Windhaven de George R.R. Martin et Lisa Tuttle

illman dans Critiques, Livres le 11 juin 2010, avec 2 commentaires
Critiques

Windhaven est un roman de Science Fiction paru en 1981 et édité en 2007 chez J’ai Lu. Le roman est en fait le regroupement de trois nouvelles ayant pour héros le même personnage, auxquelles ont été été adjointes un prologue et un épilogue. Je n’ai pas trouvé d’informations relatives au degré de collaboration des deux auteurs mais je pense qu’ils n’y a qu’un seul auteur par nouvelle. Synopsis

 Windhaven de George R.R. Martin et Lisa Tuttle

Les colons spatiaux ont perdus des vaisseaux qui se sont écrasés sur une planète quasi complètement sous les eaux, eaux peuplées de créatures monstrueuses comme des Scyllas, qui rendent la navigation extrêmement dangereuse. C’est dans ce contexte que la caste des aériens s’est créée, descendants des navigateurs stellaires, ils ont fabriqués des ailes, des sortes de deltaplanes high-tech, à partir des voiles stellaires indestructibles de leurs vaisseaux et peuvent se déplacer d’îles en îles. Plusieurs générations plus tard, nous suivrons le destin d’une femme, une rampante, Mariss dont la rencontre avec un aérien va changer la vie.

Chaque partie nous dévoile une étape de la vie de la demoiselle, de son enfance à sa mort en passant par son passage à l’âge adulte, sa période pseudo maternel et le moment où elle s’est posée. Personnellement, je ne suis pas trop fan des ellipses narratives, ça coupe beaucoup trop le rythme et on a l’impression de devoir se retaper une étape de ré-apprentissage des personnages parce que bon, ils ont vieilli. A des moments je me demandais même si j’avais affaire à de nouveaux personnages ou si c’étaient d’anciens qui avaient changé, étant donné la familiarité des échanges avec Mariss. On en vient donc naturellement aux protagonistes.

Mariss, notre héroïne, est un personnage intéressant à suivre avec ses idées parfois bancales, elle ne détient pas la vérité comme c’est souvent le cas, ses combats et ses déceptions. Elle est peut être un peu trop révolutionnaire au début pour être vraie, elle passe son temps à savater des fourmilières. Les autres personnages font pâle figure et j’ai eu tôt fait de les catégoriser plutôt que de me rappeler leurs prénoms, les aériens, les rampants et les une-ailes, qui vous l’aurez compris sont un peu le chaînon manquant entre les deux autres.

On se retrouve donc face à un mouvement des mœurs, une mini révolution, amorcé par une seule personne, quand je vous disais que c’était de la Science-Fiction.

 Windhaven de George R.R. Martin et Lisa Tuttle

La couverture US est beaucoup plus années 80.

Niveau univers par contre on est servi, Port aux tourmentes, l’archipel, est vraiment unique. Le système de castes est totalement tacite et personne ne semble le remettre en question, c’est assez symbiotique, les rampants ne peuvent pas communiquer sans les aériens, et ceux là ne seraient pas foutus de se nourrir tout seul. Le système politique a beaucoup d’importance dans le récit et les luttes de pouvoir sont légions. Il y a comme un parfum de Trône de Fer qui exhale de ce coté là. On a donc un univers plutôt cohérent avec une société humaine qui a évolué dans un sens qui nous parait assez logique, si on excepte que les lois de la physique malmenées dès que les aériens sont en vol (ou alors c’est qu’il y a vachement de vent là-bas).

 Windhaven de George R.R. Martin et Lisa TuttlePetite aparté sur la couverture de Marc Simonetti que je trouve assez sympa, même si elle dirige un peu trop l’imagination du lecteur sur l’apparence des ailes. Ça peut paraître idiot mais j’aime bien ressentir ce genre d’éléments, très importants de l’histoire via les descriptions de l’auteur, pas par la couverture, même si l’illustration est faite à partir des-dites descriptions.

C’est du bon George R.R. Martin, mais quand on sait qu’il a fait beaucoup mieux, il n’est peut être pas à mettre en priorité de lecture. N’ayant pas lu d’autres romans de Lisa Tuttle, je ne prononcerais pas sur son niveau par rapport aux autres.  Je peux néanmoins facilement vous conseiller ce livre pour ses qualités et son univers bien frais qui sent un peu l’air marin. En tout cas, moi je l’ai dévoré.

Paranoid (Live)

Ces articles pourraient aussi vous intéresser:
2 Comments, donnez votre avis !
  • Isa-sama a écrit le 14 juin 2010 à 13 h 47 min:

    Ce livre est paru chez Denoël il y a une dizaine d’années sous le titre « Elle qui chevauche les tempêtes ».
    La couverture était beaucoup moins descriptive que l’actuelle mais assez sympathique je trouve.

    RépondreRépondre
  • illman a écrit le 14 juin 2010 à 14 h 24 min:

    Je ne le savais pas. Et je trouve même que cette couverture est plus sympa que l’actuelle.

    RépondreRépondre
  • Donnez votre avis !

    Comment avoir son avatar sur ifisDead ?