Dernièrement sur if is Dead:

L’éternité dans une heure de Daniel Tammet

Serafina dans Critiques, Livres le 1 octobre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Je vous ai déjà chroniqué un bouquin de Daniel Tammet : le très bon Je suis né un jour bleu où l’auteur raconte sa vie d’autiste asperger. J’avais bien aimé ce livre et du coup, j’ai commencé la dernière production littéraire de l’auteur qui vient d’arriver en poche aux éditions J’ai Lu avec enthousiasme. L’éternité dans heure est une collection de petites histoires ou de petits essais sur la poésie des nombres et des mathématiques, il n’y aura donc pas de synopsis !

L'éternité dans une heure de Daniel Tammet

L’auteur aborde donc les mathématiques en les mettant en relation avec des thèmes aussi philosophiques que l’éternité, la vie, la mort, ou encore des expressions artistiques comme des auteurs connus ou l’art contemporain. Chaque petite histoire part d’une anecdote personnelle bien souvent, avant d’en tirer un rapport aux maths puis d’élargir ou de prendre des exemples parlants. Bon, l’idée n’est pas mauvaise, il s’agit de mettre les maths en application de manière ludique et compréhensive. Cela peut être une bonne méthode d’appréhender des concepts aussi abstraits que les limites, l’infini et tant d’autres. Le bouquin reste tout de même accessible, on ne s’intéresse pas tellement aux maths de haut niveau, c’est donc tout à fait lisible par un lycéen.

Et c’est peut être là le problème. D’une part, j’aime bien les maths, j’en ai fait, beaucoup. Je n’ai donc pas réellement qu’on utilise d’analogies pour m’expliquer ce que c’est qu’une suite qui tend vers 0 ou ce qu’est l’infini en maths, ou encore les probabilités et permutations d’ensembles. J’ai été donc assez hermétique aux simplifications de l’auteur et à ses efforts pour rendre ces concepts compréhensibles vu que je les comprenais déjà. Ensuite, j’ai trouvé la lecture assez difficile car les histoires sont petites et ne vont pas du tout en profondeur. Heureusement que j’ai des connaissances en mathématiques ou en japonais pour comprendre les analogies de l’auteur.  A trop survoler, on frustre les personnes qui voudraient réellement comprendre ce dont parle l’auteur. C’est sans doute très clair dans sa tête mais pour nous, il faut quand même essayer de voir où il veut nous emmener et ça c’est loin d’être clair.

L'éternité dans une heure de Daniel TammetAprès, certaines analogies m’ont semblées un peu tirées par les cheveux, comme si l’auteur voulait trouver des liens aux mathématiques où il n’y en a pas réellement ou alors très très lointaines. Je sais que les nombres régissent tout, mais à un moment, il faut pas non plus exagérer leur influence.

Bref, vous l’aurez compris, je suis plus que circonspecte sur ce bouquin qui a quelques bonnes idées mais qui me semble bien trop survolé pour m’intéresser. Peut être par contre que ceux qui ont été allergiques au maths à l’école y trouveront leur bonheur, car c’est plein d’applications concrètes. Mon problème au final, c’est peut être que je ne suis pas le public ciblé par ce bouquin.


Et vous, votre avis ?

Corvus de Paul Kearney

illman dans Critiques, Livres le 23 septembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Parfois, tomber sur des bons bouquins tient simplement de la chance. Que je sois rentré dans cette librairie avec la ferme intention d’en ressortir pourvu d’un bouquin quel qu’il soit et que j’apprécie ce roman est donc un hasard. Peut-être que ce qui m’a décidé c’est la couverture de LGF Studio qui faisait Empire Romain ou bien le nom de Robert Silverberg en bas de couverture ou encore le titre énigmatique en un seul mot. Toujours est-il que je l’ai lu et que j’y ai pris plaisir, direction le synopsis pour commencer à en voir les raisons.

Corvus de Paul Kearney

Après tant d’années à vendre ses services dans les conflits du continent, Rictus n’a qu’une envie donner les rênes de ses têtes de chiens, sa troupe de mercenaire, à un autre pour pouvoir passer sa retraite de guerrier à cultiver la terre auprès de sa famille. Évidemment cela ne va pas durer alors qu’enfle la rumeur d’un jeune général nommé Corvus qui aurait déjà conquis une partie du pays.

Bon j’avoue, dis comme ça c’est loin de vendre du rêve, on dirait le pitch d’un David Gemmell bas du front. Ce en quoi c’est différent, c’est dans la manière de traiter les personnages. Ici point de grands héros légendaires qui démontent tout sur le champ de bataille mais plutôt des hommes dont la renommée est peut-être un peu exagérée. La où  l’on a souvent du mec qui va défourailler le big boss d’en face pendant les mêlées, le coté martial et discipline est extrêmement mis en avant dans Corvus. Par ce que notre troupe de mercenaires, elle est reconnue pour ne pas faillir dans ses charges, pour être inébranlable, pas pour les hauts faits d’armes d’un de ses constituants, même s’ils sont aussi aidés par des cuirasses un peu « magiques ». Il règne un esprit de corps dans la vie de ces soldats et c’est sans doute ce coté uni qui m’a plu.

Paul Kearney

Paul Kearney

Les affrontements sont de fait très plaisants à lire. D’une part la stratégie y a une grande place grâce à Corvus qui se donne tout les moyens en son pouvoir pour conquérir cet empire des Macht décadent. Comme c’est un étranger, il a apporté des manières différentes de faire la guerre dans un pays où les conflits entre les cités étaient codifiés au point d’en devenir ridicule. J’ai trouvé un coté assez jouissif à ce que son armée mette des peignées aux oisifs et prétentieux Macht. D’autre part les engagements sont extrêmement violents, ils sont bien retranscrits et on sent l’impact lorsque les forces en présences se rentrent dedans, il y’a un paquet de cadavres qui traîne dans la boue quand les épées se taisent. Une percée par-ci, une charge de cavalerie par-là, le moral des troupes vacille au cours de la bataille et entraîne une fin rapide des combats sans s’embourber dans des combats peu réalistes.

Le contexte géopolitique mis en place par Paul Kearney est aussi intéressant. Car même si l’action se passe uniquement dans cet empire composé d’un maillage de cités-états, on entend un peu parler d’autres lieux et surtout d’un autre temps. Celui où les Macht avait lancé une grande campagne dans un empire voisin et où le personnage principal Rictus s’était distingué. Tout ça mis bout à bout donne un univers cohérent inspiré principalement de l’antiquité, fait relativement rare, et plaisant à lire sans doute dû aussi à la traduction de Jean-Pierre Pugi.

Corvus de Paul KearneyL’auteur nous permet aussi de voir l’envers du décor en nous narrant les agissements d’un tribun de la capitale Macht, Karnos. La présence de ce personnage est important car elle nous délivre d’un manichéisme sommaire qui aurait pu s’installer autrement. Ce personnage est plus cérébrale que combattant et c’est haranguant la foule, fomentant des plans et en mobilisant les armées qu’on le retrouvera principalement.

Corvus a été pour moi une excellente lecture. Paul Kearney a un talent certains pour mener son récit avec concision, rapidité et justesse, quasiment pas de temps mort pendant ces presque 500 pages chez Orbit en poche. Je conseille sans problème aux amateurs de Fantasy.


J’avais dévoré le premier tome de Requiem pour Sascha de Alice Scarling il y’a quelques mois qui malgré quelques défauts était quand même une de mes meilleures lectures Bit-Lit de l’année. Je n’ai donc pas tardé à entamer le tome 2, Dies Irae, qui vient de sortir aux éditions Milady toujours. Synopsis ?

Dies Irae Requiem pour Sascha Tome 2 de Alice Scarling

Suite aux événements du tome 1, Sascha a totalement changé de vie : nouvel endroit, nouvelles relations et tant d’autres choses. Alors que son ancienne vie s’efface, elle appréhende un peu mieux le rôle qui lui est dévolu tout en découvrant ce que c’est d’avoir une famille.

Alice Scarling

Alice Scarling

Difficile de vous faire un résumé tant il est compliquer de ne pas spoiler. Ce tome est bien différent du précédent. Après un début de série se déroulant dans notre monde, voici un tome qui se déroule … en enfer, rien que cela. Alice Scarling s’est donc surtout inspirée d’élements assez religieux, qui ne sont pas sans rappeler Angel Sanctuary de Kaori Yuki pour la fangrill que je suis. On retrouve des anges, des démons, une hiérarchie, des généraux trop classes, bref, c’est assez original pour de la Bit-Lit. Très clairement, ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendait en débutant le tome 1, mais ça n’est pas plus mal ! C’est pas un domaine que j’ai beaucoup vu abordé dans la Bit-Lit, on pensera à une série de Vanessa Terral.

Si Sascha n’a pas perdu de sa superbe et si sa narration est toujours aussi agréable, on a évidemment perdu les références goth qui nous faisaient nous reconnaître dans sa vie (enfin surtout moi). Mais tant pis, Sascha est attachante, et les nouveaux personnages aussi. Ce coup ci, les loup-garous ont plus de place, là ou le précédent tome mettait plus l’accent sur les vampires.

Le plus gros défaut de Sascha, à savoir penser avec ses ovaires, est bien corrigé, elle n’est plus totalement obsédée par la chose, et apprend à maitriser ses pulsions, cela rend quand même l’intrigue beaucoup plus crédible à mon goût, elle n’a pas vraiment le temps de penser à tout cela.

Dies Irae de Alice ScarlingL’histoire est menée sans temps morts et le style d’Alice est toujours très agréable, clair avec pas mal de dialogues et donc le livre se lit réellement très vite. Ce n’est pas un livre prise de tête mais il n’est pas pour autant décérébré. Cela fait plaisir de voir un bel équilibre à ce niveau.

Vous l’aurez compris, ce deuxième tome Dies Irae me convainc encore plus que le précédent : les défauts de Sascha sont estompés et surtout, l’histoire prend une tournure que je n’aurais pas imaginée mais qui est plutôt bien trouvée et bien menée. Je suis réellement curieuse de savoir ce qui va bien pouvoir émerger du troisième tome !

 


Fall of Summer 2014: Jour 1

dabYo dans Concert, Musique le 12 septembre 2014, avec aucun commentaire

Le vendredi 5 Septembre est enfin arrivé et voilà que le Fall of Summer 2014 vient d’ouvrir ses portes ! Après un petit embouteillage sur la nationale, on trouve rapidement et se gare facilement pour rejoindre l’entrée du festival. Il y a une petite queue pour échanger son pass contre le convoité bracelet mais rien d’insurmontable pour ceux qui sont arrivés pour le début des concerts à 15h.

Venom au Fall of Summer

C’est Cruxifiction qui ouvre le bal avec une prestation sur la plus petite scène, la Sanctuary Stage. Nous arrivons trop tard pour pleinement apprécier leur prestation du coup on en profite pour faire un rapide petit tour: ce terrain est un vrai cadeau et on se voit très très bien assister à quelques concerts tranquillement assis dans l’herbe sur la butte qui sépare les deux scènes. Il fait beau, quelques nuages mais pas de pluies à l’horizon et seule une chaleur étouffante est là pour nous rappeler que nous sommes encore en été.

Mercyless au Fall of Summer 2014

Mercyless au Fall of Summer 2014

dabYo - Groupe culte de la scène Death française, Mercyless était aussi à l’affiche du Hellfest 2014 mais nous ne les y avions pas vu. Je ne connais pas franchement leur discographie, étant plutôt de marbre devant le Death Metal d’une manière générale mais ils font un set carré qui s’écoute bien même sans les connaître. L’occasion sans doute d’en découvrir les albums.

Agressor au Fall of Summer 2014

dabYo - Les groupes jouent tous sur la même scène pour le moment et ça va plutôt assez vite, et c’est un autre groupe français qui enchaîne, Agressor, qui sévit dans le Death Metal depuis de nombreuses années lui aussi. Leur set ne m’a pas laissé un grand souvenir et m’a moins marqué que le précédent.

Bölzer au Fall of Summer 2014

dabYo - Du Death bien lourd asséné par un duo de Suisses? Pourquoi pas. Bölzer est un groupe que je n’avais jamais écouté mais qui m’a fait tout de suite penser à Conan, sans vraiment savoir pourquoi. Le guitariste et chanteur, torse tatoué nu et à la classe intersidérale, est seul en avant de la scène pendant que son compatriote s’acharne sur ses fûts dans le fond. Le charisme est total.

Bolzer au Fall of Summer 2014

La musique est lourde et assommante, assez atmosphérique avec une guitare lancinante. Là dessus vient se poser les cris dépressifs du guitariste qui m’a là encore fait penser au groupe su-cité. Bien que statiques, le duo est très charismatique et du coup on ne leur reprochera pas leur manque de communication. Bien hâte de les revoir après avoir écouté leurs méfaits !

Exhumer au Fall of Summer 2014

dabYo - Exhumer au Fall of Summer 2014Voilà que débarque un vieux groupe Thrash Metal allemand sur la Blackwaters Stage, groupe qui avait sorti deux albums avant de splitter vers 1987… Une certaine fan base est là pour ce qui sera leur première date française. Scéniquement c’est vraiment mauvais avec des types au look complètement commun et ridicule au milieu desquels on retrouve un bassiste masqué…

Musicalement pour du Thrash la musique est vraiment très accessible et presque sympa. Si on oublie le chant agressif classique du genre, sans intérêt et systématiquement accompagné d’un mini riff de guitare en arrière plant… Le chanteur est cependant sympa avec son français d’allemand rigolo.

Comme il s’agissait du premier concert sur la Blackwaters Stage, on en profite pour y découvrir que cette dernière est précédée d’une plage de sable: les Metaleux vont vite se rendre compte que tomber dans le sable ne fait pas mal.

Rotting Christ au Fall of Summer 2014

Rotting Christ au Fall of Summer 2014

dabYo - Voilà le groupe que l’on attend le plus pour cette première journée, les grecs de Rotting Christ ! On est résolument fan de la formation depuis son passage au Black Metal tribal et symphonique sur ses deux derniers albums. Vus l’année dernière au Hellfest pour le support de leur dernier alubm, ils nous y avaient mis une sacrée route avec un des concerts les plus intenses que j’avais fait.

Cette fois le groupe débarque sur trois morceaux issus de ses deux derniers albums et ça déboite tout de suite. L’ambiance est un mélange de tribal et de militaire qui prend vraiment bien, le tout est horriblement entraînant. Cela est malheureusement quelque peu gâché par des problèmes de son vraiment impardonnables quand on sait à quel point l’équilibrage est important pour la musique du groupe. Le son grésille au début, on entend parfois carrément pas les guitares ou la voix du chanteur, un vrai calvaire qui a du mal à être oublié.

Rotting Christ au Fall of Summer

Avec ses 20 ans de carrière, le groupe va tout de même jouer quelques classiques dont le culte Societas Satanas mais sans vraiment insister dessus, la place est aux nouveautés même si on sent tout de même pas mal de vieux fans. Ce sera tout de même l’occasion pour les festivaliers de faire un énorme mosh et sans doute le plus gros de la Sanctuary Stage.

Le set fini avec quelques morceaux des nouveau genres, le temps de s’en reprendre plein la gueule pour ne pas oublier que Rotting Christ est passé par la. Génial.

Borknagar au Fall of Summer 2014

dabYo - Borknagar au Fall of Summer 2014Après avoir fait une courte pause pour manger, et apprécié le fait que le parking soit tout proche, on est revenu pour un autre groupe de Black Metal, les norvégiens de Borknagar. On est cette fois face à un groupe que l’on a découvert à cause du festival et qui mêle à sa musique des éléments Folk. Le tout dans un mélange aux sonorités assez épiques, avec un voix claire et quelques passages plus rugueux.

Sur album, j’ai tout de suite été conquis et la setlist du concert a déjà rejoint celles que j’écoute assez souvent. Malheureusement, sur scène, la déception était plutôt palpable. D’abord parce que les musiciens n’ont aucun charisme et que je le chanteur laisse franchement de marbre. Son attitude scénique et son chant sont relativement mauvais. Il manque à la prestation du groupe le quelque chose qui rendrait leur prestation vivante. C’est plus plat que sur album, moins épique, des reproches que l’on fera à de nombreux groupes du genre mais qui n’est pas sans faire penser à la prestation décevante de Vreid au Hellfest 2014.

On finira du coup par s’assoir tranquillement sur la petite colline face à la scène, ce qui aura permis à de nombreuses personnes de regarder les concerts sans pour autant se fatiguer, un régal. Bizarrement je garde tout de même un bon souvenir de leur prestation, sans doute parce que j’adore leur musique sur album.

Venom au Fall of Summer 2014

Cronos de Venom au Fall of Summer 2014

dabYo - Parmi les groupes ultra cultes du Metal que je n’avais jamais franchement écouté, on retrouve les anglais de Venom. A part In League With Satan qui a été reprise avec talent par Carpathian Forest, je ne connaissais aucun de leurs morceaux. Bien qu’ils soient connus pour avoir influencé un grand nombre de groupes, leur Heavy est bien trop simple et proche du Thrash pour que le son ne me marque sur album, du coup je n’avais pas franchement d’attente.

Cronos de Venom au Fall of Summer 2014Et pourtant, Venom m’a largement surpris avec son set. Le leadeur, chanteur et bassiste Cronos a la pêche sur scène et semble vraiment apprécier être là, et ça se voit tout de suite. Il bouge dans tous les sens, plaisante avec le public et interagit avec lui, ça fait vraiment envie.

La setlist commence avec l’excellent Black Metal, repris en cœur par le public et qui rend franchement bien en live. Bien que la musique ne soit pas franchement ma tasse de thé sur l’album, il faut bien avouer que sur scène l’euphorie générale fini par prendre le dessus et j’y ai passé un vraiment bon moment.

Fatigué par la route et le travail le matin, c’est sur la prestation de Venom que nous quittons le terrain du Fall of Summer 2014. Une première journée marquée par l’énorme prestation de Rotting Christ, on part les cervicales mises à mal et sans voix.


Photos du Fall of Summer 2014: Jour 1

Serafina dans Concert, Musique le 10 septembre 2014, avec aucun commentaire

La première édition du Fall of Summer terminée, il est temps de vous montrer les quelques photos que l’on a pu y prendre ! Nous avons eu la chance d’avoir un pass et ainsi faire partie des personnes acréditées pour prendre des photographies dans de bonnes conditions, mais il faut bien avouer qu’avec sa dimension à taille humaine, le festival est un terrain génial pour tout photographe en herbe.

Bolzer au Fall of Summer 2014

En effet, le Fall of Summer, c’est deux scènes, assez accessibles (de la taille de la Rock Hard grand maximum) et donc mon matériel était parfaitement adapté. Bien qu’étant en pleine journée, c’était une journée plutôt couverte, du coup même en après midi les lumières ressortent tout de même bien.

Photos de Mercyless au Fall of Summer 2014

Photos de Agressor au Fall of Summer 2014

Agressor au Fall of Summer 2014

Photos de Bölzer au Fall of Summer 2014

Bölzer au Fall of Summer 2014

Photos de Exumer au Fall of Summer 2014

Photos de Rotting Christ au Fall of Summer 2014

Rotting Christ au Fall of Summer 2014

Rotting Christ au Fall of Summer 2014

Photos de Borknagar au Fall of Summer 2014

Photos de Venom au Fall of Summer 2014

Venom au Fall of Summer 2014


C’est lundi, que lisez vous ? #145

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 8 septembre 2014, avec 2 commentaires
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

Serafina

Dies Irae de Alice ScarlingJ’ai donc terminé Go To Hell de Oxanna Hope, qui malheureusement a confirmé mes doutes : je ne sais pas où l’auteur veut aller, on ne sait rien de l’héroïne au bout d’un tome… Bref rien qui pourtant ne me pousse à continuer car rien ne m’a alpaguée dans ce livre.

J’ai ensuite commencé Dies Irae, le deuxième tome des aventures de Sascha par Alice Scarling. Le livre se lit tout aussi vite que le premier, s’en est épatant car j’en suis déjà à plus de la moitié. L’auteur se dégage un peu de la bit-lit puisqu’on n’est plus vraiment dans notre monde. Notre héroine pense moins avec ses ovaires et le style est toujours au top.

dabYo

Je suis toujours bloqué en 1958 avec le héros de 22/11/63 de Stephen King, en pleine Amérique profonde qui sent bien le White Trash. C’est excellent mais j’ai du mal à avancer dans ma lecture.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?


Neachronical, tome1 : Memento Mori de Jean Vigne

Serafina dans Critiques, Livres le 5 septembre 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Neachronical tome 1 est une des sorties de l’été aux éditions du Chat Noir. Ecrit par Jean Vigne dont illman avait beaucoup aimé Desolation, je n’ai pas tardé à commencé ce livre illustré en couverture par Mina M. Contrairement à ce que je pensais au vu du nom et de la couverture, il ne s’agit pas du tout de steampunk victorien, ne me demandez pas d’où me venait cette idée. Synopsis ?

neachronical de jean vigne

Nea se réveille au bord d’un marais, la tête en vrac. Elle se souvient bien avoir fait le mur pour rejoindre Justin et sa bande, mais c’est tout. A coup de stop, elle reussi a rentrer chez elle pour découvrir que son absence n’a pas duré une ou deux nuits mais carrément 5 ans ! 5 ans dont elle n’a aucun souvenir mais qui semblent pourtant avoir été bien éprouvants…

Nous sommes donc à priori dans du Young Adult avec une  jeune héroine un peu paumée, qui sait pas trop ce qui lui est arrivé. Bon, je dis « à priori » car en réalité il y’a pas mal de scènes gores, glauques ou dérangeantes, je ne suis donc pas sur que cela soit à lire pour les plus jeunes. On y aborde des sujets pas bien drôles comme la traite des femmes. Autant dire que malgré son premier abord assez léger, il s’agit d’un livre parfois éprouvant, même si l’auteur semble ne pas réellement se décider à aller jusqu’au bout et sauve à peu près 5 fois in extremis une de ses héroïnes du viol ce qui fait qu’après la troisième fois on n’a plus réellement peur pour elle.

 

neachronical de jean vigneLe style de Jean Vigne est relativement agréable, ça se lit aisément. Les chapitres courts et les alternances de point de vue rendent la lecture assez rapide. Par contre clairement Nea ne s’exprime pas comme une nana de 15 ou 20 ans, et j’ai bien eu du mal a comprendre ses réactions parfois un peu « too much » et qui passent d’un extrême à l’autre sans trop de remords. La nana vient de perdre 5 ans de sa vie et elle est tout de suite super sarcastique et punchy, n’hésite pas a heurter ou tuer des gens… J’ai eu beaucoup de mal à la trouver crédible. Heureusement les autres personnages dont on suit le point de vue sont moins difficile à cerner : Juliette est une gamine apeurée, et les kidnappeurs sont certes bêtes et méchants mais relativement crédibles.

On devine très rapidement pas mal de choses sur notre héroïne qui semble être un peu bizarre, bien qu’a la fin du premier tome beaucoup de choses restent en suspens notamment sur le « comment ». Le rôle de certains personnages comme le bucheron fan de Motorhead reste aussi assez flou. Je suppose qu’il faudra lire le tome deux pour éclairer ces points la.

Au final, j’avoue c’est un avis en demi teinte. Il y’a de nombreux points intéressants, comme les pouvoirs de Nea, des points intrigants, mais aussi , une héroïne que j’ai bien du mal à trouver crédible et tellement de sauvetage in extremis que je n’ai plus eu peur pour Juliette. Je ne le déconseille pas, mais je ne le conseille pas réellement non plus.


Le Bal des Schizos de Philip K. Dick

dabYo dans Critiques, Livres le 31 août 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Je ne suis pas un gros lecteur de Philip K. Dick, je n’ai lu de ce grand homme qu’un seul bouquin, Les Androïdes rêvent-ils de moutons électriques, du coup, je ne devrais pas avoir de gros préjugés avant d’en commencer un. Mais c’est sans compter les avis de Seraf’ qui a lu des livres géniaux -et lucides- écrits par l’auteur comme L’oeil dans le ciel, mais d’autres bien plus triptyques tels Le Maître de Haut Château. Il semblerait que la paranoïa du monsieur ait eu quelques impacts sur la logique de ses pensées et que cela se ressente dans ses écrits. Du coup, quand un de ses bouquins contient le mot schizophrène dans son titre, on est en droit de redouter le pire. Au moins étais-je prévenu avec Le Bal des Schizos. Synopsis.

Le Bal des Schizos de K Dick

Dans une petite ville des États-Unis d’Amérique, Louis Rosen et son associé Maury Rock commercialisent des orgues électroniques qui sont fabriqués et assemblés dans la petite usine de son père et son frère. Malheureusement, il faut bien avouer que bien que de qualité, les ventes d’orgues ne sont pas franchement florissantes et leurs combines loufoques pour les écouler ne suffiront bientôt plus. Mais son associé a préparé un plan en cachette avec sa fille, tout juste sortie de l’hôpital psychiatrique: rejouer la guerre de Sécession chaque année. Car tous les américains sont passionnés par la guerre de Sécession et ne pensent qu’à ça, c’est bien connu…

Nous suivons tout au long de notre histoire Louis Rosen dans une narration qui frôle très souvent la schizophrénie. S’adressant tantôt au lecteur, tantôt à lui même, tantôt aux autres protagonistes, le héros est un homme d’âge mur presque pommé et dont la santé mentale est sur la brèche tout au long de la lecture. Sauf que ce n’est pas le seul dans le monde que va nous dépeindre Philip K. Dick.

Nous allons découvrir des États-Unis d’Amérique qui m’ont semblé hors temps et complètement loufoques. Sans entrer vraiment dans les détails, il semble y avoir eu des avancés technologiques, des essais nucléaires et un tas d’autres choses que l’auteur n’explique pas mais qui ont conduit à une situation assez déstabilisante: près de 10% des ressortissants du pays finissent par être internés pour une période plus ou moins longue dans un hôpital psychiatrique. Rien d’étonnant donc à ce que notre narrateur soit complètement barré et nous emporte avec lui.

Si on pouvait au début imaginer que la petite entreprise de Rosen et ses difficultés de ventes seraient la base de l’intrigue, on fini par se rendre compte qu’il n’y a pas de réelle intrigue. Les choses se passent les unes après les autres, à la suite des péripéties loufoques que provoque la fille de son associé. Tout va en effet tourner autour de la création d’automate autonome, des « simulacres » qui vivent comme des humains mais ne sont que fait de boulons. Et quoi de mieux que prendre les héros de la guerre de Récession pour montrer leur réalisme ?

Le Bal des Schizos de K DickLà dessus Philip K. Dick va partir de dialogues délirants en dialogues délirants, avec souvent des réactions de personnages complètement improbables. Une sorte de road trip vers la schizophrénie où chacun a des réactions de plus en plus loufoques et où les situations font dans le portnawak total. On comprend à moitié, ou plutôt, on pense comprendre quelque chose sans savoir si il y a vraiment quelque chose à comprendre. Peut être est-ce trop philosophique pour moi tout simplement.

Alors que dire du Bal des Schizos de Philip K. Dick ? Eh bien… C’est difficile à résumer. Ce livre est loufoque, un grand nawak que je ne saurai juger. Ni si j’ai aimé. Ni si j’ai détesté. Il se lit assez rapidement tout en étant très fatiguant pour le cerveau. Suivre ces délires est finalement assez difficile. Vous n’êtes du coup pas bien aider. Mais bon, avec son titre, on pourra dire que c’est comme le Port Salut: c’est écrit dessus.


Ferrailleurs des mers de Paolo Bacigulpi

dabYo dans Critiques, Livres le 27 août 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Après un succès critique La Fille Automate au rayon adulte, enfin sauf chez nous, Paolo Bacigalupi a sorti en 2010 un second roman mais au rayon jeunesse cette fois. Ferrailleurs des Mers est un roman qu’on pourrait qualifier de Young Adult tout juste publié en poche par les éditions J’ai Lu, au rayon adulte par contre. Il faut dire qu’on est là vraiment à la frontière des deux mondes. Synopsis.

Ferrailleurs des Mers de Paolo Bacigalupi

Nailer fait partie d’une équipe de Légers, des gamins qui entrent dans les coques des vieux bateaux échoués sur la plage pour en extraire tout ce qui peut être sauvé, notamment les câbles de cuivre et autres métaux précieux. Léger car il faut être assez fin pour se faufiler dans les décombres sans rester coincé, et futé pour ne pas s’y perdre et mourir de faim sans trouver la sortie car seule la peinture luminescente sera là pour le guider vers l’extérieur.

Nous sommes fin XXIème siècle, la civilisation humaine s’est faite avoir par les dérèglements climatiques et la fin des ressources naturelles, les vieux pétroliers se sont échoués et il n’y a plus que les crève-la-faim pour aller dedans, récupérer les câbles et métaux qui peuvent encore être recyclés, pour espérer avoir de quoi manger le soir pour survivre.

Nailer en fait partie et nous allons suivre sa misérable vie, le suivant alors qu’il la risque chaque jour pour gagner de quoi manger. Avec quelques 14 ans, on va apprendre à le connaître et à découvrir ce que cela peut être de grandir et vivre dans un tel monde. En écrivant cette phrase, je ne peux que m’interroger sur les gamins de part le monde qui vivent exactement la même chose et m’apercevoir que futur ou non, apocalypse écologique ou non, Ferrailleurs des Mers est depuis longtemps un roman d’actualité. Mais laissons tout de même ces quelques considérations pour nous pencher sur notre livre.

Ferrailleurs des Mers de Paolo Bacigalupi

Avec le héros nous allons découvrir plusieurs personnages forts en couleurs et vraiment attachants. Il y a quelque chose dans l’écriture de Paolo Bacigalupi qui fait qu’on s’attache tout de suite aux personnages, qu’on en craint d’autres, que le tout est vivant. L’univers de Nailer prend vie tout autour de nous, et il est clairement effrayant. Le sentiment de danger permanent est vraiment bien réalisé et on a l’impression constante que tout peut arriver à tout moment, le meilleur comme le pire.

Le scénario est assez épique, il va aller de péripétie en péripétie et n’est pas sans me rappeler la série La Quête d’Espérance de Johan Heliot. Alors bien sûr, on pourrait dire qu’il est un peu trop simpliste, et je suppose que c’est bien là l’aspect le plus « Jeunesse » du roman, mais ça ne m’a pas trop choqué pour autant. Cela nous offre un roman bien rythmé où les coups du sort sont plutôt bien amenés, ne faisant jamais cheveux sur la soupe: un très bon point. Le tout a un petit côté optimiste et fleur bleu qui ne m’a pas déplu.

Ferrailleurs des Mers de Paolo BacigalupiL’univers de Ferrailleurs des Mers est vraiment bien retranscrit et passionnant. Ce côté quasi post-Apocalyptique où les grandes villes ont sombré et une partie de la civilisation avec est très bien retranscrit. On s’y croirait, ça fait vraiment froid dans le dos. Le tout est accompagné d’une écriture vraiment au poil et sans faute de traduction.

Bref, vous l’aurez compris, Ferrailleurs des Mers de Paolo Bacigalupi m’a complètement convaincu et j’ai eu la chance de pouvoir le lire en un peu moins de 24 heures. J’y ai passé un très bon moment pendant lequel j’avais vraiment du mal à décrocher de ma lecture. Sans doute la preuve d’un très bon roman.


C’est lundi, que lisez vous ? #144

Chaque semaine partageons nos lectures du moment

Serafina dans Actualités, Livres le 26 août 2014, avec aucun commentaire
Actualités

Depuis quelque temps, la blogosphère littéraire a instauré cet article rituel du lundi, sur les lectures de la semaine. if is Dead vous propose donc de nous retrouver pour les partager chaque semaine.

dabYo

Le Bâtard de Kosigan de Fabien CeruttiJe lis en ce moment deux romans qui n’ont strictement rien à voir. 22-11-63 de Stephen King tout d’abord, qui m’a été chaudement conseillé par Serafina et dont vous pouvez lire la chronique. J’en suis qu’à une cinquantaine de pages mais j’aime beaucoup, la narration, l’ambiance, le mystère. Bref, c’est du très bon.

Ensuite, je suis sur une lecture d’un auteur français aux éditions Mnémos, Le Bâtard de Kosigan de Fabien Cerutti. On est dans une sorte de dystopie de Fantasy qui me fait penser à Frankia, mais dont la qualité sera meilleure j’espère. Pour l’instant je suis relativement perplexe car je n’aime pas du tout la narration. Le genre du personnage sûr de lui ne me fait pas l’impression d’un personnage charismatique, mais plutôt d’un personnage très chiant. Avoir.

Serafina

Go To Hell de Oxanna HopeJ’ai terminé Neachronical de Jean Vigne. Cela ne m’a que moyennement convaincu et beaucoup de questions restent en suspens à l’issue. J’ai ensuite commencé Go To Hell de Oxanna Hope qui vient de sortir aux éditions J’ai Lu après avoir été édité aux éditions Nergal. On est dans une sorte de YA mélangé à de la paranormal romance… Le style n’est pas spécialement mirobolant et l’auteur persiste à dire que l’héroïne porte des « docks » aux pieds ce qui m’arrache un peu les yeux. Comme en bonus je ne vois pas bien où l’histoire veut aller et que j’en suis aux deux tiers, je crois sans m’avancer que cela ne sera clairement pas la lecture de l’année, ni même du mois.

Et vous, qu’avez vous lu cette semaine ?