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La jeune fille au corbeau de Cécile Guillot et Mina M.

Un roman gothique adapté à la dyslexie

Serafina dans Critiques, Livres le 2 juin 2017, avec aucun commentaire
Critiques

La jeune fille au corbeau est un roman jeunesse de Cécile Guillot illustré par Mina M. Il s’agit d’un court roman d’une centaine de page, avec les illustrations en noir et blanc. Synopsis ?

Frances est une jeune fille un peu étrange, qui parle avec un corbeau devenu son ami. Habitant à Londres, elle a effrayé ses parents en se levant la nuit pour déclamer des prophéties qui malheureusement se réalisaient. Ils l’envoient donc dans un pensionnat au coeur de la foret. Mais elle se rend rapidement compte qu’une ambiance bizarre y règne et que des jeunes filles disparaissent sans laisser de trace …

Ce roman est publié aux éditions Miroir aux Troubles et il a la particularité d’être imprimé de manière a être plus facile à lire pour les personnes souffrant de dyslexie. En effet, il est montré que l’espacement ou l’utilisation de polices particulières permettent de faciliter la lecture lorsqu’on est atteint de ce trouble. C’est donc une excellente initiative qui permet d’enrichir le choix proposé aux enfants, et permet aussi de les réconcilier avec la lecture.

Le roman est donc écrit gros, il y’a plus d’espace et la police permet de mieux différencier les lettres comme B ou D par exemple. Il est bien sur tout a fait lisible pour les personnes n’ayant pas de soucis. Le seul soucis est sur les passages censés être en italique. L’italique étant déconseillé pour la dyslexie, les passages en italique (quand le corbeau parle) sont juste écrit plus fin et je trouve que la différence entre le texte normal et « italique ».

Le roman est indiqué aux jeunes à partir de 9 ans, mais ce n’est pas pour cela que le style en souffre. On trouve la patte de Cécile Guillot, avec un texte facile à comprendre et qui ne simplifie pas les mots à outrance , le roman est donc aussi agréable à lire quand on est plus âgé.  Le roman est très parlant visuellement, pas besoin de descriptions à outrance pour s’imaginer dans ce pensionnat pour jeune filles un peu glauque et perdu dans les ronces. Le thème du roman est bien sûr plutôt sombre et plaira aux plus inclinés du coté sombre de la force : un pensionnat perdu en foret, une jeune fille qui parle au corbeau.

Le coté gothique de ce roman est renforcé par les magnifiques illustrations de Mina M qui ont pris un style très Burtonien, a base de personnages maigres aux grands yeux noirs. Autant dire que l’atmosphère m’a tout de suite plu. L’histoire étant jeunesse, elle est bien sur plutôt simple, il y’a une intrigue, et c’est tout. Les personnages bien que rapidement amenés sont tout de même très reconnaissables et leur portrait est brossé avec beaucoup de justesse, les dessins aidant à s’y attacher.

Vous l’aurez compris, c’est un livre que je ne peux que vous conseiller si vous avez dans votre entourage un enfant attiré par les atmosphères sombres. Qu’il souffre de Dyslexie ou non, le roman se lit très bien, et l’univers onirique devrait faire fonctionner leur imagination. Les magnifiques illustrations sauront aussi le captiver. Et surtout, je ne peux qu’encourager les initiatives permettant une lecture plus accessible à tous, quelques soit les difficultés.


Cela faisait très longtemps que je me disais que je devais lire To Kill a Mockingbird (Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur en FR) mais il a fallu une conjonction de circonstance assez inattendue pour que je l’ouvre enfin. Comprendre : j’ai cassé ma kobo au japon et le choix de livres en anglais sur place était plus que limité. J’ai donc entamé ce classique de la littérature américaine. Synopsis ?

Scout est une petite fille (6 ans au début du roman) qui vit en Alabama dans les années trente, avec son grand frère Jem et leur père Atticus, avocat de profession. La douce vie de tout les jours s’écoule, les enfants inventent des jeux, des pièces, des vies aux voisins mais en filigrane, c’est la vie de la campagne américaine qui nous est décrite, avec l’horreur banale de la ségrégation raciale.

Honnêtement, je n’avais aucun apriori sur le livre, j’ai été donc contente de découvrir un roman sur l’enfance, avec une narration a la première personne effectué par une Scout adulte, qui se replonge dans ses souvenirs d’enfance. Le narrateur a donc du recul par rapport aux scènes qui sont présentées, mais sans en surjouer. Scout adulte nous éclaire sur certaines choses que la Scout de 6 ans n’avait pas pu ou su comprendre. La première partie du livre est une successions de chapitres assez indépendants, qui mettent en place nos héros, leurs jeux de jardins, leurs voisins. En effet, comme tous enfants, ils imaginent que la maison toujours fermée à coté est hantée par un voisin monstrueux, ils font des farces ou massacrent les camélias de la vieille mégère. Ils sont punis, essaient de sortir le soir, bref, des enfants. C’est juste, et qu’on soit en Alabama dans les années 30 ou à St Julien sur Cher dans les années 90, les jeux sont les mêmes, on peut totalement s’identifier.

Ces petits chapitres sont étonnamment captivants, surtout qu’on comprend petit a petit qu’il se passe des choses pas très drôles dans l’Amérique de cette époque, des choses qui pèsent plus à Atticus et a Calpurnia, la femme de ménage noire, et qui sont en filligrame. Cette critique sociale prendra son importance dans une deuxième partie moins drôle et moins innocente. La dessus le livre est très bien construit, nous emmenant de l’innocence de l’enfance à la dure réalité.

To Kill a Mockingbird est paru dans les années 60 ce qui explique son succès à l’époque, puisqu’on était en pleine lutte pour les droits civiques, mais si le roman est devenu un classique c’est pour son universalité. Ce roman a marqué durablement la littérature anglo-saxonne, et du coup, sans que je ne le comprenne beaucoup de livres que je connaissaient référencaient ce classique. Si vous vous interessez à la littérature anglo-saxonne et que vous avez une envie d’un récit un brin nostalgique, vu des yeux d’une enfant sans être candide ou débilitant ne repoussez pas plus longtemps votre lecture de To Kill a Mockingbird.

Sachez cependant, si vous envisagez la VO que le niveau est soutenu. Et contrairement à ce que la librairie japonaise disait, il vous faudra bien plus que 700 au TOIEC pour comprendre, sachant que me considérant comme fluent en anglais j’ai parfois peiné. Les dialogues sont souvent en argot, et c’est clairement pas la chose la plus aisée. Cependant, le style est agréable et ça se lit bien. Je serais bien sûr incapable de vous donner un avis sur la traduction francaise.

Et vous, avez vous lu ce classique ?

 


Avec un peu de retard, il est temps de discuter ensemble du Running Order du Hellfest, sorti peu avant nos vacances (d’où le retard, cqfd). Cette année encore, le Hellfest se tiendra aux portes de l’été, à Clisson Rock City et comme d’habitude l’affiche à de quoi faire briller les yeux. Evidemment, il faut faire des choix, mais comme chaque année, on peut dire qu’il y en aura pour tous les gouts. Il n’est d’ailleurs pas rare de discuter des éditions du Hellfest avec des collègues ou potes et de se rendre compte que nous n’avons qu’un ou deux concerts en commun. C’est une des forces du festival.

D’habitude, nous sommes tout sauf hypés par les têtes d’affiches, mais aujourd’hui c’est différent. Car il y’a Linkin Park. Et c’est notre jeunesse. Ca y est, nous sommes devenus vieux. Toujours est-il que pour dabYo la présence de Linkin Park est un evenement, pour lui comme pour pas mal d’entre vous je suppose, c’était la porte d’entrée vers le metal, et un groupe qui a marqué une génération. On n’échappera pas aux extraits des albums plus récents mais on peut espérer de bons moments sur des titres issus de Meteora ou Hybrid Theory.  Rob Zombie a été deux fois une deception ici, mais nous lui redonneront une chance puisque ce coup-ci le Zombie vient avec tout son matos pour faire un show à l’américaine, qui sont réputés. Wait and see donc car ce set up est rare en festival ! Quant à Perturbator qui connait une montée en popularité de folie avec son son electro j’avoue que cela me passe totalement au dessus,mais il n’y a pas de doute, dabYo sera devant. Quant à moi, ce sera pour découvrir.

 

Parmi les groupes à ne pas rater, citons aussi Alestorm qui avaient enflammé la Temple il y’a deux ans et qui reviennent mais pour clôturer le vendredi sur la MainStage 2, ça promet. Découverts l’an dernier à l’occasion du Download Avatar sera aussi de la partie le vendredi sur la Main Stage 1 où il sera suivi par Ministry dont la performance au Wacken l’année dernière (retransmise sur Arte) nous avait bien convaincus. Bien que pas officiellement affiliée à la scène metal, la présence de Chelsea Wolfe sous la Valley Samedi est un événement à ne pas manquer. Ses morceaux sombres et lancinants devraient plaire aux plus sombres d’entre nous.  Wardruna dont c’est la première participation au Hellfest à ma connaissance seront aussi là pour nous donner un samedi après midi bien paien comme il faut, d’autant qu’ils auront été précédés par Alcest, dont le dernier album Kodama m’a totalement réconciliée avec le groupe, autant dire que nous ne verrons pas beaucoup le jour le vendredi.

Si vous cherchez des petits groupes, nous vous conseillons Subrosa, du doom a chant féminin qui a la particularité d’avoir un violon electrique dans son line-up et dont le dernier album est juste dément, sous la Valley le vendredi ainsi que Ghost Bath, du black plutôt atmo qui s’est fait passer pour un groupe chinois lors de leur premier album (alors qu’en faite, ils sont ricains).

Les pass 3 jours sont bien évidemment déjà Sold-out mais nul doute que bon nombre d’entre vous ont déjà leurs places. Quels concerts attendez vous le plus? Pourquoi ? Que nous conseillez vous?

Retrouvez toutes les dernières informations et mises à jours sur le site officiel du Hellfest.

 

 

 


Sword Art Online de Reki Kawahara

Tome 001 - Aincrad

illman dans Critiques, Livres le 26 avril 2017, avec aucun commentaire
Critiques

Sword Art Online de Reki Kawahara est un Light Novel illustré par abec, publié en France par Ofelbe et traduit par Rémi Buquet. Pour contextualiser, les Light Novel sont un genre de la littérature japonaise qui vise un public de lycéens et d’étudiants, plutôt jeune adulte donc (l’âge c’est dans la tête). Ils sont caractérisés par des paragraphes courts, beaucoup de dialogues, sont courts en général (je n’ai pas encore vu au dessus de 300 pages) et sont garnis d’illustrations. Celui dont je vais parler ici est sans doute l’un des plus connus. Sword Art Online (SAO) compte 19 tomes au Japon, possède 3 séries de Light Novel dérivés, a été décliné en manga (chez Ototo), en série d’animation (Wakanim, Netflix) qui a contribué à faire connaitre la série à l’internationale en 2013, en jeux vidéos sur les consoles Sony, etc…

L’édition française comprend dans son premier tome la compilation des deux premiers ouvrages japonais, l’arc Aincrad, du nom de la forteresse de SAO. Le premier livre narre les aventures de Kirito coincé dans le jeu de réalité virtuelle Sword Art Online, un jeu de rôles de fantasy sans magie. Il est avec des milliers d’autres joueurs captifs de ce monde, leur seul espoir de regagner le monde réel est de terminer le jeu qui compte 100 étages, mais tout se complique car la mort dans le jeu signifie la mort dans le monde réel.

Le second livre est une compilation de quatre nouvelles de qualité assez inégales, voire un peu hors sujet à mon gout pour celle avec la dresseuse de monstres, mais que voulez vous, il fallait introduire masse de perso féminins pour contenter le public. C’est sympathique pour prolonger l’expérience dans l’Aincrad mais l’intérêt est assez limité vu que chronologiquement, elles se passent vaguement en intercalaire dans le livre premier. Je vais faire l’impasse sur cette partie pour la suite pour ne me concentrer que sur l’histoire principale.

L’auteur a eu l’air d’avoir le cul entre deux chaises au début, s’embêtant à expliquer des principes de MMORPG qui a mon humble avis sont connaissances communes du public visé, ce qui plombe un peu le tout début de l’aventure. Une fois ce léger écueil passé, c’est du tout bon. Ça enchaîne à fond la gomme, pendant les 250 pages de l’aventure, rares sont les temps morts qui, lorsqu’il existent, servent à développer les relations entre les deux principaux protagonistes, Kirito et Asuna. Les combats sont assez jouissifs, celui du 74 étage déchire, et la menace de mort qui plane sur les personnages malgré que ce soit un jeu rajoute de la tension à ces affrontements.

Niveau univers, c’est un monde fantasy de MMO assez générique, on trouve à peu près tout ce qui fait un MMO, avec quelques particularités propres à SAO trop peu nombreuses à mon avis. Il y’a du craft, des guildes, du farm, du grinding et surtout ce qui rajoute encore un touche de piment, les PK. Dans un jeu mortel comme SAO, on trouve des Player Killer, des chasseurs de joueurs, c’est sacrément glauque et tuer des joueurs laissera sa marque sur certains protagonistes.

Les personnages principaux sont un peu typés, entre Kirito le joueur solitaire et surpuissant et Asuna, la digne représentante des épéistes de sa guilde basant ses aptitudes sur la vitesse. Les autres personnages humains se concentre en général sur un archétype de classe de MMO, le samouraï, l’artisan, chevaliers, etc… Mais en dehors de Agil et Klein ils sortent peu du lot. Disons que l’auteur s’en garde largement sous le coude pour les tomes suivants en ce qui concerne le développement des persos, cet aspect restant encore assez light ici.

Premier Light Novel que j’ai pu avoir entre les mains, j’avais de grandes attentes suite au visionnage de l’anime, je n’ai pas été déçu. Le maître mot de cette aventure, c’est certainement efficacité. J’aime le style direct inhérent au genre avec des grands morceaux de bravoure. Je suis quelque peu devenu accroc aux Light Novels, heureusement pour moi Ofelbe est spécialisée dans le domaine et propulse sur nos rayons quasiment une dizaine de référence avec bien sûr SOA en fer de lance qui vient de voir son tome 5 (regroupant les tomes 9 & 10 japonais) sortir pour démarrer l’arc le plus long de la franchise (9 tomes japonais). Une chose est sure, je vais pouvoir continuer à suivre les aventures de Kirito pendant encore un bout de temps.


Un des critères dans le choix de notre nouvelle ville de résidence était la présence , voir l’abondance, de concerts de metal. Et Lille semble remplir se critère puisque même pas 6 jours après notre arrivée dans le Nord, nous voici nous rendant à notre premier concert Lillois, pour voir Sonata Arctica. J’ai été une grande fane de Sonata, de l’époque Reckoning Night. Autant dire que les derniers albums du groupe ne me passionnent pas le moins du monde,mais voilà, nous n’avons jamais vu Sonata, ils finissent toujours par Don’t Say a Word et puis c’est à 15 minutes de marche de la maison. Ca serait dommage non?

C’était donc notre première au Splendid, une salle située de l’autre coté de ce qui semble être le périph de Lille, une belle grand salle, avec une fosse en pente, qui permet de bien voir la scène – même si avec mes New rock de 15 cm, généralement je ne peine pas trop -. La salle est facile à trouver, très haute de plafond, donc pas étouffante comme peuvent l’être les salles où passent du métal. Malheureusement pour nous, nous arrivons après la première partie, Striker. En effet, les billets indiquaient 20h alors que en réalité c’était 19h. Mais bon. Tant pis. Nous arrivons donc pour Thunderstone, un groupe finlandais, formé en 2000 qui à sorti son dernier album Apocalypse en 2016. Pour être tout à fait honnête, je n’avais pas écouté sur CD, je découvrais donc en live, et au vu de la salle, j’étais loin d’être la seule.

Bien qu’indiqué comme faisant du power metal mélodique, je n’ai pas forcément trouvé le groupe très énervé, par contre pour le mélodique y’a pas à dire. Evidemment au détour d’un ou deux morceaux, les coeurs catchy nous feront entrevoir le coté power. Le groupe semblait peu connu, mais le public réagissait bien. Dans l’ensemble, c’est assez easy listenning, des voix claires, des jolies mélodies, une petite ballade (nommée Weak) et bien sur des refrains faciles à chanter. Je ne dirais pas que j’ai passé un mauvais moment, mais je n’en garderais probablement aucun souvenir.

Une petite demi-heure de changement, et c’est à Sonata Artica de prendre posséssion de la scène. Au niveau placement, on notera la batterie surélevée sur la gauche, tandis que sur une plateforme à droite sont les claviers. C’est appréciable, car c’est rare de voir les batteurs bien mis en valeur. Le groupe entame avec des morceaux de son dernier album. Mon opinion sur celui-ci, vous la devinez. Le groupe a abordé un virage bien plus mélodique voir progressif sur les derniers albums qui n’est pas à mon gout. Cependant, il faut avouer que ça reste bien composé, et surtout bien joué. Je n’avais jamais vu Sonata avant, et force est de constater la puissance de Tony Kakko, la voix emblématique de Sonata Arctica et sa palette vocale impressionnante.

Tony est le seul membre à réellement communiquer avec le public, le reste du groupe étant très statique. C’est un peu dommage d’avoir un clavieriste qui a une guitare-piano (je n’ai aucune idée du nom de ce truc) et qui reste debout immobile dans le fond. Le guitariste et le bassiste échangent parfois de place mais c’est tout en terme de jeu scénique, tout repose sur les épaules du vocaliste, qui fait bien sûr un sans faute. Il faudra attendre le 7 ou 8ème morceau pour que le groupe et le public parla même occasion se réveille avec le seul morceau rescapé de Ecliptica : Full Moon. Quel contraste avec tout le début du concert. Et quelle cruauté. Full moon, puis après , Abandoned, Pleased, Brainwashed, Exploited nous rappellent à quel point Sonata fut un groupe qui envoyait du lourd, avec des morceaux qui étaient de véritables hymnes, bourrés d’energie, qui vous mettent de bonne humeur (malgré les thèmes pas forcément très gai) et vous donnent envie de gambadé tout poilu sous la lumière de la lune. Et voir ce que le groupe produit aujourd’hui en comparaison … Evidemment, cela ne s’adresse plus au même public et je le savais en venant. Mais tout de même. Le rappel finira en apothéose avec là encore le méga catchy Misplaced et le génial Don’t Say a Word (malheureusement, I have a Right, hymne guimauve issu de Stones Grow Her Name sera placé entre les deux). Histoire de nous rappeler que oui, Sonata savait rentrer dedans. Il y’a longtemps.

Mon report peut sembler un peu amer. Je respecte bien sur le choix du groupe de changer de direction, mais la fane de Reckoning Night regrettera de ne pas les avoir vu y’a dix ans , alors il faut se contenter de 4 morceaux,c’est pas si mal, c’est mieux que rien. Mais je n’aurais pas fait de la route pour c’est net. Impossible de reprocher au groupe son énergie, et sa bonne humeur. Je ne suis juste plus le bon public. Et c’est comme ça.


Lors de mes dernières vacances j’ai décidé de renouer avec une série qui m’a fait découvrir la Bit-lit : Mercy Thompson. J’avais aimé les premiers tomes, puis m’étais arrêtée sans raison particulière. Ayant adoré L’Alpha et Omega puis la compilation de nouvelles Ombres Mouvantes de Patricia Briggs j’ai décidé de reprendre la saga originelle avec le tome 6 : La Marque du Fleuve. Par contre, impossible de faire la chronique sans spoiler un minimum, vous êtes prévenu-e-s.

Mercy thompson tome 6 : La marque du fleuve

Mercy et Adam ont des vies bien remplies, et du coup, il n’est pas forcement facile pour eux de se retrouver ensemble. Ils réussissent cependant a prendre des vacances au bord de la Columbia. Mais dans cette Columbia, il rôde une force sombre et évidemment, Mercy va se retrouver impliquée là dedans, d’autant plus que cela pourrait bien avoir un lien avec ses origines.

Bon, le pitch est simple, et le roman permet de s’éloigner un peu des Tri-cities et des problèmes de meute. Mercy et Adam sont en vacances et on est donc sur un roman qui pourrait presque être vu comme un filler puisque en soit, a part suivre nos deux héros, l’intrigue globale, politique, ainsi que les luttes de pouvoir n’évoluent guère dans cet opus.

Mercy thompson tome 6 : La marque du fleuveRetrouver Mercy et Adam était donc une promesse plaisante. Cela faisait très longtemps que je n’avais pas lu Mercy Thompson et j’ai été très étonnée de voir Mercy devenue une petite guimauve, qui se questionne sur sa place au sein de la meute, passe son temps a nous rappeler comme Adam est trop beau et comme c’est l’amour de sa vie. Les personnages ont de longues discussion et de longues introspections, sans compter les rappels au cas où on aurait oublié ce que sont les Loup-Garous chez Briggs. Autant dire que j’ai trouvé le tome assez plat, lourdingue et surtout très lent.

En effet, les atermoiements de Mercy me laissant de marbre, n’ayant pas particulièrement d’amour pour le couple qu’elle forme, il a fallu que je me rabatte sur l’intrigue pour trouver un intérêt. Je suis aussi un peu déçue de trouver une Mercy bien plus docile, beaucoup moins forte qu’elle ne l’était dans les tomes précédents. Comme si le fait d’être en couple la changeait du tout au tout, ce qui est un peu dommage. Ce n’est pas car on est avec un mec qu’on devient soudainement une petite chose fragile.

L’intrigue en elle même est un pretexte pour nous faire découvrir les origines de Mercy et notamment les légendes indiennes sur les Skinwalkers et en soit c’est très bien. Le soucis, c’est que c’est très lent à venir. Le roman fait 360 pages, et ne devient réellement interessant que sur le dernier tiers, au moment où l’action commence à se mettre en marche et les révélations à se dévoiler. Celles-ci sont plutôt captivantes, et il est vrai qu’au bout de 6 tomes il était temps qu’on en sache plus sur Mercy.

Au final, c’est un tome que je jugerais comme dispensable. On en apprend plus sur les légendes autour de Coyote, donc c’est bien, mais je ne suis pas sûre que ça ai de très grandes conséquences sur la suite. C’est un tome qui fait un peu une pause dans la continuité de l’histoire, et reprendre la saga par celui-ci n’était pas forcément une bonne idée. On m’a dit que les tomes suivants étaient à nouveau bien, donc je vais tout de même lire le 7.

Et vous, avez vous lu ce tome 6 ?

 


Vengeance de Fabrice Colin

Peplum Vengeance

illman dans Critiques, Livres le 11 mars 2017, avec aucun commentaire
Critiques

Vengeance est un roman de fantasy de l’auteur français Fabrice Colin paru en 2001 chez Bragelonne. Acquis il y’a bien longtemps lors d’une opération de Bragelonne sur ses ebooks, il attendait bien sagement depuis une occasion de briller. Elle s’est présenté lorsque j’étais désemparé dans un coin où la technologie est taboue (le Loir-et-Cher) et est venu me sauver de mon ennui. Mais ce bouquin a t’il remplir son rôle ?

Barkhan est un orphelin recueilli par le frère de l’empereur après le massacre de son village par les monstrueux Senthaïs, créature grotesques et terrifiantes. Malheureusement la trahison s’immisce dans les couloirs du palais et lorsqu’elle frappe, Barkhan se retrouve à fuir la capitale impériale pour sauver sa vie. Il entame une fuite en avant qui le mènera sur les rails de la vengeance.

Au niveau du style de l’histoire, pour vous faire une idée un peu plus précise, c’est une sorte de mélange entre Le Comte de Monte-Cristo de Alexandre Dumas en plus rentre dedans et  Legende de David Gemmell en moins épique. Dis comme ça j’avoue que ça ne doit pas sonner folichon mais l’auteur s’en tire plutôt bien. Je trouve juste le rythme assez déséquilibré, il se passe peu de choses pendant la première moitié, puis vient une ellipse narrative et nous voilà parti à 200 à l’heure. En plus j’ai eu la désagréable impression que des trucs vraiment sympas s’était passé pendant cette fameuse ellipse et que j’aurai bien aimé en savoir plus. C’est qu’il dure 25 ans ce trou pour nous prendre au retour à moitié pour des andouilles avec des personnages qui ont des noms différents mais qu’on capte dès le premier paragraphe qui ils sont.

En fait j’ai trouvé le roman assez frustrant parce que l’auteur balance énormément de pistes de développement mais au final n’exploite pas une grande majorité d’entre elles. Sérieux, ramener les morts à la vie et ne s’en servir que pour un personnage sans envergure c’est un peu raide. C’est ça en fait, il y’a un goût de trop peu qui ressort une fois le bouquin terminé, il en faut encore.

L’univers du roman est plutôt sympa, calqué sur notre antiquité romaine. Ce n’est pas dur d’imaginer la capitale impériale comme une sorte de Rome et l’immense désert que le héros travers comme le Sahara. Franchement il manquerait juste du combat dans une arène pour compléter le tableau. En plus les « gros » méchants, les Senthaïs, créatures démoniaques au possible ont un petit gout de Huns qui s’avance inexorablement sur l’empire. Ce ne sont pas bien sûr les uniques antagonistes, mais ce sont ceux qui représentent une menace constante pendant tout le roman, la rumeur de leur venue faisant toujours partie de préoccupations des personnages. J’ai juste eu du mal à imaginer ces bestioles avec leurs montures qui crachent de l’acide et qui nécessite au moins 5 humains pour en venir à bout, les descriptions étant un poil trop vague pour ma compréhension.

Pour l’édition ebook et contrairement à d’autres portages à ce format de cet éditeur, j’ai trouvé le texte moins charcuté et à l’exception de quelques passages où on sent que le saut de page s’est transformé en simple retour à la ligne, pas grand chose à signaler. Il est à noter qu’étant donné l’âge du roman c’est soit l’occaze soit l’ebook si vous souhaitez vous pencher sur cet ouvrage pour pas trop cher. Malgré ce que j’ai pu trouver de négatif et frustrant à l’oeuvre, j’ai dévoré les plus de 300 pages de ce roman et je pense qu’il vaut largement le coup d’œil. En attendant je vais aller voir ce que cet auteur a sorti d’autre.


Le dernier lapon de Olivier Truc

Immersion dans le grand nord

Serafina dans Critiques, Livres le 4 mars 2017, avec 2 commentaires
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Dernièrement, j’avais envie de changer un peu mes lectures, et j’ai entendu à France Inter une bonne critique de ce roman policier : Le dernier Lapon de Olivier Truc. Ce polar se passe dans le nord, mais le vrai de vrai nord, à savoir la Laponie. Et il se passe dans les premiers mois de l’année alors que la nuit règne en maitre sur ces étendues glacées. Synopsis ?

Nina et Klemet sont policiers, et plus précisément membre de la Police des Rennes. Cette brigade a pour terrain assigné la Laponie, autant suédoise, finlandaise que norvégienne. Ils sont chargés de résoudre les conflits entre éleveurs de Rennes, qui représentent l’élevage traditionnel de cette région. Généralement, ils ne traitent jamais de sujets très grave, mais aujourd’hui est différent. Tout d’abord un tambour Lapon a été volé au Musée de Kautokeino, et puis surtout un éleveur est retrouvé assassiné.

Ce roman est écrit par Olivier Truc correspondant pour Le Monde dans les pays Nordiques. Cette expérience lui permet de nous proposer un polar qui traite de la question Lapone. Les Lapons (Samis en VO) sont le peuple autochtone de la Laponie, qui ont été plutôt maltraités par les Scandinaves à priori, évangélisés, et sont aujourd’hui victimes de discriminations. Ils essaient de faire perdurer leur culture unique. C’est dans ce contexte que s’inscrit l’enquête de Klemet et Nina. Klemet est lapon, alors que Nina vient du sud de la Norvège, elle est donc le regard vierge par qui nous découvrons cet univers.

J’ai trouvé le coté « documentaire » très intéressant, car je ne connaissais pas ce sujet et on sent que l’auteur s’est réellement documenté sur la question en essayant de présenter avec fidélité et respect la culture lapone. Le problème c’est que c’est à peu près la seule chose que j’ai trouvée d’interessante dans le roman. D’abord le rythme est très lent, et je n’ai pas réussi a entrer dans l’intrigue. Comme dans tout bon polar de ces dernières années, nous avons plusieurs intrigues entremêlées, des héros qui ont des parts d’ombre dans leur passé, et tout fini d’une manière ou d’une autre par ce rejoindre. Le problème c’est que beaucoup de ces intrigues secondaires m’ont semblées totalement vides d’intérêt, ne faisant pas avancer l’intrigue. Nina a vécu un événement douloureux et des flashback arrivent comme un cheveux sur la soupe sans qu’on sache pourquoi, au final, cela ne sert a rien dans l’histoire. Ca ne donne même pas forcément de personnalité à la jeune femme, puisqu’elle ne semble pas réagir en fonction. Et c’est Nina, mais c’est Klemet, mais aussi Aslak l’éleveur,

De même, il est vrai que il n’y a pas énormément de population dans ces contrées reculées mais tout de même les coincidences se font nombreuses et un peu trop tirées par les cheveux, surtout quand on parle de coincidences liées à des événements qui datent de plus de 30 ans. Du coup, j’ai trouvé ça trop facile, au bout d’un moment il n’y avait plus de mystère tellement dès qu’on parlait de quelqu’un qui avait trempé dans un truc louche y’a 30 ans, j’étais sure que c’était en rapport avec un des protagonistes.

Vous l’aurez compris, je n’ai pas été conquise par ce polar, je n’ai pas tourné avidement les pages pour découvrir le coupable. A la fin, je me forcais à le lire pour le finir, car il m’ennuyait. Ce roman a pourtant gagner plusieurs prix, et a eu pas mal de chroniques positives, mais il n’étais clairement pas pour moi.


Hatoful Boyfriend de Mediatronic et Hato Mao

Ne nourrissez pas les pigeons

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 1 mars 2017, avec aucun commentaire
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Des fois je suis vraiment influençable, quand Seraf’ m’a dit « Tu devrais trop tester ce jeu là avec des pigeons » Elle parlait bien sur du célèbre (dans les milieux autorisés) Hatoful Boyfriend. J’en avais bien sûr entendu parler mais je ne m’étais jamais décidé à franchir le pas. Mais là il a été en promo à 2€ à la place de 8€ sur Steam, je n’avais alors plus d’excuses. Maintenant que je l’ai et que je l’ai testé, je vais pouvoir vous dévoiler ce coté sombre du jeu vidéo.

hatoful-boyfriend

Hatoful Boyfriend, qu’est ce que c’est ? On va sortir les gros mots directs, c’est une dating sim avec des pigeons. Pour ceux qui ne serait pas accoutumés avec ce genre de production, il s’agit de « roman visuel interactif » où le but est de draguer/trouver son âme sœur. Suivant des codes qu’on sent séculaires avec son lot d’archétypes de personnages (yandere, tsundere, etc….). Et je peux vous assurer qu’avec Hatoful Boyfriend on est pas déçu du voyage.

Vous êtes une humaine admise dans la prestigieuse St PigeoNation’s Institue, une école pour les oiseaux doués. Comment vous vous êtes retrouvé là ? on s’en fiche voyons, l’important c’est que vous rentrez en 2nde année et que vous allez avoir toute l’année scolaire pour draguer le pigeon de vos rêves… Et vous avez le choix vu qu’ils sont une dizaine à pouvoir être séduit pour aboutir à la quinzaine de fins différentes que comporte le jeu. Personnellement, j’ai fait la fin où l’on séduit le prof pour l’instant. On peut aussi activer une option pour que lors de l’écran de présentation on voit une version humanisée du pigeon, inutile donc indispensable.

Vous deviez vous en doutez quand j’ai parlé de roman visuel interactif, ici on ne va pas s’extasier sur le gameplay, après tout la souris peut suffire et les options sont plus que limitées (sauver, charger, régler le son). Vos interactions et vos choix se feront sous la formes de choix multiples comme dans quelle endroit vous voulez aller, à qui voulez vous parler, etc. A noter il existe un bouton dans l’interface qui permet de sauter tout les dialogues pour arriver au choix suivant. Une bonne initiative lorsque l’on veut avoir toute les fins.

Là où ça va pécher c’est au niveau des graphismes. Déjà les photos des oiseaux sont vraiment dégueulasse, détouré à la truelle et en basse définition. On a beau dire que c’est sans doute fait exprès, ça pique quand même les yeux. Les arrière plans ne sont pas en reste, un poil trop simple, manquant de détail avec un léger sentiment de fait à l’arrache sur certains. Bref ce n’est clairement pas pour les qualités graphiques que l’on retiendra le jeu. La musique non plus n’est pas folichonne, je l’ai entendu saturer par moment et certains morceaux ont une qualité d’enregistrement assez douteuse. Le thème principal qui revient plusieurs fois est aussi bien saoulant à mon goût. Bref là non plus ce n’est pas une réussite.

Malgré tout ça, le jeu dégage un certain charme inexplicable. L’univers est particulièrement mystérieux (au cas où vous n’auriez pas remarqué les pigeons vont à l’école) et un encart fait penser que nous sommes dans un monde post-apo, mais chut ça ne peut être découvert que par soi même. Au final j’ai trouvé amusant de chercher quels embranchements dans les dialogues me permettrait d’arriver à mes fins, parce que des possibilités il y’en a un paquet, bon un petit paquet certes vu qu’il doit bien falloir 1h30 seulement pour l’ending que j’ai eu.

Au final, le sentiment en face de Hatoful Boyfriend est un peu spécial, on se dit qu’on s’est bien marré mais qu’on aurait peut-être pu faire autre chose de son temps. Mais les répliques et les situations sortent tellement de nulle part qu’on en redemanderait presque. Mon conseil serait que si vous arrivez à le taper à moins de 5€ ce sera un bon investissement pour vous amusez quelques heures.

 


Si on parle beaucoup du Hellfest et du Download dans ces colonnes, un nouveau festival attire notre regard cette année. Grand public, certes, mais comme Rock en Seine avec une programmation à même de titiller le metalleux et le rocker. Il faut aussi dire que nous déménageons dans le nord et tout d’un coup le fameux Main Square d’Arras nous ouvre les bras. Et il faut dire que cette année l’affiche – qui n’est pas encore totalement dévoilée- a de quoi attirer les foules.

 

Toujours sur 3 jours à Arras, le Main Square accueillera le Vendredi une scène très rock-métal avec les mythique System of a Down que nous n’avons toujours pas vu ici à la rédac, mais aussi Biffy Clyro, Franck Carter ou encore Inspecteur Cluzot. Le groupe islandais de rock Folk Kaleo est le groupe qui m’intrigue le plus. Quant au dimanche, c’est vers Radiohead que les regards se tourneront. Le groupe mythique sera présent au Main Square pour le dernier jour et m’est avis que dabYo sera heureux comme tout de les voir enfin en live. Car c’est Radiohead quand même. A noter, les billets 1 jour pour le dimanche sont déjà sold-out alors si vous souhaitez venir, je vous conseillerais de ne pas tarder.

Les billets 1 jour pour le vendredi ou le samedi sont de 54€, le pass 3jours est à 129€. Le Main Square se déroulant dans le centre ville d’Arras (dans la Citadelle) il est aisément accéssible en transports en communs. Un camping est disponible, par contre il est payant, jusqu’a 25€ par personne pour les 4 nuits.

Serez vous présents ? Quels groupes vous font envie ?

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