Lionel Davoust est un auteur que nous avons découvert grâce à sa très bonne nouvelle Quelques grammes d’oubli sur la neige du recueil Magiciennes et Sorciers récemment sorti aux éditions Mnémos. Nous avions critiqué une bonne partie des nouvelles du recueil sur leur côté réservé aux initiés. Pour tout comprendre, je vous invite à lire la chronique de Serafina sur le sujet. Toujours est il que ces éléments ont trouvé echo sur le blog de Lionel et que nous avons ainsi pu faire connaissance, sur twitter notamment. Car oui, Lionel est un auteur connecté, et c’est donc naturellement que nous lui avons envoyé notre célèbre mail « Blogueur cherche personne à interviewer ».

Interview de Lionel Davoust, Quelques Grammes d'oubli sur la Neige

Salut Lionel, pourrais tu te présenter à nos lecteurs ?

Salut à tous ! Je m’appelle Lionel Davoust, j’ai 32 ans, j’habite à Rennes et… ça va. Je suis auteur et traducteur d’imaginaire depuis bientôt dix ans, mais j’ai à l’origine un diplôme d’ingénieur halieute (tout ce qui concerne les ressources naturelles aquatiques). Je crois que ça résume assez bien mes passions dans l’existence, sauf qu’il faudrait quand même y rajouter l’ésotérisme, les jeux vidéo et le saucisson.

Alors comme ça tu étais dans les sciences, comme nous ! Mais ne faut-t’il pas faire L pour savoir écrire ? Comment as tu plongé dans les livres et l’imaginaire en particulier ?

Alors, effectivement, j’ai un côté geek, mais j’étais surtout biologiste en réalité. Soit, donc, pas un vrai scientifique, si l’on en croit les férus des sciences dures. Et vu qu’il faut avoir fait L pour écrire, je ne suis pas un vrai écrivain non plus. Je suis donc une illusion, je n’existe pas, et puis qu’est-ce qui te fait croire que c’est une vraie personne qui répond à ton mail, hein ?

Lionel Davoust

Photo Noosphère

Plus sérieusement, il n’y a pas de voie royale pour arriver à la littérature – une proportion non négligeable d’auteurs de SF sont des scientifiques. Ce qu’un auteur apporte, c’est sa personnalité, ses intérêts, le filtre de ses perceptions ; ce qui compte, c’est le regard. Or, analyser un texte – ce qu’enseigne surtout la formation littéraire en France – et écrire sont deux univers assez différents.

Pour ma part, je suis venu à la littérature avant tout par l’acte d’écrire. L’anecdote est un peu ridicule mais j’assume : j’étais gamin, trois ou quatre ans, et je voyais ma mère laisser régulièrement des instructions à la femme de ménage. Je lui demande ce dont il s’agit, elle m’explique, et mon cerveau d’enfant fait tilt devant cette révélation : quoi ? On peut laisser un message à un tiers et celui-ci va le comprendre même en notre absence, même des années plus tard ? C’est absolument génial, il faut que j’apprenne à faire la même chose et à maîtriser cette compétence du mieux possible. Bon, depuis, j’ai quand même revu mes ambitions à la hausse, c’est-à-dire que je m’efforce de transcender le genre des instructions aux femmes de ménage.

Par la suite, mon enfance a été bercée par la SF de l’âge d’or, dont mes parents étaient de gros lecteurs, Star Trek à la télé… Mon père ne me lisait pas de contes, mais Van Vogt ou Sheckley. Et, dès le début, j’ai trouvé ces histoires infiniment plus stimulantes, aventureuses et exploratoires que celles qui dépeignent notre monde de façon purement réaliste et factuelle, sans aller au-delà de ce que nos yeux voient.

Quand as tu décidé de prendre ta plume pour créer à ton tour ces univers ? Y a t’il eu une progression ?

Eh bien, j’ai donc eu envie d’écrire avant même de lire. J’ai écrit ma première nouvelle à six ans, qui faisait déjà figurer des monstres et un bateau, et j’ai toujours griffonné des bouts d’histoire ou même d’articles au fil des ans. J’ai écrit un premier petit roman mystico-débile à l’adolescence et, même si je ne savais pas la forme que ça prendrait, il y avait toujours une petite voix dans ma tête qui disait : « un jour, j’écrirai vraiment ». Mais je ne savais pas par quel bout prendre l’entreprise titanesque d’écrire les histoires que j’avais en tête.

En approchant de la fin de mes études scientifiques, vers vingt ans, j’ai décidé de m’y mettre sérieusement et j’ai empoigné le problème de la façon que j’avais apprise : méthodiquement. C’est là que j’ai découvert qu’écrire, ce n’est pas que de l’inspiration et des idées, c’est aussi un métier avec ses techniques, comme un musicien doit apprendre ses gammes ou un dessinateur les lois de la perspective. Seconde révélation. Cela a complètement débouché mes horizons et donné mes premières armes pour matérialiser mes envies. Je m’efforce depuis de toujours développer ma technique afin d’être le plus libre possible de raconter les histoires dont j’ai envie, affranchi de toutes contraintes et limitations.

Parlons un peu de l’écriture, dans quelles conditions écris tu en général ? Tu te prépares des heures pour le faire, où tu attends que le besoin de coucher les idées se fasse sentir ?

Houlà, surtout pas ! Je me force à travailler tous les jours, tout simplement parce que c’est mon métier principal, et je crois extrêmement fort aux vertus de la discipline. J’ai en plus une grande tendance à la procrastination, donc si j’attends que ça vienne, je risque d’attendre longtemps, et le temps file ! L’inspiration, c’est comme l’inconscient ; cela se découvre, s’apprivoise, et, éventuellement, se cravache. Les idées sont là, les mots aussi ; si je ne les trouve pas, c’est que je ne me suis pas cravaché assez fort.

J’écris chez moi, à mon bureau, en général les heures de l’après-midi, une fois que j’ai évacué toutes les « affaires courantes » du matin (correspondance, interactions avec la communauté sur le blog et le site, factures…). Je travaille sur un mélange de papier et d’ordinateur – l’ordinateur pour tout ce qui est « définitif » (planification, texte à proprement parler) et au papier pour toutes les phases de recherche (« mais comment Bob va-t-il échapper aux sables mouvants avec les mains liées et cerné de serpents venimeux très très en colère ? ») Mais mon processus évolue généralement d’un récit à l’autre.

Nous n’avons pas encore mettre la main sur ton dernier recueil, L’Importance de ton regard, mais nous en avons beaucoup entendu parler. Peux tu nous le présenter ?

L'importance de ton regard de Lionel Davoust

L'importance de ton regard de Lionel Davoust aux éditions Rivières Blanches

Il est super, faut l’acheter.
Ça ne suffit pas ? Bon, okay…

C’est un gros livre (presque 400 pages) composé de dix-sept nouvelles et un court roman, qui rassemble presque dix ans d’écriture. Il y figure quasiment tout ce que j’ai publié depuis 2003 en anthologies et revues, avec aussi beaucoup d’inédits. Il s’y trouve de l’imaginaire à tous les sens du terme : un peu de SF, beaucoup de Fantasy (épique, bizarre ou d’atmosphère), du réalisme magique… Je m’amuse sans prétention avec les codes, la forme, les idées tout en m’efforçant de proposer une histoire cohérente et surprenante.

Quant aux thèmes, vu qu’on est en général le plus mauvais juge de son propre travail, je vais humblement citer Stéphane Manfrédo qui m’a fait le plaisir d’écrire la préface : « l’être qui marche au bord de la folie, le temps qui passe, l’oubli. » Je crois en effet que je tourne beaucoup autour des questions de liberté et d’illumination.

On a pu lire (et apprécier) ta nouvelle Quelques grammes d’oubli sur la neige dans le recueil Magiciennes et Sorciers récemment sorti aux éditions Mnémos, comment abordes tu l’écriture d’une nouvelle ? Est ce différent d’un roman ?

Énormément. Ce n’est quasiment pas le même métier, en fait. Edgar Allan Poe explique que la mécanique toute entière d’une nouvelle doit tendre vers un effet à la fois vif et novateur ; chaque mot, chaque événement doit venir servir ce dessein. Pour moi, la nouvelle est effectivement un élan dirigé vers un but unique, presque une expérience (au double sens d’une tentative nouvelle et d’une chose à vivre).

Le roman, en revanche, tient plus de l’arbre ou du réseau ; il peut se ramifier, emprunter de nombreux chemins de traverse jusqu’à sa conclusion. La construction est donc très différente ; la nouvelle est un quatre cent mètres, le roman une randonnée d’une semaine – avec des étapes à planifier pour la nuit.

On ne peut pas non plus faire appel dans le roman à un certain nombre d’effets qui fonctionnent en nouvelle, parce qu’ils provoqueraient une forme de lassitude ou d’épuisement sur un long récit. Quand l’on peut prendre pour acquis un certain nombre d’éléments sur un texte court parce que le lecteur, inconsciemment, a tendance à jouer le jeu sur un court intervalle de temps, un roman doit beaucoup plus justifier ses présupposés.

Que penses tu de la pratique que l’on rencontre, assez souvent, qui consiste à utiliser les nouvelles de recueil pour n’illustrer qu’une partie d’un univers pré-existant dans des romans ? Comprends tu la frustration que l’on peut éprouver à ne pas tout saisir ? Et toi même, en tant que lecteur, es tu déjà tombé sur ce genre de cas à la lecture ? Qu’en as tu pensé ?

Je trouve la pratique à la fois passionnante et extrêmement dangereuse.

Passionnante parce que construire de nouveaux mondes, les mettre en action, faire voyager le lecteur à travers des paysages baroques et des histoires épiques, c’est l’un des grands plaisirs des littératures de l’imaginaire, pour le lecteur comme pour l’auteur, et probablement le seul domaine qui propose un tel souffle et un tel vertige.

Magiciennes et Magiciens éditions Mnémos

Recueil Magiciennes et Magiciens

Dangereuse parce que le grand péril pour l’auteur consiste à perdre de vue qu’il n’est pas là pour faire guide touristique ou chroniqueur de son monde, mais pour raconter une histoire à son lecteur et à faciliter le plus possible son entrée dans cet univers. Et il est incroyablement difficile d’échapper à la tentation d’accomplir des détours (ou même de faire plaisir aux seuls initiés !). Je comprends donc très bien la frustration du lecteur « novice » qui tombe sur ce cas de figure car je déteste ça moi aussi : je me sens floué, exclu, j’ai l’impression que l’auteur n’a pas rempli son contrat avec moi et ça me dispose mal vis-à-vis de ses futurs récits. Je veux dire, si son univers est si génial, n’est-il pas censé me donner tous les codes nécessaires pour me le faire partager ? (Je ne vise personne en particulier bien entendu, c’est un propos général.)

Alors, oui, en ce qui me concerne, je le fais aussi puisque je propose des récits éclatés sur l’univers d’Évanégyre, auquel appartient La Volonté du Dragon par exemple. Cependant, je me suis fixé une règle cardinale : tout ensemble narratif (de la nouvelle à la trilogie si j’en écris une un jour) se doit d’être indépendant de tous les autres. Le lecteur doit pouvoir lire chaque histoire comme si c’était la première et en tirer du plaisir ; il ne doit pas être obligé de se référer à ce qui précède. Idéalement, il ne doit même pas se rendre compte que c’est un univers plus vaste et il doit pouvoir s’arrêter là s’il le souhaite.

Bien sûr, l’initié verra apparaître des résonances entre histoires et des questions qui dépassent l’envergure du récit émergent par capillarité, en quelque sorte, à mesure que les points de vue et les époques se confrontent, mais c’est une « valeur ajoutée » pour les lecteurs fidèles qui ont envie de jouer le jeu de l’univers, et ce n’est pas nécessaire à la lecture au premier degré.

Bon, je fais le malin, hein, mais nous verrons bien si j’arrive à remplir l’objectif sur la durée… Ce sera aux lecteurs de se prononcer !

Ton travail ne se limite pas à l’écriture, tu es aussi traducteur. Nous avons pu interviewer Jean Noël Chatain il y a quelques mois maintenant (Dracula l’Immortel), te reconnais tu dans sa façon de décrire ce travail ? Penses tu que cela influence ton métier d’écrivain, et inversement ?

J’admire l’exposé proposé par Jean-Noël Chatain, il est à la fois clair, didactique et exhaustif ! Je ne vois vraiment pas ce que je pourrai y ajouter de pertinent !

Traduction et écriture se nourrissent l’une de l’autre, bien sûr. Ne serait-ce que par le rapport professionnel au texte enseigné par la traduction ; il dépasse l’aspect affectif pour devenir un objet malléable qu’on retravaille et oriente comme on le souhaite (c’est-à-dire fidèlement aux intentions de l’original). La traduction m’a beaucoup appris sur ce plan, en plus de m’obliger à me couler dans toute une variété de styles, ce qui élargit forcément la palette d’expression.

Mais cela marche aussi dans l’autre sens. Quand je traduis, j’ai tendance à « tracer ma route », à faire un premier jet très rapide de manière à me rapprocher autant que possible de l’esprit du récit et de son énergie – à retrouver l’état de l’écriture, en quelque sorte. Cela me permet de me couler entièrement dans la voix de l’auteur et de trouver parfois dans l’élan des formulations, des tournures que je n’aurais pas atteintes par un travail purement intellectuel. Bien sûr, je passe par la suite un temps très important sur les corrections, la comparaison avec l’original, à questionner chaque phrase et chaque détail afin de fournir un résultat fidèle et pertinent, débarrassé de toute scorie et de tout ce qui pourrait trahir qu’il s’agit d’une traduction réalisée par un tiers. Les bons traducteurs sont comme des ninjas : ils sont invisibles.

Sinon, la traduction pousse aussi à se renseigner sur des domaines parfois exotiques et inattendus. C’est très stimulant et il m’est arrivé au détour de ces recherches de tomber sur des éléments intrigants qui m’ont fait approfondir un sujet pour mon propre intérêt.

Passons à ton côté lecteur, il va falloir nous parler un peu de tes classiques, mais aussi de ce que tu as lu dernièrement. Quels sont tes derniers coups de cœur ? Quels livres ont le plus influencé ta plume d’après toi ?

Je dois avouer à ma grande honte que je lis assez peu l’actualité en ce moment, principalement parce que je me concentre sur des recherches pour les projets à venir. Je relis donc plutôt mes classiques, ce qui va commencer à répondre à la seconde partie de la question : Castaneda, Nietzsche et Jung, pour ce qui est des idées (même si j’en ai des interprétations assez peu orthodoxes). Pour la fiction, j’ai été énormément frappé par la liberté de Boris Vian et le souffle de Roger Zelazny, qui sont probablement mes deux maîtres principaux.

En tant que lecteur, es tu satisfait des rayons des libraires d’aujourd’hui ? Où achète tu tes livres en général ?

Je suis beaucoup plus satisfait des rayons des librairies indépendantes que de ceux des chaînes qui, à quelques exceptions près, heureusement (tout dépend du chef de rayon !), ne poussent que les meilleures ventes et les « tendances » sans mettre en valeur l’originalité et la profondeur. Je fais donc mes emplettes chez les indépendants (Critic à Rennes, Trollune à Lyon) pour faire de nouvelles découvertes, suivre et soutenir les petits éditeurs, et acheter probablement bien plus de livres que je n’arriverai jamais à lire…

En revanche, j’ai la chance de lire les anglophones dans le texte, et j’achète beaucoup d’essais et de documentation, là aussi en anglais. Dans ce cas, je me fournis chez les libraires en ligne.

Tu as un blog, un twitter, que tu alimente régulièrement. Que penses tu de ces nouveaux outils ? Les utilises tu en temps qu’écrivain, ou plutôt en tant qu’utilisateur lambda ?

Lionel Davoust

Lionel Davoust

Ces outils sont à la fois fascinants et extrêmement trompeurs. Fascinants parce qu’ils offrent évidemment toute une nouvelle palette de modes de communication avec les proches et les lecteurs, et qu’on peut se permettre tout un tas de bêtises et de jeux avec une très grande liberté.

En revanche, on rencontre nombre de jeunes artistes (et même d’entrepreneurs) qui s’imaginent que, dès qu’ils ont une « présence sur Internet », ils deviendront riches et célèbres. C’est grotesque, et on rencontre pourtant quantité d’idéalistes qui croient aux vertus « magiques » du Net, se disant que publier un livre et ouvrir un blog fera d’eux le prochain Marc Lévy. Certains vont jusqu’à piétiner par méconnaissance certaines valeurs importantes du droit d’auteur, comme la paternité d’une œuvre ou l’idée très simple de toucher une juste rémunération en échange de son travail, ce qui nuit à la culture dans son ensemble – laquelle n’a pourtant pas besoin de ça en ce moment. (Attention, je ne suis pas non plus pro-Hadopi, que je considère comme l’une des pires monstruosités dont une société moderne pouvait accoucher.)

Pour ma part, je m’efforce de m’en servir comme « auteur », c’est-à-dire de trouver un point d’équilibre entre ce qui m’amuse moi et ce qui est susceptible d’intéresser les lecteurs et la petite communauté qui s’est développée autour de mon travail. Je parle pas mal d’imaginaire au sens de « voir au-delà de la réalité », au cinéma, en littérature, en art de manière général, parfois en philosophie ou en occultisme quand je m’en sens la compétence. Je m’efforce aussi de partager ce que j’ai pu apprendre en technique d’écriture ; je réponds autant que possible aux questions qu’on m’envoie sur le sujet (ndlr: voir l’excellente partie de son blog sur l’écriture). Je parle des projets en cours, bien sûr, de ce qu’est le quotidien quand on écrit, des festivals où je me rends, des dédicaces. De temps en temps, je m’énerve contre notre merveilleux monde, évidemment. Et puis je fais le con, aussi. Beaucoup. (ndlr: on peut confirmer)

Du coup, tu lis des blogs ? Régulièrement ? Il t’arrive de les utiliser pour te faire des avis ?

Très souvent. J’aimerais bien qu’on développe en France la culture anglo-américaine des échanges par trackback – c’est-à-dire qu’un auteur, par exemple, poste une opinion dans un billet, d’autres blogueurs y réagissent en détail chez eux, développant un réseau d’argumentations et d’échanges d’idées à la fois fertile et amusant qui dépasse le côté trop bref des commentaires. Mais très peu d’auteurs en France ont des blogs qu’ils alimentent régulièrement (et Twitter, n’en parlons même pas).

Je lis donc les blogs d’écrivains et aussi ceux qui ont trait de manière générale aux domaines qui m’intéressent, dont l’imaginaire. J’aime beaucoup les blogs de chroniques par l’honnêteté de leur approche. En général, un blogueur est surtout un lecteur passionné – comme l’est tout bon critique ; il dit « j’aime, ou je n’aime pas », et il s’explique, souvent, d’ailleurs, avec une grande érudition. On apprend alors à connaître les blogueurs avec qui l’on se sent des affinités, et on les suit. Le débat peut même s’ouvrir et tout le monde en sort enrichi. Je préfère cette attitude à celle d’une certaine critique qui consiste à dire ce qu’il est tendance d’aimer ou de détester.

Bien sûr, le risque est aussi qu’en donnant la parole à tout le monde, on la donne aussi à ceux qui ne peuvent pas être touchés par l’œuvre en question. On ne peut pas plaire à tout le monde, c’est le jeu. Mais quelle exaltation quand on arrive à toucher les lecteurs !

Bon bon, ça fait déjà un paquet de questions là, as tu un dernier petit mot pour les lecteurs d’if is Dead ?

Merci beaucoup à l’équipe et à vous tous pour ce moment passé en votre compagnie ! Je surveillerai les commentaires, donc n’hésitez pas si vous avez d’autres questions. Pour info, j’ai des textes et des extraits en accès libre sur le site, rubrique Téléchargements.

Et surtout, gardez votre imaginaire et vos rêves en vie !

C’est plutôt à nous de remercier Lionel pour avoir répondu à nos trop nombreuses questions ! Il faut dire qu’il n’y a rien de plus intéressant que la découverte de la manière de travailler d’un auteur. Pour la petite histoire, depuis notre interview un autre recueil avec l’une nouvelle de Lionel est sorti aux éditions Ad Astra, il s’agit du recueil Contes de Villes et de Fusées. On compte en tout cas mettre la main sur son bouquin L’importance de ton regard, et nous vous ferons comme d’habitude part de notre avis.

Merci encore Lionel pour cet interview, et bonne continuation ! Vous pouvez quant à vous le retrouver sur son (excellent) blog.


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2 commentaires, donnez votre avis !
  • Aya a écrit le 24 septembre 2010 à 8 h 30 min:

    Voilà une belle interview qui fait plaisir et quelle patience de sa part de vous avoir répondu (vous n’y avez pas été mollo sur les questions mais je vous comprends ^^). En tous cas cela donne envie de s’intéresser à son oeuvre et je pense investir à l’occasion (oui non parce que bon quand même en ce moment je suis pauvre) dans son recueil. Une bonne surprise avec un auteur au demeurant très sympathique, ça donne envie :)

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  • Lionel Davoust a écrit le 13 octobre 2010 à 9 h 30 min:

    Merci beaucoup Aya, c’est très sympa ! :D

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