Comme promis voici la suite de notre interview de Jean-Noël Chatain ! Pour ceux qui ont raté le début, il est encore temps d’aller lire les quatre premières questions que nous avions posées au traducteur, entre autres, de Dracula l’Immortel. Si nous nous sommes d’abord concentrés sur le côté administratif et organisationnel du traducteur, c’est désormais au temps, à la considération de son travail et aux goûts de Jean-Noël que nous allons nous intéresser. Bonne lecture !

Dracula l'Immortel, traduit par Jean-Noël Chatain

Ça te prend combien de temps de traduire un livre ?

Le temps… a big issueTime’s money, as they say ;-) Pour s’en sortir, le traducteur doit souvent faire chevaucher ses contrats… Ça pose évidemment des problèmes de planning, et parfois (ça m’est arrivé récemment), quand ça peut pas coller avec le programme d’un éditeur… que celui-ci ne peut pas décaler son bouquin… eh bien, je suis obligé de refuser la trad.

Grosso modo, pour un manus de 500 feuillets ne présentant pas de grosses difficultés… disons, entre 2 et 3 mois. Mais c’est sûr que ça dépend aussi du tarif au feuillet, de tes capacités à gérer ton temps, ton fric, tes loisirs, ton stress, etc…

HorlogePour ma part, je suis très lent au début… Surtout quand j’aborde un nouvel auteur, un nouveau registre, une nouvelle série, par exemple… Ou bien quand tu dois enchaîner sur un ouvrage totalement différent du précédent. Imagine-toi qu’après Dracula l’Immortel, je suis passé à Meilleures ennemies Tome 3… Deux univers qui n’avaient rien à voir l’un avec l’autre: d’une part, thriller/roman d’action vampirique se déroulant au début du XXe siècle et, d’autre part, chick-lit contemporaine pour ado. J’me suis octroyé une bonne semaine de battement, crois-moi, avant de me remettre dans le bain. Et c’était pas évident.

Et puis, au bout d’un moment, le rythme s’accélère et je trouve mon allure de croisière.

Je me rends compte de ma production le soir, au moment où je fais une 2e sauvegarde du texte sur clé USB, je vois le nombre d’octets en plus (quasiment le nombre de signes supplémentaires) sur le fichier, par rapport à la veille.

Donc, au début, je vais pondre à peine 8 000 signes, par exemple… puis 13-15 000… puis 25-30 000, voire davantage. C’est un peu comme quand tu lis, quand t’es à fond dans l’histoire… Bon, la fin, c’est aussi, parfois, comme les derniers km sur l’autoroute… t’en vois plus le bout, justement !

J’ai tendance aussi à travailler un peu trop le soir et la nuit… de même que les week-ends et jours fériés quand je suis charrette, et dans ce métier, on est souvent charrette ;-)

Toujours pareil, il y a des bouquins qui se traduisent plus facilement que d’autres, des textes qui demandent plus de recherche, d’adaptation, voire de rewriting. Le but, comme on dit, c’est que « le texte coule », et tu le sens en lisant une phrase, un dialogue à voix haute… si t’accroches sur un truc, si ça sonne faux, c’est qu’il faut couper, alléger, ou éventuellement préciser. T’es pas là pour faire du littéral, du mot à mot, ça serait indigeste à la lecture. L’anglais est parfois trop précis… et à d’autres moments, trop flou… donc, c’est à toi de moduler… d’éviter la surcharge d’adverbes en « ement », les verbes trop « plats » genre « avoir » et « être », privilégier l’imparfait ou le passé simple sur le plus-que-parfait. Bref, il faut A D A P T E R !

Si deux gamins discutent, je ne vais pas leur faire employer « nous », mais « on », surtout dans un texte contemporain. Idem s’il s’agit de deux flics, de deux potes, etc. En revanche, je vais éventuellement marquer la différence parents-enfants en privilégiant le « nous » pour les adultes et le « on » pour les gosses. Dans un texte contemporain, je bannis l’imparfait du subjonctif, ridicule et pompeux. Idem pour le conditionnel passé 2e forme. Même dans Dracula, on a évité la surenchère, ça devenait lourdingue par moments. Si un personnage rapporte une anecdote dans un dialogue, il ne va pas s’exprimer au passé simple, mais au passé composé : « Je suis allé au ciné, j’ai rencontré Machin, etc… »

Souvent, c’est une histoire d’oreille… Si ça sonne faux, ben c’est qu’il faut changer. Parfois, je peux aussi m’amuser avec les allitérations, les paronomases (les Anglo-Saxons en sont friands : « love it or leave it », par exemple. J’en ai glissé une dans Dracula, dont je n’étais pas peu fier… ([…] Mes bras sont au supplice et se languissent de t’enlacer. […] page 275). J’ai beaucoup moins de complexe à couper, à décoller du texte qu’il y a dix ou vingt ans (expérience oblige, j’imagine… ;-)

En général, mon « 1er jet » n’est pas trop mauvais… (ça fait un peu « j’me la pète », mais là aussi, avec l’expérience, on doit normalement moins réécrire et retravailler son texte.) Et quand je relis/corrige, ça va relativement vite. Donc, finalement, je rattrape le temps que j’ai perdu au début de la trad. Parce qu’à la fin, j’ai une vision d’ensemble du bouquin. Ça ne veut pas dire, bien sûr, qu’il n’y a pas des répétitions, des lourdeurs, des maladresses qui peuvent m’échapper. J’essaye de veiller au grain, évidemment. Mais nul n’est infaillible. Et puis faut bien laisser un peu de travail au correcteur… ;-)

Est-ce que tu trouves juste qu’on parle du style d’un auteur dans une critique, alors que ce dernier a été traduit ? Après tout, c’est plutôt les qualités du traducteur dont on parle finalement, non ?

La Nuit des Contrebandiers de Bruce AlexanderOn pourrait en discuter des heures… Ça me laisse toujours perplexe quand je lis une critique qui vante la langue, le style de tel ou tel auteur que j’ai traduit… surtout si c’est un auteur que j’apprécie… On parle de mon texte, en définitive, puisque l’original est écrit dans une langue étrangère. J’ai notamment éprouvé ce sentiment (mâtiné de frustration, on va dire…) en lisant dans le Monde un jour une excellente critique de la série de polars historiques XVIIIe de Bruce Alexander, que j’ai traduits chez 10-18. À l’époque, j’ai même été confronté au cant, l’argot des voleurs/malfrats de Covent Garden (ndlr : un quartier de Londres), que je devais donc adapter en trouvant des équivalents XVIIIe français…

Le paradoxe de mon métier, c’est précisément qu’on ne doit pas « sentir » la langue d’origine ; le lecteur doit avoir l’impression que ce qu’il lit a été écrit d’emblée en français.

Autrement dit, je dois m’effacer derrière l’œuvre d’origine étrangère tout en essayant de la restituer au mieux en français… On est pas loin du métier de nègre… qui se traduit d’ailleurs par ghostwriter (littéralement : écrivain fantôme) en anglais. ;-)

Aussi, lorsqu’un critique/journaliste affirme que tel ou tel ouvrage est bien ou mal traduit en français, le critique/journaliste l’a-t-il lu au préalable dans la version d’origine ?… Sur quoi se fonde-t-il pour établir son appréciation ? Veut-il simplement dire qu’il ne « sent pas la traduction » en lisant l’ouvrage ?…

Grosso modo, je crois pouvoir affirmer que la traduction, ça n’existe pas… il faudrait plutôt parler d’adaptation.

Parfois, il arrive que l’éditeur impose certains critères de lisibilité inhérents à son lectorat. C’est rare, mais ça peut arriver. En général, tu as carte blanche, mais bon… s’agissant de Harlequin ou du Reader’s Digest, par exemple, tu peux être amené à devoir traduire Shit! ou Crap! par : « Mince ! » ou « Flûte ! » ;-)

L’exemple-type d’adaptation est la série chick-lit pour adolescentes que je traduis chez Michel Lafon (Frenemies / Meilleures ennemies) ; c’est bourré de références américaines ciné, TV, musique, avec des tas de jeux de mots hystéro-déjantés, notamment de mots-valises, de néologismes plus ou moins inventés par l’auteur, des faits culturels typiquement US… Sans parler du blog que tiennent les deux héroïnes de la série, lequel vient s’intercaler de temps à autre entre deux chapitres, avec, bien entendu, des commentaires avec des pseudos et du langage SMS américain ! Et je passe sur les phénomènes de mode dans la langue « étasunienne » parlée plus ou moins branchée du genre übercomfy pour décrire un canapé hyper-confort(able), par exemple. Ou encore les OhmyGod! omniprésents, écrits tels quels, que je vais traduire par « J’hallucine ! », « L’horreur ! », « L’angoisse ! » selon le contexte. (ndlr: pas de panique, bientôt tu pourras écrire OhMyGod ;)

Meilleures Ennemis d'Alexia YoungInutile de préciser que je dois adapter à fond, en me mettant dans la peau d’une gamine de 13-14 ans, en vérifiant non-stop les références sur le Net, notamment pour la mode… en décollant au besoin carrément de la VO pour produire une VF qui tienne la route et puisse être lue par de jeunes ados françaises… C’est pas toujours évident, crois-moi. Mais, apparemment, ça marche bien… et même mieux de ce côté-ci de l’Atlantique… À tel point que l’auteure américaine Alexa Young est inondée de courrier de jeunes lectrices qui, parfois, font référence à des expressions que j’ai moi-même inventées, du coup ! Elle a d’ailleurs dû faire appel à mes services par e-mail pour que je lui traduise certains passages de courrier de lectrices, car elle n’a pas un niveau de français suffisant… et, bien entendu, les gamines lui écrivent en français !

Un jour, Elsa Lafon (fille de Michel, et jeune éditrice débordante d’enthousiasme et d’énergie) m’a dit que j’étais caméléon, car je pouvais aussi bien traduire (en l’occurrence chez Lafon) du polar classique, de la chick-lit ado, ou du roman sentimental.

C’était sans doute l’un des plus beaux compliments qu’un éditeur ait pu me faire… en bientôt 25 années dans cette profession… ;-)

Du coup, je peux en déduire que tu es en relation avec les auteurs que tu traduis ?

Oui, bien sûr que j’échange avec les auteurs que je traduis, grâce au Net.

J’ai rencontré Bruce Alexander il y a quelques années à Paris, avec lequel j’ai déjeuné, en compagnie de sa femme et de mon/notre éditrice. C’était vraiment un moment rare, magique. J’ai adoré le traduire ; c’était un monsieur plein de finesse, d’espièglerie, très humain, très simple… comme peuvent/savent l’être les Américains qui ne se la pètent pas intellos. Il était Chicagolien d’origine, mais vivait à Los Angeles. J’ai gardé le contact avec sa veuve, Judith, qui est musicienne classique. Elle m’avait même proposé d’achever en anglais le 11e épisode de la série, qui, du coup, a été publié aux States et en G-B à titre posthume (puisque Bruce est décédé en 2003). Elle pensait que j’étais le mieux placé pour le faire, alors que Bruce a été traduit dans d’autres langues que le français. Mais il trouvait que j’étais celui qui « rendait » le mieux son univers, son écriture, son style, etc. Et il avait eu de bons échos de lecteurs francophones. (Ça doit sembler très immodeste, mais je n’invente rien… Promis, juré, craché ! ;-)

Finalement, ça s’est pas fait, c’est un ami auteur à lui qui s’en est chargé. De toute façon, 10-18 a arrêté la publication de la série. Ce qui fait qu’il reste 3 tomes inédits en France de cette série de polars XVIIIe. De même que Bruce a écrit un roman sur la jeunesse de Shakespeare (dont j’ai le manuscrit), publié en anglais, mais toujours inédit en français. De toute manière, un traducteur n’est pas maître de l’arrêt d’une série ou d’une éventuelle réimpression. La partie négociation avec les agents littéraires anglo-saxons, les aspects pub, marketing, financier, etc. ne me concernent pas.

En général, les auteurs anglo-saxons sont ravis de pouvoir échanger par e-mail avec leur traducteur. J’ai déjà eu des échanges avec Tom Bale, James Twining (qui a vécu en France dans sa jeunesse et lit le français), Jennifer Rardin, Alexa Young, Stuart Kaminsky (disparu malheureusement le mois dernier), dont j’ai traduit trois tomes de son excellente série de polars avec l’anti-héros Lew Fonesca… et j’espère que Rivages qui l’édite en reprint va poursuivre la publication de la série (d’autant que l’éditeur d’origine n’existe plus). Je les ai déjà contactés, tu t’en doutes… ;-)

Peut-on transformer un mauvais style en un bon, en le traduisant ? Et inversement ?

On doit, si possible, gommer les répétitions, lourdeurs, incohérences, bizarreries, anachronismes, etc. du texte en VO quand on traduit. Et la VO peut parfois en contenir… un certain nombre… et l’on peut aussi malheureusement en laisser passer par inadvertance.

Heureusement, les relecteurs/correcteurs interviennent ensuite avec leur œil tout neuf sur le texte en VF, et peuvent rectifier le tir.

Nul n’est parfait, et l’on peut, bien sûr, mal rendre en français l’original, voire carrément le massacrer. Auquel cas, l’éditeur peut éventuellement faire appel à un rewriter.

Cela dit, histoire de filer une métaphore automobile assez parlante, disons… si l’on est à la base en présence d’une 2 CV… on ne peut pas toujours la transformer en Mercedes… et encore moins en Rolls Royce… ;-)

Je reste toutefois persuadé qu’on peut produire du roman populaire de qualité, à condition de respecter le lecteur. Pop-culture ne signifie pas forcément trash-culture.

Des tas de facteurs peuvent intervenir pour la réussite/l’échec d’une traduction :

  • bonnes ou mauvaises conditions de travail, délais plus ou moins courts pour la traduction (la fameuse « charrette », selon l’expression consacrée)
  • état physique/psychologique, problèmes perso du traducteur
  • relations entre le traducteur et l’éditeur/l’équipe éditoriale
  • traducteur mal à l’aise dans tel ou tel registre (« erreur de casting », en somme.)

Je suppose que c’est le cas et je l’espère, mais aimes-tu traduire ?

Bien sûr que j’aime traduire, peut-être tout simplement parce que j’aime écrire (syndrome typique de l’écrivain frustré qui doit sans doute sévir chez certains traducteurs ;-)

Évidemment, je mentirais en disant que certaines trads ne sont pas plus « alimentaires » que d’autres, mais, en général, lorsqu’on a de bons rapports avec ses éditeurs, on arrive à bosser dans ses domaines de prédilection.

En matière de polars/thrillers, par exemple, l’idéal, c’est de pouvoir « suivre » une série, y imprimer sa « patte », sans trahir l’auteur de la VO. (Traduttore Traditore…)

Tout le monde y trouve son compte: l’éditeur, le traducteur… et bien sûr le lecteur !

Quelles ont été les traductions que tu as le plus aimé faire ?

Parmi les plus récentes :

  • Cinq Tours Jusqu'au ParadisLa femme qui en savait trop (Skin and Bones), Tom Bale, France-Loisirs, 2008, à paraître aux Presses de la Cité
  • N’oublie jamais (Magic City), James W. Hall, City éditions, 2008
  • Cinq tours jusqu’au paradis (Five Roundabouts to Heaven), John Bingham, éditions Michel Lafon, 2008 (adaptation ciné : Married Life, réal. Ira Sachs)
  • La proie cachée (Hidden Prey), John Sandford, éditions Belfond, 2007
  • Les héritiers du Soleil noir (The Black Sun), James Twining, City éditions, 2007
  • Le Suicideur (Malicious Intent), Kathryn Fox, City éditions, 2006, reprint poche 2007
  • Biscotti à Sarasota (Vengeance), S. Kaminsky, 2005, éd. Alvik, reprint chez Rivages en 2007
  • Soleil post-mortem (Retribution), S. Kaminsky, 2006, éd. Alvik, reprint chez Rivages en 2009
  • Passage de minuit (Midnight Pass), S. Kaminsky, 2007, éd. Alvik, reprint chez Rivages en 2010

Plus anciennes :

  • Série policière anglaise XVIIIe, Bruce Alexander, 8 titres traduits, 1998 à 2003, éd. 10-18
  • Martin Le Guerrier : RougemurailleSérie policière italienne contemporaine, Magdalen Nabb, 9 titres traduits, 2001 à 2006, éd. 10-18
  • Série policière avec pour héros Elvis Presley, Daniel Klein, 3 titres traduits, 2004 à 2005, éd. Pygmalion
  • Girl, David Thomas, éd. Ifrane, 1996, reprint poche chez Pocket en 2002
  • Fuckwoman, Warwick Collins, 2001

En jeunesse :

  • Série Rougemuraille (Redwall), Martin le Guerrier, tomes 1,2,3, éd. Mango, 1998, reprint en un seul volume en 2005

Merci de nous avoir répondu, as-tu un dernier mot à adresser aux lecteurs d’if is Dead ?

Merci à toi de m’avoir permis de parler de ma profession. ;-)

Quant aux lecteurs, j’espère justement leur avoir apporté un certain éclairage, des explications pas trop nébuleuses sur mon métier. Je ne sais pas si j’ai pu faire le tour de la question, j’ai sans doute oublié des détails… mais peut-être que, désormais, tes lecteurs appréhenderont un bouquin traduit sous un autre angle, en étant un peu mieux documentés. Un lecteur averti en vaut deux

Une amie infographiste devrait dans un avenir plus ou moins proche créer mon site pro sur le Net, je te tiendrai au courant le moment venu.

Bonne route et longue vie à votre blog !

J-N

Avant de clore cette série d’articles, je voudrais remercier Jean-Noël d’avoir répondu à mes questions de façon détaillée, mais aussi de m’avoir aidé à la mise en page et à la correction (il a du faire correcteur dans une autre vie, j’vous jure) de l’article ! Et surtout merci à lui de nous avoir accordé autant de temps pour nous faire découvrir le monde de la traduction ! Nous espérons que cet interview vous a autant intéressés que nous.

Du coup, on va devoir changer nos habitudes de critiques, fini notre manie de fustiger le style d’un auteur qui a été traduit ! Tout sur le dos du traducteur maintenant ! Enfin, on est pas de si mauvais élèves puisque, si vous ne l’avez pas encore remarqué, nous prenons le temps de citer les traducteurs et les illustrateurs de chaque livre critiqué… C’est déjà ça ! On vous donne rendez-vous bientôt pour, on l’espère, un nouvel interview d’une personne évoluant dans le monde de la littérature.

Merci Jean-Noël, et bonne continuation !


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12 commentaires, donnez votre avis !
  • aka oni a écrit le 20 novembre 2009 à 13 h 02 min:

    Aha, enfin =) Toujours aussi intéressante comme interview. D’ailleurs quand j’étais plus jeune je dévorais les Rougemurailles, marrant de voir qu’il en a traduit un des cycles !
    Le boulot de traducteur est parfois super complexe sur certains ouvrages, vous imaginez ceux qui se sont tapés Shakespeare ou Kant ?
    Un travail impressionnant dans tous les cas. Chapeau !

    RépondreRépondre
  • Heclea a écrit le 20 novembre 2009 à 13 h 40 min:

    Excellente cette interview, et surtout très intéressante, merci à ifisDead et à Jean-Noël !

    RépondreRépondre
  • Fred a écrit le 20 novembre 2009 à 16 h 52 min:

    Quand même dingue… Les traducteurs ont du mal à s’en sortir mais sans eux on serait quand même bien dans la merde. Va comprendre…

    RépondreRépondre
  • Charmy a écrit le 20 novembre 2009 à 17 h 55 min:

    Oh, pour commenter le style, je me basais aussi sur le texte en français, me disant que même avec la traduction « l’essence » même du texte, de la manière d’écrire, devait transparaître. J’ignorais qu’on pouvait prendre autant de libertés avec le texte ^^
    Une interview vraiment interessante en tout cas :) Merci beaucoup !

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  • Jean-Noël a écrit le 20 novembre 2009 à 18 h 06 min:

    Crois-moi que si on ne prenait pas certaines « libertés » avec certains textes en VO, ils seraient carrément indigestes en VF.
    « Tout ce qui se conçoit bien s’énonce clairement », dit-on…
    Le 1re des libertés, c’est déjà de sucrer au maximum les répétitions (intolérable en français, alors que ça passe plus ou moins bien en anglais.

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  • Tigger Lilly a écrit le 21 novembre 2009 à 10 h 40 min:

    Vraiment intéressant ce regard de traducteur. C’est sûr que ça va changer ma manière d’appréhender les bouquins traduits.

    Bonne continuation Jean-Noël dans ton métier passionnant et merci de nous l’avoir fait partager dans cette interview.

    Et pi merci à Dabyo et Serafina aussi :)

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  • Ehani a écrit le 22 novembre 2009 à 15 h 18 min:

    Bordel au lieu de voir Twining (dans les traductions récentes) j’avais lu Twilight… Ca m’apprendra à lire trop vite tiens.

    Bon sinon au risque de répeter ce qui a été dit, très bonne interview, ça fait plaisir de voir iiD se diversifier ^^

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  • Gutyx a écrit le 23 novembre 2009 à 7 h 52 min:

    Une interview enrichissante, entre autres « sentir la traduction » qui est l’aspect sur lequel je me suis toujours psoé des questions (comment savoir si la trad est proche de la VO, etc.), qui permet un peu mieux que le CIO de découvrir pour les perdus comme moi pour le post bac un métier sympathique et pratique pour ceux qui font de l’anglais une langue de tous les jours.

    Merci à Jean-Noël pour son temps et promis j’y regarderai à deux fois avant de m’en prendre au traducteur :p
    Merci et bravo à IID pour cette nouvelle interview, parmi d’autres, espérons le ;)

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  • dubois a écrit le 1 juillet 2012 à 7 h 36 min:

    Dans » Un havre de paix » de Nicholas Sparks,j’ai remarqué de multiples fois une tournure qui me surprend. Il est écrit:Je n’en ai pris quelques-unes hier soir,je n’en ai mis quelques-uns de côté pour vous, je n’en suis navré etc….
    Pourquoi cette façon d’écrire?

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  • Jean-Noël a écrit le 3 novembre 2012 à 16 h 39 min:

    –> Un havre de paix, N. Sparks
    Attention coquilles ! Rien à avoir avec mon manus…
    J’ai vérifié, ça m’a été signalé par une lectrice
    Je l’ai à mon tour signalé à mon éditrice, ce sera rectifié dans le reprint poche, éditions club, etc.

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  • Jean-Noël a écrit le 4 novembre 2012 à 15 h 37 min:

    ERRATUM : lire « rien à voir » et non pas « rien à avoir »

    RépondreRépondre
  • Marie-Odile CONTENOT RICHARD a écrit le 6 août 2013 à 22 h 00 min:

    Bonjour Jean Noël, quel chemin professionnel intéressant depuis 40 ans qu’on ne s’est vus! (Déjà ! J’allais écrire 30 ). J’envie ton parcours. Comme j’aurais aimé traduire aussi ! Et tu en parles avec enthousiasme et passion : charrette, certes mais quelle liste de traductions! À plus sur ton adresse web. Et mon meilleur souvenir encore, loin, tres loin, maintenant des bancs de la fac. MO

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