Joyland de Stephen King

Serafina dans Critiques, Livres le 15 février 2016, avec 4 commentaires
Critiques

Comme vous le savez, j’ai renoué avec Stephen King grâce au livre 22/11/1963 qui reste un de mes favoris. Du coup, lorsque Joyland est sorti aux éditions du Livre de Poche je n’ai pas attendu bien longtemps avant de m’y mettre, d’autant que l’illustration de couverture donnait envie. Un King dans une fête foraine ? Ca promet ! Synopsis ?

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Dans les années 70, Devin est à la fac et comme beaucoup d’étudiants il travaille l’été pour se faire un peu de thunes. Cette année, il a dégoté un emploi à Joyland, une fête foraine « a l’ancienne ». Son boulot : réparer des manèges, les nettoyer et puis porter la fourrure. Un job plutôt éreintant mais intéressant et qui va lui permettre de découvrir tous les secrets de Joyland, et notamment les plus sombres comme l’assassinat de Linda Grey des années plus tôt. Linda qui, parait-il, hante encore le parc.
stephenking--joyland--lelivredepocheLe synopsis officiel du bouquin nous parle de clowns qui font peur et de grande roues sous l’orage. Si c’est ce qui vous interesse, passez tout de suite votre chemin car il n’y a pas un seul clown dans cette histoire. Je suppose que le résumé a été tourné pour appater le chalan qui connait les classiques du King, mais c’est tout. Moi, j’aime pas les clown, donc j’étais plutôt contente du coup. En réalité, tout comme pour 22/11/1963 c’est un roman très nostalgique. Stephen King se fait peut être vieux et du coup il nous parle d’une époque qui était peut être plus simple et plus authentique, d’autant plus quand elle est vue par le prisme des souvenirs. On est propulsé dans l’insouciance des étudiants des années 70, un monde un peu délavé, aux teintes un peu sépia, ou les animatrices de fête foraines sont en mini jupes et en patins à roulettes.

Stephen King comme toujours signe des personnages qui prennent très vite vie avec leur passé et leurs espoirs, il est facile de les cerner, même si Devin n’est pas le héros le plus charismatique qui soit. En même temps les héros de King le sont rarement. Mais il porte l’histoire et on voit a travers ses yeux, au propre comme au figuré puisque c’est bien lui le narrateur de cette histoire. C’est un Devin agé qui nous raconte sa folle jeunesse, ce qui contribue aussi à cette mélancolie et à ces souvenirs un peu idéalisés. L’ambiance de la fête foraine est très bien rendue, et la traduction est de qualité notamment pour les expression foraines qui collent aux expression francophones. Le roman démarre très vite et on est vite happé dans l’histoire. Je l’ai terminé en quelques jours.

Le fantastique est présent mais très très peu au final, on est plus sur un roman « tranche de vie » qu’autre chose. On retrouve évidemment certains des élements typique de Stephen King comme le petit garçon doué du don de double vue et certains passages sont un peu effrayants mais n’attendez pas de ce roman qu’il vous hérisse le poil, on est sur un roman fantastique et non de terreur ou d’horreur. Le bouquin a dans l’ensemble de mauvaises critiques pour cette raison sur les sites que j’ai consulté. Moi je n’en attendais rien, alors c’est pour cela que je l’ai aimé. J’ai aimé la nostalgie qui s’en dégage, j’ai aimé l’univers de Joyland où on vend du bonheur, j’ai aimé les promenades de Devin sur la plage. Bien sûr l’intrigue est là, mais elle est secondaire, le héros c’est cette époque et ce parc d’attraction comme il n’en existe plus.

Vous l’aurez compris, j’ai adoré ce roman et je ne peux que vous le conseiller. Il change des clichés que l’on peut imaginer de Stephen King et c’est plutôt agréable. C’est un beau roman avec ce qu’il faut de suspens pour nous faire tourner les pages.


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4 Comments, donnez votre avis !
  • Cassandre a écrit le 17 février 2016 à 20 h 29 min:

    J’ai très envie de le lire !

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  • The Heartsless Witch a écrit le 23 février 2016 à 11 h 22 min:

    ahhhh.. j’ai adoré celui là également !
    et c’est LE roman de King (avec Dolores Claiborne) que je conseille aux gens qui me disent ouarrrg je déteste l’horreur et le dégueulasse, je ne veux pas lire de Stephen King…

    j’aime aussi cette nostalgie, ces époques qui nous sont presque connues tellement les mots les décrivent avec cette facilité et cette justesse de ton !

    de ton façon, cet écrivain… hein :)

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  • Serafina a écrit le 26 février 2016 à 19 h 13 min:

    @The Heartsless Witch: Hahah moi c’est Les Yeux du Dragon que je conseille dans ces cas là ^^ (Et Dolores Clairborne en effet, je l’ai même fait lire a mon père). Ca reste d’ailleurs un de mes préférés. Je crois que je préfère au final le King qui fait autre chose que de l’horreur, peut être parce que on ne l’y attend pas, mais qu’il prouve toujours qu’il est un tres bon auteur et pas que pour décrire du dégueulasse !

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  • Marinette a écrit le 21 mai 2016 à 15 h 22 min:

    Un roman que j’ai beaucoup apprécié, même si ce n’est pas du tout ce à quoi je m’attendais.

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