L’agonie de la lumière de Georges R.R. Martin

LuxtExMachina dans Critiques, Livres le 1 février 2010, avec aucun commentaire
Critiques

Lorsqu’on me proposa de lire L’agonie de la lumière pour en faire une critique je me suis dit « Hey cool un nouveau Georges R.R.Matin« . En fait non, sa première publication date de 1977, puis il a été réédité en 2005 aux éditions J’ai Lu. Donc oui vous pouvez me traiter d’inculte qui n’a connu cet auteur qu’il y a quelques temps grâce au cycle du Trône de Fer. Avec ce livre exit la Fantasy, nous sommes bel et bien dans de la Science Fiction. Mais contrairement à Chansons pour Lya, il ne s’agit pas d’un recueil de nouvelles, mais bien d’un roman. On y retrouve cependant la même atmosphère, le même style d’écriture. L’auteur ne nous apporte pas ou peu d’explications sur la technologie. On sait que ça fonctionne, point. Ce qui je trouve nous fait rentrer plus facilement d’en l’univers. Bon passons au synopsis.

L'agonie de la Lumière de George R.R. Martin

Dirk t’Larien est un humain, qui voyage de planète en planète afin d’oublier son ancienne amante. Mais celle-ci au bout de 7 ans lui renvoie son joyau-qui-murmure, sorte de joyau dans lequel on a inséré des sentiments. Revient alors à notre héros tous les souvenirs et les promesses passées. Et c’est afin d’en respecter une et d’essayer de reconquérir le cœur de sa dulcinée, qu’il part donc sur une ancienne planète festival condamnée à mourir à brève échéance. Je m’arrête ici pour le synopsis. Évidemment tout ne va pas être simple et pour reconquérir le cœur de sa bien-aimée il devra se battre mais surtout survivre.

Le livre peut être divisé en deux grandes parties. La première se résume à l’arrivée de notre héros sur la planète, de sa rencontre avec son ancienne partenaire et de la description de l’écosystème et des différentes cultures sur cette dernière. Alors dit comme ça on a l’impression qu’il ne se passe pas grand-chose durant cette partie, et c’est tout à fait le cas. L’auteur nous fait seulement voyagé à travers les différentes cultures qu’il a créées. Car de part sa nature de planète festival, de nombreuses civilisations ont construit une ville à l’image de leur culture et de leurs coutumes. C’est ainsi que l’on visite plusieurs paysages assez variés.

Martin nous fait traverser plusieurs villes mais aussi une forêt, chaque paysage ayant son atmosphère particulière, passant d’une ville ultra informatisée nommée Défi gérée par un super-ordinateur, à d’autres régions moins développées mais non-primitives telles que la ville de Kryne Lamiya, qui grâce à un ingénieux système joue une musique 24h/24, musique donnant envie aux gens qui y vivent de se suicider.  La planète étant sur le point de s’éteindre, la population se trouve fortement diminuée, laissant ainsi la majorité des endroits envahis par les spectres des anciens habitants.

Version Espagnole de L'agonie de la Lumière de George R.R. Martin

La version espagnole est un peu plus... colorée ?

Cette partie aurait pu être assez intéressante, malheureusement elle dure la moitié du livre, sans oublier qu’en même temps l’auteur nous fait un point sur les états d’âmes de notre héros environ toutes les dix pages. Si bien qu’au bout d’un moment, on a l’impression qu’il n’a qu’une seule émotion, qu’il se complaît dans son désespoir. Même quand il ressent d’autres émotions, on n’y croit pas. On a plus qu’une seule envie c’est d’entrer dans le livre d’agripper le héros par les épaules tout en le secouant et en lui criant dessus  » Non mais c’est pas vrai, fait quelque chose, bouge ! » . Le tout en lui donnant une bonne paire de claques.

La deuxième partie du livre promet un peu plus d’action (bien qu’à ce niveau là moins aurait été impossible). Elle se concentre sur plusieurs chasses à l’homme. Car comme je l’ai dit précédemment notre héros se met dans une merde pas possible en se faisant traité de simulacre par des extra-terrestres xénophobes et paranoïaques qui pensent que si vous ne faites pas partie de leur race vous êtes forcément du gibier. S’ensuit donc une fuite à travers plusieurs paysages précédemment vus afin de survivre et de s’échapper de la planète.

Un point qui reste à souligné est la présence d’un lexique qui explique entre autre une grande partie des termes aliens qui dans le livre sont expliqués assez tardivement ce qui ralentit quelque peu la compréhension de l’histoire. Malheureusement, aucune référence n’y est faites dans le livre ce qui fait qu’on le découvre seulement une fois le livre fini.

Version US de L'agonie de la Lumière de George R.R. Martin

Par contre aux US, on est plutôt Harlequin...

Bref, L’agonie de la lumière est un livre qui m’a plutôt déçu. On s’attend à autre chose venant d’un Martin. Quasiment aucune action pendant une bonne moitié du livre. La deuxième en comportant seulement quelques unes. Ce héros que je trouve à mon goût sans aucune profondeur qui nous répète ses sentiments encore et encore alors qu’on les connait déjà depuis le début. Un livre à ne pas posséder absolument dans sa bibliothèque. A noter que de toute façon, il est de plus en plus difficile de se le procurer…


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