Moi, Ozzy de Ozzy Osbourne

Autobiographie d'Ozzy Osbourne avec une aide de Chris Ayres

Serafina dans Actualité, Critiques, Livres, Musique le 27 juillet 2012, avec 3 commentaires
Critiques

L’été a ses rituels : le temps de merde, la déprime habituelle, les déplacement professionnels … et les bios de rockstars héroïnomanes. Et ouais. J’avais eu cette auto-biographie du Prince des Ténèbres à Noël, et elle m’attendait sagement. Cette autobiographie s’intéresse donc à la vie d’une des plus grandes rockstars : Ozzy Osbourne, de son enfance à la real TV, en passant par Black Sabbath et sa carrière solo, évidemment. Pour l’écrire, Ozzy a été aidé par Chris Ayres, le tout traduit par Serge Lefaure et publié aux éditions Camion Blanc.

Moi, Ozzy de Ozzy Osbourne

Comme Ozzy le dit dans le livre, il ne se souvient pas réellement de tout ce qui a pu se passer dans sa vie. Lors de certaines tournées pourtant mythiques, il était tellement fait qu’il n’en garde quasiment aucun souvenir. C’est notamment le cas pour celle faites avec Mötley Crüe, évoquées notamment dans The Dirt, où des légendes impliquent des fourmis sniffées avec des bâtonnets de glace.

Mais pour le reste, le vieux monsieur est bien lucide, et son enfance, de looseux, est bien traitée. Né dans une famille ouvrière de Birmingham, comme beaucoup de jeunes sans trop d’espoir, il ira de bêtises en bêtises, de clowneries en clowneries, jusqu’à faire un tour en prison et postuler comme chanteur.  Il est facile de reconnaitre là une enfance « normale », comme tant d’autres, comme on peut vivre encore aujourd’hui quand on ne nait pas gâté.

Ozzy Osbourne et Motley Crue

Vous aurez (peut être) reconnu Ozzy Osbourne et Mötley Crüe

Ce qui marque dès les premières pages, c’est combien le bouquin est drôle, vraiment. Ozzy a ce recul et cette auto-dérision qui font que son enfance, pourtant pas bien drôle, est juste hilarante. Il m’est arrivé fréquemment, de rire toute seule ou d’en lire des passages à voix haute à dabYo tellement je trouvais cela excellent. Et ce jusqu’à la dernière ligne.

Évidemment, la vie de la star n’a pas été toujours rose, mais à l’exception de deux passages, la mort de Randy Rhoads et le cancer de sa femme Sharon, tout sera traité avec beaucoup de déconne et de second degré. C’est un livre agréable à lire, qui se dévore facilement. Le style est fluide et la traduction effectuée est très bonne, je n’ai noté ni fautes ni non-sens comme ça a pu l’être dans d’autres livres de cet éditeur.

Ozzy Osbourne dédicasse des exemplaires de Moi, Ozzy

Ozzy Osbourne dédicasse des exemplaires de Moi, Ozzy en version originale

D’un point de vue de fan ou même de metalleux, c’est une lecture instructive. On suit directement la montée de Black Sabbath, les échecs, les plans de merdes, pour finalement arriver au succès, aux frictions, aux séparations. Qu’on aime ou non le groupe culte, ça vaut le coup. Le pourquoi du choix de l’immonde cover de Paranoid, comment un groupe à la base bluesy a dérivé en fondateur du Heavy Metal, etc. La moitié du livre se concentre évidemment sur sa carrière solo, mais n’en est pas moins intéressante.

Moi, Ozzy de Ozzy OsbourneLe bouquin est agrémenté de photos d’époques, avec des légendes du Prince himself, là encore, c’est souvent plein d’auto-dérision et très drôle. La qualité du livre en lui même est fidèle aux autres publications de Camion Blanc: un gros pavé de près de 600 pages imprimées en noir et blanc et sur un papier d’une relative mauvaise qualité. Mais on s’y fait.

Au final, j’ai découvert un Ozzy Osbourne assez touchant, prompt à reconnaître ses torts et ses faiblesses. Honnête avec lui même, ne cachant absolument pas son incapacité à lire ou ses difficultés à écrire, pas plus que sa paranoïa, issu d’un milieu vraiment pas favorisé, il n’y a clairement pas la grosse tête. Bon vivant, prompt à faire le clown, on ressent sa personnalité dans le livre, pour le coup vraiment bien traduit. C’est je pense une des meilleures bio que j’ai pu lire à ce jour et je vous la recommande franchement.


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3 commentaires, donnez votre avis !
  • valeriane a écrit le 27 juillet 2012 à 10 h 53 min:

    Hey! Voilà que j’ai ajouté dans ma liste de bio à acheter (c’est du neuf pour moi) ;-) quand j’ai vu que vous étiez en train de le lire. Et la chronique finale donne envie…
    Merci du partage!

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  • Vladkergan a écrit le 31 juillet 2012 à 14 h 30 min:

    Vu que tu as l’air de pas mal creuser les ouvrages musicaux de Camion Noir, j’aimerais savoir si tu as eu entre les mains la biographie de Bathory qu’il ont sorti il y a quelques mois ? J’hésite à l’acheter depuis un moment

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  • Serafina a écrit le 31 juillet 2012 à 14 h 34 min:

    @valeriane: Tu me diras ce que tu en auras pensé si tu la lis ^^

    @Vlad malheureusement non, je ne l’ai pas prise :/ Mais ca a l’air d’etre un bouquin écrit par un francais, donc t’évite 50% des problèmes de Camion noir/Blanc (a savoir, les trads aléatoires)

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