Les Insoumis d’Alexandra Bracken

dabYo dans Critiques, Livres le 5 mars 2013, avec aucun commentaire
Critiques

Les Insoumis est un roman d’Alexandra Bracken à paraître le 7 mars prochain aux éditions de La Martinière Jeunesse. Il s’agit de la traduction du premier tome d’une trilogie en cours de publication aux États-Unis. Mêlant Science-Fiction, Young Adult et quelque chose qui a tout de l’ambiance post-apocalyptique, il faut avouer que j’étais assez curieux, sans pour autant réussi à m’empêcher de penser à un certain phénomène Hunger Games. Synopsis.

Ruby fait partie des rares enfants américains à avoir survécu à l’épidémie d’un virus inconnu qui décime ceux arrivant à l’age adolescent. Une chance ? Oui sans doute, si cela n’avait pas été synonyme de pouvoirs psychiques. Car en voyant que ses adolescents avaient la possibilité de griller tout élément électrique par la pensée, d’enflammer quelqu’un ou au pire de manipuler les pensées des autres, l’État les a tous envoyé dans des camps. Et c’est là que Ruby vit, depuis bientôt 6 ans…

Si je n’ai jamais lu Hunger Games, me contentant d’aller le voir au cinéma, je dois avouer que j’ai eu du mal à me sortir la série de Suzanne Collins de la tête. Peut être parce que la couverture présente une jeune fille en proie à une société injuste et cruelle avec sa jeunesse? Enfin, il serait difficile de nier les similitudes entre les deux univers, mais avançons. Les Insoumis nous propose un univers assez déprimant où les enfants sont devenus la pire crainte des adultes. Un thème qu’avait d’ailleurs abordé Maïa Mazaurette, mais traité dans le sens inverse ici.

Alexandra Bracken

Alexandra Bracken

Le roman est centré uniquement sur le point de vue de la jeune Ruby, qui raconte tout cela à la première personne. Il faut avouer que c’est assez déstabilisant au début, mais on fini par s’y habituer. La narration passe relativement bien, mais il reste tout de même un point plus que négatif: Ruby est souvent proche de l’insupportable. Enfin, le genre d’insupportable que l’on retrouve souvent dans les romans jeunesse, venant de la personnalité voulue par l’auteur. Ici, c’est surtout le fait que le personnage dramatise chaque situation, le oh mon dieu il faut pas que je fasse ça parce que machin va penser ça. Et évidement, le machin en question ne pense jamais ça et tout fini bien.

Mais bon, pas assez insupportable pour que je n’arrive pas à continuer. Il faut dire qu’à part ça, ça se lit plutôt bien, l’univers est un mélange de déjà vu et d’original, chose plutôt bonne. Assez intéressant dans son approche, peut être pas toujours ultra crédible, on ne pourra que féliciter l’auteur d’aller jusqu’au bout et de ne pas tomber dans l’hyper facilité.

Chose remarquable, Alexandra Bracken réussit à plusieurs reprises à prendre le lecteur à contre pied, et d’une façon plutôt bonne. Souvent les contre pieds dans ce genre de littérature viennent de réactions peu crédible, ou sont menées via des éléments qui sortent de sous le chapeau. On en est loin ici et c’est plus qu’agréable.

Au final, Les Insoumis d’Alexandra Bracken n’est sans doute pas un livre révolutionnaire, mais il est plutôt sympathique à lire et on passe un bon moment à en tourner les pages. L’héroïne pourra en rebuter certains, ce qui est largement compensé par l’écriture fluide et l’univers particulier. L’auteur m’a en tout cas largement assez pris de court sur la fin pour avoir déjà hâte d’en lire la suite, pas encore sortie aux États-Unis.


Ces articles pourraient aussi vous intéresser:
  • No comments yet.
  • Donnez votre avis !

    Comment avoir son avatar sur ifisDead ?