Angemort, deuxième avis, de Sire Cédric

Sexe, morbide and glauque'n'grotte

dabYo dans Critiques, Livres le 6 août 2013, avec aucun commentaire
Critiques

C’est avec Angemort que Serafina découvrait Sire Cédric en 2009, un roman Splatterpunk cru et violent mais surtout indisponible depuis plusieurs années déjà. Depuis, l’auteur français a signé de nombreux Thrillers de qualité aux éditions Le-pré-aux-clercs qui, logiquement, viennent de rééditer son premier roman pour les vacances. C’était donc l’occasion pour moi de le découvrir, et peut être de pouvoir constater les progrès qu’il a fait depuis avec Le Premier Sang, son dernier roman en date. Pour le synopsis je vous invite à lire la chronique de Serafina.

Angemort de Sire Cedric

L’auteur nous mets dans l’ambiance dès le début, car c’est des plaisirs morbides d’un riche hériter que va démarrer notre intrigue. Plus particulièrement, l’obsession qu’a Cheverny l’un des deux personnages principaux de collectionner les œuvres mortuaires. Des os, des cranes, et dernièrement, quelque chose de particulièrement horrible et détestable. Mais n’en disons plus, car c’est là uniquement pour mieux situer l’ambiance glauque dans laquelle l’histoire va évoluer.

Sire Cédric

Sire Cédric (photo Madame Charlotte)

Glauque elle l’est et le roman ne va pas usurper son classement Splatterpunk. La narration est crue, gore, très souvent sexuelle et l’auteur ne lésine pas sur les détails et les descriptions. Il faudra bien plus de deux mains pour citer le nombre de scènes de sexe, et si elles ne durent pas toutes bien longtemps, il y a clairement une envie de choquer son lecteur. C’est assez brut de décoffrage, un peu trop même et finalement les mots ne prennent pas toujours. A trop jouer la surenchère, une partie de l’effet est perdu, ce qui vient à n’en pas douter de l’inexpérience de l’auteur à l’époque. Il suffit de comparer le roman à la première scène de son roman Le Premier Sang pour voir à quel point il a progressé à ce niveau.

Mais on reconnaît bien là Sire Cédric, qui était déjà bien ancré dans le territoire français, par ses noms de personnages, par ses lieux ou encore par ses châteaux et on peut dire que sur ce point là, rien n’a changé. Malgré ces quelques défauts, il est remarquable de voir à quel point en quelques pages on se situe dans l’univers de Cherverny et Jade, et je n’ai eu aucun mal à avoir l’impression de partager leur quotidien, pourtant si spécial.

Angemort de Sire CédricAngemort est relativement court, 200 pages à tout casser, ce qui va empêcher l’auteur de plus entrer en détails sur certains aspect de son monde. On est en effet plus proche de l’Urban Fantasy que du Fantastique, où magie et démons finiront par venir mettre leur grain de sel, d’une manière toujours très percutante, évidemment. Mais du coup, ici aussi c’est un peu brut et certains éléments donneront un peu l’impression d’arriver de nul part, un peu comme dans un livre de Fantasy dont le héros apprend être l’élu en plein milieu du bouquin…

J’ai donc lu Angemort de Sire Cédric d’une traite et je ne le regrette en rien. C’est sur que cette œuvre de Splatterpunk est loin de ses derniers Thrillers Esotériques et qu’une personne n’ayant lu que ça pourra s’avérer être surpris. Dur, violent, très sexuel, Angemort a pourtant de nombreux points communs et on ne peut que saluer la progression de l’auteur français. Il ressort de cette lecture une impression que j’aurai du mal à qualifier, une rage et une volonté sous-jacente qui ne peut que me toucher. Je suis vraiment content de le revoir édité.


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