The Absolute Death de Neil Gaiman

Serafina dans Comic, Critiques, Livres le 24 novembre 2012, avec 1 commentaire
Critiques

Le monde du comic, je connais assez peu. J’ai surtout lu des oneshot, et pas des trucs de super héros. Aimant beaucoup Neil Gaiman et ayant adoré son Black Orchid qui se déroulait dans l’univers sombre de Batman, j’étais tentée. Par Sandman évidemment, mais l’ampleur du truc me faisait un peu peur, alors je me suis tournée vers un recueil d’un des personnages de la série : Death. Je ne la connaissais pas trop, à part de réputation. The Absolute Death en est une compilation publiée par Vertigo.

The Absolute Death de Neil Gaiman

Il compile en effet deux histoires intégrales en plusieurs chapitres : The High Cost of Living et The Time of your Life, ainsi que des petites histoires de 3 à 8 pages et des numéros de Sandman où elle apparaît. Le tout en version hardcover avec à la fin une galerie d’illustrations de Death faites par différents artistes.

Comme vous vous en doutez, Death, c’est la personnification anthropomorphique de la Mort, et cette fois ci, il n’est pas de genre masculin. C’est une jeune goth, plutôt joviale, compatissante, bienveillante, avec un coté assez maternel. On m’avait dit beaucoup de bien du personnage, mais j’étais un peu sceptique. Et pourtant. Je me suis très vite prise d’affection pour elle. Le contraste entre sa personnalité et sa fonction est saisissant et la rend terriblement attachante.

Sandman et Death

Les histoires sont assez inégales que ça soit au niveau des thèmes ou des dessins. En effet, il y a eu plusieurs dessinateurs, et dans l’ensemble je dirais que ce n’est pas forcément un recueil où les dessins et les couleurs sont belles. Ça se lit, c’est assez fluide, les cadrages sont logiques mais ce n’est pas « beau » pour autant. Death n’est pas toujours jolie (des fois son visage est vraiment douteux) mais, heureusement, le charisme qui se dégage d’elle fait oublier tous ces détails. Je dois dire que je ne pense pas avoir totalement compris les numéros de Sandman. La mythologie de la série (les Endless, Dream, etc) ne sont pas rappelés et on se sent un peu largué par moment.

Heureusement les deux grandes histoires en trois chapitre chacun sont elles totalement indépendantes et donc très plaisantes à lire. Les deux sont liées. La première part sur la base que régulièrement (chaque siècle il me semble) , la Mort prend un jour de congé et vit, vraiment. Pour mieux comprendre ce qu’elle ôte. Elle se lie d’amitié avec un jeune ado et assiste au premier concert d’une jeune chanteuse. J’ai apprécié les personnages avant tout. Death y est espiègle et tellement attachante.

Death de Neil Gaiman

La deuxième se centre plus sur une artiste obligée de rester au placard, Death y joue un rôle assez secondaire, mais le récit est extrêmement poignant, et en trois chapitres, Gaiman crée des personnages extrêmement attachants qui m’ont vraiment touchés. Cette nouvelle là vaut carrément le coup et c’est ma préférée.

Des petites histoires indépendantes, A winter’s tale se démarque particulièrement, par sa patte graphique. Un coté trad’, très fluide, presque à l’aquarelle rend l’histoire magnifique et totalement onirique. La dernière petite histoire n’est autre qu’une BD de sensibilisation contre le SIDA, où Death est aidée d’une banane.


C’est un recueil que j’ai acheté en version originale, et à l’heure de cet article il n’existe pas encore de traduction en l’état sur le marché français. Avec la reprise de Sandman et des différentes franchises Vertigo par Urban Comics, cela devrait se faire sous peu. En attendant, les deux principales histoires existent aussi chez Panini Comics en livres indépendants, Death: La vie… à quel prix! et Death: Temps fort de la vie. Mais vu la rareté des deux et la qualité de la traduction, autant attendre une réédition complète et retravaillée.

The Absolute Death de Neil GaimanThe Absolute Death est donc un recueil qui vaut surtout pour les deux histoires en trois chapitres ainsi que les petits interludes indépendants. Ils permettent au novice d’avoir une première vision de l’univers de Sandman et de découvrir ce personnage charismatique qu’est Death. Certaines histoires de cet univers sont peut être un peu plus dures d’accès au néophyte mais ça n’entame en aucun cas la qualité de ce recueil. J’ai réellement été charmée par Death, et par les deux histoires principales. C’est vraiment un personnage qui m’a plu et je comprends pourquoi elle est souvent nommée dans les meilleurs personnages de comics de tous les temps.


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  • Persephone a écrit le 25 novembre 2012 à 14 h 01 min:

    Ca me donne grandement envie! Je commence à découvrir Gaiman sous l’angle comics à travers Sandman (extra d’ailleurs) et j’attendrais donc la réédition de Death chez Urban (moi non plus j’aime pas Panini…)

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