Dernièrement sur if is Dead:

C’est lundi, que lisez vous ? #143

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 11 août 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Le Bal des Schizos de K DickJ’ai d’abord terminé La confrérie de l’invisible de Richard Taleman, et je n’en garde malheureusement pas un grand souvenir. La fin est intéressante et a de très bons éléments mis en avant, mais avoir attendu aussi longtemps pour les voir… Je ne sais pas si je tiendrais pendant le deuxième tome.

J’ai ensuite continué et quasiment terminé Le Bal des Schizos de Philip K. Dick. Le livre a vraiment un aspect bizarre dans sa narration. Nous suivons un personnage qui n’est clairement pas tout seul dans sa tête et ça fait vraiment bizarre. Enfin, le truc, c’est qu’on ne sait pas vraiment s’il est ou non tout seul.

Serafina

Neachronical de Jean VigneJ’ai donc terminé Hors de Portée de Georgia Caldera, que j’ai depuis chroniqué. Je vous renvoie donc à la chro pour mon avis. J’ai ensuite commencé Neachronical de Jean Vigne sorti aux éditions du Chat Noir. Le pitch est très sympa : une nana se réveille après une fugue et se rend compte que 5 ans se sont passés… 5 ans dont elle n’a aucun souvenir, et qui, il semblerait, n’ont pas été sans conséquences. Le style est sympa, mais j’ai du mal avec les ficelles parfois trop grosses de l’intrigue, et le coté je sauve mon personnage in-extremis du viol à peu près toutes les 30 pages. Pas méga crédible. J’attends de vois, j’en suis aux deux tiers.

Dans la rubrique manga, j’ai lu le premier tome de All You Need is Kill, une adaptation en manga du roman de Hiroshi Sakurazaka et Yoshitoshi Abe, illustré par Takeshi Obata. Le dessinateur étant une raison suffisante pour que je le lise. Ça sent le Pacific Rim, mais plutôt sympa, avec un bon pitch. Le manga fait que deux tomes, du coup, je recommande.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Un commentaire à faire ?

Hors de Portée de Georgia Caldera

Serafina dans Critiques, Livres le 4 août 2014, avec 1 commentaire
Critiques

Hors de Portée est une romance contemporaine parue au début de l’été. Oui, vous avez bien lu, de la Romance Contemporaine. Non, Malicia ne m’a pas menacée de me faire regarder les versions longues de Twilight, j’y suis allée de mon plein gré. J’ai aimé Les Larmes Rouges de Georgia Caldera, je me suis donc dit que si une personne pouvait me faire aimer la romance, c’était elle. Synopsis ?

Hors de Portee de Georgia Caldera

Scarlett est récemment revenue à Paris suite au décès de sa mère. Dans sa vie sentimentale, c’est un peu le chaos, elle n’est pas capable de s’engager. Du coup, elle travaille. Elle a lancé sa propre affaire d’architecture d’intérieure et est sur un gros contrat : la déco d’une grosse entreprise d’info à la Défense. Mais voilà, le boss, Aidan ne semble pas intéressé que par les talents professionnels de notre jeune héroine…

Georgia Caldera

Georgia Caldera

Une héroine mal dans sa peau et complexée, incapable de s’engager à cause de lourdes blessures, qui rencontre un patron plein au as, dédaigneux et totalement hors de portée. Ok, c’est bon, les ficelles on les voit là, c’est même des câbles à ce niveau. Ceci dit, c’est de la romance, du coup, il y a je suppose des codes à respecter. On échappe aux stéréotypes : Scarlett fait un 42-44, Aidan n’est pas un beau gosse musclé, au contraire il est décrit comme limite malingre, on est dans un univers pas forcément ultra glamour  : l’IT à la Défense c’est pas la Silicon Valley. Bref, les personnages sont relativement crédibles, proches de nous et donc il est relativement facile de s’y identifier.

Certaines chroniques disent avoir eu du mal à comprendre les réactions de Scarlett et/ou Aidan… Moi c’est le contraire, je les ai très bien « comprises ». Enfin, j’aurais pu faire les mêmes… J’irais pas jusqu’à dire que cela sent le vécu, mais j’ai tendance à dire que les personnes qui vivent des histoires « fortes » sont aussi relativement excessifs dans leurs réactions…

Le style est bien plus simple que dans les Larmes Rouges. Exit le style ampoulé qui sent le Anne Rice, c’est plus direct malgré quelques réminescences (!) d’expressions de la saga vampirique. On suit les pensées de Scarlett avec plaisir, c’est dynamique et dans l’ensemble cela sonne réaliste. Les scènes de sexe, élément obligé du genre, sont relativement bien écrites, pas trop aberrantes.

Hors de Portee de Georgia CalderaPar contre, je dois bien avouer que le livre ne m’a pas du tout fait rêver, ce qui est pourtant ce qu’on pourrait espérer d’une romance. Aidan est à bien des points de vue détestable. Il impose totalement ses vues à l’héroine, tellement que certaines scènes sont plutôt malsaines. On ne sait pas trop si l’héroine a envie ou si elle cède… Un peu dérangeant comme lecture. Et je parle pas que des scènes olé olé, mais même pour aller diner, pour prendre le café, Aidan « force » Scarlett et même si elle dit qu’elle apprécie, ça m’a mise mal à l’aise. L’autre défaut à mon avis est l’affaire d’Aidan à la fin, qui m’a semblée être révélée et réglée bien trop vite… Ca faisait limite too much.

A part cela, je m’attendais réellement à bien plus souffrir dans cette lecture. J’ai lu le roman en une semaine, je lisais bien 50-60 pages par soir sans voir le temps passer. C’est pas un coup de coeur, faut pas déconner, mais c’est une lecture très sympathique, qui permet de mettre le cerveau en off tout en retrouvant bon nombre de repères. J’aurais préféré un héros moins dictateur pour mes goûts ceci dit. N’empêche, si Georgia Caldera refait de la romance, je pense que j’en lirais.


C’est encore une fois sur un soleil rayonnant que démarre la journée. Après les bons concerts de la veille ce deuxième lever est il faut le dire un peu plus difficile. La chaleur est déjà au rendez-vous et on sent bien qu’aujourd’hui cela va se passer encore une fois entre nous et la chaleur pour une bonne partie de la journée.

Tsjuder au Hellfest 2014

On se lève sans pression aucune puisque si hier on ne voulait pas rater Mars Red Sky, le début de cette journée est bien moins chargé. Un petit café au Metal Corner et nous revoilà parti pour une journée de poussière, de soleil et de sauna sous les tentes.

Temple of Baal au Hellfest 2014

Temple of Baal au Hellfest 2014

dabYo - On commence cette seconde journée en revenant à nos bonnes vieilles habitudes: un concert de Black Metal sous la Temple. Temple of Baal est un groupe français que je n’avais jamais écouté, qui mêle quelques éléments de Death à leur Black. C’est plutôt sympathique à l’écoute et va permettre de se réveiller tout doucement et de nous remettre de nos émotions. Les compos sont sympathiques et on passe un bon moment, bien que scéniquement ce soit encore un peu timide.

Benighted au Hellfest 2014

illman - Les deatheux français profitent de leur large fanbase pour leur faire donner de la voix sous l’Altar, et ils en ont profité pour me réveiller. Je ne suis pas un grand fan du groupe mais je reste admiratif devant le monde venu les voir et qui sont resté à fond le temps du set.

Borgne au Hellfest 2014

Borgne au Hellfest 2014

illman - Heu… Là je plaide coupable, j’ai confondu ce groupe avec Blacklodge. Et Borgne est à des années lumière de leur niveau. C’était très basique donc pas très intéressant. Seraf’, désolé de t’avoir donné des faux espoirs sur ce groupe.
dabYo - C’est allongé comme une merde que je vais écouter le Black Metal ambient de Borgne. Un très bon moment qui m’aura permis de me reposer, je ne garde qu’un souvenir très flou de musique bien lourde. Idéal pour piquer un petit somme tripesque sous la tente.

Burning Heads au Hellfest 2014

illman - Depuis le temps que j’entends parler de ce groupe de punk orléanais, fallait bien que j’arrive à aller voir Burning Heads. Du coup c’est fait et c’était vachement bien. Je ne connaissais pas les chansons mais elles sont plutôt entrainantes, normal pour du punk et ils communiquent pas mal avec le public. Par contre, comme pas mal de groupe français, ils n’ont pas pu s’empêcher de parler de foot, même si c’était en mal. Malgré tout, c’est une bonne surprise.

Trollfest au Hellfest 2014

Trollfest au Hellfest 2014

dabYo - Le samedi c’est Folk sous la Temple au Hellfest depuis plusieurs années maintenant, et cette année les premiers folkeux à passer sont Trollfest. Le soleil est de plomb dehors et la température a vraiment monté tant et si bien que les conditions pour assister à un concert ne sont clairement pas les plus sympathiques qu’il soit. Il y a tellement de monde pour voir le combo que même en passant par l’arrière de la sono on ne peut qu’entrevoir le groupe. Un peu rageant, d’autant que la température à l’intérieur de la tente est insupportable.

Trollfest au Hellfest 2014Trollfest nous assène un Folk tout ce qu’il y a de plus classique et festif. C’est sympa à écouter, sans doute plus sympa avec de meilleurs conditions, mais loin d’être franchement inoubliable. On notera de très nombreuses vannes et une reprise de Toxic de Britney Spears, seule cover que j’ai réussi à reconnaître (sic).

Après un tel bain de chaleur, on aura qu’une hâte: retrouver de l’ombre et boire. Boire beaucoup. Avec un petit regret de ne pas avoir préféré aller voir Subrosa sous la Valley.

Subrosa au Hellfest 2014

illman - Venu de Salt Lake City, ce combo Doom Sludge incorpore deux violons électriques, une voix féminine et les chœurs qui vont avec. J’ai adoré sur album et le live était à la hauteur des espérances, j’ai juste eu du mal à en profiter vu qu’on crevait de chaud.

Misconduct au Hellfest 2014

illman - Retour à la Warzone pour les punk rocker de Misconduct qui était aussi venu si j’ai bien compris pour tourner un clip. C’est efficace mais le public est loin d’être au taquet, pourtant ça se donne sur scène et les chansons sont relativement efficaces. J’ai bien aimé et je sais que je ne suis pas le seul mais je n’en garderait pas un souvenir impérissable.

Skyclad au Hellfest 2014

Skyclad au Hellfest 2014

dabYo - On continue dans le Folk avec un groupe qui a le titre pompeux de créateur du genre. Bon, franchement, j’avoue que je ne connais rien des chansons de Skyclad, j’arrivais donc sans opinion pour voir le groupe. Malheureusement, j’ai bien vite vu que ça ne serait pas ma came.

La musique n’est pas franchement folichonne, en tout cas rien que ne me donne envie de rester. Mais le pire c’est clairement la prestation scénique du groupe, désespérante à souhait. J’avais l’impression d’être devant un concert d’un groupe de pop irlandaise. Assommant, on part au plus vite sous la Valley voir Witch Mountain, qui ne nous convaincra pas plus.

Witch Mountain au Hellfest 2014

Extreme au Hellfest 2014

illman - La bande à Gary Cherone et Nuno Bettencourt est venue à Clisson et leur Hard Rock a plutôt fait mouche. Leur grands classiques y sont passés, comme Play With Me mais j’ai juste eu un peu les boules quand ils n’ont fait que l’intro de He Man/Woman Hater. Ils ont même osé faire un truc que Mr Big n’avait même pas tenté en 2011, ils ont joué une ballade, en même temps c’est leur chanson la plus connu, More Than Words, qui rendait vachement bien.

Status Quo au Hellfest 2014

illman - Fidèle à eux même, les papys du Boogie Rock de Status Quo ont enflammé Clisson. Ils m’ont aussi permis de faire halluciner mes voisins dans la foule vu que j’ai chanté sur quasi toutes les chansons. J’aime ce groupe, p’tain j’ai même écrasé une larme pendant le set tellement c’était bon. La setlist était très bonne même si le choix d’une ou deux chansons m’ont un peu laissé dubitatif et que j’ai toujours du mal avec le medley qu’ils réalisent.

Shining au Hellfest 2014

dabYo - Shining au Hellfest 2014Parmi les groupes de Black Metal découverts grâce à l’affiche de ce Hellfest, il y a Shining dont je n’avais jamais vraiment pris le temps d’écouter les albums. Malheureusement c’est aussi là où le bât blesse, avec de nombreuses galettes souvent très hétéroclites, il était difficile de savoir ce qu’ils allaient jouer en live.

Leur prestation est principalement portée par les épaules de Niklas Olsson, compositeur et frontman du groupe, m’a tout de même laissé de marbre. On a eu droit à quelques morceaux bien sympathiques avec des rythmiques très Black’n’Roll, mais son charisme ne suffit pas. Les musiciens sont vraiment très / trop statiques et il y a une espace de superficialité qui ressort de la prestation. Sympathique mais sans plus, ce qui se ressentira auprès du public, clairement peu réceptif.

Tsjuder au Hellfest 2014

dabYo - On enchaîne les groupes de Black sous la Temple avec cette fois le trio norvégien Tsjuder, qui se revendique Trve Norwegian Black Metal. Et il faut bien avouer que là dessus c’est plutôt réussi, c’est vraiment du Black extrême. Reste que ça n’est pas franchement ma tasse de thé, ça passe bien en album mais en live le manque de variation à cause de la qualité se fait vraiment ressentir. Au bout de trente minutes de cette bouillie extrême, on fini par sortir pour reprendre un peu de soleil.

Tsjuder au Hellfest 2014

Le temps d’écouter les deux morceaux de Clutch, groupe maudit du Hellfest qui a enfin pu faire sa prestation cette année. Le public était vraiment au rendez-vous cette fois, la Valley débordait de tous les sens et le son qui en sortait était groovy à souhait.

Comeback Kid au Hellfest 2014

illman - Bon j’ai essayé d’aller voir Clutch, c’était juste pas possible, ils sont vraiment trop gros pour la Valley. Donc je suis allé me planter dans la Warzone pour attendre ce groupe de Hardcore déjà vu au Hellfest 2011 et qui est l’un des rares du genre à trouver grâce à mes yeux. J’ai un peu lutté pour rentrer dedans à cause de la fatigue mais finalement j’ai fini le concert bien énervé. Faut dire qu’un petit Wake the Dead fait très bien son effet. On a aussi pu entendre des chansons de leur prochain album et c’est assez prometteur.

Je parlerai même pas de Deep Purple pour qui j’étais revenu aux MainStages, j’ai fait quasi tout le show assis tellement j’ai trouvé ça indigent.

Eluveitie au Hellfest 2014

Eluveitie au Hellfest 2014

dabYo - Le groupe que nous attendions le plus cette journée, les suisses d’Eluveitie que l’on verra ici pour la cinq ou sixième fois, on a oublié de compter. Troisième fois sur leur tournée Helvetios, l’album sorti en 2012 qui deux ans plus tard déchire toujours autant. Le groupe y avait trouvé la bonne formule entre épique, Folk et pas de pouet pouet.

La setlist, festival oblige, ne fait pas la part belle à cet album et va nous ressortir les gros classiques du groupe, Inis Mona et Thousand Fold en premier évidemment. Un gros succès auprès du public qui est tout acquis à la cause du groupe helvète. On est face à un vrai festival de Folk de ce côté là et c’est un carton plein, on aura même le droit à un titre de leur nouvel album, King, présenté il y a peu sur internet et qui passe très bien en live avec des solos de violon très sympathiques assurés par leur nouvelle violoniste.

Ambiance Hellfest 2014 EluveitieMalheureusement, le concert va énormément souffrir d’un aléa qui n’est pas de la responsabilité du groupe: la sono. Cela va être un festival de bourdes, les guitares étant tantôt complètement absentes pour les morceaux, alors que d’autres fois il s’agira carrément du micro du chanteur qui déconnera. On le verra ainsi gesticuler comme un malade pour sortir un solo de flûte… dans le vent complet. Personne n’entendant rien, une sorte de concours de Air Flûte assez exaspérant.

Comme au Motocultor l’année dernière, le groupe enchaîne deux de mes morceaux préférés: The Siege suivit d’Alésia, qui va nous permettre une fois de plus de voir qu’Anna Murphy n’est pas juste bonne sur le chant clair avec Epona, mais aussi sur du scream qui fait bien plaisir. Bref, un bon concert.

Aerosmith au Hellfest 2014

illman - Aerosmith, cette machine de guerre Hard Rock américaine, a finalement mis les pieds au Hellfest après un gros imbruglio l’année passée. Et quel show !! J’ai trouvé ça assez phénoménal, je m’attendais à un truc tout juste correct pour encaisser le chèque et j’ai été bluffé.

Des tubes, des tubes, des tubes et pas de solos moisis à l’horizon, les autres gros groupes devraient prendre exemple. Y a juste Freedom Fighter chanté par Joe Perry qui m’a un peu refroidi, sinon c’est du tout bon. J’ai ultra kiffé la vie quand ils ont fait Livin’ on the Edge et Dream On en rappel était énorme. Tyler bouge super bien et l’avancée qui leur a été montée lui permet d’augmenter son espace de scène.

Carcass au Hellfest 2014

illman - 20 ans après, les mecs se sont décidé à sortir un nouvel album, Surgical Steel, donc c’était l’occasion de les voir au Hellfest. Après j’aurai surement préféré qu’il y ai plus de Heartwork et moins de Surgical dans leur set mais bon je ne vais pas bouder mon plaisir. Carcass a été parfait, le chanteur n’a pas arrêté de blaguer, notamment sur A7X et les zicos ont été carrément à la hauteur. Clôturer le concert et la journée par Heartwork a vraiment été un moment fort du festival pour moi.

C’est lundi, que lisez vous ? #142

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 28 juillet 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Le Bal des Schizos de K DickJe suis toujours sur La confrérie de l’invisible de Richard Taleman, il doit me rester une cinquantaine de pages pour en arriver à la fin. Le problème c’est que je suis toujours aussi perplexe sur ma lecture. Disons que le tout manque d’intérêt et d’enjeu, on observe notre héros sans franchement se sentir concerné. Du Young Adult au final, qui laisse de marbre. Ce n’est pas mauvais pour autant.

En attendant j’ai entamé dans le train la lecture du livre Le Bal des Schizos de Philip K. Dick. Il s’agit d’une nouvelle édition par J’ai Lu avec une jolie couverture. On y découvre pour le moment une histoire franchement loufoque où notre héros est commercial d’orgues électroniques qui ne se vendent pas vraiment. Malheureusement pour lui la fille schizophrène de son associé a eu une idée de génie… Bref.

Serafina

Hors de Portee de Georgia CalderaJ’ai avancé dans ma lecture de Hors de Portée de Georgia Caldera. Si on est au final dans une romance plutôt agréable à lire (du moins pour le moment) j’ai beaucoup de mal avec le personnage masculin, qui impose un peu trop de choses à l’héroine, rendant la relation assez malsaine. c’est un peu « Mr a décidé qu’il se ferait cette nana et est prêt à tout ou presque pour y parvenir ». Je trouve ça assez creepy en faite et ça me fait pas du tout rêver.

J’ai en parallèle commencé le deuxième tome de La Romance de Ténébreuse de Marion Zimmer Bradley : Reine des Orages. Ce coup-ci, fini la SF, on est des milliers d’année après La Planète aux vents de folie, la civilisation s’est développée et on est plutôt dans du médieval fantastique. J’aime bien, c’est assez classique mais agréable à lire, pas trop stéréotypé et bien mené.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


J’avais lu et aimé le tome 1 de Demonica écrit par Larissa Ione… et j’ai encore plus aimé ce tome 1 des Cavaliers de l’Apocalypse. Sorti chez Bragelonne fin 2013 avec une magnifique couverture aux reflets dorés et récemment paru chez Milady au format poche, ce tome 1 nous emmène donc dans l’univers fantastique de Larissa Ione, à l’aube de l’Apocalypse. Découverte.

cavalier apocalypse ione

Dans cette saga des Cavaliers de l’Apocalypse, nous retrouvons donc quatre frères, futurs Cavaliers de l’Apocalypse si leurs sceaux venaient à être détruits. Nous avons donc Reseph (Pestilence), Arès (Guerre), Thanatos (Mort) et Limos (Famine). Élevés parmi les humains, ils ont été punis pour avoir poussé les humains à combattre les démons lorsqu’ils ont découvert leur véritable nature et sont devenus les gardiens des sceaux de l’Apocalypse.

Chaque sceau est lié à un Agimortus qui garantit sa sûreté, si le sceau se brise, la part « sombre » du Cavalier prend le dessus… et s’ils se brisent tous, c’est la fin du monde assurée. Pour briser un sceau, il faut donc s’emparer de l’Agimortus du Cavalier. Dès le début du livre, nous apprenons que le sceau de Reseph a été brisé et qu’il est donc devenu Pestilence, dont le seul objectif est de provoquer l’Apocalypse en brisant le sceau de Arès.

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Ce tome est en faite la suite directe du tome 5 de Demonica mais pas de panique si vous n’avez pas lu Demonica, le livre est tout de même accessible. Dans ce premier tome, nous suivons le point de vue de Arès, alias Guerre. Poursuivi par Pestilence, son Agimortus a jusqu’à présent été porté par des anges déchus… mais il atterrit dans le corps d’une humaine, Cara, qu’il va devoir protéger coûte que coûte. Cependant, comme vous vous en doutez, il ne va pas rester insensible au charme de la jeune fille…

Comme je vous l’ai dit, j’ai beaucoup aimé cette lecture, plus que Demonica, parfois trop porté sur le sexe. Ici, j’ai trouvé le mélange entre romance, érotisme, action et suspense très bien dosé, agréable à lire. J’ai aimé la profondeur des personnages, de Guerre et son tempérament un peu brut, à Pestilence. On retrouve à plusieurs reprises des souvenirs de Reseph qui nous permettent de comprendre quel  homme il était et même de le regretter un peu.

J’ai aimé aussi toute la mythologie associée, le sujet est traité de manière originale et très dense. Alors, bien sûr, ce n’est pas de la grande littérature mais j’ai trouvé que justement, l’auteure n’avait pas succombé aux sirènes des scènes de cul faciles et des intrigues amoureuses bien trop présences et qu’elle avait su focaliser l’attention sur l’intrigue liée aux Cavaliers, ce qui sert très bien la crédibilité de l’ensemble.

En gros, vous l’aurez compris, j’ai beaucoup aimé cette lecture (et même qu’à la fin, j’ai dit d’emblée à Serafina : « j’veux lire la suite, vite ! »). Je me suis vraiment passionné pour tout le travail fait autour du mythe des Cavaliers et j’ai apprécié que les intrigues amoureuses ne prennent pas le pas sur l’objectif principal de Guerre qui est de « sauver le monde » (rien que ça). J’attends de lire la suite avec impatience pour voir si elle est du même ressort !


Devious Maids, Saison 1 de Marc Cherry

Malicia dans Séries le 24 juillet 2014, avec 2 commentaires

Diffusée dernièrement sur M6, la série Devious Maids produite par Marc Cherry tarde à trouver son public. Pourtant, derrière ses airs de copie de Desperate Housewives (la série est par ailleurs produite par Eva Longoria, aussi connue pour son rôle en tant que Gabrielle Solis), elle pourrait bien être l’un de mes coups de cœur de l’année. Aperçu.

devious

La série Devious Maids nous plonge en plein quartier résidentiel de Beverly Hills aux côtés de quatre domestiques d’origine hispanique : Rosie, Carmen, Valentina et Zoila. Lorsque Flora, leur amie et également domestique, est poignardée en pleine soirée mondaine, leur quotidien se retrouve totalement bouleversée. Entre trahisons, coups d’éclat, amitiés, disputes et réconciliations, la série nous emmène au cœur de leurs efforts pour résoudre le mystère de la mort de Flora mais aussi de leurs rapports avec leurs employeurs.

4 filles et amies. Dans un quartier résidentiel. Dont le quotidien est bouleversé par la mort d’une de leurs proches. Mais… ce n’est pas un peu le pitch de départ de Desperate Housewives ça ? C’était un peu mon problème au départ avec cette série, je n’étais pas trop tentée car je pensais retrouver un pastiche de Desperate à la sauce hispanique. Et puis M6 a rediffusé la série… et je m’en suis entichée.

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Au final, si Devious Maids part avec une recette similaire, ce que la série nous montre est différent. Certes, la série reste légère, frivole par moments, et si vous n’avez pas aimé Desperate, il est probable que vous n’aimerez pas non plus Devious Maids. Mais je trouve qu’elle réussit bien à montrer les rapports entre domestiques et employeurs et combien les rapports peuvent être différents, passant pour certaines domestiques de rapports presque amicaux à très malsains pour d’autres. On découvre des relations tout en nuances, et pas les riches d’un côté, les pauvres de l’autre. Les uns et les autres ont leurs secrets, leurs problèmes et leurs faiblesses.

devious-maids-s1-finale

De plus, il met en avant la communauté latino’, ce qui est assez rare dans des séries de ce genre. Les rôles secondaires ne sont pas en reste et les employeurs de ces devious maids ont également des personnages particulièrement bien travaillés. J’avoue avoir un petit faible pour le couple Evelyn / Adrian et leur côté complètement détraqué.  Au fur et à mesure, j’ai vraiment fini par accrocher à Devious Maids et même si je n’en suis pas dingue, je pense que c’est une série qui vaut tout de même le détour. En plus, pour ceux qui connaissent, j’ai été très contente d’y retrouver Ana Ortiz (alias Hilda, soeur de Betty dans Ugly Betty) et Judy Reyes (Carla dans Scrubs).

Au final, je ne regrette pas cette découverte et il me tarde de me mettre à la saison 2 qui nous promet encore de sacrés rebondissements !

Et vous, l’avez vous vue ?


En attendant les report des différents concerts et après notre retour sur l’organisation du Hellfest 2014, on fait place nette pour vous montrer quelques photos des artistes prises devant les scènes. Cette année encore, j’avais un pass photo, ce qui nous permet de vous proposer des photos sympathiques, majoritairement sous les tentes.

Tsjuder au Hellfest 2014

Ce deuxième jour, le black metal est la star de la journée, que je passe majoritairement sous la Temple (avec des excursions à la Valley). Comme d’habitude, les lumières sont très belles, et mettent en valeur les petits groupes comme les grands malgré une tendance à être un peu trop rouges par moment. Enfin, on peut pas tout avoir.

 

Photos de Temple of Baal au Hellfest 2014

Photos de Borgne au Hellfest 2014

Photos de Trollfest au Hellfest 2014

Photos de Witch Mountain au Hellfest 2014

Witch Mountain au Hellfest 2014

Photos de Skyclad au Hellfest 2014

Skyclad au Hellfest 2014

Photos de Shining au Hellfest 2014

Shining au Hellfest 2014

Photos de Tsjuder au Hellfest 2014


C’est lundi, que lisez vous ? #141

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 21 juillet 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

La Confrerie de Linvisible de Richard TalemanAprès un Soleil Vert bien intéressant, j’ai enchaîné sur une autre sortie de J’ai Lu mais originale cette fois: La confrérie de l’invisible de Richard Taleman. Il s’agit d’une série écrite par un auteur français sous pseudonyme, qui se déroule à notre époque et traite des phénomènes paranormaux. Notre héros rejoint en effet une faculté de parapsychologie où est enseignée l’étude scientifique et rationnelle de ce que nous n’expliquons pas encore.

Évidement chacun a là bas sa petite caractéristique, celui qui sait lire dans les pensées ou celle qui sait déplacer des objets en métal. Bref, pour le moment ça me fait beaucoup penser aux autres livres qui se passent dans un environnement similaire, ça va de Harry Potter aux Magiciens. J’espère que l’auteur français saura s’en sortir aussi bien que les deux précédents exemples !

Serafina

La Romance de Tenebreuse de Mario Zimmer BradleyJ’ai lu cette semaine La Planète aux vents de folie de Marion Zimmer Bradley, le premier tome de la fameuse saga Ténébreuse que je n’avais jamais osé commencé. A tort, d’ailleurs, car j’ai trouvé la une SF aux relents new-age tout en me rappelant Battlestar Galactica. Le roman est court : 207 pages dans mon édition, mais va droit au but, sans trop faire dans le cliché (bien que je suis un peu perplexe sur le traitement de certaines des héroïnes).

J’ai ensuite enchainé avec quelque chose qui n’a rien à voir : Hors de Portée de Georgia Caldera. L’auteure qu’on connait pour Les Larmes Rouges propose ici de la romance contemporaine, un tout autre style. Pour le moment, c’est dynamique, bien géré, les personnages sont agréables. On verra sur la durée, je ne suis pas réellement cliente de ce style à la base, mais vu que c’est du Georgia, je laisse le bénéfice du doute.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Soleil Vert de Harry Harrison

dabYo dans Critiques, Livres le 19 juillet 2014, avec 1 commentaire
Critiques

La Science-Fiction foisonne de vieux classiques d’Anticipation tant et si bien qu’il est parfois difficile de s’y retrouver et de ne pas passer à côté de quelques perles. Avec sa collection Nouveaux Millénaires, les éditions J’ai Lu continuent d’en ressortir le meilleur tout en proposant une nouvelle traduction. Après Demain les Chiens, c’est Soleil Vert de Harry Harrison qui vient d’être rafraichi par la traduction de Sébastien Guillot. Un roman d’Anticipation adapté au cinéma qui sent autant le polar que l’apocalypse. Synopsis.

Soleil Vert de Harry Harrison

Andy Rush fait parti des policiers de New York, la ville la plus peuplée du monde qui est chaque jour le lieu d’émeutes et de trafics. Car l’eau, la nourriture et la totalité des ressources naturelles nécessaires à la vie moderne des humains sont venues à manquer. La modernité se perd peu à peu, les hommes meurent de faim et la belle ville de l’Amérique se transforme inexorablement en immense bidon ville. Le pire est sans doute à venir.

Nous allons suivre plusieurs point de vue, les chapitres en changeant régulièrement, mais celui qui nous servira d’ancre et de personnage principal est Andy Rush. Inspecteur pour la police de New York, homme désœuvré qui ne vit que pour son travail au salaire médiocre et à la reconnaissance inexistante, il a tout du héros sur lequel s’acharne la vie jusqu’à le casser complètement. Car le monde que nous découvrons est complètement apocalyptique. La machine du progrès s’est cassée en route et voilà l’humanité à la croisée des chemins, entre désespoir complet et instinct animal pour la survie. Avec Andy nous sommes au milieu de tout cela, tentant peut être vainement de conserver un sens à la vie, lui donnant une morale et veillant à ce que la justice puisse être donnée.

Make Room Make Room Harry Harrison

Dans sa version originale, le roman s’appelle Make Room! Make Room!, ce qu’on pourrait traduire par « Faites de la place ! », bien plus explicite sur les problèmes de surpopulation

A l’époque où Harry Harrison a écrit Soleil Vert, il ne fait nul doute qu’il s’agissait là d’un futur noir mais probable avec les évolutions de l’époque. Ce qu’il est amusant de constater, c’est que l’histoire se déroule en 1999. C’est donc déjà du passé pour nous, ce qui est quelque part rassurant: ses prédictions n’ont pas eu lieu. Ce qui l’est moins pour la bonne raison que les préoccupations de l’époque restent complètement d’actualité.

Soleil Vert a été écrit en 1966 et pourtant, on a l’impression que l’auteur vient tout juste d’en poser les dernières phrases sur le papier. Certes, l’informatique est la grande absente de ce futur là, mais c’est diablement crédible tout de même. Certaines thématiques abordées ne sont plus exactement les mêmes, l’une des positions les plus importantes étant celle militant pour l’avortement. Avortement qui, à quelques exceptions près et dans une lutte de tous les jours, est aujourd’hui accepté. Il n’empêche qu’en dehors de ce point qui donne un petit aspect désuet à une des parties revendicatrices du roman, le reste touche dans le mille.

Soleil Vert de Harry HarrisonLa traduction de Sébastien Guillot est plutôt de bonne qualité et on est très vite transporté dans l’univers. Un univers horriblement sombre il faut l’avouer, et il ne faut pas espérer se voir réconforter par le bouquin. L’histoire est sombre du début jusqu’à la fin, il n’y a pas de rayon de soleil à en attendre. Le ciel restera gris du début jusqu’à la fin, très percutant pour faire réfléchir le lecteur.

Avec ses 300 pages au compteur, Soleil Vert de Harry Harrison se lit vraiment très vite. Non pas uniquement parce qu’il est relativement court, mais aussi parce qu’il est diablement bien écrit, percutant et prenant. Avec son message revendicatif, auquel viennent se mêler une courte enquête policière et une apocalypse, c’est clairement un classique qu’il ne faut pas hésiter à lire. J’en garderai un souvenir fort, dans la veine d’un Les androïdes rêvent-ils de moutons électriques.


Affiche du Fall of Summer 2014

dabYo dans Concert, Musique le 16 juillet 2014, avec aucun commentaire

Il y a le Hellfest en début d’été, le plus petit Motocultor en plein Août et maintenant parmi les festivals qui envoient du lourd, il va falloir compter sur le Fall of Summer début septembre. Ce nouveau festival est organisé en région parisienne, à Torcy, qui se situe à près de 30km de la capitale. Autant dire qu’avec un tel vivier de festivaliers potentiels et en étant en concurrence directe avec les concerts en salle, il fallait que l’organisation sorte du lourd pour la programmation de cette première année. C’est chose faite.

Fall of Summer 2014

On retrouve une affiche vraiment orientée metal extrême et notamment Black Metal avec des gros noms du genre: Watain, Enslaved, Rotting Christ ou encore Impaled Nazarene. Trois groupes qu’on adore ici et qu’on a certes pu voir au Hellfest 2014 pour certains d’entre eux mais dans des conditions seront bien différentes.

Affiche Fall of Summer 2014Car il s’agit ici d’un petit festival, tout du moins pour le moment, et les avantages vont avec. Notamment la possibilité d’être près des scènes et de profiter un maximum de l’ambiance. Viennent s’ajouter d’autres gros noms tels VenomPentagram et Sodom.

Le Fall Of Summer 2014 est organisé les vendredi 5 et 6 septembre prochains, il affiche déjà de très beaux noms il faut bien le dire, suffisamment pour nous donner envie de prendre nos places alors que tout n’a pas encore été annoncé. Vendu entre 66.6 et 72€ suivant les crémeries, le prix du billet comprend l’accès à un camping sans doute pour le vendredi soir et le samedi soir.

La répartition des groupes n’est pas encore complètement connue, mais on a déjà bien hâte d’y être.