Warriors Orochi 2 sur PlayStation Portable

aka oni dans Critiques, Jeu Vidéo le 29 septembre 2009, avec 1 commentaire
Critiques

En cette rentrée 2009, plusieurs jeux de PSP méritant le coup d’œil sont sortis en même temps (alors que les possesseurs de la machine sont bien habitués aux traversées du désert, mais passons) : Dissidia, bien sûr, mais aussi Soul Calibur, et celui dont je vais vous parler, Warriors Orochi 2. Pour les néophytes, sachez qu’il s’agit d’un Beat’em All de masse. Suite directe du premier opus, bon succès mais honni par les critiques tant il faisait du fan-service, j’avais pour ma part apprécié les batailles dantesques et les centaines d’ennemis qui volaient de tous les côtés. Le scénario, inexistant et grotesque, n’était, et n’est toujours, qu’un prétexte pour réunir les deux grosses têtes d’affiche de Koei.

Warriors Orochi 2

Dans le premier du nom, le roi Serpent Orochi manipulait le temps et l’espace pour réunir les guerriers de Samurai Warriors (période Sengoku, Japon, XV au XVIIe siècle) et les guerriers de Dynasty Warriors (époque des Trois Royaumes, Chine, IIIe siècle environ après J-C.). Dans le deux, il ressuscite et encore une fois, on va devoir le renvoyer pleurer sur ses écailles. On n’attendait rien du scénario, on est servi, et en avant pour de nouvelles bastons, et aussi mettre en lumière quelques personnages un peu oubliés dans le premier opus.

Niveau graphismes, pour commencer,  je trouve un peu exagéré que Koei se permette de proposer les mêmes que dans le premier opus ; DW Strikeforce nous avait prouvé que les décors pouvaient être beaux, et rien n’est fait sur les sinistres environnements d’Orochi 2…  Prétexte pour recycler des cartes du premier, d’ailleurs, les nouvelles cartes n’étant qu’une minorité peu visible. Bien sûr, ça se déroule dans le même monde, mais quand même… Les personnages aussi n’ont pas été retouchés d’un seul pouce, et quoiqu’ils soient globalement honorablement rendus, un peu de lissage n’aurait pas été de trop.

Screen de Warriors Orochi 2

Bonne surprise par contre, de nouveaux personnages, et un nombre total plutôt impressionnant: 96, dont Sun Wukong, qui n’est autre que… le Roi des Singes, pour ceux qui connaissent, ou encore Yoshitsune no Minamoto, samouraï légendaire du XIIe siècle. Mais les anciens ne changent pas d’un pouce. Mêmes coups, mêmes combos, même répartition des guerriers entre trois types (vitesse, puissance, technique), mêmes armes, mêmes effets secondaires à ajouter aux armes… Niveau chara-design, on en revient heureusement aux designs des anciens Dynasty Warriors. Adieu donc aux voilettes de Zhang He et au khôl aux yeux de Lu Bu, mais si certains veulent s’abimer les yeux, on peut débloquer les nouveaux costumes en entraînant son personnage. Pas de fâché de ce côté, donc.

Enfin, signalons que les cut-scènes sont à présent animées, contrairement aux « images par images » énervantes du premier volet de la série, et qu’il existe un nombre respectable de cinématiques à débloquer, cinématiques plutôt réussies mais que Koei aurait pu sans problème rendre plus jolies. Néanmoins, ce dernier point reste positif. Signalons au passage que tout comme Strikeforce ou Monster Hunter Freedom Unite, le jeu propose d’installer des données sur memory stick et par là de réduire considérablement le temps de chargement. Bon point également.

Motochika de Warriors Orochi 2

Parlons maintenant de la durée de vie et des nouveautés. Certes, on a maintenant des quêtes secondaires à l’intérieur des missions pour trouver des trésors, permettant à leur tour d’apporter encore plus d’améliorations aux armes (améliorations plutôt inutiles, au passage), mais on perd la « chasse aux trésors par personnage« , qui permettait de débloquer les images bonus, donc en fin de compte, on y perd, puisque là où l’on devait trouver environ 80 trésors, on en a maintenant facilement deux fois moins à acquérir. Les cinq campagnes font toujours 8 batailles chacune, pas de changement, ce qui est dommage, on aurait aimé une histoire un peu plus développée, une ou deux missions de plus par campagne… Certes, on trouve le mode rêve, permettant de jouer pas moins d’une quarantaine d’historiettes et de scénarios, mettant en scène des alliances originales que l’histoire ne permet pas, mais on perd les missions bonus Gaiden en mode histoire qui permettaient de déverrouiller certains personnages ! Pour chaque ajout, Koei a viré autre chose… Assez frustrant…

Signalons tout de même l’anecdotique mode V.S., qui permet à des personnages de s’affronter façon Tekken, et même un pseudo-Mario Kart à cheval, à la maniabilité particulièrement mal foutue, mais bon, c’est du mini-jeu bonus, et ça détend entre deux hécatombes de fantassins.

La bande-son reste semblable, musiques d’ambiance, bruitages corrects, un peu plus de doublages que le précédent opus n’en proposait, et ceux-ci sont de bonne facture, même si remplacer les phrases de victoire, inchangées, n’aurait pas été malvenu. On remarquera au passage deux ou trois grosses erreurs de traduction (eventually traduit par éventuellement, etc…), mais assez rares, donc pas vraiment de problème ici. Les voix japonaises sont par ailleurs disponibles, ce qui est toujours agréable. Quelques traits d’humour dans certains passages du jeu et lors de certaines rencontres ont été ajoutés, ainsi que quelques clins d’œil à la véritable histoire de ces personnages.

Screen de Warriors Orochi 2

Au final, la durée de vie est un peu rallongée, surtout par l’ajout de la campagne d’Orochi (qui se déroule en fait avant le 1, une sorte de préquelle… Intéressant mais on aurait préféré cette campagne dans le 1 et commander Orochi dans le 2 au moment du 2…), mais on ne peut pas s’empêcher de se retrouver un peu floué, comme si l’on avait acheté une sorte d’add-on plutôt qu’une véritable suite. Bien sûr, le pseudo-scénario visant à réunir des personnages de différentes époques réussit toujours aussi bien sa tâche, et il est plutôt jouissif de voir certaines figures se rencontrer,  tout comme dans le 1, où l’on voyait Lu Bu combattre Tadakatsu Honda, ou Zhao Yun lutter avec Sanada Yukimura… Le plaisir de combattre est d’envoyer à terre trente ennemis d’une seule attaque est toujours là, les mêlées sont toujours démentielles, mais est-ce que cela vaut vraiment 40 euros ?

Il est vrai que le but affiché de Koei depuis le premier opus est de se faire une montagne de profit sur la franchise Warriors Orochi, ce qui par ailleurs vaut au jeu la haine des testeurs (ceci étant, je n’ai jamais eu aucun problème de caméra sur ce jeu et environ deux ou trois secondes de ralentissement sur plusieurs centaines d’heures de jeu, donc ils ne sont pas de la meilleure foi…), et si les fans se contenteront sans problème des ajouts et du nouvel opus, il est vrai que ceux qui ne sont pas mordus, s’ils auront un jeu sympathique entre les mains, ne pourront pas se débarrasser d’un arrière goût un peu amer de s’être fait refiler une belle resucée du premier…


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  • Cosmic Frog a écrit le 29 septembre 2009 à 15 h 48 min:

    Merci pour ce long test ! Pour répondre à ta question, je dirais que les 40 euros peuvent être déboursés sans soucis pour qq qui découvre la licence. Pour les autres, well, ça me semble bcp moins justifié. Je priviligierais l’occase je pense

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