Pour une raison obscure, on m’a offert pour mes 28 ans deux bouquins traitant du club des 27. C’est donc comme ça que je me suis retrouvé en possession de Le club des 27 ou la Malédiction du Rock’N’Roll de Alain-Guy Aknin et Stéphane Loisy. Je me suis dit pourquoi pas, le thème pourrait être intéressant et la couverture est plutôt pas mal avec son 27 glacé en surimpression. Malheureusement, j’ai déchanté plutôt vite.

le club des 27 ou la malediction du rock n roll

Pour ceux qui ne sauraient pas ce qu’est le club des 27, c’est une sorte de mythologie du rock. C’est en effet un regroupement d’artistes rock et blues dont le destin s’est arrêté de manière tragique l’année de leurs 27 ans. Du coup y’en a quelques uns dont des bien connus comme Kurt Cobain et Jim Morrison. Par contre il n’y avait pas l’air d’y en avoir assez vu que l’auteur a fait du remplissages avec des artistes pop, d’autres genres plus exotiques et même des rappeurs. On en vient au gros point noir du bouquin, l’indigence de son contenu.

Hormis les très connus, la plupart des artistes n’ont droit qu’à une très minimaliste biographie. La plupart devront se contenter de 2-3 pages pendant lesquelles ont se fait balancer des faits, des dates, des albums, des chansons avec un manque cruel de contexte. Vous savez qui c’est Rodrigo Bueno ? Et bien à part son style musical et la manière dont il est mort vous n’en apprendrez pas grand chose de plus dans cet ouvrage. Du coup quel est l’intérêt de le placer dans le livre si ce n’est à des fins de remplissages. Et il est loin d’être le seul dans ce cas. Pour résumer, on apprend où il sont né, quel genre de musique ils font et avec quel groupe, leur gros hit et enfin la manière dont ils sont mort, on aurait aimé un peu plus de contenu.
le club des 27 ou la malediction du rock n rollHeureusement on sent l’auteur un peu plus impliqué sur les gros noms. Jim Morrison, Amy Winehouse, Jimi Hendrix, Janis Joplin, Kurt Cobain et Brian Jones, ceux de la couverture quoi, semblent être ceux qui s’en tirent le mieux. Mais du coup vu que ce sont les plus connus, l’amateur n’apprendra pas grand chose de nouveau. Ces parties n’en reste pas moins intéressante et pourvu de détails.

Un des trucs qui m’a un peu saoulé : Comment peut on parler de Robert Johnson sans faire ne serait-ce que mention de la légende de sa rencontre avec le diable à un carrefour ? C’était un artiste relativement majeur du siècle dernier et il n’a droit qu’à une petite partie. C’est vrai que ce n’était pas possible de faire une vraie biographie par artiste mais on en apprend trop peu. Surtout que le style de l’auteur très concis n’aide pas vraiment à ne pas sentir un certain coté mécanique dans la construction des chapitres.

Cette édition est catastrophique. Je n’ai jamais vu autant de typos dans un document qui est censé être édité par des professionnels et puis pas que des petits bouts de rien, par exemple un 9 qui se transforme en 6 dans une date. Du coup je ne félicite pas les éditions Didier Carpentier surtout quand on trouve le bouquin à 15€. Je ne conseille absolument pas ce livre.


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