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Hanzel und Gretyl au Glazart

dabYo dans Concert, Musique le 24 décembre 2015, avec aucun commentaire

Il y a quelques années je découvrais Hanzel und Gretyl, un groupe américain qui fait de l’Indus qui tâche, très rythmique et avec des thématiques pas toujours très catholiques. Imagerie inspirée des nazis, blagues sur le troisième reich et chants en allemand, on peut dire que ça fait tâche. Évidemment, il s’agit là de pastiche et en aucun cas d’un groupe néo-nazi. Avec une telle musique, j’ai tout de suite été conquis et je n’avais qu’une hâte: les voir en live. Les années ont passé, les albums aussi, et voilà que sans crier gare, le groupe a été annoncé au Glazart par Dooweet !

Hanzel und Gretyl Glazart 2015

Et c’est une vraie affiche de qualité qui les accompagne. Le groupe américain fait la grande partie du show, mais on retrouve trois premières parties qui ne sont pas dégueu du tout. Un jeune groupe de Rock Indus avec Syndro-Sys, du Black Indus avec Pavillon Rouge et enfin, cerise sur le gâteau, le Cyber Metal de Herrschaft.

Syndro-Sys au Glazart

Synchro-Sys-au-Galzart-2015On commence par le plus jeune groupe de la soirée qui est sur le point de sortir son premier album, Corporation. Scéniquement on sent que le groupe fait des efforts pour mettre de l’ambiance dans cette froide soirée d’octobre. Dans les faits, il faut avouer que le public n’est pas encore très nombreux -malgré le retard pris par le concert- et pas très chaud non plus. Mais les artistes ne se laissent pas abattre pour autant et ça fait plaisir à voir.

Côté musique c’est un peu plus mitigé de mon côté. J’ai trouvé que malgré le style du genre, c’était assez mou en live. La voix de la chanteuse est bien posée certes mais se mêle mal à la musique, comme si ce n’était pas composé ensemble mais simplement rajouté par la suite. Le côté Corporation qu’ils essayent de mettre en avant n’est pas tant rendu que ça en live. Enfin bon, c’est un premier album et ça reste sympathique. Je leur souhaite de trouver leur équilibre.

Pavillon Rouge au Glazart

On enchaine avec Pavillon Rouge, un autre jeune groupe qui a sorti son premier album cette année. Ici place à du Black Metal Industriel qui a sa bonne dose de haine, d’agressivité et d’éléments électro. Je ne connaissais pas, j’ai écouté et j’ai pris une putain de claque. Sur album, le groupe nous en met plein la gueule, la musique est agressive mais super lisible, super bien produite, un putain de bon album en somme.

Pavillon Rouge Glazart 2015

Malheureusement sur cette date, le chanteur de la formation n’a pas plus se déplacer a été remplacé au pied levé. Son remplaçant fait plutôt bien le taff, il regarde peut être un peu trop le guitariste pour savoir quand chanter mais se débrouille assez bien et a une pêche d’enfer. Le voilà qui descend dans la fosse pour pogoter avec le public le temps de quelques ponts musicaux. Ils ont la fougue de la jeunesse et le montrent bien, ça déborde vraiment d’énergie.

Côté prestation musicale c’est par contre beaucoup plus mitigé. J’avais beau connaître pas mal de morceaux tout de même, j’ai trouvé le son horriblement brouillon. On ne pouvait distinguer quasiment aucune mélodie et c’est vraiment dommage. Ça donnait l’impression d’une bouillie musicale et seuls un ou deux morceaux comme Droge Macht Frei était vraiment reconnaissable. Était-ce un problème de balances ? C’est vrai que le Glazart n’est pas forcément réputé pour sa qualité sonore, je ne sais pas, mais j’ai été un poil déçu. Maintenant avec un tel premier album, on ne peut qu’attendre du bon pour le futur de la formation.

Herrschaft au Glazart

On continue avec du lourd cette fois, Herrschaft fait partie de cette sphère Indus française qui fait vraiment honneur au genre. Bien que j’adore ce type de musique, je ne suis pas un grand connaisseur du genre mais force est de constater que la scène française est vraiment truffée de pépite. Avec The CNK, Tantrum ou encore Punish Yourself, il y a vraiment de quoi faire.

Herrschaft Glazart 2015

Ils débarquent donc maquillés de blancs, un petit effort supplémentaire pour le chanteur, et devant trois backdrops avec le symbole du groupe. Les membres du groupes communiquent plutôt bien avec le public et mettent l’ambiance dans une fosse qui est déjà tout acquise à leur cause. Y a pas à dire, quand on a l’habitude de voir quasiment que des groupes étrangers, ça fait bizarre de voir un si bon groupe… parler français entre les morceaux.

C’est en tout cas vraiment efficace sur la plupart des morceaux, la musique et le chants passent bien avec un plutôt bon son. Pour le coup la balance du Glazart m’a semblé plutôt efficace. Je ne connais quasiment pas leur discographie, si ce n’est le dernier album Les 12 Vertiges qui sera plutôt bien représenté.

Le set fini sur une explosion de papiers paillettes sur l’avant dernier morceau, puis avec de la mousse sur le dernier, avec un effet lumineux du meilleur effet. Un très bon show en tout cas.

Hanzel und Gretyl au Glazart

Kaiser Von Loopy Galzart 2015Le problème des concerts à Paris c’est que les gens qui y vont sont souvent restreints par les transports en commun, du coup quand un set commence avec une heure de retard, ça pose un réel problème. De notre côté, avec deux heures de route en BlaBlaCar par exemple, c’était pas très bon signe. Mais bon, on est venu voir les américains, alors il a bien fallu négocier. Après une heure d’attente, les lumières s’éteignent enfin pour l’entrée en scène du duo.

Hanzel und Gretyl est un groupe à la carrière marquée par plusieurs changements assez radicaux de style musical. S’ils officiaient originellement dans une sorte d’EBM sous marihuana, leur style a changé du tout au tout avec Über Alles, où la musique est devenue beaucoup plus rythmée, tranchée, très Metal Indus. Avec leur dernier album Black Forest Metal, le groupe a pris une nouvelle orientation où la touche industrielle s’est mélangée à des influences plus Black Metal et beaucoup plus contemplatives. On reste sur du Hanzel und Gretyl, ça sent toujours largement la pastiche du nazisme, mais c’est beaucoup moins agressif et plus lent.

Le concert va commencer sur cet album avec un petit paquet de morceaux qui sont assez longs et lents en live. C’est du coup relativement dérangeant dans la mesure où il n’y a que deux musiciens avec une boite à rythme. Kaiser Von Loopy et Vas Kallas sont très charismatiques, le premier portant son masque de loup garou en jette un max. La seconde qui fait la basse et les chants nous en impose elle aussi. C’est bien, mais ça n’est pas pour autant rentre dans la gueule, ça manque d’un petit quelque chose pour passer du sympa à l’énorme.

Hanzel und Gretyl au Glazart 2015

Puis soudain Kaiser Von Loopy troque son masque de loup en métal pour son habituel casque de soldat romain (?), Overture de Über Alles est lancé et le groupe enchaîne sur l’énorme Unterstutzung 87. Musique répétitive, riff de guitare bien gras et lents, chant agressif et repris en coeur par le public, c’est comme si le concert démarrait vraiment !

Le groupe va enchainer un gros paquet de morceaux dans ce genre, très caractéristique de leur musique. On peut dire que la sauce prend, c’est juste génial en live. Les refrains étant très simple, tout le monde hurle et le Glazart prend feu, tout simplement.


Ikebukuro West Gate Park de TBS

dabYo dans Films, Séries le 21 décembre 2015, avec 1 commentaire

Ikebukuro West Gate Park fait partie de cette liste de grands classiques des Drama Japonais que nous sommes actuellement entrain de regarder. Il s’agit de l’adaptation en série du roman du même nom écrit par Ira Ishida, il se déroule dans Ikebukuro, véritable ville dans la ville de Tokyo, quartier sulfureux où toutes les traditions japonaises viennent s’entrechoquer avec la modernité, le grand banditisme et la détresse des habitants. Diffusé en 2000, les onze épisodes ont un petit goût de daté bien charmant. Synopsis.

Ikebukuro West Gate Park

Makoto a 21 ans, pas de copine, pas de travail, pas d’études, bref, à part zoner dans le West Gate Park, Makoto ne fait pas grand chose de ses journées. Quand il a quelques yens de côté il va faire du bowling ou essaye de trouver des filles avec lesquelles trainer. Mais quand son pote devient le King des G-Boys, un groupe d’adolescents délinquants qui impose sa loi sur Ikebukuro, les embrouilles se mettent soudain à arriver par paquet de vingt. Entre meurtres, kidnapping, yakuza et policiers véreux, Makoto ne sait pas franchement où donner de la tête.

Ikebukuro West Gate ParkLes premières minutes d’Ikebukuro West Gate Park mettent tout de suite dans le ton, on est face à une série trash qui veut nous montrer la réalité des adolescents et/ou jeunes adultes japonais. Ceux qui vivent dans ce qu’on appellerait ici des cités, qui trainent sans but, n’ont pas de vrai lien avec le reste de la société. Bref des paumés qui sont à deux doigts de passer du mauvais côté, qui ont plus de respect pour leurs propres règles que pour celles d’une société dont les seules marques de présence sont celles de policiers incompétents dans le meilleur des cas, corrompus dans les autres.

On suit donc Makoto qui est joué ici par Tomoya Nagase, un acteur dont on avait déjà vanté les mérites dans My Boss, My Hero. Il tient ici une fois de plus le grand rôle, portant une bonne partie de la série sur ses épaules. Charismatique, il est le seul « non aligné » d’Ikebukuro, entre les flics, les membres des gangs de gamins et les yakuzas qui essayent d’étendre leur influence sur la ville. Du coup, ils font tous appel à lui pour les aider dans des affaires qui mêlent souvent tous les acteurs pré-cités.

Ikebukuro West Gate Park

Dans Ikebukuro West Gate Park la loi a rarement le dernier mot, la morale non plus, et c’est souvent la jungle. Les personnages sont crus dans tous les sens du terme, au niveau des dialogues, des thématiques, de leurs actes, rien n’est censuré et c’est souvent très explicite. Trash à souhait, même la mère de Makoto, super personnage par ailleurs, a une morale qu’on pourrait qualifier de minimaliste. Pour le coup, elle participe à un système pyramidale à la limite de la légalité et n’hésiteras pas à recruter de nouveaux membres.

Ikebukuro West Gate ParkDu coup, la série est vraiment violente et n’est pas à mettre entre toutes les mains. Il y a des moments crus où la violence physique est très forte et vraiment dérangeante. On peut difficilement regarder les choses et ne pas se sentir mal en voyant le manque de justice dans lequel évoluent les habitants d’Ikebukuro. Cette sensation est-elle vraie ? Peut être bien. Il y a maintenant un mois nous étions pendant une semaine dans cette ville en tant que touristes, nous n’y avons certes pas vue cette violence et ces gangs, mais la prostitution et les clubs vraiment bizarres y étaient légion…

Le rythme de la série est assez inégal, certaines fois on aura vraiment du mal à comprendre où le tout nous mène. Il n’y a pas de réelle intrigue sur l’ensemble des épisodes au début, même si certains éléments vont revenir peu à peu. La guerre des gangs prend en effet de plus en plus d’importance et les derniers épisodes se concentrent sur cela. Le reste du temps, ce sont des épisodes relativement indépendants où Makoto va aider une connaissance ou quelqu’un qui est dans une mauvaise passe. C’est sympa, mais c’est principalement l’ambiance de la série et la découverte du Japon mal famé qui va motiver le visionnage. Car à ce niveau là, on est plutôt servi. Ikebukuro West Gate Park nous plonge vraiment dans ce quartier et fait découvrir les mœurs des jeunes japonais comme on peut difficilement les percevoir en tant que touristes.

Ikebukuro West Gate Park

Au final Ikebukuro West Gate Park est une série coup de poing qui est vraiment dépaysante. Non sans faire penser à un The Wire, cette plongée dans le monde urbain et injuste de la ville dans la ville est vraiment prenante. Des personnages attachants qui font que les onze épisodes passent tout de même très rapidement malgré son rythme assez bizarre et lent.


La Peur du Sage – Partie 2 de Patrick Rothfuss

Chronique du Tueur de Roi Tome 2

dabYo dans Critiques, Livres le 18 décembre 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Il y a quelques semaines je finissais la première partie de La Peur du Sage, deuxième tome de la saga Chronique du Tueur de Roi de Patrick Rothfuss. Une série commencée en 2007 et dont le troisième tome est pour le moment prévu pour 2016 sans plus de précisions. Après un premier tome sublime, qui je pense restera pendant longtemps dans le top de mes lectures, j’avais été plutôt très déçu par la première partie de cette suite. Synopsis sans spoil, puisqu’il s’agit encore une fois du même que le premier tome.

La Peur du Sage – Partie 2 de Patrick Rothfuss

Kvothe est une légende, ses exploits sont racontés partout dans le monde, qu’ils se soient passés alors qu’il était encore tout jeune à l’université, ou bien pus tard en incendiant la ville de Trebon. Il a libéré des princesse et tué un roi, il est devenu le plus grand des magiciens, et il souhaite aujourd’hui que la véritable lumière soit faite sur sa vie, sans fioriture, sans mensonge et surtout sans enjolivement. Car aujourd’hui, Kvothe n’est plus que l’ombre de lui même, il est un simple aubergiste d’un village perdu dans le nord, où les hivers sont rudes et où les marchands itinérants se font de plus en plus rares, et il se fait appeler Kote, tentant de rester un inconnu aux yeux de tous.

On reprend donc où la première partie nous a laissé, Kvothe quitte la cour d’un riche roi pour aller à la chasse de bandits dans un endroit perdu de la carte. Cette seconde partie va se centrer autour de ses aventures loin du monde civilisé qu’ont pu être l’université ou encore la cour du roi précédemment cité. Le rythme y est donc un peu différent puisqu’on va suivre une petite troupe sur la route de bandits. Au fil des éléments, le tout va presque ressembler à une sorte de huis-clos où Kvothe est coincé au milieu des arbres.

Les compagnons de fortune de Kvothe sont très différents et ce sera l’occasion de découvrir quelques particularité de l’univers. On retrouve notamment une sorte de guerrier qui suit un code de conduite bien particulier et des moeurs étranges, Tempi. Ce personnage va faire office d’air frais d’originalité sur ce tome, bien que parler d’originalité soit quelque peu exagéré. Tempi suit des coutumes différentes, il suit un chemin et un code difficile d’accès, qui ne soit pas réellement exprimable ni bien explicite. Mais voilà, des personnages comme ça on en retrouve des dizaines dans la Fantasy, toujours mystérieux ou alors très sage, et ce n’est franchement pas ça qui va relancer l’intérêt.

La Peur du Sage – Partie 2 de Patrick RothfussC’est certes bien écrit, et oui, on va suivre avec un certain intérêt l’apprentissage de Kvothe, qui va suivre les pas de Tempi. Mais on attendait sans doute quelque chose d’autre qu’un énième apprentissage avec des épreuves téléphonées où à aucun moment on ne retrouvera une once de suspens. Vraiment, on suit des péripéties les unes après les autres, on découvre de belles contrées certes, mais c’est sympa. C’est tout, juste sympa.

Après une première partie relativement moyenne, cette seconde partie de La Peur du Sage de Partick Rothfuss fini tout aussi mollement. Pas d’intérêt particulier, pas d’avancement concret, l’auteur se contente de botter en touche et n’aborde aucun des sujets qu’il évoque dans la partie présente de la narration. Comme s’il cherchait désespérément à gagner du temps en attendant de trouver comment il allait bien réussir à délivrer tout ce qu’il avait promis.


La Chick-Lit c’est pas mon trip. A la base. Mais quand c’est de la Chick-Lit avec pour héroïne une gothique qui aime les corsets et les cupcakes, et qu’en plus l’auteure s’appelle Cécile Guillot, je dois dire que je me jette dessus. Au passage, il est servi par une très jolie couverture qui donne le ton et la mise en page très baroque est parfaite. C’est publié en cette fin d’année aux éditions EDB pour … EdiBitch. Synopsis ?

Les tribulations d'une gothique amoureuse de Cécile Guillot

Lily est une enseignante qui n’a pas renié son look de gothique. Elle est bassiste dans un groupe de métal et bave secrètement sur son guitariste. Sauf que celui ci semble s’être casé avec une blondasse BCBG. Il ne reste plus à Lily qu’à aller noyer son chagrin dans les pâtisseries avant de se lamenter sur ses difficultés à fermer son corset. Oh, elle devra aussi éviter les rencards foireux organisés par sa meilleure amie.

Vous l’aurez compris, c’est de la Chick-Lit dans ce qu’elle à de plus pur : de la romance, une héroïne moderne qui vit de nos jours et qui ne sait pas trop sur quel pied danser entre ce qu’on attend d’elle dans la vie d’adulte et ses histoires d’amour. Sauf que ici, notre Bidget Jones s’appelle Lily, qu’elle est gothique, et ça, ça change tout. Tout simplement car pour une fois je peux me reconnaitre dans l’héroïne. Les groupes qu’elle écoute, je les écoutes, ses références cinématographiques ou littéraires, je les ai, les sites web qu’elle consulte, je les lis aussi. Bref, difficile de ne pas se reconnaitre dans Lily. De ce fait, Tribulations d’une gothique amoureuse réussit là où de nombreux romans du genre m’ont perdue. De plus, ce n’est pas une jeunette écervelée et elle a tout de même le recul nécessaire pour rendre l’histoire intéressante.

Il faut dire que cette histoire est légère et pleine de sucre. Le style de Cécile Guillot est beaucoup plus vif et léger qu’il ne l’était dans sa série Fille d’Hécate. On ne s’ennuie pas une seconde et elle fait une Lily très pétillante. En effet, le roman est à la première personne, de ce fait notre héroïne porte tout sur ses épaules. Les personnages secondaires sont relativement bien développés au vu de la taille plutôt courte du roman. Il ne fait en effet que 200 pages.

Les tribulations d'une gothique amoureuse de Cécile GuillotC’est un roman qui m’a fait sourire même si tout n’est pas drôle pour Lily. Par ces temps moroses, c’est ce que j’ai envie de lire. J’ai envie de bonne humeur, j’ai envie de m’inquiéter pour savoir quel parfum de cupcake choisir et si Maxime a de plus beaux yeux que Clément. Par les temps qui courent, c’est le genre de lecture qui fait du bien et qui permet de s’évader.

Vous l’aurez deviné en me lisant, j’ai adoré Les tribulations d’une gothique amoureuse de Cécile Guillot d’un bout à l’autre. Je ne peux que vous la conseiller si vous penchez du coté sombre de la force. Et quand bien même, c’est une histoire pétillante et pleine de positivisme, il n’est donc pas nécessaire d’être super calé en culture gothique pour l’apprécier. Tout m’a plu, c’est fondant comme un cupcake cœur chocolat et piquant comme un bracelet de chanteur de Black Metal. A découvrir absolument !


Savant – Ascent de D-Pad Studio

Electro-shooto-concepto-game sur PC

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 6 décembre 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Savant – Ascent de D-Pad Studio est un petit jeu indé qui mêle Shoot’em Up et musique. Si vous cherchez un jeu à highscore pas cher, je crois que je vous ai trouvé une cible potentielle.

Savant - Ascent

Le jeu se joue avec les flèches et la souris, les flèches du clavier permettent de déplacer le personnage entre les différentes positions de tir tandis que la souris permet de viser, tirer et balancer les tirs spéciaux une fois une barre chargé. Élémentaire (voir basique) n’est il pas. Il aurait été par contre sympathique qu’une indication à l’écran montre les plateformes sur lesquels on peut se déplacer.

Savant – Ascent se base sur la musique de l’artiste electro-dubstep norvégien Savant. Les capacités représentés sous forme de quart de vinyles à rassembler sont d’ailleurs les tracks du monsieur sur lesquels jouer.

Comme on cherche le highscore, la difficulté se doit d’être à la hauteur, il parait que le jeu comporte 5 tableaux et 2 boss mais personnellement je n’ai réussi qu’à aller jusqu’au premier boss en fin de second tableau. Le jeu demande pas mal de concentration (ce que je n’ai pas) et parfois même de bien choisir l’ordre des cibles à abattre.

Savant - Ascent

Niveau design, c’est plutôt beau avec une 2D fluide. Et même si on n’est pas en face de niveaux incroyablement détaillés ni originaux, cela reste propre. Le design du héros n’est pas non plus très original, imaginez V de V comme Vendetta, peignez le en violet et c’est à peu près ce à quoi vous attendre. Mais je le redis l’ensemble est beau.

Pour la bande son évidemment si vous avez des boutons à l’écoute de l’electro-retro-dubstep vous ne risquez pas d’apprécier. Savant est un artiste très prolifique et les compositions choisies sont rythmées et bien calibrées pour accentuer les qualités de shooter du jeu.

Savant - Ascent

Savant – Ascent est un petit jeu sans prétention proposé à 2€ dans lequel on se lancera rapidement histoire de passer le temps.


Japanese MetalEn novembre dernier nous sommes retournés sur l’archipel japonais pour un deuxième voyage. Après avoir découvert la mégalopole de Tokyo et le calme de Kyoto, cette fois c’est en voiture que nous sommes aller faire le tour de la mer intérieure de Seto.

Du coup il nous fallait une bande son pour accompagner les nombreux kilomètres de piste à avaler. L’occasion de découvrir quelques groupes de Metal du coin en somme. Découvrez avec nous quelques groupes représentatifs de la scène japonaise !

Parmi les groupes en vogue au pays du soleil levant on retrouve Man with a Mission et ses cinq ans d’activité à son actif. Le groupe officie dans ce qu’on pourrait appeler un Nu Metal joyeux. Sur les premiers albums du groupe on se retrouve à la frontière entre le mélange des genres de Linkin Park, et les refrains entrainants et joyeux de All Killer No Filler de Sum41. Depuis sa signature chez Sony le groupe semble plus sage et œuvrer dans des balades proches de ce que produit aujourd’hui Linkin Park.

Si ni le mélange, ni l’évolution ne paraissent originaux en occident, on ne peut pas renier le fait que cela accroche plutôt bien l’oreille. Les chansons se retiennent bien, bien qu’elles soient chantées en japonais, chose que l’on ne peut que saluer. Les groupes de Metal de l’archipel chantent généralement en alternant les deux et c’est ce que fait Man with a Mission la plupart du temps. J’aurai évidemment une grosse préférence pour leurs deux premiers albums, l’éponyme Man with a Mission et Mash up the world qui sont assez rafraichissants.

A côté de cette musique finalement assez classique (mais efficace), on retrouve une recherche visuelle assez particulière. Le groupe cultive en effet le mystère autour de son apparence, puisque ses musiciens n’apparaissent que masqués de tête de loups en peluche. Daft Punk et le chanteur de Kvelertak n’ont qu’à bien se tenir.


Il y a maintenant un peu plus de six ans, je découvrais Patrick Rothfuss avec son premier roman Le Nom du Vent. Celui-ci m’avait mis une sacrée baffe, sans doute une de mes plus belles lectures de ces dernières. Et évidemment, comme c’était aussi le début de la série Chronique du Tueur de Roi, il fallait bien que je finisse par lire sa suite. La Peur du Sage a été publié par Bragelonne en deux parties cette fois, deux d’un peu plus de 600 pages, ce qui est raisonnable et permettra d’obtenir deux superbes couvertures de Marc Simonetti. Côté synopsis, je vous refourgue le même que celui du premier tome puisqu’il reste valable, astuce !

La Peur du Sage – Partie 1 de Patrick Rothfuss

Kvothe est une légende, ses exploits sont racontés partout dans le monde, qu’ils se soient passés alors qu’il était encore tout jeune à l’université, ou bien pus tard en incendiant la ville de Trebon. Il a libéré des princesse et tué un roi, il est devenu le plus grand des magiciens, et il souhaite aujourd’hui que la véritable lumière soit faite sur sa vie, sans fioriture, sans mensonge et surtout sans enjolivement. Car aujourd’hui, Kvothe n’est plus que l’ombre de lui même, il est un simple aubergiste d’un village perdu dans le nord, où les hivers sont rudes et où les marchands itinérants se font de plus en plus rares, et il se fait appeler Kote, tentant de rester un inconnu aux yeux de tous.

On est donc à nouveau face à deux niveaux différents de narration, la première étant celle au présent où Kvothe se fait passer pour un aubergiste complètement ordinaire auprès de ses clients. Il raconte son histoire à un scribe et nous plonge alors dans son passé où il est à l’université pour devenir un grande Arcaniste.

Évidemment, après près de cinq années de pause dans la série, je dois dire que reprendre l’histoire a été plus que difficile. L’auteur a fait le choix de faire relativement peu de rappels sur le premier tome, ce qui est pour une fois salutaire. Car même si j’avais du mal à me souvenir de l’histoire, il n’y a rien de plus frustrant que des tomes qui se rappellent trop les uns les autres. Reste que Le Nom du Vent m’a laissé un souvenir suffisamment fort pour que les choses reviennent très vite, car le personnage et l’univers étaient marquants.

La Peur du Sage – Partie 1 de Patrick RothfussSauf que voilà après un excellent premier tome qui se suffisait presque à lui même, cette suite semble poussive. Il y a un ensemble interminable de péripéties qui ne semblent pas vraiment avoir un grand intérêt. Il s’agit de petits défis sans véritable enjeu, qui viennent là juste pour que notre héros cabotine. Car il fait ça tout au long du roman en faisant des petits commentaires dans la narration (il narre son histoire, rappelons le) et c’est assez exaspérant avec le temps. Il nous rappelle un nombre infini de fois ses origines de comédien, qu’il aimait grossir son trait, maitriser sa réputation, etc. Bref, il s’est construit son mythe ok, mais on relit ça ad nauseam tout au long de cette première partie de ce deuxième tome.

A côté de ça, on découvre un peu plus l’univers certes, mais sans vraiment être passionné pour autant. Les choses ont bien été mises en place et on aurait peut être presque préféré avoir un time skip que continuer comme ça de manière terre à terre. Forcément, le futur de Kvothe est brillant et pour ne pas donner l’impression que cela s’est fait du jour au lendemain, l’auteur nous en fait des tartines. Mais sans trop d’intérêt pour autant.

Au final cette première partie de La Peur du Sage de Patrick Rothfuss se lit facilement, elle est bien écrite c’est certain et captive quand même son lecteur. Mais elle a ce sentiment de déjà vu, l’impression de lire un spin off plutôt qu’une série originale qui nous captiverait sans nous laisser relâcher le bouquin. C’est dommage, j’ai vraiment peur que la série s’essouffle avec les pages…


Au rayon des Drama -séries japonaises- qui traitent de tout et n’importe quoi, après les microbes et le yakuza qui passe le bac, je demande maintenant la formation au métier d’hôtesse de l’air ! Attention Please est une adaptation d’un manga de Chieko Hosokawa datant de 1970 qui traite donc du métier d’hôtesse de l’air, réalisée par Kyodo Television et diffusée en 2006 sur Fuji TV, mais toujours pas licencé ni traduit en France. Synopsis.

Attention Please de Kyodo Television

Yōko Misaki est une jeune fille pleine d’énergie, chanteuse de rock et boutentrain notoire qui sous le coup de son enthousiasme légendaire, postule pour devenir hôtesse de l’air. Et miracle, elle passe la sélection et obtient sa place pour suivre la formation. La voilà donc quittant sa campagne pour rejoindre Tokyo et plus particulièrement l’aéroport Haneda afin de faire partie de ces femmes super classes qui parcourent le ciel dans leur uniforme. Ce qu’elle avait oublié, c’est sans doute qu’elle parle comme un charretier, s’habille n’importe comment, ne connaît pas la politesse et n’a aucune patience. Pas gagné donc, pour correspondre aux hauts standards de Japan Air Lines !

Jamais je n’aurai pensé regarder un jour une série centrée sur une formation pour devenir hôtesse de l’air. Vraiment, il n’y avait aucune raison pour que cela arrive. Jamais je n’aurai non plus pensé qu’une série sur ce type de formation n’existe un jour. Non, jamais. Vous non plus j’en suis certain, mais voilà, le Japon est ce qu’il est, et nous avons donc voulu laisser une chance à ce Drama.

Attention Please Ueto Aya

Il faut dire que tout commence très bien, Yōko Misaki -ici interprétée par Aya Ueto– est le genre de personnage capable de porter toute une série sur ses épaules. Ça tombe bien puisque ce sera le cas. Le personnage de Yōko n’a vraiment rien d’une hôtesse de l’air, elle a une très forte personnalité, refuse l’autorité et la sécurité, n’aime pas faire la carpette devant les clients qui l’énervent, bref. Tout le début de la série va évidemment tourner autour de la grande différente entre notre héroïne et les autres candidates dans la formation.

On va la voir se rétamer lorsqu’il va falloir parler poliment, faire des courbettes en fonction de ce que l’on souhaite dire, ou encore s’habiller de manière sobre et classe. C’est très drôle sur le moment et aussi assez dur à voir tant les efforts qu’elle déploie sont rarement récompensés au début. On est donc face à l’habituel tragicomique où notre personnage se démène pour faire le bout-en-train mais montre sa fragilité dans l’intimité.

Attention Please de Kyodo Television

Évidemment Yoko se fait des ennemis genre vipères

Là dessus, le jeu d’Aya Ueto est vraiment très fort. Elle joue très bien son rôle, elle est rayonnante et éclipse vraiment toutes les autres actrices de la série. Avec un jeu de scène à mourir de rire, des intonations qui sonnent juste, elle fait aussi très crédible au moment de jouer des passages plus émotionnels où seules expressions peuvent faire passer l’émotion. Vraiment, j’ai trouvé son jeu excellent, une bouffée d’air frais avec une spontanéité que je n’ai jamais franchement retrouvé dans les séries ou films occidentaux.

A côté de cette héroïne on retrouve des personnages sans grande profondeur. En dehors de sa tutrice interprétée par Miki Maya, la plupart sont assez ternes, sans doute car éclipsée par l’actrice principale. La formation occupe une grande part de l’histoire, qui va nous faire découvrir le monde de l’aviation vu des hôtesses de l’air. Peut on dire que leur métier est passionnant et mérite vraiment une série de onze épisodes ? Pas franchement pour autant. Les japonais aiment surjouer des scènes qu’on considérerait ici normale, faisant passer la préparation du thé dans un avion pour quelque chose de complètement ouf. On se retrouve alors avec des moments qui paraissent banals comme pas possible mais qui sont filmés d’une manière supra héroïque, c’est fun.

Attention Please de Kyodo Television

On s’accroche très vite à notre héroïne rockeuse et j’ai énormément aimé la série, mais je ne peux m’empêcher d’y voir quelques problématiques. Le Japon est un pays qui me semble être horriblement sexiste, et cette série en est l’illustration parfaite. C’est simple, il n’y a que des femmes chez les hôtesses de l’air pendant qu’il n’y a que des hommes chez les mécaniciens et les pilotes d’avion, qui sont représentés comme des semi-dieux. Ce n’est pas du sexisme insultant, mais plutôt le vicieux que l’on ne remarque pas si l’on ne se pose pas de question. Et ça, c’est vraiment dommage.

Certes le sexisme dans l’aviation est encore très présent, et admettons que la plupart des hôtesses de l’air soient des femmes, pourquoi pas. On peut aussi accepter qu’il n’y a quasiment que des femmes pour le réalisme. Mais tout de même, le sujet n’est même pas effleuré ou abordé. Il n’y a aucun élément qui remet en cause cet état de fait complètement catastrophique, où même le chef des formatrices est un homme ! C’est vraiment désespérant.

A cela se rajoute l’évolution du personnage de Yōko qui pour devenir une hôtesse de l’air fini quasiment par complètement renier toute sa personnalité. Elle reste gaï certes, mais c’est comme si elle abandonnait peu à peu la joie de vivre pour passer du côté obscur. Je suis certain qu’on peut travailler sans pour autant gommer complètement sa personnalité. Là aussi, c’est une sorte de message non dit que je trouve dommage.

Attention Please Training

Attention Please est un Drama fun et amusant qui vous fera presque oublié qu’on suit ici une formation pour devenir hôtesse de l’air. Aya Ueto arrive à incarner un personnage complètement délirant, amusant et attachant à souhait. Elle porte la série avec succès sur ses épaules et on passe vraiment un bon moment en la regardant.


Zen Bound 2 de Secret Exit

Bondage SM sur PC

illman dans Critiques, Jeu Vidéo le 21 novembre 2015, avec aucun commentaire
Critiques

En matière de jeux vidéo il ne faut pas avoir peur de tester de nouvelles choses, surtout les plus improbables. Et cette fois-ci encore avec Zen Bound 2 de Secret Exit, je pense que j’ai décroché la timbale haut la main. Mais quel peut donc bien être ce jeu énigmatique qui se trouve sur Steam pour 5€ me direz-vous ?

Zen Bound 2 de Secret Exit

Le sous titre a du vous mettre la puce à l’oreille, on va se servir de cordes dans Zen Bound 2 (ZB2). Tel un maître du bondage, nous allons devoir encercler des sculptures en bois. La corde sur la figurine dépose des marques de peinture A vous de vous arranger pour recouvrir la figurine dans son intégralité pour terminer complètement le niveau. Vous pouvez donc allègrement le ranger dans la catégorie Puzzle Game.

Le gameplay est ultra simple, vous n’aurez besoin que de la souris. Le départ de corde se fait en l’attachant à un clou et vous devez manipuler la figurine en la faisant tourner avec l’un des deux boutons de la souris et un mouvement de la souris. Enfantin. Deux petits ajouts de gameplay sont à compter, les nails bombs, qui sont des clous avec une bille de peinture qui explose lorsque la corde s’y enroule, et les ropes bombs qui sont cette fois placés sur la corde. A vous de bien gérer votre saucissonnage pour atteindre à minima la complétion du niveau à 75%.

Si les premiers niveaux sont d’une simplicité enfantine, la chose se complexifie assez rapidement. Les sculptures se compliquent en diminuant les aspérités où accrocher les cordes ou encore des formes complexes qui vont créer des zones où ne pourrez plus passer de corde si vous vous y prenez mal (saleté d’éléphant). La quantité de cordes est elle aussi limitée, et il m’est déjà arrivé de tomber à court de corde à 99% de peinture, c’est très frustrant.

Ce dernier élément peut d’ailleurs représenter aussi un challenge, car en plus du taux de complétion de peinture de la sculpture, un indicateur de la longueur de corde utilisé est aussi disponible dans les scores. Pour ce qui concerne la durée de vie, je pense que vous pouvez compter sur 5-6 heures si vous voulez le finir complètement à 100% et venir à bout des plus de 100 niveaux. J’avoue que je n’en ai pas eu la patience et que j’étais déjà bien content de juste finir certains tableaux en atteignant le fatidique 75%.

La musique est… zen, elle reste discrète, tranquille et surtout jamais saoulante. Par contre ce qui pourrais agacer à la longue ce sont les bruits de cordage qui font plus penser au roulis d’un bateau qu’à une séance d’entortillage de figurine.

Zen Bound 2 de Secret Exit

Si vous cherchez un divertissement non violent et qui prend seulement doucement la tête, Zen Bound 2 est peut-être fait pour vous. Avec son concept simple, son gameplay à la portée de tous et une difficulté qui peut s’avérer relevé si on cherche à faire les succès Steam, on se rend compte qu’on a affaire à un petit bijou de tranquillité vidéo-ludique.


Opération Napoléon de Arnaldur Indridasson

Serafina dans Critiques, Livres le 16 novembre 2015, avec 5 commentaires
Critiques

Pour mon voyage au Japon, j’ai embarqué des bouquins un peu au pif, et notamment ce Arnaldur Indridason nommé Opération Napoléon et qui propose en couverture un avion écrasé. Si vous êtes déjà allé en Islande, cela doit vous faire penser à celui près de Vik et c’est la raison pour laquelle je l’ai embarqué. Synopsis ?

operation napoleon arnaldur indridason 2

En 1945, un bombardier allemand s’écrase sur le Vatnajokull, le plus grand glacier d’Islande. Du fait du climat difficile en plein hiver, l’avion n’est jamais retrouvé. Mais de nos jours, les images satellites permettent aux forces américaines de localiser l’avion, sauf que la récupération est entourée d’un secret dense. Que se cache-t-il dans cette carcasse ?

On connait Indridason pour sa série policière autour du commissaire Erlendur dont j’ai lu plusieurs tomes mais ici nous sommes sur un roman indépendant qui d’ailleurs relève plutôt du thriller avec son lot de complot gouvernementaux, de mystère mais aussi de cruauté. Tout comme ces autres romans, le style de l’auteur est très simple et facile à lire. Il alterne les points de vues mais aussi les époques puisque de nombreux flashbacks nous ramènent à l’époque de la guerre.

operation napoleon arnaldur indridasonC’est un roman que j’ai particulièrement apprécié pour sa géographie. En effet, et c’est une des marques de fabrique de l’auteur, ce roman nous remmène directement dans les plaines désertiques et glacées de l’Islande avec son lot de glacier, ses tempêtes, bref ce climat si particulier qui donne son originalité aux romans de l’auteur. Après clairement, si vous ne connaissez pas le pays, vous risquez d’être paumé entre tous ces noms un poil compliqués. Le bouquin évoque notamment beaucoup la présence américaine en Islande (ce qui était déjà le cas dans La Femme en Vert du même auteur) ce qui était aussi interessant.

Après, ça reste un thriller et en plus un thriller assez court. Cela veut donc dire que ça escalade très très vite dans l’horreur et la violence. De plus, souvent la première intuition des personnages est la bonne ce qui fait un peu trop gros. Heureusement, l’histoire nous tient en haleine et les révélations petit à petit sur le contenu de l’avion nous font tourner les pages. Dans l’ensemble l’histoire derrière ce crash est plutôt réaliste et semble bien documentée. Le rythme est enlevé avec des chapitres courts et pas mal de retournements de situations.

Les personnages, du fait de la rapidité du récit, sont relativement peu développés et ne sont que des noms. L’héroine n’a guère qu’un prénom et un vague background. Difficile de réellement s’attacher aux héros et de prédire leurs reactions dans ce genre de cas. C’est un peu dommage et c’est ce qui m’a géné (et me gène souvent dans les thriller en général).

Je dirais donc que ce fut une lecture sympathique mais surtout car cela me rapelle l’Islande. En lui même, c’est un bouquin tout à fait dispensable, malgré le fait qu’il y ai beaucoup d’éléments qui auraient pu en faire un top. Il ne suffit pas de mettre des nazis et des complots pour être inoubliable malheureusement.