Bon, il nous est arrivé de nous plaindre des livres que nous offraient nos familles respectives. Il va aujourd’hui me falloir démentir cette assertion car je vais vous parler d’un livre que m’a offert ma belle-mere. Il s’agit d’un très beau livre de chez Seuil, relié avec la couverture toute douce comportant une vingtaine de contes chamaniques des quatre coins du globe ainsi que de nombreuses illustrations.

Bon, ce n’est pas réellement le genre de livre que j’ai l’habitude de lire, loin de la. Ceci dit j’ai toujours apprécié les contes du monde. Peut être même plus que nos contes traditionnels européens. Je me souviens du gros livre de contes que j’avais petite et ou mes préférés étaient les contes amérindiens. Bref, peut importe. Donc ce livre est très beau, mais relativement petit  et ne fait que 200 pages. C’est plus un livre – objet à offrir ou à se faire offrir. Ca fait très joli dans la collection ceci dit.

Petit aparté sur les chaman : il s’agit globablement de l’intercesseur entre le monde des esprits et des hommes. Les chamans ont existés (et existent) dans de nombreuses régions du monde : de la sibérie a l’amazonie, la culture chamane est là. De tous temps les hommes ont eu recours aux savoirs-faire du chaman.

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Contes des sages Chamanes

Ces contes nous emmènent dans les tribus parfois primitives du monde entier. Quand les hommes parlaient à la Nature et quand les chaman chevauchaient le tambour. Tous sont emprunts de magie et de mysticisme. La communion avec la nature est très présente . Les mythes sur la fondation du monde sont relativement originaux et en tout cas plein d’esprit.  On lit ses contes avec plaisir. C’est aussi le moyen de découvrir des modes de pensée inconnus et de voir comment ses tribus acceptaient les aléas de la vie. La mort ou la maladie sont traitées de manière naturelles, sans être cachés comme cela peut l’être dans les civilisations européennes.

A ce niveau on remarquera quand même d’étranges similitudes entre les ficelles scénaristiques des contes du monde et ceux qu’on a l’habitude de connaitre (ceux de Grimm par exemple) qui témoignent probablement d’une inspiration mutuelle, a moins que vous ne soyez adepte d’une théorie à propos de la mémoire commune, mais nous n’en sommes pas la.

Au niveau des points négatifs, on pourra reprocher au livre de ne pas nous indiquer d’où proviennent les contes. Enfin, certes y’a écrit par exemple ‘Conte Kyouste’ mais d’où est ce que je sais ou se trouve la Kyoustie moi ? Des informations la dessus auraient été bienvenues. De même qu’une rapide présentation de la tribu ou autre. Par contre les sources elles sont citées de manière détaillées dans la bibliographie, ce qui est un bon point.

Enfin au final il s’agit d’une lecture tres agréable, mystique par moment, mais passionnante. On regrette un peu la taille du livre, il se dévore en quelques heures. Mais c’est le genre de livre à relire. Comme quoi nous avons été mauvaise langue ;p


Je me retrouve dans une situation bien ennuyeuse. J’ai décidé de changer de disque dur externe, et il semblerait que je ne trouve pas un seul dossier complet pour m’aider dans mon choix. Collecte d’informations lente et fastidieuse pour ajouter à ce que je connaissais déja, mais de ce fait, je vous fais partager. Je ne prétends pas avoir la science infuse. Ceci dit, j’ose espérer que cet article pourra vous aider.

Comment choisir son Disque Dur Externe ?

Pour l’histoire, depuis plusieurs années, je n’ai plus de PC fixe, juste un portable. Du coup évidemment, l’achat d’un disque dur externe est devenu nécéssaire. J’en ai acheté un en 2006-2007, un Western Digital série MyBook. Après deux ans et demi de service, le petit est devenu très bruyant, et le boitier vibre ! Oh le problème n’est pas insurmontable pour un utilisateur lambda. Mais voila, je suis une migraineuse et le moindre bruit du genre est un véritable calvaire. Du coup, j’en change. Mais lequel prendre ?

Qu’est ce qu’un disque dur externe

Il s’agit tout simplement d’un disque dur (parfois de deux) dans un boitier, ce qui le rend externe. La taille, l’alimentation, le boitier varient d’un disque à l’autre.

Critère 1: La taille

Il existe deux tailles standards pour les DD externes : 2″1/2 (on parle de DD nomade) et 3″1/2  (plutôt DD de bureau).

– Les 2″1/2 sont plus petits et généralement plus légers (entre 300 et 600g). Ils tiennent dans la poche, et niveau connectique ils ne sont pas en reste. Attention cela dit, ils s’alimentent par un ou deux ports USB (ce qui veux dire par exemple que meme si vous branchez votre petit DD en eSATA, il faudra en plus le brancher en USB pour qu’il recoive du jus). Ils sont évidemment plus chers pour le même volume.

– Les 3″1/2 sont plus encombrants et ne sont pas faits pour être baladés. Comptez pas moins de 1.5kg pour le Seagate Xtreme par exemple, pas quelque chose qu’on trimballe avec soit aisément. Ils dépendent généralement d’une alimentation secteur (et oui un cable de plus) mais ne monopolisent pas les prises, ni ne font souffrir l’alimentation de votre pc.

Sur ce point, la réponse dépend réellement de vos besoins, et de votre taux habituel de déplacement, et des données que vous y stockerez.

Critère 2: La connectique

Connectique des Disques Dur ExterneLe plus répandu reste bien évidemment le branchement en USB 2.0. Il a l’avantage d’être très répandu. Ceci dit de nombreux DD intègrent maintenant un port eSATA. Si vous avez cette connectique sur votre PC profitez en ! Le débit est bien supérieur (plus ou moins celui d’un branchement interne). A titre d’exemple, vous ne mettrez en eSATA qu’une ou deux minutes pour transferer l’equivalent d’un DVD complet ! A noter tout de même que cette connectique est toujours intéressante, vous serez un jour ou l’autre amené à posséder un PC doté de cette connexion.

Le Firewire 800 peut être une alternative intéressante si vous n’avez pas de eSATA et si vous en êtes équipés, vous irez deux fois plus « vite » qu’en USB 2.0.

Le Firewire 400 reste d’un interêt limité: taux proche de celui de l’USB2.0 sur le papier, généralement supérieur dans la pratique, mais pas énormement. Il surchargerait moins le CPU mais personnelement je n’y vois pas grande innovation.

Critère 3: La ventilation

Si vous comptez utiliser régulierement et de manière prolongée votre disque dur, privilégiez un boitier ventilé. Cela évitera les surchauffes. Le prix est du coup plus élevé, mais vous ne le regretterez pas. A contrario si vous n’utilisez votre DD que pour faire des sauvegardes, ne vous souciez pas de ce point.

Critère 4: Les caractériques techniques

Ah lalala, le jargon. De nombreux points sont à étuditer…

Tête de lecture des Disques Dur Externe– Les tours/minutes : Ne descendez pas en dessous 7200 en moyenne pour un 3″1/2, 5400 pour un 2″1/2. Il s’agit en gros, du nombre de tours que peut effectuer la tête de lecture sur un disque (ça ressemble aux 33 tours, si vous voulez vous le visualiser). Evidemment plus la valeur est élevée, plus l’accès sera rapide.

– Le cache (ou tampon) : La mémoire cache permet à votre système d’exploitation d’accéder plus rapidement à certaines données. En gros, si votre système vient de lire une donnée et que vous lui la redemandez, il n’aura pas à la chercher sur le DD, mais dans le cache. Meme si dans la pratique le cache sert surtout à combler la lenteur relative du DD. Vous gagnez donc en performance. 8Mo se révèlent de nos jours le strict minimum, mais pour un disque dur important (plusieurs centaines de Go) privilegiez au minimum 16mo de cache, voir 32. Surtout que la différence de prix de nos jours n’est pas énorme. Les DD Lacie et Seagate proposent jusqu’à 32mo).

– Le débit en lecture/écriture : Cette information, contrairement aux précédentes est plus dure à trouver. Il faut aller jeter un oeil du coté des magasines spécialisés (SVM, l’Ordinateur personnel) ou des sites web (Clubic et consorts). Il dépend évidemment de la connectique: un disque peut avoir d’excellents débit en USB 2.0 et de très mauvais en eSATA. plus le débit est important, plus le disque sera rapide. Multipliez les sources tant que possible et allez faire un tour en bibliothèque ou librairie pour feuilleter les magasines d’informatique. Si vous recherchez le débit, evitez les FreeAgent Go de chez Seagate.

Vous trouverez par exemple un bon comparatif des débits sur ce test de Tom’s Hardware, choisissez le benchmark qui vous intéresse le plus. On remarquera que les Lacie sont toujours dans le top, avec leurs disques en RAID ainsi que l’inconnu de SimpleTech. Seagate réalise de bonnes performances avec son Xtreme (qui lui n’est pas en RAID) suivi par le SimpleTech Prodrive.

– Le temps d’accès au disque : il s’agit du temps moyen que va mettre la tête de lecture pour bien se positionner. Elle s’exprime en ms. En règle générale, plus le taux est bas, mieux c’est. Là encore il s’agit d’une information moins facile à trouver. N’oubliez pas que plus le disque est gros plus le temps d’accès est important (logique). Comparez des disques de même taille ou cela n’aura aucun interêt.

Le débit et le temps d’acces sont plus ou moins importants suivant votre usage. Si vous enregistrez souvent de petits fichiers, privilégiez le temps d’accès le plus court. En effet, sur un petit fichier, le débit n’importe pas réellement. Si au contraire vous transferez beaucoup de gros fichiers, le débit est plus important que le temps d’accès.

– Le bruit : Ah … Une des informations les plus difficiles à trouver, mais l’une des plus importantes. Là encore lire les tests se revele un bon moyen pour apprendre. Les disques ventilés sont plus bruyants (d’ailleur c’est généralement le ventilo qui fait du bruit et non le disque) A vous aussi d’évaluer votre tolérance au bruit. Pour information, à l’heure d’aujoud’hui, le Western Digital « Studio » semble être le plus bruyant de sa génération d’après Les numériques.

Et si vous trouvez des valeurs n’oubliez pas qu’un décibel de plus, c’est deux fois plus de bruit !

-La consommation électrique : Si vous comptez utiliser souvent la bête, vérifiez la consomation électrique (elle est obligatoirement écrite sur la boite). De plus certains DD proposent une mise en veille automatique au bout de x minutes d’inativité. Cette option peut être avantageuse si vous comptez garder votre DD tout le temps branché, que vous vous en serviez ou non. En veille, la consommation est divisée par 2 à peu près. Sans quoi, la consommation électrique risque d’etre énorme. C’est surtout génant si il s’agit d’un disque auto alimenté en USB. Le Xtreme de Seagate et le Studio de WD sont très gourmands. Heureusement tous deux intègrent une mise en veille au bout de 10 minutes.

Critère 5: RAID mort

RAID Disque Dur ExterneCertains disques durs proposent un système RAID dont le type diffère:

– RAID 0 : vous avez deux disques durs, mais ils sont vu comme un seul par votre système. Cela permet d’éviter de la latence pour les écritures/lectures. Malheureusement si un disque lâche, vous perdez les données.

– RAID 1 : vous avez 500 go d’espace par exemple, mais il s’agira de deux disque durs de 500 go en parallèle. Chacun des deux disques aura le même contenu, donc si il y en a un qui lâche, vos données sont sauves !

RAID 2: pareil que précédemment, mais avec 3 disques. Encore plus sûr !

L’utilité peut être discutable au vu du prix des DD externes utilisant du RAID. Si vous utilisez votre DD de manière professionnelle, c’est probablement suffisamment intéressant pour en justifier le prix. De plus le RAID0 peut permettre de meilleures performances (utile pour les graphistes/modeleurs 3d par ex, qui réclament beaucoup de puissance).

Critère 6: Les caractéristiques software

Les disques durs de nos jours intègrent des utilitaires de sauvegarde paramétrables, voir de cryptage (utile si vous voulez protéger vos données). Seulement il s’agit rarement de logiciels suffisamment attractifs pour faire pencher la balance. Exception faite de la suite FreeAgent Go de Seagate. Ces disques durs compensent leurs débits fort bas par un utilitaire basé sur Ceedo. En gros, vous n’installez plus vos programmes sur votre ordinateur mais sur le DD. Du coup quelque soit l’ordinateur que vous utilisez vous êtes sûr d’avoir tous vos programmes, vos sessions de travail et vous voilà opérationnel sur n’importe quel poste… Du moment qu’il est sous Windows.

Un attrait suffisant pour considérer cette série de DD malgré leurs caractéristiques très moyennes, voir basses.

Verifiez aussi de quels logiciels il s’agit. Par exemple, le logiciel de cryptage de WD : True Crypt, n’est autre qu’un logiciel open source et gratuit ! Il ne présente donc aucun interêt dans la balance.

Critère 7: Les à-coté

Pensez à l’encombrement du disque. Il peut etre avantageux de prendre un disque dur positionnable debout et couché. La plupart des boitiers sont aujourd’hui très design. Ceci dit les boitiers plastiques sont fragiles (mais moins chers). Faites attentions aux boitiers noirs brillants tels ceux de Lacie. Les traces de doigts se voient immédiatement et ça fait très crade !

Les boitiers plastiques sont plus fragiles que les boitiers métal. Prvilégiez le metal si vous êtes nomades.

La plupart des disques durs possèdent en facade des jolies LED. Très jolies, mais quand vous regardez un film dans le noir, c’est un peu génant. Regardez l’intensité de la lumière, si cela se désactive (c’est le cas chez WD pour leur version Home par exemple). Petite note, WD propose une sorte de barre de remplissage visuelle du disque dur. Gadget, mais sympa.

Vérifiez aussi les cables vendus avec le disque. Par exemple le Xtreme de Seagate est vendu sans le cable eSATA ! Probablement pour garder des prix « concurrentiels », mais c’est dommage quand on pense que l’eSATA est quand meme le moyen de transfert le plus rapide. Enfin, un cable eSATA vous coûtera 7 euros à tout casser, mais le principe est discutable.

Critère 8: Marque ou pas marque

Marque de Disque Dur Externe Alors là, c’est très subjectif. Personnellement quelques soient les caractérisques je n’acheterai pas un disque dur d’une marque inconnue. Seagate (et Maxtor), Hitachi, Western Digital et Lacie sont là depuis suffisamment longtemps et ont suffisamment de réputation pour être considérés comme fiables. D’un autre coté, il faut vous attendre à payer plus cher.

Il s’agit évidemment de critère de confiance.

Critère 9 : La garantie

C’est bien pratique mine de rien. Les garanties sont en général de 3 ans, mais certains (Seagate/Maxtor) vont jusqu’à 5 ans. Etonnamment ce sont les marques les plus réputées qui proposent les garanties les plus longues. Une longue garantie peut compenser le fait de prendre une marque « peu » réputée. Simpletech propose par exemple 3 ans de garantie, ce qui semble honorable.

Conclusion

Alors, après cela, qu’est ce que je choisirai moi ? Je cherche évidemment un DD de bureau, n’étant plus si nomade, et silencieux. N’étant pas professionnelle, le RAID ne m’intéresse pas réellement. Bien que très performant, le prix s’en voit doublé. Pour mon usage, cela semble inutile.

FreeAgent XTreme

Des disques non RAID, le Seagate Xtreme se démarque avec de très bons débits (2ème au classement, après le Lacie Little Big Disk Quadra, qui coûte le double),cache de 32mo, temps d’accès moyen de 13ms, garantie de 5 ans, joli, mise en veille, LED desactivables. Il est malheureusement assez gourmand en électricité et non livré avec le cable eSATA.

Ses concurrents direct tels que le Lacie Hard Disk, Design by Neil Poulton; se plient devant ses débits ou bien devant ses temps d’accès (c’est le cas pour le Simpletech Prodrive qui dépasse les 20ms !).

Signalons quand même la très basse consommation du Lacie (2W en veille contre 7 pour le Seagate) et l’offre de Simpletech proposant un espace de stockage en ligne.

WD Studio s’est immédiatement vu ecarté à cause de son bruit et de ses débits inférieurs à ceux du Seagate (ainsi que son cache de 16 mo) . Sa version RAID1 est intéressante mais reste bien trop chère pour ses capacités comparés aux RAID de Lacie.

Evidemment, mes besoins ne sont pas les votres, et j’espère cependant avoir pu vous aider dans votre futur choix de disque dur. Comme je ne suis pas une spécialiste, si vous remarquez des erreurs ou aberrations, n’hésitez pas à me le dire.


Livres lus en 2009

dabYo dans En Vrai, Livres le 6 janvier 2009, avec 2 commentaires

Comme l’année dernière avec notre liste de livres lus en 2008, nous vous permettons de suivre au fil du temps l’avancée de nos différentes lectures. Bon ok, c’est avant tout pour que nous puissions nous y retrouver, et tirer notre propre bilan de nos lectures. Serafina n’avait pas souhaité commencer sa liste en court d’année, mais cette fois ci elle n’aura pas d’autre choix que de me suivre et d’y ajouter chacune de ses lectures. L’année dernière je m’enfilais une trentaine de bouquins pendant qu’elle en lisait cinquante deux. L’année 2009 sera t’elle celle de l’inversion des rôles ?

dabYo a lu, en 2009:
Les contes de Beedle le Barde, de J.K. Rowling (2 Janvier)
L’armée de l’Ombre, la Couronne des Sept Royaumes tome 7, de David B. Coe (9 Janvier)
Retour au pays, de Robin Hobb (11 Janvier)
Les chants de la Walkyrie, de Edouard Brasey (19 Janvier)
– Le Chaos, le Trône de Fer Tome 10, de George R.R. Martin (24 Janvier)
Le Guide du voyageur Galactique, H2G2, de Douglas Adams (29 Janvier)
Les Sables de Dorne, le Trône de Fer Tome 11, de George R.R. Martin (02 Février)
Un festin pour les corbeaux, le Trône de Fer Tome 12, de George R.R. Martin (07 Février)
Des fleurs pour Algernon, de Daniel Keyes (10 Février)
De bons présages, Neil Gaiman et Terry Pratchett (27 Février)
Rhapsody, première partie, La Symphonie des Temps tome 1, de Elizabeth Haydon (3 Mars)
Je suis une légende, de Richard Matheson (5 Mars)
Ames Perdues, de Poppy Z. Brite (22 Mars)
Alice au Pays des Merveilles, de Lewis Carroll (24 Mars)
Le Chevalier Errant, Préludes au Trône de Fer, de George R.R. Martin (26 Mars)
Robots, de Isaac Asimov (3 Avril)
L’appel de la Lune, Mercy Thompson Tome 1, de Patricia Briggs (6 Avril)
La compagnie de la Foudre, Orcs Tome 1, de Stan Nicholls
Les neuf princes d’Ambre, Le cycle des princes d’Ambre 1, de Roger Zelazny (19 Avril)
Le quadrille des Assassin, Trilogie de Morgenstern, de Hervé Jubert (15 Mai)
Chansons pour Lya de George R.R. Martin
Les hauts de Hurlevent de Emily Brontë
Ce cher Dexter de Jeff Lindsey
Les liens du Sang, Mercy Thompson Tome 2, de Patricia Briggs
– Trainspotting de Irvine Welsh

dabYo lit, en ce moment:
– Night Ocean, de HP Lovecraft

Serafina a lu, en 2009:

Janvier
– Sleepy Hollow de Washington Irving
L’affaire Charles Dexter Ward de H.P. Lovecraft
Le vampire de John William Polidori
Retour au Pays de Robin Hobb
– H2G2 Tome 2, de Douglas Adams
Carmillia, de Sheridan le Fanu
Orgeuil et Préjugés, de Jane Austen
Hésitation (Eclipse), de Stephenie Meyer
Les Soeurs de la lune, Witchling Tome 1, de Yasmine Galenorn

Février
– Marie Antoinette, de Stephan Zweig
– De l’autre côté du mirroir, de Lewis Carroll
– Faust, de Goëthe
– Raison et Sentiments, de Jane Austen
Ma vie de Geisha, de Mineko Iwasaki
– Contes, de Grimm

Mars
La Horde du Contrevent, de Alain Damasio
– Le Roi Soleil, Louis XIV 1, de Max Gallo
– L’hiver du grand roi, Louis XIV 2, de Max Gallo
– Le horla, de Maupassant
La Machine à explorer le Temps, de H.G. Wells
Plaisirs Coupables, Anita Blake, de Laurell K. Hamilton
Le Cadavre Rieur, Anita Blake, de Laurell K. Hamilton

Avril
Le Cirque des Damnés, Anita Blake, de Laurell K. Hamilton
Angemort, de Sire Cédric
Lunatic Café, Anita Blake, de Laurell K. Hamilton
– Contes des sages chamanes de Pascal Fauliot
-Contes des sages et facétieux Djeha et Nasreddine Hodja de Jean Muzi
-Les hommes qui n’aimaient pas les femmes de Stieg Larsson
Le maitre de Haut Château de Phillipe K. Dick

Mai

-Riverdream de G.R.R Martin
-Passage du vent de Harry Bellet
-Contes de la folie ordinaire de Charles Bukowski
-Le crépuscule des elfes de Jean-Louis Fetjaine
-La fille qui révait d’un bidon d’essence et d’une allumette de Stieg Larsson

Juin

-Les démons de Dexter de Jeff Lindsay
-Le squelette sanglant de Laurell K. Hamilton
-Tout est sous contrôle de Hugh Laurie
-Harry Potter à l’école des sorciers de J. K. Rowling

Juillet
-Harry potter et la chambre des secrets de JK Rowling
-Harry Potter et le Prisonnier d’Azkaban
-Harry Potter et la Coupe de Feu
Majestrum de Matthew Hughes
Tout est sous contrôle de Hugh Laurie

Aout

Self Made Man de Poppy Z. Brite
L’épée lige de George R.R. Martin
LA fraternité du Panca tome 1, Frère Ewen de Pierre Bordage
La fraternité du Panca tome2 : Soeur Ynolde de Pierre Bordage
L’enfant des cimetières de Sire Cédric
Quand le danger rôde de Charlaine Harris
L’invité malvenu de Barbara Hambly
Uglies de Scott Westerfeld
Vierge Noire de Philippe Mignaval

Spetembre

Pretties de Scott Westerfield
Les enchantements d’Ambremer de Pierre Pevel
Danse Mortelle de Laurell K. Hamilton
Frankia de Jean-Luc Marcastel
Soeur des Cygnes, Tome 1, de Juliet Marillier
Le Temps des Grandes Chasses de Jean-Pierre Andrevon
Mortel corps à corps de Charlaine Harris
La Loi du Désert de Franck Ferric
Le Mauve Empire de V.K. Valev
Disparition à Dallas de Charlaine Harris

Octobre

Le Secret du Vampire, Night World Tome 1, de L. J. Smith
Dracula l’Immortel de Dacre Stoker et Ian Holt
Le Manoir des Immortels, Les Soupirs de Londres 1, de Ambre Dubois
La Malédiction d’Old Haven de Fabrice Colin
De Notre Sang de Adeline Debreuve-Theresette
L’Homme-Rune de Peter V. Brett

Novembre
Le coupeur de roseaux de Tanizaki Jun’ichirô
Vampire Kisses 1 de Ellen Shreiber
Chien du Heaume de Justine Niogret
Le cadeau du froid de Velma Wallis
L’art de la mémoire, Le Parlement des Fées Tome 2, de John Crowley
L’orée des Bois, Le Parlement des Fées Tome 1, de John Crowley

Decembre :

Un chant de Noel de Chales Dickens
Dreamworld de Sire Cédric
Or et Sang , Anthologie du Petit Caveau
Homo Vampiris de Fabien Clavel
Les sentinelles des blés de Chi Li


Serafina lit, en ce moment:
– Nation, de Terry Prattchet
– La mémoire dans la peau de Robert Ludlum


Comme vous le savez déjà si vous êtes des Xboxiens convaincus, le 19 Novembre sort une grosse mise àjour pour la Xbox 360.  Au menu, interface çla Itunes, et arrivée des Mii version Microsoft entre autres. Des Xbii ? Enfin, aussi la possibilité de copier un jeu sur le DD (mais comme il faudra quand même un jeu dans le lecteur pour jouer, je n’en comprends pas trop l’intêret, surtout que le temps de copie doit faire assez peur). Bref sans doute aussi plein d’autres choses totalement (in)intéressantes. Toujours est-il que la mise àjour n’est pas des plus légeres, 128mo environ.

Alors comment on fait quand on a une Xbox Core ou Arcade, à savoir livrée sans le DD ?

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Sieur MS a la réponse !

Avec un programme de mise a jour de la mémoire qui propose aux consoles lésées d’obtenir à des prix préferentiels la mémoire nécessaire pour profiter des nouveautés de la console.

Munissez vous de votre numéro de série et de l’id de votre console (accessible via le menu service de l’interface Xbox) et rendez vous sur le site officiel de Xbox . Suivant votre modèle de console, vous pourrez entre autre obtenir un disque dur de 20go et 3 mois de live pour 25 euros. Sachant qu’un mois de live c’est 7 euros et que le disque dur doit tourner dans les 70 euros en moyenne.

Si vous êtes éligibles a cette offre, et que vous n’avez pas encore de disque dur, je ne saurais que vous conseiller de saisir l’occasion.

Pour notre part, avec notre Xbox Core (celle du pack Halo3, PGR4, deux manettes, une CM) nous faisons partie des heureux possesseurs de consoles qui ont droit au DD. On l’a commandé hier. A nous les duels Online et la rétrocompatibilité !

ps: non nous ne sommes pas payés pour faire la promo de l’opération, c’est juste que l’on connaît plusieurs personnes ayant acheté le même pack.


Des clips farfelus ou déjantés, des groupes oubliés, méconnus ou des découvertes, des prouesses technologiques ou techniques, le tout en rapport avec le rock, le metal, l’animation, les jeux vidéos voire pourquoi pas la littérature c’est tout ça le clip du dimanche.

Cette semaine on part du coté d’un groupe culte, Judas Priest. Mais pas sur n’importe quelle période, celle pendant laquelle Rob Halford avait faussé compagnie à la bande de Birmingham. D’un cover band au Real Deal, Tom ‘Ripper’ Owens avait alors réalisé son rêve, devenir le frontman du groupe. Dans le groupe, il a participé à deux albums, Jugulator et Demolition.

Croyez le ou non, pour moi le groupe s’est longtemps résumé à ces deux albums de cette période mal-aimée. Burn in Hell est resté gravé dans ma mémoire comme leur meilleure chanson. Malgré ma découverte tardive de la discographie Halfordienne, je garde une place dans mon coeur pour le Ripper. Pourrez vous en faire de même ?

La vidéo n’est pas d’excellente qualité mais les ressources de cette période ont tendance à se raréfier.


Nombreux étaient les jeux vidéo dont je rêvais et que je n’ai jamais pu approcher, et chez Nintendo c’est sans doute la série des Fire Emblem qui me faisait le plus rêver. Série culte du Tactical RPG bien japonais, elle a mis longtemps à arriver en occident, avec un succès qui est resté pendant longtemps assez restreint. Jusqu’à la sortie de Fire Emblem Awakening en 2013 sur Nintendo 3DS, dernière tentative qui finira par réussir avec des ventes tout à fait raisonnables. La suite Fire Emblem Fates débarque dans quelques mois chez nous et à force de mettre des grosses tatanes avec les personnages qui en sont issus dans Super Smash Bros pour Wii U et 3DS, il était temps que je réalise mon rêve de gosse.

Fire Emblem Awakening

Vous incarnez un personnage qui a perdu sa mémoire (ahem…) mais se retrouve être un excellent stratège. Ça tombe bien car celui qui vous a retrouvé inconscient au bord d’une route s’appelle Chrom et c’est le prince d’Ylisse. Comme il a un grand cœur et que c’est un gentil, il vous fait presque directement confiance, faut dire que vous avez l’air vraiment innocent. Ça c’est l’astuce de Fire Emblem Awakening pour justifier vos interactions avec l’armée du prince et pourquoi c’est à vous qu’il reviendra de dicter le mouvement de tous les soldats qui l’accompagnent. En effet, on peut résumer le jeu à des dialogues, un gestionnaire des unités de votre armées et de leurs objets, une carte qui vous permet de choisir la bataille à disputer, et le mode bataille donc. Assez simple à comprendre, très vite addictif.

Fire Emblem Awakening Systeme CombatPlongeons nous d’abord dans ce mode combat qui est le nerf de la guerre si je puis me permettre. Les unités sont réparties sur une grille de cases avec vue de haut pour le joueur, les déplacements se font de case en case (pas de diagonales). Joué au tour par tour (votre armée, puis l’armée ennemie, puis enfin d’éventuels alliés), chacun de vos soldats possède un nombre de pas qui vous permet de le déplacer sur l’échiquier pour aller attaquer un ennemis ou interagir avec différents éléments spéciaux de la carte. S’ensuit alors une petite animation qui va déterminer l’issue de l’action, souvent un combat entre deux unités qui dépendra des statistiques de chacun et des armes utilisées.

Chaque unité porte jusqu’à cinq armes différentes qui correspondent chacune à un type d’arme et qui ont des forces et des faiblesses. La lance bat l’épée, l’épée bat la hache, la hache bat la lance, bref. A cela s’ajoutent d’autres caractéristiques comme les unités montées (cheval, dragon ou licorne) qui vont permettre d’avoir des effets kiss cool et d’essayer d’être le plus efficace contre les ennemis tout en limitant les risques. Cela rend les déplacements des unités et la gestion de leur équipement très intéressante, certaines seront intéressantes à jouer contre des ennemis mais risquent d’en pâtir lorsque ce sera à l’armée ennemie de jouer.

On retrouve quatre niveaux de difficulté, de normal à Lunatique+, et on peut dire que le challenge est au rendez-vous. Car contrairement à de nombreux RPG, la série Fire Emblem s’est fait une réputation en ne pardonnant pas la mort d’une unité au combat. Si l’un de vos personnages meurt, il ne reviendra jamais. Et ça, ça change tout. On est très vite sur le fil du rasoir et jouer sans réfléchir vous ramène à l’inévitable: vous allez perdre une unité. Et redémarrer la console sans sauvegarder puis tout recommencer.

Fire Emblem Awakening Combats AnimesCar il faut bien le dire, en dehors de l’aspect tactique des combats, Fire Emblem Awakening joue énormément sur notre attachement aux personnages de l’armée. Pousser le joueur à prendre soin de son armée et à essayer de recruter les différents protagonistes disponibles dans le titre est une des recettes principal du titre. Les personnages interagissent entre eux en s’entraidant sur le champ de bataille, ce qui se matérialise par la suite en des dialogues directs et souvent très loufoques. Cela s’appelle le support et nous permet de découvrir leurs personnalités de manière complètement séparée du scénario principal. Des dialogues à la demande en gros, qui permettent de s’attacher un peu plus aux personnages.

Graphiquement Fire Emblem Awakening est un savant mélange entre de la 3D plutôt jolie pour de la Nintendo 3DS mais qui reste très basiques, et dialogues entre les personnages supportés par des illustrations typées anime japonais. Malgré ses limitations en terme de possibilités graphiques avec des modèles de personnages limités, les versions dessinées des personnages leur donnent une profondeur bien meilleure. Le chara-design est japonais à souhait, œuvre de Yusuke Kozaki à qui l’on doit aussi l’esthétique des personnages de No More Heroes et c’est franchement réussi ! Un point supplémentaire donc pour pousser le joueur à s’attacher aux personnages, et l’empêcher de sacrifier ses unités sur le champ de bataille.

Fire Emblem Awakening Lucina Cinematique

C’est ainsi qu’on démarre notre aventure avec la customisation du personnage que l’on incarnera tout au long de l’histoire, et auquel les autres personnages vont directement s’adresser. Homme ou femme, trois apparences différentes pour chaque sexe, couleur de cheveux puis faciès et yeux, il y a de quoi faire un peu de variations même si on est bien loin de la customisation de jeux faits entièrement en 3D. Lorsque deux personnages se rapprochent, ils finissent par se marier ce qui va potentiellement débloquer un nouveau personnage à recruter dans son armée: leur enfant. Des possibilités qui ne sont pas sans faire penser à la collectionnite des japonais jamais aussi bien exprimée que par Pokémon. Cet aspect là m’a clairement complètement conquis, et son application dans Fire Emblem m’a empli d’une frustration tout aussi grande que lorsque vous sauvegardiez par erreur après avoir tué Electhor sans l’avoir attrapé.

Avec les différents niveaux de difficultés et la longueur des batailles, la durée de vie du titre est énorme du moment que vous accrochez au principe. Il faudra cependant s’armer de courage pour continuer, tellement les batailles peuvent trainer en longueur. Le fait d’avoir à recommencer dès qu’une unité tombe au combat risque d’en démoraliser plus d’un, un mode permet de le désactiver mais je pense que c’est aussi abandonner l’un des charmes du titre. Dommage que le scénario soit si stéréotypé, car il y avait de bons ingrédients et on prendra tout de même plaisir à le découvrir avec quelques cinématiques très bien réalisées.

fire emblem characters

N’ayant joué aux autres épisodes de la série, je ne saurai dire comment il se situe mais Fire Emblem Awakening est en tout cas un très bon titre, bien balancé et qui ne pourra que plaire aux amateurs de Tactical RPG qui y ont sans doute déjà joué. Le fait est qu’avec ses aspects annexes bien réussis et sa collectionnite, quiconque jouant à Pokémon et n’ayant pas peur de passer du temps à réfléchir sur sa stratégie pourra qu’apprécier ce titre vraiment réussi. Vivement Fates !


Rab Ne Bana Di Jodi de Aditya Chopra

dabYo dans Critiques, Films le 4 août 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Depuis quelques mois nous regardons de temps en temps des films indiens, les réputés films de Bollywood où il est bien difficile de tomber sur un autre acteur que Shahrukh Khan. Rab Ne Bana Di Jodi de Aditya Chopra (à vos souhaits pour le titre) ne fait pas exception à la règle et c’est encore une comédie romantique avec le célèbre acteur indien. Synopsis.

Rab Ne Bana Di Jodi

Sahni Surinder est un nerd à chemise blanche trop longue et lunettes, employé de bureau de la compagnie d’électricité du Punjab. Bref, un indien banal qui n’a rien d’un héros et qui ne risque pas de faire rêver les jeunes filles. Brillant élève son ancien professeur l’invite au mariage de sa fille Taani, une beauté à la joie de vivre sans pareil qui va épouser celui qu’elle aime. Mais, ça, c’était sans compter les scénaristes puisque son promis meurt dans un accident de bus en se rendant au mariage. Son père fait une crise cardiaque en l’apprenant et, agonisant sur son lit d’hôpital, lui fait promettre d’épouser Sahni même si elle ne l’avait jamais vu de sa vie, sans quoi il ne pourra pas trouver la paix au paradis. Évidemment, elle aurait pu refuser, mais non, la voilà donc contrainte d’aller s’installer chez Sahni. Heureusement, ce dernier est tombé sous son charme au premier regard !

Les vingt premières minutes du film sont donc un mélange de péripéties toutes plus what the fuck les unes que les autres qui permettent aux scénaristes d’arriver dans cette situation complètement inconcevable en occident d’un mariage consenti entre deux complets inconnus. Évidemment, ils pourraient se séparer, s’ignorer, mais non, sinon ça ne serait pas rigolo. Pour regarder Rab Ne Bana Di Jodi on est obligé d’oublier la grande différence dans les valeurs morales d’égalité et de liberté de choix que nous avons ici pour considérer qu’il s’agit d’une autre culture. Bien que ce soit ici très difficile tant le message véhiculé par le film m’a semblé dur et extrême. Mais faisons abstraction au moins le temps de quelques paragraphes.

Rab Ne Bana Di Jodi

Pour conquérir le cœur de Taani, qui rappelons le vient d’être mariée « de force » à un inconnu après avoir perdu son être aimé, Sahni va faire ce qui lui semblait impossible, sortir de son rôle de mari coincé qui ne sait pas s’exprimer pour devenir un beau gosse macho. Mais pas en tant que Sahni non, car il veut que sa dulcinée l’aime pour ce qu’il est vraiment. Il va donc se faire passer pour Raj le jour, essayant de séduire sa propre femme, tout en redevenant Sahni-qui-rentre-du-boulot le soir. Un dédoublement de personnalité qui va finir tragiquement, vous vous en doutez.

Rab Ne Bana Di JodiLe film est globalement très triste et très émouvant. Bon, il faut faire abstraction de très nombreux éléments, mais on peut quand même reconnaître aux deux acteurs principaux, Shahrukh Khan et Anushka Sharma d’arriver à très bien jouer la tragédie. Tous les deux bloqués dans des positions où ils ne peuvent trouver l’amour, on ne peut qu’être touché par leur jeu et la façon d’exprimer leurs sentiments. Cet aspect est très bien mis en évidence par la façon de filmer, un peu plus contemplative que d’autres films du genre. Mais aussi avec des couleurs vives et des moments assez grandioses côté lumière et paysages.

Rythmé par des musiques comme tous les films du genre, les chorégraphies sont relativement peu marquantes bien que réussies. Les musiques sont plutôt très modernes et viennent mettre de nombreux éléments occidentaux dans des mélodies très orientales. Ça ne reste cependant pas tellement dans la tête, moins que le morceau titre de Happy New Year par exemple.

Rab Ne Bana Di Jodi

Malgré son scénario complètement pété et une très grande différence dans les valeurs morales et de société, Rab Ne Bana Di Jodi s’avère être un film qui a une forte personnalité et qui prend aux tripes. Le film mêle vraiment très bien comédie et tragédie, il est juste dommage que cette situation de départ complètement improbable en fasse quelque chose que l’on ne gardera pas franchement en mémoire.


C’est Lundi, que lisez vous ? #151

Serafina dans Actualités, Livres le 22 décembre 2014, avec 4 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Le Bâtard de Kosigan de Fabien CeruttiAprès avoir terminé (enfin !) Wild Cards de George R.R. Martin, dont vous pouvez lire tout le bien que je pense dans ma chronique, je me suis remis à un livre que j’avais entamé il y a quelques mois déjà.

Il s’agit du livre de Fantasy Le Bâtard de Kosigan de Fabien Cerutti. J’en avais lu une centaine de pages et je reprends à peine, le bon côté c’est que j’ai de bons souvenirs et que le héros m’est resté en mémoire. Pour le moment je lui reproche toujours les mêmes choses, c’est à dire d’avoir un héros sur de lui certes, mais quand même trop tête à claques. Le côté je réussis tout est difficile à retranscrire et malheureusement, pour le coup, ça fait assez faux. Cela dit, ce défaut commence à moins me choquer, ce qui ne peut qu’être un bon point pour le roman. J’espère le finir assez rapidement du coup.

Serafina

La belle fauconnière de Marion Zimmer BradleyCette semaine, je n’ai pas lu énormément, mais j’ai avancé sur le troisième tome de Ténébreuse, la saga de Marion Zimmer Bradley. Ce 3ème tome dans la chronologie de la planète est le première à avoir été écrit et malheureusement cela se ressent…

On est clairement en dessous de Reine des Orages tout en restant dans le même type de trame. Je peine un peu à finir les 60 pages qui me restent, mais je devrait en finir d’ici lundi prochain.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Hellfest 2014: Jour 1 [HellReport14]

illman dans Concert, Musique le 7 juillet 2014, avec 1 commentaire

Le Hellfest 2014 s’est terminé il y a un peu moins de deux semaines, et après avoir fait notre retour sur l’organisation du festival il est temps de revenir sur les concerts qui l’ont marqué. Comme d’hab on revient sur chaque groupe que l’on a vu, mais il est difficile de faire le tour de l’ensemble du festival tant les concerts étaient nombreux cette année.

On commence le premier jour avec un soleil de plomb. Le camping s’est bien rempli pendant la nuit, sans pour autant atteindre l’asphyxie qu’on a pu connaître il y a quelques années. Reste qu’avec une chaleur si forte, on est très vite levé et prêt à aller s’en prendre plein les oreilles. Un petit café au Metal Corner et nous voilà bien partis pour… faire la queue !

Mars Red Sky au Hellfest 2014
Nightmare au Hellfest 2014
Conan au Hellfest 2014
Crossfaith au Hellfest 2014
Kronos au Hellfest 2014
Impiety au Hellfest 2014
Powerman 5000 au Hellfest 2014
Royal Thunder au Hellfest 2014
M.O.D au Hellfest 2014
Therapy ? au Hellfest 2014
Kadavar au Hellfest 2014
Rob Zombie au Hellfest 2014
Watain au Hellfest 2014
Death to All au Hellfest 2014
Sabaton au Hellfest 2014
Death Angel / Godflesh au Hellfest 2014
Kvelertak au Hellfest 2014

Mars Red Sky au Hellfest 2014

dabYo - Mars Red Sky au Hellfest 2014On commence donc avec Mars Red Sky sous la Valley cette année. Il s’agit d’un groupe français de Stoner assez lent et lourd qui a la musique suffisamment dépressive pour nous plaire à tout les deux. Le public est clairsemé et pour cause: juste à côté, les portes bien qu’ouvertes peinent à accueillir le flot de festivaliers et il faudra bien près de 45 minutes de queue pour rentrer. Du coup, l’audience se rempli peu à peu.

La musique des français est assez lourde et la sono de la Valley va nous en mettre plein les tympans dès le début, histoire de nous préparer au lourd du week-end sans doute. Les morceaux étant plutôt très longs, en 30 minutes on aura qu’à quatre ou cinq morceaux très progressif et avec un chant absent la plupart du temps. On en profite pour découvrir leur nouvel album que nous ne connaissions pas. Un bon concert pour bien commencer le week-end, planant et reposant.

illman - Alors qu’il nous a fallu attendre sous le soleil pour pouvoir enfin entrer, les files étant juste à côté de la Valley, on a surtout pu commencer à entendre les gars de Mars Red Sky jouer en se maudissant de ne pas être devant. C’est donc au milieu de leur set que j’ai pu entrer dans la Valley pour les voir. Les gars délivrent leur Stoner, matinée d’effets sur la voix qui la rend psyché, avec maitrise. C’est un peu dur de démarrer le matin avec du Stoner mais l’ouverture de la Valley valait largement le coup d’y jeter une oreille.

Nightmare au Hellfest 2014

illman - Direction les MainStages pour Nightmare, un groupe de Heavy français. Première surprise, il y a une grille en plein milieu de la fosse, on ne trouvera son utilité que le lendemain. Sinon, le groupe délivre un heavy relativement énergique mais peine à me passionner, même l’excellente Eternal Winter n’a pas suffit. La prestation ne restera pas dans les mémoires.

Conan au Hellfest 2014

Conan au Hellfest 2014

dabYo - Après un petit tour dans l’enceinte du festival et un rapide saut au merch sinon y a plus rien, on revient sous la Valley pour son deuxième groupe: Conan. On est encore dans le Stoner loin du cliché hard rock bizarre, cette fois méchamment couplé à un Doom Metal lent, pachydermique et écrasant. La musique du groupe nous écrase et pas seulement métaphoriquement parlant. C’est lourd, très lourd, on se prend des coups de marteaux dans la tronche et j’avoue que j’ai été surpris. Pour le coup, avec le nom du groupe et les pochettes, je m’attendais plus à un Blind Guardian qu’un marteau piqueur.

Le groupe n’est pas très actif sur scène, les interactions avec le public sont limitées. Mais ça fait clairement parti du show, chaque musicien étant bien au chaud sous sa capuche. Bref, une expérience qui doit être sacrément sympa en salle plus petite.

illman - Retour dans la Valley pour Conan, on passe donc au Doom pour un set qui ne m’a pas marqué alors que je trouve ça pas mal sur album. La faute sans doute au statisme des membres du groupe et de ma position sous la tente avec un fichu poteau dans ma ligne de vue. Bref je n’ai pas commencé le fest sur les chapeaux de roue.

Crossfaith au Hellfest 2014

Crossfaith au Hellfest 2014

dabYo - Des groupes japonais au Hellfest il n’y en a pas souvent, je crois bien que le dernier que j’ai vu était Church of Misery. Bon, j’aimerai bien vous dire que j’ai adoré, mais je m’en rappelle pas le moins du monde. Mais l’aspect exotique a éveillé notre curiosité pour ce groupe présenté comme un énorme groupe dans l’archipel, qui mêle Electro et Metal dans un Indus assez particulier il faut bien l’avouer.

Crossfaith au Hellfest 2014En fait, Crossfaith a tout de japonais, des musiciens japonais certes, mais surtout, le too much du Japon. Celui qui les fait toujours aller à fond dans tout ce qu’ils font, et scéniquement, c’est vraiment ça. Les musiciens bougent dans tous les sens, sautent dans tous les sens, vont dans tous les sens. Tellement qu’on se demande si tout cela est bien réel. Pas rapport aux autres groupes cela donne du coup un peu l’impression qu’ils jouent un jeu.

Musicalement parlant par contre, ce n’est clairement pas ma tasse de thé. Avec du dubstep en veux tu en voilà, j’ai trouvé la musique un peu superficielle. Ça passe évidement en live mais je n’en garde aucun souvenir.

Kronos au Hellfest 2014

illman - Inauguration de l’Altar pour moi avec ce groupe de tourangeaux que je vais finalement me retrouver seul à regarder. Leur Death technique aurait pu être convaincant et le concert agréable si leur fichu frontman la fermait au lieu de balancer des phrases foireuses, c’était presque douloureux à regarder pour moi.

Impiety au Hellfest 2014

illman - Enfin un premier groupe marquant dans cette journée, les singapouriens d’Impiety sont arrivé pour marquer Clisson du sceau du démon. C’était violent, brut, rapide, une véritable tempête de Black Metal. Les mecs sont à fond dans le truc et du coup c’était très sympa à voir et à écouter.

L’heure de la sieste a frappé, le Hellfest cette année est particulièrement dur avec le soleil et le manque de sommeil de la nuit précédente. J’écoute d’une oreille distraite BlockHeads sur l’Altar et Gehenna sur la Temple, ces derniers sonnant d’ailleurs plutôt pas mal. Il est maintenant temps de rejoindre les MainStages.

Powerman 5000 au Hellfest 2014

Powerman 5000 au Hellfest 2014

dabYo - Après une longue pause pour manger et se mettre à l’abri du soleil, on retourne devant la MainStage01 pour un groupe que je n’avais jamais écouté et dont j’ignorais la programmation: Powerman 5000. Il s’agit cette fois d’Indus survolté qui n’est pas sans faire penser à un Manson sous speed. Visiblement, c’est le groupe du frère de Rob Zombie et si on ne me l’avait pas dit, je ne l’aurai pas deviné.

Le combo américain fait un show survolté, tout comme l’est leur musique, avec des guitares saturées mais incisives. La voix passe au vocodeur de manière un peu excessive à mon goût, mais bon, elle se marie vraiment bien à la musique du coup. J’ai vraiment eu l’impression de voir le show de ce qu’aurait pu être Manson au Hellfest 2009: quelque chose d’incisif et qui claque. Une vraie bonne surprise qui me fera écouter leurs albums du coup.

illman - Le frangin de Rob Zombie est venu des tréfonds de l’espace de blanc vêtu pour livrer son métal pop indus et on le remercie d’avoir fait tout ce chemin. Le show est énergique, le public a bien bougé sous le soleil, ses “classiques” passent super bien et le nouveau single de son album nouvellement sorti est parfait pour le live. D’ailleurs à ce propos, leur dernier album date du mois de juin de cette année et est carrément pas mal. J’ai juste trouvé dommage qu’ils ne joue pas Free de leur avant dernier album qui est pourtant une grosse poutrasse entraînante.

Royal Thunder au Hellfest 2014

Royal Thunder au Hellfest 2014

dabYo - On se dépêche de retourner à la Valley pour Royal Thunder, un groupe que j’attendais, qui mêle Rock, Stoner et Sludge et qui est originaire de Géorgie aux États-Unis (comme une bonne partie des groupes du genre). Le set commence dans la sorte de sauna qu’est devenue la Valley sous le soleil brûlant, et premier détail qui me dérange: le son. En effet, il semblerait que les réglages soient restés coincés sur ceux de Conan et du coup les graves sont bien trop puissantes tandis que les aigües peinent à se faire entendre.

Royal Thunder Drumer Hellfest 2014Le groupe est hyper statique sur scène, c’est à peine si les membres bougent, ne parlons pas d’interactions. Avec son style assez lent et lancinant, j’ai eu du mal à accrocher. Finalement, si sur album je n’ai aucun mal à écouter le groupe, en live la musique est un poil trop atmosphérique pour que j’arrive à accrocher.

Je ne prendrais mon pied que sur le morceau final, Whispering World, qui depuis le début est clairement le morceau qui me fait aimer le groupe. Du coup, c’était un concert sympathqieu mais j’en suis sorti un peu déçu.

M.O.D au Hellfest 2014

illman - J’étais juste resté devant les MainStages comme ça et j’ai fichtrement bien fait parce que les vieux routards du Thrash que sont M.O.D. (Method of Destruction) ont retourné le Hellfest avec une son bien Old School et un chanteur avec tout les taquets, dont celui de la déconne, à fond. Sérieux, il débite des âneries vitesse grand V et surtout j’ai trouvé que c’était marrant, y en a qui pourraient en prendre de la graine. Leur thrash est incisif, plein de rage et on sent l’influence punk derrière. En tout cas, ils ont assuré, plus que certains gros groupes du genre *tousse* Death Angel *tousse*. Une excellente surprise.

Therapy ? au Hellfest 2014

illman - Les irlandais de Therapy sont venus délivrer leur Hard Rock de qualité sur Clisson avec beaucoup d’aplomb. Personnellement je n’en avait jamais entendu parler avant le fest mais ils ont l’air d’être assez connu, en tout cas le public était relativement vif. Quelques bémols sont toutefois à noter, c’est finalement un peu mou et le soleil n’a pas aidé, de plus, le chanteur a mis 3-4 chansons avant de vraiment rentrer dedans, ça a un peu sonné faux par moments.

J’ai vite fait regarder Trivium assis dans l’herbe, finalement c’est pas si nul que ce que je pensais que ça donnerais en live sans toutefois valoir le coup que je me lève. Remarque je l’aurai sans doute fait si j’avais su ce qui m’attendais avec le set suivant.

Kadavar au Hellfest 2014

Kadavar au Hellfest 2014

dabYo - On aura jamais autant squatté la Valley que ce premier jour de Hellfest 2014, et ce sans même jeter un œil à ce qu’il y a sous la Temple ! Bref, après les américains au tour des allemands de nous proposer cette fois un Rock Psyché sous stéroïdes: Kadavar.

Kadavar au Hellfest 2014On ne peut pas dire que les membres du groupes soient franchement super communicatif avec le public et pourtant, sans parler et en headbangant constamment les trois allemands arrivent à nous communiquer leur joie d’être là et de nous en mettre plein les oreilles. Assez entraînant sur album, en concert leurs morceaux prennent une ampleur jamais vu et c’est vraiment du jouissif.

La plupart des « tubes » du groupe vont y passer, faisant surtout la part belle à leur premier album bien mieux réussi. Une grosse claque à laquelle je ne m’attendais pas, vu que je suis plus réservé sur les écoutes des galettes.

Rob Zombie au Hellfest 2014

dabYo - Cette année le running order a beaucoup changé entre l’impression du booklet et le moment du festival. Du coup, l’organisation a distribué une nouvelle version corrigée séparément. Manque de pot, nous avions oublié ce détail, c’est ainsi qu’on a bien failli rater le show de Rob Zombie qui passait 2 heures plus tôt qu’initialement prévu. Alors que l’on cherchait de l’ombre pour s’assoir, voilà que l’introduction de Dragula est lancée.

Après un rush pour se placer et passer entre les gens, on avait raté quasiment l’ensemble du morceau. Pas grâve me direz-vous non ? Et bien si, vu qu’un morceau de Rob Zombie, c’était presque un sixième du show complet ce jour là. Le show de la honte, en fait.

D’abord par sa contenance, en une heure l’américain va faire moins de morceaux qu’on peut en compter sur les mains. Encore si ces derniers étaient réussis, pourquoi pas, mais là ce sera un vrai carnage. Le chanteur est essoufflé tout au long de sa prestation, incapable de tenir sa ligne de chant qui se doit rapide et incisive. A chaque mot on a l’impression que c’est une lutte et qu’il va claquer sur scène. Il chante faux, n’est pas en rythme, et ne finit même pas ses phrases. Le Jonny Halliday de l’Indus en somme.

Comme si cette mauvaise prestation ne suffisait pas, on va se voir infliger des pauses énormes entre chaque chanson: bah oui, une heure à tenir c’est long quand on ne fait que 10 morceaux de 3 minutes, ça laisse quand même 30 minutes à meubler ! Alors en veux-tu en voilà, le solo de batterie pourri qui fait vraiment pitié tant le batteur n’a aucun talent, le solo de guitare de John 5 tout aussi pourri vas y que je fais mes gammes et que je joue Van Hallen… Et puis l’éternel Rock, Motherfuckers demandé à chaque partie du public, qui dure plus longtemps que la chanson éponyme. Bref, pour couronner le tout, on perdras 5 minutes sur un masque de Cheval (seul truc drôle du show) et on aura droit à … 3 covers ! Pas des covers de White Zombie, mais 1 minute de Metallica ou encore Alice Cooper… Bref.

J’avais déjà beaucoup râlé sur la prestation de Rob Zombie au Hellfest 2011, mais il a réussi ce qui me semblait impossible, faire un show encore pire avec les morceaux les plus groovy du festival. Chapeau l’artiste.

illman - Mega gros foutage de mouille en puissance sur ce coup là, j’espère sérieusement que ses shows en salle ressemblent pas à ce que j’ai vu au Hellfest parce que sinon ça doit bien piquer les fesses de claquer 50€ juste pour ça. Prestation rachitique et pingre, la setlist pourrait tenir sur un post-it sans tasser. Et encore si seulement vocalement il avait été à la hauteur la pilule serait sans doute mieux passée. Rob galère et bouffe ses mots. Et c’est pas finit parce qu’en plus on se tapes des bouts de covers sortis de nulle part et DEUX PUTAINS DE SOLOS guitares et batteries. J’avais envie de pleurer.

Serafina - Rob Zombie est un groupe que j’adore, mais malheureusement parfois, la subjectivité de fangrill n’est pas totalement aveuglée. Je serais moins négative que les deux ci-dessus : oui Rob bouffe ses mots, oui la setlist est honteuse entre ces solos de merdes et des reprises, mais au moins il était dynamique, avait un vrai dispositif de scène contrairement à 2011. J’ai trouvé le show plutôt bon sur les 5 premiers titres, jusqu’à ce que cela s’étire en longueur et là par contre, c’est impardonnable et du gros foutage de gueule. Non sur une heure on fout pas deux solos et trois reprises ! C’est pas pour ça qu’on est venu !

Watain au Hellfest 2014

dabYo - Le deuxième groupe que j’attendais le plus pour ce festival était sans aucun doute Watain, tête d’affiche de la Temple pour cette journée. Découverts l’année dernière après avoir enfin daigné leur jeter une petite oreille, le groupe m’a donné une sacré baffe à la fois avec l’aspect progressif de certains de leurs morceaux sur The Wild Hunt qu’avec le Black qui leur est bien propre de Lawless Darkness.

Et en live, c’est tout aussi bon sinon mieux. Les gars de Watain ne rigolent pas lorsqu’ils parlent de messes sataniques et ça se voit. Le concert obéit à tout un rituel, simulé ou non ça je n’en sais rien mais suffisamment bien réalisé pour sembler réel. Bref, le sieur n’y va pas de main morte et fait vraiment crédible dans ses actes, donnant notamment à la chanson éponyme The Wild Hunt une profondeur et une consistance que je n’aurai pas imaginé. Pour une balade, c’était une balade sacrément Black Metal.

Certains morceaux que je connaissais moins comme Malfeitor m’ont carrément impressionné, notamment par la ferveur qu’ont les fans en chantant les paroles. Des paroles super rapides pourtant qui ont tout de l’incantation, l’impression d’être au sein d’une messe noire n’en était que plus forte. Heureusement que nos amis de Stop Le Hellfest n’étaient pas là, on en aurait entendu parler pendant longtemps.

Je regretterai seulement la sono sur certains morceaux qui m’ont du coup semblé manquer des profondeurs qu’on peut retrouver sur album. Je ne sais pas vraiment d’où ça venait, mais c’est comme s’il manquait des couches au son. On ne ressentait pas suffisamment les différences. Ca ne m’a pas empêché de prendre un pied monstre, avec un superbe Outlaw. Avec une scène décorée et des effets pyrotechniques, Watain nous en a vraiment mis plein la vue.

illman - J’ai fait l’impasse sur Maiden pour me consacrer au Black Metal de Watain et j’ai très bien fait. Véritable sensation en 2013 avec la sortie de leur excellent album The Wild Hunt, je les attendais un peu au tournant. Ce n’est pas un concert auquel on a assisté mais à une véritable messe satanique en l’honneur des dieux de l’enfer. La prestation scénique était parfaite et la pyro m’a bien donné chaud. Le dernier album était particulièrement bien représenté, avec Lawless Darkness ils représentaient la quasi intégralité du set. Excellents choix donc de mon point de vue. J’ai juste noter qu’il y a eu des légers soucis sons avec une des grattes sur la fin du set mais rien de bien grave. Un set de folie.

Serafina - Watain était le groupe que j’attendais ce jour ci. En effet, The Wild Hunt fut mon album préféré de 2013, alors forcément, je l’attendais. Heureusement pour moi, l’album est bien représenté avec au moins 4 titres sur les 9 de la setlist. Si ils ne jouent malheureusement pas They Rode On, The Wild Hunt lui est joué. Regarder Watain m’a beaucoup fait penser à The Devil’s Blood : un coté cérémonial assumé, un frontman totalement habité et très charismatique.

Bon, et le sang sur le visage aussi, mais c’est un autre problème. Watain a délivré un set avec une très très grande classe, à la fois très sombre, intense et maléfique. The Wild Hunt est audacieux, mais s’adapte parfaitement au reste – c’est l’un des rares morceaux à avoir de la voix claire- et a en live une profondeur vraiment marquante.

Il n’y a pas de doute, je retournerais les voir au Fall of Summer 2014  en septembre.

Death to All au Hellfest 2014

illman - Groupe formé en l’honneur de Chuck Schuldiner avec des personnes qui l’ont entouré et en invitant plusieurs Guests, c’est l’histoire de Death qui est revisité. Cela aurait pu être une tuerie si on ne s’était pas tapé autant de problème technique avec le gratteux d’Obscura venu les rejoindre en milieu de set. Au final, c’était correct du coup sans plus, mais j’ai bien aimé quand même.

Sabaton au Hellfest 2014

illman - Les suédois de Sabaton sont de retour en France pour nous abreuver de leur Power martial et j’adore ça. Le chanteur n’arrête jamais de bouger ou de dire des conneries. Les chansons du groupes choisies pour le set sont leurs plus grosses tueries avec Ghost Division en fer de lance. Ce groupe a tout pour devenir encore plus gros, je pense qu’ils leur manquent 2-3 très gros hymnes pour pouvoir faire la grosse tête d’affiche dans quelques années sans problème.

Death Angel / Godflesh au Hellfest 2014

illman - Je me suis infligé le set des thrasheux de Death Angel pour la simple et bonne raison que je ne savais pas que Godflesh jouait sous la Valley à cause d’un problème avec leur heure d’arrivée. Heureusement que j’ai craqué au bout de 35 minutes à Death Angel, avec leur Thrash qui sonne quelconque, pour profiter de la fin du set de Godflesh. Sur scène les deux zicos du groupe ont l’air investis d’une mission, un véritable sentiment d’urgence se dégage de leur prestation, comme s’ils étaient au bord du gouffre. Une fin de set d’exception qui prend aux tripes. La journée a été bien chargé et pour une ouverture des hostilités, on a pu tâter de bonnes grosses pointures.

Kvelertak au Hellfest 2014

Kvelertak au Hellfest 2014

dabYo - Dire que Kvelertak était le groupe que j’attendais le plus au Hellfest 2014 est un euphémisme. Je pense que j’ai bien eu le loisir de saouler tout mon entourage à la vue de ce concert. Serafina en première évidemment, les gens de la voiture, ceux du camping, les gens sur Twitter, tout le monde en somme. Après avoir attendu pendant de longues heures, 1h00 était arrivée, nous étions devant la Warzone, dans la fosse pour la première fois.

Kvelertak Bassist au Hellfest 2014C’est sur des « Kvelertak, Kvelertak, Kvelertak » que le sextet norvégien est arrivé. Malgré l’heure, il y avait tout de même un paquet de gens qui étaient venus voir la sensation montante du… Du quoi d’ailleurs ouais ? Du Stoner Black’n’Roll Hardcore ? Kvelertak c’est un mélange des genres difficile à cerner, il y a un peu de tout, que ce soit avec ses nombreuses pistes de guitare qui se chevauchent et se mêlent allègrement, sa voix qui oscille entre Hardcore et Black, sa batterie qui tantôt joue du Metal classique, tantôt de longues périodes qui auraient tout du Black, et enfin ses hymnes qui ont tout du Punk. Bref, mon amour pour le groupe est certes récent, découverts à cause de leur pochette faite par le leader de Baroness, mais ça m’a largement suffit pour avoir des frissons sur l’entrée des guitares pour Apenbaring, superbe introduction instrumentale de leur dernière album.

Et le groupe va partir là dessus et nous assener cinq ou six morceaux d’affiler comme ça dans la gueule. Pas des petits morceaux non, des morceaux qui tabassent tels que seuls eux (du moins pour le moment) savent les composer. Incisifs, rythmés, les norvégiens vont nous en mettre plein la gueule sans prendre ne serait-ce que le temps de prendre une respiration. Entre deux headbangs, on se demande qui de nous va flancher en premier: eux, ou le public ?

Erlend Hjelvik au Hellfest 2014Ce sera le public. Car malgré l’enthousiasme bien présent parmi les auditeurs (soyons honnête il n’y avait quasiment que des fans de chez fans) quand le groupe va faire une petite pause pour obtenir quelques applaudissements, il n’y aura personne. On était tout simplement trop sonnés. Trop contents d’avoir une petite minute de répit pour reprendre notre souffle. Et voyant que les encouragements sont peu fournis, voilà que le sextet repart de plus belle et nous en remet cinq dans la gueule.

Au totale, en une heure le rouleau compresseur qu’est Kvelertak nous sera passé dessus, puis encore, et encore, et encore… Avec leur nombre hallucinant de tubes (enfin, pour le genre), de morceaux qui déchirent et qui sont super catchy, devant lesquels vous vous sentez obligés de headbanger. A ce rythme là, ils auraient bien pu jouer toute la discographie de Rob Zombie en une heure et avoir quand même le temps de caser celle de White Zombie.

Le show se termine sur l’inévitable Kvelertak, morceau qu’ils ont composé dans le seul but d’en faire un générique de fin de concert. Et c’est diablement efficace. Avec son rythme un peu plus lent, son refrain accessible (il n’y a qu’à chanter « Kvelertak » de temps en temps), c’est la musique idéale. Erlend Hjelvik, qui a slamé dans le public, fini par hisser le drapeau du groupe au dessus du public. Un putain de concert qui aura enterré tout le reste.

On rentre des étoiles dans les yeux et les oreilles après une telle prestation. Les gens ne s’y sont pas trompés et si tout le monde parlait de ce putain de groupe en les attendant ce n’était pas pour rien. Sortir d’un Kvelertak c’est comme sortir d’un concert de Airbourne. La sensation d’avoir vu quelque chose qui va devenir grand et qu’on espère pouvoir revoir dans d’aussi bonnes conditions avant qu’il ne soit trop tard.

Kvelertak Guitarist au Hellfest 2014

Serafina - Je suis bien moins fane de Kvelertak que dabYo, je les aime bien mais c’est à mettre sur le dos du syndrome de Stockholm. Cependant, il faut avouer que pour un set à une heure du matin, les gars de Kvelertak savent s’y prendre pour tenir le public en haleine. Ils vont enchainer gros morceaux sur gros morceaux – puisque oui, ils n’ont que cela – avec une sacré énergie, à toute vitesse. Le public qui était là était clairement conquis de base, mais pour les rares qui savaient encore pas trop quoi en penser, c’était une belle démonstration. Mon concert préféré de la journée reste Watain, mais Kvelertak se cale derrière.

Avec une fin sur Watain et Kvelertak, je crois bien que pour moi cette première journée du Hellfest sera la plus belle qu’on ait pu avoir. Il y a eu le samedi de l’année dernière, qui était déjà très fort, mais là, c’était tout simplement monumental.


Le Roi Magicien de Lev Grossman

Faites place pour Le Retour du Roi

dabYo dans Critiques, Livres le 27 septembre 2013, avec 2 commentaires
Critiques

Le Roi Magicien comme son nom ne l’indique pas forcément est la suite d’un des romans qui m’a le plus marqué ces dernières années, Les Magiciens de Lev Grossman. Si vous nous lisiez déjà à l’époque, vous vous rappelez peut être de ce titre qui était mon préféré de l’année 2010. Une histoire à la croisée entre le Fantastique et la Fantasy, originale et loin des clichés. Alors quand l’Atalante a finalement traduit et publié sa suite, j’étais joie. Pas de synopsis.

le Roi Magicien de Lev Grossman

Plusieurs années après, j’ai encore un souvenir très fort de ma lecture de Les Magiciens. Une lecture douloureuse et difficile tant l’auteur ne prenait pas de pincette avec son lecteur. Une lecture marquante et dont la blessure n’attendait que d’être ré-ouverte. Et vous savez comme c’est, on a qu’une hâte: y remette un peu de sel pour voir si cela fait encore mal. C’est un peu ce que vient faire ici Le Roi Magicien qui nous fait tout de suite revenir dans cet univers à vif.

Il va être évidemment difficile de parler du monde du Roi Magicien sans spoiler la fin de Les Magiciens, aussi n’en parlerais-je pas. On se rappellera juste de notre héros Quentin, qui dans le premier tome intégrait une école de magie pour voir sa petite vie complètement bouleversée à jamais. C’est toujours de ce thème là que va traiter Lev Grossman, mais sans pour autant faire dans la redite. On retrouve les personnages de la première partie, tout en découvrant Julia, un personnage secondaire du premier tome qui prend ici toute son importance et va nous conter sa version de l’histoire et ce qu’a bien pu lui réserver la vie.

The Magician King de Lev Grossman

La couverture de la version originale

Notre héros et le ton du livre restent désabusés face au destin et à l’absence de sens de la vie. C’est assez touchant et visiblement proche de ce qu’on peut vivre arrivé à l’âge adulte. Du coup, forcément, je me suis clairement senti concerné tout comme par le premier tome. On navigue entre les destins brisés et il est difficile d’en ressortir indemne. Là où Lev Grossman fait aussi fort, c’est par le ton décalé et cynique de la narration. Faite à une troisième personne très proche du personnage, on a vraiment l’impression d’être dans ses pensées et de comprendre le personnage comme jamais. C’est immersif et donc douloureux, vu les évènements.

Le monde du Roi Magicien est notre monde contemporain, la magie en plus. Mais les non initiés n’en savent rien et les magiciens se cachent, mais là où une JK Rowling ne faisait quasiment aucune allusion à des éléments, Lev Grossman ne se gênera pas. On aura donc du Google, des références à la culture populaire, aux films et aux livres, et même un ou deux paiements Paypal si ma mémoire est bonne. Je ne sais pas si cela arrivera à bien vieillir, mais il est clair que cela donne un aspect pop au roman. L’auteur semble être un gros passionné et cela se sent tout de suite, il a beau évoquer des domaines scientifiques, il s’en sort toujours avec brio et ne donne jamais l’impression d’être dans le faux.

le Roi Magicien de Lev GrossmanPlus de découverte du monde, c’est donc sur les personnages que se concentre ce tome, mais aussi sur une histoire. Une sorte de fuite en avant, hymne à l’aventure et réflexion sur ce que veut dire l’aventure dans la Fantasy. C’est relativement réussi, centré sur l’exploration de la mer, j’ai eu l’impression de retourner sur l’océan géant de Zelda: The Wind Waker. C’est sans doute bizarre de citer un jeu en référence d’un bouquin et pourtant, c’est un peu le même sentiment d’exploration qui m’a envahi. Le côté infini de l’océan et ses conséquences.

Je m’égare… notamment parce que Le Roi Magicien de Lev Grossman est un vaste roman. Long et pourtant que j’ai lu beaucoup trop vite, dévorant les pages, complètement addictif. Les Magiciens fait partie de mes romans préférés et Le Roi Magicien risque bien de l’y rejoindre. Il n’est pas du même gabarit mais nous amène une aventure mieux ficelée, plus aboutie, plus mature. Je ne peux que vous conseiller de les découvrir.