Dernièrement sur if is Dead:

C’est Lundi, que lisez vous ? #154

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 12 janvier 2015, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Je Suis CharlieCette semaine on ne peut pas vraiment dire que j’ai lu des livres. J’ai surtout passé mon temps à lire des articles ça et là sur les évènements qui se sont passés en France. A réfléchir à ce que je pensais de toutes les réactions que cette affaire a pu provoquer.

Je n’ai toujours pas réussi à me faire un avis. Manifester pour la liberté d’expression en même temps que des responsables politique qui font tout pour brider celle-ci ? Ne pas manifester et rester à côté de cet élan populaire parce qu’il y a quelques points avec lesquels on est pas d’accord ? Quelle réponse apporter ? Suis-je Charlie et dois-je assumer toutes les caricatures -réussies ou non- de l’hebdomadaire que, je l’avoues, ne lisais jamais ? Ou au contraire, en douter est il problème ? Devrais-je n’avoir aucun doute ? Bref.

Serafina

J’ai avancé Victorian Fantasy de Georgia Caldera dont j’ai dépassé les 2 tiers. Le roman s’essoufle un peu au milieu, trop centré sur le love/hate des protagonistes, c’est dommage car l’univers pourtant passionnant est un peu laissé de côté. A voir sur la fin !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


HtH15: K.I.N.G. de Satyricon

dabYo dans Actualité, Musique le 11 janvier 2015, avec aucun commentaire

Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Satyricon est de retour au Hellfest 2015 après un passage en 2012… où je ne m’étais même pas pointé. Il faut dire que je n’ai découvert le groupe qu’avec la sortie de leur dernier album éponyme, dont le Black Metal est mêlé à une rythmique bien agressive, très Black’n’Roll qui a tout pour me plaire. Du coup, si l’année dernière le groupe du genre que j’attendais le plus était Watain notamment grâce à une rythmique bien particulière, loin de la monotonie qu’on pouvait connaître dans le genre au début des années 90, c’est Satyricon qui prend cette année leur place.

Et pourtant le groupe est un vieux de la vieille, fondé en 1991 il est passé par de nombreuses phases et c’est celle entamée avec Volcano qui me plait le plus. K.I.N.G. est là dessus le parfait exemple, avec une rythmique tellement bonne que je pourrais l’écouter en boucle. Agressive tout en restant assez black, on se prend tout de suite au riff répétitif et certes simpliste, accompagnée d’une batterie efficace, qui vous fait instantanément headbanguer. Bon le clip par contre montre plus le manque de moyen qu’autre chose, hein.

Satyricon sera sans aucun doute l’un des headliner de la Temple, et nous ne les raterons sous aucun prétexte.


La Floraison est le premier tome de la série Rose Morte, une série Fantastique dont ce premier tome est paru aux éditions de L’Homme Sans Nom en 2012. Cela faisait un moment que ce bouquin m’attirait, notamment à cause de sa très jolie couverture signée Magali Villeneuve. Est ce que le dedans sera à la hauteur du dehors ? Synopsis !


rose-morte-iid

L’histoire se déroule à  la fin du XVIème siècle. La famille de Rose, notre héroïne, a fuit l’Angleterre suite aux persécutions  religieuses. La famille vit désormais en France, mais pas totalement à l’abri du besoin. C’est pourquoi le père souhaite marier sa fille. Sauf que plusieurs séries de meurtres secouent Paris ….

Celine Landressie

Celine Landressie

J’avoue qu’en lisant le résumé je ne savais pas trop si il s’agissait d’un roman fantastique ou historique ! Cela ne me dérange pas car j’aime bien l’historique mais il est vrai que la partie fantastique n’arrive qu’a la moitié du récit, soit après 250 pages. Cet élément est d’ailleurs plutôt bien amené, et le passage du récit historique au fantastique est bien réalisé. Ce n’est ni précipité, ni trop long, même si on comprend plusieurs dizaines de pages avant l’héroïne ce qu’il se passe. Je ne vous en dirais cependant pas plus la dessus, car cela fait partie des charmes du récit.

L’écriture de Céline Landressie est très agréable et convient parfaitement à l’époque du roman, sans être trop ampoulée pour autant. De nombreux mots vieillots sont présents, les tournures sont délicates et le vocabulaire nécessite parfois quelques notes de bas de page. De même, bien qu’évidemment les personnages ne s’expriment pas en vieux français, ils sont tout à fait crédible, dans la retenue qu’on attend de comtes et comtesses du XVIème siècle.

Rose Morte tome 1, La Floraison de Céline LandressBien que le bouquin soit composé de longs chapitres, il se lit vraiment bien et cela c’est du à la progression du récit, qui sait nous tenir en alerte, passant de sujets lourds comme des meurtres aux cancans de Rose et sa meilleure amie. De plus, l’ancrage historique fort nous permet aisément de nous représenter les scènes. En effet, l’histoire se passe entre Rouen et Paris à la fin du XVIème siècle. Du fait que les personnages assistent à des bals et autres diners, les discussions politiques nous resituent dans l’Histoire et notamment dans les Guerres de Religion qui ont déchiré la France. Heureusement, l’auteur à pensé à nous mettre en annexe des rappels historiques pour que les personnes comme moi qui ne connaissent pas très bien cette époque ne soient pas perdus !

Bref, je ne peux que vous conseiller ce roman ! Il a apparemment eu pas mal de succès et j’étais passé totalement à coté mais sachez qu’il le mérite. Et apparemment je ne suis pas la seule à le penser puisque la saga va être publiée cette année chez Milady au format poche. Personnellement, je ne pense pas que j’attendrais le format poche pour me procurer le 2ème tome. Il faut l’avouer pour mon premier livre terminé en 2014, la barre est placée très haute !


Trois oboles pour Charon de Franck Ferric

dabYo dans Critiques, Livres le 6 janvier 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Qu’il fait plaisir de voir un auteur que l’on suit depuis ses débuts signer avec une maison d’édition aussi réputée et culte que les éditions Denoël. Il y a plusieurs années maintenant, Serafina découvrait Franck Ferric avec La Loi Désert et depuis lors, je crois bien avoir lu tout ses autres ouvrages. Cette fois, c’est donc dans la collection culte du genre de l’imaginaire qu’on le retrouve avec Trois oboles pour Charon, son troisième roman. Au programme, des dieux, un homme face à son destin et à l’absurdité de la vie. Assurément des thématiques chères à l’auteur. Le tout avec une superbe couverture Bastien Lecouffe Deharme. Synopsis.

Trois oboles pour Charon de Franck Ferric

Sisyphe est un homme qui a jadis voulu aller plus haut que sa condition, et qui en défiant les dieux, a fini par se brûler les ailes. Depuis, il est condamné à revivre sans cesse les mêmes moments tragiques de la vie: naître en période de guerre, et y mourir comme un chien, sans raison, des mains d’un soldat de tel ou tel camp. Charon le passeur a la difficile mission de lui refuser le passage vers l’au delà et à le renvoyer sans cesse parmi les vivants.

L’histoire de Trois oboles pour Charon va donc être centrée autour du personnage de Sisyphe et de sa condamnation par les dieux. Ce dernier n’a de cesse de se réveiller parmi les cadavres de la guerre et ce à toute époque, et nous allons le suivre à certains moments clefs de l’histoire humaine. Car il ne revit pas les mêmes moments historiques, mais simplement les mêmes conditions: celles d’un champ de bataille où deux camps humains s’étripent et se déchirent pour des raisons qui souvent paraîtront futiles par la suite. Son corps lui se souvient des marques du passé, il est ainsi recouvert de cicatrices, tatouages et autres marques que les hommes peuvent s’infliger, allant des blessures de guerre aux marques de l’esclavage.

Franck Ferric

Franck Ferric

Nous allons donc sauter d’époque en époque, allant de la Rome antique conquise et vaincue par les barbares aux guerres, par la soumission des païens par les catholiques ou des passages plus modernes de colonisation. Cela ne s’arrête pas là puisque le roman vire ensuite à l’anticipation, enfin, plutôt au post Apocalyptique. Franck Ferric y livrant une certaine vision de ce que deviendra l’humanité, un endroit où finalement la guerre n’est jamais bien loin. Nous ne sommes pas vraiment face à un roman du genre, et en dehors du postulat de l’existence des dieux, on peut sans doute qualifier le roman de fiction.

La narration est faite à la première personne du singulier, directement par la voix de Sisyphe et il faut bien avouer qu’au début, c’est assez déroutant. On finir par s’y habituer mais du coup, comme il y a quelques séquences de description de là où le personnage se réveille, ça porte parfois à confusion. Ce qui m’aura sans doute le plus gêné, c’est peut être la fréquence avec laquelle l’auteur nous rappelle que le temps marque la chair. Quelque chose ne faisait pas naturel, j’avais l’impression qu’il y insistait un peu trop.

Trois oboles pour Charon de Franck FerricMais c’est sans doute l’un des rares points noirs du roman. Car on pourrait à la base être perplexe sur un scénario où le héros perd systématiquement la mémoire. Et pourtant il n’en est rien, Franck Ferric arrive à donner du rythme à son histoire, on est vraiment plongé dans les différentes époques et certaines, surtout celles éloignées où la civilisation était à ses balbutiements, sont vraiment réussies.

J’ai dévoré Trois oboles pour Charon de Franck Ferric et après un début un peu chaotique, difficile à appréhender, on fini par être happé par cette histoire. On se demande comment tout cela pourra bien finir, et c’est sans doute là la clef de l’histoire. Les thèmes de l’auteur sont peut être proches de ceux dont il avait déjà traité, mais il le fait avec talent tout en évitant de tomber dans la redite. Vivement le prochain.


C’est Lundi, que lisez vous ? #153

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 5 janvier 2015, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Yellowstone de L AlbarJe suis toujours sur Yellowstone de L. Albar aux éditions Mnémos. Après un début difficile je suis lancé dedans, bien que je n’arrive pas encore à bien voir où souhaite nous mener l’auteur. L’univers est très apocalyptique, cyber punk à souhait, avec quelques éléments judicieusement trouvés.

Du coup il est marrant de voir à quel point il peut être difficile d’anticiper lorsqu’on parle de géopolitique. En effet, l’auteur se projette dans un futur assez proche et surtout n’hésites pas à faire des rappels d’histoire. Par exemple, tel attentat de tel organisation terroriste à telle année. Sauf que voilà, l’actualité vient parfois contredire ce qui peut être écrit moins de six mois plus tard… Rien de grave évidement !

Serafina

Rose Morte tome 1, La Floraison de Céline LandressJ’ai terminé Rose Morte Tome 1: La floraison de Céline Landressie dont je vous parlais la semaine dernière. Le livre continue d’être très bon jusqu’au bout. C’est une excellente découverte : une histoire qui se tient, du Fantastique bien amené, des personnages crédibles. Pas étonnant que la série soit republiée cette année chez Milady !

J’ai ensuite commencé Victorian Fantasy Tome 1: Dentelle et Necromancie de Georgia Caldera. J’avais longtemps repoussé ce livre à cause de sa couverture trop typée romance à mon gout. A tort, car c’est une histoire Steampunk (eh ouais !) qui n’est pas sans rappeler Sans Âme. Sauf qu’en plus, il y a tout le style de Georgia Caldera qui me donne l’impression de lire un Shojo (j’adore les shojos). Je n’en ai lu qu’un peu moins de la moitié pour le moment, on va voir dans quel sens cela va se développer !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Parmi les grosses baffes que j’ai pu prendre au Hellfest figure pour le moment un et unique groupe de Stoner, les anglais de Orange Goblin au Hellfest 2012 lors de leur passage sous la Valley. Je me rappelle encore très bien être arrivé en retard à cause du concert précédent, avoir joué des coudes pour me reprocher d’une scène toujours très loin, puis avoir pris une énorme baffe. Avec Red Tide Rising, le groupe m’envoyait un énorme patté dans la gueule dès le début du set et le headbanging ne se terminerait que dans une bonne quarantaine de minutes.

Ce live que je considère mémorable peut être revécu facilement grâce à cette vidéo Youtube avec une qualité plutôt bonne. Et pour cause puisque la plupart des lives de la Valley de 2012 ont été filmés et montés par des pros. L’occasion de retourner dans la poussière et la musique grasse des anglais.

Orange Goblin a depuis lors sorti un nouvel album nommé Back From The Abyss, ce qui va évidemment justifié ce nouveau passage. Pour le moment je ne l’ai écouté que quelques fois et j’avoue ne pas y retrouver la même pêche et le désespoir que leur précédent album m’avait procuré. Il faut dire que le groupe a déjà plus de 15 ans d’existence, un paquet d’albums, mais il n’y a qu’un album qui trouve grâce à mes yeux, A Eulogy for the Damned.

Ça ne m’arrêtera en aucun cas et je compte bien aller les voir de nouveau et m’en prendre une bonne !


Rebelle de Mark Andrews et Brenda Chapman

dabYo dans Critiques, Films le 2 janvier 2015, avec 2 commentaires
Critiques

Au rayon des Disney sortis récemment et que nous n’avions pas vu figure Rebelle de Mark Andrews et Brenda Chapman à qui l’on doit le scénario. Il s’agit encore une fois d’un film d’animation des studios Pixar, avec bande  d’annonce assez inhabituelle pour une des productions du groupe: une princesse qui semblait aller à l’encontre des standards et des habitudes pour une princesse: le prince, le mariage, tout ça. Bref, synopsis.

Rebelle de Pixar Disney

Mérida est la fille du roi d’Écosse, elle aime par dessus tout le tir à l’arc, chevaucher et l’exploration. Bref, rien de qui conviendrait à une fille de son rang: princesse. Du coup, sa mère la reine, veille au grain et ne manque pas un instant de la vie de la jeune fille pour lui rappeler les devoirs qui lui incombent: couture, maintien, bonne éducation, musique et des plus vertes encore. Le moment tant attendu par sa mère et tant redouté par la jeune fille finit par arriver… celui du tournoi pour déterminer lequel des fils des clans d’Écosse aura sa main…

Le pitch du film est plutôt sympa et change de l’habituelle princesse que l’on retrouve éternellement dans les animés de Disney. On s’en doute du coup dès le début, l’intrigue principale se retrouve dans la volonté de Mérida de ne pas être mariée de force, de pouvoir choisir ce qu’elle veut devenir, c’est à dire autre chose qu’une princesse potiche qui ne sert à rien. On est donc en plein dans la crise d’adolescence mais pour le coup, ce n’est pas exaspérant et ce côté là est plutôt bien fait.

Non, ce qui va plutôt poser problème dans Rebelle, c’est le rythme assez décousu et surtout, l’incohérence totale du scénario. Il y a quelques éléments qui vont pousser Mérida à s’éloigner temporairement de sa famille, plusieurs jours, sans que cela n’ait aucun impact sur sa famille… Euh ?

Rebelle de Pixar Disney

De même, en dehors du personnage de Mérida, aucun autre protagoniste ne va sortir du lot, c’est un peu le néant complet. Il n’y a pas de construction des personnages, à peine celui de sa mère qui du coup est l’alter égo du personnage. Mais c’est vraiment très peu, les rares passages essayant de lui donner de la profondeur sont plus là pour montrer que sa mère n’est pas une potiche elle non plus. Une façon, en quelque sorte, de ne pas non plus jeter toutes les princesses des autres films aux orties.

Mais bon, en dehors de ces petits points, Rebelle se regarde assez facilement et l’animation y est sans doute pour quelque chose. Les paysages reproduits d’Écosse sont franchement sympa avec des combats très dynamiques et des mises en scènes plutôt réussi. Les clans du royaume sont assez originaux, stéréotypés certes, mais ils ont le bon côté d’être relativement variés. On devra forcément parler des cheveux de l’héroïne qui, il faut bien l’avouer, donnent l’impression d’avoir eu tout le budget de la réalisation. En dehors de l’aspect fun, ils perdent vite leur intérêt.

Rebelle de Disney Pixar

Au final, Rebelle aurait pu être une bouffée de fraicheur concernant cette remise en question de la place de la princesse. Sauf que voilà, j’ai du mal à m’en convaincre au final. Car que retiendrons les enfants ? Sans doute qu’en s’écartant du chemin tracés par ses parents, on provoque des malheurs pour sa famille. Si on craindra tout au long de l’aventure que la jeune princesse finisse par être embrigadée, se résigne par amour pour sa mère, cela n’aura pas lieu. A aucun moment cela ne sera dit de manière explicite. Reste que les faits qui marquent sont les non dits, et que de ce côté là, je suis plus que perplexe.

Avec près de 50% de fréquentation en moins que La Reine des Neiges, on peut aisément voir que le chemin est encore bien long avant que les Disney sortent des stéréotypes. L’argent, ça compte.

 


Les Indestructibles de Brad Bird

dabYo dans Critiques, Films le 31 décembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Le premier Disney que nous avions vu cette année 2014, La Reine des Neiges, nous avait laissé avec un arrière goût de très mauvais. Du coup, on avait franchement envie de terminer l’année avec un bon Disney. Et parmi les prétendants qui pouvait faire l’affaire et que nous n’avions pas encore vus, il y avait Les Indestructibles. Bon, ce n’est pas un Disney à proprement parlé puisqu’il a été réalisé par les studios Pixar avant leur intégration complète. Bref, synopsis.

Les Indestructibles de Brad Bird

Robert Parr est un assureur, il conseille ses sociétaires aussi bien qu’il le peut et sans l’accord de sa hiérarchie qui le trouve bien trop gentil. Robert Parr aime aider les gens, chose assez contradictoire avec le le business plan capitaliste de son entreprise, car avant d’être un petit assureur bureaucrate, c’était Monsieur Indestructible. Un super héros à la retraite depuis qu’il est interdit de sauver les gens, contraint de vivre une vie normale avec sa petite famille… pas très normale.

Je connaissais l’aura des Indestructibles mais je n’en connaissais pas la raison avant de commencer à le regarder. Un film de plus de deux heures pour un Disney, c’est carrément rare. Mais j’étais loin de m’attendre à être face à quelque chose d’aussi… adulte. Le film commence en effet sur la vie bien déprimante de Robert, contraint de vivre la vie futile et sans but que bon nombre d’entre nous vivons chaque jour. Ce n’est clairement pas quelque chose que l’on voit souvent dans des films à destination des enfants, et là dessus, c’est plutôt bien fait. Cela pourrait être une petite phase de cinq minutes du film, mais non, cela va durer un long moment. Surprenant.

Le scénario est construit autour de cette idée, avec évidemment une petite touche enfant pour la suite, mais sans renier cette première impression. C’est donc plutôt très rafraichissant et j’ai clairement été séduit. On est à des années lumières du scénario de La Reine des Neiges par exemple. Alors certes, la fin reste assez basique, et il y a quelques petits raccourcis, mais on peut y voir clairement deux champs de lecture, et c’est du tout bon.

Les Indestructibles de Brad Bird

Le film est blindé de petits clins d’œil, de références, qui font qu’on y passe un très bon moment. L’humour est évidemment omniprésente et je l’ai trouvé plutôt très réussi, car pour une fois il n’y a pas eu besoin d’intégrer le personnage rigolo souvent très casse gueule. Je pense au bonhomme de neige de La Reine des Neiges par exemple, ou aux deux enfants de Rebelle, le bébé ours de Frère des Ours… Du coup, ça donne des personnages certes un poil stéréotypés comme Flèche, mais pas pour autant insupportables, juste dosé. J’ai aussi aimé Violette, bien qu’elle reste elle aussi très classique.

Bien que Les Indestructibles soit déjà sorti il y a plus de 10 ans maintenant, j’ai trouvé que l’animation avait très bien vieillie. C’était à l’époque l’un des premiers films d’animation avec des humains et seulement des humains, mais on ne peut pas dire que le tout ait été fait au ras des pâquerettes. Il y a vraiment de très nombreux éléments variés dans les différents paysages rencontrés, cela va de la ville à la jungle, en passant par de la lave. Les combats ne manquent pas de dynamisme et sont assez réalistes, bon, ça reste des super héros hein.

Les Indestructibles de Brad Bird

Au final, Les Indestructibles n’avait rien pour nous conquérir, et j’avais vraiment de très mauvais aprioris. Ce n’est clairement pas une thématique que retrouver chez Disney m’intéressait. Et pourtant, avec une très bonne animation, une prise de position osée concernant le déroulement général du film, on peut dire que la mission est plus qu’accomplie. Clairement un de mes films d’animation préférés. Une suite vient d’ailleurs d’être annoncée pour les 10 ans du film.


C’est Lundi, que lisez vous ? #152

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 29 décembre 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Yellowstone de L AlbarJ’ai d’abord terminé ma lecture de Le Bâtard de Kosigan de Fabien Cerutti des éditions Mnémos et je dois avouer que j’ai plutôt apprécié sa fin. Le style de l’auteur et le personnage qu’est le héros finissent par prendre et on oublie qu’ils peuvent parfois être totalement horripilants.

Du coup j’ai entamé un autre Mnémos, un Thriller cette fois: Yellowstone de L. Albar. Bon franchement j’en ai lu qu’une cinquantaine de pages donc il est trop tôt pour me prononcer. Mais le style genre rentre dedans où l’on comprend rien, ça commence à être long au bout de cinquante pages…

Serafina

La belle fauconnière de Marion Zimmer Bradley Comme prévu, j’ai terminé La Belle Fauconnière de Marion Zimmer Bradley. Comme je le pensais, j’ai trouvé le livre assez simpliste et il ne m’a pas énormement convaincue, la fin n’a rien changé, d’autant que j’avais déjà senti certaines des révélations depuis perpet’. Bref, pas le milleur tome de la série, mais je la continuerais en 2015.

J’ai ensuite commencé Rose Morte tome 1, La Floraison de Céline Landress aux éditions de L’Homme Sans Nom. L’histoire qui se déroule à la fin du XVIème siècle est très plaisante, avec des personnages attachants. Le style de l’auteur est vraiment très agréable à lire, ça défile tout seul, tellement que j’en ai déjà lu les deux tiers. Le fantastique n’apparait que très tardivement, et par contre était un brin prévisible.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Avec 8 éditions du Hellfest dans les pattes, il y a un nombre assez hallucinant de groupes que nous avons découverts uniquement parce que leur passage était annoncé à Clisson, faisant par là même du festival notre première source de nouveau son. Cette année ne déroge pas à la règle et alors que l’on listait le nombre hallucinant de groupes nous intéressants, nous sommes tombés sur les suédois de Terra Tenebrosa.

Des suédois qui sont de masque vêtus, à l’apparence macabre et qui ont sorti leur premier album en conservant leur anonymat, ce n’est pas sans rappeler un certain Ghost. Mais ici, au lieu d’être sucrée et glauque à la fois, l’ambiance des morceaux de Terra Neberosa se veut lourde, malsaine et froide. Une sorte de mélange malsain des diverses influences que sont le Postcore, le Sludge et évidemment le Black Metal, le tout donc sous un label Avant Garde un peu fourre tout. Avec leur deux albums, c’est une vraie baffe que j’ai pris en les découvrant sous les conseils avisés de Seraf’.

Bien que travaillant beaucoup l’ambiance des morceaux, on ne pourra pas reprocher à Terra Tenebrosa de ne pas faire de la musique rythmée, et c’est bien là ce qui me plait d’autant plus dans leurs compositions. Un enregistrement complet de leur passage à la Maroquinerie en Avril 2014 est disponible sur Youtube, le son n’est pas optimal mais on sait déjà qu’on va passer un moment bien glauque.