Metallica Through the Never de Nimrod Attal

Vancouver Magnetic : Through Nothingness

illman dans Actualité, Critiques, Films, Musique le 24 octobre 2013, avec aucun commentaire
Critiques

Metallica Through the Never de Nimrod Attal est un « film » créé à l’initiative de Metallica et actuellement diffusé dans certaines salles obscures françaises. Si j’ai bien compris l’interview du leader du groupe culte Lars Ulrich dans le dernier Rock Hard, le réalisateur Nimrod Attal est bien le seul à avoir accepté de le faire… On va peut être comprendre pourquoi. Synopsis.

Metallica Through the Never de Nimrod Attal

Un coursier se voit confier la tache d’aller dépanner un des camions de tournée du groupe qui se produit ce soir à Vancouver, Metallica. Comme si ça ne suffisait pas, le gamin a l’air accro aux pilules. Que le trip d’émeutes fantasmées démarre.

Donc du coup, il y a vaguement un scénario qui n’est qu’un prétexte à des scènes hallucinées de violence et d’émeutes. En clair, le coursier va se faire poursuivre par des mecs super louches dont un cavalier qui porte un masque à gaz. Mais finalement on s’en tamponne un peu vu qu’on a aucun background en dehors de celui que le coursier est sans doute défoncé. Pourtant m’est avis qu’il y avait moyen de faire un truc pas mal et surtout plus étoffé. Et c’est la que le bât blesse, cette sous-exploitation ne laisse donc plus vraiment la place qu’au concert en lui-même par défaut. Il y a des idées pourtant dans le film, notamment celle de scénariser des événements du concert comme les pannes techniques qui mène au final sur Hit the Lights tirée de Kill’em All. Mais le principal défaut du film c’est qu’il n’essaye qu’à de très rares moments de marier la musique et l’image, du coup les scènes sonnent creuses et artificielles… Dommage.

Metallica Through the Never de Nimrod Attal

Le film est en 3D, elle n’est pas exceptionnelle mais elle est honorable et largement aussi bien exploitée que les films qui se targuent d’un 3D dans le titre. Imaginez, vous allez pouvoir compter les cheveux huileux/gras de Robert Trujilo en 3D, wahou ! D’ailleurs celui-là s’est sans doute fait bizuté vu qu’il a droit à la scène d’intro de début de film la plus ridicule des 4, imaginez le en train de faire le crabe dans une pièce ronde au milieu d’amplis…

Enfin bon bref puisque ce n’est pas coté film qu’on va trouver notre bonheur, rabattons nous sur le live. Déjà si vous avez vu Quebec Magnetic, sachez qu’il s’agit de la même tournée mais à Vancouver, donc c’est la même scène étrange en milieu de salle avec des gens tout autour. Comme d’habitude, un concert de Metallica est un vrai show impressionnant, plein de machins qui bougent, les croix qui sortent du sol pour Master of Puppets, la chaise électrique pendant Ride the Lightning. La pyrotechnie est aussi de sortie, l’intro de One est tout simplement excellente du point de vue visuel. Niveau setlist, on ne se mouille pas trop, sans compter The Ecstasy of Gold de Ennio Morriconne qui ouvre leurs concerts depuis belle lurette, ce sont 15 titres qui vont s’enchaîner, avec des bouts de films pour boucher les blancs.

Metallica Through the Never de Nimrod Attal

Point de St Anger à l’horizon et Death Magnetic n’a qu’un seul représentant (Cyanide) mais après tout on a droit à 6 pistes provenant de leurs deux meilleurs albums, Ride the Lightning et Master of Puppets et même si j’aurai aimé en avoir plus j’arrive à m’en contenter. The Memory Remains emporte le public qui se lance dans des chœurs sans fin car si des bouts du concert sont scénarisé, c’est quand même un vrai public de fans qui a pris place dans les gradins. C’est quasiment un sans faute pour la setlist sur ce concert mais il est aussi plus court que ce que le groupe joue habituellement.

D’un autre coté les chansons joués font très best-of comparé à Quebec Magnetic qui mettait en valeur le dernier album un peu plus. Par contre, c’est un peu sur-produit, le son a été tellement poli que c’est difficile à croire que le matériel de base est live par moment, surtout si on avait pas l’image. Enfin bon maintenant que les gens se sont habitués aux lives ultra clean ce n’est pas simple de revenir en arrière.

Metallica Through the Never de Nimrod Attal

Au final, je m’attendais certes à un film moyen mais je m’attendais quand même à un film, comment ne pas être déçu de ne se retrouver que devant un live vaguement scénarisé. Alors certes le live de Through the Never est très bon mais je penses que les possesseurs de Quebec Magnetic peuvent en faire l’impasse de même que les personnes moyennement chaudes quand on leur parle de Metallica. A réserver aux fans…


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