Dernièrement sur if is Dead:

Je vous avais parlé du premier tome de Rose Morte que j’avais adoré et qui avait été un coup de cœur. Le deuxième tome avait aussi été génial, même si je ne l’ai pas chroniqué. Flétrissures, le troisième tome vient de sortir aux éditions Milady et j’ai donc rapidement sauté dessus. Il est à nouveau servi par une très jolie couverture de Magali Villeneuve. Synopsis ?

rose-morte-3-celine-landressie-cover

Nous sommes au milieu du XXème siècle et tandis que les humains sont en train de se déchirer dans les tourments de la seconde guerre mondiale, les immortels essaient de faire face à leurs propres dissensions. Mais quand Artus est pris dans un guet-apens et se retrouve capturé, il se pourrait bien que les deux luttes se rejoignent.

Ce que j’ai dit dans ma chronique du premier tome reste valide au grès des tomes de cette série. Le style de Céline Landressie est particulier, parfois assez lourd, avec beaucoup de vocabulaire assez recherché. Ce n’est pas une critique dans mon cas, puisque ce style un poil pompeux m’amène à la comparer à Anne Rice qui a aussi un style très dense et qui peut en rebuter certains. Vous savez que je n’en suis pas. Au contraire, je trouve que ce style dense a l’avantage de donner un certain rythme et charme suranné à l’ouvrage.

Celine Landressie

Celine Landressie

L’autre point très important, c’est bien sûr la capacité de l’auteur à créer des personnages attachants et nuancés. Sa version des vampires est assez classique, ce sont des immortels, qui sont pour la majorité assez solitaires. Elle réussit très bien à rendre la mélancolie qui peut s’emparer de ces êtres qui ont vu les siècles défiler. C’est un traitement de la longévité des vampires qui est très crédible, et le référentiel est bien amené. Ce sont des vampires bien plus crédibles que les 3/4 de la production vampirique de ces dernières années. On est clairement dans la lignée des Chroniques des Vampires plutôt que du Twilight.

Nous retrouvons donc les personnages introduits dans les tomes précédents de la saga de Rose Morte. Le quator compose l’essentiel des personnages principaux qui ce coup-ci doit faire face à des heures assez sombres. Si ils ont traversés la Révolution Française dans le tome 2 sans trop y rentrer, ici ce n’est pas le cas et c’est d’ailleurs un point qui m’a un peu dérangée. On n’a pas l’habitude de mélanger vampire (ou même fantastique) avec les camps de concentration. C’est un mélange qui m’a mise un peu mal à l’aise. Je ne suis pas sûre que l’ajout de fantastique dans ces événements humains aussi dramatiques soit forcément nécessaire, j’aurais je pense préféré que nos héros traversent la guerre un peu à la marge comme ils l’avaient fait pour la Révolution. Voir ceux-ci entrer dans des camps et ne rien faire ou presque car ils ne se mêlent pas des affaires humaines m’a mise mal à l’aise.

rose morte 3 celine landressieEn dehors de ce point plutôt lié à l’époque, l’intrigue est rondement menée. On ne s’ennuie pas une seconde et il y a assez peu d’atermoiements, les personnages étant dans une sorte de course contre la montre. L’action est bien présente et facile à lire. J’aurais cependant apprécié une carte au début de l’ouvrage, n’étant pas forcément familière des lieux traversés, mais c’est du détail. L’auteur réussit très bien à nous faire trembler pour les personnages auxquels nous nous sommes attachés depuis plusieurs tomes.

Dans l’ensemble vous l’aurez compris, malgré le fait que l’insertion dans les camps m’ait un peu gênée, j’ai adoré ce livre, tout comme les deux précédents. Rose, Artus et leurs compagnons sont des personnages attachants, la manière d’aborder l’immortalité par l’auteur est tout à fait crédible, et surtout, l’intrigue nous tient en haleine. Si vous aimez Anne Rice, je ne peux que vous conseiller de lire Rose Morte, et vous me connaissez ce n’est pas une comparaison que je fais à la légère.


Secret Show de Clive Barker

dabYo dans Critiques, Livres le 15 juin 2016, avec aucun commentaire
Critiques

Pour accompagner le retour de Clive Barker dans les rayons des librairies françaises avec Les Evangiles Ecarlates, les éditions Bragelonne republient plusieurs de ses classiques indisponibles chez nous depuis plusieurs années déjà. Parmi ces titres on retrouve Secret Show qui a pour l’occasion une nouvelle traduction de Jean-Daniel Brèque et un grand format à la couverture délicieusement connotée Horreur, avec ses teintes qui n’est pas sans rappeler les grandes heures de la collection Terreur de Pocket tout en étant bien plus moderne. Synopsis.

Secret Show de Clive Barker

Randolphe Jaffe a toujours pensé être unique et c’est sans doute dans le trou le plus perdu des États-Unis que sa grande aventure a commencé. Quand il a compris que le centre de tri du courrier perdu détenait les indices pour découvrir les grandes vérités de notre monde, il ne lui a pas fallu bien longtemps pour se décider. Et c’est un sillon de sang et de souillure qu’il va laisser comme seules traces de son chemin vers la puissance.

Wow, this escalated quickly est sans doute l’expression qui me vient le plus vite en tête lorsque je pense au début de Secret Show de Clive Barker tant l’histoire part sur les chapeaux de roues. Alors que celui-ci nous pose un cadre de travail dans un centre de tris d’une poste perdue au fin fond des États-Unis, notre personnage principal Jaffe en part dès la cinquième page, avec des éclaboussures qui ne sont pas sans laisser de traces. Et c’est là qu’il nous est donné le ton tant tout va aller très vite dès le début du roman. A peine le cadre posé que Clive Barker décide de l’exploser, en en changeant le paysage et très souvent les personnages aussi.

Car l’histoire principale n’est pas centrée autour de Jaffe, mais bien des pantins qui vont servir ses desseins vers la domination du monde. On va donc découvrir de très nombreux caractères dont on redoute souvent la destinée funèbre, il faut dire que celles-ci sont rarement réjouissantes. Là dessus on est très clairement dans le registre de l’horreur car le lecteur sait que tout peut partir très vite et à tout moment. Cela dit, ce côté d’horreur ne vient vraiment pas des détails et plus de l’ambiance dans laquelle l’auteur fait évoluer ses personnages. Il y a une sorte d’ambiance pesante, des actes violents mais rapides, sans jamais rentrer dans trop de détails. Les phrases sont souvent courtes et choques.

Les personnages principaux ont beau changer régulièrement et le tout aller très vite, il faut remarquer le talent de Clive Barker pour nous les introduire, on a très aisément l’impression de bien les connaître et depuis longtemps. Les caractères de chacun sont certes relativement stéréotypés, mais cela n’empêche pas de les apprécier très vite pour certains, ou au contraire, de très vite les détester. Des personnages hauts en couleurs donc qui ne laissent pas le lecteur indifférent, qui vont forcément le pousser à réagir. Et rien de mieux pour cultiver notre intérêt que d’avoir des personnages qui provoquent un sentiment fort, répulsion ou amour.

Secret Show de Clive BarkerSi le Jaffe se bat pour la domination du monde, c’est dans un petit endroit très clos que les scènes principales se déroulent: Palomo Grove. Cette petite ville de Californie où la canicule prend place tout l’été est une énorme zone résidentielles avec assez peu de commerces, vivant en quasi vase clôt. Cette petite ville sans histoire va devenir le théâtre d’horreurs, attisant les commérages et le jugement sur les pions du Jaffe. Un sentiment de malaise donc qui n’est pas sans faire penser aux vases clôts tant aimés de Stephen King par exemple.

Avec son ambiance glauque dans laquelle tout peut se passer -surtout le pire- et un rythme haletant qui garde son lecteur en scelle, Secret Show de Clive Barker est une véritable bouffée d’air méphitique. En quelques lignes, l’auteur pose son décors, ses personnages, captive son lecteur pour tout détruire quand celui-ci s’y sera attaché. Un très bon livre en somme.


La Novice de Trudi Canavan

dabYo dans Critiques, Livres le 10 juin 2016, avec aucun commentaire
Critiques

La publication de La Trilogie du Magicien Noir de Trudi Canavan en version poche continue chez Milady avec la sortie de La Novice. Il s’agit du deuxième tome des aventures de Sonea qui avaient commencé dans La Guilde des Magiciens, un premier tome de Fantasy certes classique mais aussi très bien écrit, ce qui avait réussi à me séduire. Un monde intéressant, des personnages sympathiques, largement de quoi me convaincre de continuer sur ma lancée. Pas de synopsis puisqu’il s’agit d’un deuxième tome et que je ne souhaite spoiler personne.

La Novice de Trudi Canavan Trilogie du Magicien Noir Tome 2

Le bouquin reprend tout de suite après la fin de La Guilde des Magiciens, on a juste un mini timeskip où vous vous en doutez, Sonea l’héroïne rejoint la guilde des magiciens pour y devenir une novice. C’est dans le titre de ce deuxième tome, difficile donc d’éviter le spoil sur l’issue du premier. De toute façon, tout le monde se doutait dès le début que tout cela était quasi certain, Sonea tenterait de devenir une magicienne à son tour et rejoindrait la guilde.

La Novice de Trudi Canavan Trilogie du Magicien Noir Tome 2

La couverture de l’édition Bragelonne

C’est donc l’occasion d’en apprendre plus sur l’apprentissage de la magie et comment les enfants des maisons qui y arrivent deviennent des magiciens. On apprend dans le premier tome que le recrutement se fait sur les capacités magiques certes, mais surtout sur l’appartenance aux maisons et à la noblesse dans le sens général. Sonea venant de la rue et n’ayant aucune richesse, le choc des classes comme on pourrait l’appeler est l’un des points centraux de la première partie du roman. Cela ne se passe jamais très bien dans ces cas là, l’injustice est palpable et Trudi Canavan arrive très bien à nous faire sentir le rejet dont Sonea est la cible.

Si j’avoue que c’est très bien écrit et que cela permet de broder autour des personnages en permettant au lecteur de s’imprégner dans la coutume injuste de la guilde, je trouve tout de même que ces passages vont être un peu trop tirés en longueur. C’est sans doute là le principal défaut de La Novice, l’univers est certes bien posé mais cela traine un peu trop, on le lit avec plaisir mais du coup le plaisir semble étalé sur une tartine beaucoup trop longue. L’impression que l’histoire avance vraiment trop lentement et que les péripéties des études de Sonea sont beaucoup trop étirées.

La Novice de Trudi Canavan Trilogie du Magicien Noir Tome 2A côté de cela on suit d’autres mages dont les histoires sont cette fois beaucoup plus intéressantes mais n’avancent pas vraiment. C’est bizarre car un tournant majeur a lieu en plein milieu de bouquin, vient redistribuer les cartes, mais on a l’impression d’avoir eu une occasion manquée. Alors qu’on y découvre vraiment un tournant majeur qui semble avoir été préparé depuis le premier tome, cela passe comme une lettre à la poste. Trudi Canavan a ici clairement manqué le coche qui aurait pu permettre de donner un vrai coup de fouet à ce deuxième tome.

Du coup, je suis malheureusement assez partagé sur La Novice de Trudi Canavan. Entendons-nous bien, il s’agit d’un roman de Fantasy très agréable à lire, dont on tourne les pages sans se poser de questions, appréciant d’y retrouver Sonea au fil de ses péripéties. Mais voilà, c’est l’impression d’avoir lu quelques six cents pages sans vraiment pouvoir en ressortir quoi que ce soit, et j’espère grandement que l’attente sera récompensé dans le dernier tome de La Trilogie du Magicien Noir.


Nattesferd de Kvelertak

dabYo dans Critiques, Musique le 5 juin 2016, avec 3 commentaires
Critiques

Parfois il est bon d’être complètement superficiel et de s’attacher aux couvertures de roman et autres disques. C’est comme ça que j’ai découvert le groupe norvégien Kvelertak: la couverture de leur premier album éponyme était réalisée par John Baizley, grand artiste et aussi leadeur du groupe Baroness. Derrière cette jolie couverture se cachaient 11 titres au son brut de fonderie, dont la force et l’agressivité vous en mettaient plein la gueule. J’aurai pu passer à autre chose, mais la cymbale répétitive de Blodtørst avait attiré mon attention. C’est comme ça que je finirai par prendre une énorme claque, plaçant Kvelertak comme mon groupe favori. Le temps est passé, mon amour quasi inconditionnel a grandi, et voilà qu’ils viennent tout juste de sortir leur troisième album, Nattesferd.

Nattesferd de Kvelertak

Quand votre groupe favori sort son nouvel album, l’attente est forcément très haute et les déconvenues toujours prêtes à venir frapper à la porte, voir à rentrer par la fenêtre. Je dois avouer que c’est clairement ce qu’il s’est passé avec cette troisième galette dont le single 1985 est sorti bien en avance. 1985 se voulait être une sorte de mélange entre le rock psyché des 70″ et le metal progressif façon Kverletak: plutôt lancinant pour le premier et relativement répétitif. L’alchimie des deux peut prendre pour les gens n’aimant pas le Kvelertak habituel (illman aime, confirmant une fois de plus que cette personne n’a aucun goût !), mais pour les autres c’est clairement la douche froide et cela a cristallisé mes attentes de l’album. Un virage à 180° ?

On démarre avec Dendrofil for Yggdrasil qui commence comme toutes les intro d’un album Kvelertak avec une montée progressive de son saturé pour vous en mettre plein la gueule au bout de 30 secondes. Voilà qui n’est pas sans rassurer: 1985 est peut être mou, mais le groupe sait encore recycler sa recette. Ce morceau est une introduction très classique pour le groupe, agressive à souhait mais elle dénote d’une certaine mélancolie que l’on va retrouver un peu partout dans l’album. En effet, Nattesferd s’avère être un album beaucoup moins rentre dedans que les deux précédents. La force y est, l’agressivité aussi, mais il s’en dégage une forte impression de mélancolie qui me fait beaucoup penser à Ordsmedar Av Rang de leur premier album. Puissant, fort, brutal mais aussi très triste. Mélancolie, nostalgie, maitrise sont pour moi les maitres mots de cette troisième galette.

Kvelertak Nattesferd Promo

Après un 1985 qui passe beaucoup mieux dans un album qu’en tant que single, mais qui reste tout de même très mou, on enchaîne avec le titre éponyme. Nattesferd est juste le mélange génial entre ce son plus doux et nostalgique du nouvel album tout en conservant l’agressivité habituelle du groupe. Avec son tempo sur vitaminé, ses riffs et longs ponts menant vers des solos prenants, il s’agit clairement d’un de mes titres préférés qui rendra vraiment bien en live. La claque est vraiment forte quand on vient de passer par les 5 minutes 33 de 1985. On enchaine avec Svartmesse qui pourrait presque être sur un album de The Devil’s Blood ou encore Jess and the Ancient Ones tant la rythmique est psychédélique et convient parfaitement à l’ambiance. Mais là où le dernier groupe a un son assez chaud d’habitude, on retrouve ici la froideur du nord, comme s’il y avait un filtre hivernal. Par dessus l’orientation clairement 70″ de l’instrumentation vient se poser la voix agressive du chanteur, très punk pour le coup avec des cœurs de temps en temps. Un très bon mélange, bien mieux dosé que celui de 1985 qui vient prouver que Kvelertak a su trouver le bon mélange sans perdre son identité.

Bronsegud est beaucoup plus punk rock que ce qu’on a l’habitude d’entendre au début et aura plus de mal à rentrer dans le moule. Le tempo et la rythmique sont assurés par des Oi ! bien placé qui viennent donner un petit coup de fouet à l’écoute. Rentre dedans et durant moins de trois minutes, on retrouve tout de même ce côté psyché sur les guitares et une basse très présente. Un titre qui sera une fois de plus génial en live. On repart sur du plus lancinant avec Ondskapens Galakse qui là m’a clairement fait penser à un ancien titre, Evig Vandrar, mais le départ assez lent persiste jusqu’à la fin, une ambiance assez nostalgique qui finalement aurait fait une très bonne fin d’album.

La suite vient avec Berserkr et cette habitude de Kverlertak de faire de longs morceaux progressif sur la base de quelques riffs. Là encore, le son est froid mais aussi très mélancolique. Si l’introduction du chant est assez difficile au bout d’une minute, les nombreux changements de rythmiques sont vraiment bien amenés et la dernière minute trente s’avère géniale avec un quasi solo de chant. Cette dernière partie d’album est comme d’habitude purement progressive et on enchaîne avec Heksebrann dont la progression s’étale sur 9 minutes, cool ! Une petite touche de psyché là encore, le froid nordique aussi mais surtout des riffs géniaux, de ce qu’on chante dans la voiture, tout du long, sans jamais s’arrêter. On termine sur Nekrodamus, tradition des albums du groupe qui contient chacun son Nekroquelquechose. Rythmique lente et psyché, elle vient clore l’album avec cohérence.

Nattesferd de KvelertakJ’avais déjà du mal à présenter Kvelertak et leur style de musique clairement particulier. Ce n’est pas du Punk, surement pas du Black malgré certains passages, ni du Stoner, ni quoi que ce soit de directement compréhensible. C’est une sorte de melting pot dont l’élément principal est cette capacité à faire des morceaux prenants à partir de quelques riffs de guitare bien sentis. Nattesferd a un rythme certes plus lent que les précédents, mais il était temps pour le groupe de faire une transition et on peut dire qu’après deux premiers albums quasi identiques, on retrouve ici une nette évolution.

J’aurai eu de longues semaines de doutes au gré des morceaux qui ont leaké et dont l’écoute indépendamment a sans doute précipité ce sentiment mitigé. Comme si le groupe avait pu perdre son âme et accoucher d’une galette à l’image de 1985. Mais c’était là sans compter sur les norvégiens et leur album qui a tout de suite su me rassurer: Kvelertak n’a pas juste eu un coup de pot avec ses deux premiers albums. Ce n’était pas la production de Kurt Ballou qui avait fait de ce groupe cette bouffée d’air frais sur les deux albums précédents, mais bien les musiciens qui réussissent ici à livrer une excellente transition. Nattesferd est là pour confirmer que Kvelertak est avec nous pour durer, continuer de nous sortir des putains de morceaux.


Concours : Remportez vos places pour le samedi au Download !

10x2 places à gagner

Serafina dans Musique le 3 juin 2016, avec aucun commentaire

L’autre jour, on vous partageait le running order du Download Festival de Paris qui aura lieu du 10 au 12 Juin à l’hippodrome de Longchamp. Nous, nous y allons surtout surtout pour le samedi, même si nous ferons aussi le vendredi. Pour une raison très simple : il y’a Baby Metal qui passe et c’est la seule occasion de les voir en France cet été. On ne peut pas louper cela. Bon, en prime, il y’a aussi Korn, Amon Amarth ou encore Apocalyptica.

Download Festival France 2016

Vous avez envie de voir ce beau monde vous aussi ? Ca tombe bien, l’équipe du Download nous a proposé de mettre en jeu 10×2 places pour la journée du samedi. Ces billets sont au format électronique. Alors évidemment, on a accepté, d’autant plus qu’a 49€ la place c’est tout de même un beau cadeau qu’on vous fait.

Pour jouer, il vous suffit de nous dire en commentaire quel est le groupe que vous attendez le plus ce samedi !

Le concours dure jusqu’à lundi 22h00 et les gagnants seront contactés mardi. Vous pouvez augmenter vos chances de gagner des manières suivantes :

  • Nous suivre sur facebook ou twitter : 1 chance de plus
  • Partager ce concours sur facebook ou sur twitter : 1 chance de plus.

J’espère que ce concours vous fait plaisir (nous oui !). On se revoit là-bas ?


L’arrivée du Download Festival dans sa version parisienne a été annoncée en grande pompe en fin d’année dernière et a cristallisé les attentes sur son affiche. Il faut dire que cet évènement organisé par Live Nation dans un paquet de pays européen a en général des affiches avec de très grands noms, et que le festival était annoncé sur une date en pleine confrontation avec le Hellfest: une semaine avant, rien de moins. Le temps est passé, les affiches de chacun se sont affinées et il ne restait plus qu’un gros manque pour le Download: son running order.

Download Festival France 2016

On se retrouve donc avec trois scènes différentes, le Main Stage et deux autres stages qui vont alterner. En général, il y a une scène jouant toute seule puis un créneau avec deux autres en parallèle. Rien de bien étonnant donc, le festival a un nombre de groupes plus restreint de par son emplacement en pleine capitale parisienne. On ne peut pas avoir tous les avantages non plus. L’avantage, c’est qu’en dehors de quelques groupes en début de journée, la plupart jouent au minimum 45 minutes, voire une heure: génial !

C’est ainsi qu’on pourra apprécier une heure de show des japonais de BABYMETAL, un des groupes qui nous a le plus poussé à rejoindre Paris pour ces quelques jours ! Ce sera le même cas pour Avatar par exemple ou encore Blackrain. Alors évidemment, le festival n’est pas 100% Metal et il y aura quelques groupes moins intéressés pour ceux ne jurant que par la musique extrême. Ce n’est pas mon cas, ça tombe bien ! Le Download Festival France 2016 aura lieu les 10, 11 et 12 juin prochain au Hippodrome de Longchamp.

Running Order Download Festival France 2016


Shower with your Dad Simulator 2015 de Marbenx

Do you still shower with your dad? Une simulation de douche sur PC

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 22 mai 2016, avec 1 commentaire
Critiques

Vous auriez du vous attendre à ce que j’atteigne les tréfonds du What The Fuck d’un jour à l’autre, et là je crois qu’avec Shower with your dad simulator 2015 on en tient une sacrée couche. Je ne vais pas m’étendre sur pourquoi j’ai acheté ce jeu sur Steam, je l’ai c’est tout. C’est ici le premier jeu du développeur Marbenx et on peut dire que le monsieur a de la suite dans les idées à la vue de ce jeu et des proto qui traînent sur son site.

Shower with your Dad Simulator 2015 de Marbenx

SwyDS 2015 -vous me pardonnerez mais c’est plus court- est un petit jeu d’arcade qui vous propose de diriger un personnage qui doit aller prendre sa douche avec son paternel. Ahem… Il semble que ce jour là 3 pères aient décidé d’emmener leur fils prendre une douche collective (?!).

Vous pourrez vous exécuter le long de 6 modes de jeu différents dont trois sont à débloquer via divers secrets. Le Dadathlon tout d’abord. Dans ce mode de jeu vous sélectionnez une paire père-fils et tout le long de la partie vous devrez retrouver votre père sous la douche. L’endurodad, qui reste le meilleur mode à mon avis, est comme le dadathlon sauf que le fils change à chaque point marqué. Enfin, le dernier mode de base, le Dad Divisions, où vous devez rattraper des pères qui tombe du ciel en switchant entre les différents fils pour balancer leurs bras élastiques et récupérer leur géniteurs respectifs.

Le gameplay est méga ultra simple, vous avez besoin des flèches du clavier et sur certains niveaux de la souris. Difficile de faire plus simple. Divers bonus viennent agrémenter vos parties comme le savon qui double les points ou encore le rasoir qui supprime tout poil sur les darons, rendant l’identification un peu moins simple. Des obstacles sont aussi là pour vous compliquer la tâche comme des flaques d’eau qui vous font glisser ou des panneaux « Wet Floor » pour vous ralentir et d’autres trucs bien fourbes.

La bande son est un peu répétitive mais délicieusement électro retro, globalement dans la veine des jeux indés actuels. Pour les graphismes, les gros pixels sont de sortis mais c’est pas plus mal, ça vous évitera de voir des pénis numériques. Et puis bon l’animation est pas jojo non plus, mais je dirais qu’on s’en bats les steaks. Si ça donne à l’ensemble une impression de jeu fait vite fait, ce qui est bien probable, le tout reste très cohérent. Le mec a réussi à faire un jeu où il faut aller prendre sa douche avec son père sans que ce soit vulgos, pas mal.

Ça peut paraître idiot mais le jeu coûtant moins d’un euro et proposant plusieurs modes, il vaut le coup en proposant une bonne durée de vie et un challenge pour les high-scores suffisant. Sans compter la pelletée de succès Steam à débloquer. Bref si vous cherchez un bon p’tit jeu arcade à scoring, il se pourrait que vous trouviez votre bonheur avec ce jeu.


Retour dans l’univers de la série Les Errants de Denis Labbé avec son deuxième tome Évolution sorti fin 2014. J’avais raté sa sortie à l’époque mais l’arrivée du troisième tome en fin d’année dernière était l’occasion de reprendre la lecture pour voir comment cette série Young Adult publiée par les éditions du Chat Noir avait évoluée. Et découvrir évidement la suite des aventures de nos lycéens en proie aux hordes de zombies. Synopsis sans spoil.

Évolution, Les Errants Tome 2, de Denis Labbé

L’aventure continue pour Marion et ses camarades qui vivent depuis deux semaines sur le qui-vive. Deux semaines pendant lesquelles ils doivent constamment rester sur leurs gardes pour faire face aux errants qui pourraient les surprendre à tout moment, chercher de la nourriture et de quoi se défendre. Forcément, quand on est une bande de lycéens ce ne sont pas vraiment les conditions optimales pour faire émerger des relations apaisées et sans débordement… Mais bon, Lunéville n’est plus très loin et leurs parents non plus !

En retournant sur ma chronique du premier tome Origines j’ai été surpris de voir que celle-ci avait bientôt trois ans. Je me rappelle pourtant très bien de son histoire et de ce que j’y avais aimé, et ce qui m’y avait moins plu. On reprend quasiment au même endroit, un petit timeskip de quelques jours tout au plus dans les tribulations de Marion et ses amis. Mais pas de gros flashforward et toujours le même but: rentrer pour retrouver ses parents et la civilisation. On est donc loin d’être perdu par le début de Évolution mais la narration va largement contribuer à nous remémorer le premier tome.

Et c’est là le premier défaut que j’ai trouvé à ce deuxième tome qui va trop souvent tenter de nous remémorer ce qu’il s’est passé précédemment. Que ce soit dans Origines ou même au début du livre lui même, Marion qui est la narratrice part trop souvent dans de très longs paragraphes qui font penser aux incontournables dans l’épisode précédent de certaines séries. Mais là c’est tout au long du livre. Tant et si bien que cela brise vraiment le rythme de l’histoire. Quand elle ne nous rappelle pas les précédents épisodes, elle part dans des réflexions philosophiques peu passionnantes ni crédibles. Encore, si celles-ci étaient variées pourquoi pas, mais elles sont toutes sur le même thème –on change à cause des zombies alors qu’avant on était candide et innocent-, la seule variation se trouvant dans le fait qu’elle refait la même réflexion pour chacun de ses camarades de classe qui a une personnalité un poil différente.

Ces deux points se retrouvent principalement dans la première partie du roman qui laisse une sensation de longueur vraiment très désagréable, celle de relire ad nauseam les mêmes réflexions de la part de la narratrice, nous empêchant par la même de découvrir la suite de l’histoire. Ne nous le cachons pas, cela donne un effet de remplissage.

Évolution, Les Errants Tome 2, de Denis LabbéMaintenant, le fait est que passé cette première partie du roman, l’histoire s’emballe enfin et on commence à reprendre le petit côté survival horror que nous promet l’histoire. Le ton est destiné aux adolescents et là dessus je pense que cela convient très bien. C’est assez simple mais reste efficace et on se prend tout de même au jeu. Il y a un certain côté terroir à ce post apocalyptique et je trouve ça vraiment sympa. On s’imprègne bien des paysages que les adolescents traversent, on les imagine très bien, c’est très visuel comme narration et ça, c’est un gros plus. Il manquerait juste un meilleur équilibre entre ces phases terre à terre et les réflexions de Marion. Ces pages là se lisent finalement très vite et on a donc l’impression d’avoir perdu un paquet de temps pour pas grand chose.

Je m’aperçois donc que je vais conclure pour Evolution de Denis Labbé de l’exacte même manière que pour le premier tome. L’histoire des Errants intéresse le lecteur et lui donne envie de continuer l’histoire, mais les répétitions sont désagréables et les perpétuelles digressions mélodramatiques de notre narratrice seront à deux doigts de venir à bout de l’intérêt que l’on porte au roman dans les 150 premières pages. Une fois de plus, je lirais sans doute la suite en espérant que ces gros défauts soient gommés du prochain épisode.


Morceaux de Choix est un roman de Alan Carter, publié aux éditions Bragelonne dans la collection Thriller. Celui ci se passe dans le far west australien et nous suivons Cato Kwong, brillant flic chargé d’enquêter sur un tronc humain retrouvé sur une plage. Eh ouais, elle est belle la vie en Australie.

Si le pitch vous titille, l’un-e d’entre vous aura la possibilité de découvrir ce titre puisque Bragelonne vous offre un exemplaire dédicacé.

Morceaux-de-choix-Alan-Carter-480x240

Si vous désirez gagner un exemplaire, répondez à la question suivante :

51N8wVXtZ3L._SX195_Le concours dure 2 semaines et est réservé à la France, la Belgique et la Suisse. Vous pouvez augmenter vos chances de gagner des manières suivantes :

  • Nous suivre sur facebook ou twitter : 1 chance de plus
  • Partager ce concours sur facebook ou sur twitter : 1 chance de plus.

J’espère que ce concours vous fera plaisir, il sera ouvert 2 semaines ! Bonne chance à tous ! Evidemment les commentaires ne seront pas validés pour éviter toute triche, donc ne vous inquietez pas de ne pas voir le votre.


La Guilde des magiciens de Trudi Canavan

La Trilogie du Magicien Noir Tome 1

dabYo dans Critiques, Livres le 2 mai 2016, avec aucun commentaire
Critiques

En 2007 débarquait en France le premier bouquin d’un univers qu’on reverrait presque chaque année sur les étagères de tout libraire qui se respecte. Je doute que vous l’ayez raté tant ses couvertures sont visuelles et caractéristiques: un fond beige avec un magnifique magicien dessus. Les livres de Trudi Canavan font partie de notre environnement depuis, à chaque fois somptueusement édité par Bragelonne avec une couverture rigide et cette belle illustration. A l’époque j’avais raté le premier wagon de La Trilogie du Magicien Noir, presque 10 ans plus tard le premier tome de cet arc débarque enfin en édition poche chez Milady. Comme il s’agit du premier dans l’univers de Kyralie, c’est l’occasion d’embarquer à mon tour dans cette série qui compte déjà quatre trilogies publiées en France. Synopsis.

La Guilde des magiciens de Trudi Canavan - Trilogie du Magicien Noir Tome 1

Les inégalités sont criantes dans la ville où vit Sonea, pendant que les nobles et seigneurs de la haute vivent tranquillement à l’intérieur des murs, les bouseux comme elle triment pour survivre et vivent presque comme de bêtes. Pour couronner le tout, chaque année le Roi ordonne la Purge, un jour où la Guilde des magiciens débarque enfin chez les pauvres, non pour les soigner et les aider mais pour les chasser de leurs taudis. Évidemment ce sont les plus faibles qui trinquent les premiers. Alors qu’elle manifeste de manière musclée contre la prochaine Purge avec ses amis, un miracle se produit: elle arrive à toucher un magicien avec sa pierre qui a traversé son bouclier magique. Aurait-elle aussi des pouvoirs ?

Trudi Canavan

Trudi Canavan

Bon on pouvait difficilement vous le cacher, avec un titre comme La Guilde des magiciens, on se retrouve forcément avec quelques magiciens dans les personnages principaux et un roman qui tend évidemment vers la Fantasy. On découvre Imardin, géante ville dans laquelle vivent roi, magiciens, nobliaux mais aussi pauvres et pouilleux. Sonea fait partie de ces derniers ce qui lui a donné un tempérament et un caractère fort en chocolat. C’est pas plus mal puisque c’est elle qui va nous servir d’héroïne pour ce premier tome.

Celle-ci a découvert malgré elle et dans des circonstances relativement peu favorables qu’elle possédait des pouvoirs magiques. On se doute tout de suite que comme souvent dans les trilogies du genre, nous allons donc nous retrouver avec un premier tome relativement initiatique où le héros découvre avec le lecteur son univers et va sans doute avoir un mentor pour l’aider à le faire. Là dessus on ne peut pas dire que ce premier tome de La Trilogie du Magicien Noir soit franchement original, ça non. La question reste entière, va il le faire avec un certain intérêt sans trop tomber dans les clichés ?

Et là, aussi étonnant que ça puisse paraître compte tenu du postulat de base, c’est bien le cas. La Guilde des magiciens se lit rapidement et gagne tout de même l’intérêt de son lecteur. J’ai beau avoir lu un paquet de romans du genre, je n’ai pas été exaspéré par le déroulement des évènements, ce qui est un très bon point. Non, on n’évite pas quelques clichés et stéréotypes, l’originalité est tout relative et assez modeste, mais ça reste agréable. Sonea est plutôt bien écrite avec un comportement très crédible compte tenu de son âge et de ses origines, ce qui est plutôt agréable. Elle n’est pas là à boire les paroles de tout un chacun comme la vérité et ça c’est un point très positif et relativement neuf par rapport à d’autres. Ce côté est peut être un peu trop utilisé sur les quatre cents pages du roman, mais on le pardonnera.

La Guilde des magiciens de Trudi Canavan - Trilogie du Magicien Noir Tome 1

La couverture originelle chez Bragelonne

A côté d’elle on va suivre d’autres personnage, du petit voleur au mage expérimenté à qui on ne la fait plus. Leur développement est progressif à mesure de les suivre sur les chapitres, étant donné que leurs actions influent sur chacun. Cela permet une alternance des points de vue sympathique, d’autant qu’on va pouvoir suivre la proie et le chasseur à plusieurs reprises dans le roman. C’est un développement intéressant et différent de d’habitude pour les indispensables qui pro quoi nécessaires aux intrigues.

La Guilde des magiciens de Trudi Canavan - Trilogie du Magicien Noir Tome 1On est pas non plus dans le complot sur de nombreux tomes et cela reste de la Fantasy habituelle puisque tout va se recouper pour se terminer en fin de tome. Celle-ci n’est d’ailleurs pas vraiment exceptionnelle, et c’est peut être là où La Guilde des magiciens pêche le plus. Au final, il s’agit surtout d’une introduction, une introduction très bien écrite et fluide à la lecture, dont la traduction a été faite par Justine Niogret. Mais une introduction un peu longuette peut être, on ne s’ennuie pas mais il n’y a pas non plus le petit plus qui en ferait un livre mémorable. Plus équilibré que le premier tome de l’Assassin Royal en somme, mais plus oubliable aussi. Il n’y a rien dans le livre qui nous fera vibrer et c’est bien dommage car il ne suffit pas qu’un livre soit agréable à lire pour qu’il en devienne bien.

La Guilde des magiciens de Trudi Canavan se lit donc très facilement et tient son lecteur. On passe un bon moment à découvrir cet univers, et la plume de l’auteur australienne n’y est pas pour rien. Tout est facile d’accès, de compréhension, c’est très bien écrit en somme. De plus, les travers des tomes d’introduction sont quasiment tous évités et on ne roulera pas des yeux. Mais voilà, la copie est presque trop parfaite et plus d’enjeux sur ce premier tome lui aurait permis d’être plus qu’une longue introduction. A voir si la relance de la fin pour réellement démarrer l’intrigue de La Trilogie du Magicien Noir arrivera ou non à porter ses fruits dans le prochain épisode.