Izaïn, né du désert de Johan Heliot

dabYo dans Critiques, Livres le 14 janvier 2010, avec 3 commentaires
Critiques

Je continue ma petite incursion dans le monde de la Fantasy jeunesse avec Izaïn, né du désert de Johan Heliot, sortie récemment aux éditions l’Atalante dans la collection Jeunesse. C’est un auteur français que nous voulions lire depuis un bon moment ici, notamment à cause de son roman Steampunk, Seule la Lune le sait. Izaïn est le premier de la série La Quête d’Espérance. On y suit plusieurs point de vue pour découvrir un monde où l’on ne navigue pas uniquement sur l’eau, mais aussi sur le sable dans d’immenses désert. Synospsis.

Izaïn, né d désert, La Quête d'Espérance, de Johan Heliot

Le code des terreux est clair: si l’un d’eux sauve un naufragé du désert pour le remonter sur la proue du navire, alors sa vie lui appartient et il peut en faire à sa guise, le vendre comme esclave, par exemple. C’est dans cette optique qu’Orso observe l’adolescent qui marche depuis plusieurs jours sur le sable brûlant, en suivant le sillage du navire Espérance sur lequel il est le bosco. Puis, il fini par prendre les choses en mains, saute du navire pour atterrir dans le désert, sauve le môme, et court après le bâtiment mouvant pour y remonter. Vous vous en doutez, ce n’est pas n’importe quel gamin qu’il a sauvé… Mais ça, il ne le sait pas.

Dit comme ça, ça ne vous donnera peut être pas très envie, et pour cause, les livres pour adolescents où il est question d’élus ne manquent pas. Entre Harry Potter ou récemment Les Chevaliers d’Emeraude, ce n’est pas ce qui manque. Dans ces cas là, c’est donc la façon de narrer, la qualité du scénario et surtout la magie de l’univers présenté que tout va se jouer… Et heureusement pour nous, Johan Heliot manie excellemment les trois, et y rajoute de nombreux points positifs en sus.

Tout d’abord, l’univers dans lequel se déroule notre histoire est tout simplement captivant. Certes, nous sommes dans un univers de pirates, de voyages en navires, etc. Mais ce sont des pirates sur du désert et sur des navires vivants, qui se nourrissent d’un mystérieux fluide pour avancer sur les dunes et permettre aux équipages de traverser les déserts pour aller de ville en ville, d’escale en escale. Nous suivons bien entendu l’un de ces bateaux, nommé Espérance. Je n’en dis pas plus car la découverte de tout ce folklore fait partie de l’expérience de la lecture, et qu’il serait dommage de la gâcher. Comme d’habitude, on est littéralement lâché dans l’univers et c’est à nous de nous raccrocher à la première bouée que nous découvrons.

Izaïn, né d désert, La Quête d'Espérance, de Johan HeliotPar contre je peux vous dire que ce monde promet d’être aussi riche que celui du sorcier que tout le monde connaît, et que c’est ce qui fait la grande force de l’ouvrage. Mais pas la seule, le style de l’auteur et la façon de narrer est aussi très bonne. En général, on suit un personnage le temps de quelques pages, puis on passe au suivant. Bref, une succession de points de vue qui permet surtout un rythme effréné, très captivant. On a envie de savoir la suite et on lit le personnage qui suit dans le seul but de retourner au personnage de départ… Vous connaissez l’histoire, c’est bel et bien le même principe, et il est très agréable de le voir adapté au format jeunesse. La très courte taille des chapitres, environ cinq à dix pages, permet d’avancer vite et de ne pas s’ennuyer.

Et lorsqu’on est jeune, ce que l’on souhaite en lisant un livre, outre le fait de découvrir un monde magique et qui fait rêver, c’est de ne pas s’ennuyer. Et là, il faut dire que ce premier tome de La Quête d’Esperance est à la hauteur des notres, d’espérances. Si vous le faites lire à un jeune adolescent, je mettrais presque ma main à couper que cela lui plaira. Tout y est, pour le bonheur des plus petits… comme des plus grands, car contrairement à d’autres pointures du genre, le fait d’avoir une culture littéraire ou d’avoir lu de nombreux livres ne changera en rien votre appréciation ! Pour être honnête, si aujourd’hui j’avais quelques années de moins, je le hisserai directement au sommet de mes livres préférés, car c’est clairement ce que j’aurai adoré lire…

J’ai donc dévoré le livre, fini en deux petites séances de lecture, et à aucun moment je ne me suis ennuyé. Au final, ma seule déception sera de l’avoir lu après Noël, sans quoi je l’aurai volontier offert à mon petit frère. La suite, Les Pirates de fer, sortira bientôt, je n’ai malheureusement pas pu trouver la date, mais je compte bien me renseigner.


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3 commentaires, donnez votre avis !
  • Eric a écrit le 16 janvier 2010 à 11 h 48 min:

    Je crois que nous sommes tous du même avis sur ce bouquin. Toutes les chroniques que j’ai lues vont dans le même sens. On veut la suite ! =)

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  • Lelf a écrit le 22 janvier 2010 à 16 h 54 min:

    Je ne connais pas encore Johan Heliot mais souhaitais le découvrir.
    Avec tous les avis élogieux que j’ai pu voir sur Izaïn, je crois que je tiens le gagnant par lequel je vais commencer. :)

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  • mayourathen a écrit le 7 avril 2013 à 0 h 35 min:

    Si tu es encore là, je voudrais te demander une question, je ne comprend pas ces noms, bosco, terreux ou autres, et il n’y a pas de description de personnages, c’est un peu flou cette histoire, ils cherchent du fluide, et Légyria lui parle comme s’il était vivant, j’ai choisis ce livre pour un livret de lecture, et donc je dois parler de l’intro, personnages, contexte, conclusion, et je n’arrive pas vraiment à faire la partie personnages, merci de ta réponse

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