Les noces pourpres de George R. R. Martin

Serafina dans Critiques, Livres le 2 décembre 2008, avec 6 commentaires
Critiques

Il est assez difficile de chroniquer le Tome 8 d’une série sans pour autant gâcher le plaisir de ceux qui vont la lire. Cependant, c’est aujourd’hui ma gageure. En effet, s’il est une série que j’aime, c’est bien le Trône de Fer, une épique saga américaine écrite par George R.R. Martin, forte de 12 tomes en France pour 4 aux USA. Nous sommes ici au Tome 8 qui se révele être la 3ème partie du 3ème Tome américain (…).

J’ai lu le Tome 7 il y’a quasiment un an maintenant (janvier 2008 il me semble, acheté dans la gare de Lyon au retour d’Aix en Provence). J’avais repoussé le moment de lire la suite, je ne sais pas trop pourquoi. Peut être parce que je sais que si je dévore la série, je me retrouverai à attendre des plombes la suite, vu le rythme adopté par l’auteur et par les éditeurs français. Le problème c’est qu’à attendre de trop on sort de l’atmosphère de la série. Bien que j’aie dans l’ensemble une bonne mémoire, se remettre dans le bain n’est pas aisé. En effet le principe du Trône de Fer, c’est de suivre plein de personnages en même temps. Du coup, reprendre après des mois de pause demande un temps d’adaptation.

Les Noces Pourpres: Trone de Fer

De plus, soyons honnêtes, le livre commence assez doucement, des passages certes sympathiques, mais sans plus. Même les actes de bravoure de mon personnage favori me laissèrent assez roide. Alors quoi ? j’aurais perdu tout goût pour cette excellente série?

Que nenni. Car vers la fin du livre, l’auteur allait faire preuve encore une fois de son talent et de son impartialité. Un retournement de situation inattendu, suprenant, mais terriblement bien amené ! Comment, en trois pages, faire totalement basculer l’histoire !  Le fouilli de l’action est terriblement bien rendu, comme les protagonistes on n’y comprend rien, mais diantre, qu’on s’y croit. Qu’on aime ou non les personnages on ne peut qu’être abasourdi par ce qui se dévoile.

Bien que certaines parties soient assez ennuyeuses, surtout quand on a envie de connaître la suite d’un affreux cliffhanger, on ne s’en lasse pas. Sauter des parties serait suicidaire, étant donné que parfois un détail, une ligne de dialogue, en apprennent bien plus qu’il n’en faut.

Noces Pourpres: Trône de Fer 8

Et à partir de là, ca y est on retrouve ce qui fait le charme un peu sadique du Trône de Fer. Tout se casse joyeusement la gueule, ce qui est acquis ne l’est en faite pas du tout. Les retournements de situations s’enchaînent, et le pire c’est que beaucoup de personnages étant éloignés géographiquement, ils ne sont même pas au courant des situations assez tôt pour y changer quoique se soit. Celui qu’on adorait se révèle haïssable et vice versa. Qu’on soit pour une maison ou pour l’autre, les camps morflent de même.

Si vous lisez un jour le Trône de Fer, je ne peut que vous conseiller une chose : ne vous attachez à aucun personnage. Rien n’est épargné, même pas l’éxécution en deux pages des plus populaires. N’oubliez pas que « La meilleure facon de les déconcerter consiste à accomplir des gestes qui n’ont aucun but, voir même à paraître oeuvrer contre vos propres interêts. Souvenez vous-en quand vous en viendrez à jouer le jeu. Le jeu des trônes« .


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6 commentaires, donnez votre avis !
  • Ramya a écrit le 3 décembre 2008 à 18 h 52 min:

    Ah oui, je me souviens comment l’auteur avait liquidé en même pas deux pages, pas loin de trois personnages principaux (heureusement que ce n’était pas mes préférés XD).
    Le trône de fer j’aime beaucoup. La lecture des 2 premiers tomes n’a pas été aisé vu la quantité de personnage mais on s’y habitue. Et puis, c’est vrai que le rythme de parution est absolument horrible, surtout pour le France.

    Bon, j’apporte pas grand chose à la critique mais tout ça pour dire que je suis une fervente partisane des jumeaux Lannister (Jaime et Cercei) et de Brienne (mais je ne sais plus si elle apparaît au tome 8 vu que j’en suis au tome 11).

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  • dabYo a écrit le 3 décembre 2008 à 18 h 55 min:

    Les Lannister puent.

    Vive les Stark (ToT)

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  • Seraf" a écrit le 3 décembre 2008 à 21 h 01 min:

    @Ramya je suis une fervante partisante de Jaime <3. Quant a Cersai, autant au départ je l’appréciait énormement autant plus on avance plus je la trouve creuse :/
    Enfin, je soutiens aussi Jon, j’ai un pied dans les deux camps XD.

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  • yao a écrit le 19 mars 2011 à 12 h 28 min:

    Ce huitième tome est mon livre préféré de toutes sagas confondues ! C’était tellement traumatisant que j’ai adoré :P
    Avec le tome 2 et celui-ci, on découvre la vrai nature du Trône de Fer. Martin a aucune pitié pour ses personnages… c’est vraiment génial ! xD

    (sinon, moi c’est les Baratheon que je préfère (Robert power !). J’aime également Tyrion et Jaime chez les Lannister puis Arya, Jon, Robb et Eddard chez les Stark ^^ )

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  • ikkie a écrit le 23 mars 2011 à 15 h 19 min:

    moi je sui une fervente partisane de robb stark que j adore absolument

    *spoil*

    et c est vrai que le tome 8 ma traumatiser .j men remai toujours pas quand on dit de s attacher a aucun personnage c est pas pour rien mais c est vrai ke l auteur est un vrai sadique il tue des personnages interressant bcp trop facilement

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  • Cole a écrit le 20 juillet 2013 à 14 h 09 min:

    L’absence totale d’intrigue valable est compensée dans la série et dans le livre par des tours de passe-passe aussi complaisant qu’ennuyeux. En réalité Martin suit à la lettre tous les codes des séries hollywoodienne mais reprend constamment le même ressort narratif qui consiste à attacher ses lecteurs à un personnage avant de le supprimer. L’aspect par ailleurs profondément caricatural, encore plus saillant dans la série, des univers héroïc fantasy et médiévaux dont il s’inspire rend le tout encore plus navrant et répulsif.
    Arnaque de plus, les producteurs de la série semblent considérer in petto que la mise en scène et en relief du pire de ce qui constitue déjà de la très mauvaise came littéraire est un gage de succès.
    Le mélange de torture, de naïade peroxygénée commandant à des petits dragons et de vieux barons dévorant des saucisses en écho à la castration d’un personnage secondaire fait chaque épisode d’avantage penser à une blague surréaliste des monty python et pourrait finir par lasser même le meilleur public.
    Pour un motif esthétique sinon moral en effet, dépenser des millions de dollars pour illustrer visuellement les divagations onanique d’un vieillard lubrique, pourrait poser question.
    Remarquez et quand on voit son visage, on comprend mieux son inclination sadique à supprimer, fut-ce de manière fictionnelle, tout ce qui présente une trace de beauté ou d’équilibre.
    Bonne chance aux fans.

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