Malédiction du Sang de Celia Rees

Serafina dans Critiques, Livres le 9 mai 2011, avec aucun commentaire
Critiques

Malédiction du Sang est un roman jeunesse de Celia Rees édité aux éditions du Seuil au début de cette année avec une traduction de Anne-Judith Descombey. Celia Rees a écrit beaucoup de romans jeunesse du genre Fantastique, mais je n’en avais lu aucun avant celui-ci. Bien que servi par un titre un peu cliché et une couverture assez moyenne, voir mauvaise avec son montage assez grossier et mal fini, cela a été ma première lecture du Read-a-Thon d’Avril 2011. Synopsis ?

Malédiction du Sang de Celia Rees

Ellen est gravement malade. Une maladie du sang assez obscure qui laisse les médecins perplexes. Elle séjourne chez sa grand-mère qui habite à Londres près de l’hôpital. En convalescence, la jeune fille explore la maison et notamment le grenier où elle découvre les journaux intimes d’une aïeule, fille d’un médecin en pleine époque Victorienne.

Le roman va donc alterner entre présent et passé, et les destins parallèles des deux héroïnes. C’est un procédé assez intéressant, qui a l’avantage d’être bien mené. Les passage dans le présent sont bien écrits, Ellen est une héroïne touchante. Mais j’ai préféré les passages dans le Londres Victorien , cela ne vous étonne probablement pas, l’aïeule est une fille forte, élevée dans l’ambiance des hôpitaux populaires et entourée de superstitions. Ce découpage a évidemment un effet simple, on a tellement envie de savoir la suite que cela se lit super vite.

Le style d’écriture de Celia Rees est fluide et simple, assez quelconque. Je l’ai trouvé neutre, et agréable, cela se lit bien, pas de problèmes à signaler, mais c’est pas franchement un style marquant. L’intrigue quant à elle est assez simple, je ne vous étonnerais pas en vous disant qu’il y vampire sous coussin. En même temps avec une telle couverture difficile de vous surprendre. J’ai rapidement deviné la résolution de l’intrigue, mais pour un livre jeunesse, ça ne me gène pas, cela ravira sans doute une personne plus jeune, et ce n’est pas trop niais pour que l’adulte soit agacée. Bref, un bon équilibre.

Malédiction du Sang de Celia Rees

Bien que parlant de vampires, nous sommes plus proches de ceux à la Carmilla ou Dracula que d’un Edward de Twilight. La partie Victorienne du roman parle notamment des avancées scientifiques (et des inconnues) autour du sang humain, et des épidémies de fièvres roumaines qui ont en partie forgé le mythe. Ce retour aux origines est grandement appréciable. Par contre, je reste assez perplexe sur la dimension scientifique qui est peut être difficilement compréhensible pour le public jeune. Je pense notamment aux incompatibilités de groupes sanguin, ou de rhésus qu’une jeune lectrice de 12 ans ne comprendra peut être pas. Ceci dit, cela peut être l’occasion de l’apprendre en en parlant avec un adulte.

Malédiction du Sang de Celia ReesLe roman est fortement imprégné par la ville de Londres, comme j’y suis allée il y a peu, cela m’a fortement aidée pour m’immerger. Cependant, il y ‘a de nombreux points discutables géographiquement parlant : la grand-mère habite apparemment vers Hyde Park (et plus précisément Nothing Hill), mais en même temps en face de Highgate Cemetery… Bon les quartiers ne sont pas explicitement cités, laissant un flou, mais cela gène un peu au niveau de l’exactitude.

Au final, Malédiction du Sang de Celia Rees est une excellente surprise. Que cela soit pour les deux histoires en parallèle, ou les vampires plus « fidèles » au mythe. Évidemment, l’ambiance Victorienne est un gros plus. Je recommande ce livre, peut être plus pour un public adolescent, mais un adulte aimant les vampires saurait y trouver son compte.


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