Dernièrement sur if is Dead:

Le monde de l’animation japonaise a des perles et il est toujours très agréable de tomber dessus. On pourrait évidemment citer Shirokuma Café, l’anime qui met en scène un Panda travaillant à temps partiel au zoo en tant que Panda, mais c’est la première saison de Nodame Cantabile dont je vais vous parler ici. Il s’agit comme bien souvent de l’adaptation d’un manga, un Josei de Tomoko Ninomiya centré autour de la musique classique. Après tout, on a pu se mettre à apprécier le Go avec Hikaru no Go, alors pourquoi pas la musique classique et le piano, hein ? Synopsis.

Nodame Cantabile de Kenichi Kasai

Shin’ichi Chiaki est la star de son école de musique japonais où il est considéré de tous comme un prodige du piano. Mais la réalité est tout autre car son rêve n’est pas celui de devenir pianiste professionnel, mais d’être un chef d’orchestre comme son idole et ancien maître Sebastiano Viera. Il a en effet rencontré l’européen alors qu’il était tout jeune et souhaite plus que tout le rejoindre après sa graduation pour parfaire son apprentissage. Sauf que voilà, il a une phobie de l’avion et du bateau. Difficile de quitter l’archipel dans ces conditions. Désespéré de ne pouvoir sortir du Japon, il fini par rencontrer une élève complètement instable qui vit parmi les détritus juste à côté de son appartement, Noda Megumi

Bon, on est dans un Josei et ce n’est donc pas qu’autour de la musique que notre anime va se concentrer, mais aussi autour d’une relation amoureuse, forcément. Vous l’aurez compris, le scénario est articulé autour du futur de nos personnages, de la phobie de Chiaki et de la relation qui va se construire peu à peu avec Noda Megumi dite Nodame. Le tout sur fond de musique classique, de concerts, d’apprentissage tumultueux et surtout d’une grande culture musicale. Mais commençons d’abord par présenter les deux personnages pivots de notre histoire.

Chiaki est ce qu’on pourrait dire assez classique, très stable et a tout ce qu’on peut imaginer d’un talentueux musicien. Il sait ce qu’il veut, est doué dans ce qu’il fait, reste rationnel à tout moment et plus que tout, est prompt à accompagner les autres et à leur servir de reposoir. C’est sans doute les qualités attendues d’un chef d’orchestre, enfin, je suppose. On pourrait l’imaginer comme un Mary Sue mais ce n’est pas vraiment l’effet qui en ressort au fil des épisodes. Évidemment, Nodame est l’exacte opposée. Elle vit la musique et ne la joue que par passion et en suivant son instinct là où Chiaki a une méthode complètement rationnelle. Elle vit dans des conditions sanitaires des plus dangereuses et est complètement instable sentimentalement parlant. Elle est donc carrément weird.

Nodame Cantabile de Kenichi Kasai

Et c’est évidemment sur ces aspects là que la trame va s’axer. Alors il y a une histoire de fond évidemment, celle de l’apprentissage des différents étudiants, les héros ainsi que leurs amis. Mais aussi des dizaines et des dizaines de gags créés à partir des différences de mentalités et qui s’avèrent être très drôles. Nodame est complètement géniale, très drôle, elle donne du piment à l’histoire et permet de rythmer les épisodes. Cela est suffisamment bien dosé pour nous faire passer du rire aux larmes très rapidement. On ne se lasse pas de sa bonne humeur et c’est là dessus un côté très positif pour l’anime. Il va être contre balancer par des problèmes

A côté de ce duo de choc, bien que Chiaki soit relativement effacé et serve ici plus de faire valoir, on retrouve d’autres personnages très colorés. En effet, orchestre oblige, chaque instrument est plus ou moins représenté avec notamment un joueur de tambour aux allures de fangirl, ou encore un violoniste fan de Rock. Le côté musical et la culture qui va avec n’est pas en reste non plus. Évidemment, je ne suis pas un expert et la musique classique ne me passionne pas particulièrement, mais on y découvre un éventail de compositeurs intéressant et qui sans pousser à la passion permet d’appréhender un peu mieux ce monde. Des longs passages orchestraux jalonnent les épisodes au long de l’évolution des personnages dans leur parcours scolaire, ces derniers ayant évidemment des épreuves.

Bien que relativement récent, l’anime étant sorti en 2005, il faut avouer qu’en terme de réalisation et d’animation, on est complètement à la rue. Le dessin est très simple pour ne pas dire simpliste, le chara design des personnages est sans réel intérêt mais cela vient sans doute du manga qui est lui aussi très moyen de ce côté. Il n’y a pas de personnage particulièrement charismatique de ce côté là. De même, l’animation est vraiment moyenne et on a l’impression d’être face à quelque chose sans aucun budget. On ne parlera même pas des séquences de musique où on frôle parfois le néant total: des images fixes avec de la musique…

Nodame Cantabile de Kenichi Kasai

Cette première saison de 23 épisodes passe vraiment très vite pour le peu qu’on s’accroche au personnage de Nodame qui porte tout de même une grande partie de l’intérêt sur ses épaules. Cela dit, le format ne permet pas encore de bien comprendre pourquoi l’anime est classé en Josei et non Shojo, car les éléments plus adultes n’ont pas encore eu complètement le temps d’apparaître. Avec son univers assez original et ses personnages hauts en couleur, Nodame Cantabile est un divertissement rafraichissant que je conseille vivement !


Metal Dead de Walk Thru Walls

Zombie Metal

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 10 juin 2015, avec 1 commentaire
Critiques

Metal Dead est un jeu du studio indé Walk Thru Walls Studios sorti en 2014. Il s’agit d’un Point’n’Click dans la pure lignée des LucasArts de la grande époque. Forcément pour un jeu de ce genre, l’histoire est centrale.

Metal Dead de Walk Thru Walls

Ça y est, l’apocalypse zombie était pour le mois dernier et vous filez à toute allure avec votre pote dans sa caisse qui blaste du Death Metal en slalomant entre les zombies. Malheureusement même les meilleurs amis se disputent et cela finira en tôle froissé au pied d’un immeuble où semble converger les zombies.

Je le dis tout de suite le scénario et les personnages sont tous WTFesque, à la LucasArts pour ces jeux SCUMM. Il y a quelques bonnes idées et on n’est pas trop dans le cliché. Et puis la fin est tellement imprévisible que ce serait un sacrilège de vous en parler.

Metal Dead de Walk Thru Walls

Pour le gameplay c’est du Point’n’Click de base, on utilise le curseur botte pour se déplacer, la main pour manipuler et l’œil pour observer. On peut combiner les objets entre eux et les utiliser pour résoudre les énigmes. On progresse dans l’immeuble en récupérant des cartes d’accès qui permettent à l’ascenseur de l’immeuble d’atteindre les autres niveaux. La plupart des énigmes sont suffisamment logiques pour qu’on ne gamberge pas des heures. Là où j’ai eu des problèmes c’est soit sur l’ordre de dans lequel combiner certains objets ou pour identifier l’élément qui me manquait dans le décor, une tâche d’huile sur du bitume, c’est pas forcement le plus évident à voir.

Là où ça pique un peu c’est sur la durée de vie, j’ai fait le tour en 3 heures mais bon vu le prix que je l’ai payé ça me revient à moins d’un euro de l’heure d’aventure, on a connu moins rentable (qui a dit Call of Duty). Le design est cartoonesque et ça atténue grandement les scènes où les zombies se font plaisir gastronomiquement parlant. C’est un petit peu aliasé sur grand écran mais ça passe quand même. Pour la musique, on est clairement revenu à l’ère 16 bits donc forcément ne vous attendez pas à du metal hi-res, genre qui ne monopolise pas, malgré le titre, la bande originale. La musique reste correcte et pas trop répétitive heureusement.

Metal Dead de Walk Thru Walls

Metal Dead est un bon petit jeu qui pourra vous occuper le temps d’une soirée. En plus quelques succès sont un peu dissimulés, les achievers seront contents. A savoir, une suite est prévue pour 2015 sous le titre Metal Dead Encore.


Les Sorcières de North Hampton, Tome 2, de Melissa de la Cruz

Le doux baiser du serpent

Serafina dans Critiques, Livres le 8 juin 2015, avec 1 commentaire
Critiques

Les Sorcières de North Hampton de Melissa de la Cruz est une série littéraire que j’ai découvert par son adaptation télévisée : Witches of East-End. J’avais lu le premier tome l’année dernière sans être réellement convaincue. Mais je n’aime pas laisser une série en plan, alors j’ai entamé le Tome 2 nommé Le doux baiser du serpent et publié par Le Livre de Poche. Synopsis ?

Le doux baiser du serpent, Les Sorcières de North Hampton, Tome 2, de Melissa De La Cruz

Freddie est revenu dans la vie des sorcières Beauchamp. Celui-ci affirme avoir été victime d’une machination, et n’accuse personne d’autre que le fiancé de Freya ! Pendant ce temps, Ingrid découvre l’amour et Joanna serait hantée. La vie n’est pas de tout repos pour les sorcières de North Hampton.

Nous retrouvons les points forts du premier tome : une excellente traduction totalement ancrée dans la culture française. Dans la version originale, la plupart des titres de chapitres font référence à des chansons populaires anglo-saxonnes. Ici cela a été traduit avec des références plus de chez nous et c’est plutôt très réussi. De même le style est naturel et on imagine aisément des filles d’aujourd’hui causer comme Freya ou Ingrid.

Le background des personnages est plus développé dans ce deuxième tome, on commence réellement à comprendre qui elles sont et ce que les filles ont pu vivre. Les mentions des procès de Salem se faisant de plus en plus nombreux. Par contre de nombreux éléments de la série télévisée ne sont pas présents dans le livre (la sœur de Joanna qui n’existe pas ou encore la malédiction des deux filles) donc nous sommes réellement sur deux matériaux totalement différents. Je pense que malgré tout, je préfère la série que je trouve plus dense. Ici dans le livre on s’occupe beaucoup de la petite vie de moldue des sorcières et leurs amourettes.

Pas mal de développements sont un peu trop simplistes et trop rapides, notamment sur la fin. De plus, le livre puise réellement pas mal dans la mythologie nordique que je ne connais pas spécialement bien et donc j’ai souvent l’impression de louper des éléments de l’histoire ou de ne pas comprendre les révélations… Pas forcément quelque chose que l’on peut complètement reprocher au roman, mais tout de même.

Le doux baiser du serpent, Les Sorcières de North Hampton, Tome 2, de Melissa De La CruzDans l’absolu je n’ai pas spécialement accroché à ma lecture, c’est une histoire sympathique mais pas spécialement mirobolante. J’ai commencé car j’aimais bien la série télé, mais ça s’est arrêté là. Par contre, il y a sur la fin de l’histoire un élément intéressant lié justement aux procès de Salem. Et de ce fait, je pense que je vais continuer à lire la série car ce point m’intrigue. Je suis très friande des affaires sur Salem alors forcément c’est du pain béni pour la fangirl.

Au final, ce deuxième tome des Sorcières de North Hampton de Melissa de la Cruz n’a toujours pas franchement réussi à m’emballer. Heureusement que ce petit point sur les sorcières de Salem me pousse à continuer, sinon je m’arrêterai sans doute. Si vous aimez la série télé, ça vaut le coup de lire le bouquin, mais sinon, ça reste dispensable.


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Ensiferum est sans doute l’un des groupes les plus connus du rayon du Folk Metal qui chante les guerres et loue les grands guerriers du passé. Bon, il faut dire que c’est aussi un rayon de niche, notamment depuis que Turisas l’a quitté pour se lancer dans la world music. Toujours est il que les finlandais sont à l’affiche du Hellfest 2015 et qu’ils viennent tout juste de sortir leur sixième album: One Man Army.

Leur précédent opus, Unsung Heroes, était relativement monotone mais restait efficace dans son genre, bien que je lui préférais From Afar. Le groupe est depuis passé chez Metal Blade, a abandonné les couvertures monochromes pour une cover bien plus guerrière, et troqué les cœurs guerriers pour des plus symphoniques. On les entend d’ailleurs très bien dans ce single One Man Army qui a un quelque chose de plus symphonique que d’habitude, bien qu’il faut tout de même avouer que c’est loin de révolutionner l’écoute pour les profanes et non fans du groupe.

J’aime bien leurs compositions mais j’ai vraiment du mal à me qualifier d’amateur de celles-ci. Ensiferum me fait l’impression d’un groupe sympathique mais à qui il manque ce petit éclat pour en faire une vraie pépite. Reste qu’à force de me jouer la setlists de leurs derniers concerts je commence à connaître un petit paquet de leurs tubes et j’espère qu’ils seront à la hauteur lors de leur passage, ce qu’ils n’étaient pas en 2010.

Les finlandais sont prévus pour un set d’une heure le samedi soir sous la Temple, et juste après le passage d’un Finntroll largement déclassé depuis leur headlining en 2013. Les temps changent, les références aussi.


Il y a des trucs vraiment bizarres au Japon, et on peut dire que le drama Nihonjin no Shiranai Nihongo de Yasuhiro Taketsuna fait partie de ces bizarreries. Littéralement Les Japonais ne connaissent pas le Japonais, il s’agit d’une mini-série en 12 épisodes sortie en 2010 qui nous raconte le quotidien d’une classe d’élèves apprenant le japonais. Mais pas n’importe quels élèves, non, des Gaijins. Synopsis !

Nihonjin no Shiranai Nihongo de Yasuhiro Taketsuna

Haruko Kano rêve de devenir professeur de japonais dans un lycée huppé, mais en attendant de trouver une place, elle travaille comme vendeuse de prêt-à-porter pour jeunes filles dans le quartier de Shibuya. Jusqu’à ce qu’une de ses anciennes professeurs l’appelle pour faire un remplacement dans une école. C’est trop tard qu’elle va s’apercevoir qu’elle ne va pas apprendre le japonais à des lycéens, mais à des étrangers qui souhaitent tous réaliser leur rêve et s’installer définitivement sur l’archipel.

Le Japon est un pays relativement raciste et dont la population aime moyen moyen les étrangers, qu’ils qualifient de Gaijins. Ce terme, quiconque trempant un peu dans la japanimation l’a déjà entendu être utilisé. On imagine pas toujours qu’il s’agit d’un terme utilisé de manière relativement péjorative. Les japonais ne comprennent pas les étrangers, les trouvent trop bruyants, mal élevés, feignants car ils ne savent pas parler leur langue, etc. Et c’est l’axe que va utiliser les scénaristes de Nihonjin no Shiranai Nihongo pour faire en quelque sorte une auto critique du peuple japonais vis à vis de leur propre culture, en inversant tout simplement le paradigme: le Japon est il si logique que cela ? Les japonais font ils eux même les efforts qu’ils exigent des étrangers ?

Nihonjin no Shiranai Nihongo de Yasuhiro Taketsuna

Si vous connaissez quelqu’un qui a tenté d’apprendre le japonais, vous connaissez des morceaux de réponses. Il y a les trois syllabaires différents tout d’abord, puis les Kanjis qui ont un sens différent chez les japonais et les chinois ensuite. Des mots qui ont la même prononciation mais des sens complètement différents, d’autres qui changent complètement de signification suivant le contexte, et évidemment, le top du top, la façon de compter qui change en fonction de ce que l’on compte.

Les épisodes sont donc centrés sur un point de la langue japonais et/ou culture japonaise qui peut être source de confusion et de malentendus pour les étrangers. Il y a neuf élèves dans la classe et l’un d’eux est le centre de l’épisode et va servir de fil conducteur. On a par exemple celui qui rêve d’ouvrir son restaurant de ramens et qui a du mal à connaître le nom de tous les ustensiles, le business-man qui souhaite maîtriser le langage poli que même les japonais ne maîtrisent pas, ou encore la fane de mangas qui veut rencontrer des ninjas.

Nihonjin no Shiranai Nihongo de Yasuhiro Taketsuna

C’est haut en couleurs, c’est très drôle, et c’est génial pour en apprendre plus sur la culture japonaise. Les personnages sont tous too much et les scénarios sont complètement décalés. Cela surf évidement sur l’humour tout au long des épisodes, à l’aide de quiproquos, de personnages aux passions complètement loufoques mais si proches des « fans du Japon » comme on peut en connaître. L’aspect second degré est à la fois présent côté des japonais mais aussi des étrangers. Les enseignants de l’école pour étrangers sont eux aussi complètement barrés, le sous-directeur étant tout bonnement génial.

On pourra certes émettre quelques réserves sur certains aspects qui laissent perplexes dans la façon de traiter les étrangers. Ces derniers restent tout de même assez rabaissés par rapport aux japonais, mais c’est difficile de dire si cela est volontaire ou juste une impression diffuse.

Nihonjin no Shiranai Nihongo de Yasuhiro Taketsuna

Dans tous les cas, si vous aimez le Japon et en appréciez la culture, je ne peux que vous conseiller de regarder Nihonjin no Shiranai Nihongo. Vous apprendrez plein de détails qu’il est finalement assez difficile de découvrir sans le savoir et sans en apprendre la langue. Des éléments qui rappellent que le monde est peut être connecté, il reste de très nombreuses différences parmi les coutumes.


Celle qui avait tout les dons est un livre de M. R. Carey paru il y’a peu aux éditions de l’Atalante.  Servi par une jolie couverture le roman vous propose de suivre Mélanie, une fillette réellement pas comme les autres. Car tout don n’est pas une benediction. Dans une civilisation post-contamination de zombie, elle a survecu et ses capacités mentales se sont vues décupler.

celle-qui-a-tous-les-dons

Personnellement, le pitch ajouté au fait que cela soit édité chez l’Atalante me donnent bien envie de le découvrir. La bonne nouvelle, c’est que j’ai 3 exemplaires à vous faire gagner! En plus, ils sont dédicacés.

Pour ceux qui seraient interessés, M. R. Carey sera en dédicace à Paris à La Dimension Fantastique le 28 mai à Paris, le 1er Juin à L’Atalante à Nantes, le 2 à Critic à Rennes et le 3 dans notre région, à l’Imaginaute à Tours !

Si vous désirez gagner un exemplaire, répondez à la question suivante :

Le concours dure 2 semaines et est réservé à la france Metropolitaine. Vous pouvez augmenter vos chances de gagner des manières suivantes :

  • Nous suivre sur facebook ou twitter : 1 chance de plus
  • Partager ce concours sur facebook ou sur twitter : 1 chance de plus.

J’espère que ce concours vous fera plaisir ! Bonne chance à tous !

Ps : pour éviter la triche, les commentaires ne seront pas validés, ne vous inquiétez donc pas de ne pas voir le votre apparaitre !

Après tirage au sort, les gagnants sont: Elann, Floriiane, Laurence. Ils ont été contacté par e-mail.


Les Aventures Métalliques d’Alfred von Bierstüb de Janpi

Barbus Metalliques

illman dans BD, Critiques, Livres le 26 mai 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Les Aventures Métalliques d’Alfred von Bierstüb de l’auteur français Janpi est une bande dessinée paru chez Objectif Mars Editions en 2012. Le thème comme vous l’aurez compris est le Metôl avec un grand M et comme j’ai les cheveux longs, je me le suis vu offrir à Noël. Du coup que vaut ce tome ?

Les Aventures Metalliques de Alfred von Bierstub de Janpi

Déjà c’est une bande dessinée à sketchs, chaque page est donc indépendante alors ne vous attendez pas non plus à un fil rouge, vous ne seriez que déçu. Il n’y pas de liant et pourtant il y avait moyen de faire quelque chose avec toutes les perches que l’auteur lance à propos du groupe du grand Alfred qui se verrait bien en Lemmy.

Le personnage autour duquel tourne la BD, c’est donc Alfred, un grand barbu et chevelu métalleux. Niveau look, on a affaire à un mix de thrasheux et de deatheux, pantacourt militaire de rigueur avec grosses pompes et la Kutte dès qu’il sort en concert. J’aimerai dire que c’est une caricature mais j’en connais des comme ça donc bon… Le gars prend son pied en amateur dans un groupe où l’on trouve aussi sa compagne nommée Gott, ça ne s’invente pas.

Les Aventures Metalliques de Alfred von Bierstub de Janpi

Forcément pour une BD ce qui va nous intéresser, c’est le dessin. D’abord les personnages, le style est assez épuré et peu porté sur les détails, l’auteur préfère ici quelque chose de simple pour renforcer le coté humoristique de l’ensemble. Personnellement le truc qui me gêne vient surtout de l’immonde machin censé servir de barbe à Alfred. Même constat sur les décors qui au delà des rares décors urbains ou de l’intérieur de notre métalleux nous pousseront à nous contenter d’un fond vert kaki la plupart du temps. C’est propre et tout mais pas bien passionnant de ce coté là donc.

De toutes façons on est là pour s’amuser des codes du métal. Les cornes, la Kutte, le look qui fait peur, le corpse paint, l’umlaut, etc… la plupart des éléments qui font le genre en dehors de la musique y sont. Les blagues ne sont pas forcément très subtiles mais la plupart ne marchent pas trop mal (le torticolis à force de headbang, ou encore les bonnes résolutions d’Alfred). On a droit à des vignettes sur certains styles, on pourrait citer pêle-mêle le speed metal, le glam ou encore le viking metal. Au moins l’auteur ne va pas inventer des trucs absurdes.

Les Aventures Metalliques de Alfred von Bierstub de Janpi

Concernant l’édition, je poserais un petit bémol vu que les pages glacées sont assez gondolées dans le mien et que ce n’est pas très agréable au toucher, après me connaissant j’ai juste pas eu de bol. En petit bonus de fin, l’auteur propose une playlist pour déguster sa bande dessinée, et même si on reste dans le classique, Janpi a plutôt bon goût.

Finalement ce Alfred Von Bierstüb vous occupera une bonne petite demi-heure et fera sourire les métalleux. Un ouvrage donc sympa à lire, loin d’être un indispensable certes mais qui mérite quand même qu’on y jettes un œil.


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Au long des Highway to Hellfest je n’ai eu cesse de vanter les mérites du festival concernant la découverte de nouveaux artistes. J’avais évoqué évidemment Terra Tenebrosa, qui est un de mes gros coups de cœur et je ne pensais plus en découvrir de nouveau, encore moins un mois avant le festival. Et puis, je suis tombé sur le dernier album de Tribulation, groupe programmé sous la Altar, une scène à laquelle je ne prête même pas l’oreille en général…

Et cela aurait été cette année une grosse bêtise. Car Tribulation, bien que étiqueté Death Metal vu sa scène de passage et ses premiers albums, n’a plus grand chose en rapport avec le genre directement. On se situe en fait avec leur dernier album The Children of the Night dans un mix où la principale caractéristique serait plutôt l’ésotérisme. Tout respire Satan dans les compositions progressives à l’ambiance lancinante et malsaine, qui n’est pas sans faire penser aux grandes compositions de The Devil’s Blood ou même du petit côté « Heavy Satanique » de In Solitude.

Certaines compositions se rapprochent même des balades que Watain a inauguré avec leur dernier album The Wild Hunt, comme la superbe They Rode On. Très clairement, le Death de leur début a laissé peu à peu sa place à une musique d’ambiance « Heavy Satanique ».

Et du coup, alors que tous les Deatheux conspuant la nouvelle orientation du groupe bouderont sans doute leur passage, nous serons bel et bien devant l’Altar pour rendre gloire à Satan. Ha, vivement ce Hellfest 2015 !


Les Lettres Ecarlates est le premier tome des aventures de Meg Corbyn, publié chez Milady cet automne. Rien ne différencie de l’extérieur ce livre des nombreuses séries de bit-lit qui ont été publiées depuis le début du label issu des éditions Bragelonne. Pourtant, il serait dommage de passer à coté. Synopsis ?

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Humains et créatures surnaturelles cohabitent tant bien que mal. Dans certaines villes des quartiers aux accès réglementés hébergent les créatures surnaturelles. Ces réserves ont leur propre loi et elles ne sont ouvertes aux humains que pour le commerce.  C’est pourtant là que Meg qui à tout l’air d’une humaine va trouver refuge pour échapper à ses poursuivants, et va se retrouver scrutée de près par Simon le chef des loups-garous.

meg-corbyn,-tome-1---lettres--carlates-514710Voila, rien qui ne différencie là non plus cette série des autres si ce n’est le monde mis en place. En effet, l’Enclos que l’on peut un peu comparer aux réserves amérindiennes est une bonne invention et permet d’avoir à la fois notre monde habituel et un monde en dehors des règles où les Autres font la loi. L’organisation de ces diverses créatures surnaturelles est très détaillée et très bien faite. L’auteur a pensé à tout, que cela soit l’approvisionnement des produits de première nécessité, la collaboration nécessaire avec les humains ainsi que la manière de régler les problèmes internes. C’est très carré, peut être un peu trop car à de nombreuses reprises l’auteur se lance dans de longues descriptions de la réserve et de son fonctionnement. Ces passages peuvent sembler long, cependant, ils ont une utilité, ils donnent une réelle existence à cette zone. J’étais dedans avec Meg et découvrais en même temps qu’elle les eus et coutumes.

L’ambiance et l’immersion sont les maitres mots de ce premier tome. On est coincé avec Meg dans la tempête de neige, on cherche avec elle à comprendre les règles non-dites de cette réserve . C’est vraiment très réaliste. Meg est une jeune femme un peu niaise, une sorte de Sookie, l’archétype de l’héroïne de bit-lit sur bien des points avec une forte tendance à s’auto-rabaisser. La ou généralement la plupart des sagas de fantasy sont vues du coté des humains, ici on est du coté des Autres. Les humains sont présentés comme vils et souvent bien plus violents et effrayants que les loup-garous, vampires ou créatures non identifiées. C’est assez original pour le coup et j’ai apprécié cette originalité.

Anne Bishop nous balance ici toutes les créatures d’un coup, vampires, loup-garous, esprits de la nature et j’en passe et des meilleures. Sa mythologie est relativement dense et développée ce qui explique la taille plutôt importante du bouquin. Ma préférence va aux corbeaux que j’ai trouvé absolument tordants et auxquels je pouvais tout à fait m’identifier. J’ai cru lire que l’auteure était plutôt une habituée des sagas de fantasy, je trouve que cela se ressent sur la précision apporté à l’Enclos ainsi qu’aux interactions entre les peuples. La présence d’un plan de l’Enclos ajoute aussi au coté fantasy du roman.

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Les personnages sont un peu le point faible du livre. Meg est une niaise incarnée, Simon est un gros loup-garou effrayant mais protecteur, bref un archétype de loup alpha. J’ai été assez négative sur ce roman au départ à cause de ses personnages un peu trop clichés. Pourtant, je me suis attachée a eux au fil du temps. J’ai apprécié aussi le fait qu’il n’y ai pas d’histoire d’amour à la mord-moi-le-noeud. L’intrigue n’est pas traitée par dessus la jambe même si comme pour de nombreux cas de premiers tomes, elle est surtout là pour servir de support à la découverte de l’univers de la saga.

Bref, c’est un roman que j’ai lu par hasard, mais qui est une de mes meilleures découvertes bit-lit depuis un bon moment. L’univers est dense et il est facile de s’y plonger. Il me semble que le tome 2 vient de sortir, il est donc très probable que je me jette dessus dès que je le croiserais.


Super House of Dead Ninjas par Megadev

Samouraï pizza Ninja

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 19 mai 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Super House of Dead Ninjas est un action-plateformer développé par Megadev. Vous êtes un ninja chargé d’enquêter sur une mystérieuse tour. Le problème ? Le seul moyen que vous avez trouvé pour pénétrer dans la tour c’est par le toit. C’est donc 350 étages qu’il va falloir descendre.

Super House of Dead Ninjas par Megadev

L’histoire est accessible via un comics dès le menu. De toute façon, c’est l’action qui nous intéresse autant ne pas s’encombrer de blabla avant une session, surtout sur un jeu tellement basé sur le death and retry.

Chaque partie débutera par le choix des armes et magies que vous utiliserez pendant le jeu, votre arme de mêlée, vos projectiles, vos explosifs et votre magie. Un randomiser permet de compliquer encore plus vos parties. Bien sur vous n’avez accès à quasi rien au départ et il vous faudra débloquer l’équipement et autres bonus, heureusement les objectifs à atteindre sont clairement définis parce que certains en plus d’être très durs à atteindre sont aussi tordus, genre se jeter dans les flammes de son cocktail molotov ou rejoindre le premier boss sans tuer d’ennemis.

Super House of Dead Ninjas par Megadev

Le jeu est très jouable et je recommande la manette de Xbox 360 pour en profiter sans prise de tête, le clavier étant moins intuitif. On peut glisser le long des murs, faire des doubles sauts ou des attaques en piqué en plus des quatre attaques de base. Le jeu est aussi dur et les vies que vous allez perdre seront innombrables, plus de 300 en deux heures de jeu pour ma part.

Les boss peuvent se révéler ultra punitifs et ne pas comprendre leur pattern d’attaque vous coûtera un paquet de vie. Lorsque vous épuisez toutes vos vies et continues (ou si vous finissez le jeu je suppose) vous avez accès à vos statistiques complètes de la partie avec les différents ennemis occis.

Le jeu adopte un look rétro SNES très en vogue dans les productions indépendantes actuelles. C’est plutôt beau et c’est surtout fluide. Par contre les couleurs sont un peu trop flashantes comme des fushias et autres, heureusement qu’ils sont assombris. Plus on descend dans la tour, plus on peut constater des changements dans la structure même des murs du niveau qui permettent d’avoir un sentiment de progression, comme avec les panonceaux réguliers qui indiquent où vous en êtes.

Super House of Dead Ninjas par Megadev

Les musiques quant à elles donnent une ambiance mystique et orientale à l’ensemble tout en gardant un petit coté nostalgique qu’on trouverait sur une vieille borne d’arcade ou un shinobi. Les bruitages qui nous accompagnent dans notre épopée sanglante sont bien gore avec des bruits de décapitation et autres trucs gluants. Une voix grave viendra parfois commenté vos exploits ou vos échecs, ça donne une petite ambiance glauque, j’adore.

Le jeu comporte aussi un éditeur de niveau qui permet simplement de créer des levels et de les partager sur le workshop steam. Il est un poil dommage que l’on doive s’abonner aux maps sur le workshop pour pouvoir en profiter dans le jeu.

Le jeu est disponible pour environ 6€ sur Steam et un DLC, True Ninja Pack, est aussi de la partie si on rajoute 3€. Ce denier comporte un nouveau personnage, des nouvelles armes, un nouveau niveau de difficulté et deux nouveaux modes de jeu pour les dieux du pad.

Super House of Dead Ninjas par Megadev

Super House of the Dead Ninjas fait bien de voguer sur la vague rétro et nous propose une expérience de jeu assez jouissive bien que frustrante par sa difficulté par moment, un jeu que je conseille fortement pour des parties rapides.