Dernièrement sur if is Dead:

HtH15: Élan de Nightwish

dabYo dans Actualité, Musique le 15 février 2015, avec aucun commentaire

Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Parfois c’est quand on arrête d’y croire que les choses se produisent, et c’est un peu ce qui s’est passé avec l’annonce de la participation de Nightwish au Hellfest 2015. Cela faisait des années que Serafina espérait les y voir, et c’est enfin arrivé. Groupe phare du Metal Symphonique c’était aussi le plus gros manquant de cette scène à n’être jamais passé en terre clissonaise. Mais les voilà venus pour défendre leur nouvel album Endless Forms Most Beautiful qui sortira en mars prochain.

Élan en est le premier extrait, une sorte de single pop comme les groupes du genre ont l’habitude de faire pour pouvoir atteindre une cible plus vaste et moins branchée Metal. On ne peut pas vraiment dire que le titre restera dans les annales, c’est certes bien écrit avec une petite balade entêtante, mais tellement fade qu’il sera sans doute vite oublié et on l’espère, peu représentatif de l’album à venir.

Endless Forms Most Beautiful sera le premier album du groupe avec sa nouvelle chanteuse Floor Jansen, une chanteuse à la voix puissante qui on l’espère sera mieux exploitée qu’avec cette petite balade sans trop de savoir. Côté réalisation, beaucoup d’effets spéciaux et un certain budget, des passages beaux comme celui du cabaret, mais pourquoi jouer devant une forêt étoilée, pourquoi ?

Nightwish headlinera la MainStage02 du dimanche et clôturera peut être le Hellfest 2015. On y retrouvera aussi leurs homologues hollandais Epica un peu plus tôt.


Cinquante nuances de Grey de Sam Taylor-Wood

Ceci n'est pas un film sur le BDSM

Malicia dans Critiques, Films le 14 février 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Cinquante nuances de Grey, réalisé par Sam Taylor-Wood, fait partie des films de 2015 très attendus puisqu’il adapte un des derniers gros hits de la littérature pour adulte. Je l’attendais moi-même au tournant… Une bonne raison (ou pas) de courir le voir dès sa sortie en salles… Bref, ce soir, je vous dévoile tout !

Cinquante nuances de Grey de Sam Taylor-Wood

Cinquante nuances de Grey est l’adaptation éponyme du roman de E.L. James qui n’en finit pas de faire le bonheur des libraires et de leur rayon « porno chic ». Ou plus précisément, le film est l’adaptation du tome 1, il y en aura sûrement deux autres. Dans Cinquante nuances de Grey, Anastasia Steele, étudiante en littérature, rencontre le richissime Christian Grey lors d’une interview dans le cadre de ses études. Très vite, Anastasia craque sur Christian… qui lui révèle avoir des goûts « très particuliers ». Soit un goût prononcé pour le SM, en tant que dominant. C’est le début d’une initiation à l’univers du SM pour Anastasia… mais aussi celui d’une relation conflictuelle entre Christian et Anastasia.

Je vous le dis tout de suite, j’avais cordialement détesté le livre de E.L. James. Entre les « putain » toutes les trois lignes, les « ma déesse intérieure« , les « Oh Christian est un dieu du sexe« , c’était nunuche à souhait. Et ne parlons pas de la représentation du sado-maso donnée… Le livre a certes trouvé son public mais c’est pour moi une imposture.

Cinquante nuances de Grey de Sam Taylor-Wood

Mais comme on ne parle pas du livre ici, parlons du film. Si au début, je regardais ça d’un œil sceptique, j’avoue m’être vite laissée prendre dans l’histoire. Dans les faits, le livre est bien adapté mais dans la forme, le film propose une version édulcorée… et c’est justement ce qui fait que je l’ai aimé. Dans le livre, j’avais l’impression de retrouver un mauvais bouquin érotique qui prétend être une histoire romantique et une représentation du SM, et qui n’est ni l’un ni l’autre. Dans le film, oui, je peux le dire, j’ai vu d’abord une histoire d’amour. Clairement, Anastasia et Christian sont quasi omniprésents à l’écran, les autres personnages ne sont que des figurants avec très peu de profondeur. Et sur tout le film, on voit davantage des échanges, des moments à deux que des scènes de sexe (qui font en tout 20 minutes sur le film à priori).

Cinquante nuances de Grey de Sam Taylor-Wood photo 3Et le SM alors ? Pour moi, dans le film, on ne retrouve pas du BDSM, mais une nuance de BDSM (vous remarquerez l’effort pour ce jeu de mots). Christian Grey est clairement quelqu’un qui a des problèmes, des blessures, des difficultés à gérer son passé et le SM représente pour lui un exutoire. Certaines personnes reproduisent dans le SM des traumatismes, ce n’est pas sain, mais ça existe. On ressent très bien cette contradiction dans la dernière scène SM du film, c’est la seule qui m’a mise mal à l’aise pour cette raison. La violence avait pris le pas sur le plaisir. A l’inverse, tous les pratiquants SM n’ont pas eu une enfance compliquée, un passé tumultueux. Et justement, cela n’est pas présent dans le film comme la représentation d’une pratique, mais comme une partie de Christian Grey. Attention, je ne dis pas que j’approuve tout ce qui est montré. A plusieurs moments, Grey va carrément au delà du cadre et agit de manière inacceptable à cause de ses névroses. Mais justement, c’est pour ça que selon moi, il faut voir ça comme « Le SM selon Christian Grey » et non pas comme « LE SM, toute la vérité« .  De manière générale, le sexe est bien moins présent dans le film que dans le livre et les scènes sont réalisées sans vulgarité et c’est tant mieux.

Et les acteurs ? Alors là, j’ai deux avis contraires. Du côté de Anastasia, nous retrouvons une Dakota Johnson… excellente. Très vraie, drôle là où la Anastasia du roman me faisait vomir, joyeuse, humaine, expressive, touchante. Vraiment, je pensais la détester et je l’ai adorée. Par contre, dans le rôle de Christian Grey, nous retrouvons Jamie Dornan… et là, je n’accroche pas. Je l’avais pourtant aimé dans Once Upon A Time mais ici, ça ne prend pas. Je l’ai trouvé rigide, manquant de charisme, maladroit dans ses postures, ce qui crée un certain décalage entre certaines phrases qu’il dit (censées être super excitantes) et l’effet que ça produit (des rires dans la salle). Bon, quand on pense qu’à la base, E.L. James voulait Robert Pattinson, ceci explique peut-être cela… mais c’est quand même vachement dommage.

Cinquante nuances de Grey de Sam Taylor-Wood

Alors bon, je suis bon public et il y a un paquet de choses que je pourrais pointer (dont les nombreux clichés du genre) mais je l’avoue, j’ai passé un bon moment, d’autant plus que la bande son est aussi canon. Donc si vous allez voir Cinquantes Nuances de Grey, mes deux conseils seraient : oubliez le livre dont il est adapté, n’y allez pas en pensant voir un film sur le SM.


Agnus Dei, Requiem pour Sascha Tome 3, de Alice Scarling

Serafina dans Critiques, Livres le 13 février 2015, avec 1 commentaire
Critiques

En ce début d’année sortait Agnus Dei, le tome 3 de Requiem pour Sacha, la série de Bit-Lit créée par Alice Scarling dont j’avais dévoré les deux premiers tomes, Dies Irae et Lacrimosa. Je n’ai évidemment pas tardé à le lire et je l’ai terminé tout aussi rapidement, synopsis  – garanti sans spoiler – ?

Agnus Dei, Requiem pour Sascha Tome 3, de Alice Scarling

L’apocalypse approche, et notre Sacha se retrouve en première ligne. D’elle dépendra probablement l’avenir du monde, sauf que la demoiselle n’a plus vraiment la force de se battre après tout ce par quoi elle est passée.

Retour sur terre pour ce tome final. On retrouve avec plaisir tous les éléments qui font la qualité des premiers tomes : une histoire qui ne perd pas de temps, un style direct et plein d’humour ainsi qu’un ancrage fort dans son époque. Ce roman ne fait que 370 pages, pourtant il s’en passe des choses. Mais pas d’atermoiement plus long que nécessaire, du coup on ne s’ennuie pas une seconde et on dévore les pages notamment grâce aux nombreux dialogues. Bien que la grosse partie du roman consiste en un huis-clos assez glauque, on ne manque pas d’action. La cadence monte crescendo, jusqu’au final.

Alice Scarling

Alice Scarling

Encore une fois, Alice Scarling nous démontre sa capacité à donner corps à ses personnages en très peu de temps. Je pense notamment à Kevin, qui acquiert une personnalité et une profondeur en deux minutes. C’est vraiment un des points fort de l’auteur, ses personnages font vrais, crédibles, et on les cerne tout de suite, sans tomber dans le stéréotype pour autant.

De retour sur terre, nous retrouvons aussi de nouvelles références à notre monde. J’ai particulièrement apprécié le fait que les références sonnent juste sous la plume d’Alice Scarling. On n’a pas l’impression qu’elle fait du name-dropping, non. Quand son magicien rage parce qu’il était en plein raid sur WoW, c’est normal, tout comme le mépris de Kévin pour les vanilles qui fait naturel et pas du tout je-surfe-sur-fifty-shades. L’action se déroule à nouveau à Paris, nous retrouvons donc avec plaisir les rues pavées de la capitale.

Finir une série, ce n’est pas aisé. Surtout pas quand la série se déroule sur les chapeaux de roues depuis le début et qu’on aborde des problèmes genre qui peuvent détruire l’humanité.

Agnus Dei, Requiem pour Sascha Tome 3, de Alice ScarlingPourtant, Alice Scarling réussit plutôt bien. Le chapitre final est un peu beaucoup abrupt mais ça me fait penser à la fin de Buffy : pas d’apitoiement, pas d’épilogue happy end tout en fermant la porte doucement mais pas à clé non plus. L’histoire est close, mais nous laisse imaginer pas mal de choses. La série réussit à s’arrêter au bon moment, en conservant l’énergie des débuts.

Savoir une série finie est un argument pour la commencer, on sait à quoi on s’engage, contrairement à d’autres séries du genre encore en cours. Vous n’avez donc aucune excuse pour ne pas rencontrer Sascha et ses potes. De la Bit-Lit enlevée, bien écrite et très drôle, vraiment, j’espère revoir des livres de l’auteur prochainement, car je ne les ferais pas attendre longtemps !


Black Butler est un manga de l’auteur Yana Toboso publié en France par les éditions Kana. Il s’agit en théorie d’un Shônen, mais de très nombreux codes des Shojo y sont respectés, avec notamment un duo en héros qui a tout de celui que l’on avait pu découvrir dans God Child de Kaori Yuki. Aussi, Serafina en était très fane et nous avons donc fini par en voir l’adaptation -chaotique- qui en a été fait en animation. Synopsis.

Black Butler - Book of Circus de Noriyuki Abe

Le conte Ciel Phantomhive est connu pour être le chien de la Reine, un noble qui navigue dans les basfonds de l’Angleterre de la reine Victoria pour y faire les sales besognes qui permettront de tranquilliser le royaume. Affaires de meurtres, trafic d’enfants, disparitions, tout y passe et c’est souvent peu reluisant. Bref, on pourrait s’attendre à un vieux roublard et c’est pourtant un jeune prépubère qui occupe le poste, Shojo oblige. A ses côtés à tout moment se trouve Sebastien Michaelis, un diable de majordome.

Bon, si vous êtes habitués des Shojo, la relation complètement anxiogène et pas très catholique qui lie nos deux héros, vous la voyez venir à des milliers de kilomètres. Il faut bien avouer que là dessus, on va subir du fanservice en veux tu en voilà pendant les huit petits épisodes de cette série. Car c’est là dessus que la popularité de Black Butler est bâtie, et on peut dire que l’anime n’y échappe pas avec de très nombreux passages réservés pour les fans… Sebastien Michaelis est en effet une sorte de beau gosse et nous aurons droit à de nombreux passages lancinants.

Black Butler - Book of Circus de Noriyuki Abe

Sebastian Michaelis

Book of Circus n’est pas le début de l’adaptation du manga en anime, puisque il y a eu auparavant deux autres saisons, une première relativement bien fichue mais qui part en trip total sur sa fin, et une deuxième complètement épileptique. Cette troisième saison qui débarque plusieurs années plus tard se veut donc être assez indépendante et on aura de très cours rappels de l’histoire globale lors du premier épisode. Il y a donc évidemment des chances pour que certains détails échappent aux profanes, mais qu’ils ne s’inquiètent pas: il n’y a strictement rien à comprendre sur ces huit épisodes.

Black Butler - Book of Circus de Noriyuki Abe

Franchement, il faut bien avouer qu’en dehors du fanservice il n’y a vraiment pas grand chose à se mettre sous la dent. L’histoire qui fait fil rouge entre les épisodes est tout bonnement étirée comme pas possible, au point qu’elle se termine au septième épisode et que le dernier ne sert… strictement à rien. L’intrigue tient sur un post-it, il n’y a aucun suspens, bref. En dehors des fans, cet arc sera surtout une grosse frustration de ce côté là.

L’animation par contre elle est superbe et il faut bien avouer qu’elle fait honneur aux références suscitées. Les personnages très Kaoriyukiesques sont très bien animés et le charadesign est plutôt bien respecté. On appréciera le côté très sombre des paysages qui va donc bien avec l’histoire. Il y a quelques notes de 3D mais celle ci est diffusée avec parcimonie ce qui ne choque donc pas vraiment, cela vient principalement dynamiser l’opening qui est accompagné d’une musique bien sympathique.

Reste qu’à côté de ça on a quelques passages assez marrants qui viennent quelque peu relancer l’intérêt et vous empêcher d’abandonner définitivement. Mais plus à regarder pour passer le temps que pour réellement en profité, en somme.

Black Butler: Book of Circus de Noriyuki Abe

Book of Circus est donc un arc de Black Butler qui se regarde si l’on en attend pas grand chose, ou que l’on est un gros fan des mangas. On regrettera tout de même que l’histoire soit si étirée et qu’il n’y ait pas plus de rebondissements intéressants.


C’est Lundi que lisez vous ? #157

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 9 février 2015, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

kushiel tome 2 jacqueline careyJ’ai avancé le tome 2 de Kushiel  de Jacqueline Carey . J’en suis au tiers de ce beau pavé de pas loin de 900 pages. On retrouve avec un grand plaisir le style de Jacqueline Carey, Phèdre est toujours aussi attachante. Bref un plaisir.

Mais puisque c’est un pavé, je ne peux pas toujours l’emmener, j’ai donc commencé L’Héritière de Jeanne-A Débats, de la bit-lit française encore une fois. Plutôt pas mal bien que parfois difficile à suivre

Malicia

psi-changeling,-tome-1---esclave-des-sens-263132-250-400Je finis de lire le tome 1 de Psi-Changeling « Esclave des sens » de Nalini Singh. Oui, je sais, je suis carrément à la traine car il me semble que la série en est à son onzième tome. Bref, ça parle loups-garous (ou « changeling »), humains, et « Psis » (des sortes de super-humains avec des capacités avancées dans différents domaines). J’ai vite accroché au style et à l’histoire, je pense donc continuer la série avec le tome 2.
J’ai aussi commencé la lecture de « Spike et Dru, petits massacres entre vampires » de Christopher Golden, que j’ai récupéré lors d’un troc. Et ça me fait tout bizarre parce que j’ai un peu l’impression de retourner dans mes lectures adolescentes (quand je dévorais les Buffy, Roswell, Charmed et compagnie). Je ne sais pas encore quand je le finirai (comprendre : c’est pas mal, mais j’accroche moyen).

Prochaine lecture ? « Nos étoiles contraires », dont j’ai vu le film récemment, si je me décide à l’acheter !

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Le destin voulait que nous découvrions Beastmilk avant leur annonce au Hellfest, d’abord parce que leur musique m’a tout de suite tapé dans l’oreille lors d’un mix aux Stoned Gathering parisiennes. Le genre de morceau que vous entendez en musique de fond et qui fait tilt: putain ça défonce ça, c’est quoi ?. Ensuite parce qu’ils faisaient tout simplement la première partie d’In Solitude à Paris en septembre dernier. Et que nous n’allions pas rater l’Occult Metal des suédois après leur très bonne prestation au Hellfest 2014.

Beastmilk ce n’est pas n’importe qui puisqu’on retrouve à la manœuvre Kvohst, un musicien anglais touche à tout qu’on a pu voir derrière <Code> et Dødheimsgard, puis Hexvessel. Et oui, rien que ça, du Black d’abord puis du Folk pour metaleux en classe verte, et enfin Beastmilk dans une musique Post Punk qui sonne comme les plus glorieuses années de la Cold Wave. Car c’est bien la touche nostalgique du genre que leur musique va venir titiller, en un peu plus dynamique et dansant si je puis dire.

Death Reflects Us est assez représentatif de leur univers qui chante gaiement les joies de la mort, de l’hiver nucléaire, le tout dans de la musique tragico festive. Une sorte d’hymne pour le suicide joyeux. J’adore.

Ils sont prévus pour les MainStages du Hellfest 2015 et c’est sans doute là l’un de mes plus gros regrets, j’ai bien peur qu’ils soient sacrifiés au matin ensoleillé de la même manière qu’In Solitude au Hellfest 2014.


Mini révolution dans le monde des séries américaines lors de sa sortie, vous avez sans aucun doute entendu parler et peut être vu House of Cards en 2013. Il faut dire que la plateforme de VOD Netflix a osé faire ce qui donnerait des sueurs froides à HBO: diffuser tous les épisodes de l’une de ses séries phares en une seule fois, sans compte sur les cliffhangers pour prolonger le plaisir et pousser les abonnés à le rester. Deux ans plus tard, est ce que la série valait le coup en dehors de ce petit buzz ? Synopsis.

House of Cards

Frank Underwood est un démocrate à la chambre des représentants des États-Unis où il est coordinateur des élus et vieille au grain lorsque ceux ci ne suivent pas la consigne du parti. Grâce à cette position et sa capacité de requin du milieu, il aide Garrett Walker à conquérir la maison blanche en l’échange d’une promesse de nomination, celle de secrétaire d’état aux affaires étrangères. Sauf que voilà, Garrett Walker avait peut être l’intention de tenir sa promesse à une époque, ce n’est pas ce qu’il fait une fois bien confortablement installé.

Nous sommes donc face à une série qui va mélanger politique, manigances et thriller pour le rythme. On suit Frank Underwood ici incarné par Kevin Spacey qui va tenter de rattraper les choses après le camouflet que vient de lui infliger le président fraichement élu. Les politiques intéressés par la course au pouvoir sont réputés pour être des tueurs, des requins, dont le seul objectif est leur réussite personnelle. Et c’est bien sur cet aspect que la série va construire son intrigue, car Frank Underwood ne rechigne devant rien pour arriver à ses buts.

House of Cards - Bonnie and Clyde

Il est pour cela accompagné par sa femme Claire Underwood interprétée par Robin Wright qui est lobbyiste et qui sert parfois de marche pied à son mari. Une sorte de Bonny and Clyde façon politique, un couple qui est prêt à toutes les manipulations pour atteindre la gloire.

Cette première saison amène donc son lot de sous intrigues, de revers et de victoires pour le politicien et ses différentes manœuvres. Le rythme est assez soutenu et il y a de très nombreux retournements de situations, aussi comme la politique est un métier assez long, il y a de nombreuses ellipses de quelques semaines à plusieurs mois. C’est plutôt bien réalisé de ce côté là, on est jamais vraiment perdu dans le temps et l’on a pas l’impression que les choses soient accélérées. Il n’y a pas de publicité sur Netflix aussi les épisodes n’ont pas besoin d’avoir des mini cliffhangers toutes les dix minutes, ce qui a une certaine influence sur le rythme des épisodes, souvent assez lent.

Autre particularité, la façon dont Frank fait des confidences à son spectateur. Il va en effet nous parler directement, en commentant souvent ce qui est entrain de se passer. Une façon pour nous de découvrir ce que le personnage pense vraiment, afin de lui donner plus de corps en quelque sorte. Évidemment, il ne révèle jamais ses plans sur le long terme, simplement des commentaires souvent acerbes qui viennent contredire ce qu’il est entrain de dire à d’autres personnes pendant la scène. Comme si nous rentrions dans ses pensées qui méprisent la personne avec laquelle il s’entretient, tout en lui faisant croire le contraire.

House of Cards - Screenshot

Frank et Claire sont un peu le même stéréotype ambulant, la personne qui ne pense qu’à sa gueule, qui est un vrai connard et qui ne reculera devant rien. Là dessus, la série joue assez peu la frange des remords et l’aseptisation des personnages pour les rendre plus humains. On regrettera simplement les quelques divagations qu’a Claire sur son manque d’enfant, elle qui aurait pu devenir un personnage très féministe mais qui de part ce sujet des enfants et le fait qu’elle serve de marche pied à son mari semble de plus en plus se profiler comme un personnage féminin bien trop habituel…

A côté de ce couple on retrouve deux personnages secondes assez présents, une journaliste qui en veut et un politicien à la trentaine pommé et au bord de l’alcoolisme. Les deux sont les gentils de cette série, deux personnages dont on a constamment peur qu’ils soient brisés par les héros de la série… Tout est fait pour qu’on les prenne en affection, transformant la série en une sorte de masochisme.

Le scénario à rebondissements est assez bien conçu il faut bien l’avouer, c’est sur qu’il aurait eu un impact bien plus fort si la cruauté de Game of Thrones n’était pas déjà passé par là, mais c’est d’un niveau plutôt bon. Certes, on pourra rester quelque peu perplexe sur la facilité qu’a Frank pour ses différentes manigances. La fin de la série notamment me laisse encore perplexe, mais je lui laisse pour le moment le bénéfice du doute.

House of Cards - Peter Russo

Bien construite, pas trop longue, cette première saison de House of Cards n’entrera sans doute pas dans mon panthéon des séries, mais vaut tout de même le détour. La qualité des épisodes et le rythme sont sympathiques, idéal pour patienter entre deux saisons de The Good Wife par exemple. Bon, ok, la pique était facile.


En 2014, j’ai commencé le cycle de Ténébreuse . Cela fait partie des très grandes sagas de la SFFF que je n’ai jamais osé débuter mais qui me tentaient d’autant plus que j’avais beaucoup aimé la saga de Marion Zimmer Bradley sur les légendes Arthuriennes. Il existe deux manière de lire cette saga, soit dans l’ordre chronologique de l’histoire, soit dans l’ordre de parution. J’ai choisi l’ordre chronologique car c’est celui proposé par les intégrales. Le premier tome est donc La Planète au Vents de Folie. Synopsis ?

la-planete-aux-vents-de-folies-iid

Un astronef qui transportait son équipage vers une lointaine colonie, sécrase sur une planète inconnue. Il est bientôt clair que le vaisseau ne sera pas facile à réparer et que le voyage n’est pas près de reprendre. Deux clans s’affrontent bientôt, ceux qui veulent à tout prix réparer le vaisseau quitte à dégrader l’equilibre écologique de la planète et ceux qui désirent rester sur place.
la planete aux vents de foliesIl s’agit la du point de départ d’une très grande saga puisque Marion Zimmer Bradley a écrit 22 livres dessus, et que plusieurs autres ont été publiés posthumes. Le premier tome est donc un roman de SF. Il est d’ailleurs totalement indépendant du reste de la saga et a été écrit alors que 7 tomes étaient déjà parus. Les personnages ne réapparaitront donc pas par la suite, mais cependant, l’auteur réussit assez rapidement à faire des personnages crédibles, avec ce qu’il faut de personnalité. Evidemment, vu le titre de la saga on se doute de l’issue des tentatives de réparation mais cela ne gène pas.

La découverte de la planète est réellement interessante et bien amenée. Comme toute bonne saga de SF, Marion Zimmer Bradley amène ici pas mal de questionnements sociétaux. Le roman a été publié dans les années 70 et on le ressent, notamment au niveau du combat de certaine de ses héroines pour pouvoir disposer de leur corps librement. Venant d’une planète avancée au niveau civilisation, et echoués sur une planète deserte, les femmes sont « forcées » à se reproduire, et si la plupart acceptent, difficile de ne pas voir là une perche de l’auteur pour nous forcer à réfléchir sur le droit à l’avortement qui était toujours illégal aux US à l’époque. Des pages entières peuvent être d’ailleurs vu comme des pamphlets féministes et on retrouvera d’ailleurs cette marque dans la suite de la saga.

Bref , ce roman de 280 pages est tout de même assez dense, il ne se lit pas si facilement ni si rapidement. Cependant il met bien en place la planète qui est ici la véritable héroine. Les personnages sont bien construits mais oubliables. C’est une bonne introduction, et pour ceux qui ont commencé par l’ordre de publication, cela répondra à bien des questions. Personnellement, cela m’a donné envie de continuer la saga et j’ai donc enchainé avec Reine des Orages, le deuxième tome dans la chronologie.


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Finntroll fait partie des mes groupes préférés lorsqu’il s’agit de musique folk. Ils pratiquaient à la base un Folk très marqué Black Metal qui s’est peu à peu muté. D’abord avec plus d’éléments folk et et sur leur dernier album, une sorte de Korpiklaani en méchant. On peut ne pas aimer et je dois avouer que Blodsvept, leur dernier né, est loin d’être mon préféré avec une omniprésence de pouet pouet. Mais cette touche plus festive a selon moi permis au groupe d’atteindre son sommet avec Nifelvind, un album très folk certes mais encore avec ces touches black. J’ai donc bien hâte de les voir de nouveau pour ce Hellfest 2015.

Et pourtant, je ne trépigne pas franchement d’impatience, chose ironique. D’abord parce que leur passage au Hellfest 2013 a été une très grosse déception: trop de monde, un son trop bouilli où seuls les pouet pouet semblait surnager. Les blackeux ont troqué leur habits sobres (enfin, nus quoi) pour des costumes. L’impression d’aller voir un groupe de pouet Metal et non plus l’agressivité qu’on leur connaissait. L’autre point, c’est que le groupe n’a pas sorti de nouvel album depuis et que je me demande pourquoi ils peuvent repasser… A moins que.

A moins qu’ils ne soient là pour la tournée anniversaire de Nattfödd, l’album considéré par tous comme le plus culte du groupe. Tous sauf moi évidemment. Trollhammeren en fait partie, il est joué à chaque concert et remporte un franc succès auprès de l’audience. Et il est loin de me déplaire.

Je fais la fine bouche, mais il est peu probable que vous ne me retrouviez pas devant la scène que foulera Finntroll lors de leur passage. Ce sera sans doute la Temple, mais cette fois, nous serons mieux placés.


Victorian Fantasy tome 1 est un livre que j’ai longtemps repoussé à cause de sa couverture. Bien que plutôt bien réalisée, il m’empêche qu’elle me faisait plus penser à de la romance soupoudrée de fantastique qu’autre chose. Et clairement, c’est pas du tout mon trip. Mais bon, j’ai tenté, tout de même, car du Steampunk français, publié chez J’ai Lu , ça le méritait, Synopsis ?
dentelle-et-necromancie-victorian-fantasy-de-georgia-caldera
 Andraste fait partie d’une famille de sorcières, mais elle est tenue à l’écart de la société. Il faut dire que ces cheveux blancs et son intolérance au soleil n’aident guère. Cependant, un jour, une lettre de la Reine la somme de se présenter à la cour …

En lisant le synopsis, il est difficile de ne pas penser à Alexia Tarabotti, l’héroïne du Protectorat de l’Ombrelle, qui partage un certain nombre de caractéristiques avec Andraste : particulière même pour son peuple, tenue à l’écart du monde dans le premier tome… Mais la ressemble s’arrête là, car même si nous évoluons aussi dans un univers Steampunk, Georgia  a su créer son propre univers.

Georgia Caldera

Georgia Caldera 

En effet, le palais de la Reine est aussi une école pour les sorciers et nécromanciens, ce qui fait qu’on a un peu l’impression de lire un crossover Sans Ame x Harry Potter  ! Bals, salle de douche, professeurs tyranniques, tout est là pour reveiller la fanne d’Harry Potter que je suis. Heureusement pour moi, la romance n’est pas le seul sujet du bouquin, et l’univers de Victorian Fantasy est dense. Le Londres Steampunk peuplé d’Animécaniques, les sorciers, les necromanciens, tout cela est bien décrit et il est facile de s’immerger. Certains points restent assez flou, notamment ce qu’il en est des gouvernements des autres pays… mais je ne doute pas que l’auteur se chargera d’éclaircir ces points dans le tome 2.

Par contre, pour ce qui est de la relation de love/hate entre Andraste et Thadeus, je me suis frappée le front plusieurs fois. De leur première rencontre tellement peu crédible, aux errements « je t’aime moi non plus » du milieu du roman, je n’ai pas réussi à m’attacher à leur histoire ni à m’attendrir pour eux. L’histoire stagne particulièrement au milieu du bouquin, ce qui m’a fait beaucoup ralentir. Heureusement, pas de triangle amoureux, et Thadeus est bien plus supportable que Aidan du précédent roman Hors de Portée  de l’auteur, il est un peu brusque mais la relation reste saine.

 dentelle-et-necromancie-victorian-fantasy-de-georgia-caldera Georgia Caldera propose des chapitres aux points de vues alternés, ce qui est une excellente idée au début du roman, mais qui devient un peu inutile lorsque les personnages sont ensembles et vivent les mêmes choses. Par contre, on retrouve évidemment le style clair et agréable de l’auteur, qui sait toujours trouver les bons mots et donner les bonnes réparties à ses personnages. Andraste est une héroïne sympathique bien qu’un peu niaise par moment – mais elle a été tenue loin du monde, on peut le comprendre – , Thadeus est assez insupportable au début mais évolue dans le bon sens. Les personnages secondaires sont vraiment lapidaires, ils n’ont pas réellement beaucoup de personnalité. Je ne suis pas sûre qu’on les revoie dans le prochain tome de toute manière…

Au final, je suis plutôt positive sur ce roman, bien plus que je ne l’aurais cru. Ca n’est pas réellement un bouquin de romance, même si ça a une certaine place. L’univers est très prometteur et j’espère qu’il sera bien plus détaillé dans les prochains tomes. Je suis assez curieuse de voir où l’auteur va nous amener, car il y’a du bon potentiel.