Après avoir énormément apprécié Chien du Heaume, j’étais évidemment très enthousiaste à l’idée de lire sa suite Mordre le Bouclier, enfin disponible en poche aux éditions J’ai Lu. Brutal mais pas dépourvu d’émotion, le roman de Justine Niogret m’avait vraiment marqué à l’époque. Mais comme d’habitude, quand on tape un si gros coup avec un roman, il est souvent dur d’être à la hauteur pour la suite ? Pour le synopsis je vous invite à lire la chronique plus que positive faite par Serafina.

Mordre le Bouclier de Justine Niogret

Après un début assez difficile, ma lecture a beau dater d’un an je dois avouer avoir oublié un paquet de détails. Mais la fin de l’aventure de Chien dans Chien du Heaume revient finalement assez vite puisque c’est elle qui va énormément influencé le début de notre histoire. On est quasiment à la suite du roman, même si ça reste assez flou, et je pense que les tomes ne sont clairement pas lisibles de manière indépendante. Ce Mordre le Bouclier ne peut s’apprécier qu’en ayant déjà découvert Chien et en connaissant son histoire.

Si le propre de cet histoire semble être bien précis, aller tuer quelqu’un, il faut avouer que contrairement au tome précédent, le déroulement est bien moins linéaire. On est face à une introspection de plusieurs personnages, confrontés à la réalité de la vie et à ce qu’ils veulent en faire. C’est vraiment très personnel du coup, chacun y verra sans doute un discours différent, optimiste ou complètement dépressif, cela dépend. Je n’ai pas vraiment réussi à choisir, mais le tout m’a fortement remué. Conséquence directe de cette introspection, il y a très relativement peu d’action et une sorte d’immobilisme prime dans l’histoire. Comme si la neige qui devrait tomber restait en suspension. On attend, simplement.

Au rang des personnages on retrouve trois principaux compagnons de voyage, d’abord Brehyr la guerrière qui a emmené Chien dans sa quête de vengeance. Elle aussi mercenaire, mais plus vieille et dont la vie est déjà presque finie. Et puis, et surtout même, Heroon, un croisé de retour de la Terre Sainte et de sa quête de Dieu. C’est sans doute lui le plus intéressant et captivant.

Mordre le Bouclier de Justine NiogretLa quête d’identité s’est donc transformée en quête de sens. Le style d’écriture de Justine Niogret lui par contre n’a pas changé: ça se lit aisément et c’est dans un style moyenâgeux qui donne un énorme caractère au roman. C’est très brut, violent, réaliste. Les phrases sont simples et pertinentes, c’est un vrai régal et elle réussit très bien à nous décrire ces introspections, à mi chemin entre rêve et réalité.

J’ai fini Mordre le Bouclier en quelques jours à peine, ce second roman de Justine Niogret se lit plus que bien et est largement digne d’être la suite de l’excellent Chien du Heaume. Introspectif, cruel tout en étant parfois onirique, c’est une lecture qui marque et laisse le lecteur songeur pour quelques jours.


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  • Akroma a écrit le 27 juillet 2013 à 20 h 18 min:

    Très bel avis :)
    Pour ma part, je n’hésite pas à dire que je suis fan de sa plume et de son univers. J’attends avec impatience la sortie de Mordred !

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    Comment avoir son avatar sur ifisDead ?