Dreamsongs: A RRetrospective est une anthologie des différents travaux qui ont été écrits par George R.R. Martin tout au long de sa longue carrière d’écrivain de l’Imaginaire. Pavé de près de 1200 pages, il n’est actuellement pas encore disponible en langue française, ce qui est bien dommage. Je n’ai cependant pas pu y résister lorsque j’ai vu l’ouvrage sur les étagères de The English Bookshop à Amsterdam, et me suis tout de suite lancé dans sa lecture. L’ouvrage contenant plus d’une trentaine de nouvelles, divisées en sous-catégorie et commentée par Martin himself, j’ai décidé de toute vous les chroniquer au fur et à mesure de ma lecture, qui prendra surement plusieurs mois.

Dreamsongs: A RRetrospective de George R.R. Martin

A Four-Color Fanboy est la première partie de cette anthologie, sans aucun doute celle qui est objectivement la moins bonne, mais subjectivement une des plus intéressantes. Et pour cause, il s’agit là des toutes premières nouvelles que va écrire George R.R. Martin, alors jeune adolescent fan de Super Héros et de fanzines du genre. Car oui, l’auteur a tout d’abord commencé par écrire ce qui s’appelait des « histoires écrites », en contradiction avec les histoires de comic, qui étaient elles dessinés.

Lire Martin nous raconter les dessous de cette époque que nous ne connaissons pas est vraiment passionnant. Pour cette partie, c’est même de loin son texte explicatif qui est le plus intéressant, nous introduisant son parcours à travers les divers fanzines papiers de l’époque, les rencontres lors de conventions, etc. Des éléments qui n’existent quasiment plus aujourd’hui, et que l’on a même du mal à imaginer tant Marvel, qui n’existait pas à l’époque, et autres DC Comics sont devenus des institutions. Passons donc aux nouvelles.

Only Kids Are Afraid of the Dark

Première nouvelle de ce recueil, et sans doute celle qui m’a pour le moment le moins plu, c’est une histoire de super-héros. Pour être exact, il s’agit d’une aventure de Doctor Weird, un personnage qui n’a pas été inventé par Martin, mais qui faisait parti d’un des groupes de super-héros d’un fanzine auquel il souhaitait participer.

L’histoire est simple, mais on note très clairement les influences de l’auteur et les récits de l’époque. La bataille contre Saagael the Demon Price est en effet très imprégnés du Fantastique à la Howard, bien que les caractéristiques du personnage n’étant pas de son fait, il y a forcément des éléments bizarres.

The Fortress

Cette nouvelle est sans doute la plus particulière de l’auteur que j’ai pu lire, et pour cause, puisqu’elle se base sur des faits réels. En effet, ces quelques pages vont nous parler d’une des batailles clef de l’indépendantisme finlandais, le siège de Sveaborg.

Suomenlinna Fortress (Sveaborg)

Située sur une île, la forteresse était connue jusqu'alors pour n'avoir jamais été conquise. Il faut dire qu'elle ne pouvait être réellement attaquée qu'en hiver, alors que la mer était gelée.

Si vous faites les gros yeux, c’est que comme moi, vous devez ignorer une bonne partie de l’histoire des pays nordiques, notamment sur les destinées commune de la Suède et de la Finlande aux armes avec la Russie. Cette nouvelle, superbement écrite, va vous mettre dans la peau d’un commandant de l’armée suédo-finlandaise, et nous faire regretter que George R.R. Martin ne s’attèle pas à l’écriture d’une novélisation de la révolution française.

And Death His Legacy

Tout comme pour The Fortress, cette nouvelle montre que très tôt, Martin travaillait déjà énormément ses chutes de nouvelles, et ce quelque soit le thème. Ici, c’est à la vie réelle et plus précisément, au populisme, que l’auteur s’attaque. The Prophet est un sénateur qui monte en puissance dans les sondages en jouant sur les vieux démons de la société américaine de l’époque, l’aide sociale, tandis que Maximilian de Laurier, riche homme d’affaire, vient d’apprendre qu’il a le cancer et plus grand chose à perdre.

Cette nouvelle est la première à amener une alternance des points de vue, effet très cher à Martin qu’il utilisera à de nombreuses reprises dans ses romans. C’est aussi une des seules que j’ai pu lire jusqu’alors qui est ancré dans l’époque contemporaine de l’auteur, et dans la politique.

C’est là l’ensemble des nouvelles, plutôt courtes, de cette première partie. Je dois avouer que ce début est vraiment surprenant de part sa qualité, car si Only Kids Are Afraid of the Dark est une nouvelle assez faible, les deux suivantes m’ont vraiment plu.


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