Il y a un peu plus d’un mois, je vous parlais du Voyage de Kuro de Satoko Kiyuduki. Ce manga édité dans un format inhabituel par les éditions Kana m’avait en effet ravi par sa touche de légèreté et de mélancolie mélangées. Les deux premiers tomes sont sortis en même temps et c’est logiquement que je me suis mis à la lecture de ce second tome. Il garde bien entendu le même principe avec une majorité de pages en noir et blanc, entrecoupées par des pages couleurs pour les débuts de chapitres. Synopsis.

Le Voyage de Kuro, Tome 2, de Satoko Kiyuduki

Kuro continue son long et pénible voyage au travers des différentes contrées du monde. Elle est toujours accompagnée de Sen, une chauve-souris, ainsi que de deux petites filles, Sanju et Ninjuku, qui ont quelques habilités déconcertantes, comme celle de prendre la couleur des objets qu’elles touchent. Au cours de son voyage, dont nous ne connaissons ni les raisons du départ, ni la destination, Kuro rencontre des gens. Tout simplement.

Pour plus de détails concernant le scenario et son déroulement, je vous invite à lire ma critique du premier tome. Sachez seulement que Satoko Kiyuduki continue d’emprunter la même voie et ne déroge pas à la formule. Cette dernière reste bien entendu un déroutant mélange d’éléments où la chronologie est parfois difficile à suivre. On passe des fois d’un passé très lointain, à ce que l’on pourrait considérer comme le présent du roman. Ce présent n’existant peut être tout simplement pas: après tout, la narration du voyage peut très bien se résumer à des petites histoires tirées de ce même voyage, mais mises les unes à la suite des autres.

Le Voyage de Kuro, Tome 2, de Satoko KiyudukiCependant, ce côté déroutant est très agréable. C’est finalement ce qui fait l’ambiance et le charme de ce superbe manga et j’étais content de la retrouver. Les histoires qui se succèdent ne sont certes pas toutes au même niveau ni de même qualité. Parfois il s’agit de nous éclairer sur le passé de Kuro, de comprendre pourquoi elle a entrepris son voyage. C’est ce que je pressentais au premier tome et je pense que l’on en apprendra encore plus dans la suite. Parfois, c’est simplement des petites rencontres. La première histoire par exemple, parle simplement d’une petite fille malade. N’empêche que c’est raconté avec tellement d’émotions qu’elle m’a mis les larmes aux yeux. En moins d’une vingtaine de pages.

Tout ceci est bien entendu grandement aidé par le dessin de Satoko Kiyuduki. Tout comme pour le premier tome, il est d’un très haut niveau. Plutôt rond, avec de superbes trames, il sert très bien les petites histoires et produit en grande partie ce côté léger et mélancolique. On a notamment droit à un chapitre qui se passe entièrement dans la nuit et où l’effet des trames est tout simplement superbe.

Et je ne parle même pas des pages couleurs qui sont magnifiques. Rien que pour cela, l’ouvrage vaut largement son prix légèrement supérieur à la moyenne des mangas, 12€50.

Finalement, s’il fallait absolument trouver un mauvais point à ce second tome, c’est qu’il sera le dernier publié par Kana pour encore un bon bout de temps. La série est en effet mise en pause au Japon, et seuls deux tomes sont sortis. C’est frustrant car on aimerait pouvoir se plonger un peu plus dans ce superbe univers. Mais d’un autre côté, étant donné qu’il n’y a pas de tension à cause du scénario, ce n’est pas si ennuyeux que ça.

Une série qui vaut donc vraiment le coup, qui est assez courte pour rester raisonnable pour le porte monnaie.


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