Ce janvier 2015 s’annonçait bien rempli de concerts pour nous avec Fields of the Nephilim (qui a malheureusement annulé sa prestation), Therion qui ramenait Luciferian Light Orchestra et une semaine après Tribulation pour la première fois headliner en France. Ils étaient eux aussi bien accompagnés par un groupe rétro et non des moindres, Grave Pleasures, le nouveau nom de Beastmilk. Deux groupes de l’affiche du Hellfest 2015 qui nous y avaient foutu une belle baffe. C’est donc avec un gros enthousiasme que nous nous rendions au Glazart en ce mardi 26/10 où le périphérique était sous les assauts de la grève des taxis et de leurs jets de pneus.

tribulation paris galzart 2016

Il faut croire que les parisiens avaient peur de cette manifestation puisque nous n’avons jamais atteint si vite le Glazart que ce jour là. Une première bonne nouvelle pour nous, la seconde étant que la salle n’avait qu’une vingtaine de minutes de retard. Une information à noter tant nous étions habitués à l’heure de retard avec cette salle, le comble ayant eu lieu pour le passage d’Hanzel und Gretyl l’année dernière.

Vampire au Glazart

La soirée commence avec les suédois de Vampire que je ne connaissais pas vraiment et qui n’ont pas une discographie bien longue pour le moment. Je ne les ai jamais écoutés, je ne savais pas à quoi m’attendre et je ne sais pas si j’étais fou, mais leur arrivée s’est vu accompagnée d’une odeur d’ail. Bon, vu le nom du groupe, je suppose que c’était volontaire. On est face à un Death Metal assez agressif à l’ambiance très particulière, j’avais vraiment l’impression d’y entendre de la musique à laquelle il ne manque pas grand chose pour que j’apprécie. N’aimant pas vraiment le Death, ce sont plutôt leurs influences malsaines et les petites notes de Thrash qui pourraient me conquérir.

Grave Pleasures au Glazart

Après ce petit apéritif et une petite pause, on enchaîne sur l’entrée avec les finlandais de Grave Pleasures. C’est la troisième fois que nous allons les voir sur scène, ils avaient ouvert pour In Solitude au Glazart justement, et au Hellfest 2015 évidemment. Le groupe vient défendre son deuxième album dont l’accueil a été plus mitigé que pour l’énorme Climax. Il faut avouer qu’ici on y trouve moins notre compte que pour le premier album, peut être moins rentre dedans et plus exigent en terme d’écoutes. En tout cas, on ne doit pas être les seuls car quand le chanteur demandera au public de choisir entre un nouveau et un ancien morceau, l’hésitation ne sera pas bien longue.

Cela dit, les morceaux de Dreamcrash passent plutôt très bien en live. Sur certains titres la batterie est vraiment omniprésente et marque le rythme certes, mais l’équilibre entre guitares et batterie/basse est complètement inversé. Les riffs de guitare ne faisant qu’office de fond sonore tandis que la mélodie est vraiment marquée par la batterie et la basse. C’est génial dans ces moments là, on regrettera juste une ou deux balades qui viennent quelque peu plomber l’énergie dégager par le groupe. Très à l’aise sur scène, la bande en envoie le reste du temps et on passera un très bon moment en leur compagnie.

Tribulation au Glazart

Tribulation Glazart Paris 2016

Quand les spots se rallument sur la scène, c’est un gros nuage de fumée que la lumière verte éclaire. Une ambiance très particulière où les musiciens jouent sans qu’on puisse vraiment les voir. Drôle d’ironie que d’aller à un show pour voir de la musique jouée en live sans voir les musiciens. Mais voilà, ça met tout de suite dans l’ambiance et ce n’est pas la longue introduction tout bonnement géniale que Tribulation joue qui va briser l’ambiance. Je ne saurai pas dire s’il s’agit bien de Ultra Silvam mais finalement le titre importe peu, l’important c’est qu’on y retrouve là tout l’art du groupe: un savant mélange entre des riffs agressifs, une mélodie envoutante le tout saupoudré par je ne sais quoi d’occulte. Génial.

C’est après cette superbe introduction instrumentale que le leader, chanteur et bassiste du groupe fait son apparition accompagné des deux guitaristes. Les spots les illuminent et ils se sont mis sur leur 31 pour nous en donner pour notre argent. Le chanteur est charismatique, impressionnant à un point qu’on aurait presque peur de le regarder. Il n’aurait pas fait tâche dans un film d’horreur, ancien roi d’un temps oublié qui vient de se réveiller d’entre les morts et vous en veut personnellement.

Le set démarre vraiment sur Melancholia qui fait honneur à leur troisième et actuellement dernière galette, The Children of the Night. Le morceau est génial, tout comme l’album, et il prend une profondeur bien plus grande encore en live. Le groupe va jouer une dizaine de titres au total, nombreux seront ceux issus de ce dernier album, mais on notera deux morceaux beaucoup plus Death old school qui rappellent qu’avant d’avoir pris un virage satanique à la Watain, le groupe officiait dans un genre que je n’appréciais pas du tout. M’enfin, il en faut bien pour les premiers fans.

Les musiciens vont être au taquet tout le long du show, on ne pourra qu’admirer le sourire Freedent du guitariste blond, qui nous en avait déjà mis plein les yeux au Hellfest (voir photos) et qui a ici récidivé. Franchement, un zico déguisé en vampire qui vous fixe pendant tout le concert en souriant à pleine dents genre le chat du Cheshire, ça a de quoi retourner les tripes.

Je ne sais pas si c’était un problème d’agenda, mais je n’aurai même pas eu le temps de m’apercevoir que le groupe était sortie pour son rappel. Du coup, c’est sans trop le comprendre et bien trop vite que nous sommes arrivés à la fin de ce concert qui méritait largement de braver la grève des taxis et la fermeture du périphérique pour le retour. J’ai hâte de vous revoir Tribulation !


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