Le Volcryn de George R.R. Martin

dabYo dans Critiques, Livres le 29 avril 2011, avec 2 commentaires
Critiques

Le Volcryn est une novella écrite par George R.R. Martin en 1980 et rééditée il y a peu par les éditions ActuSF avec une revisite de la traduction initiale de Odile Sabathé-Ricklin par Ayerdhal. Appréciant tout particulièrement les écrits de l’auteur, et avec sa superbe couverture de Lasth, ce titre de Science-Fiction me faisait envie depuis plusieurs mois. C’est avec un certain bonheur que j’ai profité du Read-A-Thon d’avril 2011 pour le lire. Synopsis.

Le Volcryn de George R.R. Martin

Les Volcryns sont des vaisseaux mythologiques dont la présence a été retrouvée dans la quasi totalité des coutumes humaines de la galaxie. Parfois, ils sont évoqués comme une bénédiction, alors que pour d’autres peuples, ils représentent l’annonce d’un grand malheur. Karoly d’Branin, scientifique et passionné par la découverte des Volcryns a réussi à obtenir les fonds nécessaire pour lancer une mission spatiale et aller à leur rencontre. Avec lui, huit autres scientifiques aux spécialités différentes, et un capitaine de vaisseau un peu particulier… Royd Eris.

Je n’en dirai pas plus de peur de vous spoiler. Il faut dire qu’il est très dur de parler de Le Volcryn sans évoquer l’histoire, le texte étant plutôt très court, 120 pages à tout casser, et son déroulement assez particulier. On pourrait penser qu’il va s’axer autour de la découverte des Vocyns et de cette rencontre avec une autre forme de vie. Pour être honnête, je ne m’étais pas renseigné sur le titre, et c’est ce dont j’étais persuadé. Un peu comme ce qu’on pouvait vivre en lisant une autre novella de l’auteur, Chansons pour Lya, que je ne peux que conseiller au passage. Et bien non, il n’en est rien.

Les Volcryns s’avèrent en effet être plus proche d’un prétexte pour mettre dix personnes dans un même vaisseau qu’autre chose. Ce n’est pas pour autant un mal, car le tout est amené d’une façon très habile de la part de l’auteur. Si la nouvelle a été adaptée au cinéma ce n’est pas pour rien, et si le genre du film était l’horreur, ça n’est pas dû au hasard non plus. George R.R. Martin va réussir à très vite faire monter la tension à bord de ce vaisseau grâce à des mécanismes bien utilisés et à certains personnages aux particularités intéressantes. En effet, outre notre fanatiques des Volcryns, on retrouve des spécialistes en informatique, ou encore en capacités psychiques. Et ces derniers vont très vite voir que quelque chose ne se passe pas comme il le faudrait.

Le Volcryn de George R.R. MartinL’ambiance du livre devient très vite inquiétante, on redoute à chaque page ce qu’il va bien pouvoir se passer. On a presque l’impression d’être avec les protagonistes, piégés entre quatre mur qui les protègent du vide intersidéral… Du moins, à priori. Avec une brochette de dix personnages et si peu de pages, vous vous doutez bien que l’on ne va pas spécialement s’accrocher aux personnages. Mais à vrai dire, cela importe peu. Ils ne sont pas caricaturaux et on va très vite réussir à tous les assimiler.

Si Le Volcryn n’est pas l’œuvre de George R.R. Martin qui m’aura le plus marqué, c’est sans aucun doute une lecture que je peux vous conseiller. Bien angoissant, claustrophobe à souhait, sa lecture vous ravira, avec de jolis twists tout au long de la découverte. Et franchement, pour 9€ et avec une édition aussi soignée de la part d’ActuSF, pourquoi se priver ?


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2 commentaires, donnez votre avis !
  • Guillaume44 a écrit le 29 avril 2011 à 17 h 56 min:

    « Ayerdbal » ?

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  • dabYo a écrit le 29 avril 2011 à 19 h 49 min:

    @Guillaume44: oui, c’est bien écrit sur l’édition, et Wikipedia le confirme: « Ayerdhal, de son vrai nom Marc Soulier, né le 26 janvier 1959 à Lyon (La Croix-Rousse) ».

    Pourquoi ?

    (à moins que tu faisais référence à ma faute de frappe qui est corrigée :D)

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