Le Dieu de Lumière de Jean-Pierre Andrevon

dabYo dans Critiques, Livres le 8 octobre 2009, avec 2 commentaires
Critiques

Le Dieu de Lumière est le troisième et dernier roman de l’anthologie Très Loin de la Terre publiée récemment par les éditions Bragelonne dans la collection Perles de la SF. Il fait suite au Temps des Grandes Chasses et au Space Opera La Guerre des Gruulls. C’est ici encore un roman écrit par Jean-Pierre Andrevon en 1973 et bien entendu, il s’agit d’un Space Opera comme on les faisait si bien à l’époque. Synopsis ?

Très Loin de la Terre de Jean-Pierre Andrevon

En 2020 la Terre commence peu à peu à être étroite pour les 9 milliards d’humains qu’elle abrite. Au point tel que le manque de place est source des plus grandes tensions et que la résolution de ce problème est devenu l’un des premiers objectifs mondiaux. La solution, c’est peut être cette nouvelle technologie qui permet de partir dans un espace-temps inconnu, que nous appelons entre nous l’hyper-espace. Ainsi, nous allons suivre le commandant Bensousan et ses trois camarades, qui constituent l’équipe de la première fusée dotée d’un moteur qui permet l’hyper-propulsion. Leur but ? S’ils survivent, trouver une nouvelle planète que l’homme pourra coloniser.

On part donc déjà bien moins loin dans le futur que dans les deux autres romans de Jean-Pierre Andrevon. Ici encore, on pourrait presque dire que l’auteur a vu juste car même si nous sommes loin de la surpopulation -actuellement-, le sujet n’est pas dépassé et reste avant-gardiste. Bon, j’ai du mal à imaginer que nous partions dans l’hyper-espace dans une dizaine d’année sachant qu’il n’y a pas eu de réelle avancée depuis la Lune… Mais bon. Ceci dit, il s’agit cette fois uniquement d’un prétexte, puisque le sujet principal du roman est ce que les auteurs de Science-Fiction préfèrent le plus souvent: l’exploration, le temps. Car oui, contrairement aux deux autres romans je n’ai pas trouvé que Le Dieu de Lumière porte réellement sur un problème de société, ou bien qu’il veuille y répondre.

Le Dieu de Lumière de Jean-Pierre Andrevon

Ancienne édition

L’écriture est toujours aussi sympathique et à aucun moment l’auteur ne se perd dans des descriptions trop longues. On découvre quelques planètes -logique- dont la flore et la faune sont détaillées avec précisions et suffisamment pour que l’on se sente proche des spationautes, entrain de fouler le même sol inconnu qu’eux.

Je trouve cependant dommage que les personnages que l’on suive ne soient pas vraiment charismatiques. Enfin, charismatique, je ne sais pas, mais je n’ai pas pu m’attacher à eux et craindre avec eux pour leur futur. Le pire, c’est peut être que finalement, je ne leur vois pas de grandes différences avec ceux de la Guerre des Gruulls, comme si l’auteur n’avait pas pu leur donner une personnalité propre.

Comme je le disais, outre l’exploration de nouveaux mondes pour permettre à l’humanité de s’étendre, Le Dieu de Lumière se base aussi en grande partie sur le Temps, cette dimension si chère à nos auteurs de Science-Fiction. On est certes loin de la folie spatio-temporelle que peut utiliser Phillip K. Dick ou bien Les Seigneurs de la Guerre de Gérard Klein, mais tout de même. On va le pressentir de plus en plus au long du roman, mais cette dimension va être la clef de tout et va peut être en frustrer quelques uns, tellement elle a été usée et ré-usée. D’un autre côté, le roman datant de 1973, il serait incommode de ma part de lui reprocher un défaut qu’il n’aurait pu avoir à l’époque.

Pas aussi intéressant que les deux premiers romans de l’anthologie, Le Dieu de Lumière reste un roman sympathique à lire et qui convient très bien à la cloture de Très Loin de la Terre.


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2 commentaires, donnez votre avis !
  • Kameyoko a écrit le 9 octobre 2009 à 15 h 20 min:

    Ce type de SF est assez paradoxal pour moi. Ca a l’air sympa. l’exploration est toujours intéressante et fait fonctionné l’imagination. Le petit coté Star Trek (enfin j’ai l’impression) donne une touche rétro.

    Mais même si ça a l’air intéressant, on pourrait penser que c’est un peu creux et manquant d’originalité.

    Je ne sais pas quoi penser de ce genre de livre. je préfère de la SF plus fine et plus originale.

    mais je me trompe peut être, vu que je n’ai pas lu le livre

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  • Seraf' a écrit le 9 octobre 2009 à 22 h 43 min:

    C’est clair que ce n’est pas de la SF a la 1984 (ters engagée) ni de la SF a la Dick. Ca a peut etre un coté un petit peu daté par rapport aux deux premiers livres du receuil, mais bon, la SF staio temporelle faut aimer on va dire.

    Je te conseillerais cependant dans le genre plutot Les seigneurs de la Guerre de Klein qui te dionneras une bonne idée (c’est pas gros, et c’est en poche)

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