Ghostopolis de Doug TenNapel

Serafina dans Comic, Critiques, Livres le 25 avril 2012, avec aucun commentaire
Critiques

Ghostopolis fait partie des dernières sorties de Milady Graphics. Ce comics de 250 pages, en couleurs, dessiné et scénarisé par Doug TenNapel est paru pour la première fois dans la langue de Shakespeare en 2010. Les éditions Milady sortent ici ce comics du genre Fantastique dans une très belle édition, avec une couverture très dure et une jolie jaquette, le tout traduit par Philippe Touboul. Synopsis ?

Ghostopolis de Doug TenNapel

Garth est un jeune garçon atteint d’une maladie incurable. Frank Gallows, lui est un chasseur de fantômes, plus ou moins looseux qui fait ses missions un peu à l’arrache. En renvoyant un cheval fantôme dans l’au-delà, il y envoie Gart aussi, malencontreusement. Le garçon n’a rien à faire dans l’au-delà, et sa mère est éplorée. Il ne reste plus qu’à Frank d’aller à Ghostopolis réparer ses erreurs.

La première chose qui marque en ouvrant ce comics, c’est que le dessin n’est pas des plus transcendants. Il est très basique, la coloration est surtout constituée d’aplats de couleurs pleines, et les perspectives sont la plupart du temps absentes. Seul le design se démarque réellement, avec des personnages très vites identifiables et bien foutus, même si ils ne sont pas réellement expressifs. J’ai eu l’impression que Doug TenNapel était avant tout un scénariste. Son dessin sert l’histoire et puis c’est tout.

L’histoire est un de ces contes un peu morbides qui plaisent forcément à la darkinette que je suis. Le postulat de départ n’est pas des plus joyeux : un gamin de 10 ans, condamné par la médecine, un monde des morts, des fantômes. Bref, un univers assez sombre. Et c’est là où je regrette quelque part le dessin un peu direct, c’est que je n’ai pas trouvé de relief au monde, comme auraient pu le rendre d’autres dessinateurs.

Ghostopolis de Doug TenNapel

A travers ce conte, des questions sur la vie, la mort, les regrets, les actes manqués, sont abordés. Mais en douceur, avec plein de poésie et des petites touches d’humour bienvenues. Difficile de ne pas être fasciné par Ghostopolis, ce pays des morts où cohabitent faes, gobelins et autres chevaliers squelettes. Difficile aussi de ne pas craquer pour Cotelette, le cheval fantôme.

Du fait des thèmes abordés, c’est je pense une histoire parfaite pour les adolescents, y compris les jeunes ados, car c’est typiquement le genre de production jeunesse intelligente, qui ne prend pas les lecteurs pour des neuneus et qui quelque part, aide à grandir. L’histoire est fluide et ne tire pas en longueur.

Ghostopolis de Doug TenNapelLes scènes sont très lisibles, y compris les scènes de combat, et la lecture est aisée. Les 250 pages se lisent d’une traite, et on est rapidement pris par l’histoire. C’est un très bon page-turner, je n’ai pas pu m’arrêter avant de le terminer. Et même si c’est plein de bons sentiments, le coté macabre et un peu sombre en font une histoire que j’ai beaucoup appréciée.

Au final, malgré un dessin qui ne m’a pas réellement convaincue, Ghostopolis de Doug TenNapel se révèle être une lecture très agréable, sérieuse et un peu macabre, tout en restant fraiche. Si vous aimez ce genre d’histoires ou si vous recherchez un cadeau pour un plus jeune, je vous le conseille.


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