Boneshaker est le premier tome de la trilogie du Siècle Mécanique de Cherie Priest. Il est sorti aux éditions Eclipse dans leur collection consacrée au Steampunk. La série vient juste d’être terminée en langue originale, et on se retrouve ici avec une traduction signée Agnès Bousteau. La couverture très sobre de Jon Foster, est fidèle à la « philosophie steampunk ». Pour rappel, c’est un style qui puise son inspiration dans les vieilles histoires de Science-Fiction de Jules Verne ou encore H.G Wells. Il est principalement lié à un univers où la vapeur est la forme dominante de technologie avancée. Maintenant place au synopsis de notre roman.

Boneshaker, Le Siècle Mécanique Tome 1, de Cherie Priest

Nous sommes en 1880, Briar Wilkes vit seule avec son fils. Ils partagent une vie simple et presque paisible depuis l’accident lors duquel son mari détruisit plusieurs quartiers de Seattle à l’occasion de la mise en marche du Boneshaker, une énorme foreuse. Cette vie s’arrête le jour où son fils décide de retourner dans son ancienne maison afin de trouver des preuves de l’innocence de son père. Mais les vieux quartiers sont confinés à l’aide de murs, y maintenant ainsi un gaz mortel transformant les gens qui le respire en mort-vivants.

L’action va donc se diviser entre les deux personnages principaux, Briar et son fils Zeke. Les deux personnages sont très différents, et l’on se retrouve avec un déséquilibre au niveau de l’intérêt qu’on peut leur porter. Si bien qu’au bout d’un moment on regrette de changer de héros. L’adolescent se retrouve avec une personnalité assez plate, ainsi à chaque fois que l’action tourne autour de lui on s’ennuie un peu, attendant avec impatience de retourner voir sa mère. On en arrive même à avoir des personnages secondaires plus intéressants que lui. Mais si Zeke est un peu un personnage cliché, sa mère ne l’est pas du tout. On ressent d’une meilleure manière ses humeurs, ce qui la rend plus intéressante à suivre. Tour à tour forte et déterminée, puis totalement désemparée, ce tourbillon d’émotions contradictoires permet au lecteur de s’identifier à elle plus facilement.

Cherie Priest

Cherie Priest

Boneshaker n’est pas une énième histoire de zombies, ce qui n’est pas un mal. Les zombies n’y sont qu’une conséquence de la destruction de la ville et bien qu’ils soient présents et menaçants, ils sont plus mis en arrière plan que dans d’autres livres traitant du même sujet. L’atmosphère que dégage l’histoire est oppressante.

Le seul moyen de survivre dans les quartiers de Seattle est de se protéger avec un masque à gaz ou de se retrancher dans des zones étanches. Dès lors, la plupart des scènes du livre se déroulent à l’intérieur de bâtiments, et pendant les rares scènes extérieures, l’auteure nous fait vivre le malaise du port du masque, de la difficulté de respirer à la claustrophobie. De même chaque sortie dans les rues de la ville se finit par une course poursuite avec des morts vivants, accentuant le sentiment de malaise déjà présent grâce à l’atmosphère générale du livre.

Malheureusement, le livre a certains points négatifs qui font baisser sa qualité. Tout d’abord au niveau de l’écriture et de la narration, la chronologie est en effet difficile à suivre. L’action se divisant entre les deux personnages principaux, il arrive souvent que l’auteur nous fasse remonter un peu dans le temps sans nous le dire. On a donc l’impression que d’un coté il s’est passé plusieurs heures et que de l’autre il s’est passé seulement quelques minutes.

Boneshaker, Le Siècle Mécanique Tome 1, de Cherie PriestLe deuxième point se situe au niveau de la traduction d’Agnès Bousteau. Le volume contient en effet des erreurs de traductions qui sont gênantes car elles existent en grande quantité et sont vraiment difficiles à éviter. On peut parfois râler contre des petites fautes d’orthographe, mais quand des « un » se transforment en « hein », il est difficile de ne pas le remarquer. D’autant que du coup, on ne comprend plus réellement la phrase.

Bien qu’il recèle ces défauts, Boneshaker est loin d’être déplaisant. Il regorge d’action et l’univers steampunk amène un air frais, qui pour moi, serait dommage de rater. Je n’attendrais pas avec impatience la suite, Clementine, mais elle se retrouvera à coup sûr dans ma bibliothèque.


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  • Lhisbei a écrit le 17 mars 2011 à 19 h 10 min:

    C’est la traduction qui me rebute : tous les avis convergent sur un manque de qualité.

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    Comment avoir son avatar sur ifisDead ?