Gatsby le magnifique de Scott F. Fitzgerald

Serafina dans Critiques, Livres le 11 juin 2013, avec 2 commentaires
Critiques

Gatsby le magnifique est un roman de l’américain Scott F. Fitzgerald paru en 1925. Considéré comme une sorte de chef d’œuvre de la littérature américaine, je n’en avais absolument jamais entendu parler avant de voir les affiches pour son adaptation par Baz Luhrmann avec DiCaprio dans le rôle titre. N’aimant pas voir un film adapté d’un livre sans avoir lu ce dernier, je me suis donc procuré le bouquin pour une poignée d’euros. Synopsis ?

Gatsby le Magnifique de F. Scott Fitzgerald

Notre narrateur, travaillant dans les marché financiers, est un voisin de Gatsby, un homme richissime qui organise chaque semaine des fêtes toujours plus somptueuse au sein de sa magnifique demeure. Demeure qui a une jolie vue sur l’endroit le plus huppé de la zone : East Egg, endroit où habite la cousine de notre narrateur. Mais voilà, Gatsby semble avoir un passé pas très net.

Gatsby le magnifique par Leonard DiCaprio

Gatsby incarné par DiCaprio

Dit comme cela, soyons honnête, cela ne vend pas tellement du rêve et je pense que je ne l’aurais jamais lu si il n’y avait pas eu d’adaptation. Ma version est une traduction récente, de Jean-François Merle, qui semble différer sur pas mal de points de la traduction précédente, mais ne la connaissant pas je ne saurais juger. Gatsby est souvent décrit comme une critique acerbe de la bourgeoisie et ce n’est pas faux. A vrai dire un peu tout le monde en prend pour son grade : nouveaux riches, bourgeoisie bien établie, pas grand monde ne sera épargné par Fitzgerald.

Les couples bourgeois sont on ne peut plus vains : Daisy souhaite à sa fille d’être une précieuse idiote, son mari la trompe avec la femme d’un garagiste… Quand aux nouveaux riches, c’est tout en tape-à-l’oeil. Au final, les années 20 semblent bien… vaines. Evidemment, on ne passe pas à coté du jazz ni du début d’émancipation des femmes.

L’écriture de Fitzgerald est clairement difficile à suivre. De digressions en contemplations, y a des passages pour lesquels je n’ai toujours pas compris ce qu’ils faisaient là. On passe du coq à l’âne, et c’est parfois surréaliste. Cela donne une impression un peu étrange, comme dans un rêve, où on enchaine les lieux et les situations sans forcément de cohérence. On se prend des flash-back sans prévenir et j’ai eu du mal à comprendre l’enchainement logique de certaines conversations. J’en ai déduis qu’il n’y en avait peut être pas, de logique. Cette complexité fait que c’est pas une lecture qu’on lit comme ça, parce qu’on à la flemme. Malgré le faible nombre de pages (250 seulement), il faut s’accrocher et y être à 100%.

Gatsby le Magnifique de F. Scott FitzgeraldLes personnages sont aussi assez flous, particulièrement Gatsby. C’est peut être voulu pour lui donner un caractère un peu mystique, mais je dois avouer qu’il m’a été impossible de me faire une idée claire de lui, je ne sais même pas pourquoi notre narrateur l’aime tant…

Je ne saurais guère dire si j’ai aimé ou non ce livre. Ce que je sais c’est qu’il a réussi à me captiver vu que je l’ai terminé en deux jours et que je ne l’ai pas lâché. Malgré le style assez particulier Fitzgerald a réussi à me donner envie de continuer et de le terminer. Autant dire que c’est plutôt positif. Je n’irais cependant pas a dire que je vous le recommande.


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2 Comments, donnez votre avis !
  • Senhal a écrit le 11 juin 2013 à 18 h 52 min:

    « Cette complexité fait que c’est pas une lecture qu’on lit comme ça, parce qu’on à la flemme. Malgré le faible nombre de pages (250 seulement), il faut s’accrocher et y être à 100%. »
    Me voilà quelque peu rassurée puisque depuis des années j’ai une édition anglaise quelconque qui traîne quelque part dans une de mes bibli, que j’avais mise de côté parce que j’avais vraiment du mal à suivre. Par contre, ta chronique me donne envie de re-tenter cette lecture, mais en français, puisque je suis en pleine phase bizarre et étrange de retour dans les classiques.

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  • Akroma a écrit le 12 juin 2013 à 9 h 29 min:

    C’est en découvrant Gatsby en 1ère (anglais renforcé) que j’ai découvert la richesse de la langue anglaise, tous les non-dits et les sous-entendus, l’atmosphère que l’anglais véhicule en quelques mots :)
    Gatsby, personnage, est flou à dessein. La motivation du narrateur n’est pas plus claire et cela rajoute au sentiment d’égarement du lecteur face aux roaring twenties. Le lecteur n’est pas là pour aimer inconditionnellement Gatsby, je pense.

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