La Rivière Noire de Arnaldur Indridason

Serafina dans Critiques, Livres le 13 mai 2015, avec aucun commentaire
Critiques

Pour continuer ma lecture des Arnaldur Indridason , j’ai lu La Rivière Noire, ( Myrká en VO), un roman sorti en français en 2011. Il fait partie de la saga d’Erlendur, même si comme nous allons le voir, il est particulier sur ce point. Synopsis ?

riviere noire arnaldur

Erlendur est parti en vacances pour une durée indéterminée suite aux événements d’Hypotermie. Cependant, les crimes ne s’arrêtent pas, et ce coup-ci un meurtre particulièrement grave est découvert à Reykjavik. Un homme est retrouvé égorgé dans son salon, il avait en sa possession une certaine dose de Rohypnol, la drogue du viol.

Vous l’aurez compris, dans ce livre, Erlendur est totalement absent. C’est son adjointe Elinborg qui est donc l’héroïne de l’enquête. C’est un procédé que je trouve plutôt appréciable, cela permet le temps d’un livre de changer totalement de style d’enquête et de personnages. Elinborg est une mère de famille, assez agréable, et passionnée de cuisine. Elle a un style très différent d’Erlendur : elle n’est pas bougon, elle n’est pas non plus désenchantée. Cela donne un roman un peu moins noir que les précédents. Pourtant, c’est un des plus lourds au niveau de la thématique. Non seulement c’est un meurtre et non un suicide ou une disparition, et la présence du rohypnol oriente rapidement l’enquêtrice vers des cas de viol.

la riviere noire arnaldur

Bref, on est face à un cas qu’on pourrait très bien trouver dans une série américaine. La résolution elle va être typiquement Islandaise et conditionnée au fait que le coté tout petit du pays fait qu’il est possible d’inspecter par exemple la liste de toutes les admissions pour fracture dans les 6 derniers mois sur le pays. C’est marrant et en même temps réaliste, l’auteur tire partie des spécificités de son pays.

L’enquête cependant stagne un peu vers le milieu, et les passages de plusieurs pages sur la passion d’Erlinborg pour la cuisine m’ont un peu refroidie. Heureusement, le début et la fin remontent le niveau et même si on sent certaines choses avant l’enquêtrice c’est bien amené et plutôt crédible.

Comme toujours, le style est simple, assez facile à lire, les chapitres sont courts et c’est une lecture divertissante qui sait distiller suffisamment de suspens pour nous faire tourner les pages. Ce n’est pas mon roman préféré de l’auteur mais il a le mérite de changer par rapport au reste de la série. On est loin des enquêtes d’Erlendur qui sont souvent sur des cold cases et où le héros est un solitaire bougon. Cela permet aussi de mieux comprendre le personnage d’Erlinborg déjà croisé dans la série.

Bref, ce n’est pas le roman par lequel je vous conseille de commencer, mais il a son importance dans la série. De même que le suivant La Muraille de Lave, qui met en scène Sigurdur Oli pendant l’absence d’Erlendur. Cela reste une lecture sympathique mais il ne m’aura pas spécialement marqué.


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