Dernièrement sur if is Dead:

Arnaquer dans The Way Of Naruto

dabYo dans Informatique le 12 octobre 2008, avec 1 commentaire

Ah ah, quel drôle de titre ne trouvez vous pas ? Pour ceux qui ne le savent pas, The Way Of Naruto est un site que nous développons depuis quelques quatre années maintenant. Et ce matin, alors que je consultais les statistiques fournies par Xiti, j’ai pu constater qu’un visiteur était venu sur if is Dead en recherchant quelque chose sur un moteur de recherche ! Début de la gloire ? Non, puisque ce quelqu’un était venu depuis Google en faisant la recherche « arnaquer dans the way of naruto« … Fou hein ?

Arnaquer sur WoN

On notera que Gekko doit aussi recevoir des visiteurs pour cette même requête, sur laquelle nous serons désormais positionné premier. Ah ah, dommage que je ne puisse pas par la suite savoir qui est celui qui l’a tapé :(


The Surgeries

dabYo dans Concert, En Vrai, Musique le 11 octobre 2008, avec aucun commentaire

Il est rare que nous allions voir en concert de bons groupes de Rock qui viennent de chez nous. D’abord parce que les bons groupes de Rock Indé ça ne court pas beaucoup les rues. Ensuite parce que dans le Loir-et-Cher, bah y’a encore moins de rues qu’ailleurs. Mais comble de la chance, nous sommes tombés sur The Surgeries au hasard de la fête de la musique 2008, alors que nous y allions initialement pour voir Kells, un groupe de métal à chanteuse comme Seraf’ en raffole tant. Et c’est pourtant ce sont ces inconnus de la région qui nous ont le plus impressionné.

The Surgeries

The Surgeries font majoritairement des compositions tout ce qu’il y a de plus banales, comme vous pourrez vous en rendre compte vous même. Du rock plus ou moins énervé par moment, suivi de jolies mélodies au piano avec une douce voix chantant tantôt en Français, tantôt en Anglais. Mais soit, la sauce prend bien plus qu’on ne pourrait le penser. Véritables Placebo à la française, c’est surtout en live que le groupe fait une très forte impression, notamment grâce au charisme rarement égalé par un amateur de leur chanteur/guitariste.

C’est d’ailleurs pour cela que nous sommes retournés les voir au Chato d’O, scène de Blois, à l’occasion d’un tremplin sur le département. Si les groupes qui sont passés avant eux ont laissé le public plus ou moins de marbre, celui ci s’est littéralement enflammée à l’arrivée des jeunes gens. Il faut l’avouer, le leader tient le groupe entièrement sur ses épaules, et ce ne seront pas les trois autres membres, un batteur, une bassiste et un pianiste qui feront la différence. Il a ce je ne sais quoi qui rend les morceaux du groupe vivant, arrivant à chaque fois à faire participer le public pour chanter un oooooh oh oh oho ohhhhhhhhhh. Même moi, c’est dire.

Comme le son parle mieux que des mots (si si), je vous invite à écouter leurs quelques morceaux sur leur site officiel ou bien leur myspace. Je vous conseille tout particulièrement Peter Pan ou Let’s Go To Party, en attendant on se quitte sur leur clip Holly.


Wii 2: contrôle par la pensée ?

dabYo dans Jeu Vidéo le 9 octobre 2008, avec 11 commentaires

Combien de fois n’ai-je pas rêver d’avoir simplement à penser mes scripts, au lieu d’avoir à les tapper ? Bien entendu, j’ai aussi penser à les dicter à un microphone qui l’écrirait pour moi sur mon écran, mais ça reste bien plus long qu’une simple pensée…

Pourquoi je vous parle de ça ? Tout simplement parce qu’a lieu actuellement le Tokyo Game Show, et que Square-Enix, célèbre studio Japonais créateur d’entre autres Final Fantasy, va profiter de l’occasion pour nous faire découvrir un jeu vidéo que l’on peut contrôller… par la pensée. C’est grâce aux technologies de NeuroSky que le tout sera possible, et la vidéo que l’on peut voir ci dessous laisse songeuse.

Bien qu’il est quasi certain que l’on ne pourras pas passer à côté d’une Wii 2 reprenant ce concept, plutôt intéressant, c’est pas mal d’activité qui pourraient se voir boulversées. Marre d’utiliser une zapette pour changer de chaîne ? Marre de se lever après s’être assis sur le canapé, sans avoir penser à allumer la télé ? Bref, si le coût du concept baisse aussi vite que ne l’a fait la technologie jusqu’à maintenant, on risque fort de devenir de vraies loques. Enfin, on y est pas encore, et le jeu concept du développeur Japonais n’a pas encore été présenté.

Mais si ils arrivent à faire disparaître ce casque tout moche, après tout…


Giveaway of the Day est un site assez original. En effet, chaque jour, il met en téléchargement gratuitement et légalement un logiciel payant en version intégrale.

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Ca sent l’arnaque ? Et bien non. Grâce a des partenariats, Giveaway of the Day permet de télecharger et installer gratuitement un logiciel complet. Ce logiciel est disponible pendant 24 heures. Parfois plus suivant l’éditeur. Evidemment ne vous attendez pas a y voir des logiciels comme Photoshop ou Illustrator ou encore Mathematica. Non, il sagit généralement de logiciels peu connus du grand public, mais qui ne sont pas tous mauvais pour autant.

Tout n’est pas a prendre, mais il arrive de tomber sur des perles rares. Bref tout le monde est gagnant. Vous, car vous découvrez des logiciels et les obtenez gratuitement et sans enfreindre la loi, et les éditeurs qui bénéficient de pub mais aussi d’évaluation de leur logiciel grâce a un système de commentaires en ligne.

Giveaway of the Day

Afin d’être mis au courant tous les jours du logiciel en téléchargement, le site vous propose un abonnement par RSS ou par mail.

Le logiciel n’est disponible qu’une journée,ce qui veut donc dire que si vous le désinstallez, ou changez de pc/plateforme/etc vous ne l’aurez plus. C’est évidemment sur cela que comptent les éditeurs, mais en attendant, c’est parfois de bonnes découvertes. Il y en a pour tous les domaines, meme le graphisme avec récémment PD-Particules un logiciel qui permet de très jolies choses pour les background dont je vous parlerai prochainement.

A noter qu’il existe aussi un Giveaway of the day pour les jeux .


E nomine

Serafina dans Coup de Coeur, Musique le 7 octobre 2008, avec 10 commentaires

Le destin prend parfois des chemins tortueux. Pour diverses choses, mais pour découvrir de la musique aussi. Je vous explique le topo: il existe sur WoN une membre nommée E nomine (comme vous pouvez le constater ce n’est pas une membre qu’on oublie) . Au hasard de mes tribulations, je découvre qu’il s’agit en faite du nom d’un groupe de musique.Un projet musical allemand pour être exacte formé par Christian Weller et Friedrich Grane. Leur principe? Oh rien de moins que de mélanger de la techno avec des chants grégoriens.

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Cela vous semble étrange? Je vous rassure àmoi aussi.

Vous n’aimez pas la techno ? Je vous rassure, moi non plus. Je ne suis déjà pas fane d’electro, mais je considère la techno comme la pire branche de l’electro qui soit.

Et pourtant…

A la première écoute de leur album Finsternis, on commence doucement, un homme récite un texte en allemand.. Et puis les premiers beats sur Mitternacht. Et la je me dit que je ne tiendrai jamais les  28 morceaux de l’album (dont bon nombre ne durent pas une minute mais quand même). Jusqu’à ce que retentissent les chants grégoriens. Et malgré ma haine de la techno. Malgré mes a-prioris, je suis conquise. La techno est la certes, mais melangée a des choeurs, des chants clairs, des violons. Je dois dire qu’il me faudra probablement un certain temps d’adaptation pour entendre les passages seulement composés de beats sans sentir mes cheveux se dresser. En tout cas, ils ont le mérite d’être originaux, et d’avoir un certain sens de la composition. Je vous laisse maintenant juger par vous même avec Mitternacht.

Leur style si particulier n’a pas réellement de label. Ils se définissent comme monumental dance et j’avoue que cela correspond bien. C’est toutefois moins explicite que techno-médiéval-symphonique. Moins long aussi.

Vous êtes convaincus? Je ne peux que vous conseiller leur Myspace. Je doute que leurs albums soient trouvable en France, et il n’y a pas plus sur Deezer. Quant à leur site officiel, il est surtout en allemand et je ne sais pas si il y’a beaucoup de germanophones parmi vous.


La première leçon du sorcier de Terry Goodkind

Serafina dans Critiques, Livres le 5 octobre 2008, avec 16 commentaires
Critiques

L’épée de Vérité est une saga de Fantasy apparemment très populaire. Enfin, vu le gros budget publicitaire que Bragelonne semble y mettre du moins. Tellement qu’à l’occasion de la sortie en poche du premier tome de cette saga en poche chez Pocket, Bragelonne a bradé le premier tome en grande édition à 6 euros. Voila donc comment je me suis retrouvée avec ce livre en ma possession. La série comporte onze tomes mais nous ne parlerons ici que du premier : La première leçon du sorcier.

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L’histoire ? Oh il y a un méchant pas beau qui veut réunir des boites magiques pour contrôler le monde, et il y a un héros, tout gentil aidé d’un sorcier et d’une femme qui va essayer de l’empêcher. Oui ça semble ridicule et déjà vu ? Bah ça tombe bien parce que c’est ce qui ressort du bouquin. Dès les premières pages, on a l’impression d’être face à tous les poncifs du genre. Le héros, beau, musclé, foncièrement bon, plein de ressources, le méchant vraiment méchant dans sa forteresse qui martyrise les enfants -on s’interrogera sur l’utilité de ce détail-, l’héroïne belle mais qui cache un terrible secret, le sorcier loufoque qui ne pense qu’avec son ventre. Bref. Ce n’est pas original. On ne peut pas dire le contraire tellement tous les stéréotypes sont présents. Mais en soit, cela peut passer, si le style et compagnie s’y prêtent.

Ici malheureusement cela ne semble pas être le cas. Tout d’abord, l’auteur abuse tellement de pirouettes que ça en est rageant. En effet, beaucoup d’éléments sont cachés aux lecteurs et sont révélés par des personnages comme si il s’agissait de vérités évidentes, qui bien évidement résolvent tous les problèmes. Une fois ça passe. Deux fois ça se digère. Au delà c’est horripilant. On est mené en bateau d’un bout à l’autre, mais ça ne prend pas. On passera sur la révélation finale plus que superflue et atrocement mal amenée.

Un autre détail qui me dérange fortement. L’auteur semble alterner entre scènes d’une mièvrerie sans nom et des scènes d’une violence malsaine. En soit je n’ai rien contre la violence malsaine. J’ai adoré Le Corps Exquis de Poppy Z. Brite qui est un monument dans le genre malsain. Mais voilà, il faut que cela reste cohérent. Que cela serve l’histoire. Le malsain pour le malsain, bof quoi. Là je trouve que ça ne colle pas du tout. C’est balancé n’importe comment, comme un cheveu sur la soupe. Ceci me laisse assez perplexe sur l’adaptation en série télévisée dont je vous parlerai une autre fois. On passe des Teletubbies à Saw (même si je conçois tout à fait que les Teletubbies foutent une trouille d’enfer). C’est assez étrange surtout quand la description de ces scènes d’une violence effarante n’apportent rien à l’histoire et déstabilisent même le monde où se déroule l’intrigue.

Au final, c’est 600 pages que j’ai eu quand même du mal à lire. C’est lourd, c’est prévisible, les pirouettes sont agaçantes et les personnages sont stéréotypés. On fait une montagne de pas grand chose, genre le secret de Kalhan. Reste que je désire quand même lire la suite , je ne l’achèterai néanmoins pas. C’est trop cher pour ce que c’est. Car à 25 euros le tome, ce n’est pas donné.


Intrigues à Port-Réal de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 4 octobre 2008, avec 2 commentaires
Critiques

On continue la lancée des Trône de Fer avec la fin de ma lecture du sixième tome de la série. Ce tome est en fait la première partie du livre A Storm of Swords que l’éditeur J’ai Lu a, pour notre plus grand bonheur, coupé en quatre partie. A 6€65 le tome, ça fait donc quelques 26€ de dépensés en quatre éditions de poche pour un livre qui outre Atlantique coûte quelques 18$ sur Amazon. Bref, J’ai Lu s’en met donc royalement dans les poches, et c’est le cas de le dire, pour cette série qui est toujours aussi bonne.

Ce tome est introducteur, donc sans réel rebondissement, mais malgré tout plaisant à lire. Ses évênements se passent pendant la fin d l’invincible forteresse. Forcément, vu la cadence de ce dernier, il était difficile pour l’auteur de tout mettre l’un après les autres, sans quoi le lecteur aurait été plus que frustré. Ceci étant dit, il devient assez perdant de situer les choses que l’on lit dans le temps. Je ne pense même pas que G.R.R. Martin sache le faire… Heureusement pour lui, il est sauvé par la période dans laquelle prend place le récit: le Moyen-Age. Les moyens de communication y étant limités, les évênements se passant à plusieurs milliers de killomètres ne prennent naturellement pas tout de suite en importance.

Intrigues à Por-Réal

Il faut le dire, ce tome et la suite je pense, ne sont pratiquement que basés sur ce principe. Les trois quarts des personnages font des actions dont le but est de défaire quelque chose… qui a déjà été défait, ou qui n’a pas besoin de l’être ! Forcemment, comme nous, nous savons, cela en devient d’autant plus frustrant. Des quiproquo dont les conséquences sont tellement fortes que la vie  entière d’une bonne partie des personnages en est brusquement transformée. Rha, je déteste ça, et à la fois j’adore. C’est en tout cas ce qui va permettre à l’auteur d’intégrer son nouveau personnage au récit, enfin, nouveau, nous le connaissions sans pour autant suivre ses refléxions. Le meilleur de tous, d’après Seraf’, même qu’Eddard, j’attends de voir.

En tout cas, j’ai souvent réfléchi au genre Fantasy et ce sur quoi il reposait. Et outre le côté épique, chevaliers et compagnie, je pense que les romans du type du Trône de Fer se reposent avant tout sur cette notion là, celle de la non-connaissance d’évènements qui se sont passés au loin. De tels romans seraient impossibles à écrire à notre époque, où tout quiproquo lié à la non-connaissance est quasi impossible. Epoque où tout se sait quasiment instantannément. Je dirai même que toute oeuvre de Fantasy du type, une fois transposée à notre temps ne peut que devenir un roman d’espionnage, tellement la non-connaissance à notre époque est compliquée, et en deviendrait naturellement omni-présente si l’auteur souhaitait l’utiliser.

Ce genre de quiproquo étant en général excellents pour le suspens, il n’est pas étonnant que le Trône de Fer, en définitive, dépasse ce que Fondation a pu être. Et de même, en terme de longévité, il ne sera pas étonnant que la Fantasy dépasse la Science Fiction.


Je n’aime plus Nintendo

dabYo dans Jeu Vidéo le 3 octobre 2008, avec 11 commentaires

Avec la Wii, ou plutôt la Révolution, Nintendo avait l’air de détenir les clefs qui me feraient revenir vers les Jeux Vidéo, que j’avais abandonés après Zelda: The Wind Waker. Compatibilité avec les jeux Game Cube (une première pour une console de salon du géant), Console Virtuelle, gameplay assez révolutionnaire et qui m’avait tout de suite emballé, et surtout un prix abordable, la Wii avait tout ce qu’il fallait pour me séduire. Et pourtant, vous n’êtes pas sans savoir que deux ans plus tard, me voilà possesseur d’une Xbox 360. Alors pourquoi ? D’abord à cause du hardware dépassé de la Wii, mais c’est quelque chose sur lequel je passe facilement. Metroïd Prime III est pour moi le meilleur jeu de cette génération auquel j’ai pu jouer, bien devant tous nos titres 360. Mais à ceci s’ajoute un prix aujourd’hui exorbitant dès que l’on regarde le rapport qualité/prix de la console face à ses concurrentes. C’est donc naturellement que nous nous sommes orientés vers la console de Microsoft, dont les attaques au niveau prix sont plus qu’agressive. (Rappel: 200€ pour la console, trois jeux de très bon acabit, une carte mémoire et deux manettes)

Metroid Prime III Wii

La seule raison pour laquelle je regrette de ne pas avoir une Wii: Metroïd Prime III !

Bref, jusque là rien de neuf, on ajoute à ça le cercle vicieux dont sont victimes les consoles Nintendo depuis maintenant trois cycles, la désertion des éditeurs tiers. Enfin, le problème c’est que cette génération, ils n’ont pas déserté la Wii, mais ce sont justes contentés de sortir des jeux infâmes. Sauf qu’avant, Nintendo était là pour maintenir le cap, et bien que la Game Cube n’ait pas vu de nombreuses sorties, elles étaient de qualités et m’ont largement ravi en tant que joueur. Mais ça, c’était avant. Aujourd’hui, Nintendo n’a toujours pas annoncé un seul vrai projet pour la Wii, et goutte qui vient de faire déborder le vase, la firme a annoncé qu’il ferait des remakes de jeux… Game Cube. Alors déjà que je trouvais honteux de la part de Capcom de redistribuer Resident Evil 4 en version Wii, voilà que Nintendo himself fait la même chose.

Pikmin sur Wii

Non, ce n'est pas Pikmin Game Cube, car lui au moins ne coûte plus qu'une dizaine d'euros.

Damn, moi qui ai pendant des années supporté la firme à travers des sites internet d’informations, me voici grandement déçu. Pour les intéressés, il s’agit de remake de Pikmin et Metroïd pour le moment, revus pour la maniabilité à la Wiimote. Si il est bien entendu que le concept de Pikmin va superbement bien avec ce gameplay, ou que Metroïd Prime III a déjà démontré ô combien la série était devenue jouissive, un simple portage vendu à quelques 30€ quand on était en état d’espérer de nouveaux épisodes pour ces franchises est plus que décevant… et révoltant. Bref, par pitié, reprenez le cap.


La compagnie noire de Glen Cook

dabYo dans Critiques, Livres le 29 septembre 2008, avec 13 commentaires
Critiques

Les Annales de la Compagnie Noire a fait pendant longtemps parti des séries de Dark Fantasy que je voulais absolument lire. D’abord parce que les couvertures sont superbes, et surtout parce qu’à chaque fois qu’il était question du Trône de Fer, le nom de cette série revenait au galop. A dire vrai, après la lecture du premier tome, je ne comprends pas tout à fait pourquoi, si ce n’est par la qualité certaine des deux séries.

La Compagnie Noire; les Annales de la Compagnie Noire Tome 1, de Glen Cook

Toujours est il que le moment de la lire était enfin venu, et bien que la quatrième de couverture soit très pompeuse, elle ne ment pas totalement. Glen Cook a pour sa série un style de narration assez atypique. En effet, racontée à la première personne, l’histoire de cette compagnie n’est évoquée que par le point de vue du héros, qui n’en est pas vraiment un. Jusqu’ici, rien de très originale. Cependant, contrairement aux autres œuvres que j’ai pu lire utilisant la narration à la première personne, notamment l’Assassin Royal, Cook ne nous donne ici strictement aucune introduction, aucun élément d’observation, rien.

Nous sommes littéralement balancé dans l’histoire en tant que Toubib, analyste de la compagnie qui se charge de mettre sur le papier, dans des annales, tout ce qu’elle fait. Ce sont donc ces dites annales que nous sommes sensés lire, d’où le titre de la série. Et bien entendu, Toubib ne va pas faire un résumé des événements précédents à chaque fois qu’il y écrit quelque chose. Nous suivons donc sa vie au jour le jour, comprenons au fur et à mesure, et avec difficulté au début ce qu’il se passe, tant et si bien que les trente premières pages sont les plus obscures que je n’ai jamais lues. Qui sont donc ces gens ? Que font ils ici ? Parlent ils d’un lieu ? Qu’est ce donc que le syndicat ? Des questions auxquelles j’ai mis énormément de temps à répondre, et dont les réponses me sont après cette lecture encore obscures. Pour tout comprendre il est donc nécessaire de se mettre dans la peau du personnage, de penser comme lui, et de visualiser chacune des scènes pour imaginer nous même les détails, et ce qu’il se passe.

La Compagnie Noire

Jamais nous n’aurons un retour en arrière sur un évènement passé avec l’explication exacte, sauf si cette explication est racontée au personnage. Jamais il ne sera dit que tel personnage est un magicien, et pourquoi. Non, Toubib le sait depuis des années, pourquoi le mettrait il dans les annales ? Pourquoi nous expliquerait il que la magie existe réellement en ce monde ? Que la compagnie travaille pour le syndicat, et garanti l’ordre dans la ville ? Que la compagnie compte quelques milliers d’homme ?

Et pourtant, malgré ce manque cruel de détails, la sauce prend. On commence à comprendre, on commence à se sentir proche de ce personnage qui met sur le papier autant les évènements qui se passent que ses propres réflexions et autres dégoûts. Car il faut le dire, la série ne vole pas sa réputation de gore. Il est tout du long question de morts, et de meurtres, de vols, de viols, de razzias… Bon, je n’ai pas tellement été choqué, contrairement à ce que le Trône de Fer a pu me faire ressentir, mais tout de même.

La Compagnie Noire; les Annales de la Compagnie Noire Tome 1, de Glen CookLes intrigues, bien que vues par un personnage quasiment tout en bas de l’échelle sont rudement menées, et très intéressantes. Dommage juste que l’auteur n’ait pas eu le choix que de rendre son héros important, afin que ce dernier puisse coucher sur le papier des confidences que les hauts placés lui ont faites. Mais on le comprend bien après tout. Difficile de suivre des intrigues si celui qui les narre n’y est pas du tout impliqué, et qu’il n’en a pas la moindre idée. Toubib monte donc logiquement dans la hiérarchie, sans pour autant que la chose soit officielle. Il prend part aux aventures risquées, et on craint très souvent pour sa vie, chose illogique puisque c’est lui même qui écrit ses aventures, après coup.

Ceci étant dit, je reste tout de même perplexe sur la cohérence entre le récit et ce qu’un analyste mettrait dans des annales. Je ne suis point sûr qu’il ne s’agisse là pas tout simplement d’un bon prétexte. Une série qui s’annonce donc des plus passionnantes, vu à quelle rapidité j’ai dévoré les dernières pages, le gros des intrigues. Malheureusement, aucun libraire à Blois ne daigne vendre Le Château Noire, le tome 2 dans sa nouvelle édition chez J’ai lu. Et je déteste avoir plusieurs types d’édition, j’attendrais donc.


Et bien, comme je vous l’avais dit, après avoir fini le quatrième tome du Trône de Fer je n’ai pas pu m’empêcher de continuer avec le tome suivant de cette série écrite par George R.R. Martin. Cinquième tome donc que j’ai littéralement dévoré en moins de deux jours, le fait d’être malade et de n’avoir pu dormir ayant drôlement aidé. Bon, je le confesse, trois cents pages, ce n’est pas énorme non plus.

Comme pressenti dans le tome précédent, l’auteur a dû écrire une phase de calme plat avant que la tempête ne se déchaîne. Et cette tempête, c’est pendant tout ce tome qu’elle se déchaîne. Mais quelle tempête diantre ! On en voit de tout les côtés, tellement d’évènements que le tome suivant commence à nous annoncer que ce qu’il relate se passe… pendant le précédent tome ! J’espère avoir été assez clair, les mots se répétant et rendant les phrases quasiment illisibles. En tout cas, entre rebondissements et déconvenues, ce cinquième tome reprend les meilleurs éléments de la série, à son quasi paroxysme. Quel dommage que je n’ai toujours pas pu me réattacher à un personnage autre que Ned, mais ça viendra.

Forteresse Invincible

En fait, cette critique ne pourra être qualifier de telle tellement elle est condescendante, le seul point noir au tableau étant la platitude d’un personnage, qui après s’être révélé intéressant pendant le tome 3, redevient ce qu’il était au début: long et chian. Tellement long, et tellement ennuyeux que je n’ai pas pu m’empêcher de sauter son chapitre pour y revenir ensuite, une fois le livre fini. Bon, le fait que l’histoire de ce personnage soit complètement en dehors de celle  des autres n’aide pas vraiment, mais au moins, on peut  y revenir par la suite. C’est tout de même dommage.

Bref, vous vous en doutez sûrement, mais j’ai déjà commencé de lire le Tome 6. J’y retourne.