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L’Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Serafina dans Critiques, Livres le 3 mars 2015, avec 3 commentaires
Critiques

J’avais lu le premier tome de la série Kushiel l’année dernière. Ce fut un de mes coups de cœur de 2014 et je regrettais d’avoir attendu si longtemps pour le lire. Il faut dire que j’avais la version grand format reliée chez Bragelonne dans ma bibliothèque depuis genre 5 ans. Mais c’est pas pour autant que j’ai enchainé avec le tome 2, L’Elue, dont j’ai attendu sa sortie en poche chez Milady. Synopsis ?

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Après les événements du premier tome Phèdre goute un repos mérité. Cependant, tout n’est pas réglé, et notamment une traitre au royaume de Terre D’Ange manque à l’appel, et elle ne semble pas décidée à laisser la Reine Ysandre sur le trône.

On retrouve donc avec plaisir le style assez ampoulé de la série Kushiel que personnellement j’adore. Il y a eu incontestablement un très bon travail de traduction car c’est chantant et élégant. Comme si cela avait toujours été écrit en français. Les personnages du premier tome reviennent pour une grande partie dans le deuxième et j’étais très heureuse de retrouver Phèdre et ses amis. Les personnages de Jacqueline Carey ont du corps et le récit à la première personne, pourtant exercice périlleux, est un réel plus. On est réellement avec Phèdre, c’est comme une amie qui nous raconte son histoire au coin du feu, avec ce qu’il faut de légèreté, de recul et d’humour.

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline Carey

Kushiel, malgré ses couvertures qui faisaient penser à des romans de courtisanes, c’est surtout des intrigues de cour. C’est un roman de politique, avec son lot de complots et de faux semblants. La taille conséquente du roman rendant possible le fait de développer des intrigues de grande échelle et de nous faire tourner chèvre en nous donnant des indices contradictoires. On ne peut pas dire que cela soit un roman d’action, bien qu’il y ai des moments de bravoure. L’histoire suit son rythme, parfois assez contemplatif, mais cela ne m’a jamais dérangée.  L’auteur tire parti des 900 pages, et du coup creuse d’autant plus son univers.

En effet, cette fois ci aussi, nous sortons de Terre d’Ange, mais en direction de l’Italie ou des côtes de l’adriatique. Phèdre y rencontre une cour bien différente de la sienne, et les relations géopolitiques entre les différents pays (plus ou moins inventés) sont exploités très finement, avec beaucoup de réalisme. Bien que le Fantastique soit présent à de nombreuses reprises, ce n’est pas l’élément central de l’histoire, un peu comme dans un Trône de Fer, ce sont surtout les intrigues et les jeux de pouvoirs qui nous captivent.

L'Elue, Kushiel Tome 2, de Jacqueline CareyLe roman sait être passionnant, mais aussi très émouvant quand on voit deux personnages se faire du mal sans le vouloir et se rendre compte petit à petit que ce mal n’est peut être plus réparable. Nous faire passer de l’intrigue aux larmes est une des forces du roman et cela rend encore plus vivants les personnages, cela leur donne tellement plus de relief.

Je n’arrive pas a trouver un seul défaut à ce deuxième tome de Kushiel en fait, je vous fait donc une critique absolument positive. Je ne vois pas pourquoi j’ai pu passer à coté si longtemps et pourquoi elle n’a pas déjà été adaptée en série elle aussi, il y a tellement à faire ! Je ne peux donc que vous conseiller de ne pas avoir peur du millier de page de chaque tome – à peu près – et d’entamer tout de suite cette série si ce n’est pas encore le cas. Vous ne le regretterez pas, promis.


C’est Lundi que lisez vous ? #160

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 2 mars 2015, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Delirium de Lauren OliverJ’ai terminé La Pelote d’épingles de Cécile G. Cortes, une parution des éditions du Chat Noir. C’est décidément une lecture sympathiques, même si certains passages au milieu sont un peu longuets. Heureusement l’arc final est bien ficelé, et les personnages plutôt bien pensés et attachants.

J’ai commencé Délirium de Lauren Oliver, une dystopie Young Adult parue auparavant dans la collection Black Moon. C’est bien écrit, mais c’est tout de même très convenu, dans la grande ligne de Uglies. Un peu trop même, car du coup, on sent venir le pitch à 3 kilomètres. Dans ce monde donc, l’amour est considéré comme une maladie et chaque personne est « traitée » à 18 ans pour ne plus avoir de sentiments. Bon, c’est plutôt simpliste, ça se lit, mais je suis pas sure de réellement apprécier.

dabYo

Je suis encore sur Montres Enchantées, le recueil de nouvelles qui mélange Steampunk et les horloges. L’univers est sympathique, mais je dois avouer que j’ai un peu de mal sur les derniers nouvelles que j’ai lu, qui travaillent plus l’aspect présentation du récit que l’intérêt de celui-ci.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

La bête noire de l’Amérique de la fin des années de 90 est de retour au Hellfest après un passage au Hellfest 2009 que nous n’avions pas raté. A l’époque, le diable médiatique ne nous avait pas franchement emballé et on avait eu quelque peine à voir qu’il n’arrivait pas à se détacher de son ancien personnage. L’eau a coulé sous les ponts depuis, Born Vilain est sorti en 2012 puis cette année c’est pour supporter The Pale Emperor que l’artiste reviendra sur la scène clissonnaise, sans même avoir le statut de tête d’affiche de la MainStage02. Cruel.

Deep Six est extrait de ce nouvel opus qui marque la continuité de ce qu’avait commencé le groupe avec Born Vilain, quelques titres accrocheurs qui n’arrivent pas à égaler les gros succès aux yeux des fans, quelques balades pas toujours accrocheuses quant à elles. Mais bizarrement, plus les gens crachent dessus, plus j’ai envie d’aimer. C’est comme ça parfois. Le titre s’écoute bien mais il faut malheureusement avouer que côté clip, on voit que le temps de l’argent est fini. Les effets sont relativement cheap, on est loin des œuvres qu’étaient les clips de la belle époque.

Reste qu’avec le nouveau départ que son leader semble vouloir prendre, j’espère quand même pouvoir me mettre devant la MainStage02 et apprécier quelques bons vieux titres qui font toujours leur petit effet. Car après tout je suis encore un adolescent qui aimerait bien recevoir enfin la claque d’un bon concert de Marilyn Manson.


Le M-Fest c’est le petit festival de notre région qu’on a bien envie de voir grandir. L’année dernière nous n’y étions pas, lui ayant préféré (sic) un festival parisien, et pas des moindres: le Fall Of Summer 2014. Mais que voulez-vous, c’est difficile de résister à l’appel d’un Watain. Cette année cela dit, le choix risque d’être un peu plus difficile il y a eu tout d’abord l’annonce de Orphaned Land, un groupe de Metal Oriental que Serafina aime beaucoup (et moi, un peu moins).

M-Fest 2015

Et puis, il vient d’y avoir l’annonce de la venue de Belphegor et Melechesh. Oui, vous avez bien lu, ces deux groupes internationaux de Black Metal à la très bonne réputation viennent débarquer dans l’Indre et Loir. Franchement, j’ai encore du mal à y croire quand je repense au site de l’édition 2013, ça va leur faire bizarre !

Mais quelle bonne nouvelle pour nous autres, si la salle utilisée est d’aussi bonne qualité, ce sera l’occasion d’apprécier ces deux pointures dans un cadre assez rare, loin des grandes scènes du Hellfest. Melechesh est un groupe oriental lui aussi, mais qui met cette touche sur un Black Metal agressif, rythmique, endiablé que j’adore tout simplement. Leur nouvel album vient tout juste de sortir et c’est une tuerie.

Rien que pour cela, je concède déjà ce week-end au M-Fest 2015… Sauf si Kvelertak était annoncé ailleurs le jour même, évidemment ! Retrouvez toutes les infos du festival sur sa page Facebook.


The Wake de Scott Snyder et Sean Murphy

dabYo dans Comic, Critiques, Livres le 27 février 2015, avec 1 commentaire
Critiques

Mon amour pour les oeuvres de Scott Snyder est acquis depuis que j’ai découvert American Vampire. Son scénario est de qualité et il est généralement entouré d’artistes de talent, ce qui donnait donc un certain crédit à The Wake, un oneshot sorti en fin d’année dernière chez Urban Comics. Il s’agit une fois de plus de la traduction d’un des comics de Vertigo, dont le scénario est de Scott Snyder, les dessins d’un certain Sean Murphy qui avait collaboré sur American Vampire Legacy et les couleurs de Matt Hollingsworth. Synopsis ?

The Wake de Scott Snyder et Sean Murphy

XXIIème siècle, les océans sont montés et la terre se fait de plus en plus rare pour les hommes. Ces derniers ont du s’adapter, vivre au dessus de l’eau et abandonner leurs maisons traditionnelles. Pour couronner le tout, les humains ne sont plus les maîtres sur la planète Terre, qui a été soudainement envahie par les Sirois

Il est difficile de faire un synopsis propre de The Wake car ce dernier est divisé en deux parties bien distinctes, séparées par plus de deux siècles dans la chronologie de cet univers. Nous allons en effet d’abord commencer par quelques pages du futur pour ensuite faire un flashback vers notre ère, et découvrir l’origine de cette apocalypse des océans qu’a connu la Terre de The Wake. Deux catégories bien séparées donc, et on va s’apercevoir que malheureusement leur intérêt est loin d’être identique.



Pour la première partie nous retrouvons une femme scientifique, Lee Archer, qui étudie les baleines et les sons qu’elles émettent pour communiquer. Un domaine dont je ne connais pas grand chose mais qui a l’air d’être assez bien exploité, la jeune femme étant vite réquisitionné par les services secrets pour aller enquêter sur quelque chose d’intrigant…

Cette première partie bien que relativement classique et stéréotypée se trouve être vraiment excellente. Le scénario est bien écrit, les personnages sont prévisibles mais bien foutus, tout va très vite et a un vrai intérêt. De plus, il y a un côté enquête à huit-clos et intrigue horrifique qui est excellente. On passe un très bon moment sur cette première phase et du coup, on attend beaucoup de la suite et de ce que ce comics va bien pouvoir donner.

Malheureusement, la seconde partie est loin d’être à la hauteur. En fait, on va malheureusement comprendre assez vite pourquoi il s’agit d’un oneshot: c’est comme si Scott Snyder n’avait pas trouvé d’issue possible à son scénario de départ et l’avait terminé en what the fuck total. On va avoir droit à une sorte de soufflé énorme et frustrant. Quel dommage car il y avait vraiment les éléments nécessaires à une bonne série.

The Wake de Scott Snyder et Sean MurphyEn dehors de ces aspects scénaristiques, on retrouve les dessins de Sean Murphy qui sont de toute beauté. Les fonds marins sont peu détaillés certes, souvent il ne s’agit que d’un fond de couleurs, mais les structures et les bâtiments sont très réalistes, ils immergent tout de suite dans l’ambiance et ce quelque soit l’époque. C’est sur les personnages et les Sirois que son talent se ressent le plus, les expressions des personnages sont superbes, les ennemis sont tout bonnement terrifiants.

Du coup, je suis bien en mal d’émettre un avis final sur The Wake. Les dessins de Sean Murphy sont de toute beauté, la première partie du comic est excellente. Elle promet un scénario peu original certes mais si bien mis en place, qu’on en attend beaucoup. Et puis vient l’énorme déception, le sentiment d’avoir lu une histoire géniale qui se termine n’importe comment. Tristesse.


Yellowstone de Ludovic Albar

dabYo dans Critiques, Livres le 25 février 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Après le lancement de sa collection poche en 2013, les éditions Mnémos en ont démarré  l’année dernière une autre consacrée aux Thrillers cette fois. Une incursion dans un genre qui semble totalement différent donc, mais qui peut parfois avoir un certain lien avec l’imaginaire par la Science-Fiction comme l’avait si bien fait un autre titre de l’éditeur, Rien ne nous survivra, le pire est avenir. Parmi les titres de la collection, on retrouvait en octobre Yellowstone de Ludovic Albar, un Thriller futuriste, un brin post-Apocalyptique et annoncé comme étant écrit avec les tripes. Synopsis.

Yellowstone de L Albar

En fourrant son nez et investiguant où il ne fallait pas mettre les pieds, Frank Malissol a fini par attirer la malveillance de sa hiérarchie. On lui a alors offert un deal: la prison à vie ou une mission sous couverture, top secrète, où il devrait certes se faire passer pour un autre mais aurait tout de même une certaine liberté. Le choix ne fut pas long à faire, et le voilà de retour sur Terre pour intégrer le Département de contrôle des Zones de Paris qui semble avoir été miné par la montée du fascisme.

La première chose qui m’a frappé avec Yellowstone, c’est le ton agressif et mystérieux de sa narration. C’est conté à la première personne par Frank Malissol, qui s’adresse directement au lecteur sans franchement faire cas de ce qu’il va bien pouvoir comprendre. On a ainsi des références permanentes que, l’on s’en doute au début, devraient être comprises au fil de notre progression dans l’histoire. C’est du moins ce que je pensais en lisant les premières lignes du roman.

Le problème, c’est que plus de deux cents pages plus tard, cette désagréable impression de ne pas tout à fait saisir ce dont le héros parle continue de se faire ressentir. Je n’ai jamais eu le sentiment de maîtriser ma lecture tout au long des pages, je me suis donc retrouvé à lire près de 500 pages dans un flou permanent, comprenant l’histoire et ce que notre héros nous racontait certes, mais sans réussir à en distinguer les contours pour autant, en voir l’intérêt. Bref, j’avais comme l’impression d’être dans le coton du début jusqu’à la fin.

Et c’est là où le bât blesse car on est face à un Thriller, certes, mais cela n’exclue pas le fait de pouvoir distinguer ce qu’il se passe, d’apprécier l’histoire au moins après coup. On a pas l’occasion de le faire ni sur le moment, ni par la suite, ce qui fait qu’on lit mais sans réel intérêt, sans vraiment sentir la pression qu’essaie de mettre en place Ludovic Albar. Et dans le genre, alors qu’il dépeint un univers où le héros semble être en danger permanent, tout proche de l’apocalypse totale de l’humanité, et bien ça pêche clairement.

Yellowstone de L AlbarLes thématiques abordées par le livre sont quant à elles plutôt intéressantes, on est clairement dans le domaine de l’Anticipation. C’est un univers noir que nous dépeint l’auteur: une Europe à deux doigts du fascisme, où les tensions ethniques sont à leur paroxysme, avec une nouvelle guère mondiale qui est risque d’éclater à tout moment. Il y a de très nombreux liens avec l’année 2015 de notre pays et de l’Europe en elle même. Montée du Front Nationale, peur du terrorisme, de l’Europe, doutes… on peut dire que 6 mois après sa sortie, le livre est encore mieux placé dans son temps.

Malheureusement, ça ne suffit pas pour gommer le défaut précédent, qui est pour moi absolument catastrophique vis à vis du plaisir de lecture. On rajoute à cela des personnages principaux et secondaires assez ternes et sans réelles personnalités, auxquels on ne va pas réussir à s’accrocher. Frank Malissol est assez creux comme personnage, transparent, on ne s’y attache pas du tout… Des personnages et un roman qui se lit mais dont on ne retiendra pas de grand chose.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas réussi à apprécier ma lecture de Yellowstone de Ludovic Albar. Une thématique intéressante, une histoire qui fait vraiment écho à l’actualité et qui est encrée dans son temps, bref côté thématique on est devant de la très bonne Anticipation. Mais l’aspect histoire, les personnages et la narration manquent de précision pour vraiment captiver le lecteur. Dommage !


C’est Lundi que lisez vous ? #159

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

dabYo dans Actualités, Livres le 23 février 2015, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Montres EnchantéesJe continue ma lecture de Montres Enchantées, le recueil de nouvelles Steampunk et horloger des éditions du Chat Noir. Je suis plutôt épaté de la qualité générale des nouvelles et pour le moment, à part un petit incident de route avec une nouvelle trop longue et qui m’a laissé de marbre, c’est vraiment du très bon. J’ai beaucoup aimé celle de Fabien Clavel.

Dans un tout autre registre, j’ai commencé la lecture du comic The Wake de Scott Snyder l’auteur d’American Vampire et dessiné par Sean Murphy. C’est très bien écrit, très prenant, avec de très beaux graphismes. Disponible depuis la fin de l’année dernière, j’aime beaucoup et regrette déjà qu’il s’agisse d’un oneshot.

Serafina

La Pelote d'épingles de Cécile G. CortesJ’ai terminé le Tome 2 de Kushiel de Jacqueline Carey. Je suis encore une fois assez désemparée d’avoir passé aussi longtemps avec ce livre dans ma bibliothèque sans l’avoir lu, tellement il est bien. Phèdre et Joscelin sont des personnages très attachants et le livre se lit avec plaisir. On ne voit pas les 900 pages passer.

J’ai ensuite commencé La Pelote d’épingles de Cécile G. Cortes, une parution des éditions du Chat Noir. C’est tout rose donc j’avais un peu peur, mais j’ai suivi les conseils avisés qui m’ont été prodigués et j’ai tenté. C’est une histoire plutôt marrante, pas trop axée romance mais plutôt désanchantement et révision des contes de fées.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Affiche du Hellfest 2015Les 19, 20 et 21 Juin 2015 se tiendra en terres clissonaises la nouvelle édition du plus grand festival français consacré au Metal, le Hellfest 2015.

L'équipe s'y rendant comme à son habitude pour avoir sa dose annuelle de concerts en plein air, nous vous proposons chaque dimanche de la semaine jusqu'aux jours J de découvrir l'un des groupes de l'affiche que nous comptons aller voir, à travers un clip ou une vidéo. Vous pouvez aussi consulter l'affiche du Hellfest 2015. C'est notre Highway to Hellfest 2015.

Motionless In White avait tout du groupe que nous n’aurions jamais dû écouter. D’abord un nom bien pourri qui donne tout sauf envie de l’écouter, ensuite une présentation sur le site du Hellfest qui parle de Metalcore, un genre que l’on aime vraiment pas. Sauf que voilà, ils ont un look pseudo gothique à la Deathstars, ce qui faisait au moins une raison d’y jeter une oreille avant de les barrer sur le running order.

Officiellement Motionless In White est un groupe américain qui mélange un Metalcore assez discret avec surtout du Gothic Metal qui a tout de l’Indus, mais il faut bien avouer que ça ressemble et ça sonne un peu comme du Deathstars pour adolescents. Bref, c’est assez efficace et sympathique à écouter, ce qui en fait du coup un groupe sympathique à aller voir en cas de vide lors du prochain Hellfest. On comprendra vite pourquoi le groupe tourne avec Lacuna Coil en Europe, et il faut dire que cela prend tout son sens à l’écoute de Reincarnate.

Musicalement parlant, le titre éponyme de leur troisième album est assez représentatif d’une sorte de mélange de HIM, Lacuna Coil et My Chemical Romance qu’on aurait passé au mixeur. Le clip est quant à lui très bien réalisé avec des effets goths en veux tu en voilà, tout en restant très soft et assez gothic romance… Quelqu’un a parlé de Love Metal ?

Motionless In White passera sur la MainStage02 le samedi, une scène qui contiendra son lot de Gothic avec le sacro-saint Marilyn Manson en clôture.


Imitation Game de Morten Tyldum

dabYo dans Critiques, Films le 20 février 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Alors que le projecteur médiatique est braqué sur Cinquante nuances de Grey, c’est un autre film qui a eu toute notre attention en ce mois de février 2015: Imitation Game de Morten Tyldum. Il s’agit d’un Biopic sur Alan Turing, émérite mathématicien et cryptologue britannique que l’on considère comme étant le fondateur de l’informatique. Du coup, forcément, on était vachement intéressés. Synopsis.

Imitation Game de Morten Tyldum

Londres 1939, le Royaume Uni est entrain de perdre la guerre qui l’oppose à l’Allemagne nazi. Ces derniers ont une supériorité militaire indéniable, s’échangeant des messages radios à tout que les anglais peuvent écouter sans problème mais restent dans l’incapacité de les comprendre: ils sont chiffrés. Pour essayer de retourner le cours de la guerre, un projet à Bletchley Park est mis en place, celui de casser la machine Enigma qu’utilisent les allemands pour chiffrer ces messages. Si les anglais y parvenaient, ils pourrait alors comprendre tous les échanges allemands, prévoir leurs mouvements, et les contrer. Le jeune universitaire Alan Turing postule pour intégrer ce programme militaire top secret…

Avec un tel sujet, forcément, on était assez dubitatif sur ce qu’un film hollywoodien allait bien pouvoir donner. Car l’histoire que devait suivre ce Biopic est celui d’un cassage de chiffrement, de la crypto, des mathématiques, bref, des choses qui demandent de la matière grise et du temps, et qui n’ont rien à voir avec de l’action. Alors comment allait on bien pouvoir rendre tout cela dynamique ? En général, on y met du romantisme, des problèmes de personnes…

Imitation Game de Morten Tyldum

Pour cela, Morten Tyldum va un peu s’arranger avec l’histoire, d’abord en faisant d’Alan un autiste/asperger qui a tout du Sherlock Holmes de la BBC. Cela tombait bien puisque c’est Benedict Cumberbatch qui joue les deux, et qui fait ce genre de personnage avec un certain talent. Cet aspect de la personnalité de l’Alan du film, qui semble tout de même être un peu forcé par rapport à la réalité, va permettre la mise en place de comique de répétition sur son aspect déficient en relations sociales, forcément. Évidemment, c’est assez drôle et il y aura quelques reparties du personnage très bien placées, qui feront rire aux éclats. On rajoute une certaine animosité avec ses collègues et on a un élément supplémentaire pour rajouter du rythme et mettre quelques moments de doutes.

Pour donner la réplique à Alan on retrouve une autre actrice qui semble être faite pour jouer les personnalités peu à l’aise socialement: Keira Knightley. Après son apparition dans Freud, la voilà de nouveau à jouer ce type de rôle de femme mal dans sa peau. Et si la bande d’annonce faisait penser à une romance hollywoodienne, on en est loin et cela passe très bien.

Imitation Game de Morten Tyldum

En fait, Imitation Game est une très bonne surprise dans la mesure où il a réussi le tour de force de ne pas nous décevoir. Ce n’est peut être pas un film à la hauteur de la réussite du projet Bletchley Park, certes, mais c’est tout de même un bon film, rythmé, avec de bons acteurs et qui met à l’honneur les hommes de l’ombre de la seconde guerre mondiale et les débuts de l’informatique. Certes, il y a quelques lacunes propres aux films du genre, et on regrettera notamment l’aspect superficiel des interventions de l’armée. Mais diantre, c’était quand même bon.

Le film ne se contentera pas de nous raconter l’histoire du cassage d’Enigma, mais va entremêler les histoires pour nous compter aussi l’histoire -et la fin tragique- d’Alan Turing. Et là dessus, il faut avouer que lorsqu’on est pas prêt, qu’on n’en connait pas la réalité, on risque d’être choqué et estomaqué. C’est bien que le sujet n’ait pas été passé sous silence, qu’on y ait quand même vu comment a pu finir sa vie, et comment des gens normaux, des gens qui faisaient partie du camp des vainqueurs, du camp des gentils, pouvaient traiter les homosexuels sans se poser la moindre question.

Benedict Cumberbatch dans Imitation Game

Imitation Game n’est pas le film du siècle, mais il est loin de la catastrophe qu’on aurait pu redouter et vous fera passer un très bon moment au cinéma. Si vous touchez à l’informatique et que vous ne connaissez pas la vie d’Alan Turing, c’est un must en attendant d’aller en lire une biographie. Et pour les autres, c’est l’occasion de découvrir un pan de la seconde guerre mondiale qui est encore trop méconnu car sorti du secret défense il y a moins de 20 ans…


En 2010 débarquait aux éditions Kana le manga Bakuman, dernière création des deux illustres mangakas Tsugumi Ōba et Takeshi Obata, auteurs de Death Note. Serafina ne tarissait pas d’éloges à son propos lors de la chronique du premier tome. C’est quasiment à la même époque qu’au Japon commençait la diffusion de son adaptation en anime par Kenichi Kasai et Noriaki Akitaya du studio J.C. Staff. Ça tombe bien, car c’est un manga qui parle de créateurs de mangas qui veulent être adaptés en anime… Vous avez tout suivi ? Non ? Synopsis.

Bakuman Anime

Alors que Moritaka Mashiro ne sait pas trop quoi faire de sa vie après sa troisième année de collège, le premier de la classe Akito Takagi lui propose un pari fou: devenir mangakas ! Ce dernier ne sait pas dessiner, mais il a vu tout le talent de Mashiro alors qu’il dessinait son amour de toujours, Miho Azuki qu’il aime en secret sans avoir jamais osé lui parler. Et c’est dans un élan totalement asocial que les trois vont se promettre de réaliser leurs rêves -Miho rêvant d’être doubleuse pour animes-.

Bakuman Anime

L’anime est rythmé par l’attente du résultat des comités éditoriaux

Nous allons donc suivre deux gamins qui rêvent de devenir des mangakas, d’être publiés dans un hebdomadaire du genre pour atteindre le Graal: être adapté en anime afin que Miho puisse y doubler l’héroïne. En fait, Bakuman est l’histoire de gamins qui ont des rêves et qui vont se confronter au monde des adultes pour tenter de les atteindre. Bien entendu, rassurez vous, nous ne sommes pas face à un scénario qui va les voir s’écraser lamentablement devant l’establishment et l’âge adulte, mais contrairement à ce qu’on pourrait redouter pour une histoire de manga, celle-ci est relativement réaliste et dure.

Je n’avais pas lu le manga avant de commencer son adaptation en anime, aussi n’en ferais je pas de comparaison. Cette anime est en tout cas très bien construit autour de son histoire, qu’on comprendra aisément et suivra avec intérêt. L’histoire est vraiment très dense, d’une manière générale, contrairement à l’adaptation de pas mal de Shônen, celle-ci ne va pas être étirée en long et en large pour augmenter le nombre d’épisodes. C’est même presque le contraire, on regrettera que certains aspects de l’aventure de Mashiro et Takagi ne soit pas plus fouillée et détaillée lors d’épisodes.

L’histoire est donc riche et va nous permettre de découvrir le monde de l’édition de manga au Japon. Je ne sais pas à quel point cette découverte correspond à la réalité, mais je suppose qu’on peut faire confiance à deux mangakas pour bien parler de leur métier. C’est en tout cas sur ce point complètement passionnant et cela ouvre le spectateur à des pans qu’il n’aurait jamais soupçonné sur ce monde obscur. Pourquoi parfois les mangas évoluent bizarrement, à quel point les lecteurs ont tout pouvoir sur l’histoire des mangas au Japon, etc. Ce sont des éléments complètement passionnants et il faut bien avouer que le manga et l’anime arrivent au tour de force de rendre la création de manga dynamique et super intéressante.

Découpé en trois saisons, Bakuman est donc complètement addictif et nous l’avons terminé en une seule traite. Je l’ai dit déjà, l’histoire est vraiment passionnante et donne envie de connaître la suite pour les quatre personnages principaux, mais pas seulement. Car un Shônen c’est aussi un rival et malgré le thème, le manga respecte bien cette règle avec sans doute l’un des meilleurs rivaux que j’ai pu voir, Eiji Niizuma. Vous vous en doutez, il s’agit là aussi d’un mangaka, et nous allons en suivre un petit paquet, de mangakas. Tous veulent atteindre le succès et voir leur série gagner le gros lot, et c’est sans aucun doute l’une des ficelles que les auteurs ont utilisé pour rendre cette série si addictive.

Bien animée d’une manière générale, la série n’est pas non plus un cador du genre et ce n’est clairement pas de ce côté là que l’on va lui trouver le plus de points forts. Le dessin est assez dynamique cela dit et ce malgré la thématique qui n’est pas très dynamique elle, encore une fois. C’est donc là aussi un bon point. On rajoutera aussi que, vu qu’il s’agit d’un manga sur les mangas, l’anime va aussi nous faire découvrir des animes fictifs… Vous suivez ? Ce sera notamment l’occasion de découvrir d’autres univers où l’on ressent bien que les dessinateurs se sont bien fait plaisir, un régal.

Niizuma Eiji

Bakuman c’est donc trois saisons presque trop courtes qui vont vous faire découvrir l’univers du manga au Japon. Comment sont créées les histoires qui ont bercé votre enfance -tout du moins la notre- et dans quelles conditions ? Un rythme soutenu tout au long des épisodes, des personnages attachants et des adversaires charismatiques, quand on est lecteur de manga il n’y a aucune raison de ne pas se jeter dessus, en anime ou en manga, évidemment.