Anafiotika de Ilona von Ledebur-Jagiello

Au pied de l'Acropole le vent n'a pas d'ombre

Serafina dans Critiques, Livres le 17 juin 2013, avec 1 commentaire
Critiques

Dans la rubrique « je lis tout et n’importe quoi et pas que de la SF », je demande Anafiotika de Ilona von Ledebur-Jagiello, aux éditions Persée. J’ai reçu ce petit livre grâce à un partenariat avec Livraddict, que je remercie au passage. Je n’avais à peu près aucune idée de ce que j’allais lire et tant mieux, je savais juste que ça avait l’air poétique et que ça sentait bon la Grèce.

Anafiotika de Ilona von Ledebur-Jagiello

Il m’est impossible d’en faire un synopsis, car cette novella (75 à 80 pages) ne pourrait que difficilement être résumée. On est emmené dans Anafiotika (un quartier proche d’Athènes) où on suit un jeune homme, qui se rend près d’un vieux sculpteur, et d’une déesse qui vit sur le toit. Il n’y a pas réellement d’histoire et tout est très surréaliste à vrai dire.

Ilona von Ledebur-Jagiello

Ilona von Ledebur-Jagiello

La lecture est assez difficile, non pas que le vocabulaire soit étrange, mais les points de vues changent d’un chapitre à l’autre sans qu’on soit prévenu, on ne sait donc pas toujours qui est le narrateur, le jeune homme ou la déesse ? Et qui est donc cette déesse? Il n’y a pas réellement de structure narrative claire, on ne sait pas trop pourquoi on est la, ni ce qu’on y fait, c’est un peu comme une promenade, sans but.

Cela n’est cependant pas inintéressant, on est porté par l’écriture plutôt agréable de Ilona von Ledebur-Jagiello. Bien qu’elle abuse peut être un peu des points de suspension, son style est un peu onirique et donc plutôt bien adapté à cette histoire où on ne comprend pas tout et où on n’a pas forcément envie de comprendre le pourquoi du comment.

Évidemment, à cause du format de la nouvelle, les personnages ne sont pas réellement développés, n’étant guère que des noms. C’est l’histoire et sa réflexion qui font tout l’intérêt du livre. Malgré ce qu’on pourrait penser, tout n’est pas rose sous le soleil de la méditerranée, et il se trouve que la novella est plutôt du genre mélancolique et limite déprimante. A ne pas lire quand on a déjà le moral à zéro, car on se prend la fatuité de l’existence en pleine face. Enfin, cela m’a fait réfléchir en tout cas.

Enfin, le bouquin se termine par une série d’illustrations en couleurs, peintes par l’auteur et plus ou moins abstraites. Elles représentent les lieux et concepts évoqués dans la nouvelle.


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  • nymou a écrit le 20 juin 2013 à 14 h 57 min:

    Nous avons été trois à recevoir ce livre dans le cadre du partenariat Livraddict, je suis venue chercher des éléments de réponses dans ton avis, car je ressorts avec beaucoup d’interrogations de cette lecture très déroutante mais je constate que nos avis ne sont pas si différents que ça :-)

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