Après notre retour sur les points forts et faibles du nouveau terrain du Hellfest 2012, voici le début de nos live-reports par jour et par groupe. C’est la cinquième fois que nous venions sur les terres de Clisson, aussi la route ne nous était pas inconnue et nous sommes rapidement arrivés à bon port, après un court arrêt à une station service où il est toujours agréable de croiser du métaleux. En arrivant si tôt, nous ne nous attendions pas à être garés si loin du campement, l’organisation ayant visiblement décidé de privilégier les retardataires. Qu’à cela ne tienne, après une bonne marche avec notre barda sur les épaules, après avoir planté notre tente, supporté des reprises assez kitch au Metal Corner, nous sommes allés dormir pour nous préparer pour la première journée et la découverte du nouveau terrain.

Hellfest 2012 Vendredi 15 Jour 1

Le Hellfest 2012 a, il faut le dire, plutôt bien commencé niveau temps puisqu’il y avait du soleil, un beau soleil et relativement peu de nuages. Mais il ne faut jamais faire trop confiance au temps lorsque l’on est proche de la côte Atlantique, tant il peut changer du tout au tout. Après une entrée qui s’est faite attendre, du piétinement assez dangereux, une sorte de spectacle pyrotechnique sympathique, un passage au merch pass-presse mon amour, nous nous sommes dirigés vers notre premier concert: Trepalium.

Trepalium au Hellfest 2012

Serafina - Trepalium Hellfest 2012Le premier groupe de ce cru est un groupe français, du Death Metal qui je dois l’avouer m’a semblé assez standard.

On retrouve les instrus, rythmiques et voix habituelles du genre. Je ne connaissais qu’un seul morceau, Sick Boogie Murder, joué tout à la fin, mais pour le reste… Ça ne m’a laissé aucun souvenir.

Le groupe a invité deux guests sur scène, visiblement appréciés et connus de la foule et donc de la scène Metal française, mais que je ne connaissais ni d’Eve, ni d’Adam. Il faut cependant reconnaître que le chanteur était dynamique et qu’il pouvait y avoir pire façon d’entamer le festival.

illman - Premier contact avec le nouveau site et surtout la nouvelle tente qui regroupe deux scènes, Altar et Temple, le tout avec le commun des mortels, pas de passe presse pour moi, snif. Je rejoins Seraf’ et dabYo pour l’un des rares concerts où l’on a pu se croiser, vu que l’on a ouvert avec Trepalium. Leur Death est plutôt carré mais j’ai eu l’impression que la balance n’était pas au top niveau, on ne retrouvait pas le groove de Sick Boogie Murder par exemple, un show toutefois énergique en pleine phase de réveil.

Merrimack au Hellfest 2012

Serafina - Merrimack est le premier d’une très longue liste de groupes de Black Metal qui vont se produire sous la Temple. D’origine française, je ne les connaissais pas en dehors, et ils ont le mérite de respecter à la lettre tous les codes du genre: corpse painting sanguinolent, poses guerrières, rangers à vingt trous, double-pédale et paroles complètement incompréhensibles.

Merrimack Hellfest 2012

Si ça ne transcende clairement pas le genre, ça reste efficace et carré, un bon moment pour les amateurs du genre assez nombreux dès le début de la matinée. Et clairement un très bon sujet de photographie.

Alpha Tiger  au Hellfest 2012

illman - Alpha Tiger Hellfest 2012Je me suis ensuite dirigé vers les MainStage, qui n’ont pas changé, pour un peu de Heavy. J’avais pas mal écouté l’album Alpha Tiger, Men or Machine et même si je le trouvais sympa j’avais un peu de mal avec la voix et le mixage qui faisait comme un effet « space ». Quelle surprise de constater que sur scène c’est 10 fois mieux.

Les gars ont un look très eighties avec frange orange sur le fut pour le bassiste ou pantalon effet abeille pour le gratteux, j’adore le look  qui tranche avec les vidéos d’eux que j’avais vu. Ils vont enchainer les titres pendant leur petite demi-heure impartie, un bon moment Heavy, je vais me tenir au jus de leur évolution.

Doomriders au Hellfest 2012

Serafina - Doomriders Hellfest 2012On enchaîne ensuite avec Doomriders sous la Valley, qui tient ici la même place que The Damned Things l’année dernière: un groupe fait par des super-stars de divers genres musicaux, notamment Converge qui propose du Hardcore, qui se mettent à faire du Stoner Rock.

Du coup malgré l’heure matinale, on retrouve une présence scénique de folie, des compositions carrées et un public ultra-réceptif, levé tout spécialement pour l’occasion. Ça saute partout sur scène, ça bouge, et si le groupe n’a pas encore assez de background pour postuler à un meilleur horaire, il est assurément à suivre.

C’était aussi l’occasion de découvrir la Valley, tente qui ressemble fortement à la Terrorizer des anciennes éditions, les amateurs de Core en moins.

Hamlet au Hellfest 2012

illman - Hamlet contrairement à ce que le nom pourrait laisser supposer est un groupe espagnol, j’avais été assez surpris en écoutant leurs albums de Nu Metal pour mon blog et je voulais voir si je pouvais confirmer ma bonne impression. Si l’on excepte des petits soucis technique qui font qu’on a pas eu de chant pendant une demi-chanson, le show avait tout pour finir de me réveiller. Le chanteur saute partout et on a un peu d’yeux que pour lui. Les chansons donnent envie de bouger et les riffs sont plutôt sympas. L’espagnol sonne vraiment bien sur leur son, une bonne découverte de cette édition.

J’ai attendu un petit peu pour regarder le début de Bukowski, groupe français au son entre le Heavy et le Stoner, c’est plutôt bon mais vu que je voulais voir un bout de Belenos, il fallait que je me sauve… Pour finalement ne voir qu’une chanson et demi du groupe de Black de très loin…

Belenos au Hellfest 2012

Serafina - Second groupe de Black de la journée, français lui aussi, Belenos propose une musique un peu plus orientée vers le Pagan. Le mélange des influences, notamment les chants celtiques et chamaniques, rend plutôt bien et est assez original. La balance du son y était plutôt bonne, et n’est donc pas venu gâcher le tout.

Belenos Hellfest 2012

A côté de cela, seul le chanteur semblait faire quelques efforts pour donner de la corpulence scénique au groupe, le reste des membres étant quasiment complètement statiques.

Sóltafir au Hellfest 2012

Serafina - Soltafir est un autre groupe mélangeant les influences, Pagan et Black Metal en premier avec une couche d’Atmospherique voir Prog, ce sont sans doute les seuls islandais du fest. Ils ont des vocaux très particuliers, assez chamanique, qui confèrent à leur prestation une ambiance très particulier. Si l’esprit Black est au rendez-vous, on est bien loin des clichés double-pédale et nappes froides de guitare saturées.

Solstafir Hellfest 2012

Sólstafir est vraiment très peu communiquant sur scène, ce qui ne fait qu’augmenter cette impression d’ambiance mystique, renforcée par la pénombre que proposait la Temple malgré l’heure. Je ne vais cependant pas reprocher ce manque de communication au groupe, tant son chanteur Aðalbjörn Tryggvason transpire la classe. Par contre, comme il proposait des alternances entre murmures et cris, il faut avouer que la balance du son laissait à désirer sur les premiers morceaux, clairement pas à la hauteur.

illman - Un autre groupe que j’attendais au tournant. Hormis leur look complètement génial, j’ai trouvé leur son assez planant et j’ai beaucoup aimé tout simplement, un bon moment de passé au Temple.

Unexpect au Hellfest 2012

dabYo - Unexpect Hellfest 2012C’est ensuite au tour des québécois d’Unexpect d’envahir la tente Altar. Le groupe est plutôt particulier puisqu’il a été programmé en plein milieu d’une salve Death Metal, un genre bien loin de celui de l’Avant-Garde auquel il appartient clairement. Du coup, dès le milieu du premier morceau, un flux quasi-inintérompu de spectateurs quittant la tente en ayant l’impression d’avoir été trompé sur la marchandise.

Car Unexpect c’est tout ce qu’il y a de plus Avant-Garde. Un jeu de scène assez particulier, avec une superbe chanteuse qui part dans tous les sens. Mais surtout, une musique très complexe et difficile à embrasser lorsque l’on ne connait pas auparavant. Moi même amateur du genre, bien que je préfère le côté cohérent de Diablo Swing Orchestra, j’ai eu beaucoup de mal pour apprécier leur set, rempli de changements de rythmes, de ponts, de contre-temps.

Si scéniquement le spectacle était au rendez-vous, j’avoue que j’ai eu une réelle impression d’être exclu du show. Je n’ai donc qu’une hâte, découvrir leurs albums pour pouvoir mieux apprécier leurs prestations.

Street Dogs au Hellfest 2012

illman - Street Dogs Hellfest 2012Pendant que certains sacrifiaient des poulets sur un autel, je prenais ma dose de Punk. Vu que c’était un peu mon genre de musique préféré avant que je me mettes au Metal, j’attendais pas mal du groupe bostonien de l’ancien chanteur des Dropkick et je n’ai pas été déçu. Street Dogs c’est du street punk certes assez soft mais super entraînant emmené par un leader plutôt charismatique. Moment fort du set Punk Rock And Roll, une chanson que j’adore.

Je passerai sur Molly Hatchet, groupe de Southern Rock qui n’aura réussi qu’à me faire sortir l’horreur « Le gras, c’est la vie ». De toute façon il était temps que je retourne sous les tentes.

Endstille au Hellfest 2012

Serafina - Si le Black Metal est à la base norvégien, les allemands savent aussi en faire dans son plus pur style. Endstille en fait partie et nous a proposé lors de sa prestation ce que l’on peut appeler un Trve Black Metal. Ce genre est sans aucun doute le seul à avoir à rajouter la dénomination Trve, mais que voulez-vous, que dire d’autre? Endstille c’est encore plus de double-pédale, encore plus de corpse-painting, encore plus de sang, encore plus de nappes froides. Bref, vous l’aurez compris, ce sont des Trve.

Enstille Hellfest 2012

Lorsque l’on aime le genre, on ne peut qu’être enchanté par la prestation, et il faut dire que le public était au rendez vous pour ce déferlement de haine et de violence. Reste que ce public, du coup, laissait parfois perplexe quant aux postures et aux attitudes, parfois plus que limite et où la distinction entre provocation et pensées haineuses n’était pas toujours facile à distinguer. Si c’était le premier moment où nous nous en sommes aperçu, cette particularité qui ne nous avait pas sauté à l’œil les années précédentes se répétera plusieurs fois pendant le festival sous la Temple notamment.

Reste que la prestation d’Endstille était franchement carrée, avec une ambiance très lourde et très prenante. On déplorera cependant le son. Le Black n’est pas une musique ou le son est nécéssairement propre, mais la ce sera génant notamment au niveau de la batterie qui « clapera » a plusieurs reprises. Je veux bien que les blackeux tappent fort sur la bête, mais quand même.

The Atomic Bitchwax au Hellfest 2012

illman - The Atomic Bitchwax Hellfest 2012TAB, pour les intimes, ne faisait pas vraiment partie de mes attentes, certes j’avais bien aimé leur album T4B mais je n’en attendais pas grand chose. Et pourtant c’est un des meilleurs concerts auxquels j’ai assisté. Oeuvrant dans le Stoner, les poncifs du genre s’appliquent, tantôt planant, tantôt très dynamique, leurs chansons sont magnifiées en live. Je regrette juste qu’ils aient pas fait Revival, dommage pour moi.

J’ai ensuite fait une longue pause où je me suis mordu les doigts de louper Orange Goblin, faute à une tente ultra blindée quand je suis arrivé, sigh.

Darkspace au Hellfest 2012

Serafina - Après le Black des plus classiques d’Endstille, les suisses de Darkspace sont venus nous montrer à quel point ce genre peut faire parfois office de fourre-tout. Si l’on omet le corpse-painting, on est clairement plus face à du Dark Ambient digne d’une scène goth que du Black Metal.

Darkspace Hellfest 2012

En effet, deux guitaristes et une bassiste, accompagnés d’une boite à rythme ultra répétitive, qui délivreront une prestation complètement froide et inhumaine, mais très intense. Le groupe a une prestance scénique très chorégraphiée, lente au point de parfois sembler statique, tournant la plupart du temps leur dos au public, le regardant de manière inquiétante le reste du temps.

Si beaucoup d’amateurs du genre fuiront pendant la prestation, le reste entrera très bien dans cette ambiance, proche de la transe, complètement hors du temps, seulement troublés par les balances de la scène en face malheureusement. Reste que le public d’un tel groupe doit clairement être plus proche de celui d’un Sunn o))) que d’un Taake.

Orange Goblin au Hellfest 2012

dabYo - C’était le premier concert que j’attendais vraiment pour ce Hellfest 2012. Découvert complètement au hasard, grâce aux nouveautés Spotify, Orange Goblin est un groupe de Stoner qui m’avait plus que charmé avec leur dernier méfait, A Eulogy for the Damned. La Valley était plus que blindée pour l’occasion et son ambiance si particulière lors des concerts du genre au rendez-vous.

Le son du groupe est plus que fidèle aux enregistrements: gras, brut, on pourrait presque le qualifier de complètement pourri sans être bien loin de la vérité. Comme sur album, quoi. Ben Ward qui fait office de chanteur et leader pour la formation américaine a un sacré charisme sur scène et donne le ton. Le groupe enchaîne beaucoup de morceaux du nouvel album, tous plutôt agressifs et incisifs, ce qui n’était pas pour me déplaire vu que je ne connaissais pas les autres.

Je garde un très bon souvenir du concert et c’est sans doute un sinon celui qui m’a le plus marqué. Agressif, franchement prenant, le seul reproche qu’on pourra leur faire est d’être passé dans une tente trop petite, vu le public. Un vrai régal. Il est clair qu’après cette performance, Orange Goblin entre dans ma liste à suivre.

Gotthard au Hellfest 2012

illman - Gotthard Hellfest 2012Les suisses de Gotthard reviennent avec leur tournée pour leur nouvel album de leur renaissance, Firebirth. Pourquoi renaissance, parce que leur chanteur Steve Lee est décédé en 2010 dans un accident de la route, Nic Maeder lui a succédé en 2011.

Une chose est sure, il assure (argh la rime) son chant de manière magistrale et en plus il est francophone, du coup il avait littéralement le public dans la poche. Leur temps sur scène est court mais on a le temps de profiter de vieux titres comme Hush, qui est une cover d’une chanson 1967, de leur premier album ou Starlight tiré du dernier et qui envoie bien sur scène comme sur l’album. Ils prouvent que changer de chanteur ne leur a pas fait perdre leur mojo. C’est juste dommage qu’ils n’aient pas joué Heaven, mais bon on peut pas tout avoir.

Taake au Hellfest 2012

Serafina - S’il y a un groupe qui peut reprendre le titre de groupe le plus Black Metal de la journée à Endstille, c’est bien Taake. Projet musical de Hoest depuis 1993, le groupe vient de Norvège et fait place à la fierté nationaliste propre à la branche du genre menée par Enslaved. Si ici on attendait particulièrement la prestation du groupe, c’est pour Myr, un morceau du dernier album ayant la particularité d’être le premier morceau de Black incorporant un solo de banjo. Eh oui.

Taake Hellfest 2012

Des musiciens de sessions sont évidemment sur scène pour accompagner Hoest, mais le moins que l’on puisse dire c’est que le musicien porte le groupe sur ses épaules. Le chanteur va commencer le show drapé d’un drapeau aux couleurs de la Norvège pour ensuite nous faire profiter de son corpse painting. Scéniquement, il éclipse ses compères qui ne font pas pour autant taches. Le groupe semble en effet complètement dans son trip, et dégage une sorte d’énergie glauque. Ils ne vont faire quasiment aucune pause pendant tout le set. Une bonne partie de ce dernier est consacré au dernier album, Noregs Vaapen, sans doute le plus ambitieux de tous.

Malheureusement, le solo de banjo tant attendu sera remplacé par quelques riffs douteux de guitares. Tristesse.

Turbonegro au Hellfest 2012

illman - Turbonegro Hellfest 2012L’une de mes plus grosses claques du fest, ce groupe bigarré norvégien, à mi chemin du Hard Rock et du Pop Metal avec un sacré coté Punk, a fait souffler un petit vent de folie sur la plaine clissonaise. Fort d’un nouveau chanteur et d’un nouvel album, ils se déchaînent dès leur entrée sur scène avec All my Friends Are dead, parfaitement taillé pour le live. Tatoué de partout, le nouveau chanteur qui a un sacré coffre nous fera une petite sortie pour revenir avec une cape arborant le drapeau britannique pour un anthologique I got Erection. L’ensemble a un look YMCA et nous abreuve de leur son quasi festif, j’ai passé un super concert avec une bonne ambiance dans le public.

Lynyrd Skynyrd au Hellfest 2012

dabYo - Sans doute l’un des plus vieux groupes du festival, et là particulièrement pour la touche grands classiques du festival, nous n’avons assisté qu’à la fin du show des Lynyrd Skynyrd. Le temps pour Meor de nous apprendre que ce sont des paroles très chrétiennes que l’on retrouve dans leurs chansons, et donc de me faire constater que Free Bird ne parlait peut être pas d’un pigeon libre. Le plus marquant restera tout de même de voir Pierre Bordage passer devant nous…

Lynyrd Skynyrd Hellfest 2012

illman - J’ai assisté à tout le show et j’ai adoré, tous les classiques y étaient. Entendre Sweet Home Alabama en live, c’est tout simplement énorme, être dans un public qui reprend le refrain avec le groupe encore plus. Le chanteur sait tenir son public en haleine tout en mâchant son chewing-gum. Simple Man et Free Bird étaient aussi des moments très fort du set, un excellent souvenir, maintenant je peux dire que j’ai vu Lynyrd Skynyrd.

Dropkick Murphys au Hellfest 2012

dabYo - Découvert complètement au hasard grâce au blog d’illman peu avant le festival, Dropkick Murphys faisait ironiquement partie des groupes qui me bottaient le plus en ce vendredi. Le combo venant de Boston commence très fort et va enchaîner ses différents titres presque sans aucune pause, là dessus, c’était vraiment une prestation à couper le souffle. Les instruments plus classiques sont au rendez-vous, et bien qu’ils viennent des Amériques, on jurerait assister à la performance d’un groupe irlandais.

Dropkick Murphys Hellfest 2012

Mais je dois dire que leur prestation m’a laissé mitigé. C’est certes festif, ça donne envie de bouger, c’est entrainant et le groupe participe et communique avec le public… Mais voilà, c’est tout. Je n’ai pas ressenti le même enthousiasme qu’avec Korpiklaani au Hellfest 2011 par exemple, j’ai trouvé que ça manquait de quelque chose. Dynamiques, présents sur scène, le son était pourtant relativement bon, il manquait juste peut être un peu de puissance à la voix, parfois inaudible. Je n’ai pas réussi à suffisamment accrocher aux hymnes, à rentrer dedans. Des hymnes qui ont pourtant fait bouger pas mal de métaleux.

illman - J’étais vraiment curieux de voir ce qu’il donnais en live. Au final je suis un peu déçu, de là où j’étais j’ai trouvé le son bien pourri. Par contre il y avait une ambiance de fou dans le public de quoi compenser le désagrément. Au final, j’ai trouvé ça sympa sans plus, deviendrais-je allergique aux MainStages ?

Je ne suis resté que 3 chansons pour Megadeth ayant fini très loin et suivant le concert sur l’écran je me suis lassé du manque de vie sur scène pour aller me coucher.

King Diamond au Hellfest 2012

Serafina - Si c’est Megadeth qui faisait office de tête d’affiche pour cette première journée, c’était celle de la MainStage02 qui m’intéressait le plus: King Diamond. Du coup, nous n’avons vu le groupe de Trash Metal que de loin, tandis que la pluie commençait à se faire plus pressante. C’est sans doute pendant ce concert que le temps est réellement passé à humide, au point de rendre les concerts en plein air bien moins agréables.

King Diamond Hellfest 2012

Qu’à cela ne tienne, nous avons donc attendu devant la MainStage02 pour être assez bien placés pour le King, qui, il faut l’avouer, n’a pas semblé avoir attiré les foules. C’est face à une scène complètement décorée que nous avons été mis, avec un réel décors et une grande grille par devant.

King Diamond entre ensuite, avec ses musiciens, et débute alors un show qui s’avérera esthétiquement superbe. Tout y est le, décors bien sur, mais aussi l’assurance scénique du chanteur, les mimiques correspondant aux paroles, et parfois aussi des intervenants, femme folle, vieille en fauteuil roulant, etc. Tout l’aspect visuel a été travaillé et ça se voit, les chansons sont vivantes. Reste cependant dommage d’attendre un bon paquet de morceaux avant d’enlever cette grille, sans réel intérêt autres que l’esthétique général et entravant grandement la vue.

Mais l’aspect visuel n’a pas été le seul à être travaillé puisque le son est aussi au rendez-vous. La balance a été plutôt bien faite et on entend très bien la voix, tenue, dynamique, juste. Là dessus c’est d’autant plus notable puisque l’artiste à la voix si particulière sort tout juste d’une opération. L’instrumentation est aussi au rendez vous, et il n’y aura rien à y reprocher.

Malheureusement, mouillés et commençant clairement à fatiguer, nous n’avons pas eu le courage de rester sous la pluie de plus en plus forte et sommes partis avant la fin. Cette journée aura été en tout cas plutôt bien réussie, et remplie en bons concerts.


Ces articles pourraient aussi vous intéresser:
4 commentaires, donnez votre avis !
  • Akroma a écrit le 30 juin 2012 à 10 h 30 min:

    Merci pour ce résumé ! J’ai commencé la journée avec Unexpect et je ne peux qu’être d’accord avec votre avis. Par contre, pour Endstille, je dois vivre au pays des bisounours car je n’ai rien remarqué de « limite ». J’étais peut être trop en retrait.
    Pour le set de Dropkick Murphys, je peux comprendre vos réticences. Je les ai vus trois fois en concert et pour moi, c’était le set le moins « bon ». Ils n’ont pas chanté « The Gang’s all here » ou « Barroom hero » par exemple, qui sont plus « fédérateurs » pour privilégier les titres plus engagés.
    Quant à King Diamond, j’ai été agréablement surprise. Quand j’avais écouté quelques titres, j’avais eu beaucoup de mal avec sa voix, mais entourée de tout le décorum scénique, j’ai bien accroché. Je suis remontée avant la fin pour voir un bout d’Amon Amarth avant de filer m’abriter sous ma tente.

    RépondreRépondre
  • dabYo a écrit le 30 juin 2012 à 21 h 10 min:

    @Akroma: bah c’était pas flagrant, c’est juste que le lendemain on a reparlé des groupes et tous les deux on a sorti grosso modo en même temps la remarque sur ça. Pour qu’on le capte tous les deux :/

    Bah Dropkick c’était quand même sympa mais bon, peut être que le temps pluvieux a joué aussi, je sais pas :o

    RépondreRépondre
  • Akroma a écrit le 1 juillet 2012 à 11 h 03 min:

    @dabYo: Effectivement, si vous l’avez remarqué tous deux, c’est qu’il s’est passé un truc.

    RépondreRépondre
  • Meor a écrit le 3 juillet 2012 à 14 h 47 min:

    Ahaha j’avais pas vu ton anecdote sur Lynyrd !

    RépondreRépondre
  • Donnez votre avis !

    Comment avoir son avatar sur ifisDead ?