Visions of the Hereafter de John 3:16

Visions of Heaven, Hell and Purgatory

illman dans Critiques, Musique le 1 mai 2013, avec aucun commentaire
Critiques

Il y a quelques mois, je chroniquais le split The Pursuit of Salvation qui voyaient à ses commandes FluiD et John 3:16. Aujourd’hui, John 3:16, né Philippe Gerber, revient ici seul pour son premier album Visions of the Hereafter, après une poignée d’EP et le split cité précédemment. Cette galette de Drone/Ambient est sorti en octobre 2012 sous l’égide d’Alrealon Musique et c’est au travers de 9 pistes que l’artiste va s’exprimer, le tout enrobé d’une pochette illustrée par William Schaff.

Visions of the Hereafter de John 3:16

John 3:16 est un vétéran de la scène, il a couru les lives en Europe au sein de la formation Heat from a DeadStar, un groupe d’Alt. Rock Garage Instrumental. Après la séparation du groupe en 2010, le sieur a fait passé son projet solo au premier plan pour se lancer dans l’effervescence du genre que je qualifierais d’Industrial Drone/Ambient Shoegaze. Ouais je sais c’est compliqué, c’est pourquoi je vais un peu détailler ma pensée.

On retrouve tous les instruments d’un groupe de rock normal : guitare, basse et batterie sont au programme mais pas pas comme vous l’entendez. Car une avalanche d’effets différents viennent agrémenter le tout et rare sont les moments où ces sons s’éclaircissent. Il y a une notion de brouillard musical qui n’est pas déplaisante, car des nappes sonores et divers effets électroniques viennent agrémenter le tout. La voix fera même quelque fois son apparition que ce soit pour un court instant de chant masculin clair, des chœurs qui se perdent dans le lointain ou une sorte de diffusion radio pendant le dernier morceau de l’album, Fall of the Damned.

Vous aurez peut-être remarqué que le nom de l’artiste est un verset de la Bible, Jean 3:16 : Car Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle. Et là le titre et le sous-titre de l’album prennent un peu de sens. Personnellement je trouve ça un peu glauque l’abondance de références à la religion mais bon, je n’en étais pas encore au bout de mes peines: les neuf titres de l’album se rapportent à ce thème. Après tout, on nous a promis le paradis, l’enfer et le purgatoire. On regrettera l’absence de progression au long de l’album sur cette thématique, on aurait pu s’attendre à une sorte d’histoire avec ce point de départ. Mais le musical n’est pas assez accroché à sa thématique pour contribuer à cet effort. Bref passons outre ce point.

Prises une par une, je trouve les pistes assez excellentes même si les plus longues (au delà de 7 mins) sont à un chouia de devenir répétitives. Certaines pistes relèvent d’une certaine puissance, à l’instar de The Inner Life of God où la batterie dont le son a été gentiment saturé fait grimper l’intensité du morceau. Là où je pense que John 3:16 a péché c’est à mélanger plusieurs genres alternativement sur sa galette. The Ninth Circle, la piste d’ouverture, est clairement Ambient, on a quelques hybrides comme Ascend of the Blessed qui lance une transition vers un pendant plus instrumentaliste.

Visions of the Hereafter de John 3:16Malheureusement ce n’est que la quatrième piste et les percussions de l’introduction de Throne of God, le second morceau, est déjà passé pour ruiner l’ambiance. L’ensemble manque donc d’homogénéité qui aurait pu être atténué par une progressivité de l’album malheureusement un peu mal maîtrisé.

Au final, Visions of the Hereafter de John 3:16 se révèle être une bonne écoute d’ambiance. Loin d’être aussi incisif que dans mes souvenirs sur son précédent effort (le split), il n’en demeure pas moins un élément de la discographie de l’artiste qui encourage à jeter une oreille à ce qu’il pourrait bien pouvoir nous pondre par la suite.


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