Bon, cela faisait très longtemps que je voulais commencer le cycle de la Tour Sombre. Il se trouve donc que mon fiancé m’a offert les deux premiers tomes pour notre anniversaire, après avoir été séduit par la présentation disponible sur la lune. (A-t-il bien fait ? Ca c’est une autre histoire). Je ne vous parlerai ici que du premier tome (bien que j’aie à l’heure actuelle commencé -et abandonné – le Tome 2).

La Tour Sombre est donc une saga monumentale (je ne sais pas combien de milliers de pages, en 7 tomes) de Stephen King. Commencée lorsqu’il était agé de 19 ans, la saga ne s’est terminée qu’il y’a quelques années. King a, à cette occasion, révisé le premier tome. C’est donc la version remaniée que j’ai lue ici. En effet, d’après l’auteur, le premier tome était souvent vu comme un calvaire à lire, et beaucoup abandonnaient le cycle pour cela. De plus, écrit par le jeune homme qu’il était à l’époque, le livre n’avait pas forcément la maturité nécéssaire. Il a donc un peu révisé, ajoutant 39 pages d’après ses dires, ou les otant j’ai oublié.
Ceci dit, après avoir commencé le deux, il n’en reste pas moins que ce premier tome ne donne pas la vraie idée de l’histoire. Il s’agit d’une sorte de -longue- introduction. Une intro de 250 pages quand même. Mais quand on sait que par la suite les tomes tournent dans les 700 pages…
Nous suivons donc le Pistolero, dans un monde qui n’est pas sans rappeler notre Far West, avec quelques différences. Ici la technologie a existé, et puis, on ne sait pas pourquoi, le monde a changé. Le pistolero est le dernier des pistoleros, il poursuit un homme en noir, et suit la quête d’une obscure Tour Sombre (vous remarquerez le jeu de mot, je suis en forme ce soir). Sur le chemin, il rencontre des bourgades, et des gens, dont un certain Jake, qui vient d’un autre monde.

Malgré les retouches de King, le premier roman est quand même fastidieux àlire. Déja parce que J’ai lu, je ne sais pourquoi, ne trouve rien de mieux qu’écrire en tout petit. Ce qui n’est vraiment pas dans leurs habitudes. On passe parce que la couverture est jolie…
Il faut, pour excuser, préciser que le Pistolero est à la base plutôt un receuil de nouvelles. Ce qui explique l’aspect parfois décousu, mais aussi qu’on nous rappelle en détail ce qu’il s’est passé 50 pages plus tôt ! En effet, entre temps on a changé de nouvelle, et de ce fait il fallait aider les lecteurs qui n’auraient pas lu la précedente. On a l’impression de tourner en rond.
De plus, le principe d’une nouvelle étant de ce concentrer sur l’action, on peut reprocher au héros d’être quand même assez fade. King n’arrive pas à lui insuffler autant de relief, et j’oserai même dire qu’il a le charisme d’une huitre. Pour un héros qu’on va suivre sur 3 000 pages, c’est un peu génant. De plus, ce manque de développement du personnage finit par nous en donner une mauvaise image. Il va en effet devoir prendre une décision douloureuse. Sachant qu’il a un charisme proche du néant, cette décision paraît stupide et prise à la legere. Nul doute qu’on en comprendra après les tenants et aboutissants, mais sur le coup, voici un excellent moyen de faire passer son héros pour un gros con.
Le pistolero se veut antihéros. Jusque là ok. Mais le probleme c’est que pour moi, il est impossible de m’attacher à un personnage si je ne partage pas au moins un minimum ses valeurs: la nonchalence d’un Han Solo, la fidélité d’un Jaime, voir même l’obstination aveugle d’une Bella par exemple… Sauf que là les valeurs du pistolero… Comme il est plat, allez les chercher les valeurs, forcément, difficile de s’attacher à lui. Encore plus quand il agit d’une manière qui au premier abord semble parfaitement repoussante.
Le voyage du pistolero n’est pas sans rappeler la bible (traversée du desert, Golgotha etc…) ce qui donne un petit air rechauffé. Bien sûr, plus developpé cela aurait peut être pu être génial, mais sur le moment, je ne suis pas convaincue.
Dans tous les cas, si vous voulez commencer la Tour Sombre, je vous en prie, ne vous arrêtez pas entre le Tome 1 et 2. Considérez les comme une seule entité. Apres le deux, bien vous pourrez faire votre choix.
A moins que comme moi, le deux vous retourne l’estomac et vous fasse fermer définitivement la série.








Aurélie a écrit le 8 septembre 2009 à 15 h 06 min:
Quel dommage, c’est pourtant une excellente saga! A condition de ne pas faire trop de pause entre chaque tome…
A la lecture du 1e tome, je me suis franchement demandée où est-ce que King voulait nous amener. Ok, le trip « je te dis rien du héros, tu sis pas où tu es ni ce que tu fais », c’est sympa 2 minutes, mais sur tout un bouquin…
Une fois fini ce tome, je me suis que bon, ben voilà, c’est pas tout ça mais hein, y a quand même mieux.
Et puis, la curiosité aidant, et comme je n’aime pas rester sur une 1e impression, je suis quand même allée ouvrir le tome 2. et c’est à partir du tome 3 (oui je sais, je suis tenace) que mon enthousiasme pour cette série a vraiment commencé.
Comble de chance, au moment où j’ai voulu lire la saga, tous els tomes étaient sortis en France, je n’ai pas eu à attendre en me rongeant les ongles le dernier tome pendant des mois…
Et à la fin du dernier tome, j’ai bien sûr fait ce que King attendait de ses lecteurs, j’ai tout recommencé depuis le début (là j’avoue, 2 fois de suite, j’ai sauté quelques chapitres parce que bon…).
C’est vrai que le style choisi (histoire décousue, pas d’intrigue linéaire, flash back inoppinés (je pense notamment au tome 4 qui est un unique flash back ou presque), foultitude de personnages) n’aide pas à entrer dedans dès le 1er tome. C’est une saga qui demande de la persévérence. Mais l’intrigue mérite qu’on s’accroche, quelques trouvailles de génie dans le scénario récompensent la ténacité du lecteur.
Au final, cette saga, c’est comme la mer un matin de juillet: difficile d’y rentrer, impossible d’en sortir.
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