Je vous avais déjà parlé du premier tome de Soeur des Cygnes. Ce deuxième en est la suite directe. Il faut savoir que dans la version anglaise ça n’est qu’un seul et unique tome. Du coup on retrouve l’histoire pile là où on l’avait laissée et c’est reparti. Je vous renverrais à ma critique du premier tome pour le synopsis, vu qu’il ne change pas. On suit toujours Sorcha une jeune fille dont les frères ont été transformés en cygnes. Pour les délivrer de cette malédiction, elle doit tisser pour chacun une chemise en ortie et garder le silence. Vous aurez reconnu le célèbre conte de Grimm dont ce roman est une adaptation.

Ce tome est donc la suite directe du précédent, avec les mêmes qualités. Le style de Juliet Marillier est très agréable, ou bien sa traduction faite par Hélène Bury, je ne sais pas, et on est très vite transporté dans l’histoire. Ici le récit continue sa visée initiatique. Sorcha n’est plus dans le même genre d’endroits et doit assumer son choix de garder le silence y comprit en présence d’autres personnes et face à des injustices. Elle ne peut que se taire. Plus de quiproquos dans ces pages donc, des quiproquos, certes prévisibles, qui m’ont fait un peut penser au deuxième tome des Enfants de la Terre, mais en mieux , je vous rassure. C’est mignon. Oui, car malheureusement pour les messieurs qui veulent de la testostérone, on assiste à un début de romance, plutôt bien conté, plutôt réaliste et évidemment qui sera très poignant pour les romantiques. Je suis romantique, donc autant dire que j’ai été happée par cette histoire d’amour, ses non-dits, ses quiproquos et que j’ai eu les larmes aux yeux plusieurs fois.
On peut aussi saluer la psychologie des personnages que Marillier développe bien et avec réalisme. Après ce qu’a vécu Sorcha dans le premier tome, elle n’est plus pareille et cet événement continue de la hanter même plusieurs années. Ça change des héroïnes qui passent l’éponge sur les pires atrocités comme celle de la Symphonie des Siècles par exemple… Les événements douloureux sont traités avec noirceur, comme il se doit, rendant toute l’horreur que l’humain peut accomplir à ses semblables. C’est justement ce qui manquait récemment à Immortel par exemple. L’impact des épreuves qu’a vécu Sorcha est réaliste, et ça, je ne peux que le saluer.

La couverture anglaise est nettement moins réussie, dommage.
Entre le lieu où cela se passe, l’époque où cela se passe, le coté légendaire, je n’ai pas pu m’empêcher de comparer ce roman aux Dames du Lac de Marion Zimmer Bradley. Et sachez que c’est un compliment. Sorcha est tout aussi attachante que les héroïnes de la série précitée et j’ai refermé ce tome avec ce même genre d’émotion. Une fébrilité, et des rêves dans les yeux. Soeur des Cygnes c’est un roman magique et enchanteur. Du coup, les défauts du livre sont passés comme une lettre à la poste. Oui, parce qu’il y ‘en a quand même.
C’est assez manichéen, les méchants sont méchants, les gentils gentils, c’est dommage. Heureusement, j’ai trouvé ce coté manichéen compensé par les réactions de certains personnages en fin d’ouvrage, je n’en dirais pas plus. J’ai aussi trouvé qu’on virait trop au pathétique par moment. Pourquoi vouloir toujours faire souffrir Sorcha encore plus. Certaines réactions sont un peut étonnantes et difficilement compréhensibles.
Mais voilà, je n’en ai que faire, je suis tombée sous le charme, et ca ne s’explique pas. Ca n’est pas rationnel. J’ai trouvé ce dernier tome charmant, cette histoire d’amour émouvante et du coup, c’est un coup de coeur, c’est tout. J’ai été happé dans ce récit romantique à souhait, ni trop, ni pas assez. Je ne saurais que le conseiller à tous ceux qui ont aimé les Dames du Lac, qui aiment les contes, ou tout simplement ceux qui sont sensibles au fond de leur coeur tout mou.
Un titre à lire sans aucun doute, sans parler du fait que sa couverture de Benjamin Carré est superbe.








Pauline a écrit le 18 janvier 2010 à 9 h 57 min:
Rho la la … ça me donne trop envie… je note pour la prochaine commande^^
Véro a écrit le 18 janvier 2010 à 19 h 48 min:
Moi qui aime les dames du lac, je vais donc succomber !
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