Dernière Semaine d’un Reptile est un recueil de Franck Ferric qui vient tout juste d’être publié en format poche par les éditions du Riez. Il s’agit d’un florilège de nouvelles précédemment publiées dans des revues pour la plupart, et aux sujets plutôt variés, alternant le Fantastique avec la Science-Fiction quand on est pas carrément dans l’Horreur. Alors, après avoir conquis LuxtExMachina avec son premier recueil Marches Nocturnes, vais-je à mon tour succomber ?

Derniere Semaine d'un Reptile de Franck Ferric

Parlons d’abord un peu du recueil en lui même, car sa forme n’est pas totalement anodine. Les nouvelles ne sont pas simplement insérées les unes après les autres, mais bel et bien liées par une nouvelle maîtresse, qui va les annoncer les unes après les autres. En effet, cette dernière nous permet de suivre un homme désabusé qui écrit à ses heures perdues sur son ordinateur portable. Il tente, entre deux virées au bar et ses huit heures de travail alimentaire, de trouver un échappatoire à cette vie qui manque de sens. On retrouve ici une thématique qui semble plutôt chère à l’auteur, un sentiment désabusé que j’avais tout autant ressenti lors de ma lecture de son précédent roman, Les Tangences Divines.

Ce sentiment un peu déprimant va plutôt bien avec le recueil qui est, il faut le dire, rarement enthousiaste. Sans vraiment mettre les mots dessus, le tout est terriblement déprimant et on n’en ressort pas réellement le sourire aux lèvres, il faut l’avouer. C’est d’une manière générale plutôt bien écrit, et facile à lire, on est tout de suite pris dans cette ambiance particulière. J’ai lu le tout vraiment rapidement, les nouvelles nous prennent tour à tour, et lorsqu’on revient à l’histoire principale, on a aussi envie d’en découvrir la suite. On regrettera tout de même quelques petites bavures.

Parmi les huit nouvelles que comporte le recueil, deux m’ont particulièrement marquées:

Révolutions

Derniere Semaine d'un Reptile de Franck FerricCette nouvelle là m’a grandement fait penser à ce que j’ai pu lire dans les recueils des premiers écrits de George R.R. Martin. A croire que les vaisseaux de l’espace et leur ambiance de confinement sont propices aux courtes histoires fortes. On est donc face à une nouvelle qui mélange la SF à vaisseaux avec l’Horreur, narrée d’une manière très sympathique. Franck Ferric nous y met très vite dans l’ambiance, et on finira par en apprécier le héros jusqu’au dénouement. Un très très bon moment.

Les Pas du golem

Il s’agit ici aussi d’une nouvelle futuriste, qui va elle aussi se mêler à l’Horreur. Mais cette fois, nous suivons une sorte de survivant à une épidémie bien mystérieuse. Il y a là aussi du très bon, avec une ambiance très particulière et une manière de conter qui glace le sang. La façon qu’a l’auteur d’amener son histoire avec de l’exploration n’est pas sans faire penser aux grands anciens.

J’ai passé un très bon moment en compagnie de ce dernier reptile, je dois l’avouer. Avec des nouvelles très variées, au rythme généralement très bon, j’ai passé un très agréable moment. Il y a quelques coquilles certes, une thématique peut être un peu trop caractéristique à l’auteur, mais je ne bouderai mon plaisir pour rien au monde. Si Les Tangences Divines ne m’avait pas complètement convaincu, c’est conquis que je suis désormais.


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