A l’ombre des pleurs de Cécile Guillot

Serafina dans Critiques, Livres le 15 avril 2011, avec aucun commentaire
Critiques

A l’ombre des pleurs est un recueil de nouvelles de Cécile Guillot que j’avais notamment découverte dans l’anthologie Sorcières et Sortilèges. Elle propose là son premier recueilli de 7 histoires : 6 nouvelles et une novella, le tout servi par une superbe illustration de Anna Marine. Le tout est édité par une jeune maison d’édition, les éditions Cauchemars. Comme pour tout recueil, pas de synopsis.

A l’ombre des pleurs de Cécile Guillot

Cécile Guillot propose ici 7 nouvelles, ancrées dans le monde moderne. A une exception près, les nouvelles se déroulent à notre époque dans notre monde, majoritairement en France, malgré une incursion en Jamaïque. Le style de l’auteur est très doux, mais aussi très poétique. Elle fait partie de cette génération de jeunes auteurs qui non seulement manient bien notre langue mais en plus ont une écriture fluide et se lisent aisément.

Enfin, intéressons nous plutôt aux nouvelles :

De larmes et de sang

Le roman commence directement par cette novella d’une cinquantaine de pages. On suit une jeune femme, qui a décidé de laisser tomber la pollution parisienne pour s’installer en Auvergne. Sauf que la maison qu’elle emménage ne va pas lui procurer le repos escompté, enfin, surtout son voisin. Cette novella est assez fouillée, l’histoire se développe à son rythme, et surtout se lit très bien. Les chapitres sont très courts (3-4 pages maximum) ce qui donne une certaine intensité.

Les personnages, peu nombreux, ne sont pas caricaturaux. Seul reproche: j’avoue être très perplexe sur le choix de l’avoir placé en premier. La fin de la novella est une « vrai » fin, et il est difficile d’enchainer directement sur la suite.

Roadways

La lecture continue avec cette nouvelle qui nous propose de suivre une fugueuse Lisa, qui fait la rencontre d’une jolie goth sur son chemin vers la « liberté ». Cette nouvelle, est je pense, ma préférée. J’aime particulièrement les nouvelles qui ont un twist final assez inattendu.

L’auteur nous ballade, nous intrigue, et le final est à la hauteur. Je ne vous en dis pas plus.

L’appel du loup

L’appel du loup est une nouvelle très courte, de trois pages. Elle est très onirique et très envoutante. On est probablement plus proche la d’une nouvelle à la Mélanie Fazi, le coté ennuyeux en moins.

Cœur de Crystal

Cœur de Crystal avait été publiée dans Sorcières et Sortilèges et chroniqué à cette occasion, je vous invite donc à revoir cet article… et à découvrir l’anthologie, géniale au demeurant.

La fille aux Barbelés

Cette nouvelle est l’exception dont je parlais plus haut. Nous sommes ici en plein monde « post-apo » voir Cyberpunk. Un monde parfait, où toutes les choses endommagées sont jetées. Un rebelle essaie de braver l’ordre pour récupérer la poupée abimée de sa sœur.

Malgré un sujet assez éloigné des autres nouvelles, elle s’intègre bien, notamment grâce à la douceur du style. L’univers est fascinant, et j’aimerais lire d’autres écrits sur celui-ci !

Nuits d’Obsidienne à Montego Bay

A l’ombre des pleurs de Cécile GuillotNuits d’Obsidienne à Montego Bay se déroule en Jamaïque, un couple y passe des vacances qui vont mal tourner. Cette nouvelle assez longue est totalement immergée dans la culture jamaïcaine, et la sorcellerie « traditionnelle ». Comme vous le savez c’est typiquement ce que j’adore. La sorcellerie est trop souvent délaissée au profit des vampires, et pourtant …

Liberame

Liberame clos le recueil sur une touche d’onirisme assez proche de L’appel du loup.


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