La dernière fée de Bourbon de Ophélie Bruneau

Serafina dans Critiques, Livres le 28 octobre 2015, avec aucun commentaire
Critiques

La dernière fée de Bourbon fait partie des romans que j’attendais pas mal aux éditions du Chat Noir, il fait partie de la collection Cheschire donc plutôt typé Young Adult. Pour la couverture de Nicolas Jammoneau déjà, mais aussi parce qu’on m’avait dit du bien de l’écriture d’Ophélie Bruneau, Malicia ayant lu et chroniqué l’Ourobouros d’Argent. Bon, j’avoue que je pensais aussi que ça allait traiter de vaudou, mais sur ce point je me suis totalement plantée. Synopsis ?

La derniere fee de Bourbon de Ophelie Bruneau

1873, Lisha s’apprête à quitter l’île Maurice où elle a été élevée pour l’île Bourbon dont elle est originaire. Sur cette île rattachée à la couronne britannique, les diwas, sorte d’esprits élémentaires, sont éliminés de manière plus ou moins systématique. Cependant, la paix n’est qu’apparences et l’île pourrait bien se soulever d’un jour à l’autre.

Ophélie Bruneau

Ophélie Bruneau

Donc là, soit vous avez de la culture historique vous avez compris qu’on parle de l’île de la réunion et qu’on est en pleine Uchronie car l’île est sous giron français en 1873 dans la « vraie vie », soit vous êtes comme moi et ne saisissez aucune des nuances présentes. Je pense que mon inculture notoire est un réel problème pour les cas d’uchronie car bon, à part les diwas tout me semblait crédible. Heureusement pour moi, que vous saisissiez les nuances historiques ou pas, le roman se lit très bien et au final l’uchronie n’est pas forcément au centre de l’histoire.

Par contre, on sent que l’auteur connait bien La Réunion. Elle y a habité et cela se ressent puisqu’elle arrive a retranscrire la géographie et l’ambiance de l’île même à quelqu’un qui comme moi n’y a jamais mis un orteil. Quelques mots « locaux » sont utilisés dans le récit tel que les termes gramounes ou la di la fé par exemple qui colorent le récit mais sans pour autant nécessiter un lexique ou déranger réellement la lecture.

Le début du bouquin m’a énormément fait penser à Rose Morte que j’ai lu et adoré en début d’année. Le pitch de départ est plutôt « classique » avec la jeune fille qui quitte ses parents pour se marier avec un mec dont elle ne sait pas grand chose, entourée par d’autres beaux officiers, bref, le set-up est classique.

La dernière fée de Bourbon de Ophélie BruneauSauf qu’en faite, l’histoire prend rapidement une tournure assez inattendue. On ne suit pas du tout le fil auquel on pensait et comme l’auteur n’hésite pas à tuer ses personnages, les cartes sont rebattues très régulièrement. C’est d’ailleurs un des points très positifs du roman : je n’ai pas vu du tout où est ce que l’auteur nous emmenait. Même un des personnages qui devient quasiment le héros du bouquin n’est amené qu’à petits pas. On échappe au Deus ex Machina, on échappe aux clichés et pour le coup c’est assez revigorant. Après, comme vous vous en doutez, les fées ne sont pas forcément ma tasse de thé.

Pour ce qui est de l’écriture en elle-même, le style d’Ophélie Bruneau est clair, assez simple, plutôt facile à lire, ses dialogues sonnent vrai et ses personnages sont généralement attachants. J’ai passé un bon moment avec eux. J’apprécie le fait que le livre ai une vrai fin, qui ne soit pas ouverte et qui termine pour de bon le livre, malgré le fait que cela escalade assez rapidement. Malgré le fait que ce roman n’était pas ce à quoi je m’attendais, je l’ai beaucoup apprécié et je ne peux que vous le recommander.

 


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