Les Anges de l’Ombre de Malaïka Macumi

Serafina dans Critiques, Livres le 26 février 2011, avec 2 commentaires
Critiques

Les Anges de l’Ombre est un recueil de nouvelles écrites par Malaïka Macumi. C’est aussi la dernière parution de la maison d’édition spécialisée dans le vampire , dont on vous a déjà beaucoup parlé, les Éditions du Petit Caveau. Comme d’habitude la couverture est fort jolie, on salut le travail de Alexandra V. Bach. La moitié des 13 nouvelles sont inédites, les autres étant parues dans des fanzines ou anthologies. Comme pour tout recueil, il n’y aura pas de synopsis.

Les Anges de l’Ombre de Malaïka Macumi

Treize nouvelles sur le thème du vampire donc, on peut s’attendre à de la redondance, car c’est un exercice assez difficile, et pourtant il n’en sera rien. Malaïka Macumi explore le vampire sous de nombreuses formes, du Vlad transylvanien au vampire qui chatte sur Caramail, la palette est extrêmement étendue, et l’on ne peut qu’admirer cette versatilité. J’ai particulièrement apprécié le fait que les nouvelles se déroulent en des lieux et époques différentes. On passe de l’Italie à la révolution française, à la Bretagne actuelle et ce n’est pas tout.  Car en plus de changer d’époque et de lieu, l’auteure montre aussi une grande diversité de styles.

On retrouve dans certaines nouvelles (notamment Le Dévoreur de Tête)  un style extrêmement proche des nouvellistes du XIXème siècle, parfois ce sera un narrateur au bord de la folie, incertain de ce qu’il a vu comme dans un Lovecraft. Parfois, c’est un style qui s’approche beaucoup plus d’un Poppy Z. Brite par son coté cru (dans Delires Nocturnes). Malgré tout l’auteur semble être surtout influencée par la littérature du XIXème voir début XXème ainsi que par Anne Rice, une des nouvelles étant d’ailleurs dédiée à Lestat.

Les Anges de l’Ombre de Malaïka MacumiLes vampires de l’auteur partagent les caractéristiques classiques de ces créatures, des êtres nocturnes, se nourrissant de sang. Certains sont modernes, d’autres moins, certains sont plus ou moins réels, mais dans l’ensemble son mythe est cohérent. Voilà du vrai vampire, qui ne brille pas, en somme. On retrouvera le spleen d’un Lestat, le romantisme aussi et cette ambiance fantastique qui m’a toujours plus dans les livres de vampires de Carmilla à Entretien avec un Vampire. Si vous êtes des aficionados de cette époque, des vrais vampires, vous trouverez votre bonheur. Le style alterne entre le poétique, l’horreur pure, le roman épistolaire…

Malaïka Macumi réutilise aussi un bon nombre de légendes et de créatures fantastiques, que cela soit Frankenstein ou l’Ankou, cette légende bretonne particulièrement exploitée dans la nouvelle La Grand’Cherrée. L’auteur est en effet bretonne, et cela se sent. Et la mythologie bretonne étant particulièrement intéressante, la voir mêlée aux vampires est juste parfait et extrêmement prometteur.

C’est la première parution de Malaïka Macumi, et tout ce que je peux dire c’est que c’est une auteure à suivre, et de très près. Elle a tiré le meilleur de ses influences pour les mêler à sa propre culture, notamment le coté breton. Les nouvelles sont très diversifiées, contrairement à celles de Mélanie Fazi que j’avais lues juste avant. Si certaines sont assez contemplatives, la plupart ont de l’action et une douce atmosphère surannée. C’est une excellente découverte que je ne peux que vous recommander chaudement. Si vous aimez le Fantastique ou le vampire vous ne serez pas déçus du voyage.


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2 commentaires, donnez votre avis !
  • MarionJB a écrit le 28 février 2011 à 12 h 19 min:

    Oh ça a l’air super ! Je note tout de suite !

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  • scor13 a écrit le 28 février 2011 à 16 h 24 min:

    Ca a l’air très tentant

    Je le note

    Merci

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