Saisons Païennes des Enfants de Walpurgis

Huit nouvelles pour découvrir les temps forts d'une année païenne

dabYo dans Critiques, Livres le 28 décembre 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Saisons Païennes est un recueil de nouvelles aux éditions du Chat Noir écrit par le collectif Les Enfants de Walpurgis. Ce nom doit vous dire quelque chose puisque les auteurs français qui en font partie avaient séduis Serafina à deux reprises avec Sorcières et Sortilèges et Le Lamento des Ombres. Il s’agit une fois de plus d’un recueil de nouvelles de type Fantastique, fortement thématisé autour des saisons païennes. C’est donc 8 nouvelles que l’on retrouve, chacune centrée sur un temps fort du calendrier païen.

Saisons Paiennes des Enfants de Walpurgis

Pas de synopsis évidemment pour un recueil de nouvelles, et parlons un peu du contenant avant de parler des romans. Le livre est ornée d’une couverture réalisée par Cécille Guillot et ses pages sont accompagnées par 8 illustrations, une pour chaque nouvelle, en noir et blanc et réalisées par Serafina cette fois. Vous comprendrez donc que je ne donnerai point d’avis sur ces dernières, pour des raisons évidentes d’impartialité. Indépendamment de cela, on pourra simplement regretter qu’il n’y ait pas toujours de lien entre la nouvelle, l’illustration et l’évènement païen illustré, le tout dépendant de l’interprétation de l’évènement par l’auteur.

Samhain dans Saisons Paiennes des Enfants de Walpurgis par SerafinaAu sommaire des nouvelles, j’ai pu retrouver des auteurs qui m’étaient déjà connu, comme Ambre Dubois, et d’autres que j’espérais bien pouvoir lire un jour, Stéphane Soutoul en premier lieu. Mais la plupart des auteurs m’étaient inconnus, tout comme la thématique d’ailleurs. Je suis un néophyte concernant les traditions païennes, aussi je n’avais pas d’apriori sur le contenu de chaque nouvelle, ni sur la justesse des interprétations qu’en font les auteurs. Le recueil de ce côté permet donc d’appréhender les saisons païennes et de combler ce manque, honteux, de culture.

Grâce à cette thématique que je trouve très originale, les nouvelles sont franchement variées, en taille, en rythme, et malheureusement aussi en qualité. Le tout est en effet très inégal et si certaines nouvelles m’ont plutôt convaincu, d’autres m’ont franchement laissé perplexe, ou au mieux, sans souvenir. Une ou deux ne font que quelques pages, et c’est sans doute celles qui m’ont le moins marquées. D’une manière, je pense que c’est sans doute les thématiques qui n’ont pas réussi à me convaincre, je suis peu sensible aux thématiques de l’enfant par exemple, et je n’ai pas su m’identifier à la majorité des personnages principaux. Enfin, parlons tout de même de trois nouvelles en particulier.

Noces sanguines au cœur des ténèbres de Marianne Stern

J’ai beaucoup aimé cette nouvelle de Marianne Stern qui prend son lecteur à contre pied. L’ambiance est sympathique, l’histoire semble clichée mais ne l’est finalement pas, et elle présente une interprétation plutôt très intéressante de la fête de Yule. Alors la narration reste perfectible, mais on rentre tout de suite dans l’histoire et son univers froid et neigeux se dépeint instantanément. Sans doute ma nouvelle préférée du recueil.

Pour que l’histoire s’achève de Stéphane Soutoul

Je dois avouer que j’étais très content de pouvoir enfin jeter un œil sur les écrits de Stéphane Soutoul. Malheureusement, sa nouvelle fait pour moi clairement partie des mauvais points de ce recueil. Présentée comme différente de son style habituel, c’est le moins que l’on puisse dire. Exit le style très puritain que l’on peut retrouver dans ses romans, cette longue nouvelle n’a pour seul but de nous amener à une scène de sexe de plusieurs pages. Alors je n’ai rien contre la chose, mais c’est triste de voir qu’on ne retrouve pas grand chose d’autre dans le récit.

L’offrande de l’été de Ambre Dubois

Le recueil se termine avec cette nouvelle d’Ambre Dubois, qui dépeint de façon concrète une mythologie plus que sympathique. L’écriture est moins soignée que dans son roman Absinthes & Démons, mais ça se lit très bien et l’opposition entre l’été et l’hiver, sujet de la nouvelle, est très bien retranscrit. L’histoire est sympa et c’est une très bonne façon de terminer ce recueil.

Saisons Paiennes des Enfants de WalpurgisJe suis donc assez partagé sur ce Saisons Païennes. Il se lit rapidement et sans effort, ce qui est évidemment un bon point. La plupart des nouvelles déploient très vite une ambiance, un monde, assez particulier. Malheureusement, peu d’entre elles ont su me parler.

Je ne sais pas si c’est parce que la narration rappelle parfois un peu trop le monde de la Bit-Lit alors que je lui préfère le Fantastique, ou si c’est pour les thématiques, grossesse, amour… pour une bonne partie. Je compte bien relire des écrits des Enfants de Walpurgis pour ne pas rester sur ce bilan mitigé.

 


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