Dernièrement sur if is Dead:

J’ai pour habitude de lire des séries que j’aime bien pendant mes vacances, notre départ en Islande était donc l’occasion de me remettre à La Compagnie Noire ou encore aux Annales du Disque-Monde. Une possibilité qui est devenue certitude avec la mort de Terry Pratchett le 12 mars dernier, des suites de sa maladie d’Alzheimer, au jeune âge de 66 ans. J’ai donc décidé de reprendre ma lecture des aventures du Guet, celles du flic favori de l’auteur, Sam Vimaire. Évidemment, cela fait un peu réactionnaire de lire un livre d’un auteur qui vient tout juste de nous quitter, puis d’en faire une chronique qui pourra en être négative. Mais bon, je ne sais qu’en penser. Synopsis.

Le Cinquième Éléphant, Les Annales du Disque-Monde, de Terry Pratchett

Sam Vimaire est le commissaire divisionnaire d’Ankh-Morpork, mais surtout un flic qui a gravi tous les échelons avant d’arriver en haut de la hiérarchie. Manque de pot, il est aussi depuis peu le Duc de la ville et le seigneur Vétérini n’oublie jamais ce détail pour lui coller une de ces foutues tâches de Diplomatie. Cette fois-ci, c’est en Überwald que Sam va devoir se rendre, avec toute la délégation qui se doit d’aller avec un diplomate, afin d’assister au couronnement du nouveau petit roi des nains. Mais évidemment, tout ne va pas se passer comme prévu…

Pour ce vingt-cinquième livre des Annales du Disque-Monde, nous allons donc partir en voyage avec le flic Sam Vimaire et découvrir une fois de plus les différentes coutumes qui parsèment le disque. Cette fois il ne s’agit pas du Maghreb comme dans Va-t-en-guerre mais de l’Üverwald qui représentent plus moins les pays slaves d’Europe. De nombreux ressortissants de ce pays ont immigrés à Ankh-Morpork et se sont intégrée dans sa société multi-culturelles, des nains, des loups garou ou encore des vampires. Bref c’est très folklorique et l’on va découvrir les traditions de ces trois peuples dans leur pays, souvent proches de l’absurde et toujours très drôle, évidemment.

C’est encore une fois l’occasion pour l’auteur de faire une satyre de la société, de son problème devant les différences mais cette fois axé sur le changement. En effet, les ressortissants s’adaptent à Ankh-Morpork et quittent peu à peu la sacro-sainte tradition tandis qu’au pays, l’obscurantisme fait toujours la loi. Du coup, c’est le choc du progrès que va nous dépeindre Terry Pratchett, en mettant au centre des thématiques des dogmes qui sont présentés comme des questions de vie ou de morts par leurs pratiquants.

Le Cinquième Éléphant, Les Annales du Disque-Monde, de Terry Pratchett

Évidemment, tout cela sous couvert d’humour pour montrer l’absurde de la chose. Le discours qui y est tenu est dans la droite lignée de tous les autres romans de la série du Guet. Pas forcément original pour la série donc, Le Cinquième Éléphant ressemble beaucoup aux autres et on ne peut vraiment pas dire qu’il apporte grand chose aux Annales du Disque-Monde si ce n’est qu’il va permettre d’étoffer son univers et les personnages que l’on y retrouve.

Une fois de plus on va suivre Sam Vimaire dans une rocambolesque aventure qui va le faire enquêter sur un vol loufoque en situation de chambre close. Enfin, c’est le début puisque de péripéties en péripéties, il se retrouve tour à tour dans un guet-apens, évadé, en cavale, victime d’une machination. Bref une histoire qui est riche en rebondissements et tient son lecteur en haleine dans le plus pur style de la série, avec un petit côté tout est bien qui fini bien qui fait beaucoup pense aux dessins animés Disney.

Le Cinquième Éléphant, Les Annales du Disque-Monde, de Terry PratchettOn a évidement droit a de très bons dialogues et beaucoup d’humour ce qui transforme ce tome en une lecture légère et distrayante. C’est donc très drôle mais je ne l’ai pas vraiment trouvé très fin, comme si Pratchett usait une nouvelle fois des mêmes ficelles autour de ce personnage qui n’est « pas à sa place ». Les ficelles semblent donc un peu usées et j’espère que ce sera le dernier à sembler aussi éprouvé.

Je critique certes mais Le Cinquième Éléphant de Terry Pratchett reste tout de même un roman très agréable à lire et très bien écrit. Il nous tient en haleine du début jusqu’à sa fin, nous fait rire tout du long et on ne peut pas vraiment en décrocher. Mais voilà, il s’agit d’une sorte d’énième aventure rocambolesque de Sam Vimaire et le coup n’est plus aussi original qu’il a pu l’être. Un essoufflement pour un auteur fabuleux équivaut cependant à un très bon roman, et c’est bien ce que j’en ai lu.


Delirium, Tome 1, de Lauren Oliver

Serafina dans Critiques, Livres le 17 mars 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Delirium est une série Young Adult de Lauren Oliver auparavant parue dans la collection Black Moon. Elle est rééditée depuis peu au format poche chez Le Livre de Poche, ce qui m’a suffisamment motivée pour l’entamer. Synopsis ?

Delirium de Lauren Oliver

Lena vit dans un monde où l’amour est considéré comme une grave maladie. A 18 ans, tout le monde subit le Protocole qui guérit à tout jamais les symptômes de l’amour et marque le passage à l’âge adulte. Lena a très hâte d’y passer et de pouvoir entrer dans le monde des grands. A moins que…

Ok, c’est bon, vous avez lu le synopsis, vous avez compris l’histoire et la fin. Et comment dire, vous avez raison. C’est un livre qui obéit à peu près à tous les clichés du genre. J’ai déjà lu de la Dystopie de ce genre, que cela soit le Vent de Feu ou Uglies. En soit, cela ne me gène pas, c’est un code du genre, c’est pas un truc qu’on lit pour se triturer le cerveau plus qu’autre chose.

Cependant, qu’on devine l’histoire 40 ans à l’avance ne justifie pas des ficelles parfois très grosses. Je n’ai pas trouvé le monde crédible. Chaque chapitre est précédé de citations de soit-disant livres du gouvernement, mais là aussi, bonjour la logique. Comme si un gouvernement totalitaire allait rendre libre d’accès toutes les « idées dangereuses » accessibles en un clic. De même, on sait qu’il y a eu une sorte de catastrophe, que les villes sont enclavées mais aucune info dessus. Le monde se contente d’être là mais sans plus de relief.

Delirium de Lauren OliverHeureusement, le livre se lit bien, le style est fluide (ou du moins sa traduction). Les chapitres sont relativement courts et il n’y a pas de temps morts. Lena est le personnage principal, comme souvent dans ce genre de roman, c’est une héroïne banale, afin que chaque lecteur puisse s’identifier à elle. Les autres personnages principaux sont définis par une ou deux caractéristique mais pas plus.

J’ai l’air assez dure avec ce livre, pourtant j’ai passé un bon moment en le lisant. Rien ne m’a spécialement agacée, c’est juste que voilà, ce premier tome est très convenu. Soit vous aimez le genre et vous aimerez ce bouquin, soit c’est l’inverse. C’est une lecture divertissante, que je qualifierais de roman de plage -mais en mieux, quand même-. C’est une lecture légère, après un bouquin dense comme Kushiel par exemple, ça me plait.

Vous l’aurez compris, difficile de vous conseiller ou de vous déconseiller ce premier tome de la saga Delirium de Lauren Oliver. C’est un des nombreux bouquins de Dystopie type Young Adult. On est loin de l’originalité des précurseurs, mais ça se lit avec plaisir tout de même. Je lirai sans doute le tome 2 d’ailleurs !


HtH15: Drink de Alestorm

dabYo dans Actualité, Musique le 15 mars 2015, avec aucun commentaire

Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Que serait un Hellfest sans un groupe de Folk Metal avec une chanson à boire sous la Temple, entrainant tout le monde pour faire la chenille ? Pas grand chose sans doute. L’année dernière c’était à Trollfest que revenait cette lourde tâche, en 2013 c’est Korpiklaani qui s’en occupait, et cette année ce sera donc Alestorm !

Le groupe écossais officie dans le Pirate Metal, une sorte de coloration du Folk mélangé au Power, qui il faut bien l’avouer, se ressent vraiment bien avec ce groupe. Leurs hymnes sont épiques tout en sentant la crasse bien comme il faut, les caraïbes aussi, le rhum, tout ça. L’accent du chanteur fait vraiment vrai, d’origine contrôlée pirate.

Drink n’est pas vraiment un morceau représentatif de leur discographie. Beaucoup plus Folk, plus rythmée, c’est un peu un morceau de Korpiklaani sur lequel on aurait foutu un filtre de piraterie. Cela dit, pour un single, c’est sans aucun doute un des morceaux qu’ils ont le mieux léché et poli. C’est entrainant, y a des passages bien funs, et puis le refrain est vraiment entrainant. Le clip laisse songeur, mais il colle à l’ambiance.

Du coup, cela faisait un moment que j’avais envie de voir Alestorm en live, le Hellfest 2015 ce sera une très bonne occasion de le faire sous la Temple du dimanche soir.


La pelote d’épingles de Cécile G. Cortes

Serafina dans Critiques, Livres le 13 mars 2015, avec aucun commentaire
Critiques

La pelote d’épingles de Cécile G. Cortes avait tout pour que je ne le lise pas : une couverture pastelle, avec des références à la couture et vraiment trop girly. Mais voilà, on m’en a dit du bien, on m’a dit que c’était pas trop gnangnan et que ça se passait dans le milieu de la musique. Soit. J’ai donc donné une chance au bouquin, en me disant que au pire, je le filerais à Malicia si c’était vraiment pas mon truc. Synopsis ?

La Pelote d'épingles de Cécile G. Cortes

Violette est une fée. Elle a une mission, réunir Elizabeth, couturière, et Sevan, chanteur à midinette pour un Grand Amour. Sauf que la marraine fée va se retrouver bien dans le pétrin quand elle va se rendre compte que les deux ne sont clairement pas faits l’un pour l’autre. Et si les grandes fées s’étaient trompées ?

Okay, des fées, de la romance, du grand amour… Avec un synopsis pareil, j’éprouve le besoin d’allumer des bougies noires et de mettre une double couche de khôl. Mais j’avais dit que je laissais une chance. J’ai donc entamé le bouquin. Et j’ai été assez surprise. Car en effet, si on part d’un postulat très guimauve, au fur et à mesure que Violette découvre le monde des humains, celui dans lequel nous vivons, on comprend qu’il s’agit là d’un livre qui joue avec tous les codes des contes de fées pour mieux les briser. Ainsi, rien ne se passe comme prévu, et Violette est bien forcée de constater le décalage entre son monde rose bonbon de fée-fleur et la réalité qu’il y a à coté. C’est donc au final un livre plutôt drôle et où les bons sentiments ne sont pas forcément au centre de l’histoire.

En réalité, c’est plutôt l’histoire de Sevan, un chanteur à midinettes, qui en réalité est un rocker dans son cœur. Un peu comme si Matt Pokora jouait du Nirvana seul le soir. J’avoue, ça m’a fait marrer. L’univers qui l’entoure, comme son producteur, ses soirées VIP, me semble assez crédibles, donc à ce niveau là c’est du tout bon.

La Pelote d'épingles de Cécile G. CortesLes personnages sont décrits à assez grosses mailles, et pour moi c’est un des défauts du récit, on a 5 à 6 personnages principaux mais la plupart ne sont décrits que superficiellement. Je serais bien incapable de décrire la personnalité d’Elizabeth ou du chauffeur de Sevan qui est pourtant un personnage important. C’est dommage, car avec des personnages plus fouillés, le livre aurait sans doute eu plus d’impact.

Car en effet, La pelote d’épingles de Cécile G. Cortes est une lecture sympathique, qui m’a fait sourire à de nombreuses reprises, qui se lit très bien et relativement vite, mais voilà, c’est tout. Je ne suis pas rentré plus que ça dedans, je n’ai pas été touchée ni émue. C’est comme une lecture de plage, c’est un bon moment, mais ça n’est pas allé plus loin. Pour autant, si vous avez envie d’un truc rafraichissant et loin de clichés, là je vous le recommande.


Quand Serafina m’a proposé de regarder une série adaptant un roman d’Emile Zola, je ne peux pas vraiment dire que j’étais emballé. L’auteur français me rappelle plutôt les bancs de l’école, les cours de français longs et ennuyeux, les lectures de romans soporifiques. On a cependant décidé de laisser une chance à cette adaptation d’Au Bonheur des Dames dans une Angleterre victorienne dépeinte par Bill Gallagher et la BBC. Synopsis.

The Paradise Saison 1

Pour gagner sa vie la jeune campagnarde fraichement débarquée en ville qu’est Denise Lovett postule dans le plus grand magasin de la région, The Paradise. Dirigé par John Moray, c’est le paradis pour les femmes aisées qui souhaitent acheter des robes, de la soie, et d’autres objets de grandes valeurs et raffinés. Mais ce magasin n’est pas vraiment du goût des commerçants du quartier, qui favorisent tradition et savoir faire, mais se font voler toute leur clientèle par le Paradise. Manque de pot, Denise y travaille mais est aussi la nièce d’un de ces artisans…

Nous allons donc suivre la vie d’un nouveau type de magasin à l’époque d’une Angleterre victorienne qui est en pleine révolution industrielle. Avec d’énormes rayons, des dizaines d’employés, il s’agit d’une sorte de grande famille où nous suivons vendeuses, patron, chef des employés et certains personnes qui leur sont liés dans le quartier. Bref, une sorte de suivi au jour le jour de cette petite révolution dans le commerce qui est sur le point de mettre sur la paille la plupart des artisans traditionnels de la ville.

The Paradise Saison 1

Denise et Mister Moray seront nos deux héros. La première jouée par Joanna Vanderham est une jeune vendeuse fraichement embauchée qui déborde d’idées sur le commerce, comment améliorer les ventes, faire plaisir au client, etc. En bas de l’échelle hiérarchique, on va pouvoir grâce à son point de vue vivre les restrictions que va lui imposer une vieille acariâtre craignant pour son pouvoir. Vous vous en doutez, plus les épisodes passent et plus cette vieille femme va s’ouvrir et voir son personnage approfondi.

De l’autre côté, Mister Moray est joué par Emun Elliott et est vraiment très charismatique. Commerçant visionnaire, un peu fou pour son époque, opportuniste, il a tout pour plaire et peu de défauts. Il donne très clairement un côté positif aux commerçant et capitalistes de cette époque, avec une vision du marché mais aussi un aspect paternaliste pour les personnages qui travaillent avec lui. Sans doute une version édulcorée et rêvée de ce genre de personnage, mais ça colle avec The Paradise: une sorte de version compte de fée de ces premiers grands magasins.

The Paradise Saison 1

Chaque épisode quasiment a sa petite intrigue d’épisode, mais l’ensemble de la saison suit une trame narrative bien définie passé les premiers épisodes. On se prend donc très vite au jeu et on apprécie suivre le train train quotidien du magasin The Paradise qui n’est jamais de tout repos. Les personnages secondaires notamment ne sont pas en reste et sont assez intéressants. Évidemment, la base de Zola étant déjà énorme, il n’y avait plus qu’à piocher.

Au final, la première saison de The Paradise vu une très bonne surprise. Bien réalisée, avec des costumes d’époque de très bonne qualité et des personnages attachants, on devient très vite accro. Malgré l’apparence limitée d’un magasin, les épisodes arrivent à se renouveler et on arrive à la fin de la première saison bien plus vite que prévu. Quel dommage que la troisième saison ait été annulée…


C’est Lundi que lisez vous ? #161

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 9 mars 2015, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Malicia

Cygne Noir Tome 3 de Richelle MeadCette semaine, je lis le troisième tome de la série Cygne Noir de Richelle Mead, après avoir fini le deuxième tome la semaine dernière. J’aime beaucoup cette série qui se lit toute seule, avec un scénario bien ficelé. Les personnages sont attachants et l’héroïne s’en prend sérieusement plein la tronche. Mais vraiment, ça parle de sujets parfois moins légers que ce qu’on peut voir dans de la littérature de ce genre et ça le fait bien, avec pudeur. Bref, je continue sur ma lancée !

dabYo

Et voilà, j’entame la dernière nouvelle de l’anthologie Montres Enchantées. La chronique est déjà en cours de rédaction, mais pour le coup, bien qu’il fasse plus de quinze nouvelles, j’ai trouvé que l’anthologie avait une vraie âme et que les nouvelles faisaient corps.

Serafina

Delirium de Lauren OliverCe week-end, j’ai plus ou moins participé au week-end à 1000. Pas spécialement dans le but d’avoir les 1000 pages, mais histoire de faire un w-e centré autour de la lecture.

J’ai donc terminé Delirium de Lauren Oliver, une Dystopie pas bien originale mais qui à le mérite de bien se lire. J’ai ensuite lu le 3ème tome de Fille d’Hécate de Cécile Guillot, qui clôt la trilogie. Ici on part au cœur des Ardennes et de ses légendes. J’ai adoré pouvoir découvrir des légendes bien françaises, c’est une saga très ancrée dans le terroir au sens positif du terme. J’étais un peu triste de laisser Maëlys et Jihanne (surtout).

J’ai ensuite lu La femme en Vert de Arnaldur Indriðason, un polar Islandais, pour préparer mon départ. J’attendais des grands espaces, j’ai trouvé une Reykjavik urbaine, avec son lot de whitetrash et de drogues… Pas ce que j’espérais mais un bon polar qui m’a tenu en haleine.

J’ai ensuite commencé Insatiable de Meg Cabot, avec à priori du vampire et de la rédactrice de scenario pour les feux de l’amour… Ouais ouais, on verra la semaine prochaine.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Quand il y a près de 150 groupes à l’affiche d’un festival, il est facile et rapide de passer à côté d’un groupe bien cool que l’on ne connaît pas. C’est bien ce qui a failli se passer avec Giuda si illman n’avait pas veillé au grain en venant m’interpeller subtilement: « Wook regardes le genre« . Car Giuda est présenté comme du Glam Punk, un mélange des genres dont nous n’aurions jamais ne serait-ce qu’imaginé l’existence. La futilité des glameux avec les revendications sociales de punks ? Vraiment ?

Bon, loin de l’étiquette que leur a collé le Hellfest parce qu’il faut toujours en mettre une, il faut bien avouer que le mélange de Giuda est assez particulier, une musique très funky et pop psyché, mais sans tomber dans les travers du fuzz technique, plutôt avec l’aspect simple et rentre dedans que peuvent parfois avoir les compositions punks des débuts. Bref, une sorte de coktail qui est vraiment sympa à écouter et met tout de suite de bonne humeur.

Le groupe est milanais et ça se voit bien dans leur clip Wild Tiger Women. Un clip qui parle de femme, thématique très chère aux groupes de Glam mais le tout chanté par des gars qu’ont une bonne tête de punk tout de même. Le tout sous font de harcèlement de rue, je ne peux pas dire que je l’ai trouvé génial, bien qu’il reste clairement décalé pour le coup. La musique est par contre vraiment sympa, avec ces riffs bien sympathiques, ces chœurs très punk et une voix fluette pour mettre l’ambiance. Du tout bon accompagné d’une chorégraphie de qualitay.

Je suppose que Giuda passera assez tôt vu leur emplacement sur l’affiche du Hellfest 2015, sous la Valley car je les vois mal investir la Warzone malgré l’étiquette. Si il n’y a rien en même temps, j’espère bien pouvoir assister à leur présentation.


Extinct de Moonspell

Serafina dans Critiques, Musique le 5 mars 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Moonspell fait partie de ces groupes cultes que nous avions déjà écouté d’une oreille mais sans qu’ils n’entrent réellement dans notre top. Et puis il y a eu ce dimanche au Hellfest 2013, où nous avons décidé d’assister au concert des portugais sous la Altar, de loin. Du moins au début, car nous avons pris une grosse claque ce jour là, et nous avons adoré le show. Nous avons par la suite exploré la discographie du groupe, notamment leur dernier Alpha Noir/Omega White que nous avions acheté à sa sortie sans trop l’écouter. Moonspell est depuis entré dans mon top personnel, j’attendais donc avec impatience leur nouvel album Extinct qui sort le 6 mars chez Napalm Records.

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La couverture est encore une fois signée Seth Siro Anton qui officie dans Septic Flesh. L’album se compose de 10 pistes donc vous trouverez les titres ci-dessous. Certaines éditions intègrent aussi 4 bonus tracks ainsi qu’un documentaire de 90 minutes. Nous n’avons pas entendu ni vu ses bonus nous ne les évoquerons pas dans cet article.

1. Breathe (Until We Are No More)
2. Extinct
3. Medusalem
4. Domina
5. The Last of Us
6. Malignia
7. Funeral Bloom
8. A Dying Breed
9. The Future Is Dark
10. La Baphomette

Si Alpha Noir et Omega White séparaient de manière assez nette les diverses influences de Moonspell, ici, on retrouve les deux facettes du groupe mixées et équilibrées. Le chant clair est relativement présent, avec la voix de crooner si caractéristique de leur chanteur. Le grunt est quasiment absent, ce qui donne un album assez accessible. Personnellement, j’adore, même si je comprend que l’on puisse trouver cela cheesy, pour la fane de Type O Negative que je suis, je ne peux qu’apprécier. Les thèmes sont très Moonspell : l’amour, mais l’amour dans la mort, un monde sombre mais pourtant pas dénué de beauté. Les paroles sont parfaitement représentées par la musique, assez sombre tout en ayant de belles éclaircies. On dirait que je présente la météo en disant ça…

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Pour le coup, l’influence gothique de Moonspell est bien plus présente que sur certains vieux albums. Difficile de ne pas penser à Sisters of Mercy en écoutant Medusalem. Medusalem est d’ailleurs un de mes titres préférés, son tempo relativement élevé, sa construction éloignée du traditionnel couplet-refrain en font un des temps fort de l’album. Le groupe a toujours eu une facette mélodique, mais pour une fois, l’orchestration utilisée est un orchestre turque et cela se ressent énormément, notamment sur le break de Breathe (Until We Are No More) et sur Medusalem.

Pour le coup, cela permet aux portugais d’avoir une réelle originalité dans le genre. La plupart des groupes qui décident d’intégrer des orchestres vont plutôt chercher des orchestrations « classiques ». Je les aime aussi, mais c’est du déjà vu. Ici l’orchestre turque a apposé sa patte sur pas mal de titres, formant une sorte de ligne directrice pour toute la première partie de l’album. La deuxième partie, dès Domina est plus proche de Omega White.

Bien sur, comme sur Omega White, on est sur des structures assez simples, en mode couplet-refrain, assez efficaces. Seul bémol, certains morceaux sont réellement trop axés sur des refrains, répétés dix fois, comme c’est le cas sur Extinct ou encore The Future is Dark qui est d’ailleurs assez faible à mon avis par rapport au reste de l’album. Domina aussi a tendance à marteler le refrain, mais le long passage instrumental et son solo compensent le classicisme qu’on aurait pu redouter. L’outro, La Baphomette est clairement la surprise de l’album, puisque c’est une valse, sans guitares …. chantée en français !  Je n’ai toujours pas décidé ce que je pensais de ce morceau ovni.

En résumé, Extinct est un album de Moonspell dans la droite lignée d’Omega White, avec des touches d’Alpha Noir. Si vous n’avez pas aimé cet album bonus, vous n’aimerez probablement pas celui-ci. Mais si comme moi c’est un de vos albums préférés, vous ne pourrez qu’aimer Extinct. Moi il tourne déjà en boucle sur mon iPhone.


L’Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Serafina dans Critiques, Livres le 3 mars 2015, avec 3 commentaires
Critiques

J’avais lu le premier tome de la série Kushiel l’année dernière. Ce fut un de mes coups de cœur de 2014 et je regrettais d’avoir attendu si longtemps pour le lire. Il faut dire que j’avais la version grand format reliée chez Bragelonne dans ma bibliothèque depuis genre 5 ans. Mais c’est pas pour autant que j’ai enchainé avec le tome 2, L’Elue, dont j’ai attendu sa sortie en poche chez Milady. Synopsis ?

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Après les événements du premier tome Phèdre goute un repos mérité. Cependant, tout n’est pas réglé, et notamment une traitre au royaume de Terre D’Ange manque à l’appel, et elle ne semble pas décidée à laisser la Reine Ysandre sur le trône.

On retrouve donc avec plaisir le style assez ampoulé de la série Kushiel que personnellement j’adore. Il y a eu incontestablement un très bon travail de traduction car c’est chantant et élégant. Comme si cela avait toujours été écrit en français. Les personnages du premier tome reviennent pour une grande partie dans le deuxième et j’étais très heureuse de retrouver Phèdre et ses amis. Les personnages de Jacqueline Carey ont du corps et le récit à la première personne, pourtant exercice périlleux, est un réel plus. On est réellement avec Phèdre, c’est comme une amie qui nous raconte son histoire au coin du feu, avec ce qu’il faut de légèreté, de recul et d’humour.

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Kushiel, malgré ses couvertures qui faisaient penser à des romans de courtisanes, c’est surtout des intrigues de cour. C’est un roman de politique, avec son lot de complots et de faux semblants. La taille conséquente du roman rendant possible le fait de développer des intrigues de grande échelle et de nous faire tourner chèvre en nous donnant des indices contradictoires. On ne peut pas dire que cela soit un roman d’action, bien qu’il y ai des moments de bravoure. L’histoire suit son rythme, parfois assez contemplatif, mais cela ne m’a jamais dérangée.  L’auteur tire parti des 900 pages, et du coup creuse d’autant plus son univers.

En effet, cette fois ci aussi, nous sortons de Terre d’Ange, mais en direction de l’Italie ou des côtes de l’adriatique. Phèdre y rencontre une cour bien différente de la sienne, et les relations géopolitiques entre les différents pays (plus ou moins inventés) sont exploités très finement, avec beaucoup de réalisme. Bien que le Fantastique soit présent à de nombreuses reprises, ce n’est pas l’élément central de l’histoire, un peu comme dans un Trône de Fer, ce sont surtout les intrigues et les jeux de pouvoirs qui nous captivent.

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline CareyLe roman sait être passionnant, mais aussi très émouvant quand on voit deux personnages se faire du mal sans le vouloir et se rendre compte petit à petit que ce mal n’est peut être plus réparable. Nous faire passer de l’intrigue aux larmes est une des forces du roman et cela rend encore plus vivants les personnages, cela leur donne tellement plus de relief.

Je n’arrive pas a trouver un seul défaut à ce deuxième tome de Kushiel en fait, je vous fait donc une critique absolument positive. Je ne vois pas pourquoi j’ai pu passer à coté si longtemps et pourquoi elle n’a pas déjà été adaptée en série elle aussi, il y a tellement à faire ! Je ne peux donc que vous conseiller de ne pas avoir peur du millier de page de chaque tome – à peu près – et d’entamer tout de suite cette série si ce n’est pas encore le cas. Vous ne le regretterez pas, promis.


C’est Lundi que lisez vous ? #160

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 2 mars 2015, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Delirium de Lauren OliverJ’ai terminé La Pelote d’épingles de Cécile G. Cortes, une parution des éditions du Chat Noir. C’est décidément une lecture sympathiques, même si certains passages au milieu sont un peu longuets. Heureusement l’arc final est bien ficelé, et les personnages plutôt bien pensés et attachants.

J’ai commencé Délirium de Lauren Oliver, une dystopie Young Adult parue auparavant dans la collection Black Moon. C’est bien écrit, mais c’est tout de même très convenu, dans la grande ligne de Uglies. Un peu trop même, car du coup, on sent venir le pitch à 3 kilomètres. Dans ce monde donc, l’amour est considéré comme une maladie et chaque personne est « traitée » à 18 ans pour ne plus avoir de sentiments. Bon, c’est plutôt simpliste, ça se lit, mais je suis pas sure de réellement apprécier.

dabYo

Je suis encore sur Montres Enchantées, le recueil de nouvelles qui mélange Steampunk et les horloges. L’univers est sympathique, mais je dois avouer que j’ai un peu de mal sur les derniers nouvelles que j’ai lu, qui travaillent plus l’aspect présentation du récit que l’intérêt de celui-ci.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?