Anneau dans Le Seigneur des Anneaux

Quand on fini pour la première fois le Seigneur des Anneaux, s’il est une chose qu’il est difficile d’admettre, c’est que ce soit fini. Nous ne verrons plus les petits hobbits, nous ne saurons jamais ce qu’est advenu d’Aragorn et Arwen, ni de Gimli et Legolas. C’est fini, et on sait que Tolkien n’est plus de ce monde, et qu’il est par conséquent très difficile de l’imaginer faire une suite pour les fanboys que nous sommes. C’est alors qu’on découvre que Folio Junior (je n’ai jamais touché aux éditions Pocket) a eu la bonne idée de rajouter une dernière petite partie à notre troisième tome, une partie sobrement appelée Appendices.

Attention à vous lecteurs, cet article, à cause de l’étendue des publications qui ont été faites par Christopher Tolkien, contient des erreurs. Il est donc à prendre avec des pincettes, en tant qu’article purement subjectif d’un fan du Seigneur des Anneaux banal, qui n’a aucune prétention, et qui est tout sauf un expert. Lire les commentaires, bien que rebutants, est la meilleure des choses à faire pour que vous n’ayez pas une idée faussée des choses.

La Terre du Milieu ne tourne pas autour du Seigneur des Anneaux

On commence alors rapidement à les feuilletter… Et c’est ainsi que petit à petit, on se met à entrevoir  que le Seigneur des Anneaux n’est peut être qu’une petite partie de l’imaginaire de Tolkien. Certes, on savait qu’il existait un autre livre connu, Bilbo le Hobbit, mais ces très courtes appendices nous en apprennent déjà beaucoup. On y parle d’âges, de lignées, on remonte très haut dans le passé, pour descendre très loin dans le futur. Ces appendices sont ils là uniquement dans le but de piquer notre curiosité ? Le tout pour nous faire découvrir la Terre du Milieu autrement que par le Seigneur des Anneaux ? Je ne sais pas, mais c’est ce qui s’est passé avec moi, et ce qui a dû se passer avec bon nombre d’autres jeunes lecteurs.

On échoue tant bien que mal dans les rayons d’une librairie, voir si il y a d’autres livres estampillés Tolkien, et si l’on pourra étancher cette curiosité. On ne trouve rien côté jeunesse, et on comprend pourquoi. Le Seigneur des Anneaux a-t-il réellement sa place rayon jeunesse ? Le style qu’y utilise l’auteur est bien loin de celui de Bilbo, bien plus difficile à lire, et bien plus rebutant. C’est ainsi que doucement, le jeune garçon que j’étais bascule dans le rayon adulte, et qu’il découvre le Saint Graal : presque une dizaine de livres marqués par le nom Tolkien, tous sur la Terre du Milieu.

Mais par lequel commencer ? Ma foi, moi j’ai débuté avec le Silmarillion.

Le Silmarillion : Une première déconvenue ?

Quand j’ai feuilleté pour la première fois les jolies pages du Silmarillion, cachées derrière cette magnifique illustration de John Höwe, le début de la Communauté de l’Anneau était loin, très loin. J’en avais même oublié que Tolkien avait écrit les 200 pages que je trouve, encore aujourd’hui, les plus chiantes, rebutantes et décourageantes à lire. A cet instant de l’article, vous devez donc imaginer que je considère le Silmarillion comme un immonde récit. Et quelque part, vous avez à la fois tord et raison.

le simarillion

Cette œuvre qu’a tenté d’écrire Tolkien durant sa vie était la pièce maîtresse de son univers. Et on comprend encore pourquoi. Aujourd’hui, plusieurs années après sa première lecture, je reste encore sous le choc de certains passages. A l’époque, l’histoire de Turin m’avait énormément marqué. Et ce malgré une enveloppe qui ne pourrait être pire.

Le Silmarillion est un livre indigeste au possible. On ne comprend rien une grande partie du temps de la première lecture, on ne sait pas qui fait quoi, et on doit sans cesse lire des notes inintéressantes et tout aussi incompréhensible qu’a pu écrire l’éditeur du livre, le fils de Tolkien, Christopher. Ces notes sont souvent plus des justifications de « pourquoi Christopher a choisi cette version de l’histoire » que des éclaircissements sur des points obscurs.

Résultat, on est encore plus perdus. Car si une chose est certaine, c’est que J.R.R. Tolkien n’a sûrement jamais considéré que son œuvre était prête à l’édition de son vivant. Et on comprend pourquoi. Le livre est, éditorialement, complètement indigeste. On saute du coq à l’âne, on enchaîne résumé d’histoire sur résumé d’histoire, on lit même la trame du scénario du Seigneur des Anneaux en un seul chapitre. Bref, c’est l’hécatombe. Petit à petit, le fan que j’étais se demande sur quoi il est tombé.

Et pourtant, malgré ces problèmes éditoriaux, je considère le Silmarillion comme l’un des plus beaux livres que j’ai lu. Les qualités des récits de Tolkien arrivent à ressortir du bourbier et on ne peut que les souligner. Il arrive souvent que des histoires très intéressantes soient gâchées par une expression mauvaise, ou par des mauvais découpages. Ce n’est pas ici le cas de l’imaginaire de Tolkien, car malgré toute la mauvaise volonté que l’édition pourra y mettre, les compétences et l’inventivité de l’auteur permettent de sauver le livre, et réussissent même à faire oublier tous les défauts au niveau accessibilité. Malgré tout, on entre dans l’univers, on découvre un monde encore plus vaste qu’on ne l’avait imaginé.

Les histoires sont tellement nombreuses que chacun peut trouver une ou deux histoires qui lui parlent et qui l’emeuvent. Ca sera l’histoire de Turin pour certains, ou celle de Beren et Luthien pour les plus romantiques, etc, etc.

Le fan que j’étais reprend alors espoir. Il se dit que ce n’était là peut être qu’une mauvaise passe, et qu’une série de trois tomes, Les Contes et Légendes Inachevés, ne pourra elle qu’être bien mieux ficelée, bien plus agréable.

Les Contes et Légendes Inachevés : La déconvenue

C’est donc dans une toute aussi jolie édition que je finis par me procurer le premier des trois âges. C’est toujours John Howe qui est aux commandes, et l’illustrateur sait y faire, le livre est superbe. Plus court que le Silmarillion, il me donne l’espoir de retrouver des récits clairs et compréhensible. Et malheureusement, ce ne sera pas le cas.

Contes et Légendes Inachevés, Premier Age

Le premier âge est celui qui m’a le plus intéressé, mais il avait les mêmes problèmes que le précédent. Il fallait sans cesse aller lire les notes de l’auteur à la fin du chapitre ou du livre, rien de plus pratique pour lire un livre, et essayer de les comprendre. Les noms se mèlent, se ressemblent, et il n’y a aucune aide à ce niveau. Un récapitulatif en début de livre aurait été intéressant par exemple. Mais non, rien, on doit se contenter d’explication de Christopher qui ne nous apprennent strictement rien, sinon que Tolkien n’était pas tout à fait sûr sur ce point, ou bien qu’il avait écrit deux fois le passage de façons contradictoires.

Pire, on fini par remarquer que certains passages ont déjà été lus… Mais où ? Ah oui, dans le Silmarillion, juste avant. Des passages qui sont quasiment identiques, et qui ne sont pas forcément plus compréhensible qu’auparavent. Notre premier livre n’avait pas seulement résumé le Seigneur des Anneaux. Il avait aussi résumé la plupart de ce que l’on aurait pu apprendre en lisant les Contes et Légendes Inachevées.

J’ai ainsi continué jusqu’au deuxième Age, sans avoir pu passer au troisième. Les Contes et Légendes Inachevées du 3ème Age est sur mon étagère depuis maintenant 3 ans, sans avoir jamais été ouvert. Du moins, c’est ce que je m’en souviens, car ces lectures sont désormais floues dans ma mémoire. Le fan que j’étais avait été découragé. Non pas par l’incapacité de Tolkien, qui reste aujourd’hui mon auteur préféré, mais par celle de son fils et des maisons d’éditions.

Contes et Légendes Inachevées

Car ces derniers ont beau mettre en petit qu’il s’agit de recueils et de textes qui n’ont aucun lien, le packaking n’est pas assez clair. Ils laissent délibérément les lecteurs venir se casser la gueule sur les rochers, pour après leur dire qu’ils les avaient prevenus.

Les Enfants de Hurin

C’est quelques temps plus tard, un an ou deux même, que j’ai appris l’existance d’un nouveau projet de Christopher : The Children of Hurin. J’avais eu assez de recul depuis mes lectures pour redevenir enthoutiaste, et c’est ainsi que ma fiancée me l’a offert à Noël, dans une très belle édition anglaise, grand format, et illustrée par Alan Lee.

les enfants de hurin

Pour la première fois quasiment, Christopher nous offre un récit clair, tant que faire se peut du moins, et surtout, lié. Il ne s’agit pas d’un recueil mais enfin d’une histoire, complète, avec un début et une fin. Il s’agit là encore d’un conte que Tolkien tenait à coeur, et on le comprend. Le récit est superbe, et j’enjoins toute personne n’ayant jamais lu autre chose que le Seigneur des Anneaux à le lire.

Mais voilà, le mal était fait. J’avais lu Le Silmarillion, et je connaissais déjà l’histoire. Comme l’éditeur le dit lui même, à peu près 75% des textes pouvaient se retrouver dans les recueils précédement publiés. Alors oui, le livre était beau, maisle plaisir n’était plus là pour moi. Je me sentais plus volé qu’autre chose, et déçu au final. Car on m’avait quelque part volé le plaisir que j’aurai pu en obtenir en publiant les livres dans des ordres totalement illogiques.

L’actualité de la Terre du Milieu

La Route PerdueEt nous voilà donc arrivé à aujourd’hui. Bizarrement, l’actualité de la Terre du Milieu était très riche ces dernières années en France. Il y a donc eu la traduction des Enfants de Hurin en 2008, mais pas uniquement. La Route Perdue a elle aussi était publiée pendant cette même année. Les deux sont de faux inédits puisqu’il s’agit de lier des petites parties qui avaient été précédement publiées grâce à des rajouts faits ou trouvés par Christopher. D’autres récits du même genre ont été publiés, comme La formation de la Terre du Milieu en 2007, qui d’après ce que j’en ai lu, serait plutôt une remasterisation de ce qu’on l’a déjà lu dans le premier tome des Contes et Légendes Inachevés.

Il faudrait aussi citer Les Lais du Beleriand qui est une sorte de réédition complète des deux histoires cités précédemment, et qui sera sûrement un de mes prochains achats. Car au fond de moi je reste certain qu’il y a encore de quoi me ravir dans l’imaginaire de Tolkien. Les éditeurs quand à eux, continuent de racler les fonds de tiroirs du mieux qu’ils le peuvent, et c’est ainsi qu’un nouveau volume vient tout juste d’être publié en langue anglaise: The Legend of Sigurd & Gudrun.

Il reste donc le problème du choix. Quels livres lire, lesquels sont déjà publiés sous une autre forme ? J’avoue ne plus en avoir aucune idée. Car il est certain que les maisons d’édition jouent sur la confusion. On nous parle de nouvelle version, de version originale, de rajout, mais au final, on fini par ratrouver bien souvent les mêmes choses ? Alors par quoi commencer déjà ?

Que lire après le Seigneur des Anneaux ?

Tout ça pour en arriver à cette question. Si vous n’êtes jamais allé plus loin que le Seigneur des Anneaux, il est encore temps de ne pas vous gâcher le plaisir que vous pourrez trouver dans l’univers de Tolkien. Même si je n’aime pas la manière qu’a eu de faire Christopher, il faut avouer que les dernières éditions des récits sont tout de même plus aléchantes.

Je vous inviterai donc d’abord à commencer par La formation de la Terre du Milieu qui fait parti des récits qui démontrent le plus à quel point Tolkien était allé loin dans l’imagination, et à quel point le Seigneur des Anneaux n’en est qu’un petit chapitre. Ensuite je n’aurai pas réellement d’ordre à donner, je pense que Les Enfants de Hurin et Les Lais du Beleriand sont deux très bons livres. La Route Perdue étant déjà assez complexe et perdante. Bien entendu, il ne faut pas hésiter à se jetter sur Bilbo le Hobbit qui est je pense le meilleur d’entre tous, bien qu’ils soient écrit pour les enfants, lui.

Que lire après le Seigneur des Anneaux

Après ces quelques lectures, si vous en avez encore l’envie, s’ouvre à vous les quatre recueils dont j’ai parlé au dessus, ainsi que les livres de poésie que le monsieur a pu écrire de son vivant, avec notamment Les Aventures de Tom Bombadil. Malheureusement, je ne fais ici qu’un travail qui devrait être fait par les maisons d’édition et par Christopher Tolkien lui même. Et je le fais de façon imprécise, car je n’ai encore pas pu engloutir tous les écrits. J’ai donc eu à faire quelques recherches, et sur les forums spécialisés on parle de cet ordre, avec lequel je ne suis au final que très peu d’accord:

1- Bilbo le Hobbit.
2- Le Seigneur des Anneaux.
3- Les Enfants de Hurin.
4- Le Silmarillion.
5- Les Contes et Légendes Inachevés 1, 2, et 3.
6- Les Contes Perdus 1, et 2.
7- Les Lais du Beleriand.
8- La Formation de la Terre du Milieu.
9- La Route Perdue.
10- Les Aventures de Tom Bombadil.
11- Faerie.
12- Roverandom.

Pourquoi ? Et bien tout simplement parce que je pense d’abord que lire Bilbo le Hobbit avant le Seigneur des Anneaux n’est pas intéressant. A part l’argument chronologique, je ne vois pas l’intérêt d’un tel choix. Ensuite, lire le Silmarillon avant tous les autres bouquins est pour moi une hérésie, comme je l’ai répété à tord et travers au long de cet article. Si le Silmarillion est vraiment meilleur que les Contes et Légendes inachevées, il leur casse aussi tout intérêt. Je le placerai donc peut être avant, peut être juste après, mais en aucun cas si haut dans la liste. La Formation de la Terre du Milieu, la Route Perdue et Les Lais du Beleriand sont bien plus importants.

D’abord parce que plus centrés sur un même récit, ils permettront de comprendre certains passages de façon plus claire, et ainsi de savoir plus tard reconnaître quoi est quoi quand les passages seront survolés par les recueils. Enfin, les Aventures de Tom Bombadil, Faërie et Roverandom étant tellement à part, je ne vois pas d’objection à les lire en dernier.

1- Le Seigneur des Anneaux.
2- Bilbo le Hobbit.
3- La Formation de la Terre du Milieu.
4- Les Enfants de Hurin.
5- Les Lais du Beleriand.
6- La Route Perdue.
7- Le Silmarillion.
8- Les Contes et Légendes Inachevés 1, 2, et 3.
9- Les Contes Perdus 1, et 2.
10- Les Aventures de Tom Bombadil.
11- Faerie.
12- Roverandom.

Et vous ? Avez vous été intéressé par lire au delà du Seigneur des Anneaux ? Par quoi avez vous commencé si c’est le cas ? Ou par quoi comptez vous commencer ?


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32 Comments, donnez votre avis !
  • Kameyoko a écrit le 2 juillet 2009 à 19 h 05 min:

    Très belle article, très personnel. Personnellement je salue le travail de Christopher sur le Silmarillion (après le reste beaucoup moins). Car c’est quand en partie gr^^ace à lui qu’on a pu mieux appréhender tout le génie de Tolkien.

    Personnellement, je n’ai pas tout lu, les contes inachevés m’ont peu intéressés (doublon avec le Silmarillion).

    Pour moi je conseille le SDA d’abord, Bilbo ensuite et enfin le Silmarillion. Cela suffit déjà pour apprécier l’eouvre dans son global. Après c’est juste pour les fans hardcore dont je ne pense pas faire partie (tout en surkiffant quand m^^eme)

    RépondreRépondre
  • Serafina a écrit le 2 juillet 2009 à 19 h 57 min:

    Perso je n’ai lu que le SDa et le Silmarillion. J’avais d’ailleurs apprécié le silmarillion, malgré tout. Bilbo ne me tente pas le moins du monde, mais je le lirais quand meme. Puis Hurin probablement.

    RépondreRépondre
  • Azariel a écrit le 3 juillet 2009 à 0 h 46 min:

    Marrant, j’ai presque lu dans le même ordre conseillé par tes bons soins les oeuvres sur la Terre du Milieu et ses légendes.

    Comme quoi, les grands esprits se rencontrent ! :p

    Bon travail, en tout cas !

    RépondreRépondre
  • Tolkien et les elfes : Influence de la mythologie Irlandaise | AMHA.fr - A Mon Humble Avis a écrit le 3 juillet 2009 à 12 h 17 min:

    […] : Les nouvelles publications liées au Seigneur des Anneaux sur If is […]

  • Got a écrit le 4 juillet 2009 à 8 h 58 min:

    Ne commencez jamais par le Silmarillion, ça gacherai tout. Bon on en a discuté avant l’article mais j’m’ouvre à plus de monde :o
    Perso j’ai commencé par LotR puis le Silmarillion qui m’a paru un peu compliqué (j’avas genre 10 ans) et j’ai enchainé avec Bilbo et tout le reste. J’ai tut apprécié biensûr mais le Silmarillion est pour moi le livre central, normal le plus complet :p

    +1 aux Aventures de Tom Bombadil qui est excellent en VO.

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  • Le Cinquième Âge de la Terre du Milieu (Tolkien inside) | Dans la Lune a écrit le 6 juillet 2009 à 9 h 51 min:

    […] Les nouvelles publications liées au SdA, sur If is Dead […]

  • baaberith a écrit le 6 juillet 2009 à 22 h 48 min:

    Le lyrisme ainsi que la force qui se dégage du Silmarillon tend à rendre les autres publications un peu fade de plus, les histoires sont tellement intenses et riches en émotions qu’il reste mon livre préféré.
    Le lire après le SDA permets de mieux comprendre l’univers et cela ne gache pas pour moi les histoires que l’on peu lire en plus, car se sont effectivement des histoires du silmarillon mais plus développées, et donc cela fait plaisir de lire quelque chose qui ne ressemble pas à un résumé.
    Après c’est à vous de voir, je suis globalement d’accord avec l’article même si je ne partage pas la déception qui semble transparaître de l’ordre des lectures.

    PS: tu ne parle pas assez de roverandom, ni de faërie ou des aventure de tom bombadil…>< (même si on s’éloigne du SDA on reste dans la lignée de tolkien et de son univers surtout pour faërie)
    Les aventures de Tom Bombadil est un recueil de poème, c’est donc de la poésie, réservé pour les courageux.
    Roverdom, l’histoire d’un chien transformé par un magicien en jouet, Tout a fait émerveillant et aussi bien que bilbo.
    Faërie, recueille d’histoire de « fantasy » avec parfois des clin d’oeil à la mythologie tolkiennesque voire irlandaise (cf AMHA article sur la mytholgie irlandaise chez Tolkien) Je pense que c’est un incomtournable!!!!!!!!

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  • Druss a écrit le 8 juillet 2009 à 19 h 10 min:

    Je voudrais réagir sur l’aspect assez négatif de l’article.
    Je vais notamment m’arrêter sur les passages concernant les dernières publications.
    Sur les Enfants de Hurin d’abord :
    Citation : ___Mais voilà, le mal était fait. J’avais lu Le Silmarillion, et je connaissais déjà l’histoire. Comme l’éditeur le dit lui même, à peu près 75% des textes pouvaient se retrouver dans les recueils précédemment publiés. Alors oui, le livre était beau, mais le plaisir n’était plus là pour moi. Je me sentais plus volé qu’autre chose, et déçu au final. Car on m’avait quelque part volé le plaisir que j’aurai pu en obtenir en publiant les livres dans des ordres totalement illogiques.__
    Je ne comprends pas cette dernière phrase. L’ordre de publication des livres suit une logique chronologique et même si l’on peut trouver à redire sur le Silm et les CLI, l’ensemble du texte est publié dans les HoMe. Je comprends que l’on puisse se sentir __volé__ mais pour la plupart des lecteurs (et notamment francophones) ce texte est inédit. De plus, il faut séparer la logique de publication massive et la logique d’études. Les CLI et HoMe font partie de la seconde, les EdH de la première.

    Sur l’actualité de la TdM
    Citation :__La Route Perdue a elle aussi était publiée pendant cette même année. Les deux sont de faux inédits puisqu’il s’agit de lier des petites parties qui avaient été précédement publiées grâce à des rajouts faits ou trouvés par Christopher. D’autres récits du même genre ont été publiés, comme La formation de la Terre du Milieu en 2007, qui d’après ce que j’en ai lu, serait plutôt une remasterisation de ce qu’on l’a déjà lu dans le premier tome des Contes et Légendes Inachevés.

    Il faudrait aussi citer Les Lais du Beleriand qui est une sorte de réédition complète des deux histoires cités précédemment, et qui sera sûrement un de mes prochains achats. Car au fond de moi je reste certain qu’il y a encore de quoi me ravir dans l’imaginaire de Tolkien. Les éditeurs quand à eux, continuent de racler les fonds de tiroirs du mieux qu’ils le peuvent, et c’est ainsi qu’un nouveau volume vient tout juste d’être publié en langue anglaise: The Legend of Sigurd & Gudrun.

    Il reste donc le problème du choix. Quels livres lire, lesquels sont déjà publiés sous une autre forme ? J’avoue ne plus en avoir aucune idée. Car il est certain que les maisons d’édition jouent sur la confusion. On nous parle de nouvelle version, de version originale, de rajout, mais au final, on fini par ratrouver bien souvent les mêmes choses ? Alors par quoi commencer déjà ?__

    Ce paragraphe montre que l’auteur ne sait pas totalement de quoi il parle, et je ne peux que réagir à ce manque d’informations. __La Route Perdue__ et la __Formation de la Terre du Milieu__ ne sont en aucun cas de faux inédits. Ils présentent des textes écrits par Tolkien dans les années 1930 (les CLI datent eux de 1960 environ) et sont pour la plupart des textes jamais présentés en version française. Certes le lecteur peut avoir un air de déjà vu, notamment car ce sont des versions primaires du __Silmarillion__, au même titre que les __Contes Perdus__. Il faut savoir que le livre du Silmarillion a été conçu par une mise en commun de plusieurs textes et ne forment pas un texte écrit par Tolkien en lui-même. C’est pourquoi, certaines parties sont reconnaissables.
    Sur les Lais du Beleriand enfin. Ces textes sont des versions en poème des deux grandes histoires. Rien que pour la qualité et la prestance de Tolkien dans l’art des rimes, ce volume vaut le coup. Cela me permet de faire la transition pour le dernier inédit qui est __The Legend of Sigurd and Gudrun__. C’est également une version en rimes, réécrit d’après la légende scandinave de Sigurd et les Nibelungen. Tolkien étant un spécialiste de ces textes, dans son métier, ces textes ne valent le détour que pour les fans plus aguerris et pour les littéraires et n’ont rien à voir avec la TdM.

    Que lire après le Seigneur des Anneaux ?
    Je ne suis évidemment par d’accord avec ce qui s’y dit de façon générale, et j’ai bien peur que l’auteur ne sache pas de quoi il parle. Tout d’abord, la liste dont il parle, je la connais étant donné que je l’ai faite moi-même (allez voir le lien vers TolkienFrance, vous y verrez un Druss). Comme c’est surement noté dans ce forum, la liste en question est un ordre d’idée pour le lecture, et en rien une obligation. Mais c’est l’avis de gens qui ont lu et maitrisent assez bien le sujet pour savoir dans quel ordre de difficulté, les lecteurs peuvent les prendre.

    Citation : __Et bien tout simplement parce que je pense d’abord que lire Bilbo le Hobbit avant le Seigneur des Anneaux n’est pas intéressant. A part l’argument chronologique, je ne vois pas l’intérêt d’un tel choix.__
    L’argument chronologique est d’un grand poids à mes yeux, mais ça se discute. On peut lire le SdA sans Bilbo mais j’ai tendance à rester sur l’idée que Bilbo est une entrée douce dans Tolkien, comparé à la centaine de pages d’introduction qui laissent les lecteurs du SdA sur la paille. Mais c’est un choix personnel.

    __Ensuite, lire le Silmarillon avant tous les autres bouquins est pour moi une hérésie, comme je l’ai répété à tord et travers au long de cet article. Si le Silmarillion est vraiment meilleur que les Contes et Légendes inachevées, il leur casse aussi tout intérêt. Je le placerai donc peut être avant, peut être juste après, mais en aucun cas si haut dans la liste. La Formation de la Terre du Milieu, la Route Perdue et Les Lais du Beleriand sont bien plus importants.__

    Idée intéressante que de lire les CLI avant le Silmrillion, sachant que ceux-ci sont des sortes d’additions au Silm. Comment comprendre le contexte d’Aldarion et d’Erendis sans avoir lu le Silm qui décrit la création de Numenor?
    Quand à mettre la Formation de le TdM juste après le SdA et avant les EdH c’est aller à l’encontre de ce que l’auteur dit plus haut à propos des CLI, à savoir qu’ __il fallait sans cesse aller lire les notes de l’auteur à la fin du chapitre ou du livre, rien de plus pratique pour lire un livre, et essayer de les comprendre.__ La Formation est bien pire dans un sens.

    Mon sentiment à la lecture de cet article : globalement ce n’est pas un article objectif. L’auteur semble tellement déprécier Tolkien, ou tout au moins la façon dont ses textes sont présentés qu’il en oublie d’être honnête et lucide sur le fond.
    Qu’a-t-il dit sur la qualité des dernières traductions françaises? Qu’a-t-il dit sur le contenu des celles-ci, mise à part que celles-ci seraient de vulgaires remasterisations, ce qui est loin, bien trop loin de la vérité.
    Alors certes, on peut ne pas être d’accord sur tel ou tel point, mais il faut savoir être juste.

    J’espère que l’auteur ne le prendra pas mal, et encore moins pour lui. En effet, je conçois qu’il n’est pas facile d’appréhender l’ensemble du monde tolkiennien, et encore moins l’ensemble des écrits.

    Cordialement Druss

    PS : Pour plus d’infos sur ces sujets, je ne saurais que trop conseiller d’aller sur le site Tolkiendil.com dont je suis l’un des responsables, site qui sans fausse modestie est le plus complet de la toile française.

    RépondreRépondre
  • dabYo a écrit le 8 juillet 2009 à 20 h 36 min:

    Oula, tu es sur un blog, ce qui sosu entend subjectivité, et vu le ton que j’ai pris dans mon article, je trouve même étonnant que tu essaies de le considéré comme objectif.

    Je parle de mon expérience, de mes déceptions, et donc de mon vécu. C’est bien de subjectivité donc je parles.

    Je précise aussi que ce n’est pas Tolkien que je déprécie mais la façon dont a été utilisé son travail par les maisons dédition et par son fils, que je trouve très très décevante. Il me semble quand même avoir enfoncé ce point tout au long de l’article…

    Comme je l’ai précisé, je ne connais pas non plus les dernières oeuvres publiées tout simplement parce que j’en ai été dégouté, et que je n’ai lu que les enfants d’hurin. Je dis aussi que JE, j’insiste sur le je, ne suis pas d’accord avec ta / votre liste, mais je ne la citerai pas si je ne la considérais pas de valeur, si ? Il s’agit bien d’un JE, et j’explique, peut être de façon imprécise ou avec des erreurs, pourquoi je placerai telle oeuvre avant telle autre :)

    Certes le lecteur peut avoir un air de déjà vu, notamment car ce sont des versions primaires du __Silmarillion__, au même titre que les __Contes Perdus__. Il faut savoir que le livre du Silmarillion a été conçu par une mise en commun de plusieurs textes et ne forment pas un texte écrit par Tolkien en lui-même. C’est pourquoi, certaines parties sont reconnaissables.

    C’est justement ça que je dénonce tout au long de l’article, il me semble. L’impression de déjà lu. Je n’ai jamais dit que c’était les mêmes choses mot à mot. Simplement qu’il n’y a vraiment pas grand chose d’ajouté qui justifie de telles publications.

    D’ailleurs ma liste est, enfin, c’était mon objectif, faite pour être sûr de ne pas avoir à lire des livres qu’on considère comme des complètes redites.

    Quand à mettre la Formation de le TdM juste après le SdA et avant les EdH c’est aller à l’encontre de ce que l’auteur dit plus haut à propos des CLI

    Je ne pensais pas que les dernières éditions étaient encore bourées d’anotations, auquel cas je trouve leur publication au prix fort une fois de plus totalement scandaleuse.

    Bref, j’ai du je pense dire des choses qui t’ont fait hérisser les poils pour lire un commentaire aussi tranché: je ne me suis jamais avancé comme étant un expert, je n’apporte ici que ma petite expérience, et si l’article n’est pas publié en critique, c’est bien parce qu’il ne s’agit pas d’une critique. Ce qui explique donc qu’il n’y a rien sur les traductions, l’intérêt de lecture, etc…

    (et il me semble avoir fait d’énormes éloges sur les talents de Tolkien en début d’article :)

    ps: Je te/vous rassure, je ne l’ai pas du tout mal pris, et je comprends que les experts puissent hérisser leurs poils.

    RépondreRépondre
  • dabYo a écrit le 8 juillet 2009 à 20 h 39 min:

    Ah oui, si tu relis la liste je conseilles les Contes et Légendes Inachevées APRES le Silmarillon…

    Même si l’inverse, au vu de ce que je m’en souviens, ne me choquerait pas.

    edit: Ah oui, et le fait qu’il y ait des éditions du même texte en version d’avant ou autre, pour moi, ça n’a aucun interêt et ça reste ma même chose; J’aime Tolkien, mais pas au point de lire les 10 versions différentes de son unviers. Il s’agit ici d’un article pour un lecteur anonyme et NON pour un « die hard » fan ;)

    RépondreRépondre
  • Zelphalya a écrit le 9 juillet 2009 à 10 h 07 min:

    De mon point de vue, je comprends tout à fait qu’un lecteur qui cherche la distraction, le plaisir de lecture seulement soit profondément déçu et agacé par les publications que sont les Contes et légendes inachevés ou les volumes de l’Histoire de la Terre du Milieu (Le Livre des Contes perdus, Les Lais de Beleriand, La Formation de la Terre du Milieu, La Route Perdue). Avant de conseiller ces ouvrages je m’assure que la personne cherche surtout à explorer l’univers et non à lire des histoires, des romans.

    Cependant je trouve déplacé de blâmer autant Christopher Tolkien et les éditeurs. Il faut être clair : Tolkien ne s’achète pas les yeux fermés ! C’est un auteur complexe et divers. Il me semble que c’est au lecteur d’avoir un peu de jugeote et de ne pas acheter un livre juste parce qu’il y a le nom d’un auteur qui l’a fait rêver. Tolkien n’est pas un auteur qui écrivait pour vendre comme on peut en trouver aujourd’hui. C’est un professeur qui écrivait pour son plaisir personnel ou pour ses enfants.

    Concernant Christopher, il faut se mettre à sa place : il est exécuteur testamentaire de son père qui rêvait que le Silmarillion soit publié pour dévoiler son univers. Il l’a donc fait et peut-être avec un peu de maladresse. Imaginez vous, fils d’un auteur dont les fans vous réclame toujours plus de textes à se mettre sous la dent. Il aurait pu faire comme le fils de Frank Herbert et continuer ses textes, mais non, il a fait le choix de respecter au mieux les textes de son père. Il a fait le Silmarillion comme il a pu alors qu’il n’est pas auteur et n’avait pas d’expérience en la matière. Il a ensuite livré des textes comme les Contes et légendes inachevés (Cli) et les volumes de l’Histoire de la Terre du Milieu (HoMe) en prenant le temps de soigneusement tout annoter. Il n’a pas donné des textes bruts au lecteur le laissant livré à lui-même, non il les a annoté en profondeur (parfois trop même). Après 3 Cli et 12 HoMe, il a estimé qu’il avait de quoi recomposer Les Enfants de Húrin pour en faire un vrai livre qui s’adressera cette fois à ceux qui cherchent justement un plaisir de lecture qu’ils n’ont pas pu avoir dans le Silmarillion trop lourd.

    Je ne crois pas qu’à la vue de cette démarche on puisse dire que Christopher est malhonnête. S’il l’était vraiment il aurait juste publié les textes sans les travailler, il aurait complété de lui-même les trous, mais il n’a rien fait de tout cela.

    Pour les éditeurs, je trouve qu’en effet les éditeurs anglophones mettent plus en avant le nom Tolkien que le contenu des livres, mais ce n’est pas le cas de l’éditeur Christian Bourgois qui publie par passion. Pour s’en convaincre on pourra lire son interview sur le site PourTolkien. Aujourd’hui c’est une équipe de passionnés qui traduisent avec soin et rigueur les volumes de l’Histoire de la Terre du Milieu ou des ouvrages comme les Lettres ou les Monstres et les critiques. Et la publication de ces ouvrages est un problème financier car ils ne se vendent pas. Et pour cause : Christian Bourgois (du moins la maison d’édition car Christian Bourgois nous a malheureusement quitté) n’en fait que peu la promotion, ils savent que ce ne sont pas des livres tous publics mais destinés au passionnés. Après on pourra se poser la question du cas de Pocket, mais quand on achète du poche, il ne faut pas s’attendre à une démarche autre que commerciale, non ? D’ailleurs les entractes dans les Cli sont plus en rapport avec JRTM qu’avec Tolkien.

    Bref, n’achetez pas un livre sans l’avoir attentivement examiné, surtout si c’est un Tolkien. Renseignez vous ou ne rejetez pas votre erreur sur les autres.

    J’espère que ces précisions vous permettront de mieux comprendre la démarche de publication.

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  • Druss a écrit le 9 juillet 2009 à 11 h 04 min:

    ___Simplement qu’il n’y a vraiment pas grand chose d’ajouté qui justifie de telles publications.

    D’ailleurs ma liste est, enfin, c’était mon objectif, faite pour être sûr de ne pas avoir à lire des livres qu’on considère comme des complètes redites.___

    Et pourtant, sans avoir lu en profondeur les livres que tu dénonces, comment peux-tu être sûr que ce soit la même chose? Par exemple, le dernier volume __La Route Perdue__ présente de vrais inédits si je puis dire, rien qui ne soit du déjà vu. Le texte de « la Route Perdue » présente la première vision de Tolkien sur Numenor qui fut plus ou moins abandonnée par la suite. Dans la seconde partie __Le Lhammas__ présente un développement sur l’histoire des langues en TdM et __Les Etymologies__ sont un recueil de mots en langues elfiques. Ne serait-ce que pour l’engouement pour ces dites langues, ces deux derniers textes méritent d’être lus.

    ___Je ne pensais pas que les dernières éditions étaient encore bourées d’anotations, auquel cas je trouve leur publication au prix fort une fois de plus totalement scandaleuse.___

    Là encore j’ai l’impression que tu parles sans savoir. D’une part, le prix est loin d’être scandaleux pour des publications de cet ordre (de 25 à 30€ le volume, c’est cher mais encore loin d’être inabordable). Ensuite il faut savoir que ces publications sont avant tout, je le répète, des publications pour aller plus loin dans le monde de Tolkien. On peut redire sur la façon d’annoter les textes par Christopher Tolkien, mais cette démarche est nettement plus logique et respectueuse que de présenter un Silmarillion réécrit qui n’a plus rien à voir avec ce que son père avait en tête.

    ___Ah oui, et le fait qu’il y ait des éditions du même texte en version d’avant ou autre, pour moi, ça n’a aucun interêt et ça reste ma même chose; J’aime Tolkien, mais pas au point de lire les 10 versions différentes de son unviers. Il s’agit ici d’un article pour un lecteur anonyme et NON pour un “die hard” fan ;)___

    Dans ce cas, tu aurais dû, à mon avis, t’arrêter sur le contenu de chacun afin de dire clairement ce qui était neuf. Ainsi dans la Route Perdue, comme dit plus haut.

    Pour finir j’aimerais revenir sur une chose que tu dis :
    __Il reste donc le problème du choix. Quels livres lire, lesquels sont déjà publiés sous une autre forme ? J’avoue ne plus en avoir aucune idée. Car il est certain que les maisons d’édition jouent sur la confusion. On nous parle de nouvelle version, de version originale, de rajout, mais au final, on fini par ratrouver bien souvent les mêmes choses ? Alors par quoi commencer déjà ?__

    Le fait que tu présentes certaines éditions ainsi que d’autres peut te perdre déjà. Les seules éditions valables (en terme de coquilles notamment) sont les Bourgois. Les poches permettent de commencer mais présentent un nombre considérable de fautes que ça en devient assez vite horrible. D’autre part, sur les différentes versions, il faut savoir que les éditeurs anglais corrigent régulièrement certains textes. C’est le cas du Silmarillion par exemple. L’édition poche avec le Balrog, que tout le monde a lu, moi y compris, est une version qui date d’avant 2005, or cette année-là, le Silmarillion a été réédité dans un nouvelle version corrigée. Le cas des CLI ou des Contes Perdus est un autre exemple. En poche, ils sont présentés en trois et deux volumes, alors que chez Bourgois, ils sont en un volume respectivement, c’est juste une histoire de packaging dans ce cas. Le SdA, lui ne devrait paraitre que sous un seul volume, car c’est ainsi que Tolkien le voulait.
    Dans le cas général, les publications les plus récentes de chez Bourgois présentent les versions les plus complètes et les plus récentes.

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  • Serafina a écrit le 9 juillet 2009 à 11 h 11 min:

    Comme tu le dis Zelphalya , Tolkien n’était pas un auteur qui écrivait pour vendre. A partir de la on peut se demander si Tolkien aurait réellement voulu la publication a telle echelle et surtout avec un tel marketing de ses brouillons, de ses versions abandonnées, etc. C’est la question qui est posée dans l’article.

    Pour moi, ces publications a répétition, de version 1, 2, 3 , 1.5 etc de la meme histoire, sont une exploitation purement mercantile. Alors bien sur, je comprend qu’il est interessant de pouvoir en apprendre plus sur l’univers, surtout pour les fans. Je les comprend. Je ne les blame pas non plus, soyons clairs. Mais voila, l’aspect marketing me derange. Publier a 20 euros un ouvrage dont 75% du contenu est déja publié.. Et ce meme principe sur plusieurs publications.
    Comme tu le dis, c’est au lecteur de se renseigner avant d’acheter… Oui peut etre, et c’est le probleme.

    Je prend mon Children of Hurin (mais ca pourrait etre un autre) il n’est écrit nulle part que plus de la moitié a été déja plubliée. Meme pas dans la préface par Cristopher. Je n’ai que la version anglaise, je ne saurais dire pour la version FR, mais cette impression de « flouer » le lecteur est dommage et relativement frustrante.
    N’ayont pas peur des mots, on mise sur les « ignorant », qui vont acheter sans fouiller sur les sites spécialisés et vont rapporter de la tune.

    @Druss juste en passant, le choix des images pour présenter telles ou telles publication est plus du a google qu’au fait qu’on ai effectivement telle ou telle édition ;p. Je le précise, car j’ai l’impression que c’est ce que tu en as déduit.

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  • dabYo a écrit le 9 juillet 2009 à 11 h 29 min:

    Après on pourra se poser la question du cas de Pocket, mais quand on achète du poche, il ne faut pas s’attendre à une démarche autre que commerciale, non ?

    Ah bon, et en quoi ? La littérature de poche n’est pas digne d’intérêt à tes yeux ? Faut il forcement acheter des livres en grande édition pour être amateur de lecture ? J’avoue avoir du mal à comprendre ce que tu veux dire par ta phrase en fait ;)

    Au moins, quand on achète en Poche, on sait que si on possède déjà la grande édition, c’est qu’on a déjà lu et qu’il y a rien de neuf.

    Là en possédant le Silmarillion et les CLI, je n’avais aucune idée que je possédais déjà les 3/4 de ce que j’allais lire dans les enfants d’hurin… Que je n’aurai pas acheté sinon, parce que je ne suis pas fan au point de relire la même chose avec 3 phrases changées.

    Bref, n’achetez pas un livre sans l’avoir attentivement examiné, surtout si c’est un Tolkien. Renseignez vous ou ne rejetez pas votre erreur sur les autres.

    On est donc d’accord: sans se renseigner ailleurs, on a aucune indication de ce que sont les publications. Par conséquent, je ne vois pas en quoi les maisons d’éditions, anglaises, françaises, de poche, etc, ne jouent pas sur ce flou pour refourguer des livres à des gens qui aiment Tolkien sans pour autant vouloir lire des livres totalement anotés.

    Qui lisent du Tolkien en espérant trouver aussi bon que le SDA. (de leur point de vue)

    Et encore, aujourd’hui existe internet. Quand j’ai acheté le silmarillon du haut de mes 12 ans, où me serais je renseigné ?

    D’autre part, sur les différentes versions, il faut savoir que les éditeurs anglais corrigent régulièrement certains textes. C’est le cas du Silmarillion par exemple. L’édition poche avec le Balrog, que tout le monde a lu, moi y compris, est une version qui date d’avant 2005, or cette année-là, le Silmarillion a été réédité dans un nouvelle version corrigée.

    Donc le fait qu’il y ait des éditions qui deviennent caduques est d’après toi normal ? Le fait même qu’il y ait un BESOIN de réédité des livres et de les corrigé est d’après toi normal ?

    Là je te suis pas.

    Et pourtant, sans avoir lu en profondeur les livres que tu dénonces, comment peux-tu être sûr que ce soit la même chose? Par exemple, le dernier volume __La Route Perdue__ présente de vrais inédits si je puis dire, rien qui ne soit du déjà vu.

    Déjà il faut que l’on soit d’accord sur le terme d’inédit.

    Pour moi, inédit sous entend un nouveau pan d’histoire. Par exemple, à partir du moment où j’ai lu la formation de la terre du milieu, qu’elle soit réédité dans un texte différent (maisq ui décrit de la même façon, grosso modo, la formation) n’est pas un inédit (pour un non die hard fan).

    De ce que j’ai lu du résumé de la Route perdue, ce sont bien des pans que j’aurai déjà lu dans les CLI ou le Sil. J’aurai peut être dû utiliser le subjonctif pour montrer que c’était peut être à remettre en doute, en effet ;) Sauf erreur de ma part bien sûr.

    On peut redire sur la façon d’annoter les textes par Christopher Tolkien, mais cette démarche est nettement plus logique et respectueuse que de présenter un Silmarillion réécrit qui n’a plus rien à voir avec ce que son père avait en tête.

    Assurément plus respectueuse de l’auteur, mais l’est elle du lecteur ? Pourquoi cela n’aurait plus rien à voir ? Personnellement, je n’imagine pas Tolkien laisser publier de telles oeuvres de son vivant. J’insiste sur le personnelement.

    En tout cas, pas publié dans le réseau de distribution habituel, si tu vois ce que je veux dire.

    Dans ce cas, tu aurais dû, à mon avis, t’arrêter sur le contenu de chacun afin de dire clairement ce qui était neuf. Ainsi dans la Route Perdue, comme dit plus haut.

    Comment aurais je pu deviner ce qui est neuf? Je n’ai trouvé nulle part d’explication des nouveautés, objective, des livres. Quand je dis objective, je dis pour les non die hard fan.

    ps: Je suis quand même content que mon article entraîne des réactions hein :D Je comprends tout à fait qu’on puisse ne pas être d’accord avec ;)

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  • Zelphalya a écrit le 9 juillet 2009 à 11 h 42 min:

    Serafina, je reprends un extrait de l’article vu que je n’ai pas le livre à portée de main : « Comme l’éditeur le dit lui même, à peu près 75% des textes pouvaient se retrouver dans les recueils précédemment publiés. »

    Il est aussi maladroit de comparer les prix français au prix anglophones. Les livres en France sont chers « grâce » à la loi qui interdit plus de 5% de réduction.

    Les éditeurs anglophones sont peut-être gourmands, là je dis que ce n’est pas impossible, mais dire de quelqu’un qui annote 15 livres sur des dizaines d’années qu’il cherche à gagner de l’argent, j’avoue que je comprends pas. Quel intérêt à perdre du temps à annoter scrupuleusement rebutant beaucoup de lecteurs par ce foisonnement et ce manque de clarté (même lui trouvait ça trop difficile à traduire et son fils Adam l’a confirmé après la traduction française des Contes perdus – ils vivent en France) si on cherche juste le profit ? A sa place, si je cherchais le profit, je m’emmerderai pas, je publierai tout ce qui me tombe sous la main, j’exploiterai des rédacteurs pour éventuellement présenter les textes à ma place, ou j’inventerai autour pour attirer le maximum de lecteurs. (Et en plus je ferais la traduction française moi même si j’étais en plus francophone.)

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  • Serafina a écrit le 9 juillet 2009 à 11 h 49 min:

    L’éditeur le dit sur son site Web … Je pense que tu seras d’accord avec moi qu’avoir a chercher cette information sur le site web du tolkien estate n’est pas normal.

    Apres, je ne connais pas personnellement, ni christopher, ni les maisons d’édition. Ceci dit, l’impression est quand meme celle d’un flouage de lecteur. Et ce flouage est trop gros pour etre fortuit a mon avis. Faut il blamer les editeurs ? Christopher ? Les deux? Ca je ne peut pas y répondre.

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  • Zelphalya a écrit le 9 juillet 2009 à 12 h 07 min:

    dabYo : Ma phrase ne signifiait pas que la littérature publiée en poche ne vaut rien, c’est d’ailleurs le contraire. Mais que Pocket publie des livres qui existent déjà en grand format, ils ne prennent pas de risque à publier un auteur, ils savent ce qu’il vaut puisqu’il a déjà été éprouvé en grand format. Et vu le nombre de fautes qu’on retrouve dans les poches on peut pas parler d’une publication de qualité.
    Personnellement je m’étonne même que Pocket va publier Les Lais de Beleriand à la fin de l’année. Ce livre ne se vend pas chez Bourgois. Pocket va donc devoir exploiter le nom qui fait vendre sinon ce sera l’échec financier.

    Aussi je ne te comprends pas, pour toi alors il ne faudrait pas publier ses livres juste parce qu’ils sont annotés ? Et nous on aurait fait comment pour avoir connaissance de tout cela ? Sous prétexte que tu (et d’autres) n’aimes pas cela, il ne faudrait pas les publier ? Mais et les autres ? ils n’ont pas le droit d’aimer ? ils n’ont pas le droit de chercher autre chose que le plaisir de la lecture ?

    Je suis quelqu’un qui a horreur de lire, mais je m’extasie devant chaque livre publié de Tolkien où je peux découvrir un peu plus sur son univers. Je n’ai pas le droit de voir ce type de livre publié parce qu’il ne correspond pas au public majoritaire ?

    Tu suggères que ce devrait être publié par un autre moyen. L’idée n’est pas mauvaise mais quand on voit déjà que peu de monde connaît l’existence des volumes de l’Histoire de la Terre du Milieu, on se demande bien comment on aurait pu apprendre l’existence de ce foisonnement d’information sur l’univers de Tolkien. Qui connait Parma Eldalamberon et Vinyar Tengwar ? Ce sont des publications en fanzines amateurs contenant des textes inédits de Tolkien. Même sur notre forum de passionné, il doit bien y avoir 75% des gens qui n’en ont jamais entendu parlé.

    Ensuite, je n’en ai pas la preuve, mais je suis plutôt convaincue que Christopher respecte la volonté de son père en publiant avec annotation. Tolkien a désigné Christopher comme son exécuteur testamentaire, connaissant le personnage, il a dû être très précis.

    Sans la publication de ces livres, je n’aurais jamais connu le conte du Cuivienyarna qui raconte l’éveil des Elfes et ça, je trouve que ce serait vraiment dommage.

    Je suis d’accord que les éditeurs anglais jouent probablement sur le flou, mais je ne crois pas qu’on puisse mettre Christian Bourgois dans le même panier. La communication minimale de la maison d’édition le démontre. Comparez la communication qu’il peut y avoir sur la sortie d’un Harry Potter avec celle d’un Tolkien vous verrez bien tout de suite, que ça n’a absolument rien à voir. C’est tout juste si des journaux en parle.

    Je suis franchement peinée de ces accusations envers des gens dévoués comme Christopher Tolkien, Christian Bourgois (et par extension l’équipe des traducteurs). Ce sont des gens passionnés, j’ai la conviction qu’ils n’ont aucune démarche visant à récolter du pognon (et connaissant les traducteurs, c’est une certitude).

    RépondreRépondre
  • Zelphalya a écrit le 9 juillet 2009 à 12 h 19 min:

    Un truc qui m’intrigue aussi : quand on a lu le Silmarillion ou les Cli, on connait l’histoire de Túrin. La quatrième de couverture des Enfants de Húrin indique clairement : « dans l’histoire de Túrin ». Qu’attendiez-vous alors comme différence ? A partir du moment où il est inscrit le même personnage , qu’aurait-il fallu pour apporter une histoire neuve et satisfaire ?

    RépondreRépondre
  • dabYo a écrit le 9 juillet 2009 à 12 h 22 min:

    Ma phrase ne signifiait pas que la littérature publiée en poche ne vaut rien, c’est d’ailleurs le contraire. Mais que Pocket publie des livres qui existent déjà en grand format, ils ne prennent pas de risque à publier un auteur, ils savent ce qu’il vaut puisqu’il a déjà été éprouvé en grand format. Et vu le nombre de fautes qu’on retrouve dans les poches on peut pas parler d’une publication de qualité.

    Pocket a fait des modifications sur les traductions faite par la maison dédition de la grande édition ? Ca m’étonne un peu mais je veux bien te croire. J’avais 14 ans quand j’ai lu la plupart des oeuvres chez Pocket, alors tu comprendras que les fautes d’orthographes ne me choquaient pas à l’époque…

    Personnellement je m’étonne même que Pocket va publier Les Lais de Beleriand à la fin de l’année. Ce livre ne se vend pas chez Bourgois. Pocket va donc devoir exploiter le nom qui fait vendre sinon ce sera l’échec financier.

    Ca t’étonne ? Moi non, je pense que des parents qui offrent ce livre à Noel à leur enfant parce qu’il vient de voir le seigneur des anneaux ou de le lire, ça existe ;) Et ça m’est personnelement arrivé. Et les parents n’ont aucune idée de ce qu’il y a dans les livres, et les libraires ne leru diront surement pas de ne pas l’acheter. (enfin ça dépend desquels après, et puis tout le monde ne demande pas avant d’acheter…)

    Aussi je ne te comprends pas, pour toi alors il ne faudrait pas publier ses livres juste parce qu’ils sont annotés ? Et nous on aurait fait comment pour avoir connaissance de tout cela ? Sous prétexte que tu (et d’autres) n’aimes pas cela, il ne faudrait pas les publier ? Mais et les autres ? ils n’ont pas le droit d’aimer ? ils n’ont pas le droit de chercher autre chose que le plaisir de la lecture ?

    Je n’ai pas souvenir d’avoir été aussi extrémiste, en tout cas ça n’était pas volontaire je te rassure.

    Non, je demande juste un peu plus de clarté. Une feuille de route du jeune lecteur de tolkien en 4ème de couverture, je ne sais pas quoi.

    Enfin, je préciserai quand même: j’ai aimé lire ce que j’ai lu. Je l’ai précisé. Juste que je ne m’attendais pas à ça quand j’ai acheté le livre, juste que je me suis senti floué et baffoué.

    Je suis d’accord que les éditeurs anglais jouent probablement sur le flou, mais je ne crois pas qu’on puisse mettre Christian Bourgois dans le même panier. La communication minimale de la maison d’édition le démontre. Comparez la communication qu’il peut y avoir sur la sortie d’un Harry Potter avec celle d’un Tolkien vous verrez bien tout de suite, que ça n’a absolument rien à voir. C’est tout juste si des journaux en parle.

    Je suis d’accord qu’on n’en parle pas à la télé et dans les journeaux, mis dire que ça passe inaperçu est faux. Le mois dernier ou celui d’avant je voyais les Enfants d’Hurin en version poche partout dans ma librairie (j’y vais environ 2 fois par semaine donc je sais de quoi je parle) et si c’est le cas à Blois, une ville pommée, je pense que ça le sera aussi dans d’autres. Il y avait aussi pas mal de mise en avant pour la sortie anglaise. Après pour celle de Bourgois, je ne m’en rappelle plus. J’avoue que je venais juste d’ouvrir mon tome anglais et que donc, l’arrivée de la traduction ne me faisait ni chaud ni froid :)

    Je suis franchement peinée de ces accusations envers des gens dévoués comme Christopher Tolkien, Christian Bourgois (et par extension l’équipe des traducteurs). Ce sont des gens passionnés, j’ai la conviction qu’ils n’ont aucune démarche visant à récolter du pognon (et connaissant les traducteurs, c’est une certitude).

    Je n’ai cité aucune maison d’édition en particulier, donc je ne vois pas pourquoi ça les concernerait toutes. Je n’ai jamais eu un seul livre de Bourgois, donc bon ;)

    Je suis désolé, le fait que Christopher ne guide pas le lecteur a travers les publications est une honte, je persiste et signe.

    Tu suggères que ce devrait être publié par un autre moyen. L’idée n’est pas mauvaise mais quand on voit déjà que peu de monde connaît l’existence des volumes de l’Histoire de la Terre du Milieu, on se demande bien comment on aurait pu apprendre l’existence de ce foisonnement d’information sur l’univers de Tolkien. Qui connait Parma Eldalamberon et Vinyar Tengwar ? Ce sont des publications en fanzines amateurs contenant des textes inédits de Tolkien. Même sur notre forum de passionné, il doit bien y avoir 75% des gens qui n’en ont jamais entendu parlé.

    Je demande juste plus de clarté. PAr contre, avec internet, il est désormais bien plus efficace et bien monis cher de publier par internet, que de publier en boutique. Après je suis d’accord, c’est beaucoup moins agréable à la lecture :(

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  • dabYo a écrit le 9 juillet 2009 à 12 h 26 min:

    Un truc qui m’intrigue aussi : quand on a lu le Silmarillion ou les Cli, on connait l’histoire de Túrin. La quatrième de couverture des Enfants de Húrin indique clairement : “dans l’histoire de Túrin”. Qu’attendiez-vous alors comme différence ? A partir du moment où il est inscrit le même personnage , qu’aurait-il fallu pour apporter une histoire neuve et satisfaire ?

    J’ai lu le silmarillion il y a 4 ou 6 ans. Les souvenirs ont beau être très forts, de là à se rappeler tous les noms des personnages de Tolkien… ;)

    De toute façon, je ne me serai JAMAIS douté qu’on pouvait faire passerp our une nouvelle sortie un titre qui a uniquement 25% de neuf… ET je ne suis pas le seul, puisque j’ai 2/3 connaissances qui ont eu le même désenchantement… IL a d’ailleurs commenté un peu au dessus en fait ;)

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  • Meneldur a écrit le 9 juillet 2009 à 13 h 02 min:

    Hum, j’avais préféré envoyer ma longue réaction par mail à l’auteur (qui rejoint en partie les commentaires de Druss), mais visiblement, j’aurais mieux fait de m’en tenir aux commentaires :/

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  • dabYo a écrit le 9 juillet 2009 à 13 h 07 min:

    Meneldur > Bonjour, tu m’as envoyé un mail ? Si oui à quelle addresse ? Car je n’ai rien reçu :/ L’addresse du blog est théoriquement [email protected], mais y a pas de mail dessus ni dans le filtre spam…

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  • Meneldur a écrit le 9 juillet 2009 à 13 h 10 min:

    J’ai envoyé ça sur l’adresse de contact mentionnée sur dabyo.net (celle en hotmail). Bon, sinon je peux le recopier ici, c’est pas pour le temps que ça me prendra :)

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  • dabYo a écrit le 9 juillet 2009 à 13 h 15 min:

    Tu peux le poster ici, pas de problème :D Je vais aller jetter un oeil quand même, il a surement dû être attrapper par le filtre anti spam, parce que cette addresse (et mon blog « personnel ») ne sont plus vraiment à jour :s désolé !

    RépondreRépondre
  • Meneldur a écrit le 9 juillet 2009 à 13 h 57 min:

    Bon, voici donc. Je m’excuse par avance si j’adopte un ton pédant ou cassant, c’est une fâcheuse manie dont je peine à me dépêtrer, surtout quand c’est un sujet qui me tient autant à cœur que Tolkien.

    L’article part d’une bonne idée (aller au-delà de la sainte bilogie Bilbo/SdA que tout le monde connaît sans aller plus loin), mais il contient à mon goût un peu trop d’imprécisions et d’erreurs flagrantes pour servir réellement son but. Il me semble par ailleurs un peu tiré par les cheveux de parler de « nouvelles publications » alors que le Silmarillion est paru en 1977. :) Changer le titre serait peut-être mieux.

    À propos du Silmarillion :

    « Le Silmarillion est un livre indigeste au possible. On ne comprend rien une grande partie du temps de la première lecture, on ne sait pas qui fait quoi, et on doit sans cesse lire des notes inintéressantes et tout aussi incompréhensible qu’a pu écrire l’éditeur du livre, le fils de Tolkien, Christopher. Ces notes sont souvent plus des justifications de « pourquoi Christopher a choisi cette version de l’histoire » que des éclaircissements sur des points obscurs. »

    J’ai bondi sur mon siège en lisant ça ! Le Silmarillion est une reconstruction de Christopher, mais celui-ci ne s’y autorise pas la moindre note ni le moindre commentaire ; seul l’avant-propos est de son fait. Le lourd appareil critique dont Christopher est friand n’apparaît que dans les Contes et Légendes inachevés (CLI), et devient véritablement conséquent dans l’Histoire de la Terre du Milieu (HoMe), mais le Silmarillion en est totalement vierge.

    « Il arrive souvent que des histoires très intéressantes soient gâchées par une expression mauvaise, ou par des mauvais découpages. »

    Puis-je suggérer, pour le premier de ces problèmes, de passer à la VO ? La traduction française est un véritable massacre, jonchée d’erreurs (ça va de simples coquilles à l’oubli de paragraphes entiers) et au style extrêmement appauvri qui tue proprement le souffle épique de l’original.

    À propos des Contes et Légendes inachevés :

    « Le premier âge est celui qui m’a le plus intéressé, mais il avait les mêmes problèmes que le précédent. Il fallait sans cesse aller lire les notes de l’auteur à la fin du chapitre ou du livre, rien de plus pratique pour lire un livre, et essayer de les comprendre. »

    Les notes restent facultatives, surtout dans le cas des CLI Premier Âge (où leur densité reste faible). Elles s’adressent effectivement en majeure partie aux personnes intéressées par la construction du récit, mais restent le plus souvent en nombre relativement faible. Certains textes sont franchement pénibles de ce point de vue (« Le Désastre des Champs d’Iris », 30 notes pour 10 pages de texte, en devient caricatural), mais comme l’explique Christopher, il s’agissait de la méthode privilégiée par son père à l’époque. Qu’aurait-il dû faire ? Les couper ? Non, elles contiennent souvent des informations intéressantes. Les réintégrer dans le texte ? N’aurait-ce pas été outrepasser la fonction éditoriale ?

    « Les noms se mèlent, se ressemblent, et il n’y a aucune aide à ce niveau. Un récapitulatif en début de livre aurait été intéressant par exemple. »

    Il y a un récapitulatif ! Un index très long, très dense et assez bien fichu, assez proche de celui du Silmarillion dans l’idée. L’unique problème… c’est qu’il n’est pas inclus dans la VF. :/

    « Pire, on fini par remarquer que certains passages ont déjà été lus… Mais où ? Ah oui, dans le Silmarillion, juste avant. »

    Un peu de mauvaise foi là-dedans, non ? Les CLI du Second Âge contiennent des matériaux essentiellement inédits, notamment la très belle histoire d’Aldarion et Erendis.

    « Les Contes et Légendes Inachevées du 3ème Age est sur mon étagère depuis maintenant 3 ans, sans avoir jamais été ouvert. »

    Et c’est bien dommage, parce que c’est justement eux qui contiennent le plus d’histoires « inédites » :) Et notamment deux textes qui se placent dans les « coulisses » de Bilbo le Hobbit et du Seigneur des Anneaux : le premier montre les origines de l’expédition de Thorin du point de vue de Gandalf (son regard sur l’opiniâtreté naine et la balourdise de Bilbo est savoureux à lire) et l’autre, les déplacements des Nazgûl au début de la Quête.

    Cela dit, dans l’ensemble, c’est vrai que les quatrièmes de couverture sont trompeuses pour qui s’attend à trouver des textes bien rangés, bien écrits, bien assemblés et bien terminés. Mais il suffit de lire l’introduction de Christopher pour comprendre que sa démarche a fondamentalement évolué entre le Silm et les CLI : il ne s’agit (presque) plus de la recherche d’un texte cohérent, et simplement de la publication de brouillons d’un auteur, dont les intentions à l’égard desdits brouillons sont par ailleurs incertaines (il est vraisemblable que Tolkien père n’ait jamais eu l’intention de publier certains textes).

    Concernant l’Histoire de la Terre du Milieu (HoMe), j’ai l’impression que tu n’as pas saisi qu’il s’agissait d’une série : les Contes Perdus en sont les deux premiers tomes, les Lais le troisième, la Formation le quatrième et la Route le cinquième. Christian Bourgois manque effectivement de clarté à ce sujet : pas de numéros sur les couvertures ou dans les plaquettes promotionnelles, ou pas assez mis en évidence. En tout cas, il me semble tout à fait aberrant de conseiller la lecture d’aucun de ces ouvrages avant celle du Silm, parce qu’il s’agit tout simplement des « briques » à partir desquelles celui-ci a été construit (c’est surtout le cas pour les derniers tomes de la série, encore à paraître en VF). Des briques souvent inachevés, imparfaites, ou sans cesse modifiées, mais on ne peut tout simplement pas se passer d’une bonne connaissance de l’histoire du Silm pour pouvoir comprendre ces textes — les lire pour leur pure valeur littéraire est sans doute possible, mais me semble d’un intérêt faible.

    Dans l’ensemble, les HoMe constituent l’aboutissement de la démarche des CLI : publier des brouillons tels quels, sans la moindre modification éditoriale. Une démarche très respectueuse, que l’on ne peut guère justifier (comme tu sembles le faire) par l’appât du gain : je ne connais pas les ventes des HoMe, mais elles sont sans doute loin de tutoyer les sommets ! Par ailleurs, s’il est vrai que les tomes parus en français réservent relativement peu de surprises au lecteur, la série dans son ensemble contient une quantité de textes inédits assez impressionnante, et d’une importance parfois capitale : par exemple, l’Athrabeth Finrod ah Andreth est indispensable pour comprendre la façon dont Tolkien envisageait la mort et l’immortalité dans le cadre de son œuvre.

    « D’autres récits du même genre ont été publiés, comme La formation de la Terre du Milieu en 2007, qui d’après ce que j’en ai lu, serait plutôt une remasterisation de ce qu’on l’a déjà lu dans le premier tome des Contes et Légendes Inachevés. »

    Pas vraiment. Le contenu de la Formation, c’est essentiellement des versions antérieures des textes à l’origine du Silm (pas vraiment une « remasterisation », donc). Ni l’histoire de Tuor, ni celle de Túrin n’y sont particulièrement abordées.

    « Il faudrait aussi citer Les Lais du Beleriand qui est une sorte de réédition complète des deux histoires cités précédemment, et qui sera sûrement un de mes prochains achats »

    Une réédition en vers… détail qui a son importance. De très beaux vers, ce qui ne gâte rien :)

    « Les éditeurs quand à eux, continuent de racler les fonds de tiroirs du mieux qu’ils le peuvent, et c’est ainsi qu’un nouveau volume vient tout juste d’être publié en langue anglaise: The Legend of Sigurd & Gudrun. »

    La démarche est ici différente, puisque ce livre n’a rien à voir avec la Terre du Milieu (il s’agit d’une réinterprétation de légendes nordiques). Même si l’abondance (relative) de nouvelles parutions depuis la sortie des films et (surtout) la promotion abondante dont elles sont l’objet peut donner l’impression d’une pure volonté de faire du fric.

    On en arrive à la question de l’ordre, qui, comme tu l’indiques, a beaucoup fait parler. De mon point de vue, l’ordre chronologique de publication me semble quasiment idéal, au minimum pour les publications posthumes, car Christopher fait fréquemment référence à des textes précédemment publiés : les CLI reviennent fréquemment au Silm. Les HoMe étant en outre une tentative d’analyse chronologique de l’Œuvre de Tolkien, en commençant par ses premiers textes, écrits dans les années 1910, jusqu’à ce qu’il écrivait à la veille de sa mort, en 1973, l’idéal me semble également de les aborder dans l’ordre. Une exception : Les Enfants de Húrin, avec leur histoire compacte et — relativement — simple, peuvent très bien prendre place avant le Silm.

    Bon. J’espère que ce long blabla ne t’a pas fait mourir d’ennui comme peut le faire un commentaire de Christopher :) et j’espère que tu sauras en tirer quelque chose pour améliorer ton article.

    RépondreRépondre
  • dabYo a écrit le 9 juillet 2009 à 18 h 25 min:

    Aaah, je te trouve déjà bien plus diplomate que tes deux camarades :D C’est d’autant plus marrant que tu es le seul à ne pas paraître pédant, mais qu’en plus, au cas où, tu t’es excusé d’avance :) Allé c’est parti:

    Il me semble par ailleurs un peu tiré par les cheveux de parler de « nouvelles publications » alors que le Silmarillion est paru en 1977. :) Changer le titre serait peut-être mieux.

    Pour le titre, je suis totalement d’accord, en fait, je n’ai pas trouvé mieux lorsqu’on a fait le planning et c’est resté comme ça…

    J’ai bondi sur mon siège en lisant ça ! Le Silmarillion est une reconstruction de Christopher, mais celui-ci ne s’y autorise pas la moindre note ni le moindre commentaire ; seul l’avant-propos est de son fait. Le lourd appareil critique dont Christopher est friand n’apparaît que dans les Contes et Légendes inachevés (CLI), et devient véritablement conséquent dans l’Histoire de la Terre du Milieu (HoMe), mais le Silmarillion en est totalement vierge.

    Oula, sur le coup j’ai effectivement honte. Je suis allé tout de suite vérifier, et tu as effectivement raison, aucune anotation ni quoi que ce soit. Pire, y’avait une sorte de dictionnaire à la fin du livre. J’étais si sûr de moi :/ J’ai dû me laisser avoir par la rancoeur.

    Les notes restent facultatives, surtout dans le cas des CLI Premier Âge (où leur densité reste faible). Elles s’adressent effectivement en majeure partie aux personnes intéressées par la construction du récit, mais restent le plus souvent en nombre relativement faible.

    Pendant ma lecture, je les ai lu au début, puis j’ai arrêté. En fait pour être honnête, au début je ne comprenais strictement rien. Je ne pense pas avoir été le seul, la lecture était un calvaire, trop de nom, de partout. Par conséquent, je pensais que lire les notes me permettraient de me raccrocher à la berge… alors qu’elle ne faisait que me repousser avec des coups de batons.

    Après j’ai peut être eu une expérience assez personnelle de la lecture, je ne dis pas le contraire. Je rappelle quand même que j’avais 14/15 ans à l’époque, et une culture littéraire Fantastique/Fantasy/SF proche du néant.

    Ce sont ces souvenirs qui sont restés.

    « Le Désastre des Champs d’Iris », 30 notes pour 10 pages de texte, en devient caricatura

    Soit j’ai lu ce passage, soit j’ai lu quelque chose qui y ressemblait, avec des pages plus petites que les notes :D

    Un peu de mauvaise foi là-dedans, non ? Les CLI du Second Âge contiennent des matériaux essentiellement inédits, notamment la très belle histoire d’Aldarion et Erendis.

    Mauvais foi je ne pense pas, enfin, je ne crois pas. Aigreur et déception peut être. C’est vrai qu’avec le temps, ce sotn les points noirs qu’on a tendance à garder. Surtout qu’au moment où je lisais le 2ème age, j’étais déjà dans une optique de déçu…

    Pour le 3ème age tu m’as convaincu a le reprendre alors ;) J’ai aussi Faëries qui traine dans mes étagères, mais je n’ai pas eu le courage de lire après la première page.

    Concernant l’Histoire de la Terre du Milieu (HoMe), j’ai l’impression que tu n’as pas saisi qu’il s’agissait d’une série : les Contes Perdus en sont les deux premiers tomes, les Lais le troisième, la Formation le quatrième et la Route le cinquième. Christian Bourgois manque effectivement de clarté à ce sujet : pas de numéros sur les couvertures ou dans les plaquettes promotionnelles, ou pas assez mis en évidence. En tout cas, il me semble tout à fait aberrant de conseiller la lecture d’aucun de ces ouvrages avant celle du Silm, parce qu’il s’agit tout simplement des « briques » à partir desquelles celui-ci a été construit (c’est surtout le cas pour les derniers tomes de la série, encore à paraître en VF). Des briques souvent inachevés, imparfaites, ou sans cesse modifiées, mais on ne peut tout simplement pas se passer d’une bonne connaissance de l’histoire du Silm pour pouvoir comprendre ces textes — les lire pour leur pure valeur littéraire est sans doute possible, mais me semble d’un intérêt faible.

    En fait je pense que mon erreur vient d’une mauvaise extrapolation. Je pensais que ces HoMe comme vosu les appelez étaient de la même trempe d’Hurin, soit des histoires complètes.

    Pas vraiment. Le contenu de la Formation, c’est essentiellement des versions antérieures des textes à l’origine du Silm (pas vraiment une « remasterisation », donc). Ni l’histoire de Tuor, ni celle de Túrin n’y sont particulièrement abordées.

    Effectivement, mais par remasterisation j’entendais pas « écrite après » mais plutôt « publié après », c’est à dire des pans d’histoire simplement écrit différement, des sortes de B-side, Original Version, etc, si vous voulez bien faire une passerelle avec la musique ;)

    On en arrive à la question de l’ordre, qui, comme tu l’indiques, a beaucoup fait parler. […]

    Effectivemen,t, je me rappelle que déjà dans les CLI, Christopher faisait référence au Sli. En fait, ma liste se base sur la simple hypothèses que tous els nouveaux livres sont de la trempe des enfants d’hurin. Apparement, si je comprends bien ton point de vue, ce n’est pas du tout le cas et j’avoue avoir fait une grave erreure là dessus.

    A vraie dire j’ai eu beaucoup de mal à trovuer des informations qui s’adressent au commun des mortels pour ce dossier, qui peut effectivement sembler être fait à la va vite pour un fan.

    Je cherche à faire une liste non pas pour un fan qui cherche à explorer totalement et comprendre surtout, l’unviers de tolkien, mais pour un fan qui veut simplement avoir le maximum de plaisir de lecture. Quel ordre me conseillerai tu ? Reste tu donc derrière votre ordre que j’ai cité ?

    Si c’est le cas, ça m’attriste vu à quel point je me suis senti déçu de mes lectures, cela voudrait donc dire qu’il n’y a eu aucun effort de fait pour le plaisir des lecteurs. Je asis bien que le respect des oeuvres de Tolkien est important, mais je pense qu’il considérait aussi le plaisir qu’on peut éprouver à lire ses oeuvres… Enfin, ça serait dommage qu’il ne considère que le côté académique.

    Bon. J’espère que ce long blabla ne t’a pas fait mourir d’ennui comme peut le faire un commentaire de Christopher :) et j’espère que tu sauras en tirer quelque chose pour améliorer ton article.

    Au contraire :) Si tes camarades m’avaient plus ou moins obligé à garder ma ligne, je pense que tu m’as donné des éléments qui me permettront de faire un petit article Erratum, et pourquoi pas, un article plus complet sur « que lire après le seigneur des anneaux » et « dans quel ordre lire les oeuvres de Tolkien ». Ce dernier redirigera bien entendu vers votre liste pour les fans, mais vers une que je compte bien établir pour les personnes comme moi qui ne cherche « que » à allonger le plaisir qu’ils ont pu avoir avec le SDA et Bilbo :)

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  • Druss a écrit le 9 juillet 2009 à 18 h 41 min:

    Je suis heureux de voir que Meneldur a pu te faire changer (un peu) de voie ;). En tout cas, n’hésite pas à nous contacter si tu veux en savoir plus, et si tu poursuis vers ton article plus complet. Nous serons ravis de t’aider.

    RépondreRépondre
  • dabYo a écrit le 9 juillet 2009 à 18 h 44 min:

    Druss > Tu n’es pas dispensé de répondre à ma question :D

    Je cherche à faire une liste non pas pour un fan qui cherche à explorer totalement et comprendre surtout, l’unviers de tolkien, mais pour un fan qui veut simplement avoir le maximum de plaisir de lecture. Quel ordre me conseillerai tu ? Reste tu donc derrière votre ordre que j’ai cité ?

    RépondreRépondre
  • Meneldur a écrit le 9 juillet 2009 à 19 h 52 min:

    N’espère pas trop de plaisir de lecture avec Faërie si tu pars avec le SdA en tête ! C’est un recueil de purs « contes de fées », un humoristique et deux au ton plus grave, avec un essai théorique à ce sujet qui est passionnant, mais pas forcément facile d’accès au lecteur casuel. (L’édition révisée, « Faerie et autres textes », vient de paraître en poche, avec deux poèmes inédits, dont le très beau Mythopoeia, et inclut les Aventures de TB, ça peut éventuellement faire un investissement sympa.)

    « Je cherche à faire une liste non pas pour un fan qui cherche à explorer totalement et comprendre surtout, l’unviers de tolkien, mais pour un fan qui veut simplement avoir le maximum de plaisir de lecture. Quel ordre me conseillerai tu ? Reste tu donc derrière votre ordre que j’ai cité ? »

    Le problème de Tolkien, c’est qu’au-delà de Bilbo/SdA, le plaisir de lecture devient nettement plus exigeant, et augmente quasiment à chaque étape. Personnellement, je conseillerais de commencer par le SdA, puis Bilbo. Enchaîner avec les Enfants de Húrin (EdH), puis le Silm, dans cet ordre pour éviter l’effet redite. Et pour « un fan qui veut avoir le maximum de plaisir de lecture », j’aurais tendance à carrément lui dire de s’arrêter là… les CLI et les HoMe contiennent de très, très beaux morceaux, mais peuvent constituer une grave déception, comme le montre ton exemple. Je dirais d’essayer, dans l’ordre chronologique, et d’arrêter lorsqu’on a l’impression de trop perdre pied : après tout, on peut être un admirateur de Tolkien sans forcément vénérer tout ce qu’il a pu produire. :)

    Néanmoins, pour un fan anglophone qui n’a pas froid aux yeux, je conseillerais d’attaquer (peut-être après les CLI) les trois derniers tomes des HoMe : Morgoth’s Ring (10), The War of the Jewels (11) et The Peoples of Middle-earth (12). Tous trois ont une grosse partie analytique bien chiante (analyse de réécritures du Silm ou des Appendices du SdA), mais contiennent, à côté, des textes majeurs et magnifiques, comme l’Athrabeth Finrod ah Andreth dont je parlais, ou The Wanderings of Húrin, un récit déchirant qui est peut-être bien l’un de mes favoris de Tolkien (il suit Húrin après sa libération, donc en gros un peu après la fin des EdH), et puis la « légendaire » suite du SdA, The New Shadow. Donc, plaisir de lecture potentiellement élevé, mais malheureusement, pas encore en français. En tout cas, ils sont nettement plus accessibles que les premiers tomes de la série, dans la mesure où les textes qu’ils contiennent datent de la fin de la vie de Tolkien, et ne sont donc pas trop dépaysants pour le lecteur du SdA et du Silm (les Contes Perdus datent de 40 ans avant la publication du SdA, et le moins qu’on puisse dire, c’est que Tolkien a pas mal raffiné son univers entre-temps).

    Sinon, pour l’anglophone pas trop sûr de ses moyens qui voudrait s’essayer un peu à Tolkien dans la langue, il y a un livre très chouette qui s’appelle The Annotated Hobbit : ça reprend le texte de Bilbo avec des annotations en marge sur le contexte, les inspirations de Tolkien et d’autres trucs. Ces notes sont souvent passionnantes, mais bien sûr pas indispensables, et on peut se contenter de profiter du récit, d’autant que le livre est abondamment illustré.

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  • Druss a écrit le 9 juillet 2009 à 19 h 56 min:

    Mes excuses, j’y réponds de ce pas :)
    La (ma) liste est surtout faite pour des gens qui veulent découvrir tout ce que Tolkien a pu faire, dans l’ordre de difficulté. Donc non je ne maintiens pas ma position ou tout au moins pas entièrement.

    Tout d’abord __Bilbo__ et le __SdA__ bien évidemment. Je suis partisan de lire Bilbo avant ne serait-ce que pour des raisons logiques de chronologie. Ensuite le SdA. Ce dernier avec ses appendices, permettent d’entrer dans le __Silmarillion__ puis dans les __CLI__. Ces deux derniers sont vraiments indissociables, __pour moi__, et doivent se lire dans cet ordre, ou à la rigueur, au fur et à mesure de la lecture du SdA et du Silm, lire les textes correspondants des CLI. D’un autre côté, pour éviter d’être dépaysé par le Silm, les __EdH__ sont à recommander, tant ils ressemblent au SdA dans la forme.

    C’est ensuite que ça se gate un peu. Les __Contes Perdus__ sont assez durs à lire et même si, pour moi, ils sont d’une beauté particulière et qu’ils ne sont pas trop ressemblants au Silm. Les __Lais du Beleriand__ et la __Formation__ eux présentent trop de ressemblances, sauf pour un texte assez court, l’__Ambarkanta__ dans la Formation. Donc je dirais que le mieux reste la __Route Perdue__ qui est assez inédit à mon goût. Pour ce qui est des tomes français c’est à peu près tout.
    Ensuite, il faudrait se tourner vers la suite de la série en anglais, et là ce sont les HoMe 9, 10, 11 et 12 qui sont à conseiller. Le 9, __Sauron’s Defeated__ présente le texte des __Notion Club Papers__ qui est une sorte d’entrée de Tolkien dans la s-f où il décrit un retour dans le temps de la TdM de scientifiques du XXe siècle. Ensuite les 10, 11 et 12, __Morgoth’s Ring__, __War of the Jewels__, et __Peoples of Middle-earth__ qui reviennent sur un certain nombre de points et présentent des textes tout à fait intéressants, tels qu’une suite inachevée du SdA, __the New Shadow__ (HoMe 12) par exemple.

    En bref :

    – Bilbo
    – SdA
    – EdH
    – Silm et CLI
    – (les CP et Lais)
    – la Formation
    – la Route Perdue
    – (HoMe 9, 10, 11 et 12)

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  • Thalia a écrit le 7 septembre 2009 à 22 h 12 min:

    Bon au final, Bilbo avant le SDA ou le SDA avant Bilbo? :p

    C’est que j’aimerais savoir dans lequel plonger d’abord pour découvrir cet auteur autrement que par les films (mais pas cette année lol) ^^

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  • subset a écrit le 14 décembre 2011 à 21 h 16 min:

    A mon avis, pour un premier plongeon, surtout si on a en dessous de 18 ans, Bilbo en premier puis le SDA. Par contre si on a déjà une certaine expérience de la Fantasy et qu´on lit facilement des longs textes, le contaire. Un avis mitigé désolé :) mais pour moi c´est la meilleure manière de trancher.

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