Vampires à contre-emploi des éditions Mnémos

Serafina dans Critiques, Livres le 9 mars 2014, avec 1 commentaire
Critiques

En février 2014 est sortie l’anthologie Vampires à Contre-emploi aux éditions Mnémos. C’est une anthologie réalisée à l’occasion des 10èmes rencontre de l’imaginaire de Suevres. Elle a été dirigée par Jeanne-A Debats, et la couverture annonce tout de suite la couleur : on va avoir du vampire mixé avec de la Science-Fiction. On y retrouve 11 auteurs dont c’est la première rencontre avec le vampire.

Vampires à contre-emploi aux éditions Mnemos

Très honnêtement, à part Jeanne-A Debats, aucun des noms affichés sur la couverture ne me disait quoique ce soit. Apparemment, effectivement ils font surtout partie de la sphère SF que personnellement je ne connaissais pas. Il y’a donc un peu plus de 10 nouvelles sur 250 pages, ce qui fait des nouvelles entre 20 et 30 pages, on a un bon équilibre : pas de nouvelles trop courtes, pas de trop longues. Seule exception, la nouvelle Le Vampire et Elle de Thomas Geha est très courte (moins de cinq pages), très poétique, très onirique. Je l’ai beaucoup appréciée.

On trouve ici des réinterprétations très originales et souvent très décalées du mythe. Les Lestats ou autres Edwards sont à mille lieux des vampires ici présentés. Les auteurs ont pris l’essence du vampire et l’ont totalement mis à leur sauce. Seule Marianne Leconte flirte avec la sensualité mortelle habituelle des vampires dans sa nouvelle Femme Fatale, où la vampire est aussi belle que fatale. Les vampires ne sucent pas forcément le sang, mais ce sont des vampires psychiques (Trou Noir contre Vampire d’Olivier Paquet d’ailleurs très bien ficelée) ou encore des vampires financiers (Pire que le Vent de Philippe Curval). Il y a vraiment pas mal de bonnes idées très intéressantes.

Les styles abordés dans cette anthologie sont assez variés : l’humour avec Beaucoup y ont cru de Raphaël Granier de Cassagnac qui est d’ailleurs je pense ma nouvelle préférée du recueil, le trip un peu mystique avec Les Miroirs de l’Eternité de Simon Bréan, du voyage interplanétaire avec La Cure d’Olivier Gechter, ou encore le poème en alexandrin avec S’il te plait, désenzyme-moi un InMouton de Timothée Rey auquel soit dit en passant, je n’ai absolument pas accroché. Je salue la prouesse mais cela m’a profondément ennuyée.

Vampires à contre-emploi aux éditions MnemosBref, on a là une anthologie variée, qui évite bien des clichés et des écueils mais je dois avouer n’avoir pas été plus enthousiasmée que cela. La plupart des nouvelles sont sympathiques, mais voilà, ça s’est arrêté là. Si il y a bien une nouvelle que je n’ai pas du tout aimée (celle en alexandrin sus-citée), il n’y a aucune nouvelle que j’ai réellement aimée et qui m’ait laissée bouche bée. Je trouve qu’elles manquaient toutes de quelque chose, comme si à trop vouloir tourner le vampire à sa sauce, l’histoire en pâtissait. La réinterprétation c’est bien, mais malheureusement cela ne fait pas tout. Les scénarios ne m’ont pas réellement convaincue et les fins non plus.

L’anthologie Vampires à contre-emploi se lit donc vite et on y passe un bon moment pendant sa lecture. Mais je pense que je n’en garderais pas grand souvenir malheureusement…


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  • Raphael Granier de Cassagnac a écrit le 17 mars 2014 à 10 h 41 min:

    Alors ça, ça fait drôlement plaisir !

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    Comment avoir son avatar sur ifisDead ?