi de très bien mettre en évidence les émotions que vivent les personnages, notamment les moments de jouissance des personnages lorsque leurs plans longuement préparés finissent par se réaliser. A vous en donner la chaire de poule.

Death Note Manga Light L

Sauf que le grand drame de Death Note c’est sans doute que sa première histoire s’achève au tome 7 avec le climax de l’affrontement entre Light et L. On pourra sans doute se demander si les auteurs souhaitaient réellement continuer de cette manière. Certes la fin a elle aussi une longue préparation qui est digne des débuts de la série, mais on va vivre un énorme désert de plusieurs tomes au niveau de l’intérêt, celui là même qui m’avait fait abandonner la série à l’époque de sa première publication. Après des tomes où tout semble être millimétré et bien dosé, on tombe face à des évènements de moins en moins crédibles et partant complètement dans la surenchère d’action. Plus rien n’est réfléchi, plus rien ne procure cet effet wah et c’est vraiment dommage.

Death Note Tome 1Avec ses 7 premiers tomes, Death Note de Tsugumi Ōba et Takeshi Obata fait partie de ces séries de manga qu’il faut absolument avoir lue. C’est tout bonnement génial autant dans les thématiques que dans sa réalisation faite de mains de maitres.

Mais après une si grande qualité, on est obligé d’être déçu par ces quelques 2/3 tomes sans grande saveur qu’on lit plus pour finir une série qu’autre chose. Heureusement, le final bien qu’en deçà du climax de milieu de série est au rendez-vous et ne laisse pas sur une pseudo fin.


Le royaume des jeux indépendants regorge de jeux improbables, de thèmes tirés par les cheveux et de noms de studios sorti tout droit du cerveau d’un gars bercé trop proche du mur. Et ce AaAaAA!!! développé par Dejobaan Games pourrait en être un parfait exemple car les jeux de Base Jump ne sont forcément pas légion.

AaAaAA!!! - A Reckless Disregard for Gravity de Dejobaan Games

Les commandes sont ultra-simplistes, vous vous élancez du haut d’un gratte-ciel, métaphorique le gratte ciel vu sa tête, on se dirige dans sa chute avec les touches ZQSD, on dirige la vue avec la souris et on ouvre le parachute avec espace. C’est tout. Mais ce ne sont que des commandes qui ne reflètent pas la profondeur du gameplay, car nombre d’obstacles parsèment votre chute.

On a affaire à un jeu de highscore, on joue à celui qui a la plus grosse sur le leaderboard et pour cela on a plusieurs moyen, frôler les murs pour gagner de la vitesse et des points, frôler le plus grand nombre de surfaces possible, interagir avec les spectateurs du parcours ou encore passer au travers de panneau de points, et j’en passe. Vous pouvez aussi avoir des bonus moindre, à force de se cogner les murs on peut se casser les bras et un atterrissage trop brusque vous fera dire adieu à vos jambes.

AaAaAA!!! - A Reckless Disregard for Gravity de Dejobaan Games

Les graphismes ne cassent pas trois pattes à un canard mais c’est un parti pris et les couleurs criardes passent à deux doigts de vous bruler la rétine. Ça se laisse jouer et ce malgré le coté un peu anguleux du bouzin. Le son est aussi bien simpliste, principalement à base de bips avec de la musique dans les menus, bien que celle-ci fasse franchement musique d’ascenseur. En niveau on a parfois de la musique, notamment avec une reprise d’un titre d’AC/DC pour ne citer que le plus connu. C’est sans compter les voix étranges qui se déclenchent de temps en temps et qui nous rappellent qu’on joue à un gros trip de développeur. Bref tout ces éléments confirment le coté déjanté de l’ensemble.

Disponible pour moins de 9€ sur Steam, vous pouvez espérer le toucher beaucoup moins cher pendant leurs légendaires soldes. Pour peu que vous accrochiez au concept de toute façons, il vaut largement son prix. A noter la présence d’un DLC Brutal Concussion à 1,99€ qui prolongera un peu le plaisir en ajoutant quelques nouveaux niveaux exigeants et des bonus idiots.

AaAaAA!!! - A Reckless Disregard for Gravity de Dejobaan Games

Comme je suis un gros fourbe, j’attends la fin pour dire qu’une pseudo-suite est depuis sorti, AaaaaAAaaaAAAaaAAAAaAAAAA!!! for the Awesome, puisque c’est son nom. Cet opus propose un remaster des 82 niveaux existants avec des graphismes un peu plus fins. On trouve aussi une quarantaine de nouveaux levels où l’on fera du base jump à une vitesse encore plus folle qui mettront vos nerfs à rude épreuve. Sinon, on garde les mêmes mécaniques mais en plus rapide et les mêmes délires.  Le jeu supporte parait-il l’oculus rift si vous aimez avoir la nausée (et que vous êtes riche). Bref c’est la version ++ à avoir.

Bref, AaAaAA!!! est un jeu passe-temps parfait alliant gameplay abordable rapidement, une accessibilité rapide aux parties et surtout un potentiel addictif pour chasser le highscore.


Aces High est donc la deuxième anthologie dirigée par George R.R. Martin et se déroulant dans son univers Wild Cards. Pour rappel, cet univers dont la publication continue depuis plus de 30 ans outre Atlantique contient son lot de super héros dans une Amérique alternative qui a survécu à la contamination d’un virus extra-terrestre. Traduit par les éditions J’ai Lu pour leur collection Nouveaux Millénaires, ce deuxième tome est sorti un peu plus tôt dans l’année et a pour auteurs Martin, Walter Jon WilliamsRoger Zelazny ou encore Lewis Shiner. Pas de synopsis.

Aces High, Wild Cards Tome 2, de George R.R. Martin

On retrouve notre Amérique alternative en 1979 pour une première nouvelle qui va faire office d’introduction à l’intrigue de ce tome. Celle ci va se poursuivre sur les années 1985/86 avec des nouvelles traitant toutes de ce même sujet. Si dans le premier tome, les auteurs et leurs nouvelles parcouraient un grand nombre de thématiques et n’avaient pas toujours de lien entre elles -si ce n’est l’univers-, Aces High a cette fois bien un thème et une intrigue qui est avancée de fils en aiguilles par les textes des différents auteurs.

On reste certes dans un univers parallèle au notre, mais l’aspect Uchronie du premier tome et la parallèle qui était faite entre notre histoire et la leur a été mise de côté. Cette fois, c’est tout de même beaucoup plus classique et on a le droit à une intrigue faite à base d’invasion extra-terrestres et d’occultisme. C’est un peu moins original et le scénario donne presque l’impression d’être face à un film hollywoodien avec ses péripéties et ses grands moments d’action, le tout enrobé d’un petit filtre film de Science Fiction des années 80 qui pourrait en rebuter certains mais qui donne un certain charme au roman.

Aces High Wild Cards 2

La couverture US de l’époque

Avec Aces High j’ai vraiment eu l’impression de lire de la Science-Fiction old school et des intrigues so 80. Je ne saurai pas exactement dire pourquoi, mais le ressenti de ce roman ne fait pas du tout moderne. Je n’ai pas le souvenir d’avoir eu ce ressenti avec le premier tome, c’est peut être parce qu’on est ici face à quelque chose de plus classique puisqu’on suit une seule histoire écrite à plusieurs mains.

A côté de ça on est tout de même très content de retrouver certains personnages de Wild Cards et d’en découvrir de nouveaux. J’ai notamment beaucoup aimé le personnage de Jube, avec sept mini nouvelles écrites par George R.R. Martin l’histoire du personnage constitue le fil rouge de cette anthologie et c’est vraiment réussi. A chaque fois les informations nous permettent de comprendre le tout, tout en ayant des petits twists sympathiques qui permettent à l’auteur de passer la main sur les nouvelles écrites par les autres intervenants.

Comme d’habitude il y a plusieurs auteurs et donc des niveaux différents dans cette anthologie. Certaines d’entre elles m’ont laissé plutôt de marbre, notamment parce que l’auteur n’arrivait pas à la rendre captivante. Mais d’une manière générale, on est tout de même face à un bloc et non pas un amas de textes différents. C’est vraiment un plaisir donc de suivre l’évolution du tout malgré les alternances de plumes.

Aces High, Wild Cards Tome 2, de George R.R. MartinSeul réel défaut peut être, les deux climax finaux du tome manquent un peu de pêche et ironiquement, certaines nouvelles du milieu qui ont leur propre tension m’ont donné plus de plaisir à la lecture. C’est dommage, car pour le coup une fois de plus, ça fait quand même très années 80.

Aces High est un bon deuxième tome pour la série Wild Cards. Contrairement au précédent, le démarrage est beaucoup plus rapide, forcément on connait déjà l’univers. Mais il est aussi plus consistant et sa lecture est moins périlleuse. Mieux équilibré, sans réel passage à vide, c’est une lecture sympathique. Maintenant, il faut tout de même aimer ce genre de livres de Science-Fiction relativement classique si on omet la partie super héros.