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Photos du Hellfest 2014: Jour 1 [HellReport14]

Photos de Kadavar, Royal Thunder et Kvelertak au Hellfest 2014

Serafina dans Concert, Musique le 29 juin 2014, avec 3 commentaires

En attendant les report des différents concerts et après notre retour sur l’organisation du Hellfest 2014, on fait place nette pour vous montrer quelques photos des artistes prises devant les scènes. Cette année encore, j’avais un pass photo, ce qui nous permet de vous proposer des photos sympathiques, majoritairement sous les tentes.

Royal Thunder au Hellfest 2014

Cette année, aller photographier les groupes me faisait un peu peur : en effet, j’ai changé totalement de matériel depuis la saison dernière. Non contente de changer d’objectif et de boitier, j’ai changé de crémerie, et les photos ici sont donc réalisées avec un Canon 60D et un 17-85. Si j’avais effectivement un peu pris en main la bête avant de partir, c’étaient mes premières photos de concert.

Si les premiers groupes furent malheureusement du coup un peu « sacrifiés », j’ai vite pris le pli et tiré avantage des améliorations de ce Canon : la sélection du collimateur est super pratique, il bruite très peu, et l’objectif est à la fois adapté aux tentes et aux MainStages !

Su cette journée, je suis particulièrement contente de Royal Thunder et Kadavar, la Valley proposant de supers lumières.

Photos de Mars Red Sky au Hellfest 2014

Photos de Conan au Hellfest 2014

Conan au Hellfest 2014

Photos de Crossfaith au Hellfest 2014

Crossfaith au Hellfest 2014

Photos de Gehenna au Hellfest 2014

Photos de Powerman 5000 au Hellfest 2014

Photos de Royal Thunder au Hellfest 2014

Royal Thunder au Hellfest 2014

Royal Thunder au Hellfest 2014

Photos de Kadavar au Hellfest 2014

Kadavar au Hellfest 2014

Photos de Kvelertak au Hellfest 2014

Kvelertak au Hellfest 2014


3 commentaires

C’est avec un compteur a plus de 150 000 que le Hellfest 2014 a fermé ses portes lundi dernier. 50 000 personnes chaque jour, un festival sold out et bourré à craquer comme il n’en était plus arrivé depuis 2011 et ses places qui s’arrachaient sur les dernières semaines. L’organisation nous avait prévenu, le Hellfest 2014 serait celui dont on se souviendra, celui dont on pourra dire qu’on y était. Parce que plus que bien vendu évidemment, parce qu’avec une affiche à faire baver n’importe quel métaleux, mais on s’en souviendra aussi (et ça on ne le savait pas encore), pour ses conditions météo extraordinaires et des concerts en plein dans la face. Alors, bien ou bien, le Hellfest 2014 ?

Hellfest 2014 sous la chaleur

150 groupes, 6 scènes, 3 jours

Cela fait plusieurs années maintenant que le festival a trouvé son leitmotiv, l’éclectisme dans la musique extrême. Avec les 6 scènes introduites depuis 2012, la formule n’a jamais été aussi vraie que maintenant et à cette édition. Car à quelques scènes près, il faut bien remarquer que cette année encore la programmation en offrait pour tous les goûts. Évidement ce sont cette année trois énormes mastodontes qui ont fait office de têtes d’affiche: Iron Maiden, Aerosmith et Black Sabbath. Trois grands noms que l’organisation souhaitait voir venir depuis plusieurs années déjà et qui ont fini par venir au même moment. Une programmation plus ou moins contrainte du coup, mais qui a permis au festival d’être très rapidement sold out et de pouvoir se concentrer sur l’investissement pour les prochaines années.

Mars Red Sky au Hellfest 2014

On commence cette édition 2014 avec les français de Mars Red Sky

Les trois groupes cultes ont fait leur boulot et fourni des prestations à priori à la hauteur, le tout accompagné par d’autres légendes que sont Status Quo et Deep Purple. Mais il faut bien l’avouer, ce n’est pas notre came. Nous avions d’abord vu Iron Maiden de loin au Sonisphère 2013 sans vraiment nous intéresser pour autant, Aerosmith ne fait pas parti des groupes que nous idolâtrons, bien que sympathiques, et je ne parlerai pas de Status Quo ou Deep Purple. Car le Hellfest est là pour satisfaire tous les goûts, et c’est bien ce que l’on pourra faire avec le reste. Les quatre autres scènes, la programmation des MainStages le matin, il y a largement de quoi faire.

Et cette année il y avait aussi de gros noms ailleurs. Dans le Black d’abord, avec sans doute une des plus belles affiches qu’on ait eu depuis bien longtemps. Watain et Enslaved le vendredi, Gorgoroth et Tsjuder le samedi, puis Emperor et Vreid le dimanche: mesdames et messieurs sont servis. Côté petits groupes du genre c’était évidemment l’orgie, bref, dans le milieu que nous connaissions le mieux, il y avait de quoi. Les autres genres n’étaient pas en reste avec beaucoup de scènes présentes, du Thrash au Death, en passant par quelques choses bien moins classes tel l’infamie qu’est le Metalcore. Bon, il en faut pour tous les goûts hein, il y a bien la Warzone… Ah bah non ! Grande première, nous avons réellement mis les pieds devant la Warzone pour le concert que j’attendais le plus du festival: Kvelertak.

Globalement, les concerts se sont bien enchaînés mais il y a tout de même eu quelques couacs côté technique. Entre un guitariste qui claque un solo qui déboîte alors qu’il n’est même pas branché, la même chose mais pour la flûte du chanteur d’Eluveitie ou encore une sono calée sur les réglages de Conan toute la première journée, on ne peut pas dire que cela ait été impeccable. Mais bon, ce sont les aléas et on ne sait jamais trop si cela vient de l’organisation qui met à disposition le matos, ou des groupes qui s’installent et ne font pas assez attention. Reste que c’est toujours gênant et que cela rend certaines prestations assez désagréables ou molles.

Les groupes avaient largement de quoi faire pour nous en mettre plein la vue, c’est ce qu’ils ont fait pour la plupart, mais ça, c’est pour les autres reports détaillés.

Un peu d’ombre, pour l’amour de Dieu

Parmi les habitués du festival de Clisson, le Hellfest 2007 tient de la légende. Si 2014 est l’année de la programmation extrême, 2007 était celle de la météo de l’extrême. Des kilomètres de boues, des conditions incroyables mais des souvenirs qui resteront à jamais. Reste que cette année, la météo était tout aussi extrême en comparaison des années précédentes. Un soleil de plomb du début à la fin, guère interrompu par quelques nuages et une mini pluie plus que bienvenue le dimanche matin. De telles conditions, on ne les avait pas vu depuis 2009 (ou 2010, j’ai oublié) et sa canicule. Et c’est finalement tout aussi problématique.

Dr Martens au Hellfest 2014Parce qu’il fait chaud pour un concert en plein cagnard. Parce qu’il fait chaud dans une tente sans aération pour tout un côté. Il fait chaud et on ne sait plus trop où l’on va bien pouvoir s’abriter, voir boire de l’eau. Cette année encore, les robinets étaient pris d’assaut et pour une raison légitime. Attendre 20 minutes pour avoir accès au robinet sous un soleil de plomb n’est clairement pas plaisant, ni bien sain. Si jusqu’à l’année dernière l’accès à l’eau était déjà problématique, robinets souvent complètement défoncés, cela est devenu un problème critique cette année. Gageons qu’il y aura des améliorations pour la prochaine année.

Car si l’on se permet de râler sur l’eau, c’est bien parce que tout la plus grande partie de l’organisation était au top cette année. Des toilettes avec du papier toilette, qui en aurait rêvé en 2007 ? Surement pas les gens qui attendaient une heure avec leur casserole de sciure. Avec une installation en dur comme on dit, avec de vraies évacuation et des services de nettoyage régulier, la plupart du temps les toilettes étaient acceptables. Une amélioration notable que tous les festivaliers ont pu saluer. Alors certes, des gens se soulagent encore près de la Valley, mais là, on va avoir du mal à mieux les éduquer.

Au rang des autres remarques négatives que l’on pourra faire, il faut évidemment évoquer l’énorme escalier qui permet de conserver le camping dans une enceinte close. Cette structure de métal est malheureusement un obstacle dans le parcours du metaleux à l’aller, et au retour. Et avec de nombreuses marches qui bougent, beaucoup de ferraille, on se demande si le choix est judicieux tant un accident peut vite arriver. Enfin, et beaucoup plus grave, l’espace pour les PMR des MainStages était très loin et en plein soleil. Pour un aussi gros festival, c’est clairement un problème.

Hellcity Square au Hellfest 2014

Bienvenue à Clisson Rock City

L’Extreme Market a quitté l’enceinte du festival pour rejoindre l’entrée juste après la pose des bracelets, dans une sorte de facsimilé de village à la Camden. D’un côté, on peut y voir l’empire du capitalisme prendre peu à peu plus de place au Hellfest, avec des sponsors bien plus connus qu’auparavant, plus mainstream. Entre Doc Martens et Spotify, en passant par Blablacar, on sent bien que le festival a atteint une sorte de seuil critique qui attire de nouvelles marques. Mais si on voit le verre du côté plein, c’est juste génial et ça nous en met plein la gueule dès notre arrivée. Monter tout un faux quartier juste pour le côté esthétique, peu de festivals le font. Et le Hellfest est évidemment de la partie.

On retrouve à la place un espace de restauration, qui permet d’avoir de quoi manger à deux endroits différents de l’enceinte. Et avec l’espace gagné, ce n’est rien de moins qu’une roue qui a été ajoutée. Nous l’avons fait le dimanche matin, car il y avait beaucoup trop de monde le soir par exemple. Et c’était vraiment cool au final, reste à voir si cela continuera.

 On se retrouve au Hellfest 2015 !

Une très bonne programmation, une organisation toujours au poil et un festival qui mets des moyen dans la déco et l’ambiance, le Hellfest 2014 était clairement une très bonne année. On était beaucoup, oui, et j’avoue espérer secrètement que l’année prochaine sera moins peuplée. Mais, la plupart du temps, c’était clairement vivable et on devrait pouvoir continuer si la croissance du public ne continue pas. En tout cas, on se donne clairement rendez-vous au Hellfest 2015 !


Pour ce dernier Highway to Hellfest et un dimanche plutôt calme, nous faisons dans le régressif avec Remedy du groupe Seether. Les sud-américains forment un groupe que j’ai beaucoup écouté plus jeune et que je ne pensais clairement pas voir un jour au Hellfest. Je ne connais rien de ce qu’ils ont fait ces dernières années, mais j’irais les voir quand même.

Ils jouent très tôt à 15h sur la Mainstage, ou ils interpréteront probablement le morceau ici présenté. Je ne sais pas du tout ce qu’ils valent en live, mais je serais contente d’aller les voir.


Ce samedi est assurément moins chargé qu’hier. Après avoir probablement fini la soirée entre Watain et Kvelertak, ce samedi, le groupe le plus attendu est assurément Eluveitie, que nous avons déjà vu de nombreuses fois et dont nous ne lassons toujours pas. Le groupe de folk metal jouera vers 22h en ce jour le plus long de l’année.

Le clip du jour est A Rose for Epona, un titre pas forcément représentatif qui se contente d’être une jolie ballade. La ballade ne prend toute sa dimension qu’intégrée dans l’album Helvetios, ou elle est tout de suite plus tragique que prise toute seule. Je l’ai detestée à la sortie du single mais je l’apprécie énormement dans l’album.


Ce jour, le groupe le plus attendu à la rédaction, et particulièrement par dabYo n’est autre que le groupe norvégien Kvelertak. Le groupe joue un étrange mélange entre Black and Roll, Punk et autres influences. Le mélange est difficile à catégorier, et c’est ainsi qu’on le retrouve à cloturer la Warzone, endroit où nous n’allons que rarement.

Le clip du jour est Blodtørst, un clip tout en dessin animé qui n’est pas sans rappeler un vieux Korn. Il est un peu dérangeant mais bien fait dans l’ensemble. Le groupe passe de 1h à 2h ce soir à la Warzone, evidemment nous y seront !


Cette année encore, Arte Live Web sera sur les terres clissonnaises pendant le Hellfest, des terres envahies de gens habillés en noir et portant des packs de bières. Bref, le Hellfest 2014 s’apprête à ouvrir ses portes dans moins de 24h et les plus de 100 groupes à balancer du décibel à qui n’en veut, dont les caméras d’Arte, dont vos oreilles bien confortablement installés devant votre canapé. Car tout le monde n’a pas eu l’occasion d’avoir son ticket cette année, tant la programmation d’une qualité exemplaire a attiré les foules. Heureusement pour cela, il y aura des diffusions en live. Nous, on en profitera pour voir ou revoir quelques groupes.

Arte Live Web Hellfest

A ne pas rater, comme si vous y étiez, on vous conseille notamment:

  1. Eluveitie le samedi 21 à 21h50
  2. Watain le vendredi 20 à 21h50
  3. Vreid le dimanche 22 à 19h45

Évidemment, il y a un paquet d’autres groupes qui méritent le coup d’œil et il était difficile de ne pas tous les citer car… cette année Arte Live Web n’est pas devant la Warzone mais sous la Temple/Altar ! Notre repaire.

En attendant, si vous voulez vous échauffer les oreilles, il y a aussi une préparation côté D17 le vendredi 20 à minuit 45 avec les lives de l’année dernière !


Castlevania – Le Manuscrit Maudit - de Gianno Molinaro est une bible de la saga vidéo-ludique de Konami sorti aux éditions Pix’N’Love spécialisé dans les bouquins de culture jeux vidéo ainsi que les goodies. Ce livre existe en 2 éditions dont une plus cher qui se paye le luxe d’une couverture en cuir dont je n’ai pas pu juger de la qualité car en tant que rapiat c’est l’autre édition qui orne ma bibliothèque. Il est temps de voir ce que cet ouvrage a dans le ventre, il avait d’ailleurs intérêt vu que je suis fan de cette saga.

Je vais tout de suite mettre les points sur les i, ce livre s’adresse principalement aux gros fans en manque d’une mine d’infos sur leur série fétiche. Il n’est point ici question d’illustrations grandioses ornant fièrement le livre mais bien d’une véritable bible bourré de textes, d’histoires et d’anecdotes en rapports avec Castlevania. D’ailleurs c’est quoi Castlevania, pour ceux qui se poserait la question.

Castlevania est une série de jeu vidéo qui a débuté en 1986 sur Famicom (la NES) et qui a su évoluer au fil des années tout en gardant ces codes et ses bases inaltérables. Les 100 premières pages vont être consacré à tout les épisodes de la série au travers de ces différentes évolutions de gameplay. Le jeu étant en effet passé de l’action 2D au metroivania, de l’action 2D avec un gros pan RPG, avant d’aller s’essouffler en 3D. L’auteur aborde aussi les dérives de la saga dans les machines à sous (pachinslot) et autres gadgets, des parodies et divers types de jeu au choix plus ou moins malheureux. Cette partie se veut très complète et les anecdotes sont plutôt intéressantes et permettent, entre autres de démêler le véritable sac de nœud que représente l’appellation du jeu (Akumajô Dracula au japon devient Caslevania en Europe et US) et de parler de la censure qui a frappé certains de ces jeux. C’est aussi dans cette parie que seront brièvement abordé les musiques du jeu.

La seconde partie se concentre sur la mythologie de la série. D’abord en fournissant une chronologie, basé sur une chronologie officielle de la série, qui part de 1094 pour terminer en 2036 et liant les jeux à ces événements dans le temps. Les différents protagonistes et antagonistes de la saga sont aussi décrits et associés au jeu dans lequel ils apparaissent dans l’ordre chronologique et non alphabétique. Cela m’a permis d’avoir plus de background sur des personnages croisés dans les jeux. La troisième partie concerne le bestiaire, ses origines et leur incorporation dans l’univers Caslevania. Ici cela parle de cerbère, de minotaures, de doppelgänger et autre joyeusetés que les joueurs ont pu croiser au fil de leurs aventures.

La dernière partie du roman est consacré à la suite de la cassure effectué en 2010 dans l’univers de la série. En effet c’est à cette période que sort le premier volet de la série des Lords of Shadow qui rase par le vide la mythologie et chronologie mise en place par Konami. Ces derniers ont confié leur bébé aux espagnols de Mercury Steam. L’idée n’est bien sur pas de parler de qualité du jeu dans le livre mais bien de permettre aux fans de pouvoir remettre en contexte ce nouvel univers avec sa chronologie et ses personnages différents. Cette partie couvre jusqu’à l’épisode Mirror of Fate, le 2 sorti en février 2014 n’étant pas disponible à la sortie du livre. J’en ai fini avec le livre qui se révèle être une vraie mine d’or pour les passionnés.

Attention, le bonus qui tue vous attend à l’intérieur (en nombre limité je crois), un épisode DVD de la TV réalité RIP, le chateau de Bran : La prison de Dracula. Comment vous expliquer le fou rire qui a failli me tuer lorsque c’est tombé du bouquin ? Sérieux j’ai regardé la bande-annonce, c’est un gros rip-off des émissions paranormales américaines présenté par des mecs qu’on dirait sorti des Marseillais à Cancun. Je n’ose même pas le regarder.

Cet ouvrage est donc un must have pour les fans francophones de la saga à mon sens tant il regorge d’informations. Par contre j’ai un peu de mal à voir l’intérêt que pourrait y porter n’importe quel autre population.


C’est lundi, que lisez vous ? #140

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 9 juin 2014, avec 1 commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Fièvre de Lune de Karen Marie MoningEncore et toujours peu de lectures pour moi, peut être que cela viendra en fin d’année, mais pour le moment l’électro cardiogramme est au point mort. A une lecture près, un comic très mauvais: Fièvre de Lune de Karen Marie Moning. Cette adaptation d’un titre de Bit-Lit atteint des sommets et le facepalm est constant tout au long de sa lecture. D’abord à cause de dessins qui ont l’air super jolis de loin et se transforment en super raides et mauvais, de près.

Ensuite parce que le contexte est tout simplement malsain. Le viol d’un personnage par des démons est traité d’une manière complètement superficielle et dérangeante. On est là à se demander si on a bien lu le mot viol. Bref, on rajoute à cela des personnages insipides et on obtient un comic horriblement naze.

Serafina

Toxic de William ReymondJ’ai lu Toxic de William Reymond, une étude très intéressante sur ce que nous mangeons, qui reprend pas mal de points déjà vus dans Faut-il manger les animaux, mais qui ici a le mérite de traiter le sujet de manière globale et pas uniquement centrée sur la viande. Je n’avais plus trop envie de manger de la tomate après cela. Évidemment, il ne faut pas arrêter de vivre, mais il est important de savoir ce que l’on mange. J’ai ensuite commencé Les Faucheurs sont des anges de Alden Bell qui pour le moment ressemble à une mauvaise resucée de La Route autant au niveau du thème que du style d’écriture.

J’ai aussi lu et chroniqué la même bouse que dabYo, à savoir Fièvre de Lune et j’en pense la même chose.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Fièvre de Lune est un comics dans l’univers de MacKayla Lane, une série de Karen Marie Monin très populaire d’Urban Fantasy que je n’ai jamais lue publiée par les éditions J’ai Lu. J’ai embarqué le comic dans l’idée de découvrir l’univers et puis pour une lecture facile en convention. C’est là aussi publié par J’ai Lu mais dans un grand format. Synopsis ?

Fièvre de Lune

Une sinistre créature rode dans les rues de Dublin, elle arrache des éléments de visage à ses victimes. Quand elle s’attaque à une amie de Mackayla Lane, celle ci s’arme de sa Lance et ne la laissera pas s’en tirer à bon compte.

J’ai appris que le comics se déroulait entre les tomes 4 et 5 de la série. J’étais donc un peu perdue, notamment sur les termes comme Sidhe-seer, Unseelie, etc. mais comme ce sont des termes que j’avais déjà croisé dans Merry Gentry, j’ai vite pris mes marques. Le comics commence par une petite intro sur qui est Mac, et je crois que j’étais totalement abasourdie au bout de 3 pages. Y a dedans notamment une nana qui a été guérie de son addiction au sexe avec des Fae par… une overdose de sexe. Euh, what the fuck ?

Bref, la série flirte énormement sur la corde du sensuel voir sexuel, tout est bon pour voir du Mr à moitié tout nu, et tout est bon pour que Barrons flirte avec Mac. J’avoue, ce genre de truc me saoule surtout quand ça n’a pas tendance à servir l’intrigue.

Fièvre de Lune de Karen Marie Moning

L’univers en soit a l’air sympa, mais dans un comic de 184 pages il est difficile d’aller au delà de la surface. Je sens le potentiel mais ça s’arrête là. L’histoire en elle même pâtit du même problème : sympa mais vite expédiée. C’est cependant normal vu le nombre de pages, c’est le jeu pour un oneshot.

Fièvre de Lune de Karen Marie MoningLe problème, c’est que le dessin ne rattrape pas réellement le reste. Si dans l’absolu les dessins de Al Rio et Cliff Richards sont plutôt beaux, ils ne servent absolument pas l’histoire : Mac est super vulgaire ce qui est potentiellement contraire à ce qu’elle doit être dans les livres. Les héroïnes de Bit-Lit sont rarement des cagoles pareilles, elle n’a pas d’expression ou ses expressions ne sont pas adaptées à ce qu’elle dit. Quand elle s’étire on dirait qu’elle est en train de danser de manière sexy, les poses n’ont aucun sens. Bref, souvent, la case est belle mais ne colle absolument pas avec ce qu’il se passe dedans ou la tension, ou rien. La couleur elle est plutôt jolie avec de beaux volumes.

Fièvre de Lune n’est pas un comic que je recommanderais, à part aux fans de la série des fièvres, mais encore, je ne suis pas sure qu’ils adhèrent à la représentation des personnages qui ont l’air d’être très loin de ce qu’ils sont dans les livres. Cela reste un joli objet, qui regorge de bonus, comme les croquis, les fiches de personnage faites par l’auteur pour que cela colle au mieux à sa série et autres anecdotes. Je n’avais jamais lu de comics J’ai Lu mais c’est vraiment une bonne qualité niveau impression et compagnie.


Dead Time, Elvira Time saison 1 de Mathieu Guibé

Bienvenue à Sunnydale ... ou presque !

Serafina dans Critiques, Livres le 1 juin 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Dead Time de Mathieu Guibé fait partie des recentes parutions des Editions du Chat Noir. Il s’agit de l’intégrale de la saison 1, c’est à dire que le bouquin a déjà été publié sous forme de feuilleton numérique. Ici, c’est donc la version imprimée, servie par les jolies illustrations d’Elodie Marze. Synopsis ?

 

Elvira est étudiante dans un lycée américain. Et accessoirement, elle tue du vampire. En effet, dans ce monde, les ampires ont deux choix : se faire enregistrer par le gouvernement ou vivre dans l’illégalité et être potentiellement executé par une freelance comme Elvira. Sauf que evidemment, tout n’est pas aussi simple.

Pour être tout à fait honnête, je n’attendais pas grand chose de ce petit livre, d’autant que dabYo n’avait pas été spécialement convaincu par le précédent roman de l’auteur Even Dead Things Feel Your Love. Et porutant, dès les premières pages, j’étais morte de rire ce qui est, nous en conviendrons plutôt un bon présage. Mathieu Guibé réussit à mélanger du cliché américain avec une héroïne à la Buffy avec beaucoup de second degré et ce de manière totalement jouissive. Nous sommes dans un roman à la première personne, celle d’Elvira évidemment, et elle est hilarante, elle a beaucoup de recul sur ce qu’elle fait et sait toujours trouver les bons mots.

Alors bien sur, les personnages sont parfois stéréotypés comme Belinda la blondasse à lunettes ou le geek surdoué en surpoids mais j’ai eu l’impression que c’était là totalement volontaire de la part de l’auteur, donc ça ne m’a pas gênée. En plus d’avoir un humour qui fait mouche, on est dans un roman truffé de réfèrences qui feront plaisir à tous ceux de ma génération. On n’est cependant pas lésé si on n’a pas les références en question dans la majorité des cas.

Du fait du format de base, a savoir de feuilleton, on n’a aucun temps morts, bien au contraire. On suit Elvira à 200 à l’heure. J’ai quasiment lu le bouquin d’une traite et à mon avis, c’est la meilleure manière de le lire (d’autant qu’il n’est pas gros). J’ai particulièrement apprécié le fait que l’auteur utilise savamment son format pour faire des ellipses qui font tellement séries télé. L’histoire est bien construite et très sympathique, jouant là encore avec bon nombre de clichés. Au passage, je ne sais pas quelles études à fait Mathieu Guibé mais il est clair qu’il est particulièrement calé en bio et cela se ressent dans l’histoire, c’est très fouillé. Pour les curieux, il est Docteur en ethologie me dit google, branche zoologique de la biologie me précise google.

Je dois avouer que c’est surtout l’ambiance et l’humour qui m’ont conquise. Bon, okay, et des personnages comme Jericho (très original et attachant) ou le sensei d’Elvira totalement barré et que je visualise comme Urahara de Bleach . J’ai aussi particulièrement apprécié l’absence de gnangnan qui gangrenise le genre tueuse-de-vampire ses derniers temps.

Bref, vous l’aurez compris à mon ton enthousiaste, c’est un coup de coeur. C’est jouissif, super drôle, avec son lot de personnages attachants ou barges, et en prime, plein de références. Si vous aimez les vampire, l’humour à la Buffy, les personnages forts et les bouquins rythmés, ne cherchez pas plus loin. Décidément, en ce moment, les Editions du Chat Noir placent la barre très haute !