Ed McBain, de son vrai nom Salvatore Lombino, est un très grand écrivain américain d’origine italienne, qui écrivit de nombreux romans sous divers pseudos, les plus utilisés étant Ed McBain et Evan Hunter, mais il a signé également sous les noms de Curt Cannon, Hurt Collins et bien d’autres. Né en 1926, mort d’un cancer en 2005, il est essentiellement connu pour ses polars, même s’il est en réalité rentré dans le monde littéraire par des œuvres de Science-Fiction. Il y aurait beaucoup à dire sur toute soin œuvre, puisqu’il n’a pas fait qu’écrire, il est également l’auteur de scénarios de Colombo (si si) ou l’adaptateur du scénario des Oiseaux à l’écran, pour Hitchcock ! Sous le nom d’Evan Hunter, il publia treize romans sur l’avocat de Floride Matthew Hope, mais c’est la saga du 87ème District, signée Ed McBain, qui est le sujet de cet article.

87ème District

La série a été adaptée, dans les années 60

Le 87ème District (ou 87th Precinct) est une saga de romans noirs policiers dans la plus pure tradition américaine, que McBain a en réalité contribué à construire. Cette saga fleuve a peu de rivaux, à la fois en termes de longévité, puisque cette saga ne compte pas moins de 56 romans, publiés de 1956 à la triste année de 2005 (peu de saga commencent par un roman noir américain typé des années 50 et finissent en citant Google et Harry Potter), mais aussi en termes de qualité. Mais qu’est-ce que le 87ème District exactement ?

Comme dit précédemment, il s’agit de Polars. Mais il ne s’agit pas d’un polar classique ; dans cette saga, c’est non pas un seul personnage que l’on suit, mais toute une brigade. Cette brigade est celle d’un des districts policiers (un découpage en zones) de la ville d’Isola, archétype de la mégapole américaine et véritable miroir de New-York. Le 87ème district étant loin d’être le plus facile. Dans chacun des romans, les équipes du 87ème ont sur les bras plusieurs affaires (la plupart du temps des meurtres, un kidnapping dans Rançon sur un thème Mineur (King’s Ransom), mais c’est de meurtre qu’il s’agit dans 99% des cas).

C’est un peu compliqué de présenter tout ce que cette saga a de particulier et de génial ; la réalité très crue dans laquelle baigne ces romans, par exemple. Les inspecteurs de ce district ne sont pas des surhommes. On ne sait jamais vraiment à quoi s’attendre, les inspecteurs ne sont pas immortels et, sans spoiler, il arrive que certains meurent. D’ailleurs, c’est ce qu’Ed McBain voulait en écrivant sur une équipe plutôt qu’un seul personnage : il peut la faire évoluer à sa guise en en enlevant ou en intégrant de nouveaux personnages. Malgré tout, les personnages centraux de l’équipe restent présents jusqu’à la fin : Steve Carella tout d’abord, alter-ego d’Ed McBain, l’inspecteur d’origine italienne et peut-être personnage principal parmi les personnages principaux ; Meyer Meyer, inspecteur dont le père était un petit rigolo, puisqu’il lui a donné son nom de famille en prénom ; Hal Willis, petit inspecteur mais maître de judo (dont on ne verra jamais réellement de démonstration, quel dommage) ; Bert Kling, jeunot de la brigade, Pete Byrnes, le (parfois) bienveillant sergent de la brigade, Artie Brown, Cotton Hawes, Roger Havilland, Andy Parker, et beaucoup d’autres, sans compter une galerie fournie de personnages secondaires.

Ed McBain

Ed McBain

Tous ont de vraies personnalités, ainsi qu’un background : Ed McBain a été l’un des premiers, sinon le premier, à intégrer la vie privée de ses personnages dans ses romans. Chacun a alors ses propres histoires : du couple heureux que forme Carella et sa femme depuis le premier roman jusqu’au dernier, aux multiples aventures de Hawes, en passant par l’incroyable malchance de Kling avec toutes ses histoires de cœur, McBain ne tombe absolument pas dans le piège du feuilleton incrusté dans un roman sans aucun rapport ; son style et son talent ont toujours permis d’intégrer cette dimension avec une parfaite justesse, et le résultat est surtout que l’on s’attache d’autant plus aux personnages, beaucoup plus réels. Le seul point un peu irréaliste de l’affaire est que chacun des inspecteurs, ainsi que chacun des malfrats ou même des témoins qui passent dans les romans, semblent des colosses. Très rares sont les personnages en dessous d’1m85, et tous sont immanquablement baraqués. Mais, comme McBain le dit en se moquant de lui-même dans un de ses romans, « on était en Amérique, et en Amérique, même les chauffeurs de taxis ont une carrure de joueurs de base-ball« . D’ailleurs, cette tendance disparaît au fil des romans, à tel point que McBain précise bien dans ses derniers romans que ses inspecteurs n’ont « rien d’un athlète. »

Dernier personnage du roman, et non pas des moindres, la ville d’Isola, créée par McBain mais copiée sur New York (il ne faut pas longtemps pour associer Diamondback à Harlem et Riverhead au Bronx…), est la parfaite représentation de la grande méchante ville américaine (The Big Bad City, comme l’un de ses romans se nomme…). Sans doute un peu plus mal famée que la moyenne, McBain en fait un véritable personnage, en en parlant parfois comme d’une femme. Ses descriptions sont justes et n’en font pas trop, on finit presque par se voir errer dans les rues de la  ville…

Le style d’écriture est parfaitement fluide, accrocheur, et sonne toujours juste. Il s’adapte même aux situations (on sent parfaitement les accélérations de rythme lors des interrogatoires, par exemple). Il convient parfaitement aux histoires racontées et franchement, on a du mal à reposer le livre tant il accroche dès les premières pages ! Pour avoir lu l’intégralité de la série, je peux dire que les paragraphes un peu en trop se comptent sur les doigts d’une main (et sur 56 romans, ça fait pas lourd.) McBain arrive à mêler les différentes affaires qui occupent ses inspecteurs de manière parfaitement cohérente, s’amusant parfois à les lier, et intégrant en plus la vie personnelle des inspecteurs. Pas facile, et pourtant on n’a jamais une seule fois l’impression que c’est fait artificiellement. Tout est naturel. Le plus impressionnant des exemples est son roman Tout le monde sont là (Hay Hay The Gang’s All There), où McBain s’amuse à entremêler plusieurs courtes intrigues de plusieurs équipes de police, et le roman passe des unes aux autres, très rapidement, sans qu’on perde jamais le fil d’aucune. Peut-être un des meilleurs romans du 87ème.

Un autre mot peut qualifier les romans d’Ed McBain : l’évolution. Son œuvre a toujours été en perpétuel changement. Entre 1956 et 2005, quelques changements ont eu lieu en Amérique… Et le 87ème a toujours suivi cette évolution, que ce soit par l’aspect de la ville et les ethnies qui s’y mélangent : d’abord les irlandais et les portoricains, puis les afro-américains, etc., avec des lieux qui apparaissent, d’autres qui disparaissent ; ou encore par les techniques policières, d’investigation bien sûr (il s’est toujours tenu très renseigné sur les techniques de police, afin que ses romans soient le plus fidèle possible à la réalité), mais aussi juridiques (l’aspect le plus flagrant étant l’apparition de l’arrêt Miranda Escobedo qui oblige les policiers à lire ses droits au détenu). On ne traite pas un suspect de la même façon en 1956 et en 2000… Cette évolution, McBain l’a suivie aussi. A travers ses romans, c’est toute une partie de la société américaine qu’on voit évoluer. Mais McBain a aussi su faire évoluer sa saga plus profondément encore : plutôt franchement misogyne à ses débuts, où la femme était surtout la bonne mère/épouse au foyer, McBain change de mentalité et intègre des personnages féminins à l’équipe (Nellie McBrand, Eileen Burke…) et supprime le ton macho de ses romans. Visionnaire parfois, McBain publia dans son roman de 2001 une histoire exposant clairement les risques du fanatisme post-11 Septembre… (Cash Cash).

L’auteur suivait aussi de près les relations entre les peuples de différentes origines qui immigraient en Amérique ; Isola faisait aussi office de microcosme pour les États-Unis. Le racisme ambiant est un thème qui revient souvent en toile de fond de ses romans et on perçoit parfaitement l’amertume et le pessimisme dont McBain, déçu, fait preuve dans ses derniers romans : pour lui, le « creuset » qu’était l’Amérique n’avait jamais atteint le « point de fusion« .

87ème District de Ed McBain tome 9

Tome 9 de 87ème District

En plus de cette évolution de fond, il a toujours su se renouveler sur la forme ; aucun roman ne ressemble à un autre, aucune énigme n’est une resucée d’une ancienne, et elles sont toujours très bien ficelées. McBain s’amuse même à aventurer un orteil dans l’au-delà avec Un Poulet chez les Spectres (Ghosts). On n’est pas face à un type idiot qui ne découvre le coupable que 200 pages après le lecteur. Les inspecteurs ont en fait souvent un train d’avance ! Et la solution est très souvent un contre-pied inattendu. De plus, McBain s’amusait à changer de style d’un roman à l’autre. C’est-à-dire qu’il gardait la même façon d’écrire, fluide et agréable, mais il intégrait des petites manies d’écritures, une forme de présentation des choses, un paragraphe construit selon la même structure et qui se répète trois ou quatre fois dans le roman… Et celui d’après, il changeait. C’est plutôt amusant à remarquer et ça donne du dynamisme à l’ensemble. En outre, McBain savait comment renouveler la formule en intégrant de nouveaux personnages ; Eileen Burke, Nellie McBrand, le terriblement raciste et politiquement incorrect « Fat » Ollie Weeks, auquel l’auteur finira par s’attacher et donnera une chance d’évoluer.

Sur les derniers romans, il s’amusait même à s’auto-citer ; soit en faisant référence à de vieilles énigmes du 87ème d’un roman paru trente ans plus tôt, soit en citant son travail sur le scénario des Oiseaux, ou même en mentionnant sa date de naissance ; dans les derniers romans, il arrive souvent qu’un des protagonistes soit né le 15 octobre, auquel cas, un des inspecteurs pense immanquablement : « la date de naissance des grands hommes« . Autant de petits easter eggs amusants à remarquer. McBain ira même jusqu’à rencontrer Evan Hunter, en publiant une aventure de Matthew Hope (son autre série) où ce dernier rencontre et travaille avec… Carella ! (Le paradis des ratés). Une sorte de cross-over qu’apprécieront les fans.

Et puis, il y a le Sourd. The Deaf Man. Aucune comparaison plus juste que le « Professeur Moriarty du 87ème » ne peut être faite. Sauf qu’ici, le génie du crime ne rencontre pas un cerveau aussi tordu que le sien ; depuis sa première rencontre avec le 87ème, il garde une relation ambiguë avec Carella (l’admire-t-il ou le déteste-t-il ?) et chacune de ses apparitions est synonyme d’indices particulièrement tordus envoyés au poste de police du 87ème où les cerveaux impuissants des inspecteurs ne peuvent que conjecturer sur le prochain coup du Sourd, qui prend à chaque fois un nom différent, mais qui veut à chaque fois dire « sourd » dans une langue. Au final, c’est surtout la poisse incroyable dont il souffre qui l’empêche de réussir ses plans tordus et remarquablement bien ficelés… C’est dans ces romans qu’apparaît tout le talent de McBain pour réussir à échafauder des énigmes.

Le temps est aussi important chez McBain ; il en joue et l’utilise comme bon lui semble. Le temps réel a prise sur l’univers de la saga, bien sûr, puisqu’elle évolue avec lui comme dit plus haut. Cependant, les inspecteurs n’ont pas 80 balais à la fin de la saga. En fait, ils ont tous toujours plus ou moins le même âge. D’une vingtaine tassée au tout début, Carella oscille entre la trentaine et la quarantaine, parfois passant la barre, parfois retombant en dessous, et ce même si, dans les tout derniers romans, l’auteur « officialise » ses quarante ans en faisant traverser à l’inspecteur une bonne petite crise de la quarantaine. Pareil pour tous les autres ; Bert Kling reste l’éternel jeunot, Byrnes reste le sergent pas trop loin de la retraite, etc. McBain s’en amuse, en faisant parfois dire à ses héros qu’il « préférait ne plus compter les années« , « mais qui se souciait du temps qui passe ?« , ou bien quelque chose de ce genre. Enfin, pour les enfants de Carella, le temps n’est pas arrêté mais ralenti ; ils sont au seuil de l’adolescence en 2005, alors qu’ils devraient avoir, eux, la quarantaine. Ils ont donc grandi depuis leur naissance mais vraiment très lentement.

Tome 8 de 87ème District

Tome 8 de 87ème District

La seule chose qui m’a un peu déplu (il en faut bien une… Même si c’est probablement un des meilleurs auteurs que j’aie jamais lus) est que la structure des romans étant indépendante (malgré les références, les romans peuvent se lire dans n’importe quel ordre), McBain introduit chaque fois ses héros d’une manière très similaire. Il ne fait pas énormément d’effort pour le faire et le fait très rapidement, c’est donc plus par obligation et pour ne pas perdre le nouveau lecteur, mais lire pour la trentième fois pourquoi Meyer Meyer s’appelle ainsi ou que Carella a des yeux légèrement bridés, c’est un peu soûlant. Enfin, rien de rédhibitoire.

Le dernier roman du 87ème (Fiddlers ou Jouez Violons – les traductions des titres laissent un peu à désirer, même si la traduction de l’œuvre même est de très bonne facture) est tout aussi réussi que les autres (cinq meurtres donnant cinq pistes totalement différentes et en majeure partie fausses, mais qui, poussées jusqu’au bout, mènent au coupable, alors même qu’on le connaît depuis le début, fait unique chez McBain), mais se finissent sur une fin très ouverte concernant les vies personnelles des inspecteurs. McBain a laissé un dernier roman très frustrant… Une série qui devait se terminer dès le troisième volet (Carella, blessé, devait mourir, et nul ne sait si c’est la pression de l’éditeur ou l’attachement qu’avait fini par éprouver l’auter pour son personnage qui l’a poussé à le ressusciter) s’achève ainsi, et c’est bien triste ; quitter le 87ème District ne se fait pas de gaieté de cœur.

Vous l’avez compris, je ne saurais trop vous conseiller de vous plonger au plus tôt dans la saga. Pour ma part, j’ai lu les neuf tomes de l’intégrale (dont l’absolument introuvable huitième), qui permettent de lire le tout dans l’ordre chronologique, et c’est plus agréable ; chaque tome compile entre quatre et six romans (de 900 à 1200 pages) et coûte dans les vingt euros. Ça fait certes chère la collection complète, mais un seul est une bonne affaire (quatre à six romans pour vingt euros…) et la plupart des bibliothèques possèdent des romans du 87ème District. Si tant est que vous puissiez vous arrêter à un seul tome.


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6 Comments, donnez votre avis !
  • Vladkergan a écrit le 23 mars 2010 à 19 h 41 min:

    Je n’ai à ce jour lu que quelques romans de la série, qui m’avaient été conseillé par un ami bibliothécaire qui aura décidémment toujours été de très bon conseil (il m’a notamment fait découvrir la verve de Fallet, les scénarii dantesques de Simmons, et tant d’autres).

    J’étais à l’époque assez versé dans le polar, et je cherchais justement une série un peu plus poussée et construite que les derniers romans du genre que j’avais pu lire (Créances de sang notamment). Sachant que commencer une série à rallonge ne m’a jamais rebuté, car cela permet de suivre l’évolution des personnages au fil du temps, il m’a donc conseillé le 87e district, pour lui un des must-read du polar post années 50.

    C’est donc extrêmement bon, l’univers est très intelligemment bâti (certes claqué sur New-York mais aussi avec ses touches d’originalité, un peu comme le Gotham de Batman), la galerie des personnages évolue très bien (notamment psychologiquement), que ce soit au fil d’un roman ou de l’ensemble de la série. De quoi puiser son aspiration de manière bien agréable pour des scénar’ de Berlin XVIII par exemple.

    En tout cas je pense sincèrement que c’est une des séries polar les plus prenantes que j’ai pu lire à ce jour, même si ma lecture s’est arrêté à 4 ou 5 tomes épars.

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  • illman a écrit le 24 mars 2010 à 20 h 37 min:

    Ca a l’air plutot sympa, c’est bizarre que, vu l’aura de l’ensemble de l’oeuvre, je n’en ai jamais entendu parler

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  • Nicolas a écrit le 23 avril 2010 à 12 h 21 min:

    Je suis moi aussi un grand admirateur du grand McBain. Ses romans sont souvent d’une grande qualité, même si, avouons-le, l’auteur a eu quelques passages à vide. Les intrigues policières sont bien orchestrées, mais c’est surtout sa qualité de dialogue, son humour et sa capacité à créer et faire vivre des personnages très attachants qui impressionnent. Parmi mes épisodes préférés: Poison, Branle-bas au 87, Dix plus un, Après le trépas, Mort d’un tatoué, Quatre petits monstres, Cause toujours ma poupée, Faites-moi confiance, Lightning… Si les personnages du commissariat sont incontournables, je suis en revanche moins convaincu par le Sourdingue, que l’auteur a beau nous présenter comme un grand séducteur et un génie du mal, je trouve pour ma part qu’il manque un peu de consistance. Et je ne vois pas non plus l’intérêt de l’avoir affublé d’un appareil auditif. En ce qui concerne la stature des personnages, je me suis fait la même réflexion: hormis Hal Willis, ils sont en effet presque tous gigantesques. Quoi qu’il en soit je ne parviens pas à m’expliquer que cette saga ne soit pas davanatge connue, d’autant que les écrivains à succès d’aujourd’hui ont bien moins de talent (Coben, Chattam, et même Lehane).

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  • Millat a écrit le 12 avril 2012 à 14 h 14 min:

    Bonjour,
    Je possède les compilations: Chroniques du 87ème district et nouvelles chroniques du 87ème district soit quinze livres du Maitre MC Bain ; J’aimerai bien acheter les nouvelles compilations : appeléée 8èème district mais je n’ai ,pas trouvé la liste des polars cobntenus dans chaque tome/. chaque tome;
    or j’aimerai autant ne pas acheter les mêmes; Commen t se procurer cette liste?
    Merci
    Cordialement,
    Patrick

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  • Fatma a écrit le 16 juillet 2014 à 11 h 13 min:

    Bonjour,
    Merci pour cet article qui me permet de renouer avec cette série adaptée à la télévision sous la dénomination « 87ème brigade ». Les personnages phares étaient, bien sûr, les inspecteurs Carella et Meyer. Je n’avais pas 10 ans, et j’en garde un souvenir superbe!
    C’est en discutant avec un ami sur les films ou séries qui m’ont marqué, que j’ai replongé dans cette série. Elle m’a certainement donné ce goût des polars et films et séries policières dont je ne peux pas me passer.
    Je ne sais si les films de la série existent toujours; Mais je vais plonger dans les livres.
    Patrick, je ne sais pas si vous avez pu trouver la liste, je vais faire mes recherches, et, si je la trouve, la publierai.
    Cordialement,
    Fatma

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  • Fatma a écrit le 16 juillet 2014 à 11 h 20 min:

    Il y a un site officile de Ed McBain – http://www.edmacbain.com

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