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Prem Ratan Dhan Payo de Sooraj R. Barjatya

dabYo dans Critiques, Films le 29 février 2016, avec aucun commentaire
Critiques

S’il y a bien quelque chose de commun à la plupart des films de de Bollywood, c’est le what the fuck de ses scénarios qui partent bien souvent en live à coup de oh, that escalated quickly. Du coup, quand on se lance dans un nouveau on ne sait jamais trop sur quoi l’on va tomber, un peu comme une dragée de Bertie Crochue. Reste à savoir si c’est sur un succulent bonbon que nous sommes tombés avec Prem Ratan Dhan Payo de Sooraj R. Barjatya ou bien un goût ordure. Synopsis.

Prem Ratan Dhan Payo de Sooraj R. Barjatya

Yuvraj Vijay Singh est le prince de Pritampur et s’apprête à se voir couronner. Pour l’occasion, de grandes fêtes vont être organisées où tout le peuple sera nourri par son altesse pendant plusieurs jours. Manque de pot, moins d’une semaine avant le prince se voit kidnapper par son frère pour le ridiculiser et devenir calife à la place du calife ! Mais c’est sans compter que par un hasard total, le garde du corps de son altesse tombe sur un sosie qui pourra faire illusion en attendant que le vrai prince revienne montrer le bout de son nez !

On retrouve donc deux héros, le premier est le prince et le second est un homme du peuple qui se rendait aux cérémonies pour son propre objectif: apercevoir la princesse qui doit assister aux cérémonies. Il est en effet un fan absolu de la princesse et vu le synopsis, ça tombe bien n’est-ce-pas ? Car en effet, en plus de remplacer le prince lors des cérémonies, comme les deux altesses sont fiancées depuis peu, il va aussi devoir la « draguer » et conquérir son cœur ! Vous le sentez gros comme un camion d’Euro Truck Simulator ? Nous aussi.

Prem Ratan Dhan Payo de Sooraj R. Barjatya

En fait, dès le début du film on va démarrer un believe total où les évènements sont de plus en plus wtf et le réalisme de moins en moins présent. La première partie va s’axer autour des quiproquos et du jeu de la mise en personnage du héros du bas peuple. Car évidemment, pour que ce soit rigolo, il faut que le bonhomme ne se plie pas si facilement aux règles et en face trop, se rebelle, joue sur le protocole et mette les gens qui l’encadrent très mal à l’aise.

Prem Ratan Dhan Payo de Sooraj R. BarjatyaEt franchement, c’est lourdingue. En fait le, le believe total des films indiens on en a vraiment l’habitude ici, mais c’est généralement bien fait. Ici c’est juste trop gros, trop stéréotypé et sans aucun intérêt. L’acteur principal dans son rôle moralisateur, que ce soit vis à vis des gens du palais qui sont à cheval sur le protocole, du prince à qui il expliquera l’amour ou tout simplement de sa belle aimée, donne envie de lui envoyer des grosses patates dans la gueule. Cet aspect tête à claques n’est malheureusement pas sauvé par un scénario gros comme une maison.

Les films de Bollywood sont longs et divisés généralement en deux parties. Et si la première partie pouvait presque passer, l’escalade est totale sur la deuxième partie avec un scénario qui n’a plus aucun sens. Le film d’amour devient film d’action avec des combats loufoques et des effets spéciaux dignes de Plus belle la vie.

A côté de ça, les images sont belles et on y découvre de beaux paysages de l’Inde. Alors bon, forcément, c’est dans un contexte où le scénario est mauvais et les acteurs jouent les clichés au plus haut point. Mais voilà, ça rend bien. De même, les rares phases de danse sont plutôt bien conçues. Mais ça ne suffit clairement pas pour compenser l’inintérêt total de l’histoire.

Prem Ratan Dhan Payo de Sooraj R. Barjatya

Bref, les films indiens sont un monde bien particulier et certaines pépites valent clairement le coup. Et puis il y’en a d’autres comme Prem Ratan Dhan Payo de Sooraj R. Barjatya qui doivent juste être évités à moins de vouloir perdre trois longues heures de votre vie.


Silo de Hugh Howey

dabYo dans Critiques, Livres le 17 février 2016, avec 1 commentaire
Critiques

Silo de Hugh Howey est un roman d’anticipation initialement traduit en français par Yoann Gentric et Laure Manceau pour Actes Sud et tout juste publié dans son édition poche par Le Livre de Poche. Mais c’est un livre un peu particulier puisque Hugh Howey l’a initialement publié à compte d’auteur, sans passer par un éditeur. Aux États-Unis la publication à compte d’auteur a été largement démocratisée par les possibilités offertes par Amazon, il faut dire que le lectorat anglophone est énorme et que la plateforme permet d’en toucher une grande partie sans réel investissement. M’enfin, si le bouquin est arrivée jusque chez nous, ce n’est sans doute pas pour rien, synopsis.

Silo de Hugh Howey

Holston est le shérif dans du Silo, la dernière parcelle d’humanité connue sur Terre. Le Silo vit en autarcie et pour cause, l’air de l’extérieur est devenu toxique et irrespirable pour les humains. Leur seul espoir se retrouve dans des avancées technologiques qui leur permettraient de sortir sans risque de mourir par contamination. En attendant, les habitants du Silo observent l’extérieur grâce à des caméras de surveillance placées autour du Silo. A chaque fois qu’un de ses résidents est condamné à mort par la justice, il enfile un scaphandre profitant des dernières technologies et doit nettoyer les dites caméras. D’une pierre deux coup donc, on teste les nouvelles techno et au pire des cas, on aura une image plus nette. Le plus bizarre reste qu’on ne sache pas vraiment pourquoi ils font systématiquement le nettoyage des caméras au lieu de se rebeller…

Franchement, au fil des années des Dystopie j’ai fini par en lire un paquet, alors celle d’un auteur qui publie tout seul faute d’éditeur, hmm… Ça sentait l’énième resucée à la Hunger Games avec un monde merveilleux mais complètement horrible blablaba. Et pourtant, le livre a réussi à me conquérir dès les deux premiers chapitres, et ce malgré ces nombreux aprioris. Car Hugh Howey ne prend pas son lecteur pour un idiot et part directement au quart de tour. Alors que certains bouquins du genre mettent des pages et des pages pour se construire, on est directement jeté dans l’enfer du Silo.

Holston est le premier personnage principal que nous découvrons. Ce n’est pas n’importe qui puisqu’il est le Shérif, le représentant de la loi qui s’exprime à travers le Pacte. C’est donc à lui que revient d’enquêter sur les méfaits, qui peuvent de temps à autre amener à la mort. Cela s’appelle le Nettoyage. Sauf qu’aujourd’hui Holston ne croit plus aux règles du Silo et est persuadé que ses habitants y sont maintenus contre leur gré.

wool graphic novel

Le ton est donc donné dès les premières pages du roman et c’est un vrai régal. On rentre directement dans le vif du sujet, et à l’aspect dystopique de ce roman s’ajoute très vite celle du Thriller. Car on a clairement l’impression que les personnages principaux que l’on va découvrir au fur et à mesure, notamment Juliette, sont les victimes d’une sorte de machination insaisissable, seuls contre tous. Vous rajoutez à cela l’ambiance du Silo et vous vous retrouvez presque avec une aventure à huis clôt, un peu comme ce que l’on peut vivre avec les policiers de ce genre.

La narration est faite au plus proche des personnages principaux et ça rend l’impression de complot d’autant plus réussie. Le monde du Silo est tout petit certes, les gens se côtoient depuis qu’ils sont tout petits car il n’y a pas franchement de déménagement possible, la population étant régulée, les naissances sont rares. Mais voilà, l’Extérieur du Silo est tabou, sanctionner de peine de mort et peut mener au Nettoyage à tout moment, les gens ne peuvent pas s’exprimer librement. Les proches restent donc bien souvent des étrangers dès que les vraies conversations commencent. Seul au milieu de sa famille en quelque sorte.

Silo de Hugh HoweyL’ambiance du Silo est sans aucun doute l’un des plus gros points forts du roman. Cette fourmilière à huis clôt est superbement bien rendue, on sent tous ces humains grouiller le long du Silo, vivre en autarcie depuis des siècles. Avec en bas les machines qui génèrent l’électricité, puis les serres qui produisent la nourriture, les hôpitaux du milieu, le département de l’informatique et enfin, le maire et les institutions. Très bien retranscrit tout simplement, rarement j’ai été aussi projeté dans un monde si particulier.

A côté de ça on a des personnages vraiment charismatiques. Avec cette narration proche de nos héros, on ne peut que s’y attacher. Et malheureusement, Hugh Howey sait très bien se jouer de son lecteur sur ce point là et n’hésitera pas à le faire. C’est d’autant plus dur quand on suit ces personnages depuis des centaines de pages.

Vous l’aurez compris, Silo de Hugh Howey est tout simplement une baffe. Excellent du début jusqu’à la fin, vous ne regretterez pas une seule des sept cents pages que compte ce roman. Avec une histoire passionnante, un univers vraiment bien foutu et très bien rendu par une narration au corps à corps, on peut dire qu’il y a tout pour vous pousser à le lire. Il y a visiblement une suite, et j’espère qu’elle est à la hauteur de ce Silo.


Joyland de Stephen King

Serafina dans Critiques, Livres le 15 février 2016, avec 3 commentaires
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Comme vous le savez, j’ai renoué avec Stephen King grâce au livre 22/11/1963 qui reste un de mes favoris. Du coup, lorsque Joyland est sorti aux éditions du Livre de Poche je n’ai pas attendu bien longtemps avant de m’y mettre, d’autant que l’illustration de couverture donnait envie. Un King dans une fête foraine ? Ca promet ! Synopsis ?

stephenking--joyland--lelivredepoche

Dans les années 70, Devin est à la fac et comme beaucoup d’étudiants il travaille l’été pour se faire un peu de thunes. Cette année, il a dégoté un emploi à Joyland, une fête foraine « a l’ancienne ». Son boulot : réparer des manèges, les nettoyer et puis porter la fourrure. Un job plutôt éreintant mais intéressant et qui va lui permettre de découvrir tous les secrets de Joyland, et notamment les plus sombres comme l’assassinat de Linda Grey des années plus tôt. Linda qui, parait-il, hante encore le parc.
stephenking--joyland--lelivredepocheLe synopsis officiel du bouquin nous parle de clowns qui font peur et de grande roues sous l’orage. Si c’est ce qui vous interesse, passez tout de suite votre chemin car il n’y a pas un seul clown dans cette histoire. Je suppose que le résumé a été tourné pour appater le chalan qui connait les classiques du King, mais c’est tout. Moi, j’aime pas les clown, donc j’étais plutôt contente du coup. En réalité, tout comme pour 22/11/1963 c’est un roman très nostalgique. Stephen King se fait peut être vieux et du coup il nous parle d’une époque qui était peut être plus simple et plus authentique, d’autant plus quand elle est vue par le prisme des souvenirs. On est propulsé dans l’insouciance des étudiants des années 70, un monde un peu délavé, aux teintes un peu sépia, ou les animatrices de fête foraines sont en mini jupes et en patins à roulettes.

Stephen King comme toujours signe des personnages qui prennent très vite vie avec leur passé et leurs espoirs, il est facile de les cerner, même si Devin n’est pas le héros le plus charismatique qui soit. En même temps les héros de King le sont rarement. Mais il porte l’histoire et on voit a travers ses yeux, au propre comme au figuré puisque c’est bien lui le narrateur de cette histoire. C’est un Devin agé qui nous raconte sa folle jeunesse, ce qui contribue aussi à cette mélancolie et à ces souvenirs un peu idéalisés. L’ambiance de la fête foraine est très bien rendue, et la traduction est de qualité notamment pour les expression foraines qui collent aux expression francophones. Le roman démarre très vite et on est vite happé dans l’histoire. Je l’ai terminé en quelques jours.

Le fantastique est présent mais très très peu au final, on est plus sur un roman « tranche de vie » qu’autre chose. On retrouve évidemment certains des élements typique de Stephen King comme le petit garçon doué du don de double vue et certains passages sont un peu effrayants mais n’attendez pas de ce roman qu’il vous hérisse le poil, on est sur un roman fantastique et non de terreur ou d’horreur. Le bouquin a dans l’ensemble de mauvaises critiques pour cette raison sur les sites que j’ai consulté. Moi je n’en attendais rien, alors c’est pour cela que je l’ai aimé. J’ai aimé la nostalgie qui s’en dégage, j’ai aimé l’univers de Joyland où on vend du bonheur, j’ai aimé les promenades de Devin sur la plage. Bien sûr l’intrigue est là, mais elle est secondaire, le héros c’est cette époque et ce parc d’attraction comme il n’en existe plus.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman et je ne peux que vous le conseiller. Il change des clichés que l’on peut imaginer de Stephen King et c’est plutôt agréable. C’est un beau roman avec ce qu’il faut de suspens pour nous faire tourner les pages.


Avec tes yeux de Sire Cédric

Serafina dans Critiques, Livres le 11 février 2016, avec 1 commentaire
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La sortie d’un nouveau Sire Cédric est toujours attendue ici puisque c’est un auteur très apprécié à la Rédac’. Disponible en ebook c’est dans l’avion vers le japon que je me suis attelée à ce nouveau thriller de l’auteur francais qui change pour le coup d’écurie et est publié chez Presses de la Cité. Synopsis ?

Sire Cédric - Avec tes yeux

Thomas, parisien, fait depuis un moment de terribles cauchemars. Après avoir tout tenté, il décide de tenter l’hypnose sans trop y croire. Sauf que la scéance se passe mal, et Thomas commence à voir des choses. Il pense d’abord à des hallucinations mais se rend compte en réalité qu’il voit à travers les yeux de quelqu’un d’autre … Un tueur.

On retrouve beaucoup des points qui font le succès des Sire Cédric. Déjà sa capacité à brosser des personnages réalistes en quelques coups de plume. De plus, pour tous les sujets que je connais de près ou de loin comme l’hypnose, les chan IRC ou encore les troubles alimentaires, Sire Cédric sonne toujours juste et ne m’a jamais fait sauter au plafond, ce qui arrive parfois avec d’autres auteurs.

On ne retrouve pas ses personnages fetiches que sont Eva et le capitaine Vauvert et finalement ce n’est pas gênant. C’est vraiment un bouquin indépendant donc. On retrouve cependant un duo au centre du livre, Thomas notre parisien sujet aux cauchemars et Nathalie qui est une des proches de la première victime du livre. Celle ci est bien determinée à trouver ce qui est arrivé à son amie et il faut avouer que les apparences jouent contre Thomas. Le bouquin est une course contre la montre puisque Thomas n’a pas vraiment envie de laisser le tueur continuer ses exactions devant ses yeux.

Sire Cédric - Avec tes yeuxLe rythme est donc rapide mais sans pour autant être telescopé, il y’a pas mal de fausses pistes et nous sommes aussi induits en erreur. C’est là toute la différence entre un thriller réussi comme celui ci et par exemple Opération Napoléon que j’avais lu juste avant de Arnaldur Indridason, ici les personnages font souvent fausse route, ce qui est plus réaliste, et on est mené en bateau avec eux. Le suspens est bien tenu, et arrivé à la moitié du livre, on ne peut s’empêcher de tourner les pages car on veut la suite. L’ambiance assez angoissante nous fait craindre pour nos héros à chaque chapitre.

J’ai beaucoup apprécié comme toujours le réalisme et l’horreur bien dosée. Je ne sais pas si c’est le changement d’éditeur qui a conduit à plus de liberté mais en tout cas, sur de nombreux points j’ai retrouvé le Sire Cédric de l’époque Splatterpunk et j’ai pensé au Corps Exquis de Poppy Z. Brite. Le gore et l’horreur sont au rendez vous et sans filtre de fausse pudeur, on va droit dans le mur, ou dans les viscères si vous préférez. Bon, ça n’est pas non plus aussi difficile a soutenir, mais en tout cas, c’est plus rentre-dedans que les précédents qui étaient certes bons mais peut être un peu trop policés. Le fantastique est évidemment présent mais c’est très bien dosé, l’équilibre est parfait et le suspens e.

Vous l’aurez compris, j’ai encore une fois été charmée par Sire Cédric, et je recommande cette lecture à tous les amateurs de thrillers fantastiques. Bonus évidemment si vous aimez le gore , vous devriez y trouver votre compte.

 

 


Chaque année est rythmée par les mêmes dates, la première annonce du Hellfest, l’affiche complète et enfin, le running order ! C’est l’heure de voir l’affiche de ce Hellfest 2016 être enfin dévoilée complètement avec l’annonce des trente derniers groupes attendus. Avec près de 160 groupes, il est difficile de ne pas y avoir d’ores et déjà une bonne petite liste de groupes à aller voir, et il nous reste encore quatre bons mois pour découvrir ceux que l’on ne connaissait pas encore.

Hellfest 2016

Bien que ce ne soit pas franchement ce que l’on préfère, parlons d’abord des têtes d’affiches qui se produiront sur les deux MainStages. Avec Rammstein qui vient enfin à Clisson, les grands noms qui ne seront pas encore venus fouler la scène du Hellfest se font de plus en plus rares. Je ne suis pas forcément super intéressé par le groupe, mais ça reste quelque chose à avoir vu, autant en profiter. The Offspring est un autre gros nom qui n’était jamais venu et que je serai bien content d’aller voir en festival. Le retour de Within Temptation, Korn et Dropkick Murphys ne pourra que ravir Serafina. De mon côté, c’est vraiment le retour de Blind Guardian après presque 10 ans d’absence à Clisson qui me rempli de joie, je n’ai jamais eu l’occasion de voir les allemands !

Hellfest 2016On restera tout de même perplexe sur l’énième retour de Black Sabbath et Korn qui donnent l’impression de voir la même affiche depuis trois-quatre années maintenant… On nous promet une tournée d’adieu pour Sabbath, et Korn ne revient pas nous faire le même show, mouais.

Chose étonnante, l’Altar propose un dimanche soir assez inhabituel avec trois groupes qui sont loin des clichés du Death: Paradise Lost et sa musique dépressive qui on l’espère jouera de son dernier album, Katatonia à l’ambiance tout aussi lugubre, et enfin, Grand Magus qui est bien plus Power que les autres. Bizarre.

Côté Temple -qui représente généralement la tente que nous aimons le plus- on retrouve comme d’habitude une ribambelle de groupes qui nous bottent carrément, les noms habituels comme Korpiklaani, Primordial ou encore Enslaved et Taake. Mais aussi deux ou trois beaucoup moins connus et qui font plaisir: les italiens de Fleshgod Apocalypse et leur Death Metal Symphonique, le Metal Gothique des allemands de The Vision Bleak ou encore le Viking Metal de Skálmöld qui a accompagné notre roadtrip sur les côtes islandaises.

Cette année encore on finira quelques fois sous la Valley pour quelques groupes de Stoner/Doom, avec Kadavar ou encore Torche évidemment. Mais tout cela n’est pas grand chose sur l’échelle de Richter des annonces de Hellfest, puisqu’à nouveau, un groupe nous fera aller devant la Warzone: Kvelertak et leur putain de Black’n’Roll melting pot qui défonce ! Vivement ! Un autre y parviendra aussi, Mantar, un groupe allemand qui a du Kvelertak en lui. Vivement Juin !


Ce janvier 2015 s’annonçait bien rempli de concerts pour nous avec Fields of the Nephilim (qui a malheureusement annulé sa prestation), Therion qui ramenait Luciferian Light Orchestra et une semaine après Tribulation pour la première fois headliner en France. Ils étaient eux aussi bien accompagnés par un groupe rétro et non des moindres, Grave Pleasures, le nouveau nom de Beastmilk. Deux groupes de l’affiche du Hellfest 2015 qui nous y avaient foutu une belle baffe. C’est donc avec un gros enthousiasme que nous nous rendions au Glazart en ce mardi 26/10 où le périphérique était sous les assauts de la grève des taxis et de leurs jets de pneus.

tribulation paris galzart 2016

Il faut croire que les parisiens avaient peur de cette manifestation puisque nous n’avons jamais atteint si vite le Glazart que ce jour là. Une première bonne nouvelle pour nous, la seconde étant que la salle n’avait qu’une vingtaine de minutes de retard. Une information à noter tant nous étions habitués à l’heure de retard avec cette salle, le comble ayant eu lieu pour le passage d’Hanzel und Gretyl l’année dernière.

Vampire au Glazart

La soirée commence avec les suédois de Vampire que je ne connaissais pas vraiment et qui n’ont pas une discographie bien longue pour le moment. Je ne les ai jamais écoutés, je ne savais pas à quoi m’attendre et je ne sais pas si j’étais fou, mais leur arrivée s’est vu accompagnée d’une odeur d’ail. Bon, vu le nom du groupe, je suppose que c’était volontaire. On est face à un Death Metal assez agressif à l’ambiance très particulière, j’avais vraiment l’impression d’y entendre de la musique à laquelle il ne manque pas grand chose pour que j’apprécie. N’aimant pas vraiment le Death, ce sont plutôt leurs influences malsaines et les petites notes de Thrash qui pourraient me conquérir.

Grave Pleasures au Glazart

Après ce petit apéritif et une petite pause, on enchaîne sur l’entrée avec les finlandais de Grave Pleasures. C’est la troisième fois que nous allons les voir sur scène, ils avaient ouvert pour In Solitude au Glazart justement, et au Hellfest 2015 évidemment. Le groupe vient défendre son deuxième album dont l’accueil a été plus mitigé que pour l’énorme Climax. Il faut avouer qu’ici on y trouve moins notre compte que pour le premier album, peut être moins rentre dedans et plus exigent en terme d’écoutes. En tout cas, on ne doit pas être les seuls car quand le chanteur demandera au public de choisir entre un nouveau et un ancien morceau, l’hésitation ne sera pas bien longue.

Cela dit, les morceaux de Dreamcrash passent plutôt très bien en live. Sur certains titres la batterie est vraiment omniprésente et marque le rythme certes, mais l’équilibre entre guitares et batterie/basse est complètement inversé. Les riffs de guitare ne faisant qu’office de fond sonore tandis que la mélodie est vraiment marquée par la batterie et la basse. C’est génial dans ces moments là, on regrettera juste une ou deux balades qui viennent quelque peu plomber l’énergie dégager par le groupe. Très à l’aise sur scène, la bande en envoie le reste du temps et on passera un très bon moment en leur compagnie.

Tribulation au Glazart

Tribulation Glazart Paris 2016

Quand les spots se rallument sur la scène, c’est un gros nuage de fumée que la lumière verte éclaire. Une ambiance très particulière où les musiciens jouent sans qu’on puisse vraiment les voir. Drôle d’ironie que d’aller à un show pour voir de la musique jouée en live sans voir les musiciens. Mais voilà, ça met tout de suite dans l’ambiance et ce n’est pas la longue introduction tout bonnement géniale que Tribulation joue qui va briser l’ambiance. Je ne saurai pas dire s’il s’agit bien de Ultra Silvam mais finalement le titre importe peu, l’important c’est qu’on y retrouve là tout l’art du groupe: un savant mélange entre des riffs agressifs, une mélodie envoutante le tout saupoudré par je ne sais quoi d’occulte. Génial.

C’est après cette superbe introduction instrumentale que le leader, chanteur et bassiste du groupe fait son apparition accompagné des deux guitaristes. Les spots les illuminent et ils se sont mis sur leur 31 pour nous en donner pour notre argent. Le chanteur est charismatique, impressionnant à un point qu’on aurait presque peur de le regarder. Il n’aurait pas fait tâche dans un film d’horreur, ancien roi d’un temps oublié qui vient de se réveiller d’entre les morts et vous en veut personnellement.

Le set démarre vraiment sur Melancholia qui fait honneur à leur troisième et actuellement dernière galette, The Children of the Night. Le morceau est génial, tout comme l’album, et il prend une profondeur bien plus grande encore en live. Le groupe va jouer une dizaine de titres au total, nombreux seront ceux issus de ce dernier album, mais on notera deux morceaux beaucoup plus Death old school qui rappellent qu’avant d’avoir pris un virage satanique à la Watain, le groupe officiait dans un genre que je n’appréciais pas du tout. M’enfin, il en faut bien pour les premiers fans.

Les musiciens vont être au taquet tout le long du show, on ne pourra qu’admirer le sourire Freedent du guitariste blond, qui nous en avait déjà mis plein les yeux au Hellfest (voir photos) et qui a ici récidivé. Franchement, un zico déguisé en vampire qui vous fixe pendant tout le concert en souriant à pleine dents genre le chat du Cheshire, ça a de quoi retourner les tripes.

Je ne sais pas si c’était un problème d’agenda, mais je n’aurai même pas eu le temps de m’apercevoir que le groupe était sortie pour son rappel. Du coup, c’est sans trop le comprendre et bien trop vite que nous sommes arrivés à la fin de ce concert qui méritait largement de braver la grève des taxis et la fermeture du périphérique pour le retour. J’ai hâte de vous revoir Tribulation !


Neko Atsume Kitty Collector de Hit-Point

Serafina dans Critiques, Jeu Vidéo le 30 janvier 2016, avec aucun commentaire
Critiques

Ici, chacun ses spécialités vidéo-ludiques, à dabYo d’encenser Nintendo, à illman de tester les jeux les plus weird de Steam, et à moi de tester les mini-jeux sur mobile. Depuis mi-novembre, je suis comme de nombreux occidentaux devenue accro à Neko Atsume de Hit Point. Le jeu fait fureur au Japon depuis fin 2014 mais n’a été traduit depuis en anglais qu’en novembre dernier (mais moi, j’y joue en japonais pour progresser dans cette langue). Il est disponible sur iOS et sur Android gratuitement.

Neko Atsume Kitty Collector de Hit-Point

Vous en avez peut être vu des screenshots sur les réseaux sociaux sans vraiment comprendre de quoi il s’agissait: des chats sur un jardin, et un commentaire de haine envers un certain Tubs par exemple. Le concept est à la fois simple et génial. Vous avez un jardin, dans lequel vous pouvez mettre des jeux pour chats et de la nourriture. Parfois des chats peuvent venir manger ce que vous leur avez laissé et jouer avec ce qui est posé dans votre jardin. Le but est de faire venir tous les chats du voisinage et récolter leurs mementos (sortes de petits cadeaux personnalisés qu’ils vous apportent quand ils vous apprécient). Plus les chats se plaisent dans votre jardins, plus ils vous laissent des Niboshi (sardines séchées) en repartant, la monnaie du jeu que vous pourrez utiliser pour acheter de la nourriture ou des jouets.

Neko Atsume Joedi MeowgioPas de niveaux à atteindre, pas de vies limitées, Neko Atsume c’est juste une version contemplative, pacifique et zen de Pokémon mais avec des chats mignons à la place. Il y a actuellement 49 chats, et le nombre augmente lors des mises à jour. Si dès les premières minutes vous rencontrez des chats, n’imaginez pas qu’ils sont faciles à rencontrer, au contraire. Certains ne viennent qu’avec certains jouets, certains aux goûts luxueux ne se montreront que si vous mettez des sashimis. Bref, les combinaisons d’items sont importantes et vous n’avez rien d’autre à faire que de mettre des appâts, attendre et ouvrir l’application de temps à autre pour observer vos chats.

Le titre étant centré sur les chats, le degré de liberté des créateurs pour inventer des créatures différentes est bien plus limité que dans Pokémon, mais c’est tout de même réussi avec brio. A côté d’une vingtaine de chats qu’on pourrait qualifier de communs se baladent des chats spéciaux à l’aspect bien particulier. On a le droit aux clichés des otakus japonais -qui n’est pas sans faire penser à Densha Otoko-, avec le militaire, le joueur de baseball ou encore le cowboy.

Neko Atsume est un freemium, c’est à dire que vous pouvez effectuer des micro-paiements pour avoir des Niboshi dorées mais le jeu est tout à fait jouable sans cela. Pour être honnête, on en viendrait vraiment à se demander l’intérêt d’acheter quoi que ce soit tant la balance est vraiment raisonnable. Avec un jeu régulier, il vous faudra un mois et demi pour voir tous les chats, et 3 mois après il me manque encore 4 mémentos. Il y a donc une bonne durée de vie, et l’ajout régulier d’items permet de renouveler l’intérêt. Pour vous donner une idée, en 3 mois de jeu, il y a eu deux mises à jours dont une avec un nouveau chat.

Neko Atsume Kitty Collector de Hit-Point

Je ne sais pas si cette critique vous donnera réellement envie de jouer car il est très difficile d’expliquer pourquoi je suis devenue accro à Neko Atsume. Difficile de qualifier de jeu, puisqu’il n’y a finalement pas grand chose à y faire. Mais ça reste un jeu mignon, sans prise de tête, accessible à tous et qui aiguise votre collectionnite aiguë. Je ne peux que vous encourager à l’installer et à le tester. Tous ceux à qui je l’ai fait découvrir sont devenus accrocs.


Death Note (Drama) de Ryūichi Inomata

dabYo dans Films, Séries le 27 janvier 2016, avec 1 commentaire

Alors que le manga Death Note écrit par Tsugumi Ōba et dessiné par Takeshi Obata va bientôt fêter les dix ans de la sortie de son chapitre final, une nouvelle adaptation a vu le jour en 2015. Pas de film cette fois ci, ni d’anime, mais un Drama de onze épisodes dirigé par Ryūichi Inomata et diffusé sur NTV, simulcasté un peu partout dans le monde notamment par Crunchyroll en France. Synopsis.

Death Note Drama

Light Yagami est un étudiant japonais fils d’enquêteur de police, tout ce qu’il y a de plus normal, jusqu’au jour où il entre en possession d’un livre noir bien étrange: le Death Note. D’après ce qu’il y est écrit, si l’on y inscrit le nom d’une personne alors celle-ci mourra de crise cardiaque 40 secondes plus tard. Ce pouvoir de tuer sans trace est effrayant, mais Light Yagami sait qu’avec les grands pouvoirs incombe de grandes responsabilités, et la sienne est de créer un monde sans criminel. Après quelques essais pour découvrir les limites du livre, il se lance dans une mission très discutable: celle de châtier tous les criminels en les tuant dès qu’ils sont condamnés par la justice.

Dans les grandes lignes on va retrouver une histoire relativement similaire à celle du manga dans cette adaptation en Drama, bien que pour des raisons de facilité de nombreuses modifications aient été apportées. Le nombre de personnages secondaires a été largement réduit et certaines simplifications ont été effectuées sur les intrigues du début du Drama. Il faut dire que l’histoire de Death Note est complexe à lire, cela aurait été d’autant plus difficile à suivre en action. La simplification est parfois subtile, mais d’autres fois on a tout de même l’impression de passer derrière un découpage fait à la truelle et sans anesthésie.

Death Note Drama Ryuku

Ayant relu la série Death Note récemment en manga, j’ai donc pu apprécier les changements (ou les détester c’est selon), et constater qu’ils étaient tout de même bien foutus. Reste que la fin de la série, qui correspond à la deuxième partie du manga, est vraiment expédié manu-militari et laisse très perplexe. Que les auteurs n’aient pas pu s’arrêter comme ils le souhaitaient en manga était déjà bizarre, mais ce prolongement de quelques épisodes en Drama l’est encore plus.

Les personnages ont eux aussi été impactés, et face au Light très intelligent du manga, celui joué par Masataka Kubota passe quant à lui pour un imbécile heureux. Loin d’être à l’origine de coup de génie, on le sent plutôt complètement largué et soumis à ses propres émotions. Vraiment, c’est très loin du personnage original et il semble complètement out of character. Côté L et Misa, c’est plutôt cette fois très proche de l’intrigue principale, Kento Yamazaki étant parfait dans son côté détaché et complètement bishi. J’ai aussi beaucoup apprécié le jeu insouciant de Hinako Sano pour le personnage de Misa.

Death Note Drama Misa

La réalisation de ce drama Death Note est plutôt bien réalisée, les effets spéciaux sont peu nombreux, le plus gros du travail étant réalisés sur les shinigamis. Ces dieux de la mort liés à un Death Note sont plutôt réussis et Ryuku, le shinigami mangeur de pommes, est complètement déjanté. Comme dans le manga en gros, ce qui est un bon point.

Au final, cette adaptation récente de Death Note est sympathique mais bien loin d’égaler le manga. Le scénario tronqué est de moins bonne qualité, le jeu des acteurs est plutôt bon mais ne vient pas pour autant compenser des personnalités bien moins réussies que celles des mangas. On la réservera donc aux personnes qui le connaissent déjà bien et qui l’ont au moins lu.


Densha Otoko de Nakano Hitori

dabYo dans Films, Séries le 20 janvier 2016, avec aucun commentaire

C’est sur de très sages conseils que nous avons commencé à regarder Densha Otoko, un Drama japonais diffusé en 2005 par Fuji TV. Littéralement L’Homme du Train, cette série de 13 épisodes est l’adaptation d’une histoire supposée vraie ayant pris court sur l’internet japonais via le forum 2Channel. Mais ne mettons pas la charrue avant les bœufs et commençons par un petit synopsis.

Densha Otoko de Nakano Hitori

Yamada Tsuyoshi est un otaku de 23 ans qui a tout du stéréotype que nous connaissons des otakus japonais. Il est timide, bafouille, n’a jamais adressé la parole à une femme et n’aura sans doute jamais de copine. Heureusement, il peut compter sur ses amis otakus et les animes/mangas et autres joyeusetés pour se réfugier de la dureté du monde. Un jour, alors qu’il prend le train, un homme ivre s’en prend à une jeune femme qui ne sait pas comment se protéger. Après de longues minutes d’hésitation et de lutte intérieure, Yamada arrive enfin à trouver le courage pour lui dire d’arrêter…

Ce ne serait pas mentir que de présenter Densha Otoko comme une série sur l’amour, on pourrait même s’arrêter là et ne présenter que les péripéties successives qui vont venir mettre des battons dans les roues de cette histoire naissante. Mais là n’est pas le principal intérêt de ce Drama bien particulier. Car il vient en effet à la croisée de plusieurs thématiques qui peuvent beaucoup nous toucher ici à la rédaction, et sans doute vous aussi chers lecteurs.

Densha Otoko screenshot

Densha est un otaku et donc on va retrouver un gros melting pot entre l’univers otaku japonais, la culture nippone, les jeux vidéos et autres animés. Les figurines d’animés, les interview publique de seiyuus, les sorties de jeux vidéo, tout ceci est abordé en fond de la série sans jamais prendre le pas sur l’histoire. On pourrait donc penser qu’il s’agit d’une histoire d’amour sur fond geekesque, mais on serait loin du compte. Car Densha ne sait pas parler aux femmes, mais il ne va pas pour cela demander conseil à ses amis -ce sont des otakus aussi hein-, pour cela, il va… se confier sur un forum internet ! Et ça change tout !

Car on se retrouve ici avec une histoire d’amour impossible, celle de la grenouille et de la princesse; avec une touche très moderne où il n’y a pas d’ami physique, mais simplement une liaison internet. Densha est perdu, ne sait pas quoi faire, panique pour un oui pour un rien, mais il raconte ses problèmes à des inconnus qui à leur tour lui prodiguent leurs conseils. Ces inconnus sont comme lui, des otaks exclus du monde, l’un est fan des trains, l’autre des clubs de football, un autre ne sort jamais de chez lui, etc. Chacun a ses petites lubies, ses problèmes d’interactions sociales, et se sent bien mieux derrière un ordinateur.

Des personnages que le spectateur entrevoit à chaque fois qu’une réponse est envoyée à Densha sur le forum, mais que Densha lui même ne rencontrera jamais. Il ne les connait que par internet, par message interposé. Un principe que peu de monde peut comprendre, mais qui prend tout son sens pour nous autres adeptes d’internet et amis de nombreuses personnes par ce moyen.

Densha Otoko SurfDensha Otoko s’avère en fait être une sorte d’hommage émouvant à ce moyen de mettre en relation des inconnus, une façon de faire comprendre à ceux qui n’ont pas eu l’occasion de créer des liens de cette manière que si le moyen de communication est virtuel, la relation humaine n’en reste pas moins véritable.

Véritable pierre angulaire de l’ensemble du scénario, on peut dire que la série tire là sa grande force. On va vivre des moments complètement épiques, avec Densha seul devant son écran. Enfin, seul physiquement, évidemment. Car ils sont nombreux à être avec lui, à le supporter et à partager ses peurs. C’est tout bonnement génial et jouissif, les personnages qui interagissent avec lui ayant leurs propres personnalités souvent complètement extraverties.

A côté de ça on découvre une histoire d’amour avec des personnages relativement pudiques, peu enclins aux relations sociales et avec leurs problèmes personnels. C’est à la fois délicat et amusant, souvent très émouvant à de nombreuses reprises. Les péripéties sont évidemment liées aux quiproquo que causent ces manques de maîtrise des relations sociales, mais ça ne fait pas grossier, bien au contraire. Le tout m’a semblé très bien écrit, allant à l’encontre de certains aspects sexistes et très conformistes de la société japonaise.

Densha Otoko otakus

Densha Otoko est une série qui aligne au début les clichés pour se construire très intelligemment au fil des épisodes. Savoureux mélange de la culture japonaise et des possibilités que les nouveaux moyens de communication ont offert aux personnes peu à l’aise avec les autres. Vous avez l’habitude de trainer sur les forums, vous vous êtes attachés à des personnes avant même de les avoir rencontrer dans la « vraie vie » ? Cette série est faite pour vous.


Gone Girl de Gillian Flynn

Serafina dans Conseils de lecture, Critiques, Livres le 16 janvier 2016, avec 1 commentaire
Critiques

Maintenant, à la fac, il y’a une étagère de livres en libre service. Chacun en dépose et peut en prendre. Du coup lors d’un TP particulièrement ennuyant, j’ai fouillé et j’ai emporté Gone Girl de Gillian Flynn. Le nom du bouquin me disait quelque chose, puisqu’il a été adapté il y’a quelques années au cinéma. En france il est paru sous le nom « Les apparences ». Synopsis ?

gone girl gillian flynn

Nick et Amy sont un couple de New Yorkais qui ont tous pour eux, un job dans la presse, la beauté, la jeunesse. Sauf que la crise frappe, ils perdent leur boulot et les voici tous deux à déménager dans une bourgade du Mississipi, la ville natale de Nick. Un midi, alors que Nick rentre du bar qu’il tient, Amy n’est plus là. Des traces de lutte dans le salon, une robe encore sur la planche à repasser, tout semble indiquer un crime….

les apparences gillian flynnJe ne suis pas très polar ni policiers mais j’apprécie d’en lire de temps à autre. C’était mon premier contact avec Gillian Flynn que je sais plutôt populaire dans mon cercle de connaissances. J’ai lu le roman en VO, et j’ai trouvé son style agréable, la plupart des passages sont à la première personne, et c’est bien amené, les personnages semblent assez naturels. Les chapitres sont assez courts et donc le roman se lit plutôt rapidement pour ses 500 pages.

L’enquête est bien menée, même si il y’a pas mal de deus ex-machina et que le twist en milieu de roman arrive un peu abruptement à mon gout. Il y’a réellement deux parties dans ce bouquin, une première vraiment enquête où on essaie de comprendre avec Nick ce qu’il se passe, puis en milieu de roman on comprend et le bouquin prend une toute autre tournure, plus proche de la traque. Cela permet de ne pas s’ennuyer.

Cependant, je n’ai pas réussi à m’accrocher aux personnages, que cela soit Nick ou Amy ni même les personnages secondaires. Je ne les ai pas trouvés attachants, je n’était pas triste pour eux. Cela peut être du au fait qu’ils sont très représentatifs d’une certaine caste sociale (les journalistes et écrivains New Yorkais) avec laquelle, avouons le, je n’ai pas de points communs. A partir de là, plutôt difficile de s’y attacher. De plus, comme le lecteur n’a pas toutes les cartes en main pour mener l’enquête de son coté et qu’on lui cache des informations qui sont ressorties pour faire rebondir le récit on est plus balladé que acteur. Moi j’aime bien les policiers où je peux essayer de deviner avant les flics.

Bref, vous l’aurez compris, ce fut une lecture mitigée. Pas inintéressante car plutôt originale mais qui ne m’a pas tenue en haleine plus que cela. Je ne le conseillerais pas spécialement, pas plus que je ne le déconseille. A vous de voir si c’est votre genre de prédilection ou si vous voulez tenter.