Je continue mon séjour parmi la collection Pandore du Pré-aux-Clercs avec La Griffe et le Sang de François Larzem, sorti un peu plus tôt dans l’année. Comme le reste de la collection, il s’agit d’un roman Young Adult, destiné à la jeunesse donc, et écrit par un auteur français. Avec une très jolie illustration de Benjamin Carré et une quatrième de couverture qui évoque le comte Dracul, je ne savais pas trop à quoi m’attendre. Synopsis.

La Griffe et le sang de François Larzem

Mina est une jeune tzigane qui voyage avec sa mère dans leur roulotte vers les Carpates, une terre qu’elle n’a encore jamais foulée mais pour laquelle son père ne manquait pas d’éloges… Verdoyante, paisible, il y ferait bon vivre et surtout, elles seraient enfin à l’abri de la haine et des violences dont son peuple est victime. Mais le voyage sera dur et il n’est rien de moins sûr que les Carpates répondent vraiment à leurs attentes…

François Larzem

François Larzem

Pour être honnête je dois dire que je n’étais pas forcément enthousiaste au début de ma lecture. Une réécriture jeunesse de Dracula ? Hm, ça tombe peut être mal, je viens justement de lire l’original de Bram Stoker. Une version jeunesse ? Voilà qui ne me convainc pas bien plus.

On est donc face à un roman narré à la première personne par Mina, jeune fille qui n’a pas sa langue dans sa poche. C’est relativement classique pour le genre, mais ce n’est clairement pas le genre de narration que je préfère. Toujours est il que notre jeune Mina est donc relativement effrontée et surtout très intelligente. Une sorte de jeune effrontée qui m’a assez exaspéré, certes c’est relativement habituel pour un comportement d’aujourd’hui, mais je n’ai pas franchement trouvé que cela collait à l’époque.

Mina s’exprime en effet d’une manière relativement moderne, et on pourra du coup se poser quelques questions sur ses expressions qui ne font pas du tout gamine du XVIIIème. Du coup, on se retrouve face à des phrases qui choquent, ou qui donnent l’impression d’être incohérentes. Il y a de nombreuses références géographiques dans le roman, et du coup, parfois on se demande quand même comment cette tzigane peut trouver que cela sent l’océan alors qu’en toute logique, elle ne l’a jamais vu, cet océan.

La Griffe et le sang de François LarzemL’histoire est donc une fuite en avant de Mina et sa mère face à la cruauté du monde. Il faut bien dire qu’à ce niveau là, François Larzem met le paquet et son monde est franchement détestable, cruel, raciste. Malheureusement, c’est un peu too much et on a l’impression d’être face à l’éternel recommencement du même scénario, le tout avec un cliffhanger sur la dernière phrase du chapitre.

Ma chronique doit être un peu floue et pour cause, je n’ai pas réussi à me faire une vraie opinion de La Griffe et le Sang. J’ai trouvé que ça n’était ni un bon livre, ni un mauvais. Il est de ces livres qui sont frustrants car on sent largement le potentiel sans qu’il ne soit vraiment utilisé, pleinement maîtrisé. On ne voit pas très bien où l’auteur veut en venir, l’histoire principale est un peu légère et surtout assez grosse et prévisible. Bref, c’est dommage.


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