Résurrection, le dernier vampire de Jean Vigne

Vampire de Paris

illman dans Critiques, Livres le 25 février 2014, avec aucun commentaire
Critiques

Résurrection: le dernier vampire de Jean Vigne est la suite de Désolation qui m’avait beaucoup plu à l’époque. C’est toujours aux éditions du Petit Caveau avec Fleurine Rétoré à l’illustration de couverture. J’ai donc eu l’édition numérique de ce nouveau volume entre les mains pour vous en parler. Vu que l’on a affaire à une suite je vais me contenter d’un synopsis light.

Resurrection le dernier vampire jean vigne

Dur d’être un vampire dans un environnement où mordre les humains pourrait vous tuer. Aurore est une vampire, la fille même de Virginie et de Jean Verger, les protagonistes du premier volume, et du haut de ses 16 ans elle va se retrouver témoins d’événements qui vont changer le cours du monde.

On retrouve ici l’univers post-apocalyptique glacé du précédent tome qui, même si un redoux a eu lieu ces 15 dernières années, laisse quand même l’humanité sous ses bio-dômes souterrains. L’atmosphère est beaucoup moins oppressante sous le dôme parisien et il y a un parfum de retour au monde « d’avant ». En découle que certaines intrigues prennent un pli plus politique et qu’une partie du roman est consacrée à une des plus grosse entreprises du dôme, ou plutôt de l’ascension de Virginie dans cette boite. Des ultra-capitalistes qui se mettent des coups de couteaux dans le dos, c’est toujours fun.

Jean Vigne

Jean Vigne

Evidemment l’un des points crucial du roman reste ses vampires. Ils sont cohérents dans l’univers de l’auteur avec certes un thème déjà utilisé, le vampirisme qui est une maladie/mutation, mais ici rafraîchi. Après tout faire en sorte que leur mode d’alimentation soit aussi leur chemin vers la destruction. Car le monde de Jean Vigne a révolutionné la médecine en remplaçant le sang par du bioplasma, enfin pour les riches surtout. Le clivage entre les riches et les pauvres est encore plus marqué à mon sens, ce qui m’a surtout étonné c’est que l’auteur ne s’en sert pas vraiment.

Ce que j’ai aimé au niveau du style, ce sont les dialogues incisifs et les tournures phrases qui vont à l’essentiel, mais plus que ça c’est le rythme soutenu qui permet de maintenir l’attention du lecteur par des « chapitres » plutôt courts. Cela permet une alternance rapide entre les différents personnages et donc d’avoir une parallélisation d’une action qui se passe à plusieurs endroits en même temps. De ce coté la numérisation a été bien faite, on est pas paumé sur les changements de personnages comme j’ai pu le voir dans des numérisations faites à l’arrache du découpage en chapitre par des éditeurs peu soucieux du confort de lecture sur liseuse (*tousse* Brag’ *tousse*). Donc pour ce point merci aux éditions du Petit Caveau pour le respect du lecteur.

Resurrection le dernier vampire jean vigneL’autre aspect qui accroche le lecteur c’est une sorte de profusion d’éléments d’intrigue qui arrive constamment et qui l’enrichissent. C’est une caractéristique particulièrement marquée dans la seconde partie du roman où l’action jaillit de partout et où les différents partis prenant part à l’histoire révèlent leurs cartes. Tout ça pour dire que déjà la première du moitié du roman est bien réussie, avec des relations entre les personnages qui se tendent, pour que finalement ça pète dans la seconde partie avec un final dantesque.

J’avais lu d’une chronique d’un blogueur que de toute façon avec Jean Vigne, on ne pouvait avoir qu’un récit surprenant et de qualité. De ma brève expérience avec cet auteur, je ne peux que lui donner raison pour l’instant. J’ai trouvé ce deuxième tome tout simplement génial, on ne s’ennuie pas, c’est plutôt original et le style d’écriture est agréable. Bref j’attends maintenant avec impatience la conclusion de cette trilogie qui s’annonce d’ores et déjà grandiose.


Ces articles pourraient aussi vous intéresser:
  • No comments yet.
  • Donnez votre avis !

    Comment avoir son avatar sur ifisDead ?