Dernièrement sur if is Dead:

C’est lundi, que lisez vous ? #129

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 3 mars 2014, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Vampires à contre-emploi aux éditions MnemosJ’ai terminé l’anthologie Vampire à contre-emploi, que j’ai trouvé sympa mais sans plus. Il y a des nouvelles intéressantes ou sympa mais aucune qui m’ait réellement laissée sur le cul. Donc je pense que je n’en garderais pas grand souvenir.

J’ai ensuite enchainé sur Aucun homme n’est une île de Christophe Lambert, une Uchronie à base de Castro, Ché Guevara et Hemingway. Le problème c’est que ma culture sur cette période géopolitique est proche du néant donc je suis pas certaine de tout saisir. Sinon, c’est très sympa et j’aime beaucoup le Ché. Je pense que je vais finir par emmener une bio du Ché au Japon. Oui, logique.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Après avoir acheté une Nintendo 2DS pour jouer à Pokémon Y, il fallait bien rentabiliser mon investissement. Ça tombe bien puisque Serafina avait décidé de m’offrir le dernier Zelda qui venait lui aussi de sortir. A Link Between Worlds n’est pas vraiment une suite du cultissime A Link to the Past mais il se déroule dans le même univers et avait les mêmes intentions: celle de marquer une série d’Action RPG qui compte déjà de nombreuses pépites. Pour moi, c’était mon premier retour sur la saga après le génial The Wind Waker sur Gamecube, il y a un peu plus de 10 ans donc.

A Link Between Worlds, The Legend of Zelda, de Nintendo

Évoquons quelques peu l’histoire de ce nouvel opus, ou plutôt le prétexte qui va pousser Link à l’aventure. Comme d’habitude, un méchant pas beau vient embêter le respectable royaume d’Hyrule, et cette fois, ce n’est pas Ganondorf. Non, c’est un étrange personnage qui semble convoiter la triforce, évidemment, et ce en transformant les gens en peinture. Heureusement pour nous, cela n’a pas marché sur le petit Link et le voilà parti pour une grande aventure.

A link to the past n’est clairement pas mon Zelda préféré pour la simple et bonne raison que je n’y ai jamais réellement joué. Trop jeune à l’époque, c’est avec Ocarina Of Time que je découvre et deviens fan de la série de Nintendo. Autant dire que je n’ai pas eu de nostalgie à commencer ce titre, le seul épisode épisode non 3D que j’ai fait étant Link’s Awekening, excellent lui aussi. Du coup, bien que je n’ai pas joué depuis une dizaine d’années à ce genre de jeu, la jouabilité est très rapidement maîtrisé et on donne aisément ses premiers coups d’épée dans les hautes herbes pour attraper quelques rubis.

Map A Link Between Worlds, The Legend of Zelda, de NintendoL’aventure est toujours l’exploration d’un énorme monde, un carte à parcourir pour y trouver les donjons, maîtriser les puzzles et boss qui y résident pour obtenir ce qu’il nous faut de triforce et autres sages. Là dessus, on est face à du classique, à la différence près que pour la première fois on peut réellement choisir dans quel ordre faire les donjons. Ce petit changement a des côtés positifs, notamment parce qu’on peut vaguer à l’aventure comme on le souhaite et que donc le jeu regorge moins d’étapes bloquantes pour pas grand chose. Mais j’ai malheureusement trouvé que le scénario et l’enchaînement des choses y perdait en intérêt et immersion. L’aventure, l’histoire, est du coup quasiment absente et n’a lieu qu’à travers de voix off où de lointaines personnes nous parlent de temps à autre. Pas terrible.

Pour que les donjons soient tous accessibles à n’importe quel moment, la façon d’obtenir les objets clés de l’aventure a elle aussi changé. Avant, certaines parties n’étaient accessibles qu’à l’aide d’un grappin pour se hisser par exemple. Il fallait donc récupérer l’objet dans un donjon le plus souvent. Ici, comme tout doit être accessible, les objets sont achetables ou louables dans une petite boutique. Je me suis donc retrouvé dès le début de l’aventure avec le quasi ensemble des objets achetables et obtenables dans le jeu. Cela permet le choix certes, mais du coup, j’avais toutes les cartes en main et la plupart des mécanismes après quelques heures de jeu… Je ne suis pas certain d’avoir gagné au change.

Zelda A link between worlds boutique

La boutique où l’on peut louer puis acheter les objets nécessaires à la progression

Heureusement, les donjons sont tout simplement géniaux et vont utiliser les objets à merveille certes, mais pas que. Car notre grand méchant, en tentant de transformer Link en tableau, lui a donné le pouvoir de passer du monde réel à la peinture et inversement. Nous allons du coup pouvoir nous coller sur les murs, nous déplacer sur ceux ci. Cela ouvre de nouvelles possibilités puisqu’on peut désormais suivre un mur même au dessus du vide. Une grande partie des puzzles des différents donjons vont se baser là dessus, avec un mix autour des autres objets, et souvent, c’est génial. On y prend son pied, ce n’est pas très difficile certes, mais tout de même agréable. Cette possibilité de se transformer en peinture nous permet aussi de passer entre les deux mondes, qui communiquent entre eux, et là, les puzzles deviennent tout simplement dantesque.

La difficulté est d’ailleurs là dessus un peu décevante, on ne mourra quasiment jamais, du moment qu’on pense à utiliser les bons objets. Il faut dire qu’on en a tellement que parfois on les oubliera un peu. A part peut être le boss final, le premier run du jeu se fera sans réel accroche, ce qui est un peu dommage. De même, les énigmes se résolvent facilement. Au final, je n’ai été bloqué qu’une fois: je n’avais pas songé à aller dans la boutique acheter des objets et je les cherchais désespérément sur la carte. Mais une fois le jeu terminé, un mode difficile est débloqué, ce qui donne une petite rejouabilité d’autant que le monde et sa découverte regorgent de petites surprises et de clins d’œil.

Zelda A link between worlds peinture

Sans la possibilité de se transformer en peinture, cette zone serait inaccessible

Avec une durée de vie d’une quinzaine d’heures sans trop chercher à prolonger le temps de jeu, on peut dire que l’on est face à quelque chose de correct. C’est agréable à jouer, sympathique, fun. Bref, A Link Between Worlds est un Zelda rafraichissant au gameplay soigné aux petits oignons, un titre qui se fini comme du petit lait et se joue sans modération aucune. Reste que je ne suis pas sûr de me souvenir de lui dans quelques années. Mais est ce parce qu’il est moins charismatique que ses ainés ou parce que j’ai eu l’impression d’être dans un self service ? Je ne puis le dire.


L’oeil dans le ciel de Philip K. Dick

Serafina dans Critiques, Livres le 27 février 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Philip K. Dick est un auteur que j’apprécie, mais ces derniers temps j’étais venue à redouter d’en tenter un nouveau car il semblait qu’il ne me restait guère plus que les hallucinés incompréhensibles. Notamment suite à ma lecture du très difficile à suivre Maître du Haut Château. Néanmoins, j’ai craqué pour cette réédition de L’œil dans le ciel par les éditions J’ai Lu qui date de 57. A l’époque, tonton Philip n’avait pas encore le cerveau totalement rongé par le LSD, il y avait donc de fortes chances que son écrit soit cousu. Synopsis ?

L’Oeil dans le ciel de Philip K. Dick

Un groupe de personnes visite  sur une passerelle en hauteur le nouvel accélérateur de particules : le Bevatron. Parmi eux, Hamilton, travaillant dans un centre militaire fabriquant de l’armement, vient d’apprendre qu’il allait être démis de ses fonctions : sa femme est soupçonnée d’être communiste. Mais il n’a pas le temps de s’en inquiéter, car le Bevatron a un accident et les 8 personnes sont catapultées à travers le flux. Quelques secondes seulement, avant de rejoindre le sol, mais est-ce bien leur sol ?

L’œil dans le ciel est annoncé par le résumé comme un roman sur les réalités multiples, et en effet c’est le cas. Notre héros Hamilton, mais aussi les autres vont passer à travers des réalités parallèles générées par la vision qu’ils ont du monde.  On retrouve très rapidement des thèmes chers à K. Dick comme la paranoïa : on ne sait jamais si le monde dans lequel on se réveille est le vrai. De plus, les mondes étant générés par des individus pour certains passablement dérangés, tout peu se produire, y compris le pire. Les délire de persécution ne sont pas ici de simples paranoïas.

Le roman est très ancré dans son époque : les présomptions de communisme sont prises très au sérieux, et construire des missiles est vu comme quelque chose de bien et nécessaire. On est très vite propulsé dans l’ambiance de la guerre froide.

Comme souvent avec Philip K. Dick on ne sait pas réellement si on est dans un trip ou pas, et ici plus que d’habitude. Cependant, le roman a quand même une trame assez facile à suivre avec un début et une fin (ça semble bateau, mais dans le cas de l’auteur, la précision est importante). On ne part pas en trip métaphysique sur la relativité de notre monde. Au milieu, beaucoup d’hallucinations, mais dans un cadre qui s’y prête, donc on n’est pas totalement paumé et on arrive aisément à suivre.

L’Oeil dans le ciel de Philip K. DickLes mondes inventés par l’auteur sont particulièrement réussis, notamment le premier, celui d’un intégriste religieux où les voitures fonctionnent avec des prières et où les entretiens d’embauche contiennent des questions théologiques. C’est très drôle et souvent très mordant.

Bref, vous l’aurez compris, L’oeil dans le ciel c’est du bon Philip K. Dick qui se lit très bien : je l’ai fini en deux jours. Il n’est peut être pas au niveau d’un Blade Runner dans le sens où au final il ne pose pas réellement de question sur notre existence ou notre monde, mais c’est une lecture divertissante et agréable.


Résurrection, le dernier vampire de Jean Vigne

Vampire de Paris

illman dans Actualités, Livres le 25 février 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Résurrection: le dernier vampire de Jean Vigne est la suite de Désolation qui m’avait beaucoup plu à l’époque. C’est toujours aux éditions du Petit Caveau avec Fleurine Rétoré à l’illustration de couverture. J’ai donc eu l’édition numérique de ce nouveau volume entre les mains pour vous en parler. Vu que l’on a affaire à une suite je vais me contenter d’un synopsis light.

Resurrection le dernier vampire jean vigne

Dur d’être un vampire dans un environnement où mordre les humains pourrait vous tuer. Aurore est une vampire, la fille même de Virginie et de Jean Verger, les protagonistes du premier volume, et du haut de ses 16 ans elle va se retrouver témoins d’événements qui vont changer le cours du monde.

On retrouve ici l’univers post-apocalyptique glacé du précédent tome qui, même si un redoux a eu lieu ces 15 dernières années, laisse quand même l’humanité sous ses bio-dômes souterrains. L’atmosphère est beaucoup moins oppressante sous le dôme parisien et il y a un parfum de retour au monde « d’avant ». En découle que certaines intrigues prennent un pli plus politique et qu’une partie du roman est consacrée à une des plus grosse entreprises du dôme, ou plutôt de l’ascension de Virginie dans cette boite. Des ultra-capitalistes qui se mettent des coups de couteaux dans le dos, c’est toujours fun.

Jean Vigne

Jean Vigne

Evidemment l’un des points crucial du roman reste ses vampires. Ils sont cohérents dans l’univers de l’auteur avec certes un thème déjà utilisé, le vampirisme qui est une maladie/mutation, mais ici rafraîchi. Après tout faire en sorte que leur mode d’alimentation soit aussi leur chemin vers la destruction. Car le monde de Jean Vigne a révolutionné la médecine en remplaçant le sang par du bioplasma, enfin pour les riches surtout. Le clivage entre les riches et les pauvres est encore plus marqué à mon sens, ce qui m’a surtout étonné c’est que l’auteur ne s’en sert pas vraiment.

Ce que j’ai aimé au niveau du style, ce sont les dialogues incisifs et les tournures phrases qui vont à l’essentiel, mais plus que ça c’est le rythme soutenu qui permet de maintenir l’attention du lecteur par des « chapitres » plutôt courts. Cela permet une alternance rapide entre les différents personnages et donc d’avoir une parallélisation d’une action qui se passe à plusieurs endroits en même temps. De ce coté la numérisation a été bien faite, on est pas paumé sur les changements de personnages comme j’ai pu le voir dans des numérisations faites à l’arrache du découpage en chapitre par des éditeurs peu soucieux du confort de lecture sur liseuse (*tousse* Brag’ *tousse*). Donc pour ce point merci aux éditions du Petit Caveau pour le respect du lecteur.

Resurrection le dernier vampire jean vigneL’autre aspect qui accroche le lecteur c’est une sorte de profusion d’éléments d’intrigue qui arrive constamment et qui l’enrichissent. C’est une caractéristique particulièrement marquée dans la seconde partie du roman où l’action jaillit de partout et où les différents partis prenant part à l’histoire révèlent leurs cartes. Tout ça pour dire que déjà la première du moitié du roman est bien réussie, avec des relations entre les personnages qui se tendent, pour que finalement ça pète dans la seconde partie avec un final dantesque.

J’avais lu d’une chronique d’un blogueur que de toute façon avec Jean Vigne, on ne pouvait avoir qu’un récit surprenant et de qualité. De ma brève expérience avec cet auteur, je ne peux que lui donner raison pour l’instant. J’ai trouvé ce deuxième tome tout simplement génial, on ne s’ennuie pas, c’est plutôt original et le style d’écriture est agréable. Bref j’attends maintenant avec impatience la conclusion de cette trilogie qui s’annonce d’ores et déjà grandiose.


C’est lundi, que lisez vous ? #128

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 24 février 2014, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Vampires à contre-emploi aux éditions MnemosJ’ai continué de lire Méridien de Sang de Cormac McCarthy, cependant c’est une lecture dense et parfois douloureuse qui en tout cas demande une certaine concentration : phrases décousues, dialogues en espagnol non sous-titré… pas forcement le genre de lecture que j’ai envie après une journée de travail…

A côté de ça j’ai donc commencé l’anthologie Vampires à contre-emploi aux éditions Mnemos, dont j’ai lu deux nouvelles plutôt sympathiques.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


La vie devant ses yeux de Vadim Perelman

Un film percutant (sans mauvais jeu de mots...)

Malicia dans Non classé le 22 février 2014, avec aucun commentaire

La vie devant ses yeux est un film sorti en 2008 qui a fait partie de la sélection officielle du festival de Deauville. Réalisé par Vadim Perelman et adapté du roman homonyme de Laura Kasischke, il fait partie de la longue lignée de films qui se sont inspirés de près ou de loin de la tuerie de Columbine. Synopsis.

La vie devant ses yeux de Vadim Perelman

Les premières images nous transportent dans un lycée américain, Briar Hill, dans lequel on suit Diana et Maureen, deux amies. Après quelques scènes quotidiennes, l’impensable se produit, des cris, des détonations, les deux jeunes filles comprennent qu’une fusillade est en train de se dérouler à quelques mètres d’elles. Quelques secondes après, le tueur, un de leurs camarades de classe, entre dans la pièce où elles se trouvent…

Et nous retrouvons Diana, quinze ans plus tard, alors que la ville rend hommage « aux victimes et aux survivants ». Elle est maintenant mariée à un professeur, elle a une petite fille, Emma, et souffre toujours du drame qui la hante. Tout au long du film, des flashbacks interviennent et nous permettent de comprendre la relation d’amitié entre Maureen et Diana, leur quotidien, leur rencontre… mais aussi les préludes du drame. Très vite, on devine que ce n’est pas un simple drame, qu’il y a quelque chose de mystérieux, une composante qui nous échappe.

Cela fait longtemps que je voulais voir ce film et je n’ai pas été déçue. Le jeu des actrices principales, Uma Thurman et Evan Rachel Wood, dans le même rôle, est plutôt bien fait, même s’il n’est pas toujours facile de faire le rapprochement entre la Diana d’avant et celle qu’elle est devenue. J’ai trouvé qu’il y avait d’ailleurs parfois quelques longueurs dans les scènes montrant l’adolescente et ses errances, une redondance qui semble n’être présente que pour insister sur ce point. C’est aussi le cas pour la Diana adulte, on a du mal à la suivre parfois.

La vie devant ses yeux de Vadim Perelman

Cependant, les scènes d’amitié entre Diana et Maureen, jouées cette fois par Evan Rachel Wood et Eva Amurri, ont un côté plus authentique, plus « paisible », qui équilibre bien la narration. Quelque part, ça nous laisse une base simple, un élément important de l’intrigue qui ne nous perd pas.

Il y a vraiment une atmosphère dans ce film que j’ai apprécié. Une question au spectateur qui revient comme un écho : qu’aurais-tu fait à sa place ?

Si on oublie les quelques fioritures et maladresses qui l’handicapent, ce film laisse tout un tas de questions plus personnelles. Le passé, le présent, les questions qu’on se pose, celles qu’on s’est posées, celles qu’on ne voudrait pas avoir à se poser, l’ensemble se mélange et nous montre un drame dont on pourrait presque se sentir les acteurs.

La vie devant ses yeux de Vadim Perelman

Mais peut-être aussi suis-je un peu trop « empathique » devant le sujet des fusillades en milieu scolaire qui me laisse cet énorme sentiment d’incompréhension face à l’impensable. En tout cas, pour ma part, je n’ai pas regretté ce film que je vous conseillerais, même si le style reste particulier et ne plaira pas à tout le monde.


On vous parlait à la rentrée de l’année dernière d’un petit festival de musique extrême qui se déroulait près de chez nous, en Touraine, le M-Fest. Organisé par une petite équipe de passionné, nous y mettions pour la première fois les pieds dans une petite salle de Rouziers de Touraine où se sont enchaînés quelques concerts de petits groupes amateurs, puis The Old Dead Tree, Seth ou encore Dagoba. Bref, le festival est encore très petit mais c’est avec plaisir que nous en parlons pour encourager l’initiative, d’autant que les premiers groupes viennent d’être annoncés.

M Fest 2014 Regarde les Hommes Tomber

Il y aura tout d’abord Regarde les Hommes Tomber, des français de Nantes qui ont sorti leur premier album l’an dernier et dont on parle beaucoup en France. Avec un Sludge apocalyptique à souhait, leur prestation au Motocultor 2013 nous avait plus que convaincu, et ce alors qu’ils passaient tôt dans la journée avec un set de 40 minutes sous un grand soleil. Autant dire que dans la petite salle de Rouziers, on risque d’en prendre plein les oreilles, et c’est pas plus mal. S’ajoutent trois groupes que l’on apprécie malheureusement moins, Kause 4 Konflikt, Smash Hit Combo et Trepalium qui est loin de nous être inconnus.

Bref, le M-Fest 2014 est prévu pour les 5 et 6 septembre et on espère qu’il sera aussi réussi que l’année précédente. En attendant les nouveaux groupes à annoncer.


C’est lundi, que lisez vous ? #127

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 17 février 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Le Soldat Chamane, Integrale 1, de Robin HobbAprès plusieurs semaines à ne lire que quelques pages du Capital au XXIème Siècle de Thomas Piketty, entre quelques parties de Zelda: A Link Between Worlds, je me suis enfin remis à la lecture. Toujours sur la première partie de l’Intégrale du Soldat Chamane de Robin Hobb.

Malheureusement, il faut bien dire que Zelda ne semble pas être la seule raison qui m’a tenue éloignée du bouquin. Cette série de Robin Hobb est loin de me captiver pour le moment. La narration est vraiment plate et prévisible pour le moment, les personnages très jeunes font preuve de bien trop de maturité, cela manque de spontanéité et d’intérêt. Dommage car l’ambiance est intéressante, mais si ça ne s’améliore pas, je doute de dépasser la première partie.

Serafina

L’Oeil dans le ciel de Philip K. DickBien que ne participant pas au week-end à 1000 qui a eu lieu ce week-end, j’ai beaucoup lu. J’ai tout d’abord terminé Fantômes de Joe Hill qui a malheureusement confirmé ma mauvaise impression : j’ai trouvé les nouvelles poussives, toutes beaucoup trop sur le même thème.

Je suis ensuite passée sur L’Oeil dans le ciel de Philip K. Dick récemment réédité chez J’ai Lu. Il s’agit d’un K. Dick avant qu’il n’ait le cerveau trop rongé par le LSD : il est compréhensible, avec une vraie histoire, un début et une fin. C’est un très bon bouquin, avec de la réalité alternative bien menée et une intrigue bien trouvée. On ne s’ennuie réellement pas pendant ces 250 pages.

J’ai ensuite commencé Le Méridien de Sang de Cormac McCarthy. J’avais été séduite par cet auteur avec La Route et en prime le roman est cité comme inspiration par Watain pour They Rode On, mon morceau préféré de The Wild Hunt. Pour le moment, l’ambiance est très présente mais c’est réellement très dense et pas forcément aisé à lire.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Fantômes: Histoires troubles de Joe Hill

Serafina dans Critiques, Livres le 15 février 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Fantômes est un recueil de nouvelles de Joe Hill récemment publié au format poche par les éditions J’ai Lu. Je n’avais jamais lu cet auteur, mais pour avoir vu qu’il est à l’origine de la fin de 22/11/63 écrit par son père (l’illustre Stephen King) je me suis dit qu’il fallait lui donner une chance. D’autant plus que le recueil s’appelle Fantômes et que si il y a quelque chose que je redoute autant que j’adore, ce sont bien les histoires de fantômes. Du fait de son format , il n’y aura évidemment pas de synopsis.

Fantomes Histoires Troubles de Joe Hill

Eh bien, j’allais être déçue, car au final, c’est le sous-titre du recueil qui est représentatif : « Histoires troubles ». A part une histoire ou deux, il n’y aura pas de fantômes, mais des ambiances troubles, souvent glauques et mélancoliques. Une mélancolie d’automne, au ciel tout gris. J’aime assez ce genre d’ambiances à la base, mais j’ai eu l’impression de ne lire que cela, ce qui me dérange un peu avec un recueil de nouvelles car elles m’ont toutes semblées très/trop proches.

Cette similarité est accentuée par le fait que dans l’immense majorité des nouvelles, le héros n’est autre qu’un petit garçon. Une fois ça va, deux fois ça passe, mais au delà, ça m’a surtout saoulée. D’autant plus que les petits garçons en question sont interchangeables et n’ont pas réellement de personnalité. Toutes les nouvelles se passent dans notre monde, en Amérique, la plupart du temps dans des familles un peu miteuses, avec un coté white trash assez présent.

Fantomes Histoires Troubles de Joe HillAu niveau des nouvelles, on côtoie une fantôme, un autiste qui construit des forts qui défient le géométrie euclidienne, du serial killer mais rien de réellement palpitant, rien de réellement original, et pour des nouvelles la chute est souvent très moyenne. On lit l’histoire sans être réellement happé ou quoique ce soit. J’ai beaucoup peiné à lire ces 400 pages tant je m’ennuyais et j’avais l’impression de lire des resucées de la même recette. J’aurais réellement apprécié de la diversité dans les nouvelles. Je ne dis pas qu’il n’y a pas de bonnes idées, comme ce garçon gonflable, ce chalet où on porte un masque ou encore cette histoire mettant en scène Van Hellsing (qui s’est marié à Mina et a eu deux enfants qui sont les héros de cette nouvelle). Mais voilà, j’ai l’impression de lire du pétard mouillé.

Bref, je ne dis pas que c’est totalement à jeter, mais je n’ai vraiment pas apprécié ma lecture. Fantômes de Joe Hill est un recueil qui comporte des nouvelles trop similaires et dans l’ensemble laborieuses, sans chute intéressante. Je ne dis pas que je ne lirais jamais un des romans de l’auteur, mais ça ne me convainc pas plus que cela pour le moment.


Panda Pop de SGN

Du space Invaders version panda

Serafina dans Critiques, Jeu Vidéo le 14 février 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Au boulot, tout le monde connait mon amour des pandas. Je suppose que le poster du zoo de Beauval et le calendrier Panda y sont pour quelque chose. Alors quand un collègue a découvert l’application Panda Pop sur son mobile, il me l’a tout de suite envoyée. Développée par SGN, c’est évidemment un jeu sur smartphone qui mise sur l’addiction, et depuis, je suis perdue.

Panda Pop

Il s’agit d’un jeu très simple : il y a des bébés pandas prisonniers, vous êtes une maman panda (ou un papa panda qui aime mettre du mascara, puisque le panda est malheureusement genré) et vous avez des boules à lancer pour libérer les bébés. Si vous réunissez au moins 3 boules de la même couleur elles explosent et ainsi de suite. Au fil du jeu des pièges viennent pimenter le tout: des boules piquantes qui crèvent vos boules, des boules armure impossibles à faire exploser, etc.

Panda PopIl s’agit d’un free-to-play et vous serez encouragés à payer pour avoir des fonctionnalités en plus, des bonus ou des balles supplémentaire pour finir un niveau. Cependant il est tout à fait possible de jouer sans payer. Comme d’habitude, vous avez un nombre fini de vies, qui se rechargent au fil du temps, exactement comme Candy Crush ou Jelly Splash. Il y a actuellement 100 niveaux, et si les premiers sont faciles, dès qu’on entre dans la deuxième dizaine, la difficulté est présente, et il n’est plus rare de perdre 4-5 fois avant de venir à bout d’un niveau. Histoire évidemment de jouer avec vos nerfs et pousser à l’achat.

Au niveau graphisme, c’est simple, mais coloré et joli. La plupart des niveaux sont inspirés de la Chine, du moins la Chine fantasmée, mais quand même. Personnellement, sur mon iPhone 4, je trouve que ça laggue quand même pas mal, l’animation n’est pas totalement fluide, mais ça fait un moment que je n’ai pas mis à jour mon téléphone, cela joue peut être.

Bref, niveau gameplay, rien de très original, on fait éclater des bouboules, l’avantage étant la présence des pandas, qui me font forcement chavirer. Les niveaux et décors sont assez variés, ils ne se ressemblent pas. On pourra reprocher le coté peu réaliste du nombre de bébés de maman Panda, mais bon, c’est vraiment pinailler. C’est mignon comme tout, avec suffisamment de niveaux, et l’incitation à payer n’est pas trop présente donc c’est idéal pour vous occuper dans les transports ou autre. Actuellement disponible sur les marketplaces Android et iPhone.