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22-11-63 de Stephen King

dabYo dans Critiques, Livres le 18 octobre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Quand on est marqué par certains livres on a très envie que d’autres le lisent, et c’est comme ça que Serafina a fini par me convaincre de me lancer dans la lecture de 22-11-63 de Stephen King. Le roman de l’auteur best-seller frôle les 1000 pages et était sorti il y a près d’un an pour l’anniversaire de l’assassinat du président Kennedy à Dallas. Tout juste édité en poche par Le Livre de Poche, il était donc temps que je me lance. Synopsis.

22-11-63 de stephen king

Jake Epping est un américain enseignant l’Anglais au lycée à la vie toute ordinaire (divorcé, ex-femme alcoolique, pas d’enfant) et ce qu’il y a de plus banal pour l’Amérique profonde. Mais voilà, c’est sans compte ce que son « pote » Al Templeton va lui faire découvrir dans l’arrière salle de son bouiboui. Car si les burgers d’Al sont si peu chers, ce n’est pas parce qu’il s’agit de viande de chat comme le veut les rumeurs, mais tout simplement parce qu’il se se fourni en viande en 1958. Et tout le monde sait que la viande était franchement moins cher en 1958.

C’est donc de retour dans le temps que le roman de Stephen King traite. La couverture, la quatrième couverture et le titre du roman ne laissent aucun doute sur l’intrigue générale du roman: comment Jake en retournant dans le passé va-t-il bien pouvoir sauver Kennedy et l’empêcher d’être assassiné par un certain Oswald. Tout un programme en effet, qui pourrait être traité de bien des manières, politique, espionnage, fantastique, on en passe des vertes et des pas mures.

Stephen King

Stephen King

Là dessus, il faut bien avouer que Stephen King a un certain côté Stephen King: c’est à travers des personnages de l’Amérique profonde que l’on va vivre toute cette aventure. Jake, le héros, évidemment, mais aussi Al, Saddie et d’autres personnages hauts en couleurs, du passé ou du présent, qui vont faire irruption dans notre histoire et qui ont souvent été marqués par une vie pas franchement facile.

A la base, je dois bien avouer que je m’attendais à une Aventure, celle avec un grand A, comme Aventure et aussi comme Action. Mais c’est sur les personnages et leur psychologie que nous allons nous concentrer. Le roman va en effet tout autant traiter de l’histoire de l’Amérique, de cet assassinat soudain et cruel, que de notre personnage principal et de ses émotions. Comment passe-t-on plusieurs années dans le passé ? Peut on se contenter d’attendre des années en se tenant à l’écart de la société de l’époque ?

En effet, si notre héros débarque autant d’années avant l’assassinat (5), ce n’est pas pour rien et Stephen King va en profiter. Pour dépeindre l’Amérique de l’époque, pour dépeindre les tragédies de la vie aussi. On va retrouver de nombreux thèmes chers à l’auteur, des motifs qu’on retrouve fréquemment dans ses romans et qui l’obsèdent. L’alcool évidemment, vous vous en doutez, les drames familiaux, les colères subites dont les traces restent indélébiles, la violence « banale » de la société en somme.

Nous allons voyager avec le personnage. A nous la découverte de l’Amérique des années 60. Je crois que je n’ai que rarement autant ressenti le dépaysement avec un livre. J’avais vraiment l’impression d’y être, bien plus qu’en regardant un film sur l’époque. J’étais avec Jake dans sa belle caisse qu’il a acheté pour une poignée de dollars américains. Je découvrais l’Amérique de la ségrégation, les esprits encore complètement opposés à l’égalité raciale, où les blancs avaient droit aux toilettes confortables tandis que les noirs devaient se contenter de la rivière.

22-11-1963

Le tout avec un fil rouge, celui du temps et une théorie: ce dernier ne souhaite pas être changé. C’est un aspect très important du roman sur lequel Jake, qui narre son aventure à la première personne, va insister à de très nombreuses reprises. Parfois un peu trop je trouve, comme si le fait de le répéter allait créer l’effet scénaristique, alors que c’est plutôt les péripéties qui devraient le s’en charger.

Au rayon des reproches, on pourra tout de même citer la fin. Car le roman est vraiment bon, et malgré qu’il ne relate qu’une vie au quasi jour le jour d’un type tout à fait banal (bon, il est dans le passé quand même), il est passionnant du début à la fin. Stephen King arrive à rythmer ses chapitres malgré une histoire qui, objectivement, ne l’est pas franchement. Elle traite de la vie de tout les jours, et pourtant, on est captivé. Il y a du coup quelques paroxysme où la tension dramatique et émotionnelle est vraiment très haute.

22-11-63 de stephen kingMais du coup, la fin, sans doute l’aspect le plus difficile à écrire, m’a vraiment laissé sur ma faim. Avec un tel déroulement, il fallait une fin d’un haut niveau et ce n’est clairement pas ce que j’ai pu lire. La fin m’a fait l’effet d’une sorte de soufflé, sans tension aucune, ce qui après plus de 900 excellentes pages est quelque peu frustrant. Dommage, vraiment, car l’auteur avait entre ses mains de nombreuses façon de terminer son roman et de mettre à son lecteur un dernier coup dans la gueule.

Avec son style agréable à lire, une intrigue de qualité qui exploite de façon intéressante les principes du voyage temporel, ce roman de Stephen King est un très long et très agréable voyage dans l’Amérique de l’époque. On est dépaysé au fil des pages, on vit au pays de l’oncle Sam pendant de très longues pages et c’est un réel plaisir. Bien que déçu par sa fin que je n’ai pas trouvée à la hauteur, 22-11-63 reste une perle que je ne regrette pas d’avoir lue, qui vous marque et que je recommande chaudement.


Et vous, votre avis ?

Fall of Summer 2014: Jour 2

Enslaved, Watain et Bömbers

dabYo dans Actualité, Musique le 15 octobre 2014, avec 3 commentaires

La deuxième journée du Fall of Summer 2014 commence un peu plus tôt puisque c’est dès 12h que les hostilités commencent. Comme hier les premiers groupes s’enchaînent sur la Sanctuary Stage toutes les 20 minutes jusqu’à ce que Salem ouvre sur la Blackwaters à 18h00. Sans doute pour ne pas gêner les quelques baigneurs de la plage privée du Parc de Torcy.

Watain au Fall of Summer 2014

Il sera du coup marrant d’y voir quelques personnes en maillot bronzer pendant que les Metaleux crèveront de chaud juste à côté, vêtus de noir évidemment. Ce n’est pas parce qu’il fait chaud que l’on va oublier nos bons vieux clichés. La météo est au rendez vous et la journée est chaude, tantôt sous les rayons du soleil, tantôt juste parce qu’il fait très lourd.

Can of Worms au Fall of Summer 2014

dabYo - Jeune groupe français de Thrash Metal bien énergique. En cette ouverture de seconde journée, le public est éparse mais ultra motivé, sans doute une fan base déjà bien implantée qui va même faire un petit mosh. Bref c’est du Thrash et pas ma tasse de thé, mais le groupe est à l’aise sur scène, stéréotype du genre certes mais à l’énergie débordante et communicative.

Vorkreist au Fall of Summer 2014

Vorkreist au Fall of Summer 2014

dabYo - On enchaîne sur un autre groupe français, Vorkreist qui officie dans le Black Death. Les français délivrent une prestation carrée mas qui sans connaître m’a pas paru particulièrement originale non plus. La musique passe très bien malgré le soleil et l’air pesant. Le public est quelque peu éparse mais bien présent pour les longs morceau qui alternent entre phases Black bien traditionnelles, rapides et monotones, avec des passages plus rythmés de temps en temps qui font penser à un genre de Black’n’Roll bien sympathique qui pour le coup me séduisait bien.

Den Saakaldte au Fall of Summer 2014

dabYo - Den Saakaldte au Fall of Summer 2014Derrière le nom horrible à prononcer qu’est Den Saakaldte se cache évidemment un groupe norvégien, et donc de Black Metal. Un lineup tout neuf qui va d’abord nous jouer deux-trois morceaux de Black old school et répétitif à souhait pour finalement nous présenter des morceaux de son nouvel album.

Des passages plus rythmés entre-croisés de morceaux complètement atmosphériques avec même de la guitare claire en solo. Pas forcément un sentier qui n’a jamais été exploré, on pense évidemment à Enslaved qui joue le soir même, mais c’est surtout DorDeDuh que le son du groupe évoque. Les compos font encore transition inachevée mais ça peut rendre très bien.

<Code> au Fall of Summer 2014

dabYo - Des anglais qui font du Black dans nos contrées c’est finalement assez rare en dehors de Cradle of Filth, mais des types habillés en chemise noire Celio encore plus. <Code> je n’en avais jamais entendu parler jusqu’à l’annonce de leur participation au Fall of Summer 2014.

C’est du Black Prog qu’ils vont nous délivrer mais aussi finalement très agressif. Ne connaissant pas les albums ce fut difficile d’apprécier. On peut en tout cas dire qu’ils ont une certaine originalité dans leur prestation scénique, des dandy black Metaleux on en voit pas souvent.

Debauchery au Fall of Summer 2014

dabYo - Debauchery au Fall of Summer 2014Les t-shirts portés par les Metaleux un jour de festival sont toujours un bon indicatif de la popularité des groupes au programme, et si l’on compte aujourd’hui une majorité de Watain, il faut reconnaître à Debauchery une certaine fanbase. Moi je les ai uniquement découvert lorsque leur leader s’est fait viré de son poste de professeur en Allemagne. Quand on découvre les décors scéniques du groupe, on pourrait presque comprendre pourquoi.

Ensanglantés, les allemands débarquent au milieu des crânes et de mannequins féminins nus et couverts de sang, quand ce n’est carrément pas le pied du micro qui sort de la gorge de l’une d’entre elles. Très esthétique, le groupe est le premier a sortir le grand jeu pour le festival.

Musicalement les morceaux de Debauchery sont très accessibles même pour le profane que je suis. Ça headbangue facile et sonne sympathique.

Salem au Fall of Summer 2014

dabYo - Fall of Summer 2014Les groupes israéliens sont rares chez nous et ça fait plaisir d’en voir. Salem contrairement à un paquet de groupes de la région n’a pas de touche particulièrement orientale à sa musique, bien qu’ils alternent avec aisance les différents styles que compte leur discographie.

Scéniquement c’est le minimum habituel, mais le guitariste tente tant bien que mal de se souvenirs de lointain cours de français à l’école, et ça ça fait plaisir! Des morceaux bien catchys pour la plupart.

Ahab au Fall of Summer 2014

dabYo - Alors que la lumière perd du terrain et que la nuit prend ses droits sur le lac, Ahab monte sur la Blackwaters pour nous asséner son Funeral Doom lourd et oppressif. Ce genre ne va en général pas bien aux scènes ouvertes quand il fait encore jour, mais là, sur la plage, c’est une toute autre sensation.

Pour sa première date en France, comme nous le diras leur leadeur dans un français aux accents bien allemands, le groupe nous en met plein les oreilles. Lent, lourd, c’est une très bonne expérience live qui s’apprécie avec la fraîcheur naissante. La thématique de leur musique étant centrée entre autres sur Moby Dick, la Blackwaters était La scène qu’il leur fallait. Malheureusement, les baffles crachotent les basses tout du long ce qui empêchera une totale immersion…

Pentagram au Fall of Summer 2014

Pentagram au Fall of Summer 2014

dabYo - Depuis le temps qu’on nous parle de Pentagram, il était temps que nous le voyons par nous même. Fondé au début des années 70, l’âge des musiciens va forcément de paire et Bobby a vu plus d’un printemps (et encore plus de verres) passer. Pourtant, contrairement à un certain Ozzy, il est plus qu’alerte et actif sur scène: un vrai showman.

Pentagram au Fall of Summer 2014Je n’aime pas franchement le groupe sur CD, ce n’est pas faute d’avoir essayé à la fois avec des albums conseillés par des fans qu’avec des setlists de concerts: rien n’y fait. Mais en live c’est tout autre chose. La musique prend vie et perd son côté rebutant. Je ne sais pas pourquoi, peut être le côté communicatif et entraînant du groupe.

Pentagram va livrer sur la Blackwaters Stage une très belle performance, de celles qui vous font tout de suite aimer un groupe quasi inconnu. On regrettera juste quelques problèmes techniques sur les baffles en début de show.

Enslaved au Fall of Summer 2014

dabYo - Le combo Enslaved et Watain est de retour au Fall of Summer 2014 après avoir fait la tête d’affiche de la Temple le vendredi du Hellfest 2014 ! Cette fois on en profite donc pour revoir l’un des plus vieux groupes de Black Metal norvégien encore en activité. Comme d’autres, ils ont troqué le trve de leurs débuts pour des envolées plus lyriques et symphoniques, un Black Metal Progressif de très bonne qualité aux touches très Pagan. Je suis fan de leurs derniers albums que j’avais découvert suite à leur passage au Motocultor 2013.

Enslaved au Fall of Summer 2014

Leur concert y avait été plutôt bon et ce sera une nouvelle fois le cas de leur prestation de ce soir. Nous sommes toujours sur leur tournée de support à RIITIIR, leur dernier album qui a quelques années déjà maintenant. Du coup la setlist est quasi identique à celle de 2013 et sera sans grande surprise. Reste que le groupe va tout de même jouer principalement des nouveaux morceaux et ne revenir à la nostalgie qu’une seule fois: yay !

Enslaved au Fall of Summer 2014Le début du set est un peu chaotique avec des problèmes de son et d’équilibrage mais cela s’arrangera très vite. La nuit est presque complètement tombée et donc l’ambiance peut prendre toute sa consistance. Celle d’une musique froide et oppressante où la voix black et claire alternent avec maîtrise. Malheureusement pour le groupe, leurs morceaux ont moins d’intensité en live que sur album. Avec sept morceaux qui se courent après, le groupe se voit obligé de meubler quelque peu, en forçant le public à entonner la Marseillaise notamment. On regrettera de ne pas les voir essayer de pousser un peu plus…

Watain au Fall of Summer 2014

dabYo - 1h00 du matin arrive et le groupe pour lequel nous avons décidé d’aller au Fall of Summer s’apprête à monter sur la Blackwaters Stage: Watain. Le groupe suédois de Black Metal est de retour après une superbe prestation au Hellfest 2014 et on espère bien reprendre une grosse baffe dans la gueule. La scène est comme d’habitude très décorée et nous en met plein la gueule, l’ambiance est clairement déjà au rendez-vous bien que nous soyons dans du sable et sur une plage: pas forcément là où l’on imagine la noirceur des suédois.

Watain au Fall of Summer 2014

Comme à son habitude, Erik entre sur scène pour commencer son rituel et allume les différentes torches de la scène, avant de récupérer son matériel de maître de cérémonie. Sur ces actes, le reste des musiciens finissent par arriver et le premier morceau de The Wild Hunt démarre la prestation du groupe. On en prend plein les oreilles… Et peut être un peu trop.

Watain au Fall of Summer 2014Le groupe passe en effet juste après Pentagram, c’est peut être une coïncidence mais la basse y est bien trop forte sur les premiers morceaux. Le groupe précédent étant adepte d’un tel réglage, peut être que cela vient de là. En tout cas, il y avait un clair déséquilibre là dessus, les morceaux de Watain ne laissant clairement pas la première place à la basse sur album.

La setlist est quasi identique à celle qu’a joué le groupe au Hellfest 2014 et se compose principalement des deux derniers albums du groupe, The Wild Hunt et Lawless Darkness. A une différence près, et de taille puisque pour aller avec ce petit étang qui s’étend derrière la scène, le groupe fini sur Waters of Ain, leur long morceaux de 15 minutes. L’occasion d’apprécier les envolées de guitare et la progression du morceau.

Bömbers au Fall of Summer 2014

dabYo - Après avoir eu notre dose de satanisme, c’est un autre blackeux qui monte sur la Sanctuary Stage pour clore le festival: Abbath d’Immortal et son groupe de reprises de Mötörhead: Bömbers. Et il faut bien avouer que la ressemblance est frappante, à un détail prêt: Abbath a encore la pêche, lui.

Ils enchaînent les reprises avec une aisance certaine et franchement, il faut vraiment être grincheux pour ne pas se faire avoir: le son de Mötörhead défonce tout sur son passage et a ce côté Hard irrésistible que l’on ne peut y échapper. Entre deux morceaux, les comparses prennent le temps de faire un peu d’ironie et de parodier Lemmy en reprenant ses vannes habituelles, un régal.

Fall of Summer 2014

On quittera le festival avant la fin de leur concert, plus par fatigue qu’autre chose. Avec cette première édition, le Fall of Summer aura montré qu’il avait été organisé par des pros et c’est sans doute la première édition de festival la plus aboutie qu’il nous a été permis de voir. Chapeau bas.


Photos du Fall of Summer 2014: Jour 2

Photos de Watain, Enslaved, Pentagram et Debauchery au Fall of Summer 2014

Serafina dans Concert, Musique le 13 octobre 2014, avec aucun commentaire

La première édition du Fall of Summer terminée, il est temps de vous montrer les quelques photos que l’on a pu y prendre ! Nous avons eu la chance d’avoir un pass et ainsi faire partie des personnes acréditées pour prendre des photographies dans de bonnes conditions, mais il faut bien avouer qu’avec sa dimension à taille humaine, le festival est un terrain génial pour tout photographe en herbe.

Watain au Fall of Summer 2014

En effet, le Fall of Summer, c’est deux scènes, assez accessibles (de la taille de la Rock Hard grand maximum) et donc mon matériel était parfaitement adapté. Bien qu’étant en pleine journée, c’était une journée plutôt couverte, du coup même en après midi les lumières ressortent tout de même bien.

Photos de Vorkreist au Fall of Summer 2014


Go To Hell Tome 1 de Oxanna Hope

Serafina dans Critiques, Livres le 11 octobre 2014, avec 3 commentaires
Critiques

Oxanna Hope fait partie de ces auteurs de Bit-Lit françaises qui ont débutés dans une petite maison d’édition indépendante, ici Nergal, pour être ensuite republiée dans une grande maison. Cette fois, ce sont les éditions J’ai Lu qui ont récupéré le bébé, ceux qui ont fait la même chose avec Georgia Caldera. Du coup, j’étais plutôt intriguée par ce premier Go To Hell, le transfuge a t’il été profitable ? Synopsis.

Go To Hell de Oxanna Hope

Cassie a 18 ans et a beaucoup voyagé. Quand elle arrive au lycée dans une petite ville un peu paumée, elle ne connait personne mais se fait rapidement une réputation. Sa grande gueule et ses réactions extrêmes se font vite remarquer. En réalité, elle fuit son passé pas si « normal » et la rencontre avec son professeur de philo Damian ne va pas arranger les choses.

Bon, il faut l’avouer directement, ce premier tome de Go To Hell ne m’a absolument pas convaincu, tellement que je ne sais pas trop réellement par quoi commencer. Le moins pire est probablement le style d’Oxanna Hope: assez simple mais qui a le mérite d’être assez clair à comprendre. Le seul point noir étant l’orthographe employée pour écrire les grolles de l’héroïne : elle y porte des « docks« . On notera aussi le prologue de 4 pages qui est a peu près repris tel quel en plein milieu du roman, qui donne un peu l’impression d’une solution de facilité.

Cassie est un personnage à peu près insupportable : hautaine, qui réagit au quart de tour et qui s’en fiche un peu de blesser les gens qu’elle côtoie. On ne peut pas réellement dire que cela soit une héroïne à laquelle on s’attache. Elle cache un lourd passé, on sait qu’elle a fuit, mais à la fin du premier tome, on ne sait réellement toujours pas qui elle est – ni même ce qu’elle est – ni réellement pourquoi elle est poursuivie. Le bouquin nous laisse avec a peu près autant de questions qu’au départ. Pour les autres personnages, Damian, le prof n’agit pas du tout comme un professeur, il semble avoir une mission, mais là encore à la fin du premier tome on n’a toujours pas réellement compris ce qu’il venait faire ici.

Go To Hell de Oxanna HopeIl n’y a pas réellement d’intrigues dans ce tome, on suit l’arrivée de Cassie, et sa rencontre avec son prof et le frère de celui-ci. La première moitié du livre ne sert à peu près à rien, et ensuite une sorte d’intrigue se met en place, on sort les esprits et les méchants fantômes du chapeau. Bref, c’est comme si l’intrigue était concentrée sur les 50 dernières pages et pas du tout préparée.

Vous l’aurez compris, j’ai réellement eu du mal avec ce roman. Je ne sais pas à quel point il a été retravaillé entre la parution chez Nergal et chez J’ai Lu, mais clairement il n’est pas à la hauteur par rapport aux autres publications du même genre. On ne comprend pas réellement ce que sont les héros – sans compter que l’héroïne est à baffer – et on reste totalement sur notre faim après ce premier tome. Mais pas genre le cliffhanger qui nous donne trop envie de continuer, non, plutôt l’impression de s’être faite balader sans fil conducteur. J’ose espérer que le deuxième tome de Go To Hell relève le niveau mais je ne pense pas que je le lirais.

 

 


C’est lundi, que lisez vous ? #146

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 6 octobre 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Outlander de Diane GabaldonJ’ai entamé depuis la semaine dernière Outlander de Diane Gabaldon, premier tome de la saga Le Chardon et le Tartan. Le plot est le suivant : au sortir de la Seconde Guerre, Claire se retrouve propulsée au XVIIIème siècle, dans les Highlands. Du voyage dans le temps, avec une héroïne plutôt pas mal, et en prime un point de vue historique assez documenté,  pour le moment, la recette marche. Évidemment, on sent un peu la romance aussi mais pour le moment c’est vraiment sympa.

J’ai aussi profité de mes trajets en train pour finir Reine des Orages de Marion Zimmer Bradley, deuxième tome de Ténébreuse. Il n’y a pas à dire c’est du M.Z. Bradbley sur toute la ligne : un écrit qui utilise la Fantasy pour passer ses idées, des personnages parfois à baffer, et des fins rarement heureuses. On aime ou pas, moi je fais partie de ceux qui aiment. D’autant plus que l’auteur met là en place un monde totalement différent du premier tome (400 ans séparent les deux), avec sa mythologie et ses rites. Bref, je lirais très probablement le prochain !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


L’éternité dans une heure de Daniel Tammet

Serafina dans Critiques, Livres le 1 octobre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Je vous ai déjà chroniqué un bouquin de Daniel Tammet : le très bon Je suis né un jour bleu où l’auteur raconte sa vie d’autiste asperger. J’avais bien aimé ce livre et du coup, j’ai commencé la dernière production littéraire de l’auteur qui vient d’arriver en poche aux éditions J’ai Lu avec enthousiasme. L’éternité dans heure est une collection de petites histoires ou de petits essais sur la poésie des nombres et des mathématiques, il n’y aura donc pas de synopsis !

L'éternité dans une heure de Daniel Tammet

L’auteur aborde donc les mathématiques en les mettant en relation avec des thèmes aussi philosophiques que l’éternité, la vie, la mort, ou encore des expressions artistiques comme des auteurs connus ou l’art contemporain. Chaque petite histoire part d’une anecdote personnelle bien souvent, avant d’en tirer un rapport aux maths puis d’élargir ou de prendre des exemples parlants. Bon, l’idée n’est pas mauvaise, il s’agit de mettre les maths en application de manière ludique et compréhensive. Cela peut être une bonne méthode d’appréhender des concepts aussi abstraits que les limites, l’infini et tant d’autres. Le bouquin reste tout de même accessible, on ne s’intéresse pas tellement aux maths de haut niveau, c’est donc tout à fait lisible par un lycéen.

Et c’est peut être là le problème. D’une part, j’aime bien les maths, j’en ai fait, beaucoup. Je n’ai donc pas réellement qu’on utilise d’analogies pour m’expliquer ce que c’est qu’une suite qui tend vers 0 ou ce qu’est l’infini en maths, ou encore les probabilités et permutations d’ensembles. J’ai été donc assez hermétique aux simplifications de l’auteur et à ses efforts pour rendre ces concepts compréhensibles vu que je les comprenais déjà. Ensuite, j’ai trouvé la lecture assez difficile car les histoires sont petites et ne vont pas du tout en profondeur. Heureusement que j’ai des connaissances en mathématiques ou en japonais pour comprendre les analogies de l’auteur.  A trop survoler, on frustre les personnes qui voudraient réellement comprendre ce dont parle l’auteur. C’est sans doute très clair dans sa tête mais pour nous, il faut quand même essayer de voir où il veut nous emmener et ça c’est loin d’être clair.

L'éternité dans une heure de Daniel TammetAprès, certaines analogies m’ont semblées un peu tirées par les cheveux, comme si l’auteur voulait trouver des liens aux mathématiques où il n’y en a pas réellement ou alors très très lointaines. Je sais que les nombres régissent tout, mais à un moment, il faut pas non plus exagérer leur influence.

Bref, vous l’aurez compris, je suis plus que circonspecte sur ce bouquin qui a quelques bonnes idées mais qui me semble bien trop survolé pour m’intéresser. Peut être par contre que ceux qui ont été allergiques au maths à l’école y trouveront leur bonheur, car c’est plein d’applications concrètes. Mon problème au final, c’est peut être que je ne suis pas le public ciblé par ce bouquin.


Corvus de Paul Kearney

illman dans Critiques, Livres le 23 septembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Parfois, tomber sur des bons bouquins tient simplement de la chance. Que je sois rentré dans cette librairie avec la ferme intention d’en ressortir pourvu d’un bouquin quel qu’il soit et que j’apprécie ce roman est donc un hasard. Peut-être que ce qui m’a décidé c’est la couverture de LGF Studio qui faisait Empire Romain ou bien le nom de Robert Silverberg en bas de couverture ou encore le titre énigmatique en un seul mot. Toujours est-il que je l’ai lu et que j’y ai pris plaisir, direction le synopsis pour commencer à en voir les raisons.

Corvus de Paul Kearney

Après tant d’années à vendre ses services dans les conflits du continent, Rictus n’a qu’une envie donner les rênes de ses têtes de chiens, sa troupe de mercenaire, à un autre pour pouvoir passer sa retraite de guerrier à cultiver la terre auprès de sa famille. Évidemment cela ne va pas durer alors qu’enfle la rumeur d’un jeune général nommé Corvus qui aurait déjà conquis une partie du pays.

Bon j’avoue, dis comme ça c’est loin de vendre du rêve, on dirait le pitch d’un David Gemmell bas du front. Ce en quoi c’est différent, c’est dans la manière de traiter les personnages. Ici point de grands héros légendaires qui démontent tout sur le champ de bataille mais plutôt des hommes dont la renommée est peut-être un peu exagérée. La où  l’on a souvent du mec qui va défourailler le big boss d’en face pendant les mêlées, le coté martial et discipline est extrêmement mis en avant dans Corvus. Par ce que notre troupe de mercenaires, elle est reconnue pour ne pas faillir dans ses charges, pour être inébranlable, pas pour les hauts faits d’armes d’un de ses constituants, même s’ils sont aussi aidés par des cuirasses un peu « magiques ». Il règne un esprit de corps dans la vie de ces soldats et c’est sans doute ce coté uni qui m’a plu.

Paul Kearney

Paul Kearney

Les affrontements sont de fait très plaisants à lire. D’une part la stratégie y a une grande place grâce à Corvus qui se donne tout les moyens en son pouvoir pour conquérir cet empire des Macht décadent. Comme c’est un étranger, il a apporté des manières différentes de faire la guerre dans un pays où les conflits entre les cités étaient codifiés au point d’en devenir ridicule. J’ai trouvé un coté assez jouissif à ce que son armée mette des peignées aux oisifs et prétentieux Macht. D’autre part les engagements sont extrêmement violents, ils sont bien retranscrits et on sent l’impact lorsque les forces en présences se rentrent dedans, il y’a un paquet de cadavres qui traîne dans la boue quand les épées se taisent. Une percée par-ci, une charge de cavalerie par-là, le moral des troupes vacille au cours de la bataille et entraîne une fin rapide des combats sans s’embourber dans des combats peu réalistes.

Le contexte géopolitique mis en place par Paul Kearney est aussi intéressant. Car même si l’action se passe uniquement dans cet empire composé d’un maillage de cités-états, on entend un peu parler d’autres lieux et surtout d’un autre temps. Celui où les Macht avait lancé une grande campagne dans un empire voisin et où le personnage principal Rictus s’était distingué. Tout ça mis bout à bout donne un univers cohérent inspiré principalement de l’antiquité, fait relativement rare, et plaisant à lire sans doute dû aussi à la traduction de Jean-Pierre Pugi.

Corvus de Paul KearneyL’auteur nous permet aussi de voir l’envers du décor en nous narrant les agissements d’un tribun de la capitale Macht, Karnos. La présence de ce personnage est important car elle nous délivre d’un manichéisme sommaire qui aurait pu s’installer autrement. Ce personnage est plus cérébrale que combattant et c’est haranguant la foule, fomentant des plans et en mobilisant les armées qu’on le retrouvera principalement.

Corvus a été pour moi une excellente lecture. Paul Kearney a un talent certains pour mener son récit avec concision, rapidité et justesse, quasiment pas de temps mort pendant ces presque 500 pages chez Orbit en poche. Je conseille sans problème aux amateurs de Fantasy.


J’avais dévoré le premier tome de Requiem pour Sascha de Alice Scarling il y’a quelques mois qui malgré quelques défauts était quand même une de mes meilleures lectures Bit-Lit de l’année. Je n’ai donc pas tardé à entamer le tome 2, Dies Irae, qui vient de sortir aux éditions Milady toujours. Synopsis ?

Dies Irae Requiem pour Sascha Tome 2 de Alice Scarling

Suite aux événements du tome 1, Sascha a totalement changé de vie : nouvel endroit, nouvelles relations et tant d’autres choses. Alors que son ancienne vie s’efface, elle appréhende un peu mieux le rôle qui lui est dévolu tout en découvrant ce que c’est d’avoir une famille.

Alice Scarling

Alice Scarling

Difficile de vous faire un résumé tant il est compliquer de ne pas spoiler. Ce tome est bien différent du précédent. Après un début de série se déroulant dans notre monde, voici un tome qui se déroule … en enfer, rien que cela. Alice Scarling s’est donc surtout inspirée d’élements assez religieux, qui ne sont pas sans rappeler Angel Sanctuary de Kaori Yuki pour la fangrill que je suis. On retrouve des anges, des démons, une hiérarchie, des généraux trop classes, bref, c’est assez original pour de la Bit-Lit. Très clairement, ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendait en débutant le tome 1, mais ça n’est pas plus mal ! C’est pas un domaine que j’ai beaucoup vu abordé dans la Bit-Lit, on pensera à une série de Vanessa Terral.

Si Sascha n’a pas perdu de sa superbe et si sa narration est toujours aussi agréable, on a évidemment perdu les références goth qui nous faisaient nous reconnaître dans sa vie (enfin surtout moi). Mais tant pis, Sascha est attachante, et les nouveaux personnages aussi. Ce coup ci, les loup-garous ont plus de place, là ou le précédent tome mettait plus l’accent sur les vampires.

Le plus gros défaut de Sascha, à savoir penser avec ses ovaires, est bien corrigé, elle n’est plus totalement obsédée par la chose, et apprend à maitriser ses pulsions, cela rend quand même l’intrigue beaucoup plus crédible à mon goût, elle n’a pas vraiment le temps de penser à tout cela.

Dies Irae de Alice ScarlingL’histoire est menée sans temps morts et le style d’Alice est toujours très agréable, clair avec pas mal de dialogues et donc le livre se lit réellement très vite. Ce n’est pas un livre prise de tête mais il n’est pas pour autant décérébré. Cela fait plaisir de voir un bel équilibre à ce niveau.

Vous l’aurez compris, ce deuxième tome Dies Irae me convainc encore plus que le précédent : les défauts de Sascha sont estompés et surtout, l’histoire prend une tournure que je n’aurais pas imaginée mais qui est plutôt bien trouvée et bien menée. Je suis réellement curieuse de savoir ce qui va bien pouvoir émerger du troisième tome !

 


Fall of Summer 2014: Jour 1

dabYo dans Concert, Musique le 12 septembre 2014, avec aucun commentaire

Le vendredi 5 Septembre est enfin arrivé et voilà que le Fall of Summer 2014 vient d’ouvrir ses portes ! Après un petit embouteillage sur la nationale, on trouve rapidement et se gare facilement pour rejoindre l’entrée du festival. Il y a une petite queue pour échanger son pass contre le convoité bracelet mais rien d’insurmontable pour ceux qui sont arrivés pour le début des concerts à 15h.

Venom au Fall of Summer

C’est Cruxifiction qui ouvre le bal avec une prestation sur la plus petite scène, la Sanctuary Stage. Nous arrivons trop tard pour pleinement apprécier leur prestation du coup on en profite pour faire un rapide petit tour: ce terrain est un vrai cadeau et on se voit très très bien assister à quelques concerts tranquillement assis dans l’herbe sur la butte qui sépare les deux scènes. Il fait beau, quelques nuages mais pas de pluies à l’horizon et seule une chaleur étouffante est là pour nous rappeler que nous sommes encore en été.

Mercyless au Fall of Summer 2014

Mercyless au Fall of Summer 2014

dabYo - Groupe culte de la scène Death française, Mercyless était aussi à l’affiche du Hellfest 2014 mais nous ne les y avions pas vu. Je ne connais pas franchement leur discographie, étant plutôt de marbre devant le Death Metal d’une manière générale mais ils font un set carré qui s’écoute bien même sans les connaître. L’occasion sans doute d’en découvrir les albums.

Agressor au Fall of Summer 2014

dabYo - Les groupes jouent tous sur la même scène pour le moment et ça va plutôt assez vite, et c’est un autre groupe français qui enchaîne, Agressor, qui sévit dans le Death Metal depuis de nombreuses années lui aussi. Leur set ne m’a pas laissé un grand souvenir et m’a moins marqué que le précédent.

Bölzer au Fall of Summer 2014

dabYo - Du Death bien lourd asséné par un duo de Suisses? Pourquoi pas. Bölzer est un groupe que je n’avais jamais écouté mais qui m’a fait tout de suite penser à Conan, sans vraiment savoir pourquoi. Le guitariste et chanteur, torse tatoué nu et à la classe intersidérale, est seul en avant de la scène pendant que son compatriote s’acharne sur ses fûts dans le fond. Le charisme est total.

Bolzer au Fall of Summer 2014

La musique est lourde et assommante, assez atmosphérique avec une guitare lancinante. Là dessus vient se poser les cris dépressifs du guitariste qui m’a là encore fait penser au groupe su-cité. Bien que statiques, le duo est très charismatique et du coup on ne leur reprochera pas leur manque de communication. Bien hâte de les revoir après avoir écouté leurs méfaits !

Exhumer au Fall of Summer 2014

dabYo - Exhumer au Fall of Summer 2014Voilà que débarque un vieux groupe Thrash Metal allemand sur la Blackwaters Stage, groupe qui avait sorti deux albums avant de splitter vers 1987… Une certaine fan base est là pour ce qui sera leur première date française. Scéniquement c’est vraiment mauvais avec des types au look complètement commun et ridicule au milieu desquels on retrouve un bassiste masqué…

Musicalement pour du Thrash la musique est vraiment très accessible et presque sympa. Si on oublie le chant agressif classique du genre, sans intérêt et systématiquement accompagné d’un mini riff de guitare en arrière plant… Le chanteur est cependant sympa avec son français d’allemand rigolo.

Comme il s’agissait du premier concert sur la Blackwaters Stage, on en profite pour y découvrir que cette dernière est précédée d’une plage de sable: les Metaleux vont vite se rendre compte que tomber dans le sable ne fait pas mal.

Rotting Christ au Fall of Summer 2014

Rotting Christ au Fall of Summer 2014

dabYo - Voilà le groupe que l’on attend le plus pour cette première journée, les grecs de Rotting Christ ! On est résolument fan de la formation depuis son passage au Black Metal tribal et symphonique sur ses deux derniers albums. Vus l’année dernière au Hellfest pour le support de leur dernier alubm, ils nous y avaient mis une sacrée route avec un des concerts les plus intenses que j’avais fait.

Cette fois le groupe débarque sur trois morceaux issus de ses deux derniers albums et ça déboite tout de suite. L’ambiance est un mélange de tribal et de militaire qui prend vraiment bien, le tout est horriblement entraînant. Cela est malheureusement quelque peu gâché par des problèmes de son vraiment impardonnables quand on sait à quel point l’équilibrage est important pour la musique du groupe. Le son grésille au début, on entend parfois carrément pas les guitares ou la voix du chanteur, un vrai calvaire qui a du mal à être oublié.

Rotting Christ au Fall of Summer

Avec ses 20 ans de carrière, le groupe va tout de même jouer quelques classiques dont le culte Societas Satanas mais sans vraiment insister dessus, la place est aux nouveautés même si on sent tout de même pas mal de vieux fans. Ce sera tout de même l’occasion pour les festivaliers de faire un énorme mosh et sans doute le plus gros de la Sanctuary Stage.

Le set fini avec quelques morceaux des nouveau genres, le temps de s’en reprendre plein la gueule pour ne pas oublier que Rotting Christ est passé par la. Génial.

Borknagar au Fall of Summer 2014

dabYo - Borknagar au Fall of Summer 2014Après avoir fait une courte pause pour manger, et apprécié le fait que le parking soit tout proche, on est revenu pour un autre groupe de Black Metal, les norvégiens de Borknagar. On est cette fois face à un groupe que l’on a découvert à cause du festival et qui mêle à sa musique des éléments Folk. Le tout dans un mélange aux sonorités assez épiques, avec un voix claire et quelques passages plus rugueux.

Sur album, j’ai tout de suite été conquis et la setlist du concert a déjà rejoint celles que j’écoute assez souvent. Malheureusement, sur scène, la déception était plutôt palpable. D’abord parce que les musiciens n’ont aucun charisme et que je le chanteur laisse franchement de marbre. Son attitude scénique et son chant sont relativement mauvais. Il manque à la prestation du groupe le quelque chose qui rendrait leur prestation vivante. C’est plus plat que sur album, moins épique, des reproches que l’on fera à de nombreux groupes du genre mais qui n’est pas sans faire penser à la prestation décevante de Vreid au Hellfest 2014.

On finira du coup par s’assoir tranquillement sur la petite colline face à la scène, ce qui aura permis à de nombreuses personnes de regarder les concerts sans pour autant se fatiguer, un régal. Bizarrement je garde tout de même un bon souvenir de leur prestation, sans doute parce que j’adore leur musique sur album.

Venom au Fall of Summer 2014

Cronos de Venom au Fall of Summer 2014

dabYo - Parmi les groupes ultra cultes du Metal que je n’avais jamais franchement écouté, on retrouve les anglais de Venom. A part In League With Satan qui a été reprise avec talent par Carpathian Forest, je ne connaissais aucun de leurs morceaux. Bien qu’ils soient connus pour avoir influencé un grand nombre de groupes, leur Heavy est bien trop simple et proche du Thrash pour que le son ne me marque sur album, du coup je n’avais pas franchement d’attente.

Cronos de Venom au Fall of Summer 2014Et pourtant, Venom m’a largement surpris avec son set. Le leadeur, chanteur et bassiste Cronos a la pêche sur scène et semble vraiment apprécier être là, et ça se voit tout de suite. Il bouge dans tous les sens, plaisante avec le public et interagit avec lui, ça fait vraiment envie.

La setlist commence avec l’excellent Black Metal, repris en cœur par le public et qui rend franchement bien en live. Bien que la musique ne soit pas franchement ma tasse de thé sur l’album, il faut bien avouer que sur scène l’euphorie générale fini par prendre le dessus et j’y ai passé un vraiment bon moment.

Fatigué par la route et le travail le matin, c’est sur la prestation de Venom que nous quittons le terrain du Fall of Summer 2014. Une première journée marquée par l’énorme prestation de Rotting Christ, on part les cervicales mises à mal et sans voix.


Photos du Fall of Summer 2014: Jour 1

Serafina dans Concert, Musique le 10 septembre 2014, avec aucun commentaire

La première édition du Fall of Summer terminée, il est temps de vous montrer les quelques photos que l’on a pu y prendre ! Nous avons eu la chance d’avoir un pass et ainsi faire partie des personnes acréditées pour prendre des photographies dans de bonnes conditions, mais il faut bien avouer qu’avec sa dimension à taille humaine, le festival est un terrain génial pour tout photographe en herbe.

Bolzer au Fall of Summer 2014

En effet, le Fall of Summer, c’est deux scènes, assez accessibles (de la taille de la Rock Hard grand maximum) et donc mon matériel était parfaitement adapté. Bien qu’étant en pleine journée, c’était une journée plutôt couverte, du coup même en après midi les lumières ressortent tout de même bien.

Photos de Mercyless au Fall of Summer 2014

Photos de Agressor au Fall of Summer 2014

Agressor au Fall of Summer 2014

Photos de Bölzer au Fall of Summer 2014

Bölzer au Fall of Summer 2014

Photos de Exumer au Fall of Summer 2014

Photos de Rotting Christ au Fall of Summer 2014

Rotting Christ au Fall of Summer 2014

Rotting Christ au Fall of Summer 2014

Photos de Borknagar au Fall of Summer 2014

Photos de Venom au Fall of Summer 2014

Venom au Fall of Summer 2014