Le Clos des Epices est le premier tome de LoRd oF Burger, une série de BD publiée par Glenat début 2010. Son style graphique m’a tout de suite accroché, et pour cause, puisqu’on retrouve derrière le dessin de la couverture Alessandro Barbucci qui a notamment à son actif Skydoll et W.i.t.c.h., deux grosses pointures. Mais ce n’est pas le seul grand nom du milieu, puisqu’on retrouve au scénario Scotch Arleston, qui est derrière celui l’univers de Troy. Mais avoir des grands noms ne suffit pas toujours à faire une œuvre de qualité. Synopsis.

Le Clos des Epices, LoRd oF Burger Tome 1, de Arleston et Barbucci

Ambre est la fille d’un grand restaurateur, triplement étoilé au Michelin et respecté par ses pairs pour son restaurant. Si sa première passion est la sculpture de glace, elle n’hésite pas à retrousser ses manches pour aider son père lorsqu’il en a besoin. C’est ainsi qu’il lui arrive de faire la serveuse. A l’opposée, Arthur, son frère, est en froid avec son père et pour cause, puisqu’il ose travailler dans un fast-food. Mais les choses ne vont pas tourner rond et ils vont bien finir par devoir aller travailler en cuisine.

Comme vous vous en doutez, le premier point fort de LoRd oF Burger, c’est son dessin. Il faut dire qu’il y a toute une équipée derrière les graphismes de la série. Si on ressent fortement la patte de Barbucci, c’est parce qu’il assure ici la direction artistique. Mais les dessins eux, sont réalisés par Balak et Zimra. Leur travail est vraiment réussi, et c’est tout simplement un régal de parcourir les pages de l’album. Si les personnages sont superbes, les décors et environnements autour ne sont pas en reste pour autant.

Le Clos des Epices, LoRd oF Burger Tome 1, de Arleston et Barbucci

Pour une fois, les scènes en ville par exemple sont plutôt réussies. Le tout brille surtout par un grand dynamisme, notamment avec des poses dynamiques et des mimiques humoristiques. Heureusement, le cadrage est à la hauteur et il est aisé de suivre l’action. Bien sûr, le dessin ne fait pas tout, et il faut dire que les couleurs mises par Andry Rakotoarisoa et Florence Torta sont elles aussi réussies. Elles sont cependant plus légère, plus proches de l’aplat, mais le tout reste superbe.

Par contre, je dois avouer que le scénario que nous offrent Scotch Arleston et Audrey Alwett m’a laissé beaucoup plus perplexe. Ce premier tome est bien entendu un tome d’introduction, vous vous en doutez, il faut donc lui laisser sa chance, mais difficile de ne pas le trouver poussif pour autant. On a l’impression qu’ils ont tenté de créer des scènes plutôt inutiles pour arriver à pondre les 56 pages nécessaires. Dommage, car du coup, on a vraiment, mais vraiment, que l’idée de base: le restaurant. On n’a ni eu le temps de découvrir les personnages, ni ce qu’il va bien pouvoir se passer par la suite.

Le Clos des Epices, LoRd oF Burger Tome 1, de Arleston et Barbucci

Et pour cause, puisque la fin de l’ouvrage nous précise que nous avons là en main la moitié de l’édition originale du premier tome, enrichie. Je ne sais pas trop pour quelle raison Glénat a fait ce choix éditorial, mais je suis perplexe. C’est d’autant plus dommage que l’ouvrage est vraiment travaillé, que ce soit avec ses pages de gardes réussies, ou encore avec des petites recettes entre les chapitres.

Le Clos des Epices, LoRd oF Burger Tome 1, de Arleston et BarbucciAu final, Le Clos des Epices m’a laissé un arrière goût de poussif, de mi-figue, mi-raison. Le scénario a été artificiellement rallongé et cela se ressent fortement, très fortement. On a limite l’impression d’avoir lu le premier chapitre, non le premier volume, et je ne parle pas des synopsis que vous pourrez lire un peu partout sur le net qui vous racontent du coup plus de la moitié du volume.

Heureusement, la direction de Barbucci et le travail de Balak et Zimra nous en mettent plein la vue et c’est bien ça qui va me pousser à aller lire le deuxième tome, Étoiles filantes.


Ces articles pourraient aussi vous intéresser:
2 commentaires, donnez votre avis !
  • valeriane a écrit le 17 août 2011 à 10 h 39 min:

    Je suis FAN ;-) j’adore ces dessins.
    Puis j’ai trouvé l’histoire assez agréable aussi.
    Alors par contre, j’avais acheté la première édition… donc les deux premiers volumes de la nouvelle édition (donc j’avais plus à me mettre sous la dent).
    Re-parc contre… gros coup de gueule lorsque j’ai acheté les « nouveaux » tomes 2 et 3… et de m’apercevoir à la réception que j’avais déjà ce tome 2 (oui dans la première édition… ça devient complexe)…
    grrr je me suis dis « saleté de truc commercial! saleté de truc qui casse ma collection »… bref, je vais me sentir obligée (mentalement) d’acquérir le nouveau premier tome… (enfin quand les finances seront meilleures ;-) )
    Mais sinon… le tome 3 est donc toujours sur ma PAL… vivement les vacances que j’avance un peu dans tout ça!

    RépondreRépondre
  • Arkania a écrit le 27 août 2011 à 17 h 22 min:

    J’ai souvent eu de grosses déceptions avec le travail de Audrey Alwett, en scénario ou sous sa casquette de directrice de collection… j’avais donc lu LoB essentiellement pour le dessin également qui est de toute beauté. J’aime beaucoup le travail de Zimra à la base, ça a donc été un plaisir de parcourir ces pages et d’en apprécier la qualité, dirigée de surcroit par Barbucci.

    Et Glénat a fait ce choix à cause du format : originalement dans un format bâtard entre A4 classique et A5, comme souvent les libraires n’ont pas su quoi en faire, et il a donc été recalibré pour être remis au format franco belge classique…

    Rien de transcendant pour l’histoire donc, mais il y a à bouffer niveau dessin et ça fait plaisir !

    RépondreRépondre
  • Donnez votre avis !

    Comment avoir son avatar sur ifisDead ?